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    28 September

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    Campagne Robin des Semences Le Directeur de l’un des plus grands tomatiers de France nous confiait récemment qu’il ne se souciait aucunement du catalogue officiel du GNIS lorsqu’il décidait de s’orienter vers de nouvelles dynamiques de production.   Est-ce un cas isolé de non-respect flagrant de la “législation” française? Absolument pas. Depuis plusieurs années, de nombreuses centrales de supermarchés ont mis en vente sur leurs étalages des variétés de tomates ou de courges, que les consommateurs peuvent acheter d’août à novembre, qui sont strictement réservées à l’usage amateur.   Ces tomates et courges inscrites sur la liste “amateur” du catalogue officiel sont produites par des maraîchers professionnels qui ont acheté leurs semences à des semenciers professionnels. Ces semenciers professionnels ont trouvé l’astuce, pour ne point se mettre en porte à faux: ils proposent ces “variétés amateurs” dans leur catalogue sous la rubrique “variétés pour la production de plants à l’usage amateur”. Il fallait y penser.   Nous nous étonnons que ces grandes centrales de super-marchés puissent commercialiser impunément sur leurs étalages des variétés “interdites” à l’usage professionnel, alors que l’Association Kokopelli est poursuivie en justice pour distribution de variétés anciennes non inscrites sur le catalogue officiel.   Il est bien évident que Kokopelli se réjouit de ce que les grands supermarchés participent à notre dynamique de désobéissance civile et de résistance fertile. Il n’est pas dans notre propos de porter plainte devant le Service de la Répression des Fraudes. Nous souhaitons tout simplement que nos avocats puissent informer “qui de droit” que Kokopelli est poursuivi devant les tribunaux par le Ministère de l’Agriculture, par la FNPSP et la société Graines Baumaux alors qu’une pléthore de supermarchés commercialisent (pour la consommation et pas pour la décoration!!) des variétés dites “amateurs” (et parfois même non inscrites) dans le non-respect le plus total du catalogue officiel.   Nous invitons tous les amis et adhérents de Kokopelli à nous aider à lancer une vaste enquête en se transformant durant quelques semaines en Robins des Semences.   Les Robins des Semences peuvent nous aider de deux façons: En nous signalant que tel ou tel supermarché dans tel ou tel endroit vend telle ou telle variété de courge ou de tomate. En achetant une petite quantité de ces produits et en récupérant à la caisse une facture précisant le nom de la variété, afin d’envoyer cette facture au siège de l’Association Kokopelli à Alès pour notre dossier juridique. Nous espérons que vous serez nombreux à répondre à notre appel. Vous trouverez ci-dessous les quelques et uniques variétés “professionnelles” de tomates et de courges permises par le catalogue officiel. Toute autre variété est une “intruse” du point de vue de la législation. Mais elle est bien sûr la bienvenue du point de vue de la désobéissance civile et de la protection de la biodiversité alimentaire. Un grand merci de nous aider à “chercher l’intrus” et de participer à notre défense, en face des tribunaux. • Variétés anciennes de courges permises à la vente dans les supermarchés: - Rouge vif d’Etampes - Jaune gros de Paris - Potimarron - Turban Turc • Variétés anciennes de tomates permises à la vente dans les supermarchés: - Saint-Pierre - Marmande - Roma Toute variété de tomate rose, verte, blanche, noire, jaune, orange, zébrée est par définition une intruse dans les supermarchés. Le philanthropisme n’étant pas une des qualités premières des grandes et moyennes surfaces, nous sommes en droit de nous interroger sur les motivations des chefs de rayon qui proposent à la vente des fruits et légumes issus des variétés anciennes. Est-ce un aveu de l’insipidité des variétés modernes, une opération marketing ou une obligation de répondre à la volonté des clients qui plébiscitent de plus en plus des variétés savoureuses.
    22 September

    Pesticide et cancer

    Guerre du Golfe : la piste des pesticides Guerre du Golfe : la piste des pesticides Le Figaro Magazine 22 09 07 par AZIZ ZEMOURI La justice française, qui enquête sur les maladies de militaires envoyés dans le golfe Persique, s'intéresse aux travaux d'un médecin qui met en cause l'utilisation de produits toxiques. Alors que des experts s'interrogent sur le rôle des pesticides dans le développement de certains cancers et d'affections nerveuses, en examinant particulièrement le cas de malades antillais, le fameux syndrome de la guerre du Golfe fait l'objet d'expertises comparables. On se souvient que plusieurs années après l'opération «Tempête du désert» de 1991, des vétérans américains, anglais et français avaient demandé des comptes à leur hiérarchie en raison des multiples symptômes dont ils souffraient. Principalement en cause, leur exposition prolongée à la poussière d'uranium appauvri. Jusqu'à présent, le ministère de la Défense française continue de douter que les maladies contractées - des cancers et des déficiences du système immunitaire - soient la conséquence de leur mission dans le golfe Persique en 1991. Dès 2004, pourtant, les autorités américaines, puis la justice britannique un an plus tard, avaient reconnu ces pathologies qui affectent leurs boys. Troubles cognitifs, de la mémoire ou de la concentration et troubles de l'humeur, maladies musculo-squelettiques (arthralgies, myalgies et raideurs articulaires), voire troubles neurotoxiques. En France, le pôle santé du TGI de Paris, dirigé par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, instruit, depuis 2003, une quarantaine de plaintes recueillies parmi le millier de militaires victimes de troubles et ayant servi au sein de la division Daguet. Alors que les auditions de la hiérarchie militaire se poursuivent, le pôle santé s'intéresse aux travaux du Dr Gérard Pello, qui étudie depuis douze ans les effets des pesticides sur le corps humain. En dehors des conséquences sur la santé de l'exposition des soldats aux rayons et aux inhalations d'uranium qui auraient pu déclencher un certain nombre de pathologies, le terrain des pesticides n'a été que peu défriché. Le rapport de l'Inserm de juillet 2004 évoque néanmoins «un consensus scientifique sur leurs effets toxiques aigus, en dépit d'une incertitude et des controverses sur les possibles effets à long terme des expositions prolongées à faible dose, surtout lorsque d'autres facteurs y sont associés (stress ou chaleur)». Dès 1995, le Dr Gérard Pello, spécialisé en gériatrie, constate que ses patients, principalement des agriculteurs dans la force de l'âge, se plaignent de fatigue chronique, de douleurs musculaires ou de troubles de la mémoire. Les symptômes décrits sont les mêmes que ceux observés, selon lui, chez les vétérans du Golfe soumis eux aussi à des doses massives d'«organo-phosphorés», une des trois classes de pesticides. Il affirme aujourd'hui que l'usage des pesticides est à l'origine de l'altération du système nerveux d'un certain nombre de ces vétérans. «Leur système nerveux autonome, qui régule et coordonne les fonctions vitales de l'organisme, présente des anomalies», explicite le praticien. C'est en auscultant, à sa demande, un ancien de la division Daguet que le Dr Pello a pu faire le lien avec ses propres patients. Tous ont été en contact avec des pesticides. Selon l'instruction judiciaire, l'épandage massif de produits nocifs durant les opérations de prépositionnement, en octobre 1990, avant l'offensive terrestre menée en janvier 1991, a déclenché l'intoxication quasi immédiate d'une centaine de soldats. Dans le cadre du dossier judiciaire, la piste des pesticides est évoquée parmi d'autres. «Pour déterminer la validité de mon hypothèse, il faudrait utiliser un marqueur de la maladie : c'est grâce au dosage des enzymes qu'on saura si les vétérans de la guerre du Golfe ont bien contracté leurs maladies au contact des organo-phosphorés.» Cela n'a rien de révolutionnaire en soi, c'est exactement le protocole utilisé pour déterminer par exemple une anémie : il faut réaliser le dosage des globules rouges. Une étude américaine parue en mai 2007, citée par l'agence Science-Presse, a d'ores et déjà établi un lien entre les pesticides et le syndrome de la guerre du Golfe : «Des chercheurs de l'université de Boston ont examiné le cerveau de 36 vétérans, dont la moitié se plaignaient d'au moins six symptômes différents parmi les suivants : fatigue, céphalées, douleurs articulaires, nausées, pertes de mémoire et démangeaisons. L'examen radiologique du cerveau des vétérans souffrant de nombreux symptômes révéla aux scientifiques que leur cortex cérébral (leur matière grise) était réduit de 5% comparativement à celui des autres. Leur habileté à répondre à des tests d'apprentissage et de mémoire était aussi inférieure par rapport aux sujets sains.» La neurologue Roberta White, qui a dirigé l'équipe de chercheurs, a indiqué que ces phénomènes pourraient être reliés «à l'exposition à des substances dangereuses durant la première guerre du Golfe». Aux Etats-Unis, la recherche continue, alors qu'en France c'est la justice qui mène l'enquête. plus d'info sur les dangers des pesticides
    20 September

    Pourquoi?

    Faut pas critiquer ? faut faire ? est ce l'on nous donne au moins les moyens d'être civique et responsable ? pourquoi les panneaux solaires sont ils si chers en France alors qu'en Turquie il y en a un sur chaque toit ? Pourquoi l'utilisation de la marrée comme système de drainage électrique ainsi que la captation solaire et des éclairs source renouvelable et infinie ne sont elle pas utilisée à la place du nucléaire source instable et destructrice ? Pourquoi le biocarburant arrive maintenant alors qu'à la base le moteur de voiture quand il a été inventé marchait avec de l'huile végétale? Pourquoi comme par hasard un dictateur mis par les états unis 20 ans auparavent se fait foutre dehors par ces mêmes états unis sous prétexte de faire le bien et de rendre saine la vie là bas... L'Irak à subi plus de 10 ans d'embargo, et vivait sous un dictateur certes mais pas dans le Chaos que les américains laisse aujourd'hui ... Pourquoi la CIA toujours dans les coups foireux dans différents pays ou dope et armes font bon ménage? bon on peut se poser beaucoup de question et les réponses sont évidentes mais dans l'apparence médiatique les vrais problèmes sont touours noyés dans de la désinformation constante à des fins d'orientation d'opinion publique. Donc vous voyez bien vous voyants de quoi je veux parler ... Avous de poser des questions aux gens crédules et soucieux de leurs égos...
    Portez vous bien !  

    FNH les titres...

    1- Desertification : seize institutions preparent Oasis, CIRAD, 31/08/07
    2- Acceleration du changement climatique et intensification des problemes environnementaux, CIRS, septembre 2007
    3- «Le climat pourrait faire doubler le nombre de migrants». Faut-il un statut pour les refugies de l’environnement ?, Liberation, 03/09/07
    4- Climate change debate needs revolution, Financial Times, 05/09/07
    5- Rechauffement climatique : le G8 et l'ONU exhortent les pays emergents a cooperer, Le Monde avec AFP, 10/09/07
    6- Les plus gros consommateurs d'energie du monde reunis a Berlin sur le climat, AFP, 10/09/07
    7- Les constructeurs automobiles europeens s'unissent contre l'UE sur le CO2, AFP, 10/09/07
    8- La Finlande et le Bresil signent un accord de developpement durable, AFP, 10/09/07
    9- Les effets du changement climatique sur l'agriculture americaine, BE Etats-Unis n°90, 10/09/07
    10- Climat : la reunion de Berlin a jete des bases pour Bali, AFP, 11/09/07
    11- A Francfort, les constructeurs affichent leur engagement "vert", AFP, 11/09/07
    12- Au Groenland, la marche du glacier Ilulissat sonne l'alarme pour le climat, AFP, 11/09/07
    13- Reportage. Aller-retour au Groenland pour Jean-Louis Borloo, Le Monde, 11/09/07
    14- La Libye des Kadhafi veut entrer dans l'ere du developpement durable, AFP, 11/09/07
    15- Succes pour l'accord sur la protection de la couche d'ozone, Le Monde, 12/09/07
    16- Analyse. L'ecologie, ciment de l'Europe, Les Echos, 12/09/07
    17- Manger moins de viande pour sauver la planete, Le Figaro, 13/09/07
    18- La Repubblica. En Italie, le climat se rechauffe plus vite qu'ailleurs, Courrier International, 13/09/07
    19- Changement climatique : les entreprises en font-elles assez ?, Pro-environnement, 13/09/07
    20- Scenario de temperature mondiale estivale : 2050, BE Canada, n°321, 13/09/07
    21- Inondations en Afrique : quelque 200 morts, un million de personnes affectees, AFP, 14/09/07
    22- Compte rendu. Mieux anticiper les risques sanitaires lies au rechauffement climatique, Le Monde, 14/09/07
    23- Restaurer la couche d’ozone attenue les changements climatiques, Novethic, 14/09/07
    24- Dramatische Arktis-schmelze. Nordwest-Passage komplett eisfrei, Der Spiegel, 15/09/07
    25- Semi-echec de l'ONU a Madrid : un plan anti-desertification sans budget, AFP, 15/09/07
    26- Dans l’ombre du rechauffement climatique. Le combat contre la desertification souffre d’un manque de mobilisation internationale, Liberation, 15/09/07
    27- «La desertification est un phenomene reversible», interview de Rajeb Boulharouf, Liberation, 15/09/07
    28- Le Procotole de Montreal, 20 ans d'avancees pour l'ozone et le climat, AFP, 16/09/07
    29- Les gaz a effet de serre au menu de l'assemblee de l'Organisation de l'aviation civile internationale, AFP, 18/09/07
    30- Le rechauffement climatique menace la sante publique, selon des experts, AFP, 18/09/07
    31- "Too late to avoid global warming," say scientists, Independent.co, 19/09/07
    une consultation
    32- Le livre vert sur le changement climatique, Commission europeenne, consultation jusqu’au 20/11/07
    trois publications
    33- S’adapter au changement climatique : 2 ouvrages pour comprendre et agir, MEDAD, actualise le 16/07/07
    34- Climat : 10 raisons d’esperer, Terra Economica n°47, 06/09/07
    une annonce
    35- 11 collectivites locales recoivent les trophees des Rubans du developpement durable, Actu-Environnement, 14/09/07

    Bien a vous,
    Florence

    Info du jour : Si nous abaissions les limitations de vitesse de 10 km/h sur autoroutes, voies rapides et routes, nous pourrions economiser jusqu'a 1,25 million de tonnes de carburants et eviter le rejet de 4 millions de tonnes de CO2 par an, soit l'equivalent de pres de 3% des emissions actuelles du secteur des transports. (Ademe)
    Chiffres du jour : - La temperature moyenne en Arctique s'est rechauffee deux fois plus vite que sur le reste du globe ces 100 dernieres annees.
    - En 2006, les entreprises allemandes ont degage pres de 470 millions de tonnes de CO2, suivi par les entreprises britanniques, avec 245 millions de tonnes, et enfin les entreprises francaises, avec 118 millions de tonnes.
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Des cartes postales pour agir. Parees d'arbres extraordinaires dessines par des personnalites sportives, artistiques et politiques, elles invitent chacun a relever le Defi pour la Terre <http://www.dessineunarbre.aol.fr/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
     

    MDRGF

    Lettre d'information du MDRGF
    APPEL A SOUTIEN
    ET VISITE DE VERGERS...
    Appel à soutien du MDRGF...nous avons besoin de vous !
    Soutien à l’action du MDRGF

    Le travail du MDRGF ne serait pas possible sans le soutien de ses membres. Cette année encore le MDRGF a été très actif. En témoigne nos lettres d’info et aussi notre revue de presse dans laquelle nous recensons déjà près de 200 articles parus dans la presse nationale (Libé, Le Monde, le Canard Enchaîné…) ou régionale (Ouest France, Midi Libre, Est Républicain, La voix du nord…), dans les magazines (30 millions d’amis, 60 millions de consommateurs, l’Ecologiste…), à la télévision avec des dizaines d’heures d’antenne (TF1, France 2, France 3, France 5…) ou à la radio (France Inter, France Info, Le mouv’…). Cette couverture presse nous permet de toucher plusieurs millions de personnes partout en France ou en Europe et de rendre accessible au plus grand nombre une information claire, sérieuse et indépendante sur nos thématiques.

    Nous profitons de cet envoi pour remercier celles et ceux, qui toujours plus nombreux, nous soutiennent et nous encouragent à poursuivre nos actions de façon toujours plus audacieuse et sérieuse. Merci de ce soutien qui légitime notre travail et renforce son impact. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore adhéré en 2007 et qui souhaite nous accompagner dans notre action, merci de remplir et de retourner le coupon ci-dessous accompagné de votre soutien.(pour information : l'adhésion de base est 25 Euros, de soutien 50Euros )

    A très bientôt,

    Ecologiquement vôtre,

    L’équipe du MDRGF

    A remplir et retourner accompagné de votre règlement a : MDRGF 40 rue de Malte 75011 Paris

    J’adhère ou je donne au MDRGF – Adhésion 2007

    Mme/M/Melle (Nom-Prénom): ______________________________________________________________
    Adresse :_______________________________________________________________________________
    ______________________________________________________________________________________
    Tel : __________________Fax : ____________________E-mail : _________________________________
    Vergers du MDRGF en fête !!
    Vergers en fêtes: le week-end du 29-30 septembre à Fontaine Lavaganne

    Comme chaque année le MDRGF ouvre au public ses vergers de démonstration.... sans pesticides! Cette année l'évènement prend une dimension supplémentaire : le Président d’honneur du MDRGF, Georges Toutain, livre ses résultats et les bio de Picardie (ABP) s’associent à l’évènement !

    >>> Quand et où ? Du samedi 29 septembre 14h au dimanche 18h, le MDRGF invite amateurs et professionnels à découvrir, lors de visites guidées et commentées les vergers et le jardin bio du MDRGF.

    >>> Quoi ? Le président d’honneur du MDRGF, Georges Toutain, ancien ingénieur de l’INRA livrera au cours d’une conférence les résultats de ses expérimentations menées sans pesticides de synthèse sur la vigne, les pommes de terres…

    Outre la visite des vergers il y aura aussi, sur la place du village, des dégustations de produits sans pesticides, ni OGM, dans la salle des fêtes des expositions, des conférences sur la biodiversités notamment par un responsable de la LPO, le Président des jardins familiaux… Notre Président, François Veillerette, auteur du livre référence « Pesticides, révélations sur un scandale français », sera aussi présent pour répondre à toutes vos questions sur le stand du MDRGF.

    Bref...Un week-end festif, instructif et convivial en perspective.

    Plus d’info ? Découvrez le programme et l'affiche de la manifestation joint à ce communiqué ou directement sur le net sur http://www.mdrgf.org/news/news071409_Pesticides_portes_ouvertes_MDRGF.html
    (avec un plan pour se rendre sur le site).
    Message de la liste d'infos du MDRGF  plus d'information sur l'actualité sur notre site
     
    18 September

    UNE SOLUTION POUR ROULER PROPRE ?

    Salut tout le monde maintenant M'Bass s'est transformé en Will'o la mèche... suivez les flèches et les trous faits dans les boites cloisonnants nos mémoires et notre intelligence ( quel prétentieux! ) comme le dit Nougaro " Des doigts tendues comme des trous vers la lumière"... que se passe t il ? j'ai eu des nouvelles sur un filtre à particule pour les voitures dans une foire bio... 15 pour cent d'économie, combustion quasi complète d'où rejet quasi inexistant ... le grenelle de l'environnement HAHAHA me font bien rire... comme le dit le journal l'age de faire ... oui à nous de prendre les décisions qui s'imposent et comme le dit José Bovais assumons l'acte jusqu'à la tribune de la justice, elle deviendra une fenêtre à la raison saine (bon c'est pas vraiment ça qu'il a dit mais bon...) pour leur sauver le cul à eux tous qui sont encore dans l'ignorance et l'aveuglement d'un matérialisme dissonant...ls finiront par comprendre ? j'en sais rien mais je fais aujourd'hui...alors on revient avec le filtre alors:
    -Economiseur de carburant C36: s'adapte à tous les types de véhicules (anciens neufs diesel essence ) rentabilité jusqu'à 16 pour cent d'économie, efficacité performance moteur (on s'en fou ... enfin pour moi sauf que...) plus de souplesse et MOINS DE POLLUTION POUR LA NATURE (réduite au minimum qu'ils disent). Ce système sort de chez l'aviation DASSAULT (arff, mais bon... attendons la suite...) système: cornet métallique alliage de cuivre traité qui modifie l'air qui le traverse en changeant la charge électrique (dépolarisation repousse les ions positifs et ne laisse passer que les négatifs ... ) et puis quoi encore... l'effet vortex : tourbillon d'air qui permet une meilleure combustion en mélangeant plus efficacement l'air et le carburant. cela résume à donc: rendement supérieur, gain supplémentaire de puissance (kif kif) et surtout ce qui nous intéresse énorme diminution de pollution: moins de gaz à effet de serre (co2) de monoxyde de carbone (gaz de mort directe) et d'hydrocarbures imbrulés rejetés dans la nature... Mais attention notez bien NB: economie et dépollution  peut prendre un certain temps avant d'agir. Cette phase de départ est souvent nécessaire pour décalaminier le moteur. Ensuite le résultat ne va qu'en croissance puis stabilisation. ceci est fonction et du kilométrage et de l'ancienneté du véhicule.
     
    BON TRES BIEN AVIS AUX MECANOS RESPONSABLEs QUI PEUT ME DIRE SI OUI OU NON CELA PEUT DONNER QUELQUE CHOSE DE POSITIF POUR L'ENVIRONNEMENT... VOICI LE SITE A VOUS DE JUGER
                                                                              
     
                                                                             WWW.ECOCARBUC.COM

    Petit tour d'horizon ...

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- Une espece disparait toutes les 20 minutes, Capitalisme durable, 10/09/07
    2- Liste rouge de l'Union mondiale pour la nature : un tableau alarmant de la disparition des especes, AFP, 12/09/07
    3- Liste rouge 2007 des especes menacees : la France en premiere ligne au niveau mondial, Comite francais de l’UICN, 12/09/07
    4- Une Liste rouge des especes menacees en France pour 2010, communique du Comite francais de l’UICN et Museum national d’Histoirelle nature, 12/09/07
    5- Alerte pour la diversite animale et vegetale, Liberation, 12/09/07
    6- Enquete. Biodiversite : le declin continue, Le Monde, 12/09/07
    7- La biodiversite en peril, Metro, 13/09/07
    8- Deux cents nouvelles especes menacees d'extinction, Le Figaro, 13/09/07
    9- La baleine bleue, une des 641 especes menacees en France, Liberation, 14/09/07
    10- Pesticides aux Antilles. Dominique Belpomme : « Un vrai desastre sanitaire », Le Parisien, 17/09/07
    11- Pesticides : le scandale qui empoisonne les Antilles, Le Parisien, 17/09/07
    12- Pesticide aux Antilles. Une situation «tres grave», selon Michel Barnier, Le Parisien, 17/09/07
    13- Pesticide aux Antilles. Pas de «lien scientifique» pour l'instant, selon Bachelot, Le Parisien, 17/09/07
    14- Fort-de-France (Martinique). « Mes terres ne valent plus grand-chose », Le Parisien, 17/09/07
    15- Dans l'Hexagone, des produits sur la sellette, Le Parisien, 17/09/07
    16- Les industriels se defendent... en taclant l'Etat, Le Parisien, 17/09/07
    17- La Cour de cassation saisie, Le Parisien, 17/09/07
    18- Quelques autres articles au sujet des pesticides aux Antilles, 17/09/07
    une annonce
    19- Colloque sur les aires marines protegees : appel a contributions, UICN, 04/09/07
    une publication
    20- Costa Rica - Belize - La Nature Flamboyante, Ushuaia Magazine  n°7, septembre-octobre 2007

    Bien a vous,
    Florence

    Chiffres du jour : Une espece disparait toutes les 20 minutes.
    - Avec 641 especes menacees sur son territoire, la France est parmi les 10 pays en tete de la liste rouge de l’UICN.
    La France est le troisieme consommateur mondial de pesticides.
    Citation du jour : "La Liste rouge de l'UICN de cette annee demontre que les efforts inappreciables deployes a ce jour pour proteger les especes sont insuffisants. Le rythme de l'erosion de la biodiversite s'accelere et nous devons agir sans plus attendre pour le reduire de maniere significative et pour mettre un terme a cette crise mondiale de l'extinction. Nous pouvons le faire mais uniquement dans le cadre d'un effort concerte a tous les niveaux de la societe." Julia Marton-Lefevre, Directrice Generale de l'Union mondiale pour la nature (UICN)
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Des cartes postales pour agir. Parees d'arbres extraordinaires dessines par des personnalites sportives, artistiques et politiques, elles invitent chacun a relever le Defi pour la Terre <http://www.dessineunarbre.aol.fr/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- Une espece disparait toutes les 20 minutes, Capitalisme durable, 10/09/07
     
    La liste des especes en peril a depasse la barre des 16 000 specimens clairement menaces d’extinction, en 2006. Un rythme qui s’accelere.
    L’Union mondiale pour la nature (UICN) a recense, sur sa liste des especes en peril, 536 specimens de plus qu’en 2004. Cette liste rouge concerne autant les mammiferes que les poissons, les insectes, les oiseaux ou meme les plantes et s’allonge a une vitesse fulgurante. Les scientifiques ont constate que ce rythme d’extinction etait nettement superieur a celui d’extinction naturelle pre-industrielle : trois especes, faune et flore confondues, disparaissent toutes les heures de la surface du globe.
    Vers la fin du tourisme mediterraneen ?
    On denombre actuellement 35 Hot-spots en biodiversite a travers le monde. Il s’agit de zones geographiques presentant une grande richesse en especes endemiques, mais qui encourent des risques d’extinction importants a court terme. C’est le cas du bassin mediterraneen ou 60% des especes de plantes n’existent nulle part ailleurs. Et dans cette region, l’urbanisation, le tourisme de masse et l’agriculture intensive engendrent une disparition croissante de ces especes indigenes.
    « Pres de 80% de la disparition des especes sont imputables a la concurrence de l’homme sur les milieux sauvages » appuie le professeur d’ecologie Michel Loreau, « les limites de resistance de la nature sont extensibles, mais pas a l’infini », poursuit-il.
    Or certaines activites economiques, tel que le tourisme, reposent notamment sur la richesse de la biodiversite : sans poissons, plus de plongee sous-marine...
    La disparition acceleree de la faune et de la flore n’implique donc pas seulement la nature. Les repercussions sur les autres secteurs sont nombreuses et consequentes.
    En savoir plus :
    <http://www.capitalismedurable.com/site/breve_607-une_espece_disparait_toutes_les_vingt_minutes.php>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    2- Liste rouge de l'Union mondiale pour la nature : un tableau alarmant de la disparition des especes, AFP, 12/09/07
     
    Paris (AFP) - 18h06 - La liste rouge des especes menacees, publiee mercredi par l'Union mondiale pour la nature, dresse un tableau alarmant de la perte de diversite animale et vegetale sur la planete.
    Pres de 200 nouvelles especes ont rejoint la liste des 16.306 especes menacees d'extinction (contre 16.118 l'annee derniere), sur 41.415 especes mises sous surveillance par l'UICN parmi 1,9 million connues dans le monde.
    Un mammifere sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont menaces, selon cette liste que l'UICN publie chaque annee.
    Au total, 785 especes sont deja eteintes et 65 survivent seulement en captivite ou a l'etat domestique, fait observer l'UICN.
    Les bonnes nouvelles sont rares: une seule espece a ete reclassee dans une categorie moins menacee, la perruche a collier de Maurice (Psittacula eques), desormais "menacee" et non "en danger critique".
    L'homme, directement ou indirectement, est la principale cause de la disparition des especes, selon les scientifiques qui plaident pour la creation de vastes espaces naturels preserves.
    "La biodiversite disparait a un rythme accelere et nous devons agir au plus vite pour le ralentir et prevenir cette crise d'extinction" a averti Julia Marton-Lefevre, directrice generale de l'UICN.
    Parmi les mammiferes, le declin des grands singes est preoccupant et le gorille de plaine (Gorilla gorilla) est maintenant "en danger critique". Decime par le virus Ebola, sa population a chute de plus de 60% depuis 25 ans.
    L'orang-outan de Sumatra (Pongo abelii) est "en danger critique" et celui de Borneo (Pongo pygmaeus) "en danger", tous deux victimes de la deforestation.
    Le dauphin blanc du Yangtze en Chine, le baiji (Lipotes vexillifer), l'une des plus vieilles especes animales, est aussi "en danger critique" et est peut-etre meme deja eteint, bien que les scientifiques chinois gardent espoir depuis qu'en aout, un habitant de la province de l'Anhui (est) a cru l'apercevoir.
    Idem pour un crocodile du Gange dans le nord de l'Inde, le Gavial (Gavialis gangeticus), menace par la degradation de son habitat naturel: sa population est passee de 436 adultes en 1997 a 182 en 2006.
    Les coraux, victimes du rechauffement climatique et d'El Nino, apparaissent pour la premiere fois sur la liste. Dix especes des Galapagos sont menacees, en danger ou vulnerables, dont une, le corail solitaire de Wellington (Rhizopsammia wellington) est probablement deja eteinte.
    Le poisson cardinal de Banggai (Pterapogon kauderni) fait egalement son entree dans la liste dans la categorie "en danger": "90% des effectifs a disparu en l'espace de 12 ans a cause des aquariums", selon Jean-Christophe Vie, Chef adjoint du programme de l'UICN pour les especes, qui voit dans cette liste rouge "un barometre de la biodiversite dans le monde".
    Dans les airs, 1.217 oiseaux figurent parmi les especes menacees sur les 9.956 suivies par l'UICN, notamment le vautour a tete rouge d'Asie (Sarcogyps calvus) et le vautour egyptien d'Afrique (Neophron percnopterus), empoisonnes par le diclofenac, un medicament pour le betail.
    La situation des plantes n'est guere plus rejouissante: 8.447 especes sont menacees d'extinction sur les 12.043 figurant sur la liste rouge de l'UICN.
    L'abricot sauvage (Armeniaca vulgaris) d'Asie centrale, ancetre de l'arbre fruitier cultive dans de nombreux pays du monde, fait son entree parmi les especes "en danger".
    Une plante originaire de l'ile de Penang en Malaisie, le Begonia eiromischa, est la seule espece vegetale declaree eteinte cette annee.
    L'UICN, fondee en 1948, rassemble 81 Etats, 113 organismes publics, plus de 850 organisations non gouvernementales et quelque 10.000 scientifiques et experts de 181 pays.
    + Infographie sur 3 exemples
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/image-1.htm?idrub=14&mode_doc=&xml=070912180647.2gu5vjex.xml>
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    3- Liste rouge 2007 des especes menacees : la France en premiere ligne au niveau mondial, Comite francais de l’UICN, 12/09/07
     
    D’apres les donnees publiees aujourd’hui par la Liste rouge de l’UICN des especes menacees, la France se situe parmi les 10 pays hebergeant le plus grand nombre d’especes animales et vegetales menacees au niveau mondial. Cette situation est principalement due aux especes presentes dans ses collectivites d’outre-mer, qui abritent une tres forte biodiversite.
    Avec 641 especes mondialement menacees presentes sur son territoire, la France a une responsabilite
    majeure dans la lutte contre l’erosion de la biodiversite qui frappe la planete. Elle se situe parmi les 10
    pays les plus concernes par ce phenomene avec l’Equateur, les USA, la Malaisie, l’Indonesie, le Mexique, la Chine, le Bresil, l’Australie et la Colombie. Les principales menaces pesant sur les especes sont la degradation des milieux naturels, la surexploitation, et l’introduction d’especes envahissantes.
    Ce sont les collectivites francaises d’outre-mer, Nouvelle-Caledonie et Polynesie francaise en tete, qui placent la France dans cette position. Elles sont en effet quasiment toutes situees dans des points chauds de la biodiversite mondiale, c’est-a-dire des regions tres riches en especes mais ayant perdu au moins 70% de leurs habitats naturels originels (Caraibes, Ocean Indien, Polynesie-Micronesie, Nouvelle-Caledonie). De nombreuses especes menacees sont egalement presentes en Guyane et dans les Terres australes et antarctiques francaises.
    Dans le contexte europeen, la France metropolitaine apparait comme le 4eme pays abritant le plus grand nombre d’especes mondialement menacees (124) avec l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Tout comme pour les collectivites d’outre-mer, cette situation est a correler avec la richesse biologique de ces pays localises en Mediterranee, autre point chaud de la biodiversite mondiale.
    Afin de disposer d’un inventaire plus precis des especes menacees en France, le Comite francais de l’UICN et le Museum national d’Histoire naturelle ont lance en juin 2007 l’elaboration d’une Liste rouge
    nationale conforme aux criteres de l’UICN.
    La France porte ainsi une responsabilite de premier plan aux niveaux mondial et europeen pour enrayer l’extinction de la biodiversite d’ici 2010. Pour repondre a cet engagement, pris dans le cadre de la convention sur la diversite biologique, elle a lance depuis 2005 sa Strategie nationale pour la biodiversite, dont la mise en œuvre est encore partielle et insuffisante.
    Elle doit donc renforcer d’urgence son action au niveau national (plans de protection des especes menacees, developpement des aires protegees et du reseau ecologique national, reduction des impacts des politiques agricoles et d’amenagement...) et international (application des accords internationaux, cooperation avec les pays du Sud...). Les decisions qui seront prises dans le cadre du Grenelle de l’Environnement sont a ce titre particulierement attendues. Il est indispensable qu’elles donnent une nouvelle ambition a la protection de la biodiversite, a la hauteur des enjeux presents en France.
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    4- Une Liste rouge des especes menacees en France pour 2010, communique du Comite francais de l’UICN et Museum national d’Histoirelle nature, 12/09/07
     
    Le Comite francais de l’Union mondiale pour la nature (UICN) et le Museum national d’Histoire naturelle (MNHN) se sont associes pour la realisation de ce projet mobilisateur et participatif, qui dressera le premier bilan de l’etat des especes vivant en France metropolitaine et d’outre-mer.
    Pourquoi une Liste rouge pour la France ?
    La Liste rouge de l’UICN est reconnue comme l’outil le plus fiable au niveau mondial pour evaluer le risque d’extinction des especes. Fondee sur une solide base scientifique, elle met en lumiere le declin marque et continu de la biodiversite dans le monde grace a differents criteres precis.
    La France s’est engagee, dans le cadre de la Convention sur la diversite biologique, a stopper l’erosion de la biodiversite sur son territoire d’ici 2010. Dans ce contexte, la Liste rouge a ete retenue comme indicateur de reference pour suivre l’evolution du degre de menace pesant sur les especes.
    Elle permettra de mesurer l’ampleur des enjeux, les progres accomplis et les defis a relever pour la France.
    Les deux livres rouges de la faune et de la flore dont dispose la France ont aujourd’hui plus de 10 ans
    et leurs donnees meritent d’etre actualisees. De plus, tous deux ont ete realises selon une  methodologie inspiree des criteres de l’UICN qui n’est plus en vigueur, et uniquement pour les especes presentes en metropole.
     
    Un projet participatif pour la Liste rouge nationale
    Etabli conformement aux criteres de reference de l’UICN, ce projet de Liste rouge vise a dresser un bilan objectif du degre de menace pesant sur les especes a l’echelle du territoire national. Il s’agit de reunir les meilleures informations disponibles et les donnees les plus recentes sur le risque de  disparition de notre territoire des especes vegetales et animales qui s’y reproduisent en milieu naturel ou qui y sont regulierement presentes.
    La Liste rouge nationale se declinera en chapitres taxonomiques (mammiferes, plantes vasculaires,  crustaces, libellules...) et geographiques (metropole, Guadeloupe, Reunion, Nouvelle-Caledonie...).
    Elle prendra la forme d’une base de donnees consultable en ligne avec moteur de recherche et
    regulierement actualisee.
    Son elaboration reposera sur l’expertise du reseau de specialistes du Comite francais de l’UICN et des scientifiques du MNHN. Elle se fera dans un cadre participatif associant etroitement les organisations disposant d’une expertise et de donnees fiables sur le statut de conservation des especes en France.
    La Liste rouge nationale constituera un inventaire de reference sur les especes, elle permettra d’actualiser les donnees, d’identifier les priorites d’action et de suivre l’evolution de l’etat de la biodiversite en France. Les premiers chapitres attendus pour fin 2007 et debut 2008 portent sur les oiseaux, les amphibiens, les reptiles et les mammiferes de metropole et sur les oiseaux d’outre-mer.
    De nombreux autres chapitres seront mis en chantier des 2008.
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    5- Alerte pour la diversite animale et vegetale, Liberation, 12/09/07
    Eliane Patriarca

    La liste rouge des especes menacees, publiee mercredi a Paris, dresse un tableau alarmant de la perte de diversite sur la planete.
    Chaque annee, elle s’allonge. La liste rouge de l’Union mondiale pour la nature (IUCN) qui, depuis 1963, dresse un tableau de l’etat des plantes et des animaux de la planete, compte en 2007 pres de 200 nouvelles especes menacees d’extinction dans le monde. Sur les 41.415 especes etudiees par l’UICN, 16.306 sont desormais menacees d’extinction, soit 188 de plus que les 16.118 recensees l’annee derniere. Un mammifere sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en peril.
    Algues et coraux
    Pour la premiere fois, l’UICN a repertorie les coraux. Dix especes de l’archipel des Galapagos figurent desormais sur la liste dont deux dans la categorie «en danger critique d’extinction» et une en «vulnerable». Ils souffrent surtout du phenomene El Nino, qui provoque une hausse de la temperature des oceans, et des changements climatiques.
    Les algues des Galapagos souffrent egalement: 74 algues ont ete inscrites sur la liste dont 17 «en danger critique» ou «peut etre eteinte». Autre espece peut-etre eteinte, le dauphin du Yangtse, ou baiji, dont on a beaucoup parle cet ete. Fin 2006, une expedition partie a la recherche de ce mammifere qu’on n’apercevait plus depuis longtemps, est revenue bredouille, concluant qu’il avait probablement disparu, victime de la pollution du fleuve chinois. Mais a la fin du mois dernier, des Chinois ont affirme en avoir apercu un. Une verification est en cours.
    Ebola et agrocarburants
    La situation des grands singes s’est degradee. La principale sous-espece de gorilles (Gorilla gorilla gorilla) a souffert du commerce illegal de viande de brousse et du virus Ebola: sa population a chute de plus de 60% en vingt-cinq ans. Un tiers des gorilles de plaine occidentaux vivant dans les aires protegees ont succombe au virus Ebola. Les gorilles sont donc desormais classes «en danger critique d’extinction».
    Pour l’orang-outan, le classement demeure le meme : le grand singe roux de Sumatra est menace d’extinction, celui de Borneo est «en danger» Mais l’UICN souligne que leur declin prefigure de ce qui risque de se passer avec le developpement des agrocarburants. En effet, leur habitat s’est considerablement reduit en vingt ans, la surface des plantations de palmiers a huile etant elle passee de 2000 km2 a 27.000 km2 sur l’ile.
    L’Homme, principale menace
    Au total, 785 especes sont deja eteintes et 65 survivent seulement en captivite ou a l’etat domestique, fait observer l’UICN. «Et encore avec environ 40000 espece repertoriees, nous n’avons pu etudier que le sommet de l’iceberg, souligne Jean Christophe Vie, chef adjoint du programme UICN pour les especes, car le nombre total d’especes sur la planete reste incertain. 1,9 million ont ete decrites», mais les estimations vont de 10 a 100 millions, avec une valeur plus probable d’environ 15 millions.
    L’UICN, fondee en 1948, organisme hybride, rassemble 84 Etats, 108 organismes publics, plus de 800 organisations non gouvernementales et quelque 10 000 scientifiques et experts de 147 pays. Et sa liste rouge est largement reconnue aujourd’hui comme l’evaluation la plus fiable du statut des especes de la planete.
    Cet esperanto de la protection de la nature, est aussi un moyen d’alerter les decideurs sur les cas les plus urgents. Car souligne l’UICN, c’est bien «l’homme, qui, directement ou indirectement, est le principal responsable de la perte de biodiversite» par la destruction et la degradation des ecosystemes, de l’habitat des especes.
    Impossible retour en arriere ?
    Il est inquietant egalement de mesurer a quel point il est difficile de revenir en arriere lorsqu’un espece entame son declin. «Les programmes de conservation peuvent donner de bons resultats mais malheureusement cette annee, nous n’annoncons d’amelioration que pour une seule espece. La perruche a collier de Maurice (Psittacula eques), qui, il y a quinze ans, etait un des perroquets les plus rares au monde est passee desormais de la categorie “en danger critique d’extinction” a la categorie “en danger”», note l’UICN. Selon elle, c’est la preuve que «les efforts deployes a ce jour sont insuffisants. Le rythme de l’erosion de la biodiversite s’accelere et nous devons agir sans plus attendre pour mettre un terme a cette crise mondiale de l’extinction».
    Liste rouge en France
    Avec 641 especes mondialement menacees presentes sur son territoire, la France se situe parmi les dix pays hebergeant le plus grand nombre d’especes animales et vegetales en danger. Un «rang» du a l’extraordinaire biodiversite de ses collectivites d’outre-mer, Nouvelle-Caledonie et Polynesie francaise en tete. Le comite francais de l’UICN et le Museum national d’histoire naturelle ont lance en juin l’elaboration d’une liste rouge nationale sur le modele de la liste internationale. Les premiers chapitres de cet inventaire sont attendus pour la fin de l’annee.
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    6- Enquete. Biodiversite : le declin continue, Le Monde, 12/09/07
    Gilles Van Kote

     

    La perruche verte de l'ile Maurice s'apprete a vivre son quart d'heure de celebrite. Psittacula eques, son petit nom savant, est, en effet, la seule des 41 415 especes animales et vegetales (sur environ 1,75 million d'especes connues) recensees par l'Union mondiale pour la nature (UICN) - qui rend publique, mercredi 12 septembre, l'edition 2007 de sa liste rouge - a connaitre une amelioration de son sort.
    Cet oiseau passe de la categorie "En danger critique d'extinction" a "En danger". Au milieu des annees 1980, on ne recensait plus qu'une dizaine d'individus a travers l'ile de l'ocean Indien. Des mesures de protection des zones de nidification, menacees par la deforestation et par des especes introduites par l'homme (macaques et rats noirs), ont ete prises. Cent trente-neuf perruches nees et elevees en captivite ont ete relachees entre 1997 et 2005. Aux dernieres nouvelles, les perruches vertes seraient plus de 320 dans l'ile.
    Mais de tels programmes, meme s'ils ont montre leur efficacite et trouvent un echo aupres du grand public, ne sauraient constituer une reponse a la perte acceleree de sa biodiversite que connait actuellement la Terre. "Le debat a tendance a se concentrer sur le nombre d'especes, alors qu'il faudrait reflechir en termes d'espaces, constate Robert Barbault, qui dirige le departement Ecologie et gestion de la biodiversite au Museum d'histoire naturelle. Ce qui importe, c'est de sauvegarder la diversite des milieux, pas de montrer une sorte d'acharnement therapeutique a conserver toutes les especes."
    Meme si elle se "contente" de repertorier les especes et de les classer en huit categories selon le degre de menace d'extinction, la liste rouge de l'UICN, actualisee annuellement, reste le plus complet des indicateurs de la biodiversite.
    Dans sa version 2007, elle recense 16 306 especes menacees a des degres divers et 65 especes eteintes a l'etat sauvage. Une seule espece vient rejoindre, cette annee, les 784 que l'UICN considere comme totalement eteintes : le Begonia eiromischa, une plante de Malaisie dont le dernier exemplaire a ete vu en... 1898.
    "Un mammifere sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes evaluees sont en peri , constate l'UICN. Parmi les changements enregistres en 2007, on releve notamment : le declin continu des grands singes ; la deterioration de la situation des differentes especes de vautours ; l'apparition des coraux, dont deux especes des iles Galapagos sont considerees "en danger critique d'extinction" ; le maintien du dauphin du Yangzi, ou baiji, dans la categorie des especes les plus menacees : ce cetace d'eau douce semble avoir disparu du fleuve chinois (Le Monde du 11 aout), mais l'UICN estime que de nouvelles etudes sont necessaires pour le considerer comme eteint.
    "La liste rouge de l'UICN demontre que les efforts inestimables deployes a ce jour pour proteger les especes sont insuffisants, commente Julia Marton-Lefevre, directrice generale de cet organisme qui rassemble 83 pays, plus de 800 organisations non gouvernementales et un reseau d'experts issus de 181 pays. Le rythme de l'erosion de la biodiversite s'accelere, et nous devons agir sans plus attendre."
    L'objectif que s'etaient fixe, en 2002, lors du Sommet de la Terre de Johannesbourg, les Etats signataires de la Convention sur la diversite biologique (CDB) semble compromis. Il s'agissait de parvenir "a assurer, d'ici a 2010, une forte reduction du rythme actuel de perte" de biodiversite. 
    Pourtant, la prise de conscience parait enclenchee. "On sent partout une effervescence", assure Robert Barbault. Aujourd'hui, rappelle-t-il, les espaces proteges representent 12 % a 13 % du territoire terrestre. "Mais il ne suffit pas d'ouvrir un parc ou une reserve, il faut aussi des moyens et une bonne gestion", tempere Jean-Christophe Vie, chef adjoint du programme de l'UICN pour les especes.
    Faut-il s'y prendre autrement ? "La solution, on la connait, assure Robert Barbault. C'est de maintenir de grands espaces naturels diversifies." Pour l'ecologue francais, la necessite de preserver cette diversite va s'imposer, au besoin a travers des episodes de crise, car la perte de biodiversite finira par peser economiquement sur les societes humaines.
    "Les enjeux de la biodiversite sont comparables a ceux du changement climatique, estime Jean-Christophe Vie. Mais la perte de biodiversite ne suscite pas encore la meme mobilisation, car elle est progressive et ne menace pas encore les emplois."
    Les specialistes de la biodiversite doivent se retrouver du 15 au 17 novembre a Montpellier, dans le cadre du Mecanisme international d'expertise scientifique sur la biodiversite (Imoseb), un rassemblement d'experts cree a l'initiative de la France, en 2005, sur le modele du Groupement intergouvernemental sur l'evolution du climat (GIEC). Ils esperent rencontrer, un jour, le meme echo que ce dernier.

