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June 27 Salut à tous un petit peu d'information sur mon groupe de musique WILL ' O the WISP... Nous avons gané un concours sur la ville de Marseille avec le festival rock MASSILIA ROCK le 22 juin. Nous allons donc normalement enregistrer en studio deux morceaux dont le titre retenu TE REMERCIER, puis nous devrions avoir une suite en diffusion radio. Ceci va nous permettre de démarrer réellement le projet WOW.
Merci pour votre soutien (ceux concernés se reconnaitrons), et en avant !!! June 16
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Pour fêter l'arrivée de l'été, jusqu'au 21 juin, minuit, Achat Nature joint à toute commande de plus de 45€, un "livre cadeau" d'une valeur minimale de 10€. |
Ce jeu dépoussière la fameuse bataille. Ici, on ne joue pas avec des dames, des valets, des rois... mais avec des prédateurs, des victimes, des moustiques, des champignons... Bref, on apprend en s'amusant le "qui mange qui et qui fait quoi" de la forêt.
Une rencontre entre la glace et le soleil, une musicalité qui vous emmène au plus près de la nature…
De tous temps, l'homme a eu recours aux plantes médicinales, aujourd'hui ce savoir a tendance à s'évanouir. Ce livre se propose de faire l'inventaire des herbes de nos jardins et campagnes à conserver dans notre pharmacie.
Communiquer sur Univers-nature et cette mailing-liste
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15-06-2007 - Lancement d’un observatoire de la publicité L’utilisation abusive de l’argument écologique en publicité n’est pas une nouveauté. Ce comportement est d’autant plus facile, que le Bureau de vérification de la publicité (BVP) ne contrôle...
15-06-2007 - Pêche au thon : les avions de repérage sont toujours actifs Les ministres européens de la pêche viennent à peine d’adopter un timide plan pour tenter, officiellement, de sauver les thons rouges, que l’équipage du Rainbow Warrior de Greenpeace constate, au...
14-06-2007 - 2006 : Encore une année faste pour les énergies fossiles La consommation mondiale d’énergie fossile (gaz, pétrole et charbon) a établi un nouveau record en 2006 avec, en équivalent pétrole, 224 millions de tonnes de plus qu’en 2005. Comme lors des trois...
14-06-2007 - Bordeaux et son maire Alain Juppé vont recevoir « E-visionary award » La World Electric Vehicle Association (WEVA) a décidé de décerner son « E-visionary award » à la ville de Bordeaux et à son maire Alain Juppé, pour leur activité en matière de développement des...
14-06-2007 - L’Europe ouvre les produits bio aux OGM Après plus d’un an de débats, les ministres de l’agriculture de l’Union européenne se sont mis d’accord sur une nouvelle définition de la production biologique et de son étiquetage. Les nouvelles règles...
14-06-2007 - A l’inverse de l’Allemagne, la France n’interdira pas le maïs MON810 Suite à la décision des autorités allemandes de suspendre leurs importations, les ministères de l’écologie et de l’agriculture ont saisi, le 24 mai dernier, la Commission du génie biomoléculaire (CGB) pour...
 13-06-2007 - Les saisons se suivent et se ressemblent Après un automne et un hiver records du point de vue des températures, c’est au tour du printemps de se hisser à la première marche des printemps les plus chauds en France métropolitaine depuis 1950...
13-06-2007 - L’Europe sacrifie le thon rouge et le cabillaud 'Par leur vote, les ministres européens de la pêche n’ont fait que réglementer la surpêche tant pour le cabillaud que pour le thon rouge'. Cette phrase de Serge Orru, du WWF-France, illustre bien ce qui...
13-06-2007 - Paris va se mettre au vélo avec Vélib' A l’instar de Lyon, en 2005, et d’autres villes de province (Rennes, etc.), la ville de Paris entend faire pédaler les Parisiens pour diminuer le taux de pollution et désengorger la capitale. Lancé par Paris...
12-06-2007 - Environnement : les salariés attendent plus de leur patron ! Même si le respect de l’environnement arrive en 4e position des objectifs prioritaires d’une entreprise (derrière la rentabilité, la quête de nouveaux clients et la création d’emplois), très peu de sociétés...
12-06-2007 - OGM/abeilles : l’impossible cohabitation imposée En matière d’OGM et d’abeilles, l’Etat ne craint pas le ridicule et impose une cohabitation paradoxalement rendue impossible par le manque de transparence dont il entoure les cultures d’OGM. Pour...