    Petit tour d'horizon (pourquoi vous arrivez encore à y voir quelque chose?)

    7- La biodiversite en peril, Metro, 13/09/07

     

    L’Union mondiale pour la nature a publie hier la liste rouge 2007 des especes en danger
    L’orang-outan de Sumatra, dix especes de coraux des Galapagos, le gorille de l’ouest, l’abricot sauvage d’Asie… la liste des especes en danger d’extinction est longue et elle s’allonge encore. L’Union mondiale pour la nature (UICN) a dresse hier un bilan inquietant de l’erosion de la biodiversite sur la planete lors de la presentation de sa liste rouge 2007. Une seule espece a ameliore son sort : la perruche verte de l’ile Maurice, qui passe de la categorie “en danger critique d’extinction” a “en danger”.
    L’homme mis en cause
    La liste repertorie desormais 41 415 especes (on estime a 15 millions le nombre total d’especes vivant sur la planete) dont 16 306 sont menacees d’extinction : 188 de plus que l’an dernier. “Un mammifere sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70% de toutes les plantes evaluees dans la liste rouge sont en peril”, selon l’UICN. La destruction et la degradation de l’habitat continuent d’en etre les causes premieres, parallelement a l’exploitation excessive, a la pollution et les changements climatiques. Directement ou indirectement, c’est l’homme le principal responsable de cette hecatombe.
    “Nous devons agir sans plus attendre pour mettre un terme a cette crise mondiale de l’extinction”, affirme Julia Marton-Lefevre, directrice generale de l’UICN. Ce n’est pas seulement une affaire ethique de preservation de ce patrimoine : “La biodiversite est a la base de l’activite humaine”, souligne Florian Kirchner, charge de mission especes a l’UICN. “Que ce soit pour nous nourrir, pour construire nos habitations, pour la recherche de molecules pour nous soigner ou elaborer des vaccins, nous sommes tous directement concernes par la disparition des especes. La biodiversite est notre palette d’atouts pour repondre aux defis de demain.”
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    Le chiffre
    641. Avec 641 especes menacees sur son territoire, la France est parmi les 10 pays en tete de la liste rouge de l’UICN.
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    La Liste rouge
    La liste rouge de l’UICN des especes menacees, qui existe depuis 1963, est reconnue comme l’evaluation la plus fiable du statut des especes de la planete. Elles y sont classees en huit categories, selon le risque d’extinction.
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    8- Deux cents nouvelles especes menacees d'extinction, Le Figaro, 13/09/07
    Isabelle Brisson
     
    Le bilan annuel de l'Union mondiale pour la nature classe la France parmi les dix pays ayant le plus grand nombre d'especes en danger.
    La Liste rouge des especes menacees, publiee hier par l'Union mondiale pour la nature (UICN), dresse un tableau alarmant de la perte de diversite animale et vegetale sur la planete. Sur la liste des 16 306 especes menacees d'extinction, 188 nouvelles especes ont ete inscrites. Un mammifere sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont en danger. Quant aux especes de plantes, qui ont ete passees au peigne fin par l'organisation, 70 % d'entre elles se portent mal.
    Pour la premiere fois, l'UICN a dresse aussi un tableau des pays les plus touches par la disparition de leur biodiversite. La France se situe parmi les dix pays hebergeant le plus grand nombre d'especes animales et vegetales menacees au niveau mondial. Elle doit cette place aux collectivites d'outre-mer dont beaucoup se trouvent dans des points chauds de la biodiversite mondiale, c'est-a-dire des regions tres riches en especes mais qui ont perdu au moins 70 % de leurs habitats naturels (Caraibes, ocean Indien, Polynesie-Micronesie, Nouvelle-Caledonie). De nombreuses especes menacees sont egalement presentes en Guyane et dans les Terres australes et antarctiques francaises.
    Aux cotes de la France on trouve l'Equateur, les Etats-Unis, la Malaisie, l'Indonesie, le Mexique, la Chine, le Bresil, l'Australie et la Colombie.
    Sur le territoire europeen, la France arrive au quatrieme rang des nations les plus concernees avec 124 especes menacees d'extinction. Parmi elles, le vison d'Europe, vingt especes de chauves-souris mondialement menacees presentes sur le territoire francais et la morue d'Atlantique. Dans les territoires d'outre-mer, dans les zones froides sont notamment concernes plusieurs especes de manchots, petrels et albatros en Antarctique, la baleine bleue et le dauphin blanc a Saint-Pierre et Miquelon. Dans le Pacifique on trouve le benitier geant et le Napoleon, un poisson des recifs coralliens et, en Nouvelle-Caledonie, plusieurs especes de perruches dont le lori. Dans l'ocean Indien, la baleine a bosse que l'on trouve au large de Mayotte est aussi sur la liste rouge. Rappelons que les especes menacees sont classees vulnerables, en danger ou en danger critique.
    Les gorilles decimes par Ebola
    Cette annee, les coraux des Galapagos, victimes du rechauffement climatique, ont fait l'objet d'etudes de l'UICN et entrent pour la premiere fois dans la liste rouge avec dix especes dont le Tubastraea floreana, classe en danger critique et une, le corail solitaire de Wellington, qui est probablement deja eteinte. Parmi les mammiferes, le declin des grands singes est preoccupant et le gorille de plaine (Gorilla gorilla) est maintenant « en danger critique ». Sa population, decimee par le virus Ebola, a chute de plus de 60 % depuis vingt-cinq ans. L'orang-outan de Sumatra (Pongo abelii) est « en danger critique » et celui de Borneo (Pongo pygmaeus) « en danger », tous deux victimes de la deforestation.
    L'inscription des nouvelles especes sur la liste rouge de l'UICN a ete donnee pour la premiere fois a Paris en meme temps qu'a Washington, ou elle est communiquee habituellement, « pour tisser des liens plus serres avec le monde francophone », explique Jean-Christophe Vie, de l'UICN.
    Une seule espece a un meilleur statut cette annee. C'est la perruche a collier (Psittacula eques) de l'ile Maurice, qui a beneficie de mesures de sauvegarde efficaces.
    Voir la carte interactive des especes menacees et ces animaux en video.
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    9- La baleine bleue, une des 641 especes menacees en France, Liberation, 14/09/07
    L.O.

     

    Victimes notamment de la deforestation ou du rechauffement climatique, 188 animaux et plantes, comme le corail des iles Galapagos, ont rejoint cette annee la liste rouge des especes menacees d’extinction, publiee par l’Union mondiale pour la nature (UICN). La France se classe dans les dix premiers pays touches, abritant 641 sur 16 306 varietes menacees. En metropole, 124 especes sont concernees, ce qui la hisse au quatrieme rang europeen derriere l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Logique : ces pays, proches de la Mediterranee, sont des «points chauds» de la biodiversite. Sont ainsi menacees la baleine bleue, jadis par la peche (interdite depuis 1986), aujourd’hui par la pollution et le trafic maritime ou l’esturgeon de l’estuaire de la Garonne, en danger critique d’extinction notamment a cause de la peche. Mais la France est touchee surtout outre-mer ou 517 especes sont menacees, tel le conifere Kaori de Nouvelle-Caledonie. «En depit de la strategie nationale pour la diversite de 2005, les resultats sont decevants car les ministres ont ete timides», estime Sebastien Moncorps, directeur du comite francais de l’UICN. Un projet d’etablir une liste rouge pour la France en 2010, cofinancee par le Museum d’histoire naturelle, «permettra d’evaluer les progres faits par le gouvernement d’ici la».
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    10- Pesticides aux Antilles. Dominique Belpomme : « Un vrai desastre sanitaire », Le Parisien, 17/09/07
    Propos recueillis par Jean-Marc Plantade
     
    Le professeur Dominique Belpomme presentera demain a l'Assemblee son rapport sur les consequences de l'usage massif des pesticides en Martinique et en Guadeloupe. Un constat accablant.
    Cancerologue repute a l'hopital Georges-Pompidou, le professeur Dominique Belpomme a conduit recemment une mission scientifique en Martinique et en Guadeloupe pour mesurer les consequences de l'usage massif des pesticides par l'agriculture antillaise. Le constat - il n'hesite pas a parler d'iles « empoisonnees » - que ce scientifique tres engage dans la cause ecologique livre en exclusivite a notre journal est accablant.
    Vous avez enquete en avril-mai dernier sur la pollution par les pesticides aux Antilles. Quel constat faites-vous ?
    Dominique Belpomme. La situation y est extremement grave ! Les expertises scientifiques que nous avons menees sur les pesticides conduisent au constat d'un desastre sanitaire aux Antilles. Le mot n'est pas trop fort : il s'agit d'un veritable empoisonnement de la Martinique et de la Guadeloupe.
    Empoisonnement ?
    Oui, par les pesticides. Il y a le chlordecone, le paraquat (interdit tres recemment) et plusieurs dizaines d'autres pesticides utilises dans des conditions plus qu'opaques. Lors de mon sejour aux Antilles, je n'ai d'ailleurs pu avoir aucun renseignement sur ces pesticides... souvent largues par avion.
    Mais qu'est-ce qui est empoisonne au juste ?
    L'empoisonnement concerne le sol et l'eau. Le chlordecone, par exemple, se fixe dans les argiles du sol de facon quasi indelebile puisque sa duree de fixation est de l'ordre du siecle. Resultat : la chaine alimentaire est touchee et au premier plan l'eau. En Martinique, la plupart des sources sont polluees. Les fruits et les legumes-racines sont contamines par les pesticides, certaines viandes egalement.
    Pourtant, les producteurs de bananes affirment que leurs fruits sont sains...
    C'est exact car la contamination s'arrete au niveau de la peau.
    « Malformations congenitales, troubles de la reproduction ». Alors quelles sont les consequences sur les populations ?
    Je pense que cette affaire se revele etre beaucoup plus grave que celle du sang contamine. Cette fois, c'est toute une population qui a ete empoisonnee : celle qui vit aujourd'hui, mais aussi les generations futures. Du fait de leurs molecules CMR (cancerigene-mutagene-reprotoxique), les pesticides sont impliques dans la genese de certains cancers. Ces molecules sont egalement responsables de malformations congenitales, de troubles de la reproduction. Ce sont la des donnees toxicologiques de base...
    Mais qu'avez-vous precisement constate aux Antilles ?
    Le taux de cancers de la prostate y est majeur : les Antilles sont au deuxieme rang mondial. Les extrapolations montrent que pratiquement un homme sur deux aura dans sa vie un risque de developper un cancer de la prostate. En outre, le taux des malformations congenitales augmente dans les iles. Enfin, les femmes ont beaucoup moins d'enfants aux Antilles qu'il y a quinze ans. La these classique veut que cela soit lie a la pilule. Je pense pour ma part que c'est aussi lie aux pesticides.
    Avez-vous decouvert autre chose ?
    Oui ! En Guadeloupe, on a pu demontrer que toutes les femmes enceintes et que tous les enfants qui naissaient etaient contamines au chlordecone. On le retrouve dans le cordon ombilical. Cela constitue une veritable bombe a retardement : outre un risque de cancer, ces enfants peuvent aussi devenir steriles.
    Vous etes sur de ce que vous avancez ?
    Tout cela est scientifiquement etabli, mais nous n'avons pas encore la preuve epidemiologique que les cancers de la prostate sont lies au chlordecone. Je vais donc lancer cette etude. Je retournerai en decembre aux Antilles pour doser scientifiquement les pesticides que l'on pense etre responsables des cancers de la prostate.
    On est donc bien loin du principe de precaution sans cesse mis en avant en metropole, non ?
    Je le repete : c'est une crise sanitaire majeure. Cela n'a rien a voir avec le principe de precaution. D'autant que si on est a peu pres certains que des cancers sont lies aux pesticides, il y a une maladie dont on sait qu'elle est causee par le chlordecone. Ce sont les myelomes. Plusieurs dizaines de patients sont actuellement victimes de cette espece de leucemie des os, ils ont tous ete empoisonnes par le chlordecone. Certains sont meme decedes.
    Des morts a cause du chlordecone ?
    Nous sommes certains de sa responsabilite. Depuis 1979, on sait au niveau international que ce pesticide est un produit excessivement toxique. Bizarrement, c'est en France qu'on l'a utilise le plus longtemps.
    Pourquoi ?
    Il y a eu au bas mot une insuffisance des pouvoirs publics dans la prise en compte des risques sanitaires lies a l'utilisation des pesticides. La France a interdit le chlordecone en 1990 sur tout son territoire sauf... aux Antilles. Pourquoi ? Je rappelle au passage que le ministere de l'Agriculture n'a pas tenu compte de l'avis de sa propre commission de toxicologie qui demandait depuis longtemps l'interdiction du paraquat. Or, ce dernier est au moins aussi redoutable que le chlordecone. Une autre bombe a retardement !
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    11- Pesticides : le scandale qui empoisonne les Antilles, Le Parisien, 17/09/07
    Jean-Marc Plantade
     
    Les pesticides sont-ils a l'origine d'un desastre sanitaire en Martinique et en Guadeloupe ? C'est ce qu'affirme le professeur Belpomme, cancerologue qui rendra public demain a l'Assemblee un rapport accablant sur cette affaire.
    Des morts averes, des cancers de la prostate en surnombre, des femmes enceintes et des nouveau-nes contamines, des sols et des eaux durablement pollues... Le scandale du chlordecone, ce puissant pesticide massivement utilise aux Antilles, que notre journal a revele le 28 aout, prend desormais une tout autre ampleur. C'est ce qu'affirme aujourd'hui le professeur Belpomme, un cancerologue francais de renommee internationale, pour qui l'usage generalise des pesticides aurait provoque des degats irremediables en Martinique et en Guadeloupe. Apres avoir conduit une mission aux Antilles au printemps dernier, a la demande d'associations ecologistes, le scientifique - qui rendra public demain a l'Assemblee un rapport* explosif de 52 pages - assure meme que cette « affaire » depasse de loin celle du sang contamine.
    Au coeur des debats du prochain Grenelle
    Selon lui, l'ensemble des populations insulaires se trouve « empoisonne », notamment par le chlordecone (interdit en metropole en 1990, mais seulement en 1993 aux Antilles et utilise clandestinement jusqu'en 2002) ainsi que par le paraquat. Pis : la duree de vie de ces produits chimiques s'etalant sur des siecles, les consequences sanitaires devraient se faire sentir longtemps, y compris sur les generations nees apres l'interdiction du chlordecone.
    Meme si aux Antilles le dossier pesticides est encore tabou - il a fallu plusieurs annees pour que la justice locale declare recevable une plainte - en metropole, l'affaire agite serieusement le milieu politique. Contrairement a ses predecesseurs, Michel Barnier, le nouveau ministre de l'Agriculture, vient de faire interdire le paraquat et promet des aides pour depolluer les sols. Au ministere de l'Environnement, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ne dissimulent pas « l'ampleur » du dossier. Enfin, chez les producteurs de bananes antillaises, on se dit desormais prets a lever le pied, sous condition, sur les pesticides. Le sujet est plus brulant que jamais : les pesticides et leur usage massif en France seront au coeur des debats du prochain Grenelle de l'environnement, dans moins d'un mois.
    * Rapport d'expertise et d'audit externe concernant la pollution par les pesticides aux Antilles : consequences agrobiologiques, alimentaires et sanitaires, et propositions d'un plan de sauvegarde.
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    12- Pesticide aux Antilles. Une situation «tres grave», selon Michel Barnier, Le Parisien, 17/09/07
     
    Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a estime ce matin sur Europe 1 que la situation etait «tres grave» aux Antilles, ou l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture a conduit a un «desastre sanitaire», selon le rapport du professeur Dominique Belpomme qui doit etre rendu public demain.
    Le ministre a explique que cette situation etait imputable a une gestion dans le passe qui a «des consequences sanitaires aujourd'hui», notamment sur la «qualite des terres». «Nous traiterons la question du chlordecone, en ce qui nous concerne, avec la plus grande transparence», a-t-il encore assure.
    Il a fait valoir qu'apres le desastre du cyclone Dean, qui a ravage en aout de multiples plantations de bananes, l'occasion se presentait de replanter «avec peu ou pas de pesticide, d'aller vers la banane zero pesticide». Il a fait interdire le pesticide paraquat et a promis des aides pour depolluer les sols.
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    13- Pesticide aux Antilles. Pas de «lien scientifique» pour l'instant, selon Bachelot, Le Parisien, 17/09/07
     
    La ministre de la Sante Roselyne Bachelot a estime aujourd'hui que le Pr Dominique Belpomme, selon lequel les Antilles sont «empoisonnees» par les pesticides, n'avait pas pour l'intant etabli de «lien scientifique», mais a neanmoins appele la population locale a prendre certaines precautions.
    «Les inquietudes du Pr Belpomme, que je partage, ont besoin d'etre confirmees par des etudes scientifiques de haute qualite», a declare la ministre sur France 2. «Pour l'instant, le Pr Belpomme pose des questions, il n'apporte pas de reponse formelle», a-t-elle ajoute.
    La ministre a neanmoins appele les Martiniquais et Guadeloupeens «a la plus grande precaution» pour les produits ne provenant pas des circuits commerciaux (production de jardins familiaux ou prelevements d'eau de source). Elle n'a pas demande l'arret de leur consommation, mais a recommande «de ne pas les consommer plus de deux fois par semaine».
    Roselyne Bachelot a par ailleurs indique que la France allait proposer que le reglement europeen definissant les taux maximaux de residus de pesticides autorises dans les aliments «soit encore plus severe», passant de 50 microgrammes par kg a 20 microgrammes.
    Selon le cancerologue Dominique Belpomme, dont le rapport doit etre rendu public demain a l'Assemblee nationale, la Martinique et la Guadeloupe ont ete «empoisonnees» par des pesticides menant a un «desastre sanitaire».
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    14- Fort-de-France (Martinique). « Mes terres ne valent plus grand-chose », Le Parisien, 17/09/07
    Anne-Lu Bertrand
     
    Romain Bellay, agriculteur a Riviere-Pilote, victime du chlordecone
    Que reste-t-il a Romain Bellay ? En surface, les 6 ha de terres cultivees par cet agriculteur de Riviere-Pilote ont vu passer de pres le cyclone Dean au mois d'aout. Les bananiers sont a terre, les piments forts sont depourvus de feuilles et de fruits. En profondeur, ces terres sont polluees au chlordecone et au HCH (un autre pesticide de la meme famille) et « ne valent plus grand-chose », souffle-t-il, amer. Pour lui, cette pollution est un heritage du « beke » (descendant des colons blancs) qui possedait ces terres et y cultivait la banane a la grande epoque du HCH. Mais, pendant quelques annees, Romain Bellay a lui-meme epandu le chlordecone « a pleines mains » dans son champ. Son depit est celui de tous ces agriculteurs aux terres « chlordeconees », qui ne savent plus quoi planter de rentable... ou d'autorise. Recemment, c'est un aquaculteur qui a tout perdu, la faute a la riviere polluee : les analyses sur ses ecrevisses ont montre que la quantite du pesticide depassait largement la norme autorisee.
    President de l'Organisation patriotique des agriculteurs martiniquais, Romain Bellay fait feu de tout bois, interpellant les ministres de passage sur l'etat d'avancement des dossiers d'indemnisation « des agriculteurs victimes du chlordecone ». « Le prefet voulait nous dedommager petitement et sans faire de vagues. Mais quand il a vu que des plaintes etaient deposees contre l'Etat pour empoisonnement, son discours a change. Le dossier semble bloque. »
    Les consommateurs aussi, qui estiment avoir mange des produits et bu de l'eau contamines, cherchent les responsables. En premiere ligne : les agriculteurs, bien sur, mais aussi les particuliers cultivant des jardins familiaux sur d'anciennes bananeraies et buvant de l'eau de source provenant de rivieres ultrapolluees. Certes, les consequences sur la sante sont encore mal connues, mais plusieurs etudes epidemiologiques - menees par l'Inserm et le CHU de Pointe-a-Pitre - sont en cours. Reste la psychose, palpable dans l'ile. Meme cultives sur des sols sains, les produits martiniquais font, helas, fremir beaucoup de consommateurs, au grand dam des producteurs.
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    15- Dans l'Hexagone, des produits sur la sellette, Le Parisien, 17/09/07
    Vincent Mongaillard
     
    Les pesticides laissent des traces sur les grappes de raisin que vous achetez au marche, dans l'air que vous respirez, les fleuves, les nappes phreatiques... Mais quels sont leurs effets sur les hommes, les poissons, les abeilles en France, qui est le troisieme consommateur au monde d'insecticides, herbicides et fongicides ? Pour l'heure, beaucoup de questions restent sans reponse, mais certaines etudes s'averent inquietantes.
    Sante : les paysans en premiere ligne
    Selon la Mutualite sociale agricole, un agriculteur sur cinq se plaint de « troubles » lies a l'utilisation de produits phytosanitaires. Le grand public ne serait pas, non plus, a l'abri des effets nocifs de certains pesticides. Des scientifiques evoquent les consequences pour la sante des residus de ces « tueurs de parasites » que l'on retrouve sur la moitie des fruits et legumes. Selon eux, ces molecules pourraient etre a l'origine de certains cancers. Lors d'une etude de l'Institut national de la consommation effectuee sur 150 lots de fruits et legumes, des substances chimiques non autorisees avaient ete detectees sur des carottes et des salades.
    Anomalies genitales chez les bebes
    En 2001, un professeur du CHU de Montpellier a constate un taux eleve d'anomalies de l'appareil genital chez des nouveau-nes issus de familles de viticulteurs et d'agriculteurs de la region vivant dans des zones exposees aux pesticides. Autre observation troublante d'un biologiste de l'universite de Caen : l'herbicide baptise Roundup serait susceptible de provoquer des fausses couches, des avortements spontanes et des malformations chez les femmes enceintes. Il serait meme potentiellement cancerigene, selon une autre etude.
    Des nappes souterraines et des rivieres souillees
    La consommation massive de pesticides entraine une « pollution chronique » des eaux jugee « preoccupante » par l'Institut francais de l'environnement. Selon ce dernier, 96 % des rivieres et 61 % des nappes souterraines sont concernees, ce qui lui vaut les coups de semonce reguliers de la part de la Commission europeenne. Cette presence conduirait a une fragilisation des populations aquatiques : baisse des « performances de reproduction » des poissons et vulnerabilite accrue a la predation. Sans parler du cout : le traitement pour rendre l'eau potable coute tres cher aux collectivites.
    Un ennemi des abeilles
    Au debut des annees 2000, les apiculteurs du Sud-Ouest ont decouvert des milliers de cadavres dans leurs ruches. Accuse : le Regent, un insecticide dont la vente a ete suspendue en France le 23 fevrier 2005. L'Union europeenne envisage d'autoriser de nouveau ces prochaines semaines - et sous certaines conditions - la molecule active de ce produit, le fipronil.
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    16- Les industriels se defendent... en taclant l'Etat, Le Parisien, 17/09/07
     
    Mal-aimes de la filiere agricole dans un pays ou la consommation est l'une des plus fortes d'Europe, les producteurs de pesticides s'efforcent de se montrer rassurants. « A tous les niveaux, il y a une grande meconnaissance de notre activite », deplore Jean-Charles Bocquet, le president de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP), l'organisation professionnelle des producteurs. « Tous les produits font l'objet d'une autorisation de mise sur le marche. Les risques potentiels sur l'environnement et sur la sante des consommateurs sont donc evalues avant commercialisation », rappelle l'industriel.
    « Les risques peuvent etre maitrises »
    Concernant le delai particulierement long mis par la France pour interdire le chlordecone, Jean-Charles Bocquet renvoie habilement la balle du cote « des autorites qui ont du considerer que la balance benefice/risque penchait davantage vers le premier point ».
    Pas invites a participer aux debats du Grenelle de l'environnement, les industriels affirment aujourd'hui avoir un seul credo : la gestion des risques. « Les produits phytosanitaires sont intrinsequement dangereux, mais s'ils sont utilises correctement, les risques peuvent etre maitrises, affirme Jean-Charles Bocquet. Certes, il y a encore des progres a faire de la part de tous les acteurs de la filiere mais nous sommes favorables a une utilisation plus raisonnee des pesticides. » Le plan interministeriel « de reduction des risques lies aux pesticides », presente l'an dernier, trouverait donc grace aupres des producteurs, sauf sur un point : l'objectif affiche de reduire de 50 % l'utilisation de 47 substances considerees comme les plus dangereuses. « C'est une decision arbitraire, du delit de sale gueule », tonne-t-il.
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    17- La Cour de cassation saisie, Le Parisien, 17/09/07
    Jean-Marc Plantade
     
    C'est debut aout que la cour d'appel de Basse-Terre (Guadeloupe) a declare « recevable » une plainte pour « empoisonnement ». Un qualificatif juridique tres fort qui n'avait pas ete retenu dans l'affaire du sang contamine. Cette plainte des ecolos antillais aurait du conduire a la designation d'un juge d'instruction charge de decouvrir les eventuels responsables de ce possible empoisonnement. En particulier au ministere de l'Agriculture ou les produits ont ete officiellement autorises. Le parquet n'a curieusement pas suivi la decision de la cour d'appel, preferant saisir la Cour de cassation, la plus haute juridiction francaise. C'est donc cette derniere qui aura la lourde responsabilite de dire si, compte tenu des nouveaux elements sanitaires, l'instruction de l'affaire du chlordecone et des autres pesticides doit ou non aller jusqu'a son terme.
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    18- Quelques autres articles au sujet des pesticides aux Antilles, 17/09/07

    - «Desastre sanitaire» aux Antilles, Liberation avec AFP, 17/09/07
    - Le rapport du Pr Belpomme: sauver les Antilles d’un desastre sanitaire, Liberation avec AFP, 17/09/07
    - Les Antilles francaises sont menacees par les pesticides, Le Monde avec Reuters, 17/09/07
    - Pesticides aux Antilles : "la situation est tres grave", Le Figaro avec AFP, 17/09/07
    - Antilles. Pesticides : Bachelot tente de rassurer, Le Nouvel Observateur, 17/09/07
    - Video. Pesticides : desastre sanitaire aux Antilles, Metro/LCI, 17/09/07
    Alors que le rapport d'un cancerologue va etre rendu public mardi, Roselyne Bachelot invite les habitants a la prudence.
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    Une annonce
    19- Colloque sur les aires marines protegees : appel a contributions, UICN, 04/09/07
     
    Le Comite francais de l’UICN organise les 20, 21 et 22 novembre 2007 le premier colloque national sur les Aires Marines Protegees  " Quelle strategie pour quels objectifs ? ».  Cet evenement est organise a Boulogne sur mer en partenariat avec l’Agence des Aires Marines Protegees, le Conservatoire du Littoral, l'Universite du Littoral de la Cote d'Opale (ULCO) et NAUSICAA-Centre National de la Mer.
    L’objet de ce colloque est de debattre et d’echanger sur les enjeux du domaine marin francais, les experiences existantes en matiere d’Aires Marines Protegees (AMP) tant nationales, que regionales et internationales afin de contribuer a la definition d’une strategie nationale sur les aires marines protegees. 
    A cet effet, des seances plenieres ainsi que des ateliers regionaux structureront les communications et debats afin de presenter des recommandations a la toute nouvelle Agence des Aires Marines Protegees, ainsi qu’aux ministeres charges de l’environnement, de la peche et de l’outre-mer.
    Afin de preparer ces echanges, nous souhaitons mettre a disposition prochainement sur notre site Internet www.uicn.fr des notes de synthese presentant des experiences et initiatives pour :
    - l’elaboration de strategie nationale et regionale d'aires marines protegees,
    - la definition de criteres et principes de designation d'aires marines protegees,
    - la mise en place locale d'aires marines protegees.
    Ces notes seront mises en ligne des le 1er octobre afin de permettre aux participants d'en prendre plus facilement connaissance. A cet effet, les propositions de notes sont a transmettre a <catherine.denoter@uicn.fr> et <carole.martinez@uicn.fr>
    Par ailleurs, le document du comite national de concertation sur les aires marines protegees relatif aux "Elements de doctrine pour les eaux metropolitaines" sera egalement mis a disposition pour avis et propositions de modifications.
    Merci de bien vouloir diffuser largement l’information a toutes les personnes susceptibles d’etre concernees ou interessees.
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    Une publication
    20- Costa Rica - Belize - La Nature Flamboyante, Ushuaia Magazine  n°7, septembre-octobre 2007
     
    Le journal d’Ushuaia
    Colloque captage et stockage geologique du CO2 / Urgence pour les animaux en danger / Bilan de la conference CITES / Inventaire biologique dans le Mercantour / 500 millions de dollars pour le bassin du Niger / La chrionique d’Yves Paccalet
    Carnet de bord : Nicolas Hulot reagit sur les biocarburants / Les nouvelles de l’equipe.
    DECOUVRIR
    - Costa Rica- Belize, une nature eclatante
    L’isthme de Panama, surgi des oceans entre les deux Ameriques, a vu naitre une variete de milieux et une diversite biologique extraordinaires. Il compte deux petits pays, peu connus mais dont la decouverte eveille un grand desir d’optimisme : le Costa Rica et le Belize. La richesse de la biodiversite y est si importante et si rare que les Etats ont compris la necessite de preserver ces reserves naturelles, offrant au reste du monde un exemple à suivre.
    - Carnet de voyage : vegetation exuberante, animaux hauts en couleur, fonds marins luxuriants…Ce petit bout d’Amerique centrale devoile sa riche biodiversite
    - La faune et la flore
    - Reportage : Tourisme, la carte a jouer
    - En savoir plus : musique, livres, voyages…
    COMPRENDRE
    - Enquete du mois : Les trois sujets qui fachent
    OGM, nucleaire, autoroutes : les negociations du Grenelle de l’environnement prevu pour durer jusqu’en octobre s’annoncent tendues.
    - Expedition : L’enigme de la necropolole d’Evreux
    Hommes et chevaux dans un meme tombeau : c’est l’etonnante pratique funeraire, datant des II et IIIe siecles, qui a ete mise a jour par hasard sur un chantier de construction. Recit d’une aventure archeologique.
    - Sciences
    Futur : le papier electronique
    Planete : L’EPR a-t-il un avenir ?
    Le nouveau reacteur d’Areva, prevu pour 2012, serait plus sur mais produirait des dechets plus dangereux. La polemique autour de l’EPR n’est pas fini d’enfler.
    VIVRE
    - Globe-trotteur : Pendant deux ans, Armand Billard et Xavier Kroetz ont sillonne la planete a la decouverte des sites classes patrimoine mondial de l’humanite par l’UNESCO.
    - Partir
    Culture : Les teintes du pays dogon / L’agenda
    Autrement : Petra, cite reine des Nabateens. L’extraordinaire site troglodyte, en Jordanie, se devoile sous tous les angles d’un circuit inedit.
    France : Au cœur de la chaine des puys, des volcans plus vrais que nature.
    - Vivre
    Objets : La rentree du petit ecolo
    Bien-etre : Le massage thailandais
    Saveur : Le cafe
    - Initiatives
    Solidarite / Nature / Entrprises / Education
    Voyageur : Maud Fontenoy
    Chez tous les marchands de journaux, 4,50 euros
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    MDRGF

    pesticides aux Antilles : la situation est grave
    Le ministre de l’Agriculture admet que la Martinique et la Guadeloupe ont été véritablement empoisonnées par des pesticides toxiques
    Le ministre de l’Agriculture admet que la Martinique et la Guadeloupe ont été véritablement empoisonnées par des pesticides toxiques, alors qu’un rapport explosif sur le sujet sera publié demain.

    La situation est «très grave» aux Antilles. Sur Europe 1 lundi matin, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, n’a pas cherché à cacher son inquiétude quant aux risques sanitaires provoqués par l’usage intensif de pesticides en Martinique et en Guadeloupe.

    Le professeur Dominique Belpomme, cancérologue réputé, rendra public demain un rapport explosif sur le désastre provoqué par le recours massif au chlordécone, un pesticide fortement toxique, dans les Antilles. Dans Le Parisien, le médecin parle notamment d’un «véritable empoisonnement» du sol et de l’eau, et estime que cette affaire se révèle beaucoup plus grave que celle du sang contaminé».

    Pour preuve des effets du chlordécone, mais aussi d’autres pesticides comme le paraquat et «plusieurs dizaines d’autres», employés dans «des conditions très opaques», le cancérologue cite notamment le taux «majeur» (le second mondial) de cancers de la prostate aux Antilles.

    «Toutes les femmes enceintes et tous les enfants» contaminés

    S’il reconnaît que les scientifiques n'ont «pas encore la preuve épidémiologique» que ces cancers sont «liés au chlordécone», il explique aussi qu’on a en revanche «pu démontrer scientifiquement que toutes les femmes enceintes et tous les enfants qui naissaient» en Guadeloupe étaient «contaminés au chlordécone».

    Or, explique Dominique Belpomme, la France a interdit ce pesticide, pourtant signalé comme dangereux depuis 1972, seulement en «1990 sur son territoire». A l’exception des Antilles, où il a fallu attendre 1993, et où le produit a continué d’être utilisé jusqu’en 2002 de manière clandestine. Résultat : en Martinique, la plupart des sources d’eau sont polluées, de même que les fruits et légumes racines et certaines viandes.

    Face au scandale qui se profile, Michel Barnier a martelé sur Europe 1 que l’agriculture locale était «dans un nouvel état d’esprit». Pour le ministre, il faut «gérer le passé», avec «rigueur» et «le souci de connaître la vérité». Et d’insister sur l’opportunité «de faire autrement» puisque «les bananeraies ont été détruites par le cyclone» en août dernier. «Au moment où l'on va replanter, on a l'occasion d'utiliser peu ou pas de pesticides», insiste le ministre de l’Agriculture.

    source : le Figaro.fr avec AFP
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    A vos télévisions : Le MDRGF a été interpellé sur cette question par de nombreux journalistes et s'exprimera dans le JTde 13h00 ce lundi 17 09 07
    Pour en savoir plus sur les pesticides aux Antilles lire le livre 'Pesticides, révélations sur un scandale français'
    Le site du MDRGF  pour en savoir plus
     

    fondation nicolas huulot 1

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- OGM : propositions de France Nature Environnement et de la Fondation Nicolas Hulot, AFP, 08/09/07
    2- Contre-projet pour reglementer les OGM, 20 Minutes, 10/09/07
    3- Grenelle de l'environnement : le debat sur les OGM est ouvert, Europe 1, 10/09/07, 8h19
    4- OGM - Pro et anti essaient d'aplanir leurs divergences en vue du Grenelle, Terre-net, 10/09/07
    5- Grenelle de l'Environnement : l'Alliance, la FNE et la FNH font leurs propositions en matiere d'OGM, Actu-Environnement, 10/09/07
    6- Grenelle de l'environnement. Les OGM alimentent le debat, Localtis.info, 11/09/07
    7- Compte rendu. Premieres tensions au Grenelle de l'environnement, Le Monde, 11/09/07
    8- Crispations dans la derniere ligne droite du "Grenelle de l'environnement", 20 Minutes avec AFP, 11/09/07
    9- La question du jour. Faut-il un moratoire sur les OGM ?, Liberation, 11/09/07
    10- Grenelle de l'environnement: "La vraie question, c'est le passage a l'acte", selon Borloo, Metro avec AFP, 11/09/07
    11- Borloo: il y aura "un accord sur les OGM" au Grenelle de l'environnement, Metro avec AFP, 11/09/07
    12- Le portrait. Une mediatrice pour apaiser le climat, Liberation, 11/09/07
    13- Grenelle de l'environnement : les associations presentent leurs mesures, Les Echos, 12/09/07
    14- Les ONG attendent Borloo au depart et a l’arrivee, Liberation, 12/09/07
    15- "Grenelle" : les associations inquietes sur la methode, Le Figaro, 12/09/07
    16- Grenelle de l’environnement : les ONG durcissent le ton, Novethic, 12/09/07
    17- Grenelle de l'environnement : l'ARF reclame des mesures concretes s'appuyant sur les regions, Localtis.info, 12/09/08
    18- Grenelle de l'environnement : le gouvernement prevoit une reunion sur la methode, AFP, 13/09/07
    19- Grenelle de l'Environnement : Dominique Bussereau veut voir la SNCF gagner en competitivite dans le fret, Associated Press, 13/09/07
    20- "L’ecologie n’est pas un luxe", interview de Nathalie Kosciusko-Morizet, Metro, 13/09/07
    21- Fillon veut engager la France dans la "croissance verte", AFP, 13/09/07
    22- En bref : le Grenelle de l'Environnement sur Youtube, Futura-Sciences, 14/09/07
    23- Une taxe sur les poids-lourds pour financer les infrastructures ferroviaires, La Tribune, 14/09/07
    24- Lieux et dates des rencontres organisees en region dans le cadre du Grenelle de l'environnement, CFEEDD, 14/09/07
    25- La question du jour. Faut-il baisser la TVA sur les produits verts ?, Liberation, 15/09/07
    26- Des taxes plein les musettes, Liberation, 15/09/07
    27- Syndicalistes et ecologistes sur les rails du fret, Liberation, 15/09/07
    28- Grenelle de l’environnement. La biodiversite n’est pas oubliee, Temoignages, 17/09/07
    Trois outils participatifs
    29- Lancement du site Agora-Grenelle, Novethic, 12/09/07
    30- Le Grenelle de l'environnement, vous en attendez quoi ?, Metro, 13/09/07
    31- Lancement d’un site participatif sur le Grenelle de l’environnement, Noe, 13/09/07

    Bien a vous,
    Florence

    Citation du jour : "Notre civilisation est a certains egards inhumaine, profondement inhumaine, parce qu'elle a opte pour le plus contre le mieux, c'est-a-dire pour la quantite plutot que la qualite. On pourrait aussi dire pour l'avoir plutot que l'etre. Cela donne des hommes vides aux mains pleines..." Theodore Monod 
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Des cartes postales pour agir. Parees d'arbres extraordinaires dessines par des personnalites sportives, artistiques et politiques, elles invitent chacun a relever le Defi pour la Terre <http://www.dessineunarbre.aol.fr/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- OGM : propositions de France Nature Environnement et de la Fondation Nicolas Hulot, AFP, 08/09/07
     
    Paris (AFP) — L'organisation ecologiste France nature environnement (FNE) et la Fondation Nicolas Hulot ont rendu publiques samedi leurs propositions communes pour une future loi reglementant les cultures d'OGM.
    Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait annonce fin aout que le "Grenelle de l'environnement" prevu en octobre allait permettre de preparer une loi sur les cultures d'organismes genetiquement modifies (OGM).
    A la veille de la premiere rencontre, lundi, de l'intergroupe dedie aux OGM dans le cadre de la preparation du Grenelle, FNE et la Fondation Nicolas Hulot enoncent "10 principes simples pour une loi de protection de la sante et de l'environnement".
    Elles recommandent notamment une evaluation "rigoureuse" du risque, avec la creation d'un conseil des biotechnologies independant, et souhaitent une information du public, "seule garantie de la transparence quant a la dissemination des OGM".
    Les propositions de FNE et de la Fondation Nicolas Hulot sont rassemblees dans un "contre-projet" au projet de loi adopte par le Senat en mars 2006, mais qui n'avait pas ete examine a l'Assemblee, faute de temps et d'une volonte politique du gouvernement de le faire adopter rapidement.
    La France avait finalement transpose en mars, par decrets, une directive europeenne relative aux cultures d'OGM, avec plusieurs annees de retard, apres avoir renonce a le faire par une loi, suscitant la colere des organisations ecologistes.
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    2- Contre-projet pour reglementer les OGM, 20 Minutes, 10/09/07
     
    France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot ont rendu publiques samedi leurs propositions pour une loi reglementant les cultures d'OGM, alors qu'une reunion sur le sujet, dans le cadre de la preparation du Grenelle de l'environnement, se tient aujourd'hui. Parmi les principes retenus, l'evaluation du risque et l'information du public, « seule garantie de la transparence quant a la dissemination des OGM ». Le contre-projet consacre le principe de l'organisation de « veritables enquetes publiques » pour les demandes d'autorisation de mise en culture, et celui de « libre administration des collectivites locales », reconnaissant aux maires le droit d'interdire les cultures d'OGM.
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    3- Grenelle de l'environnement : le debat sur les OGM est ouvert, Europe 1, 10/09/07, 8h19
     
    A quelques semaines du Grenelle sur l'environnement, plusieurs organisations ecologistes se recontrent ce lundi pour preparer des propositions a presenter a Jean-Louis Borloo. Le debat sur les organismes genetiquement modifies est toujours vif mais parfois confus. France nature environnement et la Fondation Nicolas Hulot avancent donc 10 principes simples pour une loi de protection de la sante et de l'environnement.
    “10 principes simples pour une loi de protection de la sante et de l'environnement" : c'est ce que vont proposer l'organisation ecologiste France nature environnement et la Fondation Nicolas Hulot qui se retrouvent avec d'autres mouvements verts ce lundi pour reflechir aux OGM, dans le but de preparer le Grenelle de l'environnement prevu en octobre prochain. Au coeur des discussions : la future loi reglementant les cultures d'OGM, annoncee fin aout par la gouvernement.
    Les 10 principes avances par les deux organisation ecologistes viennent en fait contrer le projet de loi adopte par le Senat en 2006 mais qui n'a jamais ete examine par l'Assemblee, faute de temps. Pour France nature environnement et la Fondation Nicolas Hulot, il s'agit de remettre le principe de precaution au centre de la reflexion. Parmi les principes figurent donc une evaluation "rigoureuse" du risque par des specialistes independants, une information du public pour garantir la transparence et la possibilite pour les collectivites locales de gerer elles-memes la presence d'OGM sur leur territoire.
    De son cote, l'Alliance pour la Planete, un collectif qui regroupe quelque 80 organisations de defense de l'environnement dont Greenpeace, WWF, Ecologie sans Frontiere ou Amis de la Terre, a une vision plus definitive. Elle demandera au gouvernement de "se prononcer en faveur d'un moratoire sur toute culture d'OGM en plein champs".
    + Ecouter : Le point de vue d'Arnaud Grossement, porte parole de France-Nature-Environnement. Il repond a Fabien Cazeaux.
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    4- OGM - Pro et anti essaient d'aplanir leurs divergences en vue du Grenelle, Terre-net, 10/09/07
     
    Ecologistes, agriculteurs et professionnels des biotechnologies ont mis lundi leurs propositions sur la table lors de la premiere reunion de negociation sur les organismes genetiquement modifies (OGM), avant le Grenelle de l'environnement.
    Cet intergroupe de travail, specifiquement dedie aux OGM, a ete mis en place le 3 septembre en plus des six groupes charges de preparer ces etats-generaux de l'environnement prevus d'ici fin octobre. Les risques de blocage sont reels entre ONG ecologistes, agriculteurs et semenciers. "Certains veulent un moratoire avant toute discussion. C'est le point dur", indique a l'AFP Didier Marteau, en charge du dossier OGM a la FNSEA, principal syndicat agricole, partisan d'une loi sur les OGM mais oppose a tout moratoire. Le president de la FNSEA, Jean-Michel Lemetayer, a reaffirme lundi sur Europe 1 qu'il etait "favorable a la recherche sur les OGM en plein champ" pour que la France ne depende pas des "autres pays", notamment des Etats-Unis.
    L'Alliance pour la Planete, un collectif de 80 organisations de defense de l'environnement dont Greenpeace, WWF, Ecologie sans Frontiere ou Les Amis de la Terre, exige un moratoire sur toute culture d'OGM en plein champ "jusqu'a ce que soient garantis par la loi, la liberte et le droit de produire et de consommer sans OGM". Elle demande egalement un moratoire "sur la commercialisation du MON 863 (un maïs OGM de la firme Monsanto) au regard des doutes apparus sur son innocuite pour la sante". "On ne peut pas traiter la question des OGM sans qu'un moratoire prealable ait ete decide, le temps de discuter de la loi", fait valoir Alexandre Faro, porte-parole d'Ecologie sans frontieres, membre de l'Alliance. Les industriels des biotechnologies "ont interet au vide juridique actuel qui les avantage car il ne fixe aucune contrainte", estime Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement (FNE) qui federe la plupart des associations francaise de protection de la nature.
    Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a promis fin aout une loi sur les OGM afin de "sortir de l'hypocrisie" et annonce la creation d'une Haute-Autorite des OGM, "indiscutable et independante". La France a transpose en mars, par decrets, la directive europeenne encadrant les cultures d'OGM, sans debat public et en renoncant faute de temps au projet de loi adopte par le Senat en mars 2006. FNE, qui avait formule un "contre-projet" a l'epoque, l'a remis sur la table et reclame de "veritables enquetes publiques" pour les demandes d'autorisation de mise en culture d'OGM, ainsi que le droit pour les maires de reglementer ou interdire les cultures d'OGM, qui leur est nie aujourd'hui.
    De leur cote, les professionnels des semences et de la protection des plantes estiment qu'"aucune raison objective ne justifie l'instauration d'un moratoire", selon leur porte-parole Philippe Gracien. "Les plantes biotechnologiques legalement autorisees sont cultivees sur plus de 100 millions d'hectares dans plus de 20 pays", font valoir les semenciers qui denoncent les "actes de vandalisme" commis regulierement en France par les militants anti-OGM. Et "en 12 ans de culture et de consommation aucun incident sanitaire ou environnemental n'a jamais ete scientifiquement prouve", assurent-ils. Les cultures commerciales de maïs OGM ont explose en 2007, avec plus de 20.000 ha (0,75% de la surface totale du maïs en France), soit quatre fois plus qu'en 2006.
    Source : AFP
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    5- Grenelle de l'Environnement : l'Alliance, la FNE et la FNH font leurs propositions en matiere d'OGM, Actu-Environnement, 10/09/07
    C. Seghier
     
    Alors que se tient la reunion de l'intergroupe de travail OGM dans le cadre du Grenelle de l'environnement, l'Alliance pour la planete, la FNE et la Fondation Nicolas Hulot rendent leurs propositions en matiere d'OGM.
    Alors que ce jour, 10 Septembre, se tient la deuxieme reunion de l'intergroupe de travail OGM dans le cadre du Grenelle de l'environnement, l'Alliance pour la planete d'un cote et la FNE aux cotes de la Fondation Nicolas Hulot de l'autre, ont rendu leurs propositions en matiere d'OGM.
    Rappelons que la transposition de la directive europeenne relative aux essais en champs et aux cultures commerciales d'OGM avait ete effectuee par decret en mars dernier. Une methode fortement decriee par les associations !
    Le texte vise a encadrer les cultures et les essais d'OGM et reglemente les cultures d'OGM commerciales et experimentales. Menacee d'amendes et regulierement rappelee a l'ordre par la commission europeenne, la France etait en effet dans l'obligation de transposer cette directive. La Commission europeenne avait a l'epoque demande a la Cour de Justice d'infliger a la France une amende de 38 millions d'euros plus une astreinte journaliere de plus de 360.000 euros pour violation de la legislation europeenne.
    Initialement, le gouvernement avait choisi de faire examiner le projet de loi selon une procedure d'urgence ne prevoyant qu'une lecture par chambre (Senat puis Assemblee nationale). Mais finalement, et meme apres avoir ete adopte en premiere lecture le 26 mars 2006 par le Senat, le texte n'avait pas ete soumis a l'Assemblee Nationale, mais valide par decret.
    Depuis, la situation sur le sujet est plus que tendue a l'image des actions des faucheurs volontaires en reaction a l'annonce publique par le Gouvernement des 21.000 ha de maïs OGM cultives en France en 2007 et destines a l'alimentation animale. Plusieurs centaines de militants avaient manifeste debut aout et avaient procede a des arrachages symboliques de plants de maïs OGM pour demander la mise en place d'un moratoire sur la culture en plein champ. La FNSEA avait alors demande que le gouvernement prenne ses responsabilites sur ce dossier et fasse respecter la legalite.
    Dans ce contexte la FNE espere que la reunion du groupe special OGM du Grenelle qui se reunira aujourd'hui permette une sortie de crise.
    La Federation demande le retrait du projet de loi depose au Senat en mars 2006, l'abrogation des decrets et arretes publies en mars 2007 et la redaction d'un projet de loi fonde sur le principe de precaution. 10 principes ont ete avances par la FNE et la FNH, ce week-end, pour une loi de protection de la sante et de l'environnement qui vienne contrer le projet de loi adopte par le Senat en 2006.
    Elles recommandent notamment d'appliquer le principe de precaution et une evaluation rigoureuse du risque en imposant que l'analyse du risque soit conforme a la methode et aux criteres d'evaluation definis par la directive 2001/18/CE et en creant un conseil des biotechnologies independant et disposant des pouvoirs necessaires pour accomplir les missions qui lui sont imparties. En outre elles souhaitent une information du public, seule garantie de la transparence quant a la dissemination des OGM. Les deux organisations pronent egalement de restaurer le principe de participation tant au niveau national que local.Enfin, elles souhaitent une application stricte du principe du pollueur-payeur qu'il s'agisse de l'agriculteur ou du detenteur du brevet.
    L'Alliance pour la planete demande quant a elle au gouvernement, de se prononcer en faveur d'un moratoire sur toute culture d'OGM en pleins champs, jusqu'a ce que soient garantis par la loi, la liberte et le droit de produire et de consommer sans OGM et que l'Europe et la France se dotent de moyens d'expertises independants et performants en matiere d'OGM et notamment sur la commercialisation du MON 863 au regard des doutes apparus sur son innocuite pour la sante.
    Meme si le collectif, qui regroupe quelque 70 organisations de defense de l'environnement, dont Greenpeace, WWF, Amis de la Terre ou Ecologie sans Frontiere, se felicite de la volonte affichee par M. Jean-Louis Borloo lors de son recent voyage au Bresil de transposer la Directive 2001/18 dans le cadre d'une loi, il tient toutefois a rappeler qu'au-dela de cette mesure, le gouvernement se doit d'adopter des mesures** de sauvegarde urgentes et notamment [...] suspende la culture d'OGM en plein champs jusqu'a ce que les nouveaux moyens nationaux et europeens d'expertise soient mis en place.
    *Contre projet de loi FNE
    **Mesures de l’alliance
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    6- Grenelle de l'environnement. Les OGM alimentent le debat, Localtis.info, 11/09/07
    A.L.
     
    La deuxieme reunion de l'intergroupe de travail sur les OGM, constitue dans le cadre de la preparation du Grenelle de l'environnement, s'est tenue le 10 septembre et a ete l'occasion pour les associations de presenter leurs propositions pour l'elaboration de la future loi annoncee par le ministre de l'Ecologie fin aout. L'Alliance pour la planete, qui federe pres de 80 associations ecologistes, dont Greenpeace, WWF et les Amis de la terre, reclame un moratoire sur toute culture d'OGM en plein champ "jusqu'a ce que soient garantis par la loi la liberte et le droit de produire et de consommer sans OGM, et que l'Europe et la France se dotent de moyens d'expertises independants et performants en matiere d'OGM, et notamment sur la commercialisation du MON 863 au regard des doutes apparus sur son innocuite pour la sante".
    De leur cote, France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot ont elabore un "contre-projet" au projet de loi adopte par le Senat en mars 2006 mais qui n'avait pas ete examine par l'Assemblee nationale. Parmi les dix propositions avancees figurent la creation d'un conseil des biotechnologies independant charge d'evaluer les risques des OGM sur la sante et l'environnement, l'elaboration d'un programme d'information sur les cultures transgeniques destine au grand public ainsi que la possibilite pour les collectivites territoriales de s'opposer a la presence d'OGM sur leur territoire, de la meme maniere qu'elles peuvent interdire, en le precisant dans leur plan local d'urbanisme, l'implantation d'une installation classee pour la protection de l'environnement.
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    7- Compte rendu. Premieres tensions au Grenelle de l'environnement, Le Monde, 11/09/07
    Gaelle Dupont
     
    Les participants au processus de consultation du Grenelle de l'environnement s'accordent au moins sur un point : l'exercice est profitable. De vieux adversaires echangent leurs arguments en direct, les debats sont consistants, les propositions fusent. On en recense environ un millier.
    Certaines mesures consensuelles emergent, et plusieurs groupes de travail s'accordent sur les objectifs vises. Cependant, les divergences s'affirment de plus en plus sur les moyens de les atteindre. Et l'ecart se creuse entre les differents groupes. Si certains avancent bien (sur le climat, la biodiversite, les institutions, l'economie), d'autres semblent en situation de blocage (sur l'agriculture ou la sante et l'environnement).
    Les travaux consacres a la reforme des institutions, presides par Nicole Notat, ancienne secretaire generale de la CFDT, ont deja permis de degager quelques propositions. Parmi elles, la reforme du Conseil economique et social, qui devra integrer l'environnement, et la creation d'un statut de "lanceur d'alerte" environnementale dans les entreprises. En revanche, les associations ecologistes, qui souhaitent entrer dans les comites d'entreprise, se heurtent a l'opposition des syndicats de salaries.
    Sur le climat, "tout le monde a adhere a l'objectif de division par quatre des emissions de gaz a effet de serre d'ici a 2050", releve le climatologue Jean Jouzel, qui preside le groupe. Plusieurs pistes sont evoquees : baisse de la vitesse autorisee sur les autoroutes, instauration d'un bonus malus sur les automobiles en fonction des emissions de CO2, lancement d'un grand plan d'isolation de l'habitat, etc. Mais leurs modalites sont deja tres debattues.
    "Sur l'habitat, nous voudrions un passage obligatoire a une consommation de 50 kWh/m2/an lors de la mutation d'un bien immobilier, explique par exemple Jean-Stephane Devisse, du WWF. Certains ne veulent pas aller aussi loin, et l'Etat s'interroge sur l'opportunite de mettre en oeuvre ce genre de mesure avant les municipales."
    Bernard Saincy, responsable du suivi du Grenelle a la CGT, demande "une etude d'impact sur l'emploi et le pouvoir d'achat pour chaque mesure". "Nous avons deja 400 000 emplois non pourvus dans le secteur du batiment, explique-t-il. Si on ne met pas en place les moyens necessaires en termes de formation pour ce grand plan d'isolation, on ne fera que creuser le deficit."
    Au sein du groupe de travail sur la biodiversite, les participants s'accordent sur la creation d'une "trame verte" destinee a relier les zones naturelles protegees, afin de garantir leur survie a long terme. Mais sa declinaison concrete divise.
    De meme, l'idee de reduire l'emploi des pesticides dans l'agriculture gagne du terrain - le ministre de l'ecologie, du developpement et de l'amenagement durables, Jean-Louis Borloo, s'est meme dit "persuade qu'un accord serait trouve sur cette question". Pourtant, les agriculteurs et l'industrie chimique affirment a l'unisson que beaucoup a deja ete fait et rejettent tout objectif chiffre de reduction. A propos des OGM, chacun se dit favorable a la loi annoncee par M. Borloo, mais les associations reclament en prealable un moratoire sur les cultures en plein champ auquel s'opposent agriculteurs et semenciers.
    Sur certains sujets, les positions s'affrontent de maniere encore plus radicale. "Sur le nucleaire, l'incineration des ordures menageres ou les autoroutes, on va avoir des difficultes", reconnait Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planete. Au sein du groupe 4, les debats sur la politique agricole se passent mal, et pas une seule piste de mesure acceptable par tous ne s'esquisse. Dans le groupe sante, les debats sont moins tendus, mais les positions des divers participants semblent figees, et rien de tangible n'a emerge des debats a ce stade.
    De plus, de nombreux participants ont le sentiment d'avancer a l'aveuglette. A l'issue de leurs reunions, les groupes de travail devront-ils obligatoirement degager un petit nombre de propositions consensuelles ? Ou pourront-ils faire etat des divergences en leur sein ?
    Pour Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas-Hulot, tous les sujets, meme les plus conflictuels, doivent rester sur la table en vue de la negociation finale. "On n'arrivera pas a convaincre tout le monde, previent-il. Le gouvernement devra choisir, et Nicolas Sarkozy devra s'impliquer, en montrant ou sont ses choix." Le Medef estime, au contraire, que les mesures retenues devront recueillir l'assentiment general. "Sinon, cela ne sert a rien de travailler en commission", fait-on valoir au sein de l'organisation patronale.
    Les organisations non gouvernementales ont ecrit, lundi 10 septembre, a Jean-Louis Borloo pour demander des eclaircissements sur la methode de travail. Le gouvernement, tres en retrait jusqu'a present, n'a donne aucune directive. Seule certitude : le processus devra deboucher, fin octobre, sur une quinzaine de programmes d'action, dont certains pourront trouver une traduction legislative.
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    Organisation
    Themes. Six groupes de travail ont ete crees. Le groupe 1 traite de la question climatique, le groupe 2 de la protection de la biodiversite, le groupe 3 des moyens d'instaurer un environnement respectueux de la sante, le groupe 4 de l'agriculture et de la peche, le groupe 5 de la reforme des institutions et le groupe 6 des modes de developpement ecologiques.
    Participants. Cinq colleges (Etat, collectivites locales, organisations non gouvernementales, syndicats, patronat), auxquels ont ete ajoutees des personnalites qualifiees, sont representes dans les groupes. Chaque groupe compte une cinquantaine de membres.
    Calendrier. Chacun des groupes se reunit quatre fois. Les resultats de leurs travaux seront rendus publics fin septembre. Une phase de consultation en regions et sur Internet sera organisee en octobre. Une table ronde debouchant sur des "programmes" d'action aura lieu fin octobre.
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    8- Crispations dans la derniere ligne droite du "Grenelle de l'environnement", 20 Minutes avec AFP, 11/09/07
     
    Des crispations se font jour dans la derniere ligne droite des negociations en vue du "Grenelle de l'environnement", les organisations ecologistes s'inquietant notamment du flou du processus de decision cense permettre d'accoucher des "mesures concretes" prevues.
    "Les discussions sont tres dures" au sein des groupes de travail entre les representants de l'Etat, des ONG, des syndicats, des collectivites locales et du patronat, a indique mardi Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France, lors d'une conference de presse de l'Alliance pour la planete, un collectif de quelque 80 associations.
    "L'impreparation de ce Grenelle est suspecte", a-t-il ajoute, soulignant n'avoir "aucune visibilite sur la methode" retenue par le gouvernement pour accoucher de la vingtaine de "mesures concretes" promises.
    L'Alliance, la Fondation Nicolas Hulot et France nature environnement (qui federe la plupart des associations francaise de protection de la nature) ont adresse une lettre ouverte au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo pour lui demander des eclaircissements.
    "On ne sait pas comment va se passer la negociation finale, on ne sait pas non plus comment vont se derouler les consultations regionales", a martele M. Jadot.
    Les associations craignent une "desorganisation qui permettrait que le paquet de mesures soit decide en dehors de colleges" representes au sein des groupes de travail.
    Ces groupes (climat et energie, biodiversite, environnement et sante, democratie ecologique, production et consommation durables, emploi et competitivite, OGM) doivent rendre leurs conclusions fin septembre. Celles-ci devront etre enrichies par la consultation du grand public, via internet et lors de reunions en region au cours de la premiere quinzaine d'octobre.
    Le ministere presentera ensuite les idees retenues lors d'une table ronde fin octobre.
    "On n'a pas de trace precis de l'evolution du Grenelle jusqu'au bout. Il parait que tout doit etre termine pour le 24 ou le 25 octobre", a commente Daniel Richard, president du Fonds mondial pour la nature (WWF France).
    Les dates des 25 et 26 octobre sont egalement envisagees du cote des pouvoirs publics.
    "Le gouvernement ne nous donne pas le chemin. La temperature monte. Il se peut que nous sortions d'un groupe ou meme de plusieurs", a prevenu M. Richard.
    Sur la question des organismes genetiquement modifies (OGM), qui fait l'objet d'un intergroupe de travail specifique, les risques de blocage sont reels, les associations exigeant un moratoire sur les cultures en plein champ, ce que refusent agriculteurs et semenciers.
    Concernant le climat, ONG et syndicats presentent un front uni contre la reduction annoncee des capacites de fret ferroviaire, "un mauvais signal" envoye par la SNCF, "incompatible avec le Grenelle", selon l'Alliance.
    Le nucleaire suscite une hostilite partagee par l'ensemble des associations qui reclament toujours l'abandon du projet de construction du reacteur nucleaire de 3eme generation, l'EPR, a Flamanville (Manche).
    D'autres pistes sont etudiees: reduction de la vitesse de 10 km/h sur tous les axes routiers, renforcement de l'isolation thermique dans l'habitat selon des modalites encore en discussion.
    "C'est l'ensemble de la plateforme que nous voulons defendre. Il n'est par exemple pas question de s'accrocher aux OGM pour ceder sur le nucleaire. Les mesures que nous proposons sont toutes importantes", a assure Francois Veillerette, president du Mouvement pour les droits et le respect des generations futures (MDRGF).
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    9- La question du jour. Faut-il un moratoire sur les OGM ?, Liberation, 11/09/07
    Par L.N. et G.LA.
     
    C’est ce qu’un des participants appelait hier un groupe «chaud». Au Museum d’histoire naturel de Paris, ONG, agriculteurs, scientifiques et semenciers se retrouvaient pour la deuxieme fois dans le cadre du groupe specifique aux OGM. Dossier toujours sous tension : le collectif des Faucheurs volontaires revendiquait hier apres-midi le fauchage d’une dizaine d’hectares de maïs transgenique dans le Maine-et-Loire.
    La semaine derniere, Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie et du Developpement durable, delivrait une feuille de route aux participants en annoncant, du Bresil, vouloir parvenir a un «accord global» sur les OGM tout en affirmant son intention de legiferer sur la question. Si le groupe s’accorde sur la necessite d’une loi, la question des cultures en cours divise. «On ne peut pas discuter sereinement d’une loi tant qu’il y a des OGM un peu partout en France», deplore Alexandre Faro, representant de l’Alliance pour la planete. Le collectif, qui federe 80 associations, fait donc d’un «moratoire sur toute culture d’OGM en pleins champs», un prealable a une discussion.
    «Moratoire», voila le mot qui fache et dont l’autre cote de la table ne veut pas entendre parler. «Pour nous, les contaminations sont rares, les regles de coexistence entre les cultures ayant ete verifiees scientifiquement», assure Philippe Gracien, representant des semenciers. Hier apres-midi, apres d’apres negociations, le principe d’une «adresse» au gouvernement demandant la «suspension» des cultures en cours a fini par etre adopte, avec le soutien des ONG et des syndicats. Aucune question de fond n’est reglee et il ne reste a priori qu’une reunion au groupe OGM, le 21 septembre : «C’est preoccupant, confie Arnaud Gossement de France Nature Environnement. Ce groupe est un vrai groupe test. Si on n’arrive a rien de mieux qu’une declaration de principe sur les OGM, c’est le Grenelle qui est mort.»
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    10- Grenelle de l'environnement: "La vraie question, c'est le passage a l'acte", selon Borloo, Metro avec AFP, 11/09/07
    Anne Chaon, Rio de Janeiro

     

    "Si ce n'etait pas difficile, c'aurait deja ete fait". En depit des obstacles, nombreux reconnait-il, le ministre du Developpement durable Jean-Louis Borloo est confiant en l'issue du Grenelle de l'environnement: "Mais la vraie question n'est pas de decider, c'est le passage a l'acte".
    "Claquer la porte est l'expression que j'ai le plus souvent entendu au debut. Et il y aura encore des coups de gueules, mais la demarche est deja acquise", juge-t-il dans un entretien a l'AFP, lors d'un deplacement au Bresil où l'initiative francaise a suscite un vif interet de la part de ses interlocuteurs.
    Les six groupes de travail installes debut juillet qui reunissent l'ensemble des partenaires - Etat, collectivites, syndicats, experts, ONG.... - sur les principales thematiques que sont le climat, les modes de production, la biodiversite ou la sante, rendront le 22 septembre leurs recommandations, d'où seront arretees 15 a 20 mesures principales fin octobre.
    "Tout est obstacle. Mon souci c'est de faire faire un bond en avant a l'ensemble (des questions traitees), parfois nous serons a 50%, parfois a 60 ou a 40 % de nos objectifs", poursuit M. Borloo. "L'important est que chaque acteur se sente personnellement responsable et veuille faire mieux que l'autre. L'Etat n'est qu'un petit joueur dans le dispositif, celui qui donne l'impulsion".
    Il est convaincu qu'un "accord global" sera trouve sur les organismes genetiquement modifies (pour lesquels il a promis une loi et la creation d'un Haute autorite independante) et sur une diminution des pesticides. "Les gens se parlent. Il faut sortir de l'anatheme, donner des perspectives".
    Plus largement, le Grenelle doit initier une revolution des comportements. Dans les transports, il entend repenser de fond en comble les infrastrucutures pour alleger le routier: "J'exige un plan global sur le fret, tous modes confondus. On refait Colbert dans une perspective optimale pour les cent ans qui viennent".
    Pour appliquer une reglementation energetique plus sobre dans l'immobilier, residentiel et de bureau - "On a beaucoup progresse sur l'ambition visee et la faisabilite" - une agence specialisee pourrait etre creee, "a condition que tous les partenaires soient dedans, pour avancer".
    Car il faudra, enumere le ministre, developper une filiere d'apprentissage, negocier avec les ecoles d'architecture, organiser rapidement des seminaires de formation pour les installateurs...
    "Nous avons en France un vrai retard par rapport aux pays du nord de l'Europe. Mais il faut lancer la machine, ensuite une experience sert l'autre".
    Pour mettre en oeuvre les decisions du Grenelle, il verrait bien "une loi de programmation sur cinq ans par exemple, pour que l'Etat soit credible. Mais ce ne sont que des outils. Qu'ils soient fiscaux ou legislatifs, ils viendront apres. D'abord, on definit les objectifs et la facon d'y repondre".
    Toute la societe est appelee a la tache: "Je ne lacherai personne: j'irai voir les profs, les intellectuels, les artistes qu'on n'entend peu, les responsables religieux..."
    Dementant "toute depression ou deception" consecutifs a sa nomination au Developpement durable apres un court detour par Bercy et les Finances, Jean-Louis Borloo assure que son super-ministere s'impose peu a peu au sein du gouvernement. Meme si "on ne change pas des pratiques centenaires du jour au lendemain".
    Alors qu'il lance le "bilan carbone" - l'etat de la consommation d'energie - de chaque ministere, en commencant par le sien, il a deja recu un signe encourageant de la part de l'armee: "Elle propose de mettre a disposition une partie de ses considerables espaces naturels, notamment au profit de la biodiversite".
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    11- Borloo: il y aura "un accord sur les OGM" au Grenelle de l'environnement, Metro avec AFP, 11/09/07

     

    Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'est declare convaincu, dans un entretien a l'AFP, qu'un "accord global" sur les OGM et sur la reduction de l'emploi des pesticides sera trouve au terme du "Grenelle de l'environnement", fin octobre.
    "Nous aurons un accord global sur les OGM et sur une diminution des pesticides", a declare le ministre de l'Ecologie, de l'amenagement et du developpement durables, lors d'un deplacement au Bresil.
    Au sujet des pesticides, il a precise qu'il "faudra sans doute continuer (de discuter) apres (le Grenelle) mais, au moins, le processus sera lance".
    Evoquant la creation d'un Haute autorite sur les organismes genetiquement modifies (OGM), qu'il souhaite, il a juge qu'il fallait "un maillage scientifique et une implication de la societe civile" sur ce sujet.
    Le ministre, qui a egalement promis une loi sur les OGM, a deplore un deficit general en France d'analyses et de connaissances scientifiques sur les questions de sante et d'environnement.
    "On manque d'observations sur ces questions" qui sont celui "les plus difficiles" parmi celles qui seront traitees par les etats-generaux de l'environnement, qui rassembleront tous les partenaires - Etat, collectivites, syndicats, ONG, professionnels...- en six groupes de travail thematiques.
    "Les groupes de travail sur le climat et sur la biodiversite sont pratiquement prets, ils avancent tres vite", a confie M. Borloo. "Sur la sante et l'environnement, sujet tres difficile, il faudra sans doute continuer apres" le Grenelle, a-t-il ajoute.
    Quinze a vingt mesures majeures seront arretees au terme de ces travaux, fin octobre.
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    12- Le portrait. Une mediatrice pour apaiser le climat, Liberation, 11/09/07
    Laure Noualhat
     
    Dominique Dron est chargee de rapprocher les positions des participants.
    Pour concevoir et mettre en œuvre le Grenelle, Jean-Louis Borloo a fait appel a une forte en theme pour «faire en sorte que ca fonctionne». Dominique Dron est une femme discrete, efficace, pointue sur tous les dossiers qui touchent de pres ou de loin, la lutte contre le changement climatique.
    Dans le cadre du Grenelle, sa mission - a priori a duree determinee - est simple : mettre de l’huile dans les rouages, rapprocher des positions diametralement opposees et faire en sorte que ce barnum accouche de mesures concretes et faciles a mettre en œuvre. Cette fille du Nord, elancee et amateure de nature (elle est agregee de sciences naturelles), avoue une ambition : «Faire prendre en compte les realites physiques et biologiques des changements climatiques dans les politiques publiques.» Rien que ca.
    Dominique Dron revient de loin. Normalienne, sa formation ne la destinait pas a l’environnement, le corps des Mines etant plutot repute pour prendre de haut ces questions-la. Elle presente donc le profil atypique de ceux qui ont reussi a s’affranchir de cette culture pro-industrielle pour s’interesser aux effets des activites humaines sur les ecosystemes. «Comprendre que nous sommes solidaires des processus vivants a la surface de la planete est une evidence», dit-elle. C’est cette antienne qu’elle porte au sein de l’administration francaise depuis ses debuts, en prenant garde de ne pas se retrouver politiquement marquee.
    Elle a demarre sa carriere a la Direction regionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (Drire) de Marseille en 1989 ou, deja, elle devait reunir tous les acteurs locaux autour d’une table, au sujet des pollutions industrielles. Puis, a l’occasion de la loi sur les dechets de 1992, elle a travaille a l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’energie (Ademe), avant de rejoindre les services du ministere de l’Ecologie sous Michel Barnier.
    Apres un detour par l’Institut scientifique de recherche agronomique (Inra), elle se retrouve, en 2002, propulsee a la tete de la Mission interministerielle contre l’effet de serre - qui depend alors de Matignon -pour rediger le Plan climat de la France. Devant le manque de moyens dont elle dispose, elle demissionne en 2004. «Beaucoup ont l’impression que diviser par quatre les emissions de gaz a effet de serre nous plongerait dans un monde de privation», declare-t-elle alors au Figaro. A l’epoque, le changement climatique n’est guere pris au serieux. Elle prefere donc quitter le milieu politique pour donner des cours a l’ecole des Mines. Aujourd’hui, sa mission aupres de Borloo la reintegre dans le serail…
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    13- Grenelle de l'environnement : les associations presentent leurs mesures, Les Echos, 12/09/07
    J. Ch.
     
    L'Alliance pour la planete a pris officiellement la parole pour la premiere fois. Ce groupe d'ONG propose, outre la taxe CO2, une reduction de 25 % de l'usage des pesticides et un moratoire sur les OGM.
    Prenant la parole officiellement pour la premiere fois, certaines associations de defense de l'environnement, regroupees au sein de l'Alliance pour la planete, ont presente leurs mesures, et lance une sorte d'avertissement au gouvernement. « Si le Grenelle ne debouche pas sur des decisions lourdes. Nous serons opposes a tout compromis qui ressemble a une mesure de communication, et qui ne soit pas en mesure de transformer la societe de maniere a repondre aux objectifs de defense de la planete », a martele Daniel Richard, president de WWF France.
    Mesures phare du groupe de travail numero un sur le climat, la necessite d'accelerer la renovation des batiments anciens, afin de faire baisser les consommations d'hydrocarbures, illustre parfaitement la difficulte des enjeux. Tous les membres du groupe de travail sont d'accord sur la necessite d'accelerer le rythme de renovation des logements anciens afin d'ameliorer leur efficacite energetique. Mais le rythme des renovations, les moyens necessaires et les degres de contrainte a faire peser sur les proprietaires ne sont pas faciles a mettre en place. Les associations reclament une mesure radicale : la mise en place d'une nouvelle reglementation qui imposerait a l'occasion de chaque transaction immobiliere (vente ou location) une renovation thermique. Meme difficulte sur la taxe carbone, destinee a augmenter le prix des hydrocarbures afin de baisser leur consommation. L'alliance reclame une taxe baptisee « contribution energie climat generalisee » (CEGC), sur toutes les energies non renouvelables. Collectee aupres des distributeurs d'energie, elle serait affectee la mise en place de programmes d'efficacite et de developpement des energies renouvelables.
    Pesticides : sujet explosif
    Le sujet des pesticides menace, lui aussi, d'etre explosif. Les associations exigent une reduction de 25 % de l'utilisation des pesticides en cinq ans au nom de la defense de la qualite de l'eau et pour des raisons de sante publique. Le president de la Republique, Nicolas Sarkozy, a evoque hier un « nouveau plan de reduction de l'utilisation des engrais et des pesticides », mais n'a donne aucun chiffre precis. « Entre OGM et agriculture bio, il va falloir choisir, de meme qu'entre le developpement des energies renouvelables et le nucleaire. Nous reclamons un moratoire sur les OGM », soulignait hier Yannick Jadot de Greenpeace.
    Le 4 octobre prochain, le gouvernement donnera un premier debut de reponse. Une declaration gouvernementale aura lieu a l'Assemblee nationale suivie d'un debat, sachant que la date de la reunion finale du Grenelle Environnement n'a pas encore ete fixee. Elle doit permettre de determiner une quinzaine de mesures a prendre, dont l'efficacite pourra etre mesuree.
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    14- Les ONG attendent Borloo au depart et a l’arrivee, Liberation, 12/09/07
    Guillaume Launay et Laure Noualhat
     
    Haro sur le manque d’organisation, qui pourrait nuire aux decisions finales.
    On ne rigole plus. Les ONG de l’Alliance pour la planete, qui presentaient hier, leurs propositions pour le Grenelle, ont profite de l’occasion pour mettre la pression sur le gouvernement. Daniel Richard, le president du WWF France avertit d’emblee : «S’il n’y a pas de decision lourde a la fin, non seulement le Grenelle sera un echec mais en plus il nous aura fait perdre du temps.» Les ONG commencent a s’inquieter des flous qui subsistent dans l’organisation. Qui validera les propositions faites par chaque groupe thematique ? Comment se derouleront les debats en region ? Et surtout, quelles seront les marges de manœuvre lors de la negociation finale qui doit se tenir fin octobre ?
    Faux consensus. Lundi soir, un texte signe par les ONG presentes au Grenelle a ete adresse au ministre Jean-Louis Borloo, pendant son escapade au Groenland, pour s’inquieter du processus de prises de decision.
    «L’impreparation de ce Grenelle, qui pouvait etre comprehensible en juillet, est aujourd’hui suspecte», pointe Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Qui craint par-dessus tout un resultat de faux consensus : «Nous ne considerons pas qu’ensemble tout est possible. Sur le nucleaire, les OGM, les pesticides, il faudra bien choisir entre des positions opposees.»
    «Courage». Les mesures phares de l’Alliance vont de l’abandon du reacteur EPR a un moratoire sur les nouveaux incinerateurs, les autoroutes, les aeroports, en passant par des incitations fiscales (appareils economes en energie, agriculture bio) et des reformes juridiques.
    «Ce n’est pas d’une evolution dont nous avons besoin mais d’une transformation qui necessitera du courage», insiste Daniel Richard du WWF. Les associations ont plusieurs fois menace de sortir du processus, mais sans preciser les criteres de la rupture.
    «La pression n’est pas sur nous, elle est sur le gouvernement, assure Francois Veillerette du Mouvement de defense des generations futures. C’est lui qui a une obligation de r esultat.» Le voila prevenu.

    Fondation Nicolas hulot 2

    15- "Grenelle" : les associations inquietes sur la methode, Le Figaro, 12/09/07
    Caroline de Malet
     
    L'Alliance pour la planete demande des assurances et n'exclut pas de claquer la porte aux negociations avec le gouvernement.
    A moins de dix jours des dernieres reunions des groupes de travail, le « Grenelle de l'environnement » traverse une zone de turbulences. Inquietes, les associations de defense de l'environnement, l'Alliance pour la planete, France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot ont adresse lundi une lettre ouverte au ministre de l'Ecologie, du Developpement et de l'Amenagement durables, a propos de la methodologie retenue pour ce round de negociations sur les politiques environnementales a adopter en France. L'initiative, dont le coup d'envoi ete donne en juillet dernier par le ministere, doit trouver son point d'orgue fin octobre, avec l'adoption d'une quinzaine de programmes d'action pour les cinq annees a venir. D'ici la, six groupes de travail thematiques se reunissent jusqu'au 20 septembre. Mais ensuite ? « Nous ne savons rien des consultations regionales » qui doivent avoir lieu en France pour debattre les propositions sur la table, s'alarme Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France, au nom de l'Alliance pour la planete, qui groupe 70 associations (Greenpeace, WWF...). « Les associations veulent avoir la confirmation que ce qui sortira des groupes de travail, y compris les propositions conflictuelles, sera valide par ces derniers. Il serait inconcevable que ce travail soit fait par un groupe de rapporteurs sachant deja ce que le ministere est pret a lacher. Si c'est ce qui est prevu, nous sortirons du»Grenelle* ».
     
    Divergence
    Meme flou, a leurs yeux, autour du round final entre le gouvernement et les participants a cette grand-messe, ONG, syndicats, industriels, collectivites locales : « Le gouvernement ne veut pas parler de negociation. Il existe une sorte d'inorganisation organisee. » Le secretaire d'Etat a l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, reconnaissait hier : « Nous n'avons pas encore cale de facon definitive les modalites precises de la table ronde finale. »
    De nombreuses divergences apparaissent egalement sur le fond. S'il existe souvent au sein des groupes de travail un consensus sur les objectifs, le choix des moyens diverge. En presentant hier ses propositions dans le cadre du « Grenelle » - limitation de la vitesse a 120 km/h sur autoroute, taxe sur les energies non renouvelables, interdiction des ampoules a incandescence... - l'Alliance pour la planete a notamment fait etat des conflits autour de l'idee d'un moratoire sur les OGM. Et Yannick Jadot de conclure : « Nicolas Sarkozy considere que tout est possible. Or non ! On va devoir choisir entre OGM et agriculture bio, eau potable et pesticides, EPR et developpement des energies renouvelables. » Etc.
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    16- Grenelle de l’environnement : les ONG durcissent le ton, Novethic, 12/09/07
    Veronique Smee
     
    Entames au debut de l’ete dans un climat enthousiaste, les travaux du Grenelle de l’environnement ont repris, en septembre, dans une atmosphere pour le moins tendue. Si les problemes lies a l’organisation de depart pouvaient se comprendre, ils exasperent aujourd’hui les ONG, a un mois des propositions finales.
    « Le dialogue est tres dur, » affirme Yannick Jadot, membre de Greenpeace et porte-parole de l’Alliance au Grenelle. « Nous avons failli claquer la porte, faute de visibilite sur la methode employee par le MEDAD. Alors qu’on entre dans la phase decisive des dernieres reunions, nous n’avons pas la moindre idee sur la facon dont les propositions vont etre definies ». Depuis deux mois, les ONG attendent de savoir comment se deroulera la negociation finale, demande restee sans reponse jusqu’ici. Ce manque de transparence sur l’achevement des travaux entretient la mefiance des ONG, qui evoquent une « desorganisation organisee », a leurs yeux « suspecte ».  « Nous demandons la confirmation que les propositions retenues soient bien validees par les 6 groupes de travail. Pas question que Jean-Louis Borloo fasse lui-meme son propre paquet de mesures », previent Yannick Jadot, ajoutant que les ONG « ont appris par la presse » la liste des villes ou se derouleront les debats publics sur le Grenelle.
    L’ambiance n’est donc pas des plus sereines, d’autant que l’actualite recente est venue renforcer leurs doutes. La remise en cause par Nicolas Sarkozy de la politique energetique allemande, fondee notamment sur les energies renouvelables, la reduction annoncee du fret ferroviaire, le front des constructeurs automobiles contre les limitations europeennes d’emissions de CO2 des vehicules et enfin les declarations de Michel Barnier pronant l’agriculture raisonnee au detriment du bio sont interpretes comme autant de signaux negatifs par les membres de l’Alliance. Resolues a ne faire « aucun compromis », les ONG ont prevenu que leur participation au Grenelle etait conditionnee par l’adoption de « mesures de transformation de la societe ». « Nous ne ferons pas le jeu de la communication du gouvernement, ni des entreprises qui reprennent les messages ecologistes a leur compte. Les solutions existent pour repondre a la crise ecologique. Nous sommes la pour negocier sur les solutions a la crise, pas sur la realite de la crise elle-meme », souligne Yannick Jadot. Par ailleurs, si un consensus semble se degager sur l’efficacite energetique des batiments, la encore, les ONG restent septiques. « Tout le monde est d’accord sur cet objectif, mais le debat reste difficile sur les moyens d’y parvenir », observe Sandrine Mathy, presidente du reseau Action Climat. Attention aux faux consensus ». En la matiere, l’Alliance preconise un seuil de 50 kWh/m2 (chauffage et eau chaude) pour le neuf, et de 80 Kwh/m2 pour l’ancien. Autant dire qu’un accord avec les acteurs du batiment est loin d’etre trouve… Quand au dossier des OGM, la position de l’Alliance (decreter un moratoire sur les cultures en plein champ) ne sera pas negociable, quelle que soit la decision du gouvernement. « Le groupe de travail sur les OGM est arrive au constat suivant : le niveau de connaissance sur leurs impacts est consternant », lache Chantal Jacquet, membre de GoodPlanet. « Les rares etudes sont menees par les producteurs d’OGM eux-memes, qui de toute facon n’en communiquent pas les resultats».
    Sur le fond, au-dela  des mesures traditionnellement demandees par les ONG sur l’eau, la biodiversite ou l’agriculture, l’Alliance affiche egalement de nouvelles ambitions concernant les entreprises. Les ONG demandent en effet une reforme des comites d’entreprise creant, parallelement aux syndicats, une instance reservee aux ONG. Elle aurait pour but de veiller « a tout ce qui touche a l’environnement et a la sante des salaries et des consommateurs », de « renforcer les alertes et la surveillance des conditions de travail des employes », ainsi que de donner « un droit de regard sur les biens et services que les entreprises mettent sur le marche ou qu’elles achetent ». Cependant, comme l’ont fait remarquer les ONG elles-memes, « aucun accord n’a ete trouve sur ce point avec les syndicats ». Car si syndicats et ONG ont des positions et des batailles communes, notamment sur les problemes de sante au travail, la question de leur representativite et de leur eventuelle concurrence dans le dialogue social restent aujourd’hui en suspens. Enfin, s’agissant des entreprises, les ONG souhaitent egalement prendre part a la formation environnementale des salaries Objectif : inclure des formations relatives au respect de l’objectif developpement durable et a la reduction de l’impact sur l’environnement et la sante des salaries et des consommateurs.
    A la question de savoir comment elles reagiront en cas d’echec du Grenelle, les ONG veulent rester confiantes. « Le Grenelle est un excellent outil de prise de conscience des problemes mais aussi des solutions, » affirme Daniel Richard, president du WWF. « Quoi qu’il advienne, nous restons des ONG, notre mission continue. Nous avons cree l’Alliance, appris a travailler avec les syndicats, le bilan est deja positif ». Et Francois Veillerette, president du MDRGF, de conclure : « C’est le gouvernement qui a la pression dans cette affaire, pas nous ».
    <http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=110932&titre=Grenelle%20de%20l&#8217;environnement%20:%20les%20ONG%20durcissent%20le%20ton>
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    17- Grenelle de l'environnement : l'ARF reclame des mesures concretes s'appuyant sur les regions, Localtis.info, 12/09/08
     
    A l'issue d'une reunion de coordination de ses representants dans chacun des groupes de travail charges de preparer le Grenelle de l'environnement, le 11 septembre, l'Association des regions de France (ARF) a souhaite que le Grenelle debouche sur des mesures "fortes, concretes et audacieuses" reconnaissant leur role de "chef de file" dans une serie de politiques.
    "Le Grenelle de l'environnement ne devra pas decevoir. Le gouvernement ne saurait se contenter de quelques mesures emblematiques et d'annonces sans lendemain. Il ne pourra pas non plus s'inscrire dans une demarche centralisatrice, alors que partout en Europe les politiques environnementales s'appuient sur les regions", a declare Jean-Jack Queyranne, president de la region Rhone-Alpes. Rappelant que les regions etaient "en premiere ligne des politiques publiques en faveur de l'environnement" et que depuis 2004, elles avaient augmente de 20% leur budget dans ce domaine, Jean-Jack Queyranne a souhaite que les mesures qui seront formulees se "traduisent par des dispositions d'ordre legislatif, reglementaire et financier, avec des ressources dediees a l'exercice des responsabilites qui seraient transferees" aux regions.
    Le president de la region Rhone-Alpes a egalement demande que "leur role de chef de file dans les politiques liees aux energies nouvelles, aux transports collectifs, a la biodiversite, a l'agriculture et a l'eau soit clarifie et renforce".
    D'ici la fin septembre, l'ARF fera connaitre l'ensemble de ses propositions. Mais d'ores et deja, les regions reclament un programme de developpement des energies renouvelables pour rattraper le retard de la France en la matiere. Elles souhaitent aussi que l'Etat s'engage sur une loi de programmation pour les transports au cours de l'actuelle legislature. Cette loi s'inscrirait dans le cadre d'un plan de modernisation a 20 ans des infrastructures ferroviaires, portuaires et fluviales. L'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) devrait alors evoluer  vers une "Agence des transports avec des ressources dediees et correspondant a ses missions". Les regions, compte tenu de leurs responsabilites pour les TER, voudraient aussi pouvoir beneficier d'une fraction du versement transport, paye par les entreprises de plus de neuf salaries. Elles soutiennent aussi la creation de l'eurovignette pour les poids lourds et demandent l'arret du nouveau plan fret de la SNCF qui vise a supprimer les plates-formes de chargement de 262 gares.
    Dans le domaine du logement, les regions demandent la mise en oeuvre de la renovation de l'habitat ancien pour diminuer la consommation d'energie et l'adoption de normes environnementales renforcees pour les constructions neuves dans les plans locaux d'urbanisme. Elles souhaitent aussi que soient generalises les "plans climat" inities par certaines d'entre elles pour lutter contre le rechauffement climatique et que cette demarche, qui associe acteurs economiques, sociaux et administrations, trouve sa traduction dans des avenants aux contrats de projets Etat-regions pour la periode 2007-2013. Ces documents devraient aussi integrer des exigences de preservation de la biodiversite et des ressources naturelles, estiment-elles.
    L'ARF confirme sa demande d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, prealable a la discussion du projet de loi annonce par le ministre de l'Ecologie fin aout. Les regions se disent aussi pretes a engager des negociations sur l'evolution de la politique agricole commune pour assurer la gestion directe des aides au niveau regional et orienter ces soutiens vers des mesures agro-environnementales. Enfin, elles demandent le renforcement de l'agriculture biologique, avec l'objectif d'atteindre 10% des surfaces cultivees en 2012, et une "reduction drastique" sur 10 ans de l'utilisation des pesticides.
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    18- Grenelle de l'environnement : le gouvernement prevoit une reunion sur la methode, AFP, 13/09/07
     
    Paris (AFP) - 09h09 - Le ministere de l'Ecologie va organiser un rendez-vous avec les participants au Grenelle de l'environnement "pour mettre en place une methodologie qui soit acceptable par tout le monde", a annonce Nathalie Kosciusko-Morizet, secretaire d'Etat chargee de l'Ecologie dans une interview a Metro jeudi.
    Les ONG ecologistes s'inquietent du flou du processus qui devra permettre d'aboutir a des decisions concretes a l'issue de ce forum fin octobre et ont ecrit au ministre du Developpement durable Jean-Louis Borloo pour lui demander des eclaircissements.
    "Il est tout a fait comprehensible qu'il y ait des inquietudes a mesure que l'on s'approche du moment des decisions", a estime Mme Kosciusko-Morizet. "La partie n'est pas gagnee, c'est un vrai pari", a-t-elle fait remarquer.
    Les groupes de travail qui preparent le Grenelle doivent rendre leurs conclusions fin septembre. Celles-ci devront etre ensuite enrichies par la consultation du grand public, via internet et lors de reunions en region au cours de la premiere quinzaine d'octobre. Le ministere presentera les idees retenues lors d'une table ronde fin octobre.
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    19- Grenelle de l'Environnement : Dominique Bussereau veut voir la SNCF gagner en competitivite dans le fret, Associated Press, 13/09/07
     
    A l'approche du Grenelle de l'Environnement, dont les debats seront largement centres sur les transports, le secretaire d'Etat en charge du secteur, Dominique Bussereau, declare s'attendre a la creation d'infrastructures dediees au fret ferroviaire mais regrette le manque de competitivite de la SNCF dans ce domaine.
    "On se trouve dans une situation absolument invraisemblable en France", releve-t-il dans un entretien publie vendredi par "Les Echos". "Dans tous les pays europeens, le fret ferroviaire gagne des parts de marche (...) En revanche en France, non seulement la SNCF a perdu de l'argent, 260 millions d'euros l'an dernier, mais elle a perdu aussi des parts de marche."
    Selon lui, la Deutsche Bahn allemande "affiche un trafic et un chiffre d'affaires deux fois superieur a ceux de la SNCF avec moins de gares (1.432 contre 1.583 a la SNCF) et juste un triage supplementaire".
    Plaidant pour que la SNCF "devienne un operateur global", Dominique Bussereau rappelle que la presidente de l'entreprise "Anne-Marie Idrac, son comite executif et l'entreprise toute entiere sont responsables des resultats devant l'Etat actionnaire".
    "Mme Idrac sait que la volonte du president de la Republique, du gouvernement est que le fret ferroviaire reconquiert des parts de marche. Cela va ressortir fortement des debats du Grenelle de l'Environnement", poursuit le secretaire d'Etat.
    Sur ce point, il confirme que "le developpement des nouvelles infrastructures de transport occupe une large place dans les debats", conformement a la volonte de Nicolas Sarkozy de "voir la part des modes alternatifs a la route, a savoir le ferroviaire, le maritime et le fluvial, rapidement gagner 25% de part de marche supplementaire en France".
    M. Bussereau ajoute qu'il a suggere au Premier ministre Francois Fillon de faire suivre cette reunion d'un Comite interministeriel a l'amenagement du territoire. "Apres celui de decembre 2003, il permettrait de faire le point et d'adapter les infrastructures aux choix du Grenelle", notamment en matiere de lignes a grande vitesse (lignes Sud Europe Atlantique, LGV Rhin-Rhone, deuxieme phase de la LGV Est) et de fret.
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    20- "L’ecologie n’est pas un luxe", interview de Nathalie Kosciusko-Morizet, Metro, 13/09/07
    Caroline Brun, Nadia Loddo, Alexandre Zalewski

     