11-06-2007 - Des jachères apicoles en forte hausse De 400 hectares l’année dernière, les jachères apicoles sont passées à près de 1 000 hectares pour la saison 2007. Si les chiffres restent modestes : 61 sites répartis dans 41 départements, pour des...
11-06-2007 - La demande de biocarburants alourdit la facture alimentaire des pays pauvres Bien que la production céréalière mondiale de 2007 pourrait atteindre 2 125 milliards de tonnes, soit un chiffre supérieur aux estimations et en hausse de 6 % par rapport à la production de 2006, la...
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© Univers-nature 1999 / 2007 | June 12
Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants :
- Environnement. Le G8 enterre le protocole de Kyoto, Courrier International, 08/06/07
- G8 : la presse allemande vante "l'influence miraculeuse" de Merkel, AFP, 08/06/07
- Gaz a effet de serre. Ban Ki-moon salue l'accord des dirigeants du G8, Le Nouvel Observateur, 08/06/07
- Nicolas Hulot : "l'obstination de l'administration Bush jusqu'a present etait une forme d'insulte", Le Monde, 08/06/07
- Climat, Afrique, bouclier anti-missile… Les principales decisions du G8, 20 minutes, 08/06/07
- G8 : accord a minima sur le climat, Novethic, 08/06/07
- Les deux visages des USA face au changement climatique, Novethic, 08/06/07
- Compromis minimum sur le climat au G8, Actu Environnement, 08/06/07
- Reunion de haut niveau le 24 septembre a New York sur le climat, AFP, 08/06/07
- Le changement climatique, une aubaine pour les pays riches du Nord ?, AFP, 08/06/07
- Climat, G8. A minima, editorial, Liberation, 08/06/07
- Climat, G8. A savoir, Liberation, 08/06/07
- Climat, G8. Un accord tiede sur le rechauffement, Liberation, 08/06/07
- Climat, G8. Un premier pas qui permet d'esperer, Liberation, 08/06/07
- Climat, G8. Le «J8» fait la lecon au G8, Liberation, 08/06/07
- Climat, G8. «Bush oblige de prendre le train en marche», Liberation, 08/06/07
- Le G8 s'est acheve par une promesse sur le climat, un desaccord sur le Kosovo et une aide a l'Afrique, Le Figaro, 09/06/07
une annonce
- Video. "Une verite qui derange" : les enfants debattent, L’Express, 24 heures en videos
Bien a vous,
Florence
Citation du jour : "Le climat est un probleme global, il faut un accord global. Et chiffre. Ce n'est pas une obsession, c'est la seule facon de survivre." Jose Manuel Barroso, president de la Commision europeenne
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Environnement. Le G8 enterre le protocole de Kyoto, Courrier International, 08/06/07
Meme s'ils s'engagent a reduire de 50 % les emissions de CO2 d'ici a 2050, les participants au sommet d'Heiligendamm s'eloignent du cadre fixe par l'ONU pour lutter contre le rechauffement de la planete, estime The Independent.
Les medias britanniques semblent avoir adopte un point de vue dangereusement eurocentrique sur le probleme du rechauffement climatique. Le week-end dernier, un article de Geoffrey Lean, eminent journaliste et specialiste de l'environnement, etait titre : "Le monde doit isoler Bush sur la question du rechauffement climatique". En realite, comme on a pu le voir lors du sommet du G8, c'est Bush qui a isole l'Europe dans ce debat. Le Canada, la Chine et meme le Japon ont montre un vif interet pour les propositions du president americain de contourner les Nations unies et d'organiser une serie de reunions multilaterales – sous l'egide des Etats-Unis – afin de s'accorder sur des objectifs raisonnables de reduction des emissions de CO2.
Cette manœuvre – veritable camouflet diplomatique pour Angela Merkel – etait pourtant previsible. Depuis quelque temps, les Americains et les principaux pays emetteurs de CO2 ont engage des negociations d'un tout autre type que le protocole de Kyoto. Ce processus porte aussi un nom, meme s'il est peu connu : c'est le Partenariat Asie-Pacifique pour le developpement propre et le climat. Il retient globalement les solutions avancees par les Etats-Unis et fondees sur la technologie plutot que les taxes et les limitations de rejet de CO2. Le partenariat s'interesse davantage aux nouvelles formes d'efficacite energetique comme le "charbon propre" et les piles a combustible.