    Nathalie Kosciusko-Morizet, secretaire d’Etat a l’Ecologie, repond aux interrogations sur le Grenelle de l’environnement.
    A quelques semaines du Grenelle de l’environnement, les crispations se font jour. Dans la derniere ligne droite des negociations, les organisations ecologistes s’inquietent notamment
    du flou du processus de decision cense permettre d’accoucher des “mesures concretes” prevues. L’Alliance, la Fondation Nicolas Hulot et France nature environnement ont adresse une lettre ouverte au ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, pour lui demander des explications. Nathalie Kosciusko-Morizet, la secretaire d’Etat a l’Ecologie, livre a Metro sa version du processus en cours, ainsi que sa vision de la defense de l’environnement. 
    On sent la grogne monter a propos du Grenelle de l’environnement…
    C’est normal, car on est dans une etape intermediaire. Nous arrivons a la fin du premier cycle, celui des groupes de travail. Nous allons bientot entrer dans la phase de consultation publique et il est tout a fait comprehensible qu’il y ait  des inquietudes a mesure que l’on s’approche du moment des decisions. Mais nous allons organiser, avec Jean-Louis Borloo, un rendez-vous pour mettre en place une methodologie qui soit acceptable par tout le monde.
    Le Grenelle peut-il echouer ?
    La partie n’est pas gagnee, c’est un vrai pari. Je vous rappelle qu’il s’agit de faire evoluer un projet de civilisation et de modifier en profondeur nos modes de production et de consommation. On a une fenetre de tir, mais cela n’ira pas tres loin si l’on ne peut pas compter sur la mobilisation de tous les acteurs : l’Etat, les industriels et les consommateurs. D’où la necessite de la consultation publique, qu’elle se fasse via Internet ou des forums regionaux. Nous la voulons la plus ouverte possible — y compris aux sites antigouvernementaux.
    Vous dites que le consommateur a evolue, mais pas vraiment quand on touche a sa voiture…
    Il existe aujourd’hui une certaine mobilisation chez les constructeurs, mais je pense que l’on n’est pas encore assez creatif. Ainsi, quand on achete une voiture hybride, c’est la batterie qui coute cher. Et nombre de particuliers renoncent a l’achat d’un vehicule propre parce qu’ils n’ont pas la tresorerie. Pourquoi ne pas imaginer un systeme de leasing, dans lequel la voiture serait achetee au prix d’un vehicule classique, et où la batterie serait remboursee chaque mois, grace aux economies realisees sur l’essence ? Autre piste pour la voiture : l’eco-partage. A-t-on vraiment besoin, quand on habite une grande agglomeration, d’etre proprietaire de son vehicule ou a-t-on seulement besoin de pouvoir utiliser une voiture le week-end ?
    Ne vaut-il pas mieux developper les transports en commun ?
    Je suis pour tout ce qui est incitatif a partir du moment où on propose une alternative. C’est en ce sens, et en tant qu’elue de la grande banlieue parisienne, que je suis tres critique avec la politique de la ville de Paris. Je trouve Velib’ formidable… pour les Parisiens intra-muros. Le tramway, c’est tres sympa pour les gens qui habitent autour. Mais il est finance par l’argent du conseil regional, donc de tous les Franciliens. Et je ne vois pas pourquoi le contribuable de ma commune, qui n’a qu’une ligne de RER, et qui subit des retards, devrait payer pour un tramway qu’il n’utilisera jamais. Il y a quelque chose de profondement antisocial dans cette politique.
    Il faut donc etendre Velib’ en banlieue…
    Oui, mais le probleme, c’est que Velib’ a ete finance avec des marches de pub qui ne s’interessent guere a la banlieue. Il aurait fallu negocier l’extension vers la peripherie des le debut de l’operation
    Le voyage de Jean-Louis Borloo au pole Nord provoque des remous. Etait-il vraiment opportun ?
    Moi, j’etais a Berlin, pendant ce temps-la... (Rires) Plus serieusement, on fait la meme critique a Nicolas Hulot ou a Yann Arthus-Bertrand, avec leurs emissions de CO2 pour realiser leurs reportages. Mais ils ont eu un impact immense sur la sensibilisation des gens aux questions environnementales. En allant au Groenland, Jean-Louis Borloo a voulu alerter sur l’urgence de la situation et souligner combien il etait important d’agir des aujourd’hui. C’est une interpellation utile.
    Les difficultes economiques et budgetaires du moment n’auront-elles pas raison des bonnes intentions environnementales ?
    La preoccupation environnementale, l’ecologie, ce n’est pas un luxe ni la charite faite a la planete. C’est fondamental. Il faut y penser meme quand cela va mal, et surtout si cela va mal, parce que c’est la source de notre future competitivite.
    Voir des extraits video de l'interview
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    Biographie
    - Nathalie Kosciusko-Morizet est nee le 14 mai 1973 a Paris.
    De 1999 a 2001, elle est responsable de la cellule environnement a la direction des relations economiques exterieures (Dree) a Bercy. 
    - A partir de mai 2002, elle entre au cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseillere technique pour l’ecologie.
    - En juillet 2002, elle devient la benjamine de l’Assemblee nationale etant elue deputee de l’Essonne.
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    La semaine de la mobilite
    Du 16 au 22 septembre, comme chaque annee, le ministere de l’Ecologie, du Developpement et de l’Amenagement durable, reitere la Semaine europeenne de la mobilite. Natalie Kosciusko-Morizet s’est felicitee de 422 evenements et animations qui ont deja ete enregistres, soit un tiers de plus qu’en 2006. 
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    21- Fillon veut engager la France dans la "croissance verte", AFP, 13/09/07
     
    Grignon (AFP) - 16h57 - La France doit s'engager dans "la croissance verte" et faire du developpement durable et de la recherche en environnement un atout pour son economie, a plaide jeudi Francois Fillon.
    "Faire du developpement durable une chance et non une contrainte" est "l'un des enjeux du Grenelle de l'environnement", a dit le Premier ministre lors d'une visite a un site de recherche de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) a Grignon (Yvelines).
    "Tout reste a faire", a-t-il estime, "puisque la part dans le PIB des eco-entreprises est chez nous la plus faible pratiquement de tous les pays europeens developpes".
    Relevant que l'economie de l'environnement creait chaque annee "10.000 emplois nouveaux", il a evoque les "eco-technologies", le "developpement des usages non-alimentaires des productions agricoles" et les "services a l'environnement".
    Pour Francois Fillon, la "croissance verte" doit s'appuyer sur "les grands groupes industriels" qui devront "accompagner et federer les 8.000 PME francaises qui travaillent pour l'environnement".
    Interroge sur l'eventualite d'un moratoire sur les organismes genetiquement modifies (OGM) a l'issue du Grenelle de l'environnement fin octobre, le Premier ministre a laisse augurer une reponse negative en affirmant que "la France veillera a ne pas s'isoler du reste du monde sur ces questions".
    M. Fillon s'est fait presenter a Grignon des varietes de ble capables de resister aux maladies avec un apport diminue de pesticides. Il s'est aussi fait expliquer des recherches visant a limiter l'effet de serre en piegeant le carbone dans les sols, ou a valoriser les dechets urbains en composts agricoles.
    Il a visite ensuite a Limay (Yvelines) une chaudiere experimentale a biomasse developpee par Veolia Environnement, l'un des leaders mondiaux du secteur.
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    22- En bref : le Grenelle de l'Environnement sur Youtube, Futura-Sciences, 14/09/07
     
    Nathalie Kosciusko-Morizet a annonce hier que des videos et des interviews, realisees lors des reunions preparatoires au Grenelle de l'environnement seraient accessibles sur Youtube.
    Il y en a a ce jour 48, que vous pouvez consulter sur ce site special. "Il est primordial que le public s'empare des propositions concretes issues de la phase preparatoire du Grenelle Environnement. Il s'agit la de politiques touchant a la vie quotidienne des Francais et qui concernent le futur de chaque citoyen", a souligne la secretaire d'Etat.
    <http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/developpement-durable-1/d/en-bref-le-grenelle-de-lenvironnement-sur-youtube_12885/>
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    23- Une taxe sur les poids-lourds pour financer les infrastructures ferroviaires, La Tribune, 14/09/07
     
    Une taxe sur les poids-lourds pour financer le developpement durable et les infrastructures ferroviaires de transport public est remis a l'ordre du jour par le secretaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.
    Le secretaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, relance l'idee d'instaurer une taxe sur les poids-lourds pour financer le developpement durable et les infrastructures ferroviaires de transport public, dans une interview aux Echos parue ce vendredi.
    Le secretaire d'Etat souligne toutefois que sa mise en place donnera lieu a "une tres importante concertation avec les collectivites locales et avec les entreprises de transport routier".
    Par ailleurs, concernant le fret ferroviaire, "on se trouve dans une situation absolument invraisemblable en France", insiste Dominique Bussereau qui souligne que ce secteur gagne des parts de marche dans tous les autres pays europeens.
    "Il n'y aucune raison que le fret ne parvienne pas a se redresser", affirme-t-il. "Quant a la maniere d'y parvenir, c'est a la SNCF de decider, elle a son autonomie de gestion. Anne-Marie Idrac, son comite executif et l'entreprise toute entiere sont responsables des resultats devant l'Etat actionnaire".
    Revenant sur les projets d'autoroutes ferroviaires, Dominique Bussereau affirme qu'il "faudrait un axe Dunkerque-Atlantique, et certainement aussi un axe Est-Ouest, qui emprunterait la liaison Nantes, Saint-Pierre des Corps, Lyon". Il reaffirme aussi son soutien au canal Seine-Nord, "qu'il faut faire le plus possible".
    Enfin, Dominique Bussereau insiste sur le fait qu'il "faut absolument ameliorer la gouvernance des ports" et mieux utiliser leur complementarite, faisant ainsi echo aux propos de Nicolas Sarkozy, qui en juin avait souhaite une reforme des ports autonomes dont le statut "archaique" doit "evoluer".
    "Il s'agit de distinguer dans la gouvernance des ports ce qui releve du domaine regalien, a savoir la securite, la surete, l'amenagement du territoire, de ce qui tourne autour de la gestion operationnelle du port", explique M. Bussereau.
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    24- Lieux et dates des rencontres organisees en region dans le cadre du Grenelle de l'environnement, CFEEDD, 14/09/07
     
    Vous trouverez ci-dessous les lieux et dates des rencontres organisees en region dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
    Il est tres important pour nous tous que le plus possible d'acteurs de l'EEDD (Education a l’Environnement vers un Developpement Durable) soient presents lors de ces rencontres et disent l'importance de developper l'EEDD.L'idee principale que nous souhaitons faire passer c'est celle que l'EEDD s'organise a partir des territoires en impliquant tous les acteurs. Financement des projets d'EEDD, developpement de l'emploi et des filieres professionelles de l'EEDD sont au premier rang de nos propositions.
    Ville Departement Date de reunion
    Besancon Doubs 8 octobre
    Bourges Cher 5 octobre
    Drancy Seine-Saint-Denis 5 octobre
    Perpignan Pyrenees-Orientales 12 octobre
    Le Havre Seine-Maritime 8 octobre
    Saint-Denis-de-La-Reunion La Reunion 15 octobre (sous reserve de confirmation)
    Annecy Haute-Savoie 11 octobre
    Sophia-Antipolis Alpes-Maritimes 8 octobre
    Brest Finistere 16 octobre
    Epinal Vosges 19 octobre
    Saint-Etienne Loire 15 octobre
    Laval                                        Mayenne 10 octobre
    Perigueux Dordogne 15 octobre
    Aurillac Cantal 8 octobre
    Arras Pas-de-Calais 15 octobre
    Chalons-en- Champagne Marne 15 octobre
    Mulhouse Haut-Rhin prochainement annoncee
    NB : Il revient aux personnes interessees de rechercher localement les horaires et sites precis de ces rencontres.
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    25- La question du jour. Faut-il baisser la TVA sur les produits verts ?, Liberation, 15/09/07
    Guillaume Launay
     
    Soutenue par Sarkozy, l’idee ne fait pas l’unanimite.
    La TVA au secours de la planete. C’est une des pistes de travail que Nicolas Sarkozy a donne a ses services et qui revient periodiquement dans les debats des groupes du Grenelle consacres a la fiscalite ecologique. En juillet, reprenant un de ses engagements de campagne, le president de la Republique annoncait, en compagnie de Gordon Brown, une «initiative tres forte» : soumettre a ses partenaires europeens la mise en place d’une TVA a taux reduit pour «tous les produits ecologiquement propres». Le President illustrait son propos en deplorant qu’une «voiture qui pollue coute moins cher qu’une voiture qui ne pollue pas».
    Label «ecoproduit». Au ministere du Budget, on a donc commence cet ete a plancher, tout en assurant attendre le resultat des discussions du Grenelle. Objectif : donner un avantage aux produits respectueux de l’environnement et inciter les entreprises a faire des efforts. «Mais si on veut qu’une baisse de la TVA marche, precise-t-on a Bercy, il faut une liste de produits commune pour toute l’Europe avec un taux reduit obligatoire.» C’est-a-dire definir les criteres d’un label «ecoproduit» qui convienne a vingt-sept Etats (en matiere de fiscalite, c’est l’unanimite qui prevaut), le tout dans le cadre de la vaste discussion qui doit s’engager sur la TVA en Europe, ou il sera aussi question du taux a 5,5 % pour la restauration. Plusieurs mois de debat en perspective.
    Le projet, qui favoriserait les entreprises plus responsables et serait a priori bon pour le pouvoir d’achat, seduit du Medef a la CGT. Mais, dans ce cas, pourquoi cette piste si peu couteuse (sauf pour le budget de l’Etat, mais Bercy souligne qu’ «on n’en est pas encore a examiner les consequences budgetaires») ne rencontre-t-elle qu’un enthousiasme modere chez certains specialistes de l’environnement ? «Cette baisse est en fait une forme de subvention. Est-ce de ca dont nous avons vraiment besoin ?» s’interroge Sylvie Faucheux, professeure d’economie de l’environnement a l’universite de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines. « On va ajouter un pansement et accroitre la complexite fiscale sans profiter de l’occasion pour faire evoluer en profondeur notre systeme, en fonction d’objectifs environnementaux» - n otamment via un transfert des charges pesant sur les salaires vers la consommation d’energie ou de ressources.
    Mesure transitoire. « La TVA n’est pas un outil nuance : il n’existe pas 55 taux differents, rencherit Bruno Genty, de l’organisation France Nature Environnement. Et comme elle n’est pas visible pour le consommateur, elle ne stimule pas vraiment la demande de produits durables.» L’ONG defend pourtant cette baisse, mais l’envisage seulement comme une mesure «transitoire» qui serait contrebalancee par une TVA alourdie pour les produits et services qui portent atteinte a l’environnement. En attendant la mise en place d’une reforme plus ambitieuse (lire ci-dessous). «En matiere de fiscalite verte, nous avons pris beaucoup de retard sur nos voisins europeens, souligne Sylvie Faucheux. Il y a des pistes tout a fait innovantes, aux Pays-Bas ou en Scandinavie.» Et l’universitaire conclut : «S’il ne sort du Grenelle qu’une baisse de la TVA, c’est un peu dommage. »
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    26- Des taxes plein les musettes, Liberation, 15/09/07
    G. L.
     
    Le Grenelle est l’occasion de remettre a plat une fiscalite verte faible et eparpillee. Avec des mesures directes visant a taxer ce qui pollue. La taxe energie est l’un des dossiers les plus debattus. L’Alliance pour la planete defend une «contribution energie-climat» payee par le consommateur final en fonction du type d’energie utilisee. Cette taxe serait alourdie progressivement afin que particuliers et entreprises modifient leurs comportements et leurs equipements. D’autres defendent une taxe carbone qui ne toucherait que les emissions de CO2. L’ONG France Nature Environnement milite, elle, pour une «ecocontribution» sur tous les produits et services afin de pousser les producteurs a integrer les couts environnementaux, generalisant le principe pollueur payeur. Pour impliquer le consommateur, ces couts figureraient sur les etiquettes. D’autres reformes plus ciblees (ecovignette automobile avec bonus et malus, taxe kilometrique pour les camions) seront aussi sur la table de la prochaine reunion, lundi. Sur ces sujets hypersensibles, le Medef se dit pret a discuter «a condition que ca ne deteriore pas la competitivite des entreprises». La CGT insiste pour que chacun ne soit touche «qu’a la hauteur de sa capacite contributive».
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    27- Syndicalistes et ecologistes sur les rails du fret, Liberation, 15/09/07
    Catherine Maussion
     
    La coalition se bat contre la fermeture par la SNCF de 262 gares non rentables.
    La SNCF avait mal choisi son moment : annoncer, le 16 aout en pleine preparation du Grenelle de l’environnement, la fermeture au fret par «wagons isoles» (la marchandise apportee par le transporteur est chargee sur un wagon, puis acheminee vers une gare de tri) de 262 gares en France.
    Du coup, les ONG et les syndicats se sont joints : «La politique de la SNCF est tellement ahurissante qu’elle a precipite notre coalition», se felicite Daniel Geneste, le secretaire general de la CGT-transports. «C’est meme la premiere fois qu’on mobilise autour d’une cause tout le perimetre des ONG !» Apres avoir reussi ce tour de force, la SNCF va deminer lundi le terrain. Sa presidente, Anne-Marie Idrac, recoit les associations ecologistes, «pour echanger et debattre» et «recueillir leurs analyses et propositions». En France , alors que le tonnage transporte explose depuis plusieurs decennies, la part confiee a la SNCF ne cesse de reculer. «On etait a 50 milliards de tonnes transportees en 2002, et on est a 45 milliards aujourd’hui», reconnait-on chez le transporteur public. Et ce n’est pas le sursaut observe au premier semestre - le trafic a augmente de 3,5 % - qui devrait renverser la tendance.
    Le rail occupe une part mineure dans le transport des marchandises. Au grand dam des ecologistes. Il creuse aussi le deficit de la SNCF. Tout particulierement le transport par wagon isole. Anne-Marie Idrac pourrait a cette occasion mettre en avant quelques chiffres. Actuellement, 1 550 gares permettent le transport par wagon isole qui represente 30 % de l’activite fret de la SNCF - le reste est achemine par trains entiers ou par des containers -, mais genere 260 millions d’euros de pertes sur un chiffre d’affaires total du fret de 1,9 milliard d’euros. D’ou la fermeture annoncee des 262 acces les moins rentables.
    «C’est comme si La Poste retirait des boites aux lettres la ou il y a trop peu de courrier», justifie la SNCF. Daniel Geneste rappelle la plateforme signee entre les syndicalistes et les ecolos : «Surseoir a la fermeture des gares de fret et obtenir du gouvernement, le veritable patron de l’entreprise publique, un plan chiffre de report modal de la route vers le rail»…
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    28- Grenelle de l’environnement. La biodiversite n’est pas oubliee, Temoignages, 17/09/07
     
    Le groupe de travail numero 2 a defini trois propositions de programmes qui ont suscite un consensus. Les discussions ont surtout porte sur les moyens et outils a mettre en œuvre pour les realiser.
    « Mettre la biodiversite sur le meme plan que les autres politiques publiques ». C’est l’appel que lancait France Nature environnement (FNE) dans son cahier de propositions concernant le Grenelle de l’environnement. Cela semble pour l’instant bien parti. Apres quatre reunions entre le 17 juillet et le 5 septembre, les membres du groupe de travail n°2 « Preserver la biodiversite et les ressources naturelles » sont tombes d’accord sur trois grands programmes d’action. Les principaux axes figuraient deja parmi les propositions de FNE et du comite francais de l’Union mondiale pour la nature (UICN), organisme hybride qui regroupe des ministeres, des associations non gouvernementales et des etablissements publics. Il s’agit de la connaissance et de la vulgarisation, du probleme de la gouvernance, et des outils a mettre en œuvre.
    Jean-Francois Le Grand, senateur UMP de la Manche, preside le groupe n°2 aux cotes de la senatrice du Nord verte Marie-Christine Blandin. « Il n’y a pas de sujet de tension », remarque Sebastien Moncorps, directeur du comite francais de l’UICN. « Globalement, le texte nous convient, sauf l’absence de propositions sur la position de la France a l’international. Elle a une responsabilite mondiale car elle abrite de nombreuses especes endemiques », ajoute-t-il.
    Pour Jean-Francois Le Grand, certains points ont ete « difficiles a traiter » dans le cadre des discussions, comme l’eau, la trame verte nationale (1) et les bois et forets. « Mais des personnes aux avis divergents ont propose de se reunir en sous-groupes pour faire des propositions », precise-t-il. Pour faciliter le dialogue, 5 ateliers avaient ete constitues : connaissance, Outre-mer, mer, patrimoine naturel et durabilite des territoires, et responsabilisation, engagement et exemplarite des acteurs socio-economiques et politiques.
    « La recherche dans le domaine de la biodiversite est sous-dotee. Nous avons besoin d’inventaires car on connait peu d’especes », explique Sebastien Moncorps. Pour Bernard Massas, de l’Union des syndicats des PME du caoutchouc et de la plasturgie (Ucaplast), qui a participe aux reunions du groupe, l’information, la communication et la formation vis-a-vis du citoyen sont indispensables. « Il faut faire prendre conscience de l’importance de la biodiversite a tous les niveaux de la societe », estime-t-il.
    L’une des mesures qui pourrait etre retrouvee dans les propositions concerne la creation d’une agence de la nature. Dans ses propositions, FNE lui attribuait les missions d’aide a la mise en œuvre des plans de preservation et du patrimoine naturel, et de suivi de mise en place de la strategie nationale sur la biodiversite dans les politiques nationales et locales. L’application de cette derniere et de ses 10 plans d’action est remise en cause par le comite francais de l’UICN. « Le bilan est mitige car il y a eu des manques politiques et financiers. Le Grenelle est l’occasion de renforcer cette strategie, qui est un bon dispositif », estime Sebastien Moncorps.
    Selon Jean-Francois Le Grand, le groupe a aborde la fiscalite sous l’angle de la valeur economique de la biodiversite. L’idee d’unites-valeurs a emerge des discussions : ce sont des « bons points » pouvant etre utilises comme une reconnaissance d’un bon comportement vis-a-vis de l’environnement. Un audit de l’ensemble des taxes et aides existantes a ete demande afin de supprimer eventuellement celles qui ne sont pas favorables a l’environnement.
    Concernant l’Outre-mer, le developpement des aires protegees a ete evoque, en particulier avec la recente creation de l’Agence francaise des aires marines protegees et des parcs naturels marins. Pour les associations, il faut par ailleurs mieux integrer la biodiversite dans les projets d’infrastructures. « En Nouvelle-Caledonie et en Guyane, il existe des projets miniers tres inquietants pour la biodiversite marine », precise ainsi Bernard Cressens, du WWF. Une loi-cadre sur la mer et la revision de la loi de 1976 sur la biodiversite devraient egalement figurer, selon Jean-Francois Le Grand, parmi les propositions du groupe de travail.
    La prochaine reunion aura lieu le 25 septembre. Pour l’instant, les membres du groupe s’accordent a dire que la biodiversite occupe desormais une place primordiale dans les priorites environnementales, aux cotes du changement climatique. « Elle etait tres meconnue mais elle est devenue aujourd’hui une preoccupation quotidienne », resume Jean-Francois Le Grand.
    (1) Corridor biologique mis en place pour preserver la biodiversite
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    Trois outils participatifs
    29- Lancement du site Agora-Grenelle, Novethic, 12/09/07

    Site d’information, d’echanges et de suivi, agora-grenelle vient d’etre lance par 6 associations : Association 4D (Dossiers et Debats pour le Developpement Durable), ODP (Observatoire de la Decision Publique), ADELS (Association pour la Democratie et l’Education Locale et Sociale), ADOME , ACIDD – TIC21 et Ville Internet. Objectif : « assurer la transparence dans les debats, les echanges d’arguments, les decisions qui seront prises, et les options qui seront mises de cote ». Le site se veut complementaire du « Grenellorama » anime par les ONG de l’Alliance participant aux groupes de travail.
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    30- Le Grenelle de l'environnement, vous en attendez quoi ?, Metro, 13/09/07

     

    Y croyez-vous ? En attendez-vous quelque chose ? Vous avez la parole
    Acces au formulaire
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    31- Lancement d’un site participatif sur le Grenelle de l’environnement, Noe, 13/09/07
     
    Acces a :
     

    MDRGF cancer et environnement (logique!)

    Cancer : un rapport de propagande ?
    Le rapport Cancer des Académies de Médecine et des Sciences, et du CIRC : un document qui occulte la relation environnement -santé !
    Le rapport Cancer des Académies de Médecine et des Sciences, et du Centre International de recherche contre le Cancer (CIRC) : un document qui occulte la relation environnement -santé !

    Paris le 14 septembre 2007 : Un Comité composé de membres du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), des Académies nationales des sciences et de médecine et de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer a rendu public, jeudi 13 septembre, un nouveau rapport sur le cancer et ses causes. Ce rapport fait porter une très grande responsabilité aux facteurs de risque individuels ( alcoolisme, tabagisme, sédentarité…) et minimise outrageusement les causes environnementales de la maladie, qui ne seraient responsables que de 0,5% des cas de cancer !

    « L’Alliance pour la Planète s’insurge contre cette sous estimation des causes environnementales des cancers. Malgré les affirmations du CIRC l'épidémie de cancer est là et elle est vécue dramatiquement par la population. Le cancer touche aujourd’hui 1 homme sur 2 et une femme sur 3 et il n’y a pas d’autres solutions pour arrêter cette épidémie que d’éliminer de notre environnement les facteurs de risque cancérogènes. Ce sont ces mesures de préventions que l’Alliance pour la Planète défendra avec force dans le cadre du Grenelle de l’Environnement » s’indigne François Veillerette, Président du MDRGF et coordinateur groupe de travail ‘Santé Environnement’ de l’Alliance pour la Planète.

    Un rapport partial et partiel. Ce rapport est d’avantage un rapport de propagande qu’un rapport scientifique car :

    - il repose sur des études épidémiologiques sélectionnées. Oser affirmer que l'incinération n'a pas d'effet cancérogène alors que 2 études épidémiologiques sur 3 concluent à un lien est une malhonnêteté scientifique. Nier un lien entre pesticides et cancer procède de la même logique alors que des pesticides et non des moindres comme l’atrazine sont classés cancérogènes et ont été interdits à ce titre. Comment un rapport signé par le CIRC peut-il ne pas tenir compte d’une étude émanant de ses propres équipes, celle de Stellarova en 2004 montrant que les cancers de l'enfant et de l’adolescent progressent respectivement de 1% et 1,5 % par an en Europe depuis 30 ans. Cette progression, par principe, ne peut être un effet du vieillissement ou un effet du tabagisme et de l’alcoolisme. De fait, le facteur environnemental le plus mis en évidence est celui des pesticides.
    - le rapport ne tient pas compte des études sur les registres de jumeaux nordiques montrant que 2 cancers sur 3 sont liés à l’environnement au sens global du terme.
    - quant au tabagisme et à l’alcoolisme, ils sont en diminution régulière depuis 30 ans pour le premier et 60 ans pour le second, ce qui se traduit par une diminution des cancers qui leur sont associés (cancer du poumon et cancer de l’œsophage chez l’homme). Comment peut-on expliquer un croissance des cancers par des facteurs d’environnement décroissants ?
    - le rapport ne tient que très peu compte des études toxicologiques chez l’animal au point même que le mot « perturbateurs endocriniens » n’est pas employé une seule fois..... Il n’est pas sérieux aujourd’hui de ne même pas discuter cette hypothèse formulée depuis une dizaine d’années, alors que des milliers de publications la valident et qu’elle explique vraisemblablement pourquoi les cancers qui progressent le plus (sein, prostate, testicule) sont des cancers hormonodépendants.

    « La mise en place d’une Haute Autorité de l’expertise, également demandée par l’Alliance, permettrait de critiquer ce type de rapport biaisé et permettrait à toutes les opinions de s’exprimer sur un sujet comme celui-ci, y compris celles des experts et des lanceurs d’alertes qui, nombreux, dénoncent le lien entre la dégradation de notre environnement et les épidémies de pathologies constatées actuellement comme les cancers, certaines maladies neurodégénératives ou autres troubles de la reproduction et de développement. » ajoute François Veillerrette.


    >>> Toutes les mesures de l’Alliance sur Santé-Environnement :
    http://www.grenellorama.fr/2007/09/11/grenelle-de-lenvironnement-les-propositions-de-lalliance/#more-66
    Retrouvez le MDRGF dans des vidéos sur les ateliers du Grenelle de l'environnement sur le site du Monde.fr
    Plus sur le lien environnement - santé sur le site du MDRGF :  Les dangers des pesticides pour votre santé
     

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    MDRGF

    Lettre d'information du MDRGF
    Un nouveau livre le 3 octobre chez Fayard, sur les biocarburants
    Un nouveau livre le 3 octobre chez Fayard, sur les biocarburants
    MESSAGE PERSONNEL DE FABRICE NICOLINO

    Certains d'entre vous le savent : j'ai écrit avec mon ami François Veillerette, président du MDRGF, un livre sur les pesticides, paru chez Fayard au printemps. Si je me permets de vous déranger à domicile ou presque, c'est pour la bonne cause, soyez-en certains.

    Vous vous interrogez sur les biocarburants ? Cela tombe bien. Je publie le 3 octobre, chez Fayard, un livre intitulé : La faim, la bagnole, le blé et nous. Sous-titre : une dénonciation des biocarburants. Je n’ai aucune raison de le cacher : c’est un livre de combat, car les biocarburants, arme de guerre et de mort, sont d’ores et déjà une tragédie planétaire.

    En France, un lobby surpuissant, caché au coeur même du ministère de l’Écologie, défend l’indéfendable : faire rouler des bagnoles avec des plantes alimentaires. Pour complaire à l’agriculture industrielle, le gouvernement s’apprête à sacrifier un million d’hectares de jachères, refuge pour l’heure de la biodiversité ordinaire, celle des oiseaux des champs et des petits mammifères. À quelques semaines du Grenelle de l’environnement, cette question est simplement explosive. Que pourra dire M.Borloo du rôle de l’Ademe et d’Agrice, tous deux abrités par son ministère ? Les discours sur la nature et la biodiversité sont justement cela : des discours. Pour les gogos.

    Ailleurs dans le monde, c’est pire, infiniment. Le déferlement de plantations industrielles - palmier à huile, soja, canne à sucre - s’attaque aux ultimes forêts tropicales de la planète. L’Indonésie trucide ses derniers orangs-outans en faveur des biocarburants, sur des millions d’hectares. Des millions d’hectares. Le bassin du Congo, en Afrique, est gravement touché. L’Amazonie - le cerrado comme la forêt -, la Patagonie et sa pampa, se couvrent de soja, de canne à sucre industrielle et même d’arbres transgéniques, plus mous que ceux que nous connaissons. Pour en extraire plus facilement la cellulose,
    matière première de choix pour les biocarburants.

    Plus dramatique que tout : la faim menace des dizaines de millions d’humains supplémentaires. Par une sinistre contagion, les prix des denrées alimentaires de base flambent. Tout a commencé aux États-Unis, premier producteur mondial de maïs. Le quart - le quart, oui !
    - de cette production part dans des gigantesques bioraffineries, avant de rejoindre le moteur des 4X4. Un plein de bioarburants, dans ces énormes engins, représente la ration alimentaire annuelle de maïs
    pour un homme du Sud. Toute l’existence de base des paysans pauvres est déstabilisée par cette saloperie.

    Et le plus inouï, c’est qu’à coup d’études tronquées, ou truquées, la propagande fait croire que les biocarburants seraient bons pour le climat. Je démontre dans mon livre, sans grande difficulté, que c’est tout le contraire. À qui profite ce crime écologique et social majeur ? À l’agriculture industrielle, qui a pris le pouvoir en Occident après 1945. Mais aussi à nous, qui ne parvenons pas à remettre en cause la place démentielle de la voiture individuelle dans nos vies. Au reste, de nombreux “écologistes”, que je m’autorise à critiquer sans hésiter, soutiennent cette grande manipulation de l’opinion.

    Je vous l’assure, et vous prie de me croire : ce livre a besoin de vous tous. Car il est un appel au secours en même temps qu’une invite à la révolte. Il faut tout de suite, tout de suite, arrêter l’infernal mécanisme. Pour ma part, bien au-delà de ce livre, je suis prêt. Et vous ?

    Le 13 septembre 2007, Fabrice Nicolino
    liste de diffusion du MDRGF  plus d'infos sur l'environnement sur le site du MDRGF
     

    FNH 1


    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- Adeptes des paniers bio, Metro, 30/08/07
    2- Et si on allait cueillir nos fruits, Metro, 30/08/07
    3- Botanique. Datation de l’origine des orchidees, Le Monde, 30/08/07
    4- 5 000 : le nombre de dromadaires morts en Arabie saoudite, Le Monde, 30/08/07
    5- Lynx iberique : accord de cooperation entre le Portugal et l’Espagne, Actu-Environnement, 30/08/07
    6- Proteger les baleines ne justifie pas une interdiction des sonars (juges US), AFP, 31/08/07
    7- Sarco, le plus grand crocodile de tous les temps, AFP, 31/08/07
    8- Au Japon, des touristes traquent les pecheurs de baleine, Liberation, 01/09/07
    9- Bougrain-Dubourg et un cameraman de TF1 malmenes par des braconniers, AFP, 02/09/07
    10- Les mamans macaques savent parler aux bebes, Futura-Sciences, 02/09/07
    11- Los Angeles Times. L'Alaska divise a propos de son avenir, Courrier International, 03/09/07
    12- RDCongo : les gorilles menaces par l'arrivee de soldats rebelles, AFP, 03/09/07
    13- Des centaines de races d'animaux d'elevage menacees d'extinction, AFP, 03/09/07
    14- Les belugas du St-Laurent de plus en plus menaces par la pollution, AFP, 03/09/07
    15- Un peu de repit en vue pour les blaireaux britanniques, Le Figaro, 03/09/07
    16- La diversite genetique du cheptel mondial en danger, Le Nouvel Observateur, 03/09/07
    17- Les pays du Sud perdent leurs races d'animaux d'elevage, Le Figaro, 04/09/07
    18- Quand l’environnement change, l’evolution accelere, Futura-Sciences, 04/09/07
    19- Il faut sauver les sols, Futura-Sciences, 05/09/07
    20- Histoires de savoir. Les loups iront-ils jusqu'en Bretagne ?, Le Figaro, 05/09/07
    21- La Chine envoie deux pandas geants en Australie, AFP, 06/09/07
    22- Kenya : des scientifiques sauvent de l'extinction une espece rare de zebres, AFP, 06/09/07
    23- Alimentation. Le bio n’est pas forcement bon pour la sante !, Courrier International n°879, 06/09/07
    24- Greenpeace a decouvert un champ d'OGM non declare dans le Gers, Le Monde, 06/09/07
    25- Mysterieuses disparitions d’abeilles : un responsable identifie, Le Nouvel Observateur, 06/09/07
    26- Un virus soupconne de tuer les abeilles, Le Figaro, 07/09/07
    27- Un virus suspecte dans l'effondrement des colonies d'abeilles, Le Monde, 07/09/07
    28- Bernard Vaissiere : "Oui, les abeilles pourraient disparaitre", Futura-Sciences, 07/09/07
    29- Les iles australes francaises, sanctuaire ecologique ?, Temoignages, 06/09/07
    30- L'etonnant peuple du desert, Le Point n°1825, 06/09/07
    31- Psychologie. L’intelligence sociale est-elle le propre de l’homme ?, Le Nouvel Observateur, 07/09/07
    un dossier en ligne
    32- Les recherches sur le bien-etre animal a l’Inra : un nouveau dossier web, INRA, derniere mise a jour, 11/07/07
    une annonce
    33- 23eme Festival International du Film Ornithologique, Menigoute du 30 octobre au 4 novembre 2007

    Bien a vous,
    Florence

    Chiffre du jour : Une race d'animaux d'elevage disparait chaque mois dans le monde. [rapport l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)]
    Citation du jour : "Toutes les erreurs de l'homme viennent de ce qu'il s'imagine marcher sur une chose inerte alors que ses pas s'impriment dans de la chair pleine." Jean Giono, Colline 
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Des cartes postales pour agir. Parees d'arbres extraordinaires dessines par des personnalites sportives, artistiques et politiques, elles invitent chacun a relever le Defi pour la Terre <http://www.dessineunarbre.aol.fr/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- Adeptes des paniers bio, Metro, 30/08/07
     
    Une facon de mieux manger en favorisant l’agriculture de proximite.
    Tous les mardis, Elise, 27 ans, se rend dans le Marais (IIIe) pour recuperer son panier de fruits et de legumes. Courgettes, aubergines, salades, tomates ou pommes, c'est la surprise, selon ce que le producteur a recolte. Depuis un an, comme des milliers de Franciliens, elle fait partie d'une Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne). Le principe repose sur un contrat passe entre un agriculteur, qui s'engage a cultiver des produits sains (souvent labellises bio), et un groupe d'une soixantaine de personnes, qui preachetent un panier frais hebdomadaire pour les six mois a venir (compter environ 15 euros pour 5 kg de produits).
    Un "acte civique"
    "Les legumes sont vraiment meilleurs, et ca permet de changer mes habitudes alimentaires, commente Elise. L'an dernier, on a eu du celeri-rave pendant un mois. Il faut avoir de l'imagination pour le cuisiner ! "De l'imagination, les Amap n'en manquent pas. La sienne propose chaque semaine une "feuille de chou" avec des recettes de cuisine. "C'est aussi une maniere de faire un acte civique", ajoute David. "Aujourd’hui, en Ile-de-France, il y a une cinquantaine d'Amap. Un groupe se constitue tous les mois environ", commente Francois Lerique, membre du bureau regional. Seul hic, les agriculteurs ne sont pas tous partants pour "accepter les contraintes de qualite", et ce, meme si ca leur assure un revenu mensuel. Mais pour Charlotte, employee de la ferme qui fournit l'Amap du Marais, "cette experience permet surtout de nouer des liens privilegies". Certains "consom'acteurs" vont meme jusqu'a donner un coup de main aux paysans. Avis aux amateurs.
    Plus d'infos :
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    2- Et si on allait cueillir nos fruits, Metro, 30/08/07
    J. D.
     
    Envie subite de faire de la confiture de fraises, une tarte aux framboises ou de la compote de pommes ? La fermme de Gally vous propose de cueillir vous-memes les fruits et legumes de saison qui poussent sur 50 hectaures de terrain a Bailly (Yvelines). Muni d’une brouette et de barquettes en carton qui sont mises a votre disposition, vous pouvez arpenter les allees a l’affut des plus belles tomates-cerises ou salades de ce potager geant. Pas moins de 70.000 personnes s’y pressent d’ailleurs chaque annee, entre avril et novembre.
    Fruits, legumes et fleurs
    Fin aout, les stars de Gally ce sont surtout les fraises, dont 42.000 pieds ont ete plantes en hauteur pour les rendre plus savoureuses et accessibles, et les pommes. De nombreuses varietes de tomates, mais aussi des haricots verts, des radis, des aubergines ou des fleurs telles que des tulipes ou des lys sont egalement en vente. En passant a la caisse, vous decouvrirez avec joie qu’en plus d’avoir de bons produits, ils sont plutot moins chers que sur les marches. « Je viens ici avant chaque rentree scolaire, confie une cueilleuse. Ca me permet d’avoir un stock de fruits pour faire des confitures tout en occupant intelligemment les enfants. »
    Cueillette de Gally, a Bailly (Yvelines). Tous les jours jusqu’en novembre de 9h a 19h. Entree libre. Plus d’info sur <www.gally.com>
    <http://metrofrance.com/>
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    3- Botanique. Datation de l’origine des orchidees, Le Monde, 30/08/07
     
    Grace a une abeille fossilisee dans de l’ambre, portant sur son dos du pollen d’orchidee, une equipe internationale de biologistes a pu dater l’origine de cette famille de plantes. Dans une etude publiee dans la revue Nature du jeudi 30 aout, Santiago Ramirez (Universite harvard, Massachusetts) et ses collegues presentent les analyses qu’ils ont effectuees sur ce specimen exceptionnel , decouvert en Republique dominicaine et qui remonte a 15 ou 20 millions d’annes. Bien que les orchidees constituent la plus vaste famille de plantes a la surface du globe, il est rarissime de trouver des traces fossiles de leur pollen, parce qu’elles fleurissent peu frequemment et parce que l’humidite tropicale empeche la fossilisation. La reconstitution de l’arbre genealogique des orchidacees montre que cette famille est apparue sur terre il y a 76 a 84 millions d’annees. Jusqu'a present, les specialistes etaient divises sur la date a laquelle ils devaient faire remonter les orchidees. Certains, se basant sur le tres faible nombre de fossiles, estimaient qu’il s’agissait d’une famille apparue il y a 26 millions d’annees. D’autres allaient jusqu'a proposer le chiffre de 122 millions d’annees, jugeant que seule une grande anciennete pouvait expliquer la diversite et l’omnipresence des orchidees.
    <http://www.lemonde.fr>
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    4- 5 000 : le nombre de dromadaires morts en Arabie saoudite, Le Monde, 30/08/07
     
    Quelque 2 000 dromadaires sont morts au cours des trois dernieres semaines en Arabie saoudite, selon le gouvernement saoudien, l'AFP avancant pour sa part les chiffres d'au moins 5 000 camelides morts et de plusieurs milliers d'autres malades. Cette hecatombe, qui touche egalement les ovins et les bovins, semble due a une intoxication alimentaire dont l'origine n'a pas encore ete determinee.
    Les autorites saoudiennes, qui ont mis en garde la population contre la consommation de viande d'animaux malades, ont envoye des echantillons congeles de cadavres a des laboratoires francais pour expertise.
    Certains quotidiens ont fait etat d'une epidemie de fievre aphteuse. Le royaume saoudien comptait environ 860 000 dromadaires en 2005.
    <http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-949416@51-949507,0.html>
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    5- Lynx iberique : accord de cooperation entre le Portugal et l’Espagne, Actu-Environnement, 30/08/07
     
    Le ministre portugais de l’Environnement, de l’Amenagement du territoire et du Developpement regional, Francisco Nunes Correia et son homologue espagnole, Cristina Narbona, signent aujourd'hui a Lisbonne un accord de cooperation entre les pays relatif au programme de reproduction en captivite du lynx iberique. Cet accord de cooperation s'inscrit dans le cadre des politiques de conservation de la nature des deux pays et des contreparties environnementales ayant trait a la construction du barrage d’Odelouca, a indique le Ministere de l'environnement portugais.
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    6- Proteger les baleines ne justifie pas une interdiction des sonars (juges US), AFP, 31/08/07
     
    La cour d'appel federale de San Francisco a annule vendredi une decision interdisant a la marine americaine d'utiliser ses sonars speciaux au large de la Californie au nom de la protection des baleines, estimant qu'elle etait excessive.
    Apres des annees de conflits devant les tribunaux, la marine americaine et les associations de defense de l'environnement etaient parvenues a un compromis autorisant l'utilisation des "sonars actifs", qui peuvent reperer les sous-marins en emettant des impulsions sonores.
    En echange, la marine s'etait engagee a prendre certaines precautions : maintenir un vigile sur le pont pour reperer les baleines et reduire le niveau de decibels de l'appareil en leur presence. Selon les associations, les sonars peuvent blesser ou perturber les baleines, et les pousser a s'echouer
    Mais la marine a recemment demande a pouvoir se passer de ces precautions lors de 14 operations d'entrainement prevues au large de la Californie entre 2007 et 2009. Debut aout, dans une decision temporaire le temps d'un examen de l'affaire sur le fond, une juge federale a rejete cette demande et interdit toute utilisation des sonars dans cette zone, avec ou sans precautions.
    Vendredi, la cour d'appel a annule cette decision, estimant que si la securite des baleines relevait de l'interet public, il en etait de meme pour la securite du pays.
    "Nous sommes actuellement en guerre, dans deux pays (...). Il faut prendre en compte la securite des baleines, mais il faut aussi prendre en compte la securite de nos soldats. Et de notre pays", assure le juge Andrew Kleinfeld dans une decision rendue par 2 voix contre 1.
    L'affaire revient desormais vers la juge de premiere instance.
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    7- Sarco, le plus grand crocodile de tous les temps, AFP, 31/08/07
     
    Pierrelatte (AFP) - "Sarco", le plus grand crocodile du monde, vieux de 110 millions d'annees -autrement dit, Sarcosuchus imperator--, revit a la Ferme aux crocodiles de Pierrelatte (Drome), sous la forme d'une reconstitution qu'on dirait presque en chair et en os.
    Sarcosuchus imperator (de sarco, "chair", dont le saurien se nourrissait sans doute, suchus, "crocodile", et imperator, "empereur", pour dire le plus grand) avait une longueur de quelque 12 metres. C'est le plus gros crocodilien connu, sinon le plus gros de tous les temps, ayant existe sur Terre.
    Le premier fossile, un crane, qui a servi de base a l'identification scientifique de l'animal, a ete decouvert en 1964 au Niger par Philippe Taquet, du Museum national d'histoire naturelle a Paris. Un squelette complet, sans compter des restes partiels, a ete trouve en 1973 et est aujourd'hui expose a la galerie de paleontologie du Museum.
    "C'est impressionnant de voir aujourd'hui cet animal en chair et os, pardon... en resine", dit a l'AFP en souriant Philippe Taquet, venu assister mercredi a l'inauguration de la reconstitution qu'il considere comme "tres reussie". "Il semble encore plus grand que lorsque l'on voit son squelette", ajoute le paleontologue et ancien directeur du Museum.
    La reconstitution a ete realisee par la societe Ophys, specialisee dans la fabrication de pieces d'exposition a caractere naturaliste et de moulages d'animaux, et basee a Prayssac (Lot-et-Garonne). Elle a necessite 1.800 heures de travail, 750 kg de resine polyester, quatre hommes et une femme.
    Ces professionnels diriges par Emmanuel Janssens Casteels ont travaille sous le regard attentif de France de Lapparent de Broin, du Museum, qui avait co-redige en 1966 le premier article scientifique sur l'espece avec son collegue Philippe Taquet.
    La scientifique a de qui tenir, puisqu'elle est la niece de Felix de Lapparent, lui aussi paleontologue, et qui avait trouve des 1947 dans le Sahara nigerien des dents, vertebres et plaques d'ecailles de l'animal a l'identification duquel elle allait participer dix-neuf ans plus tard.
    Leur gigantesque "bebe" trone desormais a la Ferme aux crocodiles au milieu de quelque 400 crocodiles, de tortues geantes bien en chair et en os, entourees de 600 varietes de plantes et fleurs tropicales.
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    8- Au Japon, des touristes traquent les pecheurs de baleine, Liberation, 01/09/07
    Michel Temman (texte) et Jeremy Nieckowski (photo et videos)
     