Les Europeens ont peut-etre ete surpris de voir le pays qui avait accueilli la conference de Kyoto soutenir les Etats-Unis. C'est a cause de la Chine. Si un pays se sent menace par la concurrence chinoise, c'est bien le Japon. Alors que la Republique populaire est devenue un geant economique et est en passe de devenir le premier emetteur de CO2 au monde, il est hors de question pour le Japon de souscrire a une politique qui ferait grimper sa facture energetique tout en laissant la Chine libre de faire ce qu'elle veut, ce qui etait le cas avec le protocole de Kyoto.
Tony Blair, qui s'est declare attache au protocole de Kyoto, a montre, la veille du sommet, qu'il etait conscient des veritables enjeux : "Il y a deux contraintes politiques. Premierement, les Etats-Unis ne signeront aucun accord global si la Chine n'en fait pas partie. Deuxiemement, la Chine ne signera aucun texte susceptible de ralentir sa croissance economique. Si l'on ne parvient pas a faire entrer ces deux acteurs dans les negociations, nous retournerons a un processus semblable a celui de Kyoto, qui debouchera peut-etre sur un accord mais qui n'engagera pas les principaux pollueurs."
A Heiligendamm, l'objectif fixe par les Europeens ne se mesurait pas en termes de reduction des emissions de carbone mais de temperature. Leur mot d'ordre etait : "Nous devons limiter le rechauffement climatique a 2 °C". Le communique publie le 7 juin ne comporte pourtant aucune limite de temperature. Il precise simplement que le G8 va "prendre en compte serieusement l'objectif de 50 % de reduction des gaz a effet de serre d'ici a 2050". Et moi, tous les 1er janvier, je compte serieusement me mettre au regime. Au lieu de ranimer le protocole de Kyoto, le sommet du G8 vient de l'enterrer.
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G8 : la presse allemande vante "l'influence miraculeuse" de Merkel, AFP, 08/06/07
Les journaux allemands vantaient vendredi les talents de negociatrice de la chanceliere Angela Merkel lors du sommet du G8, qui se soldera selon eux sur un succes grace a l'adoption jeudi d'un compromis a minima sur le climat.
"Est-ce l'influence miraculeuse de la chanceliere qui a fait ceder" le president americain, en particulier sur le role des Nations unies dans la lutte contre le rechauffement climatique?", s'interroge la Frankfurter Allgemeine Zeitung, tandis que le quotidien a grand tirage Bild celebre une Angela Merkel "au sommet de son pouvoir".
La chanceliere conservatrice "a joue gros et elle a gagne", applaudit le Tagesspiegel, qui juge l'accord trouve sur le climat "plus substantiel qu'attendu."
Un peu plus nuance, le Financial Times Deutschland ecrit: "Au vu des attentes elevees sur le climat et le G8 des dernieres semaines, qu'elle avait elle-meme suscitees, Angela Merkel a echoue. Mais au vu de ce qu'il etait realiste d'esperer, elle a remporte un succes".
Parmi les rares voix discordantes, le Frankfurter Rundschau, proche des sociaux-democrates, regrette l'absence dans le communique final du G8 d'objectifs contraignants de reduction des emissions polluantes: "Ce ne sont pas la les sirenes d'alarme attendues."
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Gaz a effet de serre. Ban Ki-moon salue l'accord des dirigeants du G8, Le Nouvel Observateur, 08/06/07
Greenpeace parle pour sa part d'une "occasion historique ratee", jugeant le texte des pays industrialise "ambigu", et regrettant que les Etats-Unis refusent de se fixer des objectifs de reduction.
e secretaire general des Nations unies Ban Ki-moon a salue jeudi 7 juin l'accord des dirigeants du G-8 sur une "reduction importante" des emissions de gaz a effet de serre, se disant "encourage" par ce consensus.
Ban Ki-moon a salue "une action forte et rapide pour combattre le changement climatique", a indique la porte-parole adjointe de l'ONU Marie Okabe depuis New York. "Il est tres encourage par leur engagement envers un processus multilateral a l'interieur du cadre de l'ONU".
Dans une declaration adoptee jeudi, les dirigeants des huit pays les plus industrialises se sont mis d'accord pour preconiser des "reductions importantes des emissions" de gaz a effet de serre. "Pour definir un objectif global (...) nous prendrons serieusement en compte les decisions prises par l'Union europeenne, le Canada et le Japon, qui prevoient une reduction des emissions d'au moins 50% d'ici 2050", peut-on y lire.
Pas d’objectif chiffre contraignant
La chanceliere allemande Angela Merkel s’est felicite : "C'est un tres grand progres et un excellent resultat. Personne ne pourra nier cette declaration politique. C'est un enorme pas en avant".
"C'est un grand pas en avant", a aussi approuve le Premier ministre britannique Tony Blair.
Reste que "prendre serieusement en compte" ne revient pas a s'engager concretement sur un objectif de reduction des emissions, ce que M. Bush a toujours refuse de faire. "Les Etats-Unis n'ont pas franchi ce pas (...) parce qu'ils veulent que la Chine et l'Inde soient associees a cet effort", a concede le president francais. "J'aurais prefere que ce soit un objectif imperatif", "mais regardez d'ou nous partons!".
Nicolas Sarkozy a rappele que "la position du president Bush, c'etait: 'il n'y avait pas de probleme, l'homme n'etait pas a l'origine de ce probleme, la technologie reglerait le probleme' et ca devait se passer entre les pays les plus emetteurs de gaz a effet de serre et pas a l'ONU". Et "a l'arrivee, (il) a bien voulu considerer qu'il y avait un probleme, que l'homme etait responsable de ce probleme, qu'il fallait agir vite, et que le meilleur cadre d'action, c'etait l'ONU".
C'est "une occasion historique ratee", a retorque Greenpeace dans un communique, denoncant un texte "ambigu". "L'administration Bush a accepte de 'serieusement considerer' le fait que le reste du monde se fixe des objectifs de reduction, mais elle est encore loin de se les fixer elle-meme", denonce l'organisation ecologiste. (AP)
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Nicolas Hulot : "l'obstination de l'administration Bush jusqu'a present etait une forme d'insulte", Le Monde, 08/06/07
Propos recueillis par Herve Kempf
Que pensez-vous de l'attitude des Etats-Unis dans les negociations sur le changement climatique ?
Ils ne nient plus la realite du phenomene, ils ne s'excluent pas de l'effort, et ils se sont engages, au G8 de Heiligendamm, a une reduction "substantielle" des gaz a effet de serre. Cette avancee diplomatique est a mettre au credit europeen. J'ai toujours pense qu'il y avait dans ce combat une occasion positive de se distinguer. L'obstination dont l'administration Bush a fait preuve jusqu'a present pour refuser Kyoto etait une forme d'insulte vis-a-vis de ceux qui ont fait des efforts et de ceux qui voudraient en faire. Maintenant, il faut examiner comment les Americains – plus gros consommateurs et pollueurs de la planete – vont precisement se positionner dans les negociations internationales et quelles politiques ils vont mettre en œuvre chez eux.
Washington se justifie par le fait que les emissions de la Chine pesent beaucoup alors que ce pays n'est pas lie par le protocole de Kyoto.
Ils ont raison, mais il est plus facile pour les Etats-Unis ou les Europeens de se fixer des objectifs que pour un pays qui fait face a toutes les priorites en meme temps. Nous avons aussi une sorte de dette, et notamment les Etats-Unis, du fait de tout ce que nous avons emis depuis plus d'un siecle. Si la planete est dans cette situation, c'est parce que nous avons sature l'atmosphere. C'est a l'Occident de montrer la voie, en mettant au point des instruments economiques qui creeront l'innovation technologique mais aussi comportementale. On ne peut pas simplement attendre que la Chine soit vertueuse.
Cela signifie-t-il, pour les pays occidentaux, une baisse de la consommation materielle ?
Il faut envisager une decroissance selective, avec un decouplage dans la production –c'est-a-dire une reduction– des flux de certaines matieres et des ressources energetiques. Par exemple, pour le petrole ou les ressources halieutiques, nous n'avons pas d'autre choix que de commencer a reduire notre consommation. Pour les ressources renouvelables, il faudra lever le pied pour permettre a la nature de se regenerer. Pour les ressources dont on peut anticiper la penurie, il faudra operer la decroissance. Il faut sortir de la culture du jetable, dematerialiser une partie de l'economie, remettre en place une economie qui repose sur les services. Il faut aussi mettre fin a la croissance du parc automobile tel qu'il existe, avec une majorite de modeles qui peuvent aller tres vite et consomment beaucoup : il faudra faire en sorte que l'offre automobile soit differente. D'ici dix a quinze ans, aucune nouvelle automobile ne devra aller plus vite que 110 km/h ou 115 km/h.
La politique europeenne est-elle coherente sur le changement climatique ?
C'est bien de se donner des objectifs, mais il faut les rendre accessibles. L'Europe ne doit pas exclure le transport maritime, ni aerien, de ses politiques. On doit aussi arreter de subventionner des activites emettrices de gaz a effet de serre, le charbon dans certains cas, ou certaines formes d'agriculture.