    Un film tourne lors d'une excursion touristique temoigne de la brutalite de la chasse a la baleine.
    Au large des cotes du nord-est du Hokkaido, dans le nord du Japon, les navires pecheurs de baleine et les bateaux d’observation des cetaces en mer, toujours plus nombreux, se chamaillent les oceans. Tandis qu’on peche ici des baleines depuis des siecles, les navires d’ecotourisme organisant des sorties en mer pour aller les observer n’hesitent plus, visiblement pour gener leurs activites, a voguer tout pres des navires de peche. Pro et anti-chasse se jalousent ainsi en mer, au large de la peninsule de Shiretoko, un site naturel classe au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis l’ete 2005. 
    Vendredi dernier, a l’extremite de la Mer d’Okhotsk, Jeremy Nieckowski, un journaliste francais independant, et son epouse, embarques avec 18 touristes japonais a bord du Evergreen, un bateau d’ecotourisme, vivent un pur bonheur. Ils viennent d’observer une dizaine de baleines. Soudain, leur commandant leur signale qu’a 3 kilometres, un bateau chasse une baleine. Avec l’accord de tous a bord, le Evergreen se rapproche. Les touristes a bord sont temoins de la capture d’une baleine a bec de Baird (le plus gros rorqual a bec, de la famille des dauphins: 12 metres et 10 tonnes en moyenne).
    Sa peche par les navires nippons est toleree par la Commission baleiniere internationale (CBI) mais denoncee par nombre d’ONG pour sa cruaute. Selon l’Agence de defense de l’environnement, «un canonnier tire sur la baleine avec un harpon non explosif puis la baleine est trainee jusqu’a la cote jusqu’a ce qu’elle se vide de son sang.» Le Evergreen assiste a la capture a cent metres. Jeremy, lui, filme. «J’ai pense qu’avec des images, on connaitrait mieux la brutalite des methodes», argue-t-il.
    «Apres avoir suivi la baleine, raconte Jeremy, trois hommes a l’avant du pont ont tente de la harponner, deux fois, en vain.Puis, enfin, ils l’ont touchee. Avec une corde, ils ont accroche sa queue au bateau. La baleine resistait. Elle se debattait, obligeant le bateau a virer a 180 degres. Le bateau de peche a coupe son moteur et s’est laisse tirer par la baleine pour l’epuiser. Les hommes l’ont acheve avec de longues piques. La capture a dure vingt minutes. La mer etait rouge sang.»
    A bord du Evergreen, Jeremy et Marine sont pour le moins choques. Tout pres voguent d’autres bateaux d’observation, avec a leur bord des enfants ecoeures et en pleurs. Tandis que la baleine capturee etait depecee vendredi apres-midi dans un entrepot du port de Abashiri en vue de son retraitement, la polemique a eclate de retour au port… Visiblement gene, le commandant du navire de peche a accuse celui du Evergreen de s’etre rapproche «dangereusement» de son bateau.
    Acces aux videos a partir de la page :
    <http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/275482.FR.php>
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    9- Bougrain-Dubourg et un cameraman de TF1 malmenes par des braconniers, AFP, 02/09/07
     
    Mont-de-Marsan (AFP) - Allain Bougrain-Dubourg et un cameraman d'une equipe de TF1 ont ete violemment pris a partie dimanche par plusieurs individus lors d'une operation consacree au braconnage du bruant ortolan dans les Landes, a indique le president de la Ligue de la protection des oiseaux.
    "Je relachais des ortolans pris dans un piege quand un braconnier tres virulent, accompagne de deux individus a tape avec un baton sur la tete du cameraman qui filmait la scene et qui est tombe", a raconte par telephone a l'AFP M. Bougrain-Dubourg, president de la LPO.
    Un recit confirme a l'AFP par le journaliste de l'equipe de television.
    Par ailleurs, une autre equipe de la LPO, qui s'appretait a aller deposer plainte en gendarmerie de Tartas (Landes) apres avoir trouve de nouveaux pieges (appeles « matoles ») "a ete poursuivie par un ou plusieurs vehicules" et "menacee par des individus munis de couteaux", a ajoute M. Bougrain-Dubourg.
    Dimanche, une vingtaine de membres de la LPO "ont ratisse les Landes" et au moins "20 a 30 « matoles »" et une quarantaine de « tenderies » (cages dans lesquelles sont enfermes des oiseaux appelants) ont ete reperees, a explique Allain Bougrain-Dubourg.
    "Je ne peux pas admettre que des espece protegees soient braconnees pour le plaisir du ventre", a-t-il martele, evoquant "une tolerance pour ne pas dire d'avantage entre les braconniers et l'Etat".
    Dans un communique, Nathalie Kosciusko-Morizet, secretaire d'Etat chargee de l'Ecologie, a indique qu'elle entendait des aujourd'hui "renforcer les controles" et "faire respecter la reglementation en matiere d'atteinte a une espece protegee".
    Les ortolans, oiseaux tres prises des gourmets mais proteges depuis 1999, sont captures afin d'etre engraisses et pourraient se revendre 100 a 150 euros piece aux plus grand restaurateurs, selon la LPO.
    La Ligue estime que l'Aquitaine compterait 1.000 a 1.500 braconniers qui agissent de la mi-aout a la fin septembre, prelevant ainsi plus de 30.000 ortolans alors que l'espece a decline de 30% durant la derniere decennie.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Bougrain_Dubourg_et_un_cameraman_de_TF1_malmenes_par_des_braconniers.htm?idrub=14&xml=070902184341.k22m2ciu.xml>  

    FNH 1 bis

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    10- Les mamans macaques savent parler aux bebes, Futura-Sciences, 02/09/07
    Jean-Luc Goudet
     
    Comme les humains, les macaques rhesus adoptent un langage simplifie pour se faire comprendre des tout-petits et attirer leur attention. Mais seulement avec ceux des autres…
    Lorsqu’ils veulent communiquer avec des bebes, les primates emettent des vocalises particulieres, plus aigues, qui ressemblent etrangement aux « arrheu arrheu » et autres « guiliguili » que les humains affectionnent dans les memes occasions. Cette maniere d’etablir une relation vocale avec un tres jeune enfant est-elle ancestrale ?
    Pour en avoir le cœur net, une equipe americaine, menee par le primatologue Dario Maestripieri, de l’universite de Chicago, a etudie une population de macaques rhesus vivant sur une petite ile situee a environ un kilometre de Puerto Rico. Ils se sont plus particulierement interesses a ces vocalises speciales, appelees girneys en anglais, pour verifier dans quelles circonstances elles sont utilisees.
    Le resultat semble clair : les femelles s’en servent systematiquement et uniquement pour attirer l’attention des tres jeunes macaques. En meme temps que des grognements particuliers, ces cris aigus sont accompagnes d’un intense mouvement de la queue tandis que la femelle regarde le petit avec insistance.
    Passionnees par les enfants des autres
    Ce mode de communication s’inscrit egalement dans un comportement collectif. Les femelles, par groupes, portent une attention soutenue non seulement a leur propre progeniture mais aussi aux petits des autres. Des que l’un d’eux s’eloigne du groupe, par exemple, une ou plusieurs femelles le suivent des yeux et finissent par emettre ces vocalises particulieres,  manifestement destinees au fuyard. D’une maniere generale, explique Jessica Whitha, une jeune chercheuse ayant participe a l’etude, « les femelles sont passionnees par l’observation des enfants des autres groupes ».
    Ces comportements specifiques ont aussi un effet apaisant sur les relations entre les femelles elles-memes en ameliorant la tolerance entre les individus. Quand une femelle emet ce genre de son, les autres les interpretent comme un jeu avec les petits et non comme une forme de communication, eventuellement agressive, dirigee vers les autres adultes.
    Mais contrairement au cas humain, ces vocalises destinees aux jeunes ne sont jamais utilisees par une femelle pour communiquer avec sa propre progeniture. « C’est peut-etre parce que la femelle est habituee a la presence de son petit mais se trouve excitee par la vue des autres » avance Dario Maestripieri.
    <http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/les-mamans-macaques-savent-parler-aux-bebes_12717/>
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    11- Los Angeles Times. L'Alaska divise a propos de son avenir, Courrier International, 03/09/07
     
    Peche ou industrie miniere : l'Alaska doit choisir son avenir, relate le journal californien. Politiciens, ecologistes, industriels de la peche, Eskimos, Indiens, entrepreneurs miniers donnent de la voix. L'Alaska represente plus du quart du saumon sauvage peche aux Etats-Unis, alors que les ressources se tarissent au niveau mondial. Dans le meme temps, le soul-sol de cet Etat est le plus riche en or et en en cuivre de toute l'Amerique du Nord, mais l'exploiter degraderait le milieu naturel.
    En savoir plus sur ce journal
    <http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=77020>
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    12- RDCongo : les gorilles menaces par l'arrivee de soldats rebelles, AFP, 03/09/07
     
    Nairobi (AFP) - Les gorilles des montagnes de l'est de la Republique democratique du Congo (RDC), une espece tres menacee, font face a un grand danger depuis que des troupes rebelles ont envahi leur habitat, forcant les gardes forestier a fuir, ont averti lundi des defenseurs de l'environnement.
    Les forces loyales au general dechu tutsi congolais Laurent Kunda ont attaque les postes de patrouille de Jomba et Bikenge du Parc national de Virunga, volant armes, munitions et equipement de communication, a affirme l'ONG Wildlife Direct dans un communique.
    Un troisieme poste de patrouille a Bukima a ete evacue sous la menace d'une attaque imminente, laissant les primates exposes a un risque de massacre.
    Selon l'Ong, un garde forestier a ete tue jeudi, dans une precedente attaque du poste nord de Rushuru.
    "Desormais, si quoi que ce soit arrive aux gorilles des montagnes, il n'y a rien que nous puissions faire", a deplore Norbert Mushenzi de l'Institut congolais pour la preservation de la nature (ICCN)
    "A present, le secteur n'est plus sous mon controle et nous avons ete rendus impuissants par ces actions", a ajoute M. Mushenzi dans le communique.
    Depuis janvier, neuf gorilles des montagnes ont ete tues et deux sont toujours portes disparus dans le parc de Virunga. Certaines mises a mort sont imputees aux hommes de Nkunda.
    "La region continue de subir l'intensification de l'instabilite politique et les gardes forestiers s'efforcent de proteger les gorilles des montagnes sous la menace des braconniers et des milices armees", met en garde le communique.
    Selon la Monuc (Mission onusienne en RDC), plus d'une centaine de gardes ont ete tues dans l'exercice de leurs fonctions.
    Cette region du parc des Virunga est traversee, et parfois partiellement occupee, par des groupes de miliciens locaux ou etrangers ainsi que par des militaires de l'armee reguliere congolaise.
    Le parc de Virunga, dont les gorilles des montagnes sont la principale attraction, est l'un des plus grands parcs nationaux d'Afrique et un site classe patrimoine mondial par l'Unesco (Programme de l'Onu pour l'education, la science et la culture).
    Il ne reste plus que 700 gorilles des montagnes en liberte au Rwanda, Ouganda et RDC, dont 370 dans le parc de Virunga.
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    13- Des centaines de races d'animaux d'elevage menacees d'extinction, AFP, 03/09/07
     
    Geneve (AFP) - Une race d'animaux d'elevage disparait chaque mois dans le monde, s'alarme dans un rapport l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui appelle a preserver ce capital naturel irremplacable dans des banques de genes.
    Les especes africaines, asiatiques et latino-americaines sont les plus menacees, selon le rapport de la FAO presente lundi a Interlaken (Suisse) a l'ouverture de la Premiere conference internationale sur les ressources zoogenetiques.
    "Des races irremplacables disparaissent a un rythme alarmant", a averti le Dr Carlos Sere, Directeur general de l'Institut international de recherche sur le cheptel (ILRI), base a Nairobi.
    Les especes des pays en voie de developpement sont pourtant essentielles pour leur adaptation aux conditions climatiques et sanitaires difficiles de leur environnement, ont releve les experts, reunis en Suisse jusqu'a vendredi.
    L'enjeu est de taille puisque pres de 70 % des races de betail existant encore dans le monde se trouvent dans les pays en developpement, selon l'ILRI, qui dispose d'une base de donnees sur 669 races bovines, ovines, caprines, porcines et de volailles d'Afrique et d'Asie. La FAO estime a environ 7.000 le nombre total de races d'animaux d'elevage dans le monde, a indique le Dr Sere a l'AFP.
    Le cheptel des pays industrialises a "une base genetique tres etroite et hautement specialisee" puisque 90 % du betail provient de seulement six races tres rigoureusement definies, explique le Dr Sere. Des politiques volontaristes des Etats et de nombreux eleveurs passionnes ont permis cependant de conserver la plupart des races autochtones d'Europe et d'Amerique du nord.
    Il en va tout autrement dans les pays en voie de developpement ou de nombreux petits exploitants agricoles ont abandonne ces dernieres annees l'elevage des animaux traditionnels au profit des races a rendement plus eleve importees d'Europe et des Etats-Unis.
    La vache noire et blanche Holstein Frisonne a haute production laitiere est ainsi aujourd'hui presente dans 128 pays, et dans toutes les regions du monde. Les poules pondeuses White Leghorn, et les porcs Large White a croissance rapide sont egalement largement repandus.
    En Ouganda, la Holstein Frisonne supplante rapidement les celebres vaches Ankole aux cornes immenses et gracieuses. Pourtant, lors d'une secheresse recente, le betail traditionnel a ete capable de parcourir de longues distances jusqu'a des points d'eau eloignes, tandis que les eleveurs qui avaient fait le choix de races importees ont perdu tout leur troupeau.
    Autre exemple flagrant d'appauvrissement de la diversite genetique du cheptel et des basses-cours: dans le nord du Vietnam, la population de truies etait composee a 72 % de races locales en 1994 mais huit ans plus tard, ce pourcentage avait chute a 26 % a peine. Cinq des quatorze races porcines locales sont aujourd'hui vulnerables, deux en situation critique, et trois menacees d'extinction.
    Un milliard d'habitants de la planete travaille aujourd'hui dans l'elevage, et 70 % des populations rurales pauvres en dependent largement pour leur subsistance, avertissent les experts.
    Les scientifiques reunis a Interlaken preconisent d'encourager, y compris financierement, l'elevage des races autochtones, et pronent l'etablissement rapide de banques de genes afin de conserver le sperme et les ovaires d'animaux menaces d'extinction.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Des_centaines_de_races_d_animaux_d_elevage_menacees_d_extinction.htm?idrub=14&xml=070903171645.y5zgox34.xml>
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    14- Les belugas du St-Laurent de plus en plus menaces par la pollution, AFP, 03/09/07
     
    Dans l'estuaire du St-Laurent (AFP) - Sur le majestueux fleuve Saint Laurent au Canada, des belugas sortent la tete de l'eau et poussent des sons aigus. Surnommes les "canaris des mers" en raison de ce bruit curieux, ces cetaces sont de plus en plus menaces par la pollution.
    "La-bas, c'est Peabody", lance Michel Moisan du Groupe de recherche et d'education sur les mammiferes marins (GREMM), une organisation locale, en montrant du doigt un beluga egare. Il tient la barre du "Bleuvet", un bateau d'une dizaine de metres qui sillonne le Saint Laurent a l'embouchure du Saguenay, au large de Tadoussac a 500 kilometres a l'est de Montreal.
    Muni de jumelles, il cible un troupeau de belugas, s'en approche, prend des photos, note sa localisation et tire une courte flechette, realisant une rare biopsie sur le gras d'un animal, autant d'informations qui servent a etayer les habitudes du mammifere marin, menace par la pollution industrielle.
    La majorite des belugas vivent dans l'Arctique, mais une minuscule population meridionale, isolee et genetiquement separee, reside en permanence dans le St-Laurent.
    "C'est une population en peril... La raison premiere de son declin etait la chasse excessive, mais celle-ci a pris fin en 1979. Depuis, meme s'il n'y a plus de prelevement dans le St-Laurent, que ce soit par la chasse ou les predateurs naturels, la population ne montre aucun signe de retablissement", constate Veronik de la Cheneliere, biologiste au GREMM.
    Leur nombre, entre 1.000 et 1.200, n'a pas bouge depuis le debut des annees 1980, s'inquiete Veronique Lesage, chercheur au ministere canadien des Peches.
    En plus d'interdire la chasse, Ottawa a reglemente au debut des annees 1980 l'usage de certains produits comme le DDT et les PBC, retrouves en grande concentration dans les carcasses de belugas echoues sur les rives du fleuve.
    Ces mesures devaient permettre de revitaliser cette population a un rythme annuel de 3%. Mais 25 ans plus tard, le nombre de belugas n'a pas varie. Et l'utilisation massive d'autres produits chimiques a renforce la contamination des petites baleines blanches.
    "Actuellement, le beluga est probablement dans la periode ou il a accumule la plus grande charge de contaminants persistants", affirme Michel Lebeuf, specialiste de l'Institut de recherche Maurice-Lamontagne.
    Son equipe, qui a analyse des carcasses de belugas sur quinze ans, estime que les niveaux de produits chimiques reglementes dans les annees 1980 "ont un peu diminue" dans les graisses du cetace, mais demeurent "encore tres importants".
    Leur maintien s'explique en partie par l'age des belugas qui etait jusqu'a l'an dernier mal calcule: les scientifiques supposaient que deux couches de croissance sur une dent correspondaient a une annee de vie du mammifere marin, alors qu'elles representent en fait deux annees, selon une etude recente parue dans la Revue canadienne de zoologie.
    L'esperance de vie du "canari des mers" est aussitot passee de 35 a 70 ans: les belugas nageant aujourd'hui dans le St-Laurent ont donc connu la contamination intense des annees 1970.
    "A ces produits viennent maintenant s'ajouter d'autres composes persistants de plus en plus utilises", comme les organo-bromes, ajoutes aux plastiques des ordinateurs, et les organo-fluores, prises pour leur propriete anti-adhesive, explique M. Lebeuf.
    Ce cocktail de contaminants n'epargne pas les rares nouveaux-nes qui en heritent via le placenta de leur mere.
    "Avant, les jeunes belugas arrivaient dans un environnement contamine, mais il n'y avait pas ce legs de leur mere. Aujourd'hui, les belugas qui se reproduisent transmettent une contamination importante, en plus d'etre dans un environnement contamine par la presence de nouveaux composes", dit M. Lebeuf.
    Le taux de cancer avoisine les 25% chez les belugas males du St-Laurent.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Les_belugas_du_St_Laurent_de_plus_en_plus_menaces_par_la_pollution.htm?idrub=14&xml=070903153455.ra0qbvqa.xml>
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    15- Un peu de repit en vue pour les blaireaux britanniques, Le Figaro, 03/09/07
    Mathieu Rached et Yves Miserey
     
    La tentative d'eradication des carnivores, suspectes de vehiculer la tuberculose bovine, a eu des effets inattendus outre-Manche. Elle a sans doute contribue a repandre la maladie.
    Deux etudes denoncent coup sur coup l'inefficacite de l'abattage cible des blaireaux pour empecher la diffusion de la tuberculose bovine outre-Manche. C'est une mauvaise nouvelle pour les autorites sanitaires britanniques car, avec l'interdiction des deplacements du betail malade, l'eradication des mustelides constitue le point fort de la lutte contre la maladie. En effet, depuis la decouverte en 1971 de la premiere carcasse de blaireau mort, atteint de tuberculose bovine, des campagnes d'abattage ont ete decidees afin d'empecher la diffusion de la maladie chez les blaireaux et sa transmission aux bovins. Entre 1973 et 1998, plusieurs operations ont ete conduites, mais sans succes. La maladie est en recrudescence. En 2006, sur plus de 50 000 troupeaux testes, pres de 2000 cas avaient ete diagnostiques en Angleterre, au pays de Galles et en Ecosse.
    Au debut de l'ete deja, un groupe d'experts independants mandates par le Defra (Departement pour l'environnement, l'alimentation et les affaires rurales) avait remis un rapport ou ils estimaient que l'abattage des blaireaux n'a pas d'impact significatif sur le controle de la maladie, et il « pourrait meme faire empirer la situation ». La semaine derniere, c'est au tour d'une equipe d'ecologistes de l'universite d'Oxford d'enfoncer le clou apres avoir epluche toute la litterature scientifique sur la question.
    Nouvelles contaminations
    Selon Stephen Carter, l'elimination des blaireaux autour des fermes ou le betail est infecte par le bacille Mycobacterium bovis provoque des mouvements de population tels qu'ils peuvent etre a l'origine de nouvelles contaminations, surtout en peripherie des zones touchees. Le blaireau est un animal territorial qui fait d'immenses terriers dans les forets, mais il peut se deplacer aussi sur d'assez grandes distances. La desorganisation provoquee par les abattages amene les blaireaux a se deplacer plus librement dans et autour des zones d'abattage. Ils ont tendance alors a se rapprocher des fermes, a venir boire dans les abreuvoirs. Les perturbations s'etendent sur de longues periodes, beaucoup plus longues sans doute que l'imaginaient ceux qui ont mis au point ce programme de lutte. Un programme denonce par les puissantes associations de defense de la faune sauvage, tres puissantes outre-Manche.
    La tuberculose bovine peut revetir des formes diverses (pulmonaire, ganglionnaire, intestinale) avec une evolution lente et progressive. Elle provoque un amaigrissement de l'animal qui peut conduire a la mort. La contamination de l'homme par l'animal, bien que tres rare, n'est pas exclue lors de contacts etroits (fermiers, veterinaires, employes d'abattoirs) ou lors de la consommation de lait non pasteurise. L'Agence de protection de sante britannique a, a ce propos, enregistre six cas humains de tuberculose bovine entre 2004 et 2006 (nos editions du 14 avril 2007).
    A la faveur de ces deux etudes, le gouvernement britannique devrait definir une nouvelle politique de controle de la maladie. En France, les derniers foyers de la maladie ont ete eradiques, au terme de cinquante ans d'une politique de detection systematique des animaux des abattoirs. Elle a ete declaree « indemne de tuberculose bovine » en decembre 2000, rejoignant sept pays europeens : l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l'Autriche, le Danemark, la Finlande et la Suede.
    Dans leur rapport au Drefa, les experts insistent sur une application stricte des mesures de controle des troupeaux, qui pourrait a elle seule stopper l'extension geographique de l'epidemie. Des conclusions qui rejoignent les recommandations de l'OIE (Organisation mondiale de la sante animale). Son directeur general, Bernard Vallat, insiste en particulier sur l'inspection en abattoir des lesions tuberculeuses des betes mortes et sur la pratique d'un test sur les troupeaux.
    <http://www.lefigaro.fr/sciences/20070903.FIG000000220_un_peu_de_repit_en_vue_pour_les_blaireaux_britanniques.html>
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    16- La diversite genetique du cheptel mondial en danger, Le Nouvel Observateur, 03/09/07
    Cecile Dumas, Sciences et Avenir.com
     
    En Afrique, en Asie et en Amerique du sud, ou vivent 70% des races de betail uniques au monde, l’arrivee des animaux d’elevage a haut rendement entraine la disparition de nombreuses races locales. Cette perte de diversite genetique du cheptel a ete evaluee pour la premiere fois a l’echelle mondiale par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, qui presente cette semaine cet inventaire alarmant lors d’une conference organisee en Suisse (du 3 au 7 septembre). L’evaluation s’appuie sur 169 rapports nationaux et une douzaine d’etudes thematiques.
    La vache Holstein Frisonne pour le lait, la poule White Leghorn pour les œufs, le porc Large White pour sa viande, font partie des races d’elevage a haut rendement que les pays industrialises proposent aux petits producteurs des pays en developpement pour augmenter leur production. Les petits eleveurs sont pousses a intensifier et a industrialiser leurs pratiques. Au passage, les races locales de bovins, d’ovins ou de volailles sont abandonnees. Selon l’evaluation menee par la FAO et le CGIAR, le groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, 62 races d’elevage ont disparu ces six dernieres annees, soit environ une par mois. Et encore, ce n’est qu’une estimation : 36% des races locales de betail seraient encore inconnues, selon la FAO.
    « Il faut faire prendre conscience aux gens du risque que represente la perte de diversite genetique, explique Carlos Sere, directeur de l’Institut international de recherche sur l’elevage (ILRI). Les efforts de conservation qui ont ete menes pour les vegetaux, comme la voute de Svalbard (lire), il faut maintenant les faire pour les animaux d’elevage ». Premiere etape : eduquer les eleveurs, les informer des atouts de leurs races locales, alors qu’a l’heure actuelle toute l’information vient des compagnies qui produisent les races a haut rendement.
    Si l’arrivee d’un troupeau de vaches laitieres Holstein Frisonne est rentable a court terme pour un eleveur africain ou sud-americain, elle peut s’averer catastrophique a moyen ou long terme, avertissent la FAO et les autres organisations. Ces races issues de pays temperees ne sont pas adaptees aux aleas climatiques et aux maladies des pays tropicaux. En Ouganda, une secheresse a recemment decime des troupeaux de vaches noires et blanches tandis que la race locale, la vache Ankole, a pu parcourir de longues distances pour aller s’abreuver.
    « Avec le rechauffement climatique, l’environnement va changer de plus en plus vite, souligne le Dr Sere. La nature n’aura pas le temps de s’adapter, d’ou l’interet de disposer d’une large palette genetique. Il existe des races adaptees a de petites niches ecologiques dont les genes peuvent etre tres interessants pour faire face a un nouvel environnement ou a une nouvelle maladie. Or quand des genes disparaissent, ils sont perdus a jamais ».
    D’ou la necessite, en plus de l’education et de l’evolution des pratiques agricoles, de la creation de banques genetiques pour conserver la semence des animaux. « Nous disposons desormais de tres bonnes techniques pour conserver les semences, ajoute Carlos Sere, et les methodes d’analyse genetique permettent de selectionner plus rapidement une race afin de la croiser avec une autre, autrement dit de faire en peu de temps ce que les eleveurs font progressivement». Il existe deja des banques genetiques dans certains pays, comme en Inde, mais aucune en Afrique ou les risques sont les plus eleves. Secheresses, maladies et conflits armes fragilisent l’elevage et de nombreuses races sont menacees de disparition.
    Un plan mondial d’action pour les ressources zoogenetiques sera presente cette semaine a Interlaken, en Suisse, par la FAO et ses partenaires, afin que la communaute internationale apporte rapidement son aide aux eleveurs du sud.
    <http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/environnement/20070903.OBS3125/la_diversite_genetique_du_cheptel_mondial_en_danger.html>
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    17- Les pays du Sud perdent leurs races d'animaux d'elevage, Le Figaro, 04/09/07
    Y. M.
     
    L'elevage industriel pratique en Occident s'appuie sur un tout petit nombre de races d'animaux.
    L'elevage industriel pratique en Occident s'appuie sur un tout petit nombre de races d'animaux. Dans les pays du Sud, ces races - tres productives mais fragiles - sont en train de supplanter peu a peu les races locales, pourtant mieux adaptees aux conditions climatiques et economiques.
    Reuni cette semaine a Interlaken (Suisse) dans le cadre de la premiere conference internationale sur les ressources zoogenetiques, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) s'inquiete des consequences de ce raz de maree. Non seulement, les eleveurs du Sud pourraient en patir directement mais une bonne partie du patrimoine genetique du cheptel mondial (70 %) pourrait disparaitre. C'est pourquoi les experts de l'Institut international de recherche sur l'elevage (ILRI) demandent a ce que soient mises en place des banques de genes des races locales, a l'image de ce qui se fait dans les pays occidentaux.
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    18- Quand l’environnement change, l’evolution accelere, Futura-Sciences, 04/09/07
    Jean-Luc Goudet
     
    Comment des organismes peuvent-ils s’adapter a l’environnement quand celui-ci se modifie lui-meme en permanence ? Pas de probleme ! Selon un nouveau modele informatique, le rythme d’evolution accelere de lui-meme quand l’environnement change la donne.
    Pour evoluer, les especes doivent changer au fil des generations. Mais il en faut des milliers pour parvenir a des etres vraiment differents. Or, pour des organismes a grande longevite, comme les animaux, ce delai se mesure en milliers d’annees et, pendant ce temps, le milieu change lui aussi. L’espece n’aura alors pas le temps de s’adapter parfaitement et devra prendre une autre direction evolutive pour se conformer a son environnement. L’evolution de l’espece ressemblerait alors a une trajectoire erratique, une course sans fin avec changements de directions et meme retours en arriere.
    Avec un tel patinage de l’evolution, la question se pose reellement de savoir si les trois milliards d’annees sont suffisants pour expliquer la diversite actuelle. Oui, repondent trois biologistes israeliens de l’Institut Weizmann, Nadav Kashtan, Elad Noor et Uri Alon. Car l’evolution augmente son rythme quand le milieu change. Leur affirmation ne vient pas d’une etude raffinee des series de fossiles mais de l’observation d’un programme informatique.
    Depuis quelques annees, en effet, les biologistes utilisent l’ordinateur pour creer des modeles d’evolution a toutes les echelles, celle des ecosystemes, celle des organismes et meme celles des cellules et des molecules. Le resultat est toujours tres theorique et bien eloigne des travaux des naturalistes (de plus en plus rares)… C’est le cas de l’etude effectuee a l’equipe de l’Institut Weizmann, qui a introduit dans ses modeles, agissant au niveau des populations, les parametres d’un environnement changeant.
    Courir plusieurs lievres a la fois, c’est mieux
    En reponse, leurs populations, constituees de variables numeriques, se modifient plus ou moins vite (cette vitesse etant mesuree par le nombre de generations necessaires pour parvenir a un etat adapte au nouvel environnement). Selon les conditions du changement, arbitrairement imposees dans le logiciel, il arrive meme que le rythme d’evolution devienne plus eleve que dans un environnement stable. Cette reaction survient quand les biologistes imposent ce qu’ils appellent des « sous-objectifs », une notion que l’equipe avait deja introduite dans de precedentes travaux.
    Au lieu de s’adapter a un objectif unique - dans la nature, ce pourrait etre une temperature plus basse ou un environnement moins boise, par exemple -, les especes modelisees doivent chercher une serie objectifs plus precis, mais dont chacun depend de l’objectif global. « Pour un organisme, explique Nadav Kashtan, les sous-objectifs sont par exemple la survie face aux predateurs, la quete de nourriture ou le succes reproductif. Chacun de ces sous-objectifs doit etre atteint dans tous les nouveaux environnements imposes a la population, mais avec des differences dans les details et dans les interferences entre eux. Par exemple, nous observons une forte acceleration de l’evolution quand, dans le programme informatique, nous changeons de facon repetee un « Ou » pour un « Et » entre les sous-objectifs, ce qui revient a modifier les relations entre les voies evolutives menant a la realisation de chacun des sous-objectifs. »
    Le moins que l’on puisse dire est que le raisonnement n’est pas simple a suivre mais il satisfait les scientifiques de l’equipe… Selon eux, cette modularite dans les objectifs a atteindre doit etre frequente dans la nature et jouer un grand role dans le rythme de l’evolution des especes. Par exemple, une population animale qui vit dans un environnement de moins en moins boise, devenant progressivement une savane, et qui repond  par une augmentation de taille pour voir les predateurs de loin, devra aussi trouver d’autres strategies pour se nourrir ou pour se reproduire. La pression selective se fait plus forte et les changements s’accelerent.
    Sur le plan theorique, cette etude fera aussi evoluer cette science toute neuve de la simulation des ecosystemes. Apres tout, les astronomes en usent deja beaucoup et avec succes pour reconstituer le passe ou l’avenir de galaxies entieres, meme quand elles s’entrechoquent en collisions cosmiques. Les biologistes aussi peuvent sans doute en attendre quelques lumieres...
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    19- Il faut sauver les sols, Futura-Sciences, 05/09/07
    Jean-Luc Goudet
     
    La degradation des sols serait « la crise silencieuse du monde » selon l’un des experts internationaux reunis en Islande. Elle participe largement au degagement de gaz a effet de serre et compliquera la tache pour nourrir les neuf milliards d’humains qui habiteront la Terre en 2050.
    « D’ici a 50 ans, il faudra produire autant de nourriture que durant les 10 000 dernieres annees. » Dans leur message preliminaire, les organisateurs du Forum International, qui reunit 150 experts mondiaux du 31 aout au 4 septembre a Selfoss, en Islande, annoncent la couleur. Imagine pour le centenaire du Soil Conservation Service, cree en 1907, ce forum abordera cette question cruciale.
    La degradation des sols et la desertification, que l’on observe partout dans le monde, constitueront bientot un probleme ardu a resoudre mais qui reste aujourd’hui a peu pres ignore. Andres Arnalds, directeur adjoint du Soil Conservation Service, parle d’une « crise silencieuse ». « Les informations sur la sante des sols dans le monde ne sont pas exactes, affirme-t-il, mais nous savons que les sols et la vegetation sont degrades a un niveau alarmant dans de nombreux pays. Certains estiment que chaque annee une surface vegetale de la taille de l’Islande disparait. »
    Cette atteinte aux surfaces cultivables survient alors qu’il faut preparer l’augmentation de production agricole indispensable a court terme pour nourrir les trois milliards d’hommes supplementaires attendus d’ici une cinquantaine d’annees. « La degradation des sols a un effet devastateur sur la production de nourriture » insiste Olafur Ragnar Grimsson, responsable du Forum.
    De la protection de la terre a celle de la Terre
    Mais d’autres consequences se font deja sentir, sur les ressources en eau et sur le climat. « Le sol et le couvert vegetal retiennent l’eau et la relachent progressivement, explique Zafar Adeel, Directeur du Departement en charge de l’eau, de l’environnement et de la sante a l’Universite Internationale de l’ONU. La ou la vegetation se reduit, la resistance des ecosystemes aux autres agressions diminue aussi. » L’effet sur le climat est egalement connu. La degradation des sols et la desertification contribuerait pour environ 30 % a l’augmentation de gaz a effet de serre, en reduisant la captation par la vegetation.
    Au mois de juin dernier, un rapport de l’ONU, redige par 200 experts internationaux sous la direction de Hans van Ginkel, recteur de l’Universite des Nations Unies, sonnait deja l’alarme. Malheureusement passee relativement inapercue, cette synthese indiquait que deux milliards d’etres humains, soit un sur trois, souffraient deja d’au moins une des consequences de la degradation des sols. Zafar Adeel, qui fut un des auteurs de ce rapport, affirmait a l’epoque que « les pouvoirs politiques et les decideurs publics ne mesurent pas la gravite de la situation ».
    Pourtant, les solutions existent. Le rapport de l’ONU en faisait la liste, depuis un frein a la deforestation jusqu’a l’aide aux pays et aux populations en zones desertiques. La protection des sols aurait un impact tres efficace sur le bien-etre d’un grand nombre de personnes, sur la production agricole et sur la lutte contre l’effet de serre.
    Pour faire entendre ce message, les experts veulent profiter de leur reunion en Islande et, notamment, reclamer la mise en place d’une annee internationale de la protection des sols.
    + Carte mondiale des zones arides © CRU/UEA, UNEP/DEWA
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    20- Histoires de savoir. Les loups iront-ils jusqu'en Bretagne ?, Le Figaro, 05/09/07
    La chronique de Jean-Luc Nothias.
     
    Homo sapiens versus Canis lupus. L'homme de nouveau face au loup. Et cela a encore tourne au vinaigre cet ete puisqu'il est accuse, entre autres, d'avoir provoque la mort d'un troupeau de plusieurs centaines de moutons et brebis qui, affoles, se sont jetes dans le vide. Voila une quinzaine d'annees qu'ils ont repointe le bout de leur truffe dans le parc du Mercantour (Alpes-Maritimes).
    On estime qu'ils sont aujourd'hui au moins une centaine, repartis en un peu plus d'une quinzaine de meutes. D'une longueur de 150 kilometres, leur territoire originel s'etend sur six vallees dans les Alpes du Sud sur plus de 200 000 hectares. Zone qui compte environ 18 000 habitants permanents repartis dans 28 communes avec une forte activite de pastoralisme. Ce qui entraine evidemment de douloureux problemes de cohabitation entre l'animal et l'homme.
    Pourtant, pour une fois pourrait-on dire, l'homme n'y est pour rien. Il n'a pas joue avec le feu. Les loups sont revenus tout seuls. Au debut des annees 1990, ils ont franchi la frontiere entre l'Italie et la France. Le parc du Mercantour est en effet contigu au Parco naturale Alpi Marittime, en Italie, ou le loup, qui n'y a jamais disparu, etait bien present et protege.
    La premiere observation certifiee en France date de 1992. Depuis, les troupeaux ont paye un lourd tribu aux carnassiers. Peut-etre pas aussi lourd que certains voudraient le dire, mais incontestablement important.
    Cette expansion du loup va-t-elle s'arreter la ? C'est peu probable. Present dans un seul departement il y a quinze ans, il l'est aujourd'hui dans huit (Ain, Alpes- de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Drome, Isere, Savoie, Haute-Savoie et Var), d'Annecy a Digne en passant par Grenoble et le Vercors. Il a aussi gagne les Alpes vaudoises en Suisse. Et il a deja ete vu au-dela du Mercantour, dit-on, dans les Vosges, le Jura et le Massif Central. Il a egalement ete repere dans les Pyrenees-Orientales. Pourquoi ne gagnerait-il pas les territoires ou il etait autrefois present et ou le gibier n'est pas rare ?
    Le loup se deplace generalement en meute de 3 a 15 individus tous parents entre eux. Chacun occupe une place bien precise dans une hierarchie a respecter. Le territoire de chaque meute s'etend sur 200 a 300 km². Mais la croissance demographique d'un groupe sur un territoire limite amene a en abaisser les ressources alimentaires. Et un loup a besoin de 5 a 8 kg de nourriture par jour. Seule solution a ce moment-la, elargir son horizon.
     
    Plan d'action
    C'est ce qui preoccupe aujourd'hui, par exemple, les responsables du parc americain de Yellowstone dans lequel les loups ont ete reintroduits il y a une trentaine d'annees. Ils sont desormais plusieurs centaines dans le parc et les scientifiques ont constate que la biodiversite, aussi bien pour la faune que pour la flore en avait ete, a de nombreux endroits, ameliorees. Le « hic » est que maintenant qu'il a colonise tous ses biotopes du parc, il a tendance a en sortir pour s'approprier d'autres territoires.
    L'aspect alimentaire n'est pas le seul moteur de cette colonisation. Elle permet egalement d'eviter la multiplication des conflits, soit entre meutes concurrentes, soit entre membres d'un meme clan. Ainsi, sans exploser, le nombre de loups augmente regulierement et le territoire qu'ils occupent s'agrandit, en equilibre avec les ressources alimentaires et leur securite (en particulier vis-a-vis de la pression humaine).
    En Espagne et en Italie, la ou le loup n'a jamais disparu, leurs « mefaits » sont bien mieux acceptes qu'en France. La cohabitation n'y est pas aussi tendue. Les eleveurs mettent en place des strategies de protection des troupeaux, tout en sachant qu'ils perdront tout de meme, chaque annee, plusieurs tetes. Qui feront l'objet d'indemnisations.
    L'histoire de la reapparition du lynx dans le Jura dans les annees 1970, puis de sa reintroduction dans les Vosges durant les annees 1980 donne aussi a reflechir. Ce fut au debut une levee de boucliers, vehemente et parfois violente. La cohabitation avec le lynx avait du mal a passer. Aujourd'hui, le lynx ne fait plus parler de lui. Un equilibre a ete etabli.
    Mais c'est le loup qui conserve le mauvais oeil. Et pendant que nous cherchions tous un peu de soleil, au mois d'aout, pouvoirs publics, eleveurs et representants des associations se sont reunis, sous la houlette de la secretaire d'Etat a l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, afin d'elaborer un plan d'action pour le loup de 2008 a 2012. La (nouvelle) principale preoccupation etant de mettre en oeuvre les moyens necessaires a l'accompagnement de la sortie du loup de son bastion alpin.
    Des loups bientot en Sologne, dans le Massif central, ou en Bretagne ? Ce n'est pas impossible. Mais le loup a beau etre un grand marcheur, il n'a pas encore de bottes de sept lieues. Et il n'est pas aussi mechant que veut nous le faire croire le Petit Chaperon rouge.
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    21- La Chine envoie deux pandas geants en Australie, AFP, 06/09/07
     
    Sydney (AFP) - 06/09/2007 09h48Le president chinois, Hu Jintao, a accepte jeudi a Sydney d'envoyer en Australie deux pandas geants, espece animaliere parmi les plus menacees au monde qui ne vit plus dans son habitat naturel que dans le centre-ouest de la Chine.
    Wangwang, jeune male de deux ans, et Funi, jeune femelle de un an, viendront passer dix ans au zoo d'Adelaide (sud), dans le cadre d'un programme de reproduction destine a assurer la survie de l'urside, a explique le ministre australien des Affaires etrangeres, Alexander Downer.
    "Le sejour de Wangwang et Funi a Adelaide sera un souvenir des relations chaleureuses entre l'Australie et la Chine et du succes de la visite du president Hu en Australie", a declare M. Downer, dont "le pays est fier d'aider a assurer un avenir radieux au panda geant".
    Le president chinois se trouve en Australie pour le sommet des dirigeants Asie-Pacifique de l'Apec, qui doit se tenir samedi et dimanche a Sydney.
    Les pandas ne seraient plus que 1.600 a vivre en liberte dans les regions montagneuses chinoises du Sichuan. On en compte environ 160 en captivite dans le monde.
    Depuis 1984, la Chine a mis en place un systeme de location de longue duree de ces animaux aux zoos etrangers.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-La_Chine_envoie_deux_pandas_geants_en_Australie.htm?idrub=14&xml=070906094830.gm27nibr.xml>  

    FNH 2

     
     
    24- Greenpeace a decouvert un champ d'OGM non declare dans le Gers, Le Monde, 06/09/07
    Gilles Van Kote
     
    Les "detectives des champs" de Greenpeace sont persuades d'avoir mis la main sur la preuve irrefutable. Celle qui demontrerait que le registre public des parcelles OGM, mis en place en mars et consultable sur Internet (http://ogm.gouv.fr), ne serait qu'un ecran de fumee. Et, partant, que le developpement des organismes genetiquement modifies echapperait, en France, a tout controle, notamment a celui de l'Etat.
    Mercredi 5 septembre, une vingtaine de militants de l'organisation de defense de l'environnement ont investi un champ de mais situe sur la commune de Bezeril, dans le Gers. Ils l'ont "marque" a l'aide de colorant alimentaire rose et l'ont entoure d'un ruban portant la mention "Illegal".
    Quelques jours auparavant, un test pratique par l'un de ces "detectives" qui traquent depuis le debut de l'ete les parcelles de mais transgenique s'etait revele positif. Or le registre public, cense repertorier l'ensemble des champs cultives avec du mais Monsanto 810 (le seul autorise en France), indique qu'aucune parcelle OGM n'a ete declaree dans le canton concerne. Greenpeace-France a depose plainte aupres du procureur de la Republique d'Auch pour "delit de non-respect des regles de surveillance biologique du territoire". Huit militants de l'association ont ete interroges comme temoins par les gendarmes.
    Saisie par Greenpeace, la direction regionale de l'agriculture et des forets (DRAF) affirme avoir lance des verifications, dont les resultats devraient etre connus d'ici la fin de semaine. Les decrets parus en mars imposent aux exploitants de declarer les cultures de mais OGM. L'agriculteur peut effectuer lui-meme sa declaration aupres de la direction departementale de l'agriculture, ou laisser ce soin a un "operateur" (cooperative, semencier...), qui doit alors s'adresser a la direction regionale.
    Le proprietaire du champ a confirme cultiver du mais transgenique. Il aurait affirme, selon Greenpeace, avoir effectue sa declaration par l'intermediaire de la societe semenciere Pioneer et s'estimerait "dans la legalite". Les dirigeants de Pioneer affirment pour leur part ne pas avoir recu de demande de sa part.
    "Petites erreurs"
    "Le registre vient de se mettre en place et nous ne sommes pas a l'abri de petites erreurs, admet Bruno Lion, directeur adjoint de la DRAF Midi-Pyrenees. Nous avons engage une procedure de verification qui pourrait mener, le cas echeant, a un proces verbal et a une transmission au procureur de la Republique." Une premiere parcelle non declaree avait ete localisee dans l'Aude, en juillet. L'administration avait reconnu une erreur et le registre public avait ete corrige.
    "Une erreur, c'est grave quand il s'agit d'OGM et de risques de dissemination, affirme Arnaud Apoteker, de Greenpeace. Aujourd'hui, tous les doutes sont permis : certains professionnels vont jusqu'a dire que les 20 000 hectares declares ne representent peut-etre que la moitie de ce qui est reellement plante." Une hypothese jugee "impossible" par l'Association des producteurs de mais (pro-OGM), qui se base sur le nombre de "doses" de semences de mais transgenique vendues en 2007 en France.
    Depuis le debut de l'annee, Greenpeace affirme avoir distribue plus de 2 000 tests OGM en France. Il s'agit de bandelettes, vendues au prix unitaire de 5,50 euros, qui changent de couleur en quelques minutes si elles sont mises en presence, dans une solution aqueuse, de graines ou de feuilles de mais OGM.
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    25- Mysterieuses disparitions d’abeilles : un responsable identifie, Le Nouvel Observateur, 06/09/07
    Cecile Dumas, Sciences et Avenir.com
     
    Depuis l’annee 2006, l’acronyme CCD est devenu le cauchemar des apiculteurs americains. Le «colony collapse disorder», ou syndrome d’effondrement des colonies, a decime 50 a 90% des colonies d’abeilles (Apis mellifera) destinees a la production du miel aux Etats-Unis. L’un des coupables serait un virus encore jamais detecte sur le sol americain, annoncent aujourd’hui des chercheurs dans l’edition electronique de la revue Science. Il s’agit d’un virus de paralysie aigue l’IAPV (Israeli acute paralysis virus), qui agit peut-etre en combinaison avec d’autres facteurs pour tuer les abeilles.
    Les ruches touchees par le CCD perdent leurs ouvrieres. La reine demeure seule avec les stocks de nourriture et les abeilles recemment ecloses. Aucun parasite n’investit la ruche pour se nourrir des reserves. Aucun cadavre d’abeille ne se trouve a proximite de la ruche. Des parasites comme le varroa infecte les abeilles depuis des annees aux Etats-Unis mais il n’est pas la cause de ce syndrome d’effondrement des colonies.
    Pour traquer la presence de virus, de bacteries ou de parasites chez les abeilles touchees par le CCD, les chercheurs americains ont eu recours a la genetique. La sequence de l’ADN de l’abeille a ete publiee en octobre 2006. En comparant ces donnees de reference avec les sequences d’abeilles issues de ruches atteintes du CCD ou de ruches epargnees, Diana Cox-Foster (Penn State University), Ian Lipkin (Columbia University) et leurs collegues ont pu reperer la presence d’un virus encore meconnu, l’IAPV.
    Ce virus de la famille des Dicistroviridae a ete decrit pour la premiere fois en Israel en 2004. Son genome etait present dans les echantillons de ruches americaines touchees par le CCD ainsi que dans des echantillons provenant de ruches australiennes et dans la gelee royale importee de Chine pour la consommation humaine que certains apiculteurs utilisent pour demarrer une nouvelle ruche. Dans 96% des cas, l’IAPV a ete identifie dans les echantillons de ruches malades du CCD.
    Une correlation aussi forte permet aux chercheurs de conclure que ce virus est au moins l’un des facteurs du syndrome d’effondrement des colonies. Cependant Lipkin et ses collegues estiment qu’il n’agit probablement pas seul. Les chercheurs soulignent que les premiers cas de CCD ont ete decrits des 2004 aux Etats-Unis, peu apres le debut de l’importation d’abeilles australiennes. Or ces abeilles sont porteuses du virus sans que les colonies deperissent. Il est possible que l’infection par le varroa, tres repandue Etats-Unis, fragilise les abeilles, ainsi que l’exposition aux pesticides ou d’autres elements qui favorisent l’action du virus. Il pourrait egalement s’agir d’une souche differente ce celle isolee en 2004 en Israel.
    <http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sciences_de_la_vie/20070906.OBS3773/mysterieuses_disparitions_dabeilles__un_responsable_ide.html>
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    26- Un virus soupconne de tuer les abeilles, Le Figaro, 07/09/07
    Yves Miserey
     
    En repertoriant tous les micro-organismes presents chez les insectes malades aux Etats-Unis, un microbe potentiellement coupable a ete mis en evidence.
    Dans presque toutes les regions du monde, les abeilles se portent mal. Le syndrome d'effondrement des colonies ou CCD (colony collapse discorder) qui frappe les Etats-Unis est apparu a la fin 2006. Il s'est rapidement repandu dans plusieurs regions (nos editions du 2 mai 2007). Les pertes de colonies d'abeilles sont estimees entre 50 % et 90 % dans les zones touchees. Les symptomes sont chaque fois les memes : les ouvrieres chargees de collecter le nectar et le pollen sur les fleurs ne reviennent pas, mais il n'y a pratiquement pas d'abeilles mortes au pied ou a l'interieur de la ruche. Six mois a peine sont passes et les premiers resultats commencent deja a sortir dans les revues scientifiques internationales.
     