Plusieurs Etats europeens affichent l'objectif de diviser par quatre leurs emissions en 2050. Est-ce realiste ?
Ce qui n'est pas realiste, c'est de laisser la planete se rechauffer de plus de 2 °C : cela nous conduira aux scenarios du pire sur les plans geopolitique, economique, ecologique. Nos systemes sociaux et democratiques pourraient s'en trouver tres fortement perturbes. Mais, oui, il sera complique de diviser nos emissions par quatre : il y faudra une panoplie d'instruments economiques, d'actions politiques, de cooperation, et de la recherche, en n'oubliant pas d'eviter la deforestation dans les pays tropicaux – sinon, les economies d'emissions realisees d'un cote seront neutralisees par les emissions dues a la deforestation.
En France, la construction de 2500 km d'autoroutes est programmee. Cela vous parait-il coherent avec la lutte contre le changement climatique ?
Si la France continue a penser qu'elle peut atteindre ses objectifs en restant dans les memes logiques qu’hier, elle se trompe. Dans le domaine des transports, il va falloir cesser cette obsession du tout autoroutier en faisant jaillir d'autres regulations economiques, en reintegrant le prix du carbone dans les echanges commerciaux.
Je m'interroge sur les questions de croissance et de decroissance, mais voila un exemple, la croissance des autoroutes : il faut l'interrompre si l'on veut reduire le transport routier et ses emissions de gaz a effet de serre. J'ai demande, avec d'autres associations, un moratoire sur les autoroutes qui n'a pas ete accepte. Mais il a ete convenu avec le president de la Republique que sur ce sujet comme sur d'autres, rien ne sera decide avant le Grenelle de l'environnement. L'heure de verite viendra a ce moment.
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Climat, Afrique, bouclier anti-missile… Les principales decisions du G8, 20 minutes, 08/06/07
C.F. avec AFP
Le sommet s’annoncait tendu. Malgre des photos de famille souriante, les dirigeants du G8 (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Etats-Unis, Japon, Italie, Russie) ont effectivement achoppe sur plusieurs sujets, mais avance sur d’autres. Le point sur les principales decisions.
Climat
Les Huit sont parvenus a un accord a minima sur la lutte contre le rechauffement climatique: ils ont reconnu la necessite de reduire «substantiellement» leurs emissions polluantes mais, du fait de l'opposition des Etats-Unis, n'ont pris aucun engagement chiffre et mesurable dans le temps de reduction de leurs emissions de gaz a effet de serre (GES). Point positif, ils ont reaffirme le role de l'ONU dans ce dossier, en stipulant que le processus engage sous ses auspices «est le forum approprie pour de futures negociations globales sur le changement climatique».
Afrique : aide de 60 milliards
Souvent accuses d'oublier l'Afrique, les pays riches du G8 ont fait un geste envers le continent noir, en promettant 60 milliards de dollars de plus pour lutter contre les pandemies (sida, malaria et tuberculose), dont la moitie seront apportes par les Etats-Unis. Ils ont par ailleurs reaffirme leur engagement pris il y a deux ans a Gleneagles de doubler le montant de leur aide a l'Afrique en 2010 par rapport a 2004. Ce qui representerait une enveloppe supplementaire de 50 milliards de dollars par an a cette date.
Bono, declare people officiel du G8 et co-fondateur de l'associatIon DATA, ne s'est pas felicite de ces decisions. «Il disent 60 milliards pour le sida, la tuberculose et la malaria, et ca sonne bien, mais ce n'est pas exclusivement consacre a l'Afrique, c'est un chiffre global, et il n'y a pas d'echeance», a regrette le chanteur irlandais.
Darfour
Les Huit, «vivement preoccupes» par la deterioriation de la situation au Darfour, se sont declares favorables a ce que les auteurs d' «atrocites» commises contre les civils dans la region soient traduits en justice.
Kosovo
Du fait de l'opposition de la Russie, qui refuse l'independance du Kosovo, le G8 a echoue a trouver une position commune sur ce dossier. «Les vues continuent a diverger» sur le statut de la province serbe a majorite albanaise, a resume la presidence allemande du sommet.
Bouclier antimissile
FARC/Colombie
Le G8 a salue vendredi «le geste courageux» du president colombien Alvaro Uribe de liberer des prisonniers et a exhorte la guerilla des FARC a accepter «une solution humanitaire» conduisant a la liberation des otages qu'elle detient, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt.