    Piste toxicologique
    Une premiere etude sort aujourd'hui dans la revue Science, qui affirme avoir trouve une forte correlation entre le CCD et un nouveau virus pathogene identifie pour la premiere fois en 2002 en Israel, baptise depuis le virus de la paralysie aigue israelienne ou IAPV. Ce resultat a ete obtenu en sequencant l'ARN des micro-organismes presents sur des abeilles saines de Pennsylvanie et d'Australie et des abeilles victimes du CCD en Californie ainsi que dans des pots de gelee royale produite en Chine. Un enorme travail qui a mobilise pas moins de dix laboratoires parmi les meilleurs dans leur domaine. La premiere vraie lecon de cette etude, c'est que les abeilles sont pleines de bacteries, de champignons, de virus et que ces derniers sont communs aux abeilles domestiques (Apis mellifera) de nombreuses regions du monde.
    Les resultats sont significatifs. Dans tous les echantillons recuperes sur des colonies malades sauf un, l'IAPV est present. Enfin, 100 % des echantillons ayant quatre des principaux virus ou champignons pathogenes dont l'IAPV sont atteints de CCD. Mais les chercheurs se montrent neanmoins prudents : il n'y a pas pour eux de relation causale directe. Ils preferent dire que « l'IAPV est un bon marqueur du CCD ». C'est aussi le point de vue de Freddie-Jeanne Richard, de l'universite de Caroline du Nord (Etats-Unis). « C'est peut-etre la reunion de plusieurs pathogenes qui tuent la colonie et pas un en particulier », affirme Joachim de Miranda, de l'universite d'Upsala en Suede.
    De nombreuses questions se profilent a l'horizon, mais des elements importants ont deja ete apportes par Ilan Sela, le chercheur israelien de l'universite de Jerusalem qui a decouvert l'IAPV alors que les colonies etaient decimees dans son pays. Il devrait publier prochainement dans le Journal of General Virology une etude ou il montre que si on inocule l'IAPV a des abeilles, elles meurent au bout de deux jours. De meme, si on leur donne du sucre contamine par le virus, elles finissent par etre paralysees et mourir.
    L'origine de l'IAPV reste pour l'instant une enigme, mais le fait que les echantillons d'abeilles australiennes non atteintes par le CCD soient infectes par l'IAPV pourrait constituer une piste. En effet, le virus pourrait provenir de cette region du monde, la seule a etre epargnee par le varroa, un redoutable accarien parasite, et il aurait mute et serait devenu plus virulent au cours de ses deplacements. Yves Le Conte, de l'Inra (Avignon) s'interroge sur ce point comme beaucoup d'autres specialistes. Il faut savoir, en effet, que les reines d'abeilles australiennes sont commercialisees aujourd'hui dans le monde entier.
    Les virus evoluent tres rapidement chez les abeilles. Ilan Sela a montre dans une etude recente (Virology, 362, 2007) qu'un tiers des abeilles en Israel ont developpe des resistances contre l'IAPV.
    Evidemment, l'etude de Science ne va pas manquer de susciter de nombreux commentaires dans notre pays et pas seulement dans les milieux apicoles. En effet, les mortalites qui ont frappe les abeilles en France au debut des annees 1990 ont tout de suite ete attribuees a deux insecticides : le Gaucho et le Regent. Il n'y a pas eu reellement de recherches sur les causes des mortalites d'abeilles. La piste toxicologique a ete la seule exploree. Elle a abouti a l'interdiction des produits sans pour autant que les etudes parviennent a trancher sur la responsabilite des insecticides.
    Le fait que la recherche americaine se mobilise sur le CCD et le recent sequencage du genome de l'abeille devraient apporter beaucoup de nouvelles donnees dans les prochaines annees. Ainsi, les chercheurs viennent de montrer qu'un champignon parasite de l'abeille (Nosema ceranae) est present depuis plusieurs annees aux Etats-Unis sans causer pour autant de degats sur les colonies. Or ce champignon decouvert il y a peu par des chercheurs espagnols avait ete immediatement pressenti comme la cause probable des malheurs des abeilles europeennes et francaises.
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    27- Un virus suspecte dans l'effondrement des colonies d'abeilles, Le Monde, 07/09/07
    Gaelle Dupont
     
    Un nouveau suspect apparait dans la longue liste des causes invoquees pour expliquer l'effondrement de colonies d'abeilles, observe dans de nombreux pays. L'hypothese virale sort renforcee d'une etude genetique menee par l'equipe du professeur Diana Cox-Foster, du departement d'entomologie de l'universite de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, publiee dans la revue Science du 6 septembre.
    Depuis quelques annees, les disparitions d'abeilles peuvent localement toucher jusqu'a 90 % des colonies (Le Monde du 30 aout). Plusieurs experts avancent l'idee d'une combinaison de pathogenes et de facteurs environnementaux, comme les pesticides. Aux Etats-Unis, le phenomene, baptise Colony Collapse Disorder (CCD), aurait abouti a la disparition de 25 % des abeilles pendant l'hiver 2006-2007.
    L'equipe de l'universite de Pennsylvanie a sequence des fragments de materiel genetique preleves dans des colonies touchees par le CCD et dans les colonies saines. Une correlation forte est apparue entre le CCD et la presence d'un virus, le Israeli Acute Paralysis Virus (IAPV). Ce dernier est detecte dans 83,3 % des echantillons affectes par le CCD, et dans seulement 4,8 % des colonies saines.
    "Cela ne signifie pas qu'il est la cause des mortalites, mais qu'il constitue un marqueur du CCD", explique Diana Cox-Foster. Elle va maintenant tenter d'inoculer l'IAPV a des colonies saines, et de reproduire le CCD.
    "Un candidat parmi d'autres"
    L'equipe americaine refute la these defendue par le chercheur espagnol Mariano Higes (Centre regional apicole de Castille-La Manche), qui incrimine le champignon Nosema ceranae. Celui-ci a ete retrouve dans 100 % des echantillons provenant de colonies affectees par le CCD, mais aussi dans 80 % des colonies saines.
    Toute la difficulte vient du fait que chaque colonie d'abeilles heberge une foule de parasites – bacteries, champignons, virus presents a l'etat latent – que l'on retrouve dans les analyses pratiquees sur les abeilles mortes, sans que leur role dans l'effondrement de la colonie puisse etre mis en evidence.
    Pour Laurent Gauthier, du laboratoire de pathovigilance et de developpement apicole de Supagro Montpellier, l'IAPV est desormais "un candidat parmi d'autres" pour expliquer les pertes d'abeilles. Mais "les virus peuvent aussi etre une consequence, plutot qu'une cause", de l'affaiblissement des colonies, poursuit M. Gauthier. "La question est de savoir s'il existe des facteurs de desequilibre, favorisant la proliferation de ces pathogenes", affirme-t-il.
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    28- Bernard Vaissiere : "Oui, les abeilles pourraient disparaitre", Futura-Sciences, 07/09/07
    Jean-Luc Goudet
     
    Les populations d’abeilles declinent partout dans la monde. Le fait est connu depuis longtemps et la presse s’est recemment emparee du sujet. Bernard Vaissiere, chercheur a l’Inra et un des rares specialistes francais de la pollinisation, fait pour Futura-Sciences un point sur cette question.
    Bernard Vaissiere est charge de recherche a l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), a Avignon, et animateur du Laboratoire de pollinisation entomophile.
    Les recherches de son equipe concernent les interactions entre le pollen, son vecteur (vent ou insecte) et le pistil, l’efficacite pollinisatrice, les relations entre abeilles et paysages, et l’impact de la pollinisation sur l’agriculture.
    Futura-Sciences : Que sait-on vraiment du declin des populations d’abeilles dans le monde ?
    Bernard Vaissiere : Nous ne connaissons pas precisement les effectifs. Les chiffres qui ont circule dans des articles de presse recents sont faux. Tout d’abord, il faut savoir que les abeilles ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs - meme si ce sont les principaux - et que, parmi elles, il n’y a pas que l’abeille domestique, comme beaucoup de monde le pense en France… Il y a mille especes d’abeilles dans notre pays et 20 000 dans le monde ! Ce qui est certain, c’est que nous disposons d’elements clairs montrant une reduction des populations. En juillet 2006, un article publie dans Science demontrait le declin des populations d’abeilles sauvages (sans les bourdons) au Royaume-Uni et en Hollande. Fin 2006, les resultats d’une etude americaine indiquaient un declin semblable aux Etats-Unis.
    Pour les abeilles domestiques, on a observe, aux Etats-Unis egalement, une tres forte mortalite hivernale, de 30 a 50 % des colonies a la sortie de cet hiver et de l’hiver 2005-2006, contre 5 a 10 en situation normale. En France et en Belgique, cette mortalite hivernale avait atteint les memes valeurs ces dernieres annees mais, selon le CNDA (Centre national du developpement apicole), la mortalite est redescendue l’hiver dernier a 8 a 10 %.
    FS : Connait-on les causes de ce retour apparent a la normale ?
    Bernard Vaissiere : Non. S’agit-il d’un simple repit, du par exemple a un hiver plus doux ? L’interdiction du Gaucho et du Regent est egalement une cause possible. Mais nous n’avons pas de preuve.
    FS : Une equipe americaine vient de publier dans Science un article qui pointe la responsabilite d’un virus pour l’effondrement des colonies d’abeilles domestiques. Pensez-vous que cela soit possible ?
    Bernard Vaissiere : Il s’agit de l’Israeli Acute Paralysis Virus. L’Acute Paralysis Virus etait deja connu, y compris en France, et il est bien sur possible qu’il soit le principal agent responsable. Mais les causes de mortalite des colonies d’abeilles domestiques peuvent erte multiples et il est toujours difficile de demeler les phenomenes potentiellement multifactoriels. Il est fort possible aussi que l’alimentation, les pesticides, et un Varroa destructor, un acarien parasite, aient joue un grand role. Cet acarien affaiblit les abeilles et les rend plus sensibles a d’autres facteurs, comme par exemple une infection virale.
    FS : Les abeilles sont-elles vraiment en danger ?
    Bernard Vaissiere : Oui. Je pense qu’aujourd’hui la possibilite d’un declin important des populations d’abeilles, voire de la disparition complete de certaines especes, est reelle. L’abeille domestique est un peu un barometre des populations sauvages, dont nous n’avons pas les moyens de connaitre les effectifs. En France particulierement, il y a tres peu de chercheurs travaillant sur les pollinisateurs et la pollinisation par les insectes. Dans mon equipe, nous sommes trois scientifiques dont deux enseignants-chercheurs. Nous n’avons pas embauche depuis 18 ans ! Et les specialistes des insectes pollinisateurs ont pour la plupart plus de soixante ans… En revanche, nous savons que les abeilles sont fragiles et nous savons pourquoi : elles se nourrissent presque exclusivement de nectar et de pollen que les plantes produisent pour elles. C’est le fruit d’une longue coevolution avec les plantes a fleurs. Les insectes herbivores qui mangent les feuilles, par exemple, ingerent eux toutes sortes de poisons comme des alcaloides et des tanins, et se defendent a l’aide d’enzymes de detoxification. Les abeilles, elles, sont tres mal pourvues avec ces enzymes.
    FS : Le pollen n’est pas seulement transporte par les insectes : il y a le vent aussi…
    Bernard Vaissiere : Nous avons etudie cette question. A part les insectes, les plantes a fleurs ont deux autres modes de pollinisation principaux en Europe : l’autopollinisation passive (la pollinisation a lieu au sein d’une meme fleur par contact direct des antheres et du stigmate ou par gravite, c’est le cas du ble par exemple) et la pollinisation par le vent. Mais la pollinisation par les insectes (essentiellement les abeilles) intervient dans 80 % des especes de plantes a fleurs. Comme le disait Jean Louveaux, qui fut directeur a l’Inra de Bures-sur-Yvette, les insectes pollinisateurs representent une faible biomasse, mais ils sont neanmoins tres importants : ils agissent comme des catalyseurs.
    FS : Les plantes cultivees sont-elles concernees ?
    Bernard Vaissiere : Selon une etude internationale menee sur 115 cultures et dans 200 pays, par des equipes de France, d’Allemagne, des Etats-Unis et d’Australie, les trois quarts des cultures sont pollinisees majoritairement par les insectes. C’est le cas pour la plupart des cultures fruitieres, legumieres, oleagineuses et proteagineuses, ainsi que celles des fruits a coques, des epices, du cafe et du cacao. Seules 25 % des cultures n’en dependent pas du tout (principalement les cereales comme le ble, le mais et le riz). Au total, c’est 35 % de la production mondiale de nourriture qui provient de cultures dependant de la pollinisation par les insectes.
    FS : Y a-t-il une prise de conscience de l’importance de ce phenomene ?
    Bernard Vaissiere : En 2004, l’Europe a lance le programme Alarm (Assessing Large-scale environmental risks for biodiversity with tested methods) qui se terminera en 2008.  Il y a deja eu des avancees, comme l’article sur le declin parallele des abeilles sauvages et des plantes pollinisees par les abeilles paru dans Science en juillet 2006.  Il y a aussi plusieurs pistes qui sont explorees pour renverser la tendance comme par exemple les jacheres fleuries, sur lesquels des travaux sont en cours pour mesurer leur impact sur le maintien des populations de pollinisateurs. Mais certaines entreprises phytosanitaires se sont emparees de cette piste et les chiffres annonces sont parfois douteux… L’effet n’est probablement benefique que si l’on choisit bien les especes plantees et leurs dates de floraison, et l’on manque encore de recul pour faire des recommandations precises sur l’impact et les surfaces minimales necessaires.
    FS : La situation vous semble-t-elle reversible ?
    Bernard Vaissiere : Tant que les especes n’ont pas disparu, elle l’est… meme si le systeme haplo-diploide des abeilles ne favorise pas le maintien des petites populations. Et il y a des signes positifs, comme le programme Alarm. Ces actions sont encore modestes mais, comme les insectes pollinisateurs, elles pourraient agir comme un catalyseur…
    <http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/bernard-vaissiere-oui-les-abeilles-pourraient-disparaitre_12821/>
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    29- Les iles australes francaises, sanctuaire ecologique ?, Temoignages, 06/09/07
    Jean-Philippe Palasi, UICN - Bureau Regional pour l’Europe
     
    Cap au sud vers les iles australes francaises : les iles Crozet, l’archipel de Kerguelen, les iles Amsterdam et Saint-Paul. Comme Europa, ces iles font partie des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Francaises). Elles abritent un patrimoine naturel exceptionnel et sont au coeur d’enjeux ecologiques majeurs, comme la gestion des stocks halieutiques, le probleme des especes exotiques envahissantes et le changement climatique. Vous pourrez lire ci-dessous une presentation de ces enjeux, ecrite a l’occasion de la recente mission de l’UICN dans les iles australes francaises.
    Les iles australes francaises sont reparties en 3 groupes dans le sud de l’Ocean Indien a mi-chemin entre l’Afrique du Sud et l’Australie. Elles font partie des Terres Australes et Antarctiques Francaises (TAAF), qui incluent aussi la Terre Adelie sur le continent Antarctique et les Iles Eparses de l’Ocean Indien occidental. Relativement peu connues du grand public, les iles australes francaises sont pourtant des lieux spectaculaires, qui abritent certaines des dernieres grandes scenes de vie sauvage de notre planete.
    Les iles Crozet (500 km2) sont composees de cinq iles volcaniques dont la plus elevee atteint 1.050 m d’altitude. Le climat, typique de la zone subantarctique, est particulierement venteux et pluvieux, avec une temperature moyenne de 5°C.
    L’archipel de Kerguelen est compose de plus de 300 iles et ilots couvrant 7.200 km2, soit une superficie voisine de celle de la Corse. D’origine volcanique, les iles Kerguelen ont un relief escarpe et un littoral tres decoupe, dont la longueur totale equivaut a celle des cotes de France metropolitaine. Le point culminant est le Mont Ross (1.850 m). Le climat est proche de celui des iles Crozet.
    L’ile Amsterdam (54 km2 point culminant a 881 m) et l’ile Saint-Paul (8 km2, point culminant a 268 m) sont situees 1.500 km plus au Nord, vers le 38eme parallele, et sont eloignees l’une de l’autre d’une centaine de kilometres. Balayes par des vents souvent violents et des pluies regulieres, ces 2 cones volcaniques jouissent cependant d’un climat tempere (13°C) avec une faible amplitude saisonniere.
    Les iles australes sont certaines des iles les plus isolees au monde et n’ont pas de population humaine autochtone. Leur population est constituee exclusivement des membres de missions scientifiques et techniques installees sur les differentes bases. La base principale est celle de Port-aux-Francais a Kerguelen (60 a 100 personnes selon la saison, 50 batiments a usage d’habitation, d’ateliers ou de laboratoires). S’y ajoutent la base Alfred Faure a Crozet (18 a 30 personnes), et Martin-de-Vivies a Amsterdam (environ 20 personnes).
    L’importance ecologique de ces iles repose a la fois sur l’originalite de leurs milieux terrestres, l’ampleur de leur domaine maritime, et leur importance majeure pour les oiseaux et mammiferes marins. Elles ont egalement aujourd’hui un role de sentinelles face aux effets du changement climatique.
    Des milieux terrestres originaux
    Les iles Crozet et Kerguelen sont situees dans les "quarantiemes rugissants". La frequence et la violence des vents jouent un role determinant sur la nature des communautes vegetales. Depourvue d’arbres et d’arbustes, la vegetation est surtout localisee sur les versants proteges des vents dominants, et dominee par trois especes (l’azorelle, l’acaena et le chou de Kerguelen) qui forment un paysage bien particulier, propre aux iles subantarctiques. Ces milieux naturels sont fragiles, et souvent menaces par les especes vegetales et animales introduites. Sur la grande terre et plusieurs grandes iles de Kerguelen, ils ont ete bouleverses par les animaux introduits par l’homme (lapins, rennes, rats...). Heureusement, certaines iles de l’archipel de Kerguelen et les iles Crozet presentent encore des milieux terrestres relativement ou tres preserves.
    Les iles Saint-Paul et Amsterdam sont soumises a des conditions climatiques plus clementes. Amsterdam etait a l’origine couverte d’une foret de phylicas (Phylica nitida), seul arbre autochtone des iles australes francaises, entre 100 et 250 m d’altitude. De nombreux incendies et l’introduction des bovins en 1871 (dont l’effectif a atteint jusqu’a 2 000 tetes) ont completement modifie le paysage. Jusqu’a une epoque recente, la flore originelle et quelques phylicas relictuels se maintenaient au-dessus de 250 m d’altitude, la ou le paturage devient plus occasionnel. Depuis 1988, suite a l’eradication des bovins sur la partie sud de l’ile et a un programme de replantation du phylica, la vegetation autochtone refait son apparition sur les sites les moins degrades.
    Les communautes terrestres des iles australes sont relativement pauvres, mais l’endemisme est eleve : a Crozet, 90% des invertebres sont propres a la region subantarctique de l’Ocean Indien et 55% ne sont presents que sur cet archipel.
    Un vaste domaine maritime
    Les iles australes francaises possedent une grande Zone Economique Exclusive (ZEE) de 1.750.000 km2, qui inclue certaines des zones de l’ocean Austral les plus riches en vie marine. Les stocks halieutiques y sont parmi les derniers encore relativement preserves a l’echelle mondiale, et sont exploites par des bateaux legaux, mais aussi par des illegaux. L’activite porte en particulier sur la legine australe, poisson predateur des profondeurs a forte valeur commerciale, qui est peche a la palangre.
    La France a mis en place une politique exemplaire de lutte contre la peche illegale, qui repose sur la surveillance par satellite, la presence reguliere de la marine nationale sur la ZEE francaise, et la collaboration avec l’Australie et l’Afrique du Sud. Parallelement, des controleurs de peche independants ont ete places sur les bateaux legaux, dont les quotas de peche sont fixes par arrete du Prefet des TAAF sur avis du Museum National d’Histoire Naturelle.
    La lutte contre la peche illegale et le controle de la peche legale en effet sont des enjeux majeurs, a la fois pour preserver la ressource et pour limiter l’impact des palangriers sur les oiseaux marins. La peche a la palangre est en effet directement responsable du declin de presque toutes les especes d’albatros et de grands petrels dans les TAAF (declin des 2/3 pour certaines especes).
    Ce phenomene qui touche tout l’ocean Austral a ete a l’origine d’une campagne mondiale demandant que des mesures techniques soient prises (voir www.savethealbatros.com). Au cours des 10 dernieres annees le probleme a ete quasiment resolu pour les albatros dans les eaux francaises, mais il subsiste pour certains petrels. Des travaux sont en cours pour tenter d’y remedier, l’une des pistes envisagees etant l’utilisation de casiers.
    Les iles des oiseaux...
    Ce qui frappe avant tout le visiteur abordant une de ces iles australes, c’est la richesse et la densite de la faune presente sur les cotes. Ces iles sont presque le seul lieu de reproduction possible pour de nombreuses especes sur une immense surface oceanique. Elles sont donc le domaine des oiseaux et des mammiferes marins, dont les concentrations sont remarquables et refletent la richesse de l’environnement marin environnant.
    En matiere d’oiseaux marins, les iles Crozet et Kerguelen battent tous les records. Avec respectivement 34 et 33 especes s’y reproduisant, elles abritent les communautes les plus diversifiees au monde. Les effectifs peuvent etre considerables, atteignant plusieurs millions d’individus. A elles seules, les iles Crozet accueillent environ 25 millions d’oiseaux nicheurs. Les biomasses y sont les plus importantes au monde : 60 tonnes d’oiseaux au km2 !
    Les oiseaux les plus nombreux sont les manchots. Quatre especes sont predominantes dans les iles australes : le Royal, le Papou, le Gorfou Sauteur et le Gorfou Dore (ou Macaroni). Ils forment d’immenses colonies pouvant rassembler des dizaines voire des centaines de milliers d’individus. Les iles australes abritent egalement au moins 8 especes d’albatros. Les autres oiseaux se repartissent entre petrels (25 especes), cormorans, skuas, goelands, sternes, damiers du Cap... et deux especes aux habitudes plus terrestres : les chionis et les canards d’Eaton.
    L’ile Amsterdam abrite quant a elle la plus grande population d’albatros a bec jaune au monde et la seule population d’Albatros d’Amsterdam, espece endemique dont l’unique site de reproduction actuel est le Plateau des Tourbieres, a 600 m d’altitude. Cette espece dont il n’existe qu’environ 40 couples nicheurs est consideree en danger critique d’extinction par la Liste Rouge de l’UICN.
    Le Canard d’Eaton est lui aussi strictement endemique, et beaucoup de sous-especes (comme le Cormoran des Kerguelen) le sont egalement. Les TAAF abritent plus de 50 % de la population mondiale de sept especes ou sous-especes d’oiseaux marins.
    La protection de ces especes represente un enjeu important a l’echelle mondiale. Quatre menaces principales pesent sur les oiseaux des iles australes : les prises accidentelles de la peche a la palangre, la surpeche, les especes introduites dans certaines iles (notamment les chats et les rats), et enfin le changement climatique, qui risque de deplacer de plusieurs centaines de kilometres vers le sud les ressources alimentaires de nombreuses especes, comme par exemple celles du manchot royal.
    ... et des mammiferes marins
    Outre les oiseaux, trois especes de pinnipedes se reproduisent sur les cotes des iles australes francaises : Elephant de mer, Otarie de Kerguelen, Otarie subantarctique d’Amsterdam. Ces populations ont subi jusqu’a la fin du 19eme siecle d’importants prelevements de la part des chasseurs. Aucune n’a cependant disparu, et elles sont probablement encore aujourd’hui en train de se reconstituer. 400.000 elephants de mer se reproduisent chaque annee a Kerguelen, et les otaries d’Amsterdam sont aujourd’hui 40.000 a 50.000, alors qu’il en restait moins d’une centaine lors d’un comptage effectue en 1956.
    Enfin, neuf especes de cetaces ont ete rencontrees autour des iles Kerguelen, avec notamment une sous-espece endemique tres commune dans les eaux cotieres : le Dauphin de Commerson. Crozet, Kerguelen et Amsterdam accueillent aussi une population d’orques qui viennent chasser principalement les jeunes elephants de mer, les otaries et les bancs de poissons.
    A suivre...
    <http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=24533>
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    30- L'etonnant peuple du desert, Le Point n°1825, 06/09/07
    Frederic Lewino enquete de Gwendoline Dos Santos
     
    Desert, le desert ? Quelle bonne blague ! Des animaux plus malins que les autres ont su s'y faire une place au soleil. Et s'ils ont soif, c'est du reste de la planete...
    La Terre se rechauffe ? Les pluies se font de plus en plus rares ? Les deserts s'etendent ? Dans les coins les plus arides et desseches de la planete, des centaines d'especes animales sablent le champagne. A elles de rigoler, dorenavant. Voila peu, elles etaient considerees comme la lie de la societe animale, elles en seront demain la creme. Au fil d'une lente evolution, pour survivre a l'enfer, elles ont su inventer des mecanismes geniaux qui leur permettront, esperent-elles, de prendre le pouvoir, comme l'ont fait il y a 65 millions d'annees les mammiferes, au detriment des dinosaures.
    Les deserts sont loin d'etre... deserts. Ils grouillent de vie. L'un des plus feroces au monde, celui de Namibie, est meme frequente par des elephants aux pieds plus evases pour marcher sur le sable, par les girafes et meme par les lions. Les pachydermes y jouent les puisatiers, creusant des puits avec leurs pattes, dans le lit des fleuves asseches. Quand Babar a fini d'y etancher sa soif, les autres se precipitent pour en profiter. Mais, de tous les gros mammiferes, celui qui a su le mieux s'adapter aux conditions desertiques, c'est l'oryx, une antilope de 160 kilos. Pour se refroidir le cerveau, il s'est installe un climatiseur dans le museau. Habituellement, un mammifere combat les fortes chaleurs en transpirant. Comme cette perte d'eau est inacceptable dans un desert, l'oryx a commence par regler son thermostat corporel sur 40 °C. D'ou un moindre besoin de se refroidir et, donc, de transpirer qu'un homme avec ses 37 °C. Mais cela ne suffit pas quand le soleil tape comme un malade et que l'animal est trop desseche pour suer. Dans ce cas-la, l'oryx remonte son thermostat jusqu'a 43 °C. Son corps l'accepte, mais pas le cerveau, qui depasse alors son point d'ebullition. D'ou ce fameux climatiseur qui refroidit de 3 degres le sang arteriel montant a la tete. Tout commence dans les longues et humides fosses nasales de l'animal, qui fonctionnent comme un refrigerateur de facon a refroidir le sang qui y transite dans de nombreuses petites veines, avant de filer vers le coeur. Sous le cerveau de l'animal, ces veines s'enchevetrent avec les petites arteres qui conduisent le sang oxygene au cerveau. Un echange de chaleurs se produit entre les deux reseaux sanguins. C'est ainsi que la temperature du sang arteriel perd 3 degres avant de monter au cerveau.
    D'une maniere generale, la plupart des mammiferes des contrees arides possedent de longues fosses nasales qui servent a condenser l'humidite de l'air expire. Les ornithologues soupconnent le long cou de l'autruche de jouer egalement un role de condensateur. Un biologiste de l'universite de Cape Town a calcule que l'autruche reduirait ainsi de 25 % sa perte quotidienne d'eau.
    Le springbok, une antilope naine, combat le soleil avec une coupe a l'iroquoise. Faute d'ombre, elle presente ses mignonnes petites fesses blanches au soleil pour reflechir les rayons et dresse sur son echine une fine criniere de poils blanchatres en guise de reflecteur solaire et d'evacuateur de chaleur. Son ventre est blanc pour la meme raison. En revanche, elle conserve des flancs et un dos de couleur sable pour rester invisible aux yeux de ses ennemis. Les zoologistes ont longtemps ete intrigues par son pelage tres fin et ras, alors que les antilopes plus grosses preferent une bonne moumoute pour servir d'isolant thermique. Une laine epaisse peut ainsi faire chuter la temperature de 30 degres. Si le springbok se passe de cette protection, c'est qu'il aurait besoin d'evacuer tres rapidement la chaleur de son corps lorsqu'il court jusqu'a 80 kilometres/heure pour echapper au lion ou a la hyene, sans quoi il en mourrait. Les grosses antilopes peuvent, elles, compter sur leurs cornes pour se defendre.
    Urine solide.
    Les deserts comptent egalement une kyrielle de petits mammiferes. Tout ce petit monde joue les terrassiers durant le jour, trouvant a quelques decimetres sous terre une temperature et une humidite plus raisonnables. Dans le Kalahari, la temperature du sol peut chuter de 75 a 40 °C sur quelques centimetres. Certaines especes pratiquent l'estivation, ce qui est le contraire de l'hibernation : elles tombent en lethargie durant les mois les plus chauds.
    Outre la transpiration, il ne faut pas oublier la miction. Pisser est un gaspillage inacceptable d'eau. Aussi, tous les animaux du desert emettent une urine ultraconcentree. Par exemple, une souris australienne emet une urine vingt-cinq fois plus chargee en uree que son sang. Alors que chez l'homme ce rapport n'est que de 1 a 4 en temps normal. Certaines gerbilles parviennent meme a emettre une urine solide appelee allantoine. C'est le cas, du reste, de tous les oiseaux qui n'aiment pas gaspiller l'eau. Mais oui, la fiente n'est pas de la merde, mais de la pisse concentree !
    Les reptiles sont egalement tres bien adaptes aux deserts. Animaux a sang froid, ils ne transpirent donc pas. Pour autant, la recherche d'eau reste un probleme. Beaucoup la trouvent dans la chair de leurs proies, mais il existe mille autres combines. Ainsi, un lezard de Namibie nomme Meroles anchietae possede une deuxieme prostate pour y stocker l'eau lechee sur la vegetation. Elle peut representer jusqu'a 12 % de son poids. La tortue striee vivant dans le sud du Sahara se leche le cou, la tete et les pattes pour se rafraichir quand la temperature franchit 40,5 °C et ne s'autorise a uriner que lorsqu'il pleut ou qu'elle trouve de l'eau. Dans le pire des cas, comme le dromadaire et la gerboise, elle brule ses graisses pour produire de l'eau. Impressionnant lezard caparaconne, le moloch australien a le corps recouvert de petits canaux captant l'humidite de l'air. Les gouttelettes filent jusqu'a sa bouche par capillarite entre les ecailles.
    Respiration par a-coups.
    Le cameleon de Namaqua, des deserts sud-africains, change de couleur au cours de la journee. Lors des petits matins frisquets, il enfile un costard noir qui absorbe mieux la chaleur et presente ses flancs aux rayons du soleil. En distendant sa peau, il parvient a doubler sa surface. Dans la journee, quand sa temperature depasse 39 °C, il evacue son trop-plein de chaleur en reprenant la pose du matin, mais cette fois parallelement au rayonnement solaire, et en se vetant d'un blanc-gris reflechissant. Dans certains deserts de sable, les scinques, des lezards obeses a courtes pattes, preferent nager sous le sable en ondulant du corps comme des poissons.
    Mais le desert, c'est surtout le royaume des insectes, dont l'inventivite reste inegalable dans le regne animal. N'eprouvant nul besoin de suer, ils peuvent s'entourer d'une carapace dont l'etancheite est encore renforcee par des filaments cireux. Elle serait parfaite si les insectes ne respiraient pas par de nombreuses petites ouvertures, appelees stigmates, disseminees sur le cote de leur corps. Autant de zones de fuite possible pour la vapeur d'eau. Beaucoup d'insectes du desert ont trouve la parade en respirant par a-coups : ils attendent que le CO2 s'accumule jusqu'a un niveau insoutenable pour ouvrir brievement leurs pores. Certains scarabees ont prefere souder leurs deux protege-ailes, les elytres, pour constituer autour de leur corps une coque de protection etanche. Elles ouvrent sur l'exterieur par un modeste anus. Du coup, les pores du scarabee ne donnent plus sur l'exterieur chaud et sec, mais sur une cavite protegee par cette coque. Les pertes d'humidite en sont reduites au strict minimum.
    Malgre ces precautions, les scarabees ont toujours besoin de boire. Ceux du desert namibien profitent d'un brouillard venant de l'Atlantique. Par exemple, le petit Lepidochora discoidalis, de forme circulaire, creuse de minuscules tranchees sur la pente des dunes faisant face a la mer. En s'accrochant a ces asperites, la brume s'y condense en minuscules gouttelettes precieusement recueillies par les insectes. L' Onymacris unguicularis , scarabee a longues pattes, prefere utiliser son corps comme condensateur de rosee. Au petit matin, il se place au sommet d'une dune, les fesses face au large. De minuscules gouttelettes se forment sur sa carapace et comme il a pris soin de s'agenouiller, celles-ci coulent le long de rigoles jusqu'aux coins de sa bouche. D'autres insectes sont capables d'absorber l'humidite de l'air au travers de la partie inferieure de leur abdomen.
    En general, les insectes evitent de trainer dehors aux heures les plus chaudes, mais certains jugent que midi est l'heure ou ils ont le plus de chance de trouver une proie en difficulte. Pour affronter les 75 °C du sol aux heures les plus chaudes, la fourmi Cataglyphis fortis du Sahara s'est forge des pattes-echasses. Perchee a un ou deux centimetres du sol, elle trouve une temperature plus raisonnable. Mais elle a du aussi resoudre un probleme d'orientation autrement plus grave : le soleil fait evaporer quasi instantanement les pheromones deposees par les fourmis pour marquer leur chemin de retour. Pour pallier l'absence d'odeur, la C. fortis a developpe dans son cerveau une boussole solaire couplee a un compteur de pas.
    Cette araignee namibienne qui chasse egalement de jour a remarque qu'en altitude l'air est plus frais. Aussi plusieurs fois par minute escalade-t-elle un brin d'herbe, une crotte, une brindille. Une pause de six secondes en « altitude » lui permet de baisser sa temperature de 6 degres.
    Autant dire qu'en trois pages nous n'avons fait que survoler les adaptations a la secheresse et a la chaleur du peuple des deserts. On ferait mieux de s'y interesser d'un peu plus pres, car c'est peut-etre en son sein qu'on devra, a l'avenir, choisir nos animaux de compagnie...
    « The Living Deserts of Southern Africa », de Barry Lovegrove, Fernwood Press. 
    « Tuez-vous les uns les autres. La vie et la mort chez nos amies les betes », de Frederic Lewino, Grasset.
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    31- Psychologie. L’intelligence sociale est-elle le propre de l’homme ?, Le Nouvel Observateur, 07/09/07
    C.D., Sciences et Avenir.com
     
    L’humain est-il plus intelligent que les grand singes parce qu’il a davantage de capacites a apprendre des autres ? C’est l’hypothese, dite de l’intelligence culturelle, que des chercheurs de l’Institut d’anthropologie Max Planck, en Allemagne, ont voulu tester en comparant les aptitudes d’enfants de deux ans et demi avec celles de chimpanzes et d’orangs-outans. Pour Esther Herrmann, Michael Tomasello et leurs collegues, les enfants sont plus doues pour les relations sociales et cette aptitude creuse l’ecart entre les capacites d’apprentissage des humains et des grands singes.
    Quand il s’agit d’aller chercher le recipient ou l’experimentateur a mis le plus de grains de raisin, ou de denicher un objet cache, les enfants ne sont pas meilleurs que les grands singes. Les chimpanzes se debrouillent meme souvent mieux que les enfants, soulignent Herrmann et ses collegues, qui publient aujourd’hui leurs travaux dans la revue Science.
    En revanche, lorsque la communication avec l’experimentateur est necessaire pour accomplir la tache -suivre son regard pour retrouver un objet- ou lorsqu’il est plus simple d’imiter son geste pour obtenir le fruit coince dans un recipient, les enfants reussissent mieux les tests. Ils ont plus de facultes a apprendre de l’autre, en le regardant et en l’imitant, analysent les chercheurs.
    Cependant, il n’est pas impossible que la proximite des enfants et des experimentateurs, qui appartiennent a la meme espece, influence en partie les resultats.
    Les chercheurs projettent d’appliquer les memes tests, concus par deux specialistes de la cognition, Michael Tomasello et Josep Call, a d’autres especes de primates, afin de retracer l’evolution de leurs aptitudes cognitives.
    <http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sciences_humaines/20070907.OBS3867/lintelligence_sociale_estelle_le_propre_de_lhomme_.html>
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    Un dossier en ligne
    32- Les recherches sur le bien-etre animal a l’Inra : un nouveau dossier web, INRA, derniere mise a jour, 11/07/07
     
    Le bien-etre animal est une attente de nos societes. Les consommateurs de viande se declarent soucieux de le prendre en compte dans les pratiques d’elevage. Cette preoccupation a ete integree par les institutions francaises et europeennes a travers les lois et reglements de protection de l’animal, qui decoulent de la reconnaissance de la sensibilite animale, et par les filieres de production qui ont elabore des chartes de bonnes pratiques. Le bien-etre animal est ainsi un champ de recherche pour l’Inra afin de mieux connaitre les attentes de la societe a l’egard du bien-etre des animaux, de definir et caracteriser le bien-etre animal et d’ameliorer les conditions de vie dans les elevages.
    Voir la suite du dossier
    <http://www.inra.fr/la_science_et_vous/les_recherches_sur_le_bien_etre_animal>
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    Une annonce
    33- 23eme Festival International du Film Ornithologique, Menigoute du 30 octobre au 4 novembre 2007

     

    Decouvrez le Rendez-vous tout Naturel...
    Le Festival de Menigoute reunit chaque annee pendant les vacances de la Toussaint : les passionnes de cinema animalier, les associations de defense de l’environnement, les artistes animaliers (peintres, sculpteurs, photographes...), et un public de plus en plus motive par la protection de la nature... Un grand choix d’activites liees a la nature est propose tout au long de la manifestation.
    La nature fait son cinema sur grand ecran !
    Environ 40 films animaliers, de tous les continents, seront projetes pour la plupart en exclusivite francaise. Les realisateurs sont invites a venir presenter eux-memes leurs films a la projection publique. C’est, pour tous, l’occasion d’echanger en toute convivialite. Plusieurs prix seront decernes par le Jury.
    La selection des films du 23eme Festival est pratiquement achevee. Plus de 100 documentaires en provenance de  22 pays  et  en exclusivite francaise ont ete proposes. Dans quelques jours, la programmation sera disponible sur notre site a la rubrique "Films".
    A Menigoute, la nature fait son festival !
    Forum de la nature : Plus de 90 exposants sous un chapiteau de 2000 m2. Espace de rencontres et d’echanges, le Forum de la Nature accueille de nombreuses associations desireuses de communiquer et de presenter leurs actions de protection de la nature. Des professionnels de l’excursion naturaliste, de l’edition, du materiel optique y proposent leurs nouveaux produits, en lien avec la decouverte de la nature.…
    Salon d’art animalier : Peintures, photos, sculptures… pour s’emerveiller des beautes de la nature ! L’art animalier est un atout privilegie de sensibilisation aux beautes de la Nature.
    Debats sur la Sauvegarde de l’environnement : Conferences, Soiree contes et legendes...
    Animations Nature : Sorties nature, Initiation au dessin animalier, Animations Juniors…
    Evenements :
    - Exposition «Curieux de Nature», proposee par Allain Bougrain-Dubourg
    - Presentation du long-metrage «Les Animaux Amoureux» de Laurent Charbonnier
    - 2eme journee nationale pour la conservation des amphibiens et des reptiles
    - Festival off : projections de films, exposition photo, presentation de l’Institut Francophone de Formation au Cinema Animalier de Menigoute (IFFCAM)...
    Le forum, le salon, les animations juniors et les conferences sont accessibles gratuitement.
    Pour tout renseignement :
    Association Mainate – 16bis rue de St Maxent – BP 5 – 79340 Menigoute
    Tel :05 49 69 90 09 - <asso.mainate@wanadoo.fr>
     

    bon il faut lire les news de Florence avant celui (c'est cet ordre flemme)

    10- Les biocarburants auraient un impact limite sur l'environnement, Metro, 27/08/07
     
    Les biocarburants ne permettront pas de reduire les emissions de gaz a effet de serre des vehicules, a en croire un rapport britannique.
    Les biocarburants ne permettront pas de reduire les emissions de gaz a effet de serre des vehicules, a en croire le rapport de deux chercheurs de l'Universite de Leeds et de l'organisation World Lands Trust (Royaume-Uni). Publiees recemment dans la revue Science, les conclusions de leur etude preconisent meme de remplacer les cultures destinees a produire des biocarburants par des forets.
    Dominick Spracklen et Renton Righelato ont oppose les emissions de gaz carbonique economisees par les cultures reservees a la production d'ethanol ou de biodiesel (canne a sucre, ble, betteraves, etc.) a celles des forets. La comparaison est sans appel : si la culture des cereales pour fabriquer de l'ethanol permet d'eviter entre 0,2 et 0,6 tonne de gaz carbonique par hectare chaque annee, sa conversion en foret de pins permettrait d'economiser 3,2 tonnes de CO2 par hectare et par an.
    Des chiffres qui s'expliquent par le fait que les cultures de betteraves ou de canne a sucre necessitent, comme au Bresil, la destruction de forets tropicales, connues pour "sequestrer" le dioxyde de carbone par le processus de la photosynthese.
    A l'aide d'une simulation realisee sur 30 ans, les deux chercheurs ont estime que le remplacement des forets par des cultures destinees a approvisionner les automobiles a motorisation flexfuel libererait jusqu'a neuf fois plus de CO2 sur cette duree.
    "Si notre souci principal est de reduire les emissions de carbone, favoriser les biocarburants n'est pas la meilleure strategie pour y parvenir" a conclu Dominick Spracklen.
    Pour lutter efficacement contre les emissions de CO2 des vehicules, les deux auteurs de l'etude estiment que la biomasse de bois pourrait etre une solution envisageable, car elle permettrait a la fois de valoriser des forets et de lutter egalement contre la desertification.
    Critiques a de nombreuses reprises par des etudes soulignant un bilan ecologique mediocre, les biocarburants devront etre incorpores a raison de 10% dans les carburants utilises par les transports a l'horizon 2020 dans l'Union europeenne.
    <http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/08/27/17/5441-35/index.xml>
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    11- Le concept de centrale solaire spatiale est prometteur, Notre Planete Info, 30/08/07
     
    Si l'on transmettait de l'energie solaire directement de l'espace, les missions de secours pourraient faire fonctionner leurs appareils a l'aide de quelques antennes et de transformateurs portatifs. Les campeurs pourraient aussi se servir de cette energie pour preparer leurs repas avec rien d'autre qu'un appareil cellulaire ressemblant a un telephone.
    Toutefois, les principaux beneficiaires de ce progres technique seraient les nombreuses agglomerations qui seraient a meme d'utiliser l'energie solaire spatiale transmise dans les reseaux de distribution de l'electricite. Des centrales solaires terrestres existent deja a travers le monde. Toutefois, le rayonnement solaire est huit fois moins intense sur la surface terrestre que dans l'espace. Pourquoi donc ne pas le capter dans l'espace et propulser son energie vers la Terre sous la forme de micro-ondes qui pourraient penetrer l'atmosphere plus efficacement ? Telle est la question que se posent des chercheurs americains.
    Ceux-ci ont propose a cet effet de placer sur orbite d'enormes satellites, des structures gonflables dotees de panneaux photovoltaiques et d'antennes. Les stations de reception au sol transformeraient l'energie transmise en electricite, voire en carburants synthetiques, qui, contrairement a l'electricite produite par les stations solaires terrestres, alimenterait sans interruption le reseau electrique quelles que soient les saisons, les conditions meteorologiques ou les zones geographiques.
     
    Des etudes des les annees 90
    Le ministere de l'energie et l'Administration nationale de l'aeronautique et de l'espace (NASA) etudient cette idee depuis plusieurs annees. Au milieu des annees 1990, une etude de la NASA realisee sous la direction de M. John Mankins a abouti a l'etablissement d'un plan de recherche et de developpement qu'a adopte le Conseil national de la recherche. Les auteurs de cette etude ont envisage de placer sur orbite geostationnaire, d'ici a 2050, plusieurs dizaines de centrales solaires capables de transmettre de 2 a 5 gigawatts d'electricite a de multiples stations de reception au sol. Toutefois, a indique M. Mankins, ce projet n'a pas eu de suites parce qu'aucun organisme n'est charge a la fois de programmes spatiaux et de la securite energetique.
    Ces dernieres annees, on a fait des progres techniques immenses dans ce domaine, a dit M. Mankins. Par exemple, le rendement des centrales solaires et de la transmission de l'electricite sans fil a plus que quadruple, ce qui permet de reduire fortement la taille et le cout des centrales solaires.
    M. Martin Hoffert, qui etait a la tete du departement de sciences appliquees de l'universite de New York, a declare en aout que la recherche-developpement dans le domaine des centrales solaires spatiales pouvait se poursuivre avec les moyens techniques existants.
     
    Un cout eleve
    Toutefois, les frais demeurent eleves, ce qui pour effet de decourager le secteur prive et le secteur public d'investir dans ce domaine. Le cout le plus important a trait au transport du materiel et des dispositifs a bord de la navette spatiale : 20 000 dollars le kilogramme. Les partisans de l'energie solaire spatiale estiment que ce projet pourrait devenir rentable si l'on pouvait abaisser les frais de transport a 200 dollars le kilogramme et les frais de montage en orbite a moins de 3 500 dollars le kilogramme.
    Il est peu probable que l'on puisse y parvenir de sitot. La construction d'un lanceur reutilisable, qui permettrait de reduire considerablement les couts, exigerait des investissements du secteur public, a precise M. Mankins. Toutefois, un petit projet de demonstration d'une centrale solaire spatiale pourrait contribuer a convaincre les sceptiques et a fournir de bonnes justifications sur le plan politique pour de tels investissements.
    M. Mankins estime probable que Washington reprendra l'idee de centrales solaires spatiales a cause de la multitude de ses avantages et de ses applications, dont l'une serait de fournir de l'energie aux engins spatiaux et aux installations d'exploitation commerciale des ressources de l'espace.
    En septembre 2006, la sous-commission scientifique de la Chambre des representants a examine cette idee dans le cadre de travaux sur les changements climatiques. En outre, le ministere de la defense effectue une etude de faisabilite sur la production d'energie dans l'espace, dont l'achevement est prevu pour septembre.
    En conclusion, M. Mankins a declare : " Lorsqu'on considere le genre de choses auxquelles la societe moderne consacre des milliards de dollars, l'idee d'obtenir des quantites illimitees d'energie propre de l'espace n'est pas un mauvais objectif. "
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    12- De l’hydrogene a la demande pour nos futurs moteurs electriques, Futura-Sciences, 05/09/07
    Jean-Luc Goudet
     
    Stocker l’hydrogene est la plus grosse difficulte pour concevoir des vehicules electriques alimentes par des piles combustibles. Une solution : ne pas le stocker mais produire l’hydrogene a la demande ! On pourrait y parvenir avec une recette etonnamment simple, a base d’aluminium et de gallium.
    Dans le reservoir de la voiture, il suffirait de mettre… de l’eau et, de temps a autre, de changer la cartouche d’aluminium. On peut imaginer ainsi l’automobile des prochaines decennies si l’on en croit Jerry Woodall et son equipe de l’universite de Purdue (Indiana, Etats-Unis), qui presenteront leur trouvaille le 7 septembre prochain a Santa Clara (Californie), a l’occasion d’une conference internationale sur l’energie (Energy Nanotechnology International Conference). Non, ce n’est pas un moteur a eau mais un procede original pour fournir de l’hydrogene a la demande a une pile a combustibles. Rappelons que ce dispositif, produisant de l’electricite a partir de l’hydrogene et de l’oxygene, avec de l’eau comme produit final, est souvent presente comme la solution universelle et non polluante pour faire fonctionner nos appareils electroniques mais aussi nos voitures, et meme nos avions, quand ils seront devenus electriques.
    Pourtant, il n’y a rien de revolutionnaire dans le principe imagine par Jerry Woodall. Il s’agit de faire pleuvoir de l’eau sur de l’aluminium, ce qui provoque une reaction chimique spontanee produisant de l’hydrogene gazeux (H2) et de l’oxyde d’aluminium (Al2O3). Mais cette methode simple atteint vite une limite car l’oxyde forme rapidement une couche recouvrant l’aluminium et interrompant la reaction. Le chimiste americain empeche la formation de cette couche d’aluminate en ajoutant du gallium. Ce metal leger (proche de l’aluminium) agit comme un catalyseur et ressort intact de la reaction. « Il n’a meme pas besoin d’etre tres pur, ce qui permet de reduire le prix », souligne Jerry Woodall, qui pretend etre tombe par hasard sur cet effet du gallium liquide en 1967 quand il travaillait chez IBM.
    De l’eau dans le reservoir
    Ainsi debarrasse de sa peau protectrice, le bloc d’aluminium peut etre completement transforme en aluminate, ce qui permet une production importante d’hydrogene, suffisante, affirment les chercheurs pour alimenter une pile a combustibles capable de faire tourner un moteur electrique. Modestes, les scientifiques, qui ont deja depose un brevet, n’evoquent pas l’automobile comme application prochaine mais plutot des petits vehicules comme les fauteuils roulants pour handicapes, les robots  explorateurs de planetes ou les voitures utilisees sur les terrains de golf. Ils pensent egalement a notre arsenal electronique personnel, du telephone mobile au lecteur de DVD. Leur appareil produirait donc de l’electricite et de l’eau, avec de l’aluminate comme dechet, mais que l’on pourrait, disent les chercheurs, recycler facilement.
    Cette solution d’une production constante d’hydrogene elimine la necessite d’un reservoir, principale pierre d’achoppement des piles a combustibles. La tres faible densite de ce gaz impose de le compresser - mais il faut atteindre plusieurs centaines de bars - ou de le liquefier - mais la temperature ne doit pas depasser - 253 °C. Diverses alternatives ont deja ete explorees. La methode la plus prometteuse semble etre l’utilisation du methanol. Cette molecule simple (CH3OH) est liquide a temperature ambiante et on sait en fabriquer assez facilement. De plus, elle peut alimenter directement une pile a combustible, sans necessiter de reaction chimique pour en degager l’hydrogene pur. Bien adaptee a la production d’electricite pour des petits appareils, la voie du methanol l’est moins pour des moteurs plus puissants et, de plus, la reaction degage du gaz carbonique, ce qui effacerait l’interet des moteurs electriques automobiles en tant que reducteurs de l’effet de serre.
    La voie de l’aluminium semble donc meilleure. Encore loin d’un appareil commercialisable, l’equipe de l’universite de Purdue doit parfaire l’utilisation de l’alliage solide d’aluminium et de gallium et apprendre a controler finement la production d’electricite.
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    13- Toyota et EDF roulent ensemble, Liberation, 06/09/07
    A.S.
     
    Pour l’image des deux groupes, c’est tout benefice. Le japonais Toyota, premier constructeur automobile mondial, a ce titre un des plus gros pollueurs de la planete, vient de s’associer avec l’electricien francais EDF pour mettre au point un vehicule hybride rechargeable. Sachant que l’electricite d’EDF provient en majeure partie du nucleaire, qui n’emet pas de C0 2, ce projet est presente comme l’ideal pour lutter contre le rechauffement du globe (la voiture emet 15 % des emissions de gaz a effet de serre totales). Pour EDF, cela permet d’avancer l’idee que le nucleaire peut servir aussi dans le domaine des transports qui depend a 90 % des produits petroliers.
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    14- Un batiment de demonstration pour les technologies a hydrogene : le projet Hydrogen Office, BE Royaume-Uni n°79, 06/09/07
     
    Les premiers travaux de construction d'un batiment econome en energie utilisant l'hydrogene comme vecteur energetique principal devraient commencer dans les prochains jours a Methil, au centre de l'Ecosse. Le projet, baptise The Hydrogen Office, a officiellement ete lance le 15
    janvier 2007 conjointement par Scottish Enterprise (la principale agence de developpement economique d'Ecosse), l'entreprise Alsherra Investments specialisee dans le developpement des infrastructures commerciales et le Fond Europeen pour le Developpement Regional. Ce batiment devrait integrer non seulement des technologies de production d'energie d'origine renouvelable (panneaux solaires photovoltaiques, eolienne, pompe a chaleur geothermique), mais egalement des structures efficaces permettant de reduire les deperditions en energie du batiment, et surtout un systeme de stockage d'energie sous forme d'hydrogene et ...
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    15- Une etude sur le potentiel britannique en energie d'origine maremotrice, BE Royaume-Uni n°79, 06/09/07
     
    Le 18 juillet 2007, la societe d'ingenierie ABPMer, specialisee dans le domaine maritime, a rendu public un rapport d'etude concernant le potentiel britannique de production d'electricite a partir de l'energie des marees. Ce travail vient completer l'atlas britannique des ressources marines en energie renouvelable (Atlas of UK Marine Renewable Energy Resources) publie
    en septembre 2004. Il va offrir aux entreprises souhaitant investir dans des projets d'exploitation de l'energie maremotrice des informations indispensables pour realiser un choix d'implantation rapide, fiable et opter pour une technologie adaptee au site choisi. De meme, il permettra au gouvernement britannique de modifier sa strategie energetique de maniere a utiliser efficacement le potentiel maremoteur disponible ...
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    16- Des eoliennes silencieuses pour le centre-ville de Londres, BE Royaume-Uni n°79, 06/09/07
     
    Les architectes David Marks et Julia Barfield connus pour la construction de London Eye (grande roue de 135 m de haut installee en 2000 en face de Westminster) proposent la mise en place de plusieurs milliers de groupes d'eoliennes dans la capitale britannique d'ici les Jeux Olympiques de 2012. Ils ont presente un nouveau concept d'eoliennes a axe vertical avec trois
    pales de forme helicoidale disposees par groupes de cinq en haut d'un mat, le Beacon. Cette configuration pourrait permettre de maximiser la puissance electrique generee par les eoliennes malgre les conditions de fonctionnement particulierement contraignantes des zones urbaines. Un tel projet s'inscrirait idealement dans la politique de decentralisation partielle de
    la production d'energie du gouvernement britannique (cf. les Actualites
    scientifiques au Royaume-Uni de juin 2007) ...
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    17- Hydrogene a tire-larigot, Le Point n°1825, 06/09/07
    Frederic Lewino
     
    Voila des lustres que les constructeurs automobiles nous font saliver avec leur pile a combustible ! Mais, comme soeur Anne, on ne voit toujours rien venir. Que des prototypes invendables. C'est qu'il existe encore de nombreux obstacles. Le premier est celui du cout excessif du platine utilise comme catalyseur. Le second, celui de la production d'hydrogene a bord du vehicule. Cette difficulte est en passe d'etre effacee grace a la solution astucieuse et sans danger etudiee par les ingenieurs de l'universite de Purdue, dans l'Indiana : elle consiste a faire rouiller un alliage d'aluminium et de gallium dans l'eau. En s'oxydant, l'aluminium arrache a l'eau son oxygene et laisse filer l'hydrogene, qu'il ne reste plus qu'a recuperer. Une fois totalement oxyde, l'alliage peut etre regenere en utilisant l'energie d'une centrale nucleaire ou d'eoliennes.
    Meme s'il reste pas mal de problemes techniques a regler, les premieres applications pourraient arriver tres vite. Mais pas uniquement pour alimenter des piles a combustible. Les chercheurs de Purdue indiquent que l'hydrogene peut etre brule a la place d'un carburant liquide dans n'importe quel moteur thermique modifie. Et signalent que la Terre possede suffisamment d'aluminium et de gallium pour alimenter des milliards de voitures et de camions. Faisons confiance a l'homme pour ne pas avoir a renoncer au volant...
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    18- Les energies renouvelables : un pilier du developpement de La Reunion, Temoignages, 08/09/07
    Manuel Marchal
     
    86% de l’energie est importee a La Reunion. Face a cette dependance, la mise en œuvre du Plan regional d’utilisation des energies renouvelables et de l’utilisation rationnelle de l’energie (PRERURE) et le tram-train visent a s’appuyer sur les atouts de notre ile pour sortir de cette impasse.
    Autosuffisance energetique pour la production d’electricite en 2025 et autosuffisance pour tous les besoins energetiques en 2050 : lors de la visite de Michele Alliot-Marie, Ministre de l’Interieur et de l’Outre-mer, Paul Verges avait rappele les objectifs a atteindre a travers la mise en œuvre du Plan regional d’exploitation des energies renouvelables et de l’utilisation rationnelle de l’energie (PRERURE).
    Mercredi, l’Observatoire de l’energie de La Reunion a explique le contexte actuel de notre ile. 86% de l’approvisionnement est assure par des importations, dont les deux-tiers sont des produits petroliers. 14% de l’energie consommee est donc produite a La Reunion, a partir d’energies renouvelables.
    Ce sont les transports qui constituent la plus grande part de la consommation : 70% en 2006. 75% de l’energie consommee dans ce secteur est due aux deplacements routiers, 25% aux transports aeriens et maritimes.
    Pour l’electricite, la part des importations diminue a 64%. 36% de la production est donc assuree par des sources locales : hydraulique, bagasse, eolien et energie solaire. Cette part des energies renouvelables est en augmentation de 2% par rapport a 2005. Il est important de noter que le solaire thermique « permet d’eviter 10% de la production electrique ».
    L’Observatoire de l’energie note par ailleurs une hausse de la consommation, et insiste sur la perspective du million d’habitants. Ce constat explique l’enjeu strategique pour le developpement que constitue la bataille pour l’autosuffisance energetique.
    Des energies reunionnaises en abondance
    Elle se deploie sur plusieurs fronts. Tout d’abord, celui des economies d’energies, il se traduit par la promotion de comportements plus responsables, et par celle de l’utilisation d’appareils electromenagers moins voraces.
    Ensuite, par la mise en œuvre d’une politique regionale visant a faire emerger une filiere energies renouvelables. Elle s’appuie sur l’utilisation de tout le potentiel reunionnais. La bagasse en est un exemple. Ce produit de la canne a sucre est maintenant valorise sous forme de production d’electricite, alors qu’auparavant, c’etait avant tout un dechet. Plus globalement, les dechets produits en masse toujours plus importante peuvent etre aussi un atout. La technologie permet maintenant d’en extraire du biogaz qui alimente une turbine produisant de l’electricite. C’est ce qui existe maintenant par exemple au centre d’enfouissement technique de Sainte-Suzanne.
    Les prospections en cours dans le cadre du PRERURE etudient d’autres sources potentielles : le vent, la houle, et l’energie thermique produite en masse par le volcan.
    Toutes ces energies devront assurer toute la production necessaire a la consommation electrique, elles seront un pivot du developpement de notre pays. Car au-dela de l’electricite, les energies renouvelables seront aussi le carburant des deplacements du futur a La Reunion.
    Exporter nos solutions
    Comme l’explique l’Observatoire de l’energie, la part la plus importante de la consommation d’energie importee concerne les transports routiers. Pour sortir de cette lourde dependance, la promotion d’alternatives a l’automobile est aussi un de nos atouts. Nul doute qu’une fois mis en service, le tram-train sera la pierre angulaire d’une nouvelle conception des deplacements. Une conception ou les transports collectifs sont mis en avant, non seulement parce qu’ils permettent de faire reculer les pertes de temps induites par les embouteillages, mais aussi parce qu’ils sont bien plus economes en energie.
    Il est d’ailleurs important de souligner que le tram-train fonctionnera a l’electricite, c’est-a-dire qu’il sera alimente par une energie produite de plus en plus a partir de sources locales : vent, eau, soleil, bagasse...
    A terme, l’autosuffisance energetique est possible. Les importations ne devraient plus concerner que les besoins lies au desenclavement de l’ile : transports aeriens et maritimes.
    Emergence d’une filiere energies renouvelables creatrice d’emplois qualifies durables, et mise en œuvre d’une politique de deplacements autour du tram-train doivent se conjuguer pour aboutir a un recul significatif des importations d’energies fossiles.
    Et comme le dit egalement l’Observatoire de l’energie de La Reunion, notre ile n’est pas la seule a etre confrontee a ce defi energetique. C’est le point commun de tous les pays insulaires qui ne sont pas connectes a un reseau electrique continental et qui n’ont pas d’hydrocarbures a portee de main. Autant dire que les solutions au defi energetique a La Reunion peuvent aussi etre partagees avec les autres peuples confrontes a la meme situation. Ce qui situe l’importance de cette demarche : chercher dans nos atouts une solution a nos problemes.
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    L’enjeu energetique du million d’habitants
    Au 1er janvier 2006, la population de l’ile etait de 785.200 habitants contre 706.300 en 1999 et 515.814 en 1982. Le taux de croissance annuel moyen (TCAM) de la population entre 1999 et 2005 atteint 1,5% par an. La population de l’ile devrait atteindre le million d’habitants en 2020.
    La structure du bilan energetique reunionnais et les evolutions attendues a court et moyen termes appellent deux remarques :
    la forte dependance energetique de La Reunion est une caracteristique commune aux Departements d’Outre-mer qui sont confrontes a la fois a l’absence de ressources naturelles et a l’isolement des reseaux de transport des energies traditionnelles (electricite et gaz).
    cette dependance est appelee a s’accroitre dans les annees a venir en raison de la progression rapide des consommations.
    (Source : Observatoire de l’energie Reunion)
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    Le contexte energetique
    A La Reunion, la croissance de la consommation d’electricite est proche de 5% par an (2000-2006). La croissance de la consommation de carburants pour les transports interieurs est presque aussi forte : elle a augmente de pres de 4% par an sur la meme periode.
    Ces tendances s’expliquent notamment par une forte croissance de la population et de l’activite economique au cours des 20 dernieres annees. Du fait de son insularite, l’Ile de La Reunion doit assurer son approvisionnement en carburants et sa production electrique. Elle importe donc 86% de ses ressources, soit la totalite des ressources fossiles consacrees au secteur du transport et a la production electrique. L’ile dispose, neanmoins, d’un fort potentiel en ressources locales (bagasse, hydraulique, vent, soleil) qui represente 14% de son approvisionnement total. Elles sont actuellement entierement consacrees aux usages d’electricite et de chaleur.
    Par ailleurs, il faut noter un fort developpement de l’eolien et du photovoltaïque : en une annee, la production issue des installations photovoltaïques et eoliennes d’envergure a ete multipliee par 4 dans le paysage reunionnais.
    (Source : Observatoire de l’energie Reunion)
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    19- Stocker l'energie des eoliennes pour produire de l'electricite sans vent, Le Monde, 09/09/07
    Luc Ihaddadene
     
    La decouverte promet d'aider les eoliennes ou les centrales solaires a s'affranchir des caprices de la meteo. Une equipe d'ingenieurs australiens de l'universite de Nouvelle-Galles du Sud, a Sydney, a trouve le moyen de stocker l'electricite dans des cuves, sous forme liquide. La centrale eolienne de King Island, une ile du sud de l'Australie, experimente ainsi depuis 2003 un accumulateur a circulation qui emmagasine l'excedent d'electricite produit lorsque le vent souffle fort pour le restituer lorsqu'il faiblit.
    Ce systeme pourrait lever l'un des obstacles qui freinent le developpement des energies renouvelables, en leur permettant d'alimenter le reseau en l'absence de vent ou de soleil. A King Island, le generateur thermique qui prend le relais des eoliennes quand il n'y a pas de vent a vu sa consommation de fioul diminuer de moitie. "Le principe de ces batteries est connu depuis longtemps, mais personne n'etait parvenu a le mener au stade de la commercialisation", dit Maria Skyllas-Kazacos, l'ingenieur chimiste qui dirige depuis vingt ans les recherches de l'universite de Nouvelle-Galles du Sud sur ces accumulateurs.
    Contrairement aux batteries classiques au plomb, ces derniers utilisent des electrolytes (liquides dans lesquels baignent les plaques de l'accumulateur) qui ne sont pas stockes a l'interieur, mais dans deux reservoirs externes. C'est leur mise en contact, dans une cuve centrale, qui produit de l'electricite. Pour la recharge, l'apport de courant provenant des eoliennes assure la separation des deux electrolytes, qui sont a nouveau stockes dans leurs reservoirs. L'avantage du systeme a circulation sur les batteries classiques reside dans sa capacite a fournir aussi bien un kilowattheure que plusieurs centaines de megawattheures.
    L'accumulateur de King Island peut ainsi restituer 200 kilowatts d'electricite pendant quatre heures. "Theoriquement, les capacites de stockage sont illimitees : il suffit d'augmenter la capacite des cuves d'electrolytes", confirme Mme Skyllas-Kazacos. Les quatre reservoirs de King Island contiennent 55 000 litres. Pour gagner de la place, il est possible de les entreposer sous terre. Une poignee de centrales eoliennes testent deja le systeme, sur l'ile japonaise d'Hokkaido ou encore aux Etats-Unis.
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    20- Etats-Unis : l'accord entre BP et l'universite de Berkeley aura-t-il lieu ?, Novethic, 10/09/07
    Marie-Paule Nougaret
     
    L'universite de Berkeley veut s'allier a la firme petroliere BP, pour fonder un centre de recherches sur la biologie de l'energie, l' Energy Bioscience Institute (EBI). Probleme : une bonne partie de la faculte s'y oppose. La signature de l'accord, d'abord prevue pour fevrier dernier, n'aura pas lieu avant la fin septembre, selon le bureau de presse de la celebre universite de l'Etat de Californie.
    Dans cet accord, il semble qu'il y ait beaucoup a negocier. Pour commencer, quatre organisations sont impliquees : outre le groupe petrolier BP et l'Universite de Californie a Berkeley (UCB), le Lawrence Berkeley National Laboratory (LBLN), laboratoire en limite de son campus, qui appartient au departement de l'energie (ministere federal); enfin un groupe de chercheurs de l'Universite d'Illinois. L'initiative vient du plus haut. Il s'agit d'assurer "l'autonomie energetique de la nation" a rappele le chancelier Robert J. Bigernau, dans sa conference de presse de rentree universitaire, le 23 aout. Le departement de l'energie a Washington expliquait-il, va debloquer de nouveaux fonds, pour porter a 85 millions  de dollars par an, pendant 10 ans, la manne annoncee par BP en fevrier : 50 millions de dollars pendant dix ans.
    Le desaccord porte d'abord sur ce calcul inexact. Certes, disent les universitaires, l'UCB manque de fonds, les autorites lui ayant restreint les vivres; et l'administration, qui depend du gouverneur de Californie, doit s'en preoccuper. Mais le chiffre de 50 millions de dollars ne serait selon eux qu'un coup pueril de communication politique et industrielle. Car la dessus, 15 millions de dollars financeraient les propres recherches de BP, privatives et secretes ("proprietary"), bien que logees sur le campus. Le petrolier ne donnerait donc que 35 millions de dollars aux trois labos publics. En outre, L'UCB emprunterait, fort cher, 75 millions de dollars pour offrir a l'institut un batiment ultra moderne et payerait les interets logntemps; enfin elle engagerait des chercheurs de BP, voire de firmes associees. Tout ceci au moment ou les droits d'inscription des etudiants, deja considerables, ont augmente.

    "Une exploitation des etudiants par BP "
    Dans ce projet, declarait un enseignant, devant les elus du Conseil d'Universite (Academic Senate), "les professeurs deviennent des entrepreneurs qui prennent des brevets afin que BP les exploite industriellement" et "les etudiants la main d'œuvre bon marche, payant grassement le privilege de donner leur travail a l'entreprise retenue". Il semble qu'il ait ete entendu, du moins en partie : dans sa conference de rentree, le chancelier annoncait une baisse de 500 dollars sur la part incompressible des frais de scolarite, qui tombe a 8000 dollars pour les plus demunis des meilleurs eleves des lycees de Californie. Et le projet n'est toujours pas signe.
    Il ne faut pas sous-estimer l'influence du Conseil. Les enseignants des universites d'Etat, un peu comme les professeurs de medecine en France,  gagnent moins d'argent que dans le prive, mais jouissent d'un grand prestige. Ce prestige seul du reste attire les dons. L'universite de Stanford, non loin, a perdu au printemps l'un de ses bailleurs de fonds historiques, a cause d'un partenariat avec Esso (Exon). L'heritier d'une dynastie de donateurs n'a pas aime que son " alma mater" ("la mere nourriciere" : la fac qui l'a forme) fut citee dans une publicite pour produits petroliers. De meme que Stanford, Berkeley a souvent travaille avec des entreprises, mais jamais a l'echelle d'un departement universitaire, ni dans une aussi grande confidentialite. La faculte redoute que les gens de BP, proches de l'administration de l'UCB qui les recruterait, determinent non seulement les recherches mais les enseignements.

    Finalite peu ecologique des travaux
    Car c'est le contenu des travaux proposes qui occupe les etudiants et residents de la petite ville. La biologie de l'energie, c'est un peu de techniques biologiques pour la recuperation du petrole, et beaucoup d'agrocarburants, pour lutter contre l'effet de serre, selon le site Internet de EBI. Mais des biocarburants tous OGM, si l'on en croit le professeur Ignacio Chapela, specialiste de l'instabilite des constructions genetiques artificielles (son equipe de Berkeley a decouvert, et publie dans Nature en 2001, la contamination du genome de maïs primitifs mexicains par des OGM). De passage a Paris, pour la Rencontre Internationale de l'ONG Sciences Citoyennes, le 30 aout, Chapela a brosse un tableau atterrant des recherches sur les agrocarburants. Elles visent a augmenter les rendements en energie dans les fermentations et autres procedes de degradation, en rendant les plantes moins coriaces, plus faciles a digerer; ou en modifiant les microbes qui effectuent l'operation. En creant par exemple des arbres mous, sans lignine, ou des microbes hyper voraces, par des transferts de genes rebaptises, "biologie synthetique" a l'EBI. Quant aux methodes de culture, ce seraient celles, classiques, des OGM alimentaires et textiles : monocultures elles-memes insecticides ou sous epandage de desherbant, avec pollution des aquiferes et mort de la micro-faune auxiliaire des sols .
    "De ce laboratoire, affirme Chapela, il risque de sortir un grand nombre d'OGM, vivants, reproducteurs, relaches dans la nature, a Berkeley, dans le Middle West et le monde entier :  herbes, arbres, algues, bacteries et virus genetiquement modifies qui seront liberes intentionnellement dans l'environnement public " . Et de suggerer que ce que BP cherche a Berkeley, c'est avant tout une protection contre la curiosite legitime de l'opinion ou les consequences dangereuses de ses recherches, la Constitution de Californie laissant pleine liberte academique a ses universites. 
De leur cote, etudiants et medias se focalisent surtout l'impact social des biocarburants. Le prix de la tortilla; aliment de base au Mexique voisin, s'est trouve multiplie par quatre, du fait de la demande etats-unienne de maïs pour fabriquer de l'ethanol. Les emeutes sur ce theme a Mexico etaient suivies en Californie par les nombreux hispanophones.. De meme, dit on a Berkeley, les coupeurs bresiliens de canne a sucre pour l'ethanol vivent un quasi esclavage. Trois mille personnes ont manifeste a ce propos contre Georges Bush en deplacement a Rio. Et l'on sait qu'en Afrique aussi, les agro-carburants concurrencent les cultures nourricieres, au risque d'affamer les populations.

    stopbp-berkeley.org
    De plus en plus, le debat devient theorique. Les Etats-Unis grillent chaque annee plus de 500 milliards de litres d'essence (140 milliards de gallons). Des chercheurs comme Tad Patzek, qui a travaille dans l'industrie petroliere, estiment que les biocarburants ne pourront pas les remplacer dans ces proportions. On ne tirera pas autant d'energie des plantes " a cause des lois de la nature et de la thermodynamique. A moins de detruire les ecosystemes qui maintiennent la vie ". En attendant, le gouverneur de l'Etat, Arnold Schwarzneger, y croit, et c'est lui qui nomme le chancelier, lequel choisit a son tour l'administration de l'UCB. Autrichien d'origine, le gouverneur s'est fait elire a San Francisco pour ses "idees europeennes", ce qui la bas, signifie a peu pres ecologiste. Mais, selon Chapela, il aurait declare au journal allemand Spiegel : "Le but n'est pas des voitures moins gourmandes, ni de prendre moins la voiture, Le but est d'inventer et vendre des technologies ".
    La bataille se joue autant sur Internet qu'en salle de cours et dans les medias. Sur Internet, les opposants excellent. Leur site <stopbp-berkeley.org> tire tous ses arguments de renvois methodiques au site de l'Energy Bioscience Institute, seul document connu d'ailleurs sur le projet. Directeur pressenti pour l'institut, Chriss Sommerville, a declare a la radio qu'il souhaitait qu'il se fit a Berkeley a cause, justement, de  cette "ambiance de critique sociale " qui lui plait tant. Jure promis, il y aura des budgets pour etudier les effets les plus nocifs des recherches de l'EBI, sur la societe et l'ecosphere. Lorsque l'accord, encore en negociation, aura ete signe. D'ores et deja le chancelier de l'UCB a annonce pour cette rentree, la creation d'un nouveau cycle d'etudes universitaires, anthropologiques, sociologiques, historiques, etc, sur la pauvrete.
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    21- Compte rendu. Un alliage prometteur pour l'avenir des piles a combustible, Le Monde, 10/09/07
    Pierre Le Hir
     
    De l'eau, de l'aluminium, du gallium : c'est le cocktail énergétique concocté par une équipe de chercheurs américains de l'université Purdue de West Lafayette (Indiana). Ses inventeurs en ont détaillé la recette devant la deuxieme Conférence internationale sur l'énergie et les nanotechnologies, qui s'est tenue du 5 au 7 septembre a Santa Clara (Californie).
    Pour la petite histoire, l'un d'eux, Jerry Woodall, aurait découvert par hasard, en 1967, alors qu'il travaillait dans l'industrie des semi-conducteurs et qu'il lavait a l'eau un creuset contenant un alliage liquide d'aluminium et de gallium, que se produisait alors un dégagement d'hydrogene. L'idée a lentement fait son chemin, le temps de rencontrer une donne économique mondiale favorable a la recherche de solutions alternatives aux énergies fossiles. Un brevet a été déposé. Et une start-up, AlGalCo, créée pour commercialiser le procédé.
    L'industrie automobile pourrait etre intéressée. Tous les grands constructeurs cherchent, en effet, a développer des moteurs utilisant l'hydrogene, soit comme carburant, soit pour alimenter une pile a combustible qui, sur le principe d'une électrolyse inversée, produit de l'électricité a partir de l'oxygene de l'air et d'hydrogene.
    Probleme : ce dernier gaz, fortement explosif, est difficile a stocker. De plus, sa production, généralement par vapocraquage d'hydrocarbures (un procédé qui consiste a casser des molécules), relache du CO2. Ces inconvénients pourraient etre écartés par un systeme embarqué de production a la demande, a la fois propre et sur.
    La réaction d'oxydation de l'aluminium au contact de l'eau est connue : l'oxygene de l'eau se combine avec le métal pour former de l'oxyde d'aluminium, ou alumine, et l'hydrogene est libéré. La nouveauté consiste, ici, a utiliser un mélange liquide d'aluminium et de gallium, qui améliore la réaction chimique.
    Le gallium, métal que l'on trouve a l'état de traces dans les minerais de bauxite et de zinc, a le désavantage d'etre onéreux. L'équipe de Jerry Woodall, qui utilisait au départ un alliage composé a 72 % de gallium, a réussi a mettre au point un mélange ou ce métal n'entre plus que pour 20 %.
    De surcroit, le gallium, qui n'a pas besoin pour cette réaction d'etre aussi pur que celui entrant dans la fabrication des composants électroniques, peut etre totalement réutilisé. Quant a l'alumine, elle peut etre recyclée en aluminium.
    Les chercheurs estiment que ce procédé pourrait permettre d'obtenir a terme un carburant qui serait "compétitif avec l'essence". A condition, toutefois, que soit mise en place une filiere industrielle complete. Aux cotés de l'automobile, le chauffage domestique pourrait aussi constituer un débouché.
    Il existe suffisamment d'aluminium aux Etats-Unis pour satisfaire tous les besoins en électricité pendant trente-cinq ans, ont calculé les scientifiques. Et suffisamment de réserves de gallium connues pour faire rouler un milliard de voitures.
    Pour Paul Lucchese, directeur du programme Nouvelles technologies de l'énergie au Commissariat a l'énergie atomique (CEA), "il s'agit d'une piste parmi d'autres". Le CEA explore d'autres filieres de production d'hydrogene, a grande échelle - comme l'électrolyse a haute température - ou, au contraire, dédiées a des systemes miniaturisés intégrés, par exemple, aux ordinateurs ou aux téléphones portables.
    Les technologies utilisant l'hydrogene pour faire rouler les véhicules individuels devraient arriver a maturité, estime Paul Lucchese, vers 2015 ou 2020.
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    22- Energie. Un rapport de l'OCDE souligne les risques des agrocarburants, Le Monde, 11/09/07
    Alain Faujas

    Apres la Banque mondiale, le 29 mai, c'est au tour de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de s'inquiéter de la vogue des agrocarburants destinés a limiter les émissions de gaz a effet de serre dans le domaine des transports. Dans un rapport discuté le 11 septembre a l'occasion d'une "table ronde sur le développement durable", Richard Doornbosch et Ronald Steenblik, supervisés par Brice Lalonde, ancien ministre francais de l'environnement, se demandent si"le remede n'est pas pire que le mal".
    Faire passer de 1 % a 11 % la part d'agrocarburants dans la consommation totale de carburants d'ici a 2050 n'ira pas sans bouleversements majeurs. "En théorie, écrivent les auteurs, il y a assez de terres sur le globe pour nourrir une population en expansion tout en produisant suffisamment de biomasse." Mais "la transformation des terres pour la production d'énergie a partir de la biomasse poussera les prix alimentaires vers le haut". L'OCDE s'attend a une progression de 20 % a 50 % au cours de la prochaine décade. Le bilan n'est pas fameux non plus en termes environnementaux, souligne le rapport, car la tentation sera grande "de remplacer les écosystemes, comme les forets, les zones humides et les paturages par des cultures destinées aux agrocarburants".
    A ceux qui font valoir que les réductions de gaz a effet de serre peuvent etre réduites de 40 % par l'emploi d'agrocarburants a la place de l'essence classique, il est répondu que l'éthanol et le biodiesel peuvent se révéler plus dommageables, si l'on prend en compte l'acidification des sols qui en résultera, l'usage des engrais et des pesticides et les atteintes a la biodiversité. Le rapport conclut que "la capacité des agrocarburants a couvrir une part importante des besoins énergétiques des transports sans nuire aux prix alimentaires ou a l'environnement est tres limitée".
    Des taxes plutot que des subventions
    Pas d'agrocarburants sans subventions. Les Etats-Unis consacrent 7 milliards de dollars (5 milliards d'euros) par an aux agrocarburants, et il leur en coute environ 500 dollars pour empecher par l'emploi d'éthanol a base de mais l'émission d'une tonne de gaz carbonique. "Il existe un sérieux risque que la demande excede l'offre soutenable, ce qui inciterait fortement a tricher", souligne le rapport de l'OCDE. Celui-ci propose de discuter plusieurs propositions. La premiere est que l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'OCDE, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Banque mondiale poursuivent leurs études en commun, afin de mieux évaluer les conséquences de technologies actuelles et futures de production de biocarburants.
    La deuxieme est que les gouvernements arretent de promouvoir les agrocarburants a coups de subventions. Le rapport préconise l'emploi de politiques plus neutres basées sur la création de taxes sur les émissions de carbone.
    La troisieme proposition suggere que l'Organisation mondiale du commerce s'efforce de réduire les droits de douane sur les agrocarburants, afin de permettre aux pays en développement de tirer parti de conditions climatiques plus favorables a leur production.
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-953780@51-953888,0.html>
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    23- Les constructeurs automobiles allemands tentent de se donner une image « ecolo », Les Echos, 12/09/07
    De notre correspondante a Francfort, Ingrid Francois
     
    Les fabricants de gros modeles cherchent a redorer leur image. BMW a integre un systeme totalement hybride dans son modele Concept X6 et Porsche met en valeur son modele Cayenne hybride.
    Dans un Salon automobile de Francfort place sous le signe de la protection de l'environnement, les constructeurs automobiles allemands ont montre patte verte. Le debat sur la protection de l'environnement a pris de l'importance ces derniers mois en Allemagne, en raison de la reglementation europeenne limitant les emissions de CO2 a 120 grammes par kilometre en moyenne. La chanceliere Angela Merkel appelle les fabricants a reduire leurs emissions. Lesquels repondent qu'il s'agit de preserver l'un des secteurs clefs de l'industrie allemande.
    Montres du doigt par l'opinion publique allemande, les fabricants de gros modeles gourmands en carburant cherchent donc a redorer leur image a coups de campagne marketing et de presentation de nouvelles technologies « propres ». Tandis que BMW insiste sur la progression de son programme « Efficient Dynamics », Mercedes se vante d'avoir obtenu le prix de la voiture la plus verte de l'annee pour la classe E Bluetec.
    « Le plaisir de la conduite n'exclut pas la protection de l'environnement », estime Norbert Reithoffer, le president de BMW. Le groupe expose son modele Concept X6 equipe d'un systeme totalement hybride, presente comme le socle du « nouveau segment des activites sport » chez BMW. Le fabricant munichois, qui doit annoncer en octobre un nouveau plan de developpement, affirme qu'il aura reduit ses emissions de dioxyde de 25 % entre 1995 et 2008. « A partir de l'automne, BMW va developper 22 vehicules qui consomment moins de 140 grammes par kilometre. Je parle la de 40 % de nos ventes en Europe », dit Norbert Reithoffer.
    Tous les arguments sont bons
    Dieter Zetsche, le president de Daimler, evoque, lui, « 19 modeles pour un present et un futur propres ». Le groupe proprietaire de la marque Mercedes prevoit, a partir de 2010, de construire des Classe B dotes de la technologie « fuel-cell » permettant de reduire les emissions de gaz a effet de serre.
    Porsche aussi a mis en valeur son modele Cayenne hybride, qui devrait consommer moins de 9 litres pour 100 kilometres. « Nous avons reduit nos emissions de 1,7 % par an depuis quinze ans. (...) Est-ce que ce n'est pas rien ? », s'est offusque Wendelin Wiedking. Selon le president du groupe, la marque de voiture de sport ne serait responsable que de 0,1 % des emissions de dioxyde de carbone en Allemagne, et les vehicules des particuliers de 12 %.
    Pour les constructeurs, tous les arguments sont bons pour prouver leur engagement dans la lutte contre le changement climatique. Wendelin Wiedeking a meme fierement presente une image de la premiere voiture hybride, fabriquee en... 1900 ! Ferdinand Porsche, fondateur du groupe eponyme, avait presente une voiture utilisant l'energie electrique a l'Exposition universelle de Paris, precedant de cent ans le debat sur le changement climatique...
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    Deux publications
    24- Jatropha Curcas, le meilleur des biocarburants. Mode d'emploi, histoire et devenir d'une plante extraordinaire, Jean-Daniel Pellet, Elsa Pellet, Editions Favre, mars 2007
     
    "Jatropha Curcas est la source la plus ecologique de carburant vert. Pourquoi ? Parce que c'est un arbre qui pousse dans des terres semi-arides impropres a l'agriculture, dont l'exploitation consomme peu d'energie et dont le rendement en huile est superieur a celui du colza ou du soja. En plus, Jatropha curcas protege les sols de l'erosion et les fertilise par l'humus de ses feuilles - on peut egalement employer le tourteau, residu du pressage des graines a huile, comme engrais naturel. (…)"
    Jatropha Curcas le meilleur des biocarburants. Mode d'emploi, histoire et devenir d'une plante extraordinaire, par Jean-Daniel Pellet et Elsa Pellet, Editions Favre, mars 2007, ISBN : 978-2-8289-0942-0, 63 p., 9,50 euros
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    25- La nature de l'energie, UICN, Planete Conservation n°37, juillet 2007

     

    La crise de l’energie fait l’objet d’une attention croissante dans le monde entier. A mesure que la planete se rechauffe sans conteste, le debat sur l’energie s’echauffe. Les politiciens et les medias en font etat tous les jours : escalade des prix du petrole ; conflits autour des ressources gazieres ; reapparition du nucleaire et objectifs pour les energies renouvelables. Les marches des energies « de remplacement » prosperent a mesure que la planete essaie de remplacer les combustibles fossiles tout en repondant a une demande croissante d’energie.
    Lire l’editorial integral en HTML ou PDF
    Autres articles au sommaire :
    Une affaire de femmes ?
    Gail Karlsson : les femmes doivent peser davantage dans le processus decisionnel en matiere d’energie. [HTML] [PDF]
    Amis ou ennemis ?
    Barbara Bramble fait le point sur les avantages et les inconvenients des biocombustibles. [HTML] [PDF]
    Des ambitions durables
    Rachel M. Wasser explore les voies d’un avenir energetiquement durable pour la Chine. [HTML] [PDF]
    L’Australie peut mieux faire
    La societe civile australienne est bien plus avancee que la classe politique en matiere energetique, d’apres Christine Milne. [HTML] [PDF]
    Les recettes de la nature
    Des solutions energetiques inspirees par la nature: un entretien avec Janine Benyus. [HTML] [PDF]
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    Une annonce
    26- Concours "Energies d'Aujourd'hui Rhone-Alpes 2007", ADEME, avant le 15/09/07
     
    La Region Rhone-Alpes et la delegation regionale de l’ADEME lancent la 10eme edition du concours «Energies d’aujourd’hui Rhone-Alpes».
    Ce concours se deroule en partenariat avec le 11eme concours national «Habitat solaire, habitat d’aujourd’hui» organise par Observ’ER.
    Le concours «Energies d’aujourd’hui Rhone- Alpes» recompense des realisations et demarches exemplaires dans les domaines de la maitrise de l’energie, des energies renouvelables, de la conception bioclimatique, de la gestion des deplacements.
    Date limite de depot des dossiers : 15 septembre 2007
    Pour en savoir plus
    <http://www.raee.org/docs/ACTUALITE/CONCOURS_ENERGIE_2007/index.html>
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    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! 
     

    news de Florence (clin d'oeil)

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- Les recettes de la nature, UICN, Planete Conservation n°37, juillet 2007
    2- Biocombustibles : amis ou ennemis ?, UICN, Planete Conservation n°37, juillet 2007
    3- Energie solaire. Energie rose, Le Nouvel Observateur, 31/07/07
    4- Acces a l’electricite : un defi pour ABB et pour la Tanzanie, Novethic, 06/08/07
    5- Geoffroy-Guichard bientôt fournisseur d'electricite, Le Progres de Lyon, 20/08/07
    6- Le Japon veut transformer les baguettes jetables usagees en biocarburant, Metro avec AFP, 22/08/07
    7- Automobile. Une Swatch 100 % ecolo, Le Point n°1823, 23/08/07
    8- Inauguration d'une nouvelle technologie solaire sur la plateforme solaire d'Almeria, Actu-Environnement, 23/08/07
    9- Pompes a chaleur : la France rattrape son retard, Novethic, 24/08/07
    10- Les biocarburants auraient un impact limite sur l'environnement, Metro, 27/08/07
    11- Le concept de centrale solaire spatiale est prometteur, Notre Planete Info, 30/08/07
    12- De l’hydrogene a la demande pour nos futurs moteurs electriques, Futura-Sciences, 05/09/07
    13- Toyota et EDF roulent ensemble, Liberation, 06/09/07
    14- Un batiment de demonstration pour les technologies a hydrogene : le projet Hydrogen Office, BE Royaume-Uni n°79, 06/09/07
    15- Une etude sur le potentiel britannique en energie d'origine maremotrice, BE Royaume-Uni n°79, 06/09/07
    16- Des eoliennes silencieuses pour le centre-ville de Londres, BE Royaume-Uni n°79, 06/09/07
    17- Hydrogene a tire-larigot, Le Point n°1825, 06/09/07
    18- Les energies renouvelables : un pilier du developpement de La Reunion, Temoignages, 08/09/07
    19- Stocker l'energie des eoliennes pour produire de l'electricite sans vent, Le Monde, 09/09/07
    20- Etats-Unis : l'accord entre BP et l'universite de Berkeley aura-t-il lieu ?, Novethic, 10/09/07
    21- Compte rendu. Un alliage prometteur pour l'avenir des piles a combustible, Le Monde, 10/09/07
    22- Energie. Un rapport de l'OCDE souligne les risques des agrocarburants, Le Monde, 11/09/07
    23- Les constructeurs automobiles allemands tentent de se donner une image « ecolo », Les Echos, 12/09/07
    deux publications
    24Jatropha Curcas, le meilleur des biocarburants. Mode d'emploi, histoire et devenir d'une plante extraordinaire, Jean-Daniel Pellet, Elsa Pellet, Editions Favre, mars 2007
    25- La nature de l'energie, UICN, Planete Conservation n°37, juillet 2007
    une annonce
    25- Concours "Energies d'Aujourd'hui Rhone-Alpes 2007", ADEME, avant le 15/09/07

    Bien a vous,
    Florence

    Info du jour : Entre 1973 et 2005, la consommation d'electricite en France a ete multiplie par 2,8 et a ete multipliee par 4,6 pour les applications residentielles et tertiaires (ou de services).
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Des cartes postales pour agir. Parees d'arbres extraordinaires dessines par des personnalites sportives, artistiques et politiques, elles invitent chacun a relever le Defi pour la Terre <http://www.cartcom.fr/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- Les recettes de la nature, UICN, Planete Conservation n°37, juillet 2007
     
    Apprendre de la nature, pas seulement sur la nature, permettrait de trouver des solutions a de nombreux problemes lies a l’energie, explique Janine Benyus.
    «Les organismes ont fait tout ce que les etres humains veulent faire, mais sans s’empiffrer de combustibles fossiles, polluer la planete ni hypothequer leur avenir », explique Janine Benyus, pionniere du «biomimetisme », un champ de recherche et de developpement en plein essor. Le biomimetisme etudie les bonnes idees de la nature et imite les concepts et les processus reussis afin de les appliquer aux problemes humains. D’apres certains, cette demarche pourrait contribuer a resoudre les problemes energetiques mondiaux, reduire les dechets et favoriser la durabilite.
    Il s’agit, selon Janine Benyus, d’apprendre de la nature, pas seulement sur la nature, afin de vivre durablement sur cette planete. Elle explique que le biomimetisme commence a faire son chemin dans des domaines tels que la medecine, la defense et la construction, et qu’il recele un potentiel considerable en matiere d’energies durables.
    Il existe deja de nombreux exemples de technologies eprouvees s’inspirant de la nature : les cellules solaires qui imitent les feuilles et le processus de photosynthese ; la recolte de l’energie maremotrice inspiree par les thons et les algues brunes ; des batteries emulant la capacite de l’anguille electrique de produire instantanement 600 volts ; l’optimisation des turbines eoliennes inspiree par les nageoires de la baleine a bosse…
    Pres de 48% des emissions mondiales de gaz carbonique proviennent des batiments ; il faut donc ameliorer leur efficacite energetique. Ainsi, l’Eastgate Building, un centre commercial et d’affaires d’Harare, la capitale du Zimbabwe, n’a ni climatisation ni chauffage, seulement des canaux d’aeration inspires des termitieres. En effet, les termites maintiennent jour et nuit la temperature de leurs nids a 31°C, tandis que les temperatures exterieures varient de 3°C a 42°C. L’Eastgate emploie 90% moins d’energie qu’un immeuble classique de sa taille.
    Une universite britannique a entrepris un balayage numerique des termitieres afin de cartographier leur architecture tridimensionnelle dans les moindres details. Un modele informatise aidera a comprendre comment les tunnels et les conduites d’air des termites echangent des gaz, maintiennent la temperature et reglent l’humidite. Ces recherches pourront contribuer a concevoir, a l’avenir, des immeubles autoregules.
    D’apres Janine Benyus, « nos rapports avec le monde naturel changent ; nous sommes maintenant les eleves et les organismes sont les maitres. Autrefois, les hommes se bornaient a cultiver ou a domestiquer les especes qui leur etaient utiles. L’imitation des processus naturels fait evoluer la conception de nos technologies et de nos systemes. Les ecosystemes, parmi d’autres fonctions, produisent de l’energie et traitent les dechets ; en ce sens, ils peuvent etre percus comme des « economies durables ».
    Des ingenieurs charges de la recherche chez Mercedes-Benz et Daimler Chrysler se sont associes pour mettre au point le premier concept de voiture bionique : 40% plus legere que les voitures de taille comparable, elle ne consomme que 3 litres aux 100 km, reduit de 80% l’emission de certains polluants et peut accueillir quatre personnes. Elle s’inspire du poisson-coffre, qui, malgre sa forme cubique, est tres aerodynamique et stable. Des biologistes ont aide les ingenieurs a imiter la structure anatomique du poisson afin de dessiner la carrosserie legere mais solide de la voiture.
    Des botanistes et des ingenieurs etudient les feuilles pour fabriquer des cellules solaires plus petites et d’une utilisation plus universelle. Une feuille a des dizaines de milliers de centres de reaction photosynthetique operant avec une efficacite quantique de 93%; ils captent silencieusement l’energie avec l’eau et la lumiere solaire, sans substances chimiques toxiques. Des emules de ces batteries solaires a l’echelle moleculaire pourraient un jour servir a separer, dans l’eau, l’oxygene et l’hydrogene energetique non polluant. Nombre d’entreprises ont commercialise des cellules solaires a colorants qui imitent la photosynthese afin de recueillir un maximum de lumiere en toute circonstance et de reduire le cout de transformation de la lumiere solaire en electricite.
    Des chercheurs mettent au point des methodes d’obtention d’eau sans utiliser des pompes a forte consommation d’energie. Ils s’inspirent d’un coleoptere du desert namibien qui collecte l’eau du brouillard. Des aerateurs d’eau et des refroidisseurs d’ordinateur imitant les spirales naturelles, dont celles des coquillages, ont aussi ete mis au point. Dans certains cas, les concepts fondes sur des formes naturelles peuvent economiser 80% d’energie, tout en reduisant le bruit de 75%.
    Janine Benyus estime que l’obstacle principal aux avancees du biomimetisme est l’absence de passerelles entre les scientifiques et les usagers potentiels de leurs connaissances, notamment les inventeurs industriels. « Il faudrait resserrer beaucoup les liens entre les biologistes et les ingenieurs. Malheureusement, peu de gens evoluent dans le domaine partage et fecond qui relie ces deux milieux intellectuels ».
    «Ce qui manque, ce n’est pas la recherche, c’est l’acces a ses resultats ; les connaissances biologiques devraient etre transmises de facon a pouvoir etre utilisees par les ingenieurs, par exemple ». Pour Janine Benyus, les ingenieurs en formation devraient suivre des cours de biologie et, inversement, les biologistes devraient mieux connaitre les contraintes de la conception industrielle. Ces derniers pourraient aussi mieux decrire et faire connaitre les caracteristiques principales des especes et partager leurs connaissances.
    Elle estime qu’il faudrait developper les investissements et les incitations a la recherche en biomimetisme, surtout pour les technologies eprouvees. « Il faut eliminer les incitations a effet pervers pour les combustibles fossiles et canaliser ces fonds vers des technologies durables ».
    Les idees de Janine Benyus commencent a devenir une realite. Des centres de recherche interdisciplinaires sont crees un peu partout dans le monde, reliant la biologie et la conception industrielle. La revolution biomimetique prend de la vitesse a mesure que les industriels percoivent les avantages qu’il y a a apprendre de la nature.
    Il ne s’agit pas uniquement d’imiter les formes, mais aussi les processus naturels et les strategies des ecosystemes, explique Janine Benyus, qui est engagee en faveur de la conservation et la durabilite. Un message fort se degage : « nous pouvons apprendre et beneficier de la sagesse incorporee dans les systemes naturels, qu’il faut preserver afin de pouvoir continuer a apprendre d’eux ».
    Ce message se traduira par des avantages pour la nature, conclut-elle. « Je suis convaincue que si un inventeur tire un enseignement ou une idee d’un organisme et cree un produit en consequence, une sorte de reconnaissance s’installe. Une partie des benefices devrait etre employee a preserver les habitats de l’organisme, une nouvelle initiative que nous appelons «L’innovation pour la conservation». Ainsi, l’innovation devient un moteur de preservation de la source des idees ». Janine Benyus, ecrivain et biologiste, est cofondatrice du Biomimicry Guild and Institute. <www.biomimicry.net>
    <http://www.iucn.org/publications/worldconservation/2007_07/2007_07_world_conservation_25_fr.htm>
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    2- Biocombustibles : amis ou ennemis ?, UICN, Planete Conservation n°37, juillet 2007

     

    Les biocarburants sont souvent evoques comme une panacee a nos problemes energetiques. Barbara Bramble, de la National Wildlife Federation, pese le pour et le contre.
    Apres bien des annees de travail obscur, les producteurs de biocarburants se trouvent soudain sur le devant de la scene internationale. Le secteur a connu une expansion extraordinaire depuis un ou deux ans, declenchee par les prix eleves du petrole, la peur inspiree par l’instabilite dans de nombreuses regions productrices de petrole et la promesse d’un sursis aux populations agricoles frappees depuis des decennies par les prix bas des matieres premieres.
    Nombre de specialistes et de legislateurs se tournent vers les biocarburants pour repondre en partie aux changements climatiques. Si les mesures de reduction des gaz a effet de serre devraient comprendre des normes plus exigeantes d’efficacite des carburants et des investissements dans les transports publics, le remplacement par des biocombustibles sobres en carbone peut s’operer sans modifier les infrastructures.
    Si certains produits de base et des technologies des biocarburants sont controverses, ceux qui suivent l’evolution du secteur ont ete encourages par les progres recents des procedes qui transforment la cellulose des cultures et les dechets municipaux en ethanol. D’autres technologies de pointe pourraient accelerer le passage a la « prochaine generation » de biocarburants, susceptibles de remplacer une grande partie de l’essence et du diesel.
    Outre les carburants pour le transport, des technologies bioenergetiques sont mises au point afin d’utiliser la biomasse pour produire de la chaleur et de l’electricite. Ces methodes pourraient s’averer des modalites plus performantes d’usage de la biomasse, mais pour l’instant on produit surtout des combustibles liquides pour les vehicules a partir de sucres, d’amidons et d’huiles. Les quantites d’ethanol et de biodiesel produites dans le monde sont passees de pres de 19 milliards de litres en 2000 a pres de 56 milliards de litres en 2006 et elles continuent de monter en fleche.
    Cependant, le secteur ne fait pas l’unanimite ; en 18 mois, le debat autour des biocarburants est passe de l’obscurite a l’euphorie, puis a l’inquietude. La vitesse extraordinaire de leur developpement fait peur : les biocarburants pourraient creer de nouvelles difficultes environnementales. Plusieurs aspects posent probleme, notamment les grandes quantites d’eau necessaires a l’irrigation et au raffinage, le risque de perte de biodiversite et d’augmentation du prix des aliments pour des consommateurs appauvris, et les modalites de partage equitable des benefices par les petits agriculteurs et d’autres travailleurs.
    Les specialistes examinent les remedes possibles, avec des politiques preservant les interets sociaux et environnementaux. Beaucoup de problemes peuvent deja etre attenues ou resolus ; des recherches prometteuses sont en cours pour repondre a d’autres. Le secteur devrait prendre ces preoccupations au serieux et repondre positivement a la demande de mesures de sauvegarde.
    L’un des principaux debats porte sur la question du «bilan energetique net », a savoir si les biocarburants fournissent plus d’energie qu’il n’en faut pour les produire. Des etudes recentes montrent que cet argument est souvent presente de facon trompeuse, des deux cotes. D’apres certains, les biocarburants consomment plus d’energie qu’ils n’en produisent ; ceux qui affirment le contraire laissent de cote des criteres essentiels ; bref, la reponse est plutot « ca depend ». La plupart des produits de base et des technologies des biocarburants, meme ceux de premiere generation, peuvent produire au moins un peu plus d’energie qu’il n’en faut pour les fabriquer. Cependant, les calculs du bilan energetique sont sensibles aux conditions de production des produits de base, a la distance des champs aux raffineries et a l’energie (bioenergie ou autre) employee pour le raffinage. Plus on utilise des cultures autochtones perennes et des systemes de culture sans travail des sols, plus le bilan est favorable.
    La conversion de l’utilisation des sols, y compris le deboisement, et surtout la conversion indirecte (lorsqu’une culture energetique deplace d’autres utilisations vers des terres non defrichees) peut s’averer un facteur essentiel dans le calcul des reductions des emissions de gaz a effet de serre dues aux biocarburants. Tous les avantages des biocarburants peuvent ainsi etre detruits, notamment s’il se produit un rejet massif de carbone en raison du defrichement de millions d’hectares de forets, de tourbieres ou de prairies pour implanter des cultures energetiques. D’apres des calculs recents, l’Indonesie est le 3e emetteur de gaz a effet de serre dans le monde, surtout en raison de la destruction des forets et des tourbieres pour produire de l’huile de palme. Importer de l’huile de palme pour reduire les gaz a effet de serre lies aux combustibles fossiles des vehicules revient tout simplement a exporter le probleme.
    Le developpement des biocombustibles ne doit pas aggraver la pression conduisant au deboisement ni la perte de la biodiversite. Il existe des solutions politiques, notamment des mesures incitatives et un suivi pour orienter les plantations energetiques vers des terres degradees, dont la productivite pourrait etre restauree par la culture de la palme, du jatropha ou d’autres especes adaptees au site. Grace a un amenagement attentif, les cultures de base des biocarburants peuvent prendre leur place dans un paysage mixte qui fournit des aliments, des fibres et du combustible, tout en preservant la nature.
    L’impact des biocarburants sur la pauvrete et le developpement pose aussi des interrogations. Certains affirment qu’il y a un conflit inevitable entre des cultures alimentaires et energetiques. Pourtant, des produits proteines et des combustibles peuvent etre extraits de nombre de cultures de premiere generation, utilisant l’ensemble de la plante (mais, soja, sorgho). La deuxieme generation de produits de base cellulosiques pour l’ethanol est particulierement adaptee a des terres moins productives pour les cultures vivrieres.
    Une autre preoccupation porte sur l’arbitrage entre, d’une part, le potentiel qu’offrent les biocarburants pour fournir des energies modernes a des collectivites rurales isolees (plutot par des productions a petite echelle sous gestion locale) et, d’autre part, la recherche de solutions au rechauffement planetaire et a la securite energetique (mieux adaptees a des productions a grande echelle, avec un commerce et des investissements internationaux). On peut reserver des incitations specifiques aux petits producteurs dans des programmes nationaux, a l’instar du label « combustible social » du Programme bresilien pour la production et l’utilisation du biodiesel.
    Avec des politiques publiques adaptees, nombre d’impacts negatifs peuvent etre reduits, mais des mesures sociales et environnementales de sauvegarde sont necessaires afin de partager largement les avantages. Des mesures legislatives et reglementaires, ainsi que des mecanismes de marche tels que la certification, peuvent y contribuer.
    Le besoin de mesures de sauvegarde a deja ete reconnu par l’Union europeenne et par les gouvernements des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Californie, qui ont tous appele a la mise en place de normes de durabilite pour les biocarburants ou ont commence a les elaborer. D’autres appellent a des mecanismes volontaires de certification par des tiers independants, par exemple sur le modele du Forest Stewardship Council, qui certifie la bonne gestion des forets par un label ecologique accorde a ces dernieres et a leurs produits sur le marche.
    Si les biocarburants de pointe, comme l’ethanol cellulosique, suscitent de grands espoirs, ils ne seront pas largement diffuses d’ici sept a dix ans. Puisque les cultures et les raffineries de premiere generation resteront en place pendant longtemps, le secteur doit mettre en place des mesures de sauvegarde tres rapidement, tant pour les etres humains que pour l’environnement.
    Le changement climatique est le grand defi du nouveau siecle. Si les biocombustibles peuvent contribuer utilement a ralentir les emissions de gaz a effet de serre, ils doivent etre deployes aussi efficacement que possible afin de faire partie de « la solution».
    Barbara Bramble est conseillere superieure pour les programmes internationaux a la National Wildlife Federation (<www.nwf.org>)
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    L’energie et les changements climatiques sont des domaines de predilection de l’Institut international pour l’environnement et le developpement (IIED), un institut international de recherche sur les politiques qui oeuvre en faveur d’un developpement mondial plus equitable et durable. L’IIED a publie des travaux sur les aspects commerciaux des biocombustibles, notamment International trade in biofuels : Good for development ? And good for environment ? <www.iied.org>

    L’InstitutWorldwatch est une source d’informations tres importante sur les evolutions environnementales, sociales et economiques et leurs liens reciproques. Il a publie notamment Biofuels for a Transportation: Global Potential and Implications for Sustainable Agriculture and Energy in the 21st Century, un bilan complet des avantages et des risques lies au developpement international de biocarburants a grande echelle. <www.worldwatch.org>

     

    La Table ronde sur les biocombustibles durables, lancee en avril 2007, est un dialogue rassemblant des acteurs multiples des domaines economique, environnemental et social et visant a creer un consensus autour de normes de durabilite equitables et credibles. Le dialogue est ouvert a toute personne interessee ; les commentaires sur les projets de normes sont les bienvenus. Le secretariat de la Table ronde se al’Ecole polytechnique federale de Lausanne (Suisse). <http://cgse.epfl.ch/page65660.html> or <www.bioenergywiki.net>
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    3- Energie solaire. Energie rose, Le Nouvel Observateur, 31/07/07
    J.I., Sciences et Avenir.com
     
    Transformer la lumiere en energie c’est l’apanage des plantes vertes dont le metabolisme repose sur la chlorophylle. Quand l’homme s’y met la couleur change et le rose apparait.
    Des chercheurs de l’universite de l’Ohio ont mis au point de nouvelles piles solaires teintees en rose (DSSCs) en raison de leur composition. Actuellement le rendement de ces piles reste inferieur de moitie a celles composees de silicium mais leur cout est lui sensiblement plus bas, a peine un quart du prix des composes en silicium.
    Le principe de fonctionnement des ces cellules est simple : L’effet photovoltaïque est obtenu par absorption des photons dans un materiau semi-conducteur qui genere alors une tension electrique. Les cellules photovoltaïques produisent du courant continu a partir du rayonnement solaire, qui peut etre utilise pour alimenter un appareil ou recharger une batterie. Cet effet a ete decouvert par Alexandre Edmond Becquerel en 1839.
    Les nouvelles mini « centrales » electriques apparaissent roses car elles sont fabriquees a partir de ruthenium, un colorant rouge et de poudre d’oxyde de metal blanche, generalement du titane ou du zinc. Les piles traditionnelles apparaissent, elles, en bleu car elles sont recouvertes d’un enduit anti reflechissant. La couleur determine la longueur d'onde de la lumiere qu'une pile solaire peut absorber ce qui permet d’optimiser les proprietes particulieres des differents dispositifs. 
    Dans les piles roses, les molecules de colorant enduisent les minuscules particules d'oxyde de metal qui sont enchevetrees dans une mince couche support. Les molecules de colorant capturent l'energie solaire et liberent des electrons et les particules agissent comme les fils electriques et conduisent les electrons a un circuit electrique. Mais ces derniers peuvent se perdre en voyageant entre les particules. C'est pourquoi les ingenieurs travaillent a la conception  de nano-fils capables de transporter les electrons vers le circuit, ces derniers auraient la structure arborescente d’un arbre…rose.
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    4- Acces a l’electricite : un defi pour ABB et pour la Tanzanie, Novethic, 06/08/07
    Gaelle Bohe a Dar es Salaam, Tanzanie
     
    La Tanzanie connait de severes problemes d’acces a l’electricite qui paralysent le developpement economique et social du pays, et nuisent a la perennite de l’environnement. Depuis 2003, le constructeur d’equipements electriques ABB a lance, en partenariat avec le WWF, le programme « Acces a l’electricite ». L’objectif : equiper des villages ruraux en generateurs pour leur donner acces au developpement et les impliquer dans la conservation de la flore et de la vie sauvage.
    Dans le Sud-Est de la Tanzanie, la reserve du Selous abrite une importante population d’animaux sauvages, dont beaucoup sont des especes protegees. « Nous avons des problemes avec les communautes limitrophes », regrette Cyprian Malima, chef de projet pour le WWF. « Des que les animaux sortent du parc, ils ne sont plus en securite. C’est pourquoi nous travaillons depuis 1997 avec les habitants du village de Ngarambe sur la frontiere Est de la reserve pour les impliquer dans la conservation des especes animales ». Pour le WWF, cette prise de conscience doit passer par un meilleur acces au developpement. Un avis que partage Valbert Moshi, chef de projet pour ABB en Tanzanie : « Nous pensons que si les communautes ont acces a l’energie, elles vont naturellement etre amenees a se developper. La nuit tombe toute l’annee vers 18h. L’electricite permet d’eloigner les animaux des villages, de degager du temps de travail et de permettre un meilleur acces a l’education, a la sante et a la construction de commerces. » En 2003, ABB a rejoint le WWF pour lancer le programme Acces a l’electricite et fournir un generateur au village de Ngarambe. « Seule 10 % de la population tanzanienne est connectee a l’electricite, dont moins de 1 % en milieu rural » note Valbert Moshi. « A Ngarambe, des la mise en place du generateur, le commerce a augmente. Les professeurs peuvent profiter de la soiree pour corriger les devoirs et donner des lecons particulieres. L’hopital est operationnel meme la nuit. Enfin, les animaux se tiennent a l’ecart du village et risquent moins d’etre chasses par les habitants ».
    Monopole public et initiatives prives
    Si la problematique environnementale est centrale en Tanzanie, la question de l’implantation des entreprises sur un secteur de l’energie en difficulte est egalement essentielle. « La structure du secteur energetique est particuliere en Tanzanie », souligne Emmanuel Maillard, responsable de la Mission economique a Dar es Salaam. L’entreprise publique Tanesco (Tanzania Electric Supply Company Limited), creee par le president socialiste Julius Nyerere apres la proclamation de la Republique Unie de Tanzanie en 1964, detient le monopole de la distribution d’energie dans le pays.
    Elle assure egalement 98 % de la production d’electricite - un monopole rompu depuis l’ouverture au projet Songas de l’entreprise privee Globeleq en 2002, suite a la decouverte d’un gisement de gaz sur l’ile de Songo Songo dans le sud du pays. Cependant, la Tanesco enregistre depuis plusieurs annees une grave crise financiere. Un temps ouverte a la privatisation, l’entreprise a gele les investissements necessaires a la maintenance de ses installations. La grande secheresse de l’an dernier a alors provoque la plus importante crise energetique de l’histoire de la Tanzanie : en abaissant le niveau du lac Victoria, le manque d’eau a deteriore les turbines deja obsoletes, et oblige des centrales hydrauliques a fermer. Le pays, dont 70 % de la production electrique est hydraulique, a du mettre en place des rationnements drastiques, qui ont largement penalise l’economie. Egalement, les importations d’electricite et la necessite de compenser les coupures par des generateurs a essence ont augmente la facture petroliere et bouleverse la balance des paiements.
    Le groupe ABB, qui construit des pieces detachees d’equipements electriques et d’automation, a realise en 2006 un chiffre d’affaires de plus de 24 milliards de dollars et emploie 180 000 personnes dans pres de cent pays. En Tanzanie, ABB realise 10 millions de chiffre d’affaires pas an et compte 130 employes. L’entreprise detient 20 % d’une usine, ABB Tanelec, a Arusha dans le nord du pays. « L’objectif est aujourd’hui d’adapter notre production pour permettre aux entreprises publiques et aux clients industriels d'ameliorer leurs performances tout en diminuant l'impact de leurs activites sur l'environnement », annonce Fred Kindle, president du groupe ABB. En Tanzanie, ABB vend ses pieces detachees a FG Wilson, qui les assemble pour vendre des generateurs et autres produits electriques a Tanesco. Le groupe souhaite faire du village de Ngarambe un site modele, vitrine de son savoir-faire, pour renforcer son implantation sur le secteur des composants electriques, et du developpement durable. « Nous avons fait une etude pour developper une energie renouvelable a Ngarambe », explique Valbert Moshi. « Le biogaz n’a pas ete retenu, car dans la region les troupeaux ne survivent pas a la presence de predateurs. Le solaire est trop fragile, et il n’y a pas suffisamment de vent pour l’eolien ». ABB envisage donc d’investir sur le biofuel : « Nous avons decide de modifier le generateur pour lui permettre d’accueillir du biofuel, produit a base de tournesol, de sesame ou de jatropha. Nous avons calcule que si chaque famille produisait deux hectares d’une de ces trois cultures, le village deviendrait autonome en energie, et pourrait s’organiser autour d’un modele economique perenne ». Chaque famille pourra alors vendre sa production, et acheter de l’electricite. « Nous sommes en train de faire les demarches aupres du gouvernement, qui est seul habilite a accepter cette decision ».
    Gageons que l’initiative d’ABB et du WWF recevra un accueil favorable : pour assurer dans le futur son independance energetique, la Tanzanie pourrait regarder du cote des energies renouvelables. Et deja, le ministre de l’agriculture Christopher Chiza a fait savoir en avril dernier qu’il s’interessait de pres a la question du biofuel, et envisagerait de developper les premieres cultures de jatropha.
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    Le biogaz dans les campagnes
    Implantee depuis 1994 dans les terres arides de la region de Dodoma, la capitale du pays, l’ONG Migesado tente de trouver des solutions energetiques adaptes aux villages des zones rurales. « Les villageois n’ont pas acces a l’electricite », explique Herbert Kitange, directeur de l’ONG. « Ils s’eclairent et cuisinent a partir de charbon de bois ce qui pose un probleme de deforestation et pese sur les femmes, qui doivent cumuler la corvee d’eau a la corvee de bois ». Pour remedier a cette situation et amorcer le developpement economique et social des campagnes, l’ONG a choisi d’implanter une source d’energie compatible avec la vie dans les zones rurales : le biogaz. Introduit en 1975 par les Indiens, le biogaz est produit par la maceration dans un methaniseur en beton d’excrements humains et bovins melanges a de l’eau. « Cette technique correspond aux besoins de nos campagnes », constate le chef macon Gideon Massaka. « Surtout, le cout d’investissement est faible et, comme de nombreuses familles de la region de Dodoma possedent quelques vaches, le cout d’utilisation quasi-nul. »
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    5- Geoffroy-Guichard bientôt fournisseur d'electricite, Le Progres de Lyon, 20/08/07
    Frederick Paillas
     
    Dans quelques jours, la toiture de la tribune Pierre-Faurand du stade stephanois sera recouverte de panneaux solaires pour produire de l'electricite. Les travaux s'achevent. Et le ministre d'Etat de l'Ecologie, du Developpement de l'Amenagement durable, Jean-Louis Borloo, pourrait venir inaugurer cette installation
    Ce sera sans doute la plus grande installation de France, une fois achevee avec ses 2600 m2 de panneaux photovoltaiques dont les techniciens viennent d'achever la pose. L'equivalent de huit cents plaques qui recouvrent desormais la tribune Pierre-Faurand (ouest) de Geoffroy-Guichard.
    Cette action en faveur du developpement durable, conduite par l'agglomeration stephanoise, permettra de produire a bon compte de l'electricite qui sera revendue a EDF. Mais contrairement a ce qu'on pourrait penser, cette energie propre ne beneficiera pas directement au stade Geoffroy-Guichard qui aurait pu utiliser l'electricite ainsi produite pour eclairer le stade les soirs de match. En fait, l'agglomeration, qui est proprietaire des installations sportives, va louer la toiture de Geoffroy-Guichard pour l'euro symbolique a une societe qui a pris en charge l'investissement, la maintenance, la gestion et donc le revenu de la revente de l'electricite. Un bail pour une duree de vingt ans a ete signe. Et c'est en 2027 que la communaute d'agglomeration retrouvera la jouissance de sa toiture et des ses installations.
     
    Une economie de 70 tonnes de CO2 par an
    Pour arriver a une exploitation optimum de ces panneaux photovoltaiques, l'agglomeration compte sur un ensoleillement de 955 heures, correspondant a une production de 206 996 kWh, pour une recette annuelle de 1,14 million d'euros, dont elle peut esperer un retour dans une vingtaine d'annees.
    Cet ambitieux projet permettra surtout de faire une economie de 70 tonnes de CO2 par an, mais aussi de faire rayonner une technologie d'avenir. Ce n'est donc pas un hasard si les elus ont sollicite le ministre d'Etat de l'Ecologie, du Developpement de l'Amenagement durable, Jean-Louis Borloo, pour venir inaugurer cette installation dans les premiers jours du mois de septembre.
    Installation qui doit etre mise en service, si le calendrier est respecte, avant le premier match de la Coupe du monde de rugby.
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    6- Le Japon veut transformer les baguettes jetables usagees en biocarburant, Metro avec AFP, 22/08/07
     
    Tokyo - Le gouvernement du Japon va essayer de trouver un moyen de transformer en biocarburant les milliers de tonnes de baguettes jetables en bois utilisees chaque annee dans les restaurants et superettes du pays, a indique un responsable du ministere de l'Agriculture.
    Selon le ministere, chacun des 127 millions de Japonais utilise chaque annee en moyenne environ 200 paires de baguettes jetables, qui ne servent qu'une fois et sont donc jugees plus hygieniques que les baguettes lavables.
    Ce type de baguettes est generalement employe dans les restaurants, ou remis aux clients qui achetent des plats cuisines dans les superettes.
    Quelque 90.000 tonnes de bois -a 90% du bambou ou du tremble importe de Chine- finissent ainsi chaque annee a la poubelle.
    Le ministere de l'Agriculture envisage d'installer dans les restaurants et boutiques des boites speciales pour recuperer les baguettes usagees. Le bois serait ensuite transforme en bioethanol.
    Le ministere japonais avait deja annonce debut aout un projet pour produire du biocarburant a partir de pailles de riz et d'autres dechets agricoles. Un procede industriel a deja ete mis au point par des chercheurs japonais, mais doit encore etre teste a l'echelle industrielle.
    Des procedes pour fabriquer du bioethanol a partir de dechets vegetaux existent deja ailleurs dans le monde. Une societe canadienne, Iogen, a ainsi invente un procede pour produire du carburant a partir de paille de ble.
    Actuellement, l'ethanol est surtout produit a partir de plantes sucrieres comme la betterave et la canne a sucre, ou de mais. Les detracteurs de ce biocarburant affirment qu'il conduit a faire grimper les prix des aliments de base, aggravant la famine dans les pays pauvres.
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    7- Automobile. Une Swatch 100 % ecolo, Le Point n°1823, 23/08/07
    Beatrice Peyrani
     
    Nicolas Hayek, le president du prospere Swatch Group, persiste et signe. Malgre sa deception avec la Smart, le fondateur du numero un mondial de l'horlogerie cherche a lancer « la voiture ecologique ideale » . L'inventif homme d'affaires a indique qu'il avait deja « un moteur hybride tout pret fonctionnant a merveille » . A moitie essence (ou diesel), a moitie electrique, ce systeme de propulsion made by Hayek « alimente via un generateur quatre moteurs fixes sur les roues d'une voiture » . Echaude par le lancement rate de la Smart avec Daimler, le president de Swatch Group n'a aucune intention de construire lui-meme cette voiture « ecolo-revolutionnaire ». Il compte interesser des industriels ou des financiers a son fameux moteur hybride. Des entrepreneurs chinois, impatients d'imposer a l'Ancien Monde un nouveau standard dans l'industrie automobile, seraient deja interesses, dit-on chez Swatch Group. Et si les encheres ne faisaient que commencer ?
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    8- Inauguration d'une nouvelle technologie solaire sur la plateforme solaire d'Almeria, Actu-Environnement, 23/08/07
    F. Roussel-Laby
     
    Dediee a la recherche sur les centrales solaires, la plate-forme solaire d’Almeria en Espagne accueille depuis quelques semaines une nouvelle technologie de centrale composee des reflecteurs de Fresnel qui sera testee jusqu’en decembre 2008.
    Sur le site de la plate-forme solaire d'Almeria, dans le sud de la peninsule iberique, des scientifiques allemands et espagnols etudient les nouvelles possibilites pour exploiter l'energie solaire. Situe en Andalousie, ce centre d'etudes et d'essais unique en Europe est notamment a la pointe de la recherche sur les centrales solaires, technologie dont le principe est de concentrer le rayonnement solaire pour chauffer un fluide a haute temperature et produire de l'electricite.
    Certaines centrales solaires dites « a effet de cheminee » utilisent l'energie solaire pour chauffer de l'air et creer une difference de temperature entre la partie basse et la partie haute d'une cheminee. C'est la thermocirculation de l'air qui fait tourner une turbine pour produire de l'electricite. Un projet prevu pour 2010 est en cours en Australie pour construire une tour solaire de 200 MW. Pour cela la cheminee devrait mesurer 990m de hauteur et 70m de diametre. Un courant d'air de 35 a 50 km/h soufflera en permanence dans le tube en beton et fera tourner trente-deux turbines qui seront construites a la base de la cheminee.
    Les autres types de centrales utilisent des miroirs pour reflechir et concentrer les rayons du soleil. Premiers representants de la technologie thermique solaire, les concentrateurs cylindro-paraboliques sont deja employes avec succes depuis plusieurs annees dans les centrales solaires de Californie. Appeles Solar electric generating systems ou SEGS, le systeme utilise de nombreuses rangees de capteurs cylindro-paraboliques reflechissants, d'une centaine de metres de longue. Les capteurs suivent le mouvement apparent du soleil et concentrent les rayons 50 a 80 fois au point focal du miroir parabolique ou un tube metallique absorbe l'energie thermique. Ce tube est traverse par de l'huile, que le rayonnement solaire porte a une temperature de pres de 400 degres Celsius. Un echangeur de chaleur transmet la chaleur emmagasinee dans l'huile au circuit de vapeur d'eau d'une centrale thermique conventionnelle. Les equipes de la plate-forme d'Almeria tentent de perfectionner cette technologie en supprimant l'huile caloriporteuse.
    Un autre concept etudie a Almeria est celui de la centrale solaire a tour. Dans ce type de centrale, de nombreux miroirs concentrent le rayonnement solaire sur un recepteur place au sommet d'une tour. Les miroirs ou « heliostats » sont concus pour tourner avec le soleil et ainsi, reflechir les rayons en un seul point pour concentrer l'energie thermique et assurer des temperatures d'environ 600°C. Le rayonnement solaire peut ainsi etre amplifie d'un facteur 100 a 1000. Dans le recepteur, l'energie calorifique est absorbee par du sodium liquide. Comme dans les concentrateurs cylindro-paraboliques, une technique permet ensuite d'exploiter cette chaleur pour entrainer une turbine. La premiere centrale de ce type a exploitation commerciale a d'ailleurs ete inauguree pres de Seville en avril dernier apres avoir ete testee et optimisee sur la plateforme solaire d'Almeria.
    D'autres centrales peuvent etre equipees de miroirs paraboliques, fonctionnant d'une maniere autonome. Chaque miroir suit le soleil afin de concentrer le rayonnement sur le foyer de la parabole reflechissante. Cette technologie a ete developpee a Almeria et certains prototypes sont en cours d'essais sur plusieurs sites en Europe.
    Une derniere technique plus recente vient d'etre installee sur la plate-forme depuis quelques mois pour y etre testee. La technologie de Fresnel se compose de nombreux miroirs plans et etroits orientes individuellement afin de concentrer le rayonnement solaire sur un absorbeur constitue d'un tuyau central qui transporte de l'eau a 400°C. Mesurant 20 metres sur 100, le prototype d'une puissance d'1 MW doit permettre de verifier si les collecteurs de Fresnel representent une alternative economique aux collecteurs cylindro-paraboliques. Des couts avantageux sont prevus en raison de la technologie plus simple et des miroirs plats plus economiques. Cependant, parce qu'il est moins efficace, un gisement de collecteur de reflecteurs de Fresnel devra etre plus grand qu'un champ equipe de collecteurs de cylindro-paraboliques de meme capacite.
    Afin de mettre en evidence la viabilite commerciale de la technologie Fresnel, les partenaires du projet vont proceder a de nombreuses evaluations economiques et techniques. En matiere de couts, les depenses d'investissement et les frais courants d'exploitation et de maintenance seront fixes et une estimation des couts de realisation de centrales de grande puissance sera effectuee. Les aspects techniques en matiere d'optique, de chaleur, de la forme des collecteurs, de vieillissement des materiaux seront egalement etudies. Tous ces tests se derouleront jusqu'en decembre 2008.
    L'optimisation des composants clefs de ce nouveau type de centrale a deja fait l'objet de recherches importantes a l'institut Fraunhofer des systemes d'energie solaire (ISE). Sur la base d'etudes theoriques, les scientifiques estiment que les couts de production d'electricite a l'aide de cette technologie peuvent etre inferieurs a 0,12 euro par kWh dans les pays beneficiant d'un bon ensoleillement.
    Pour ce projet, l'institut ISE a coopere avec le centre aerospatial allemand (DLR), le CIEMAT, centre de recherche espagnol gestionnaire de la plateforme d'Almeria, et les partenaires industriels MAN Ferrostaal Power Industry GmbH et Solar Power Group GmbH. Le nouveau collecteur de Fresnel a ete construit avec le financement du Ministere federal de l'environnement allemand (BMU) pour un montant total de 2,6 millions d'euros.
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    9- Pompes a chaleur : la France rattrape son retard, Novethic, 24/08/07
    Maxence Layet
     
    Les pompes a chaleur equipent, en Suede, 95 % des maisons neuves, contre moins de 10 % dans l'Hexagone. Toutefois, le marche francais s'est hisse au second rang europeen en 2006. La filiere s'organise pour repondre a cette demande soutenue, dopee par les possibilites de credit d'impot.
    Un petit millier de systemes denombres en 1997, 53 510 equipements installes l'an dernier. Entre temps, la France est devenue, en 2006, le second marche europeen de la pompe a chaleur, talonnant la Suede (55 100 unites), et precedant l'Allemagne et la Suisse. « Depuis 2002, le taux de progression du marche francais double a peu pres d'une annee sur l'autre et a culmine a + 112 % en 2006. On frole la surchauffe ! » constate, ravi, Christian Bernhardt, le representant de l'Association Francaise pour les Pompes A Chaleur, l'AFPAC. Creee en 2002, elle regroupe l'ensemble des acteurs de cette filiere en pleine expansion– des fabricants aux organisations comme l'ADEME ou les syndicats professionnels - .
Les Pompes A Chaleurs (PAC), appelees egalement thermopompes, permettent en effet de collecter la chaleur presente dans un milieu exterieur – puisee dans l'air, l'eau d'une nappe phreatique ou sous terre par exemple - afin de la restituer au sein d'un batiment au travers d'une ventilation, un reseau de radiateurs ou un plancher chauffant.
    Dans l'air, l'eau, ou le sol ?
    Ce dispositif d'echange de chaleur, base sur les lois de la thermodynamique, repose sur un circuit ferme parcouru par un fluide "frigorigene", en plusieurs etapes, gazeuses ou liquides, selon qu'il absorbe ou libere l'energie thermique disponible. Un peu comme lorsqu'on genere de la chaleur en comprimant l'air dans une pompe a velo. Le processus peut aussi s'inverser, fabriquer du froid et rejeter la chaleur au-dehors. C'est d'ailleurs ainsi, sous la forme familiere d'un refrigerateur ou d'un climatiseur, que nous cotoyons d'autres PAC au quotidien.
    Si le schema de principe d'une PAC reste grosso modo identique, il existe une profusion de procedes tres differents... Ils sont a peu pres aussi nombreux que les facteurs pris en compte avant le choix technique ! Tout depend en effet du climat, du type de terrain disponible, des besoins en chauffage, etc. Les PAC geothermiques par exemple, privilegiees dans les regions froides et les pays nordiques, puisent leur chaleur a partir du sol, ou la temperature est beaucoup plus constante que dans l'air. Elles se declinent en deux versions. Horizontale, la tuyauterie frigorigene serpente environ un metre sous terre, mais occupe une surface au sol de 1,5 a 2 fois la superficie a chauffer. De quoi limiter le systeme aux maisons individuelles en construction ou celles dont le terrain le permet. Au contraire le circuit de forme verticale a une emprise au sol minimale mais necessite un forage a 50 ou 80 m de profondeur. Autre PAC, celles dites aerothermiques, qui puisent leur chaleur dans l'air ambiant. Avec 35 000 unites montees en 2006 (60 % du parc annuel), la France est devenue le premier marche d'Europe de ces systemes attrayants car plus ou moins bon marche et adaptes au climat clement mais ils sont relativement bruyants et capables, le cas echeant, de se transformer en climatiseurs. « Mais s'ils veulent rafraichir leur interieur, les usagers vont depenser les economies d'electricite obtenues en hiver ! », previent le representant de l'AFAPC.
    Performance conditionnee
    « De toutes les installations a base d'energies renouvelables, la PAC est celle que l'on amortit le plus rapidement » poursuit Christian Bernhardt. Pour 1 kWatt consomme, on compte en general 3 ou 4 kW de chaleur restituee. Un cycle vertueux synonyme d'efficacite energetique, notifie par un Coefficient de Performance (COP) de 3 ou 4. Ce COP mesure le rendement de la PAC a une temperature donnee. Plus les COP sont eleves, et garantis pour une T° minimale de 7°C par exemple, et plus le gain est important. Correctement reglee, une PAC peut permettre d'economiser jusqu'a 60 % de la facture d'un chauffage electrique conventionnel. Il est difficile sinon d'amortir l'investissement initial.  
La pose d'une PAC coute cher. Prevoir, selon les formules, entre 70 et 150 euros du m2 habitables, soit un budget de 10 a 23000 euros pour une maison de 150 m2. Des aides existent, comme les primes et subventions versees par l'Agence nationale d'Amelioration de l'Habitat (ANAH) aux proprietaires de logements de plus de 15 ans. Le montant des PAC d'un COP superieur ou egal a 3, hors main d'oeuvre, sont aussi eligibles au credit d'impot de 50 % destinees a faciliter l'achat de materiel relatif aux economies d'energie. « Ce credit represente un coup de pouce decisif," reconnait Christian Bernhardt. "Conjugue au retard historique du parc installe, a la flambee du petrole, et a la prise de conscience des Francais autour du developpement durable, il explique l'essor actuel du marche des PAC en France. »
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    Une erreur de lien c'est glissé dans les actus de la semaine dernière, revoici donc l'article avec le lien correct.

    30-08-2007 - Pour Laurent Fabius, on aurait dû lâcher des ours herbivores…
    Ce matin sur France Inter, Laurent Fabius, ancien Premier ministre, a déclaré, au sujet de l’ours dans les Pyrénées, que l’erreur avait été de lâcher des ours « carnivores », alors qu’il existe des espèces...


    L'ACTUALITÉ DE LA SEMAINE

    07-09-2007 - La banquise arctique au plus bas
    Le phénomène de fonte rapide de la banquise arctique observé au mois d’août vient sans doute de prendre fin et la reprise de la glaciation semble effective depuis quelques jours. Pour l’instant...

    06-09-2007 - Le Morbihan dit non aux sacs plastiques dans TOUS les commerces
    Dans le cadre de son plan de réduction à la source des déchets ménagers, le Morbihan a lancé en février 2006 une opération "Stop aux sacs de caisse" qui, comme quasiment partout, ne concernait...

    05-09-2007 - Félix frappe le Nicaragua et le Honduras
    Le cyclone Félix a finalement emprunté une route plus au Sud que celle initialement prévue et a ainsi pénétré plus directement les terres du Nicaragua et du Honduras. Hier mardi, Félix a abordé...

    05-09-2007 - Greenpeace découvre un champ d’OGM illégal
    Ce matin une vingtaine de militants de Greenpeace ont marqué avec du colorant alimentaire rouge un champ de maïs transgénique non-déclaré, situé dans le département du Gers en Midi-Pyrénées...

    04-09-2007 - Les transporteurs routiers veulent diminuer d’un tiers leurs émissions de CO2
    En France, voitures, deux roues, camionnettes, bus et poids lourds émettent 24 % du CO2 rejetés dans l’atmosphère, soit environ 125 millions de tonnes par an. Avec une moyenne de 35 litres aux 100...

    04-09-2007 - Le virus du chikungunya s’implante dans le Nord-Est de l'Italie
    Le 30 août dernier, l’Italie a annoncé la survenue de plus d’une centaine de cas de personnes contaminées par le virus du chikungunya, dans le district de Ravenne au Nord-Est du pays...

    03-09-2007 - Le cyclone Félix sur les traces de Dean
    Deux semaines après le passage du cyclone Dean, une nouvelle tempête tropicale nommée Félix (2) s’est formée dans les eaux atlantiques. En moins de 18 heures, Félix a pris une ampleur...

    03-09-2007 - Le braconnage se porte bien en Aquitaine
    Il est des régions plus sensibles que d’autres en matière de chasse et où le braconnage perdure quasiment aux yeux de tous, souvent pour des raisons de traditions dites culturelles. La région...


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