Agriculture
Les pays riches du G8 se sont dits favorables a une relance rapide des negociations de l'OMC sur la liberalisation du commerce mondial, qui butent depuis un an sur la question des subventions agricoles des pays riches.
Nucleaire iranien
Les pays du G8 ont menace Teheran de «nouvelles mesures», c'est-a-dire de nouvelles sanctions, si le regime iranien continue a refuser de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium, comme le lui demande la communaute internationale.
Coree du Nord
Les Huit ont exhorte «de maniere urgente» la Coree du Nord, qui a procede jeudi a des tirs d'essai de missiles a courte portee en mer Jaune, a renoncer a ses essais de missiles et d'armes nucleaires et a abandonner tous ses programmes atomiques.
Fonds speculatifs
Concernant les fonds speculatifs («hedge funds»), contre lesquels l'Allemagne est partie en guerre en reclamant une plus grande transparence, le G8 n'a pris aucune decision, en raison de l'opposition de Washington, se contentant de reaffirmer le besoin d'etre «vigilants» face a leur montee en puissance.
Elargissement du G8
La chanceliere allemande Angela Merkel a redit vendredi son opposition a l'entree des cinq puissances emergentes, dont la Chine et l'Inde, dans le club des pays riches du G8, malgre plusieurs appels en ce sens.
Lire aussi :
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G8 : accord a minima sur le climat, Novethic, 08/06/07
A.C. Husson-Traore
En depit de l'evolution positive de la position americaine, le consensus final du G8 sur le climat est un accord a mimima. Si les Etats les plus pollueurs ont reconnu la necessite de s'engager dans la reduction d'emissions de gaz a effet de serre d'ici 2050, aucun objectif chiffre et date n'a ete defini.
En mettant le rechauffement climatique en haut de l’agenda du G8, organise du 6 au 8 juin en Allemagne, Angela Merckel a ravive un debat qui fait rage. Difficile d'aboutir a un consensus entre les pays europeens qui affichent des ambitions fortes de reduction mais peinent a les mettre en oeuvre (Royaume-Uni, France, Allemagne) , ceux qui font des efforts encore modestes (Japon, Italie) et le premier emetteur mondial de gaz a effet de serre, qui n’a pas ratifie le protocole de Kyoto ni mis en place de politique de reduction federale (les Etats-Unis).
Le deux derniers, le Canada et la Russie, sont proches des Etats-Unis en terme de resultats puisque leurs emissions de GES sont en augmentation constante et que ni l’un ni l’autre n’ont mis en place de veritables politiques de reduction. En revanche, ils sont signataires du protocole de Kyoto.
Les ONG, qui demandaient un engagement sur le seuil de rechauffement - 2°c - a ne pas depasser, ont de quoi etre decues. Pour Greenpecae, il s'agit d'une "occasion historique ratee ». "Ni le seuil de 2°C de rechauffement a ne pas depasser, ni l’absolue necessite de diviser par 2 les emissions globales et par 4 les emissions des pays du G8 n’ont fait l’objet d’un engagement du G8, deplore l'ONG. En outre, l’absence de reference explicite au protocole de Kyoto, seul cadre contraignant de reduction des emissions, de meme que l’absence de mention de l’annee 1990 comme reference pour le calcul des reductions ajoutent a l’ambiguite du texte final."Par ailleurs, si les Etats-Unis sont effectivement apparus tres isoles, ils sont reussi a maintenir un accord flou, renvoyant a des negociations ulterieures tout engagement precis.
L’Afrique du Sud, le Bresil, la Chine, l’Inde et le Mexique, les cinq autres participants, associes depuis 2003 au G8, en raison de leur developpement economique, ne simplifient pas ces positions. La Chine a martele recemment sa ligne de conduite, elle ne sacrifiera pas sa croissance a la lutte contre le rechauffement climatique. Dans un dossier, sorti 48 heures avant la reunion allemande, elle rappelait que les pays industrialises ont genere 77 % des emissions de GES entre 1950 et 2000 et qu’a ce titre, ils se devaient de fournir « une assistance financiere et technique pour aider les pays en developpement a lutter contre le changement climatique »
Dans ce contexte, la preparation du sommet a ete fievreuse, entre les propositions des uns, les rapports des autres et les appels a la mobilisation des ONG mais aussi des investisseurs engages dans la lutte contre le changement climatique.
Pas plus de 2 degres
Au depart l’idee d’Angela Merckel etait de partir sur un objectif de reduction de 50 % des emissions en 2050 par rapport au niveau de 1990, ce qui devrait permettre de limiter a 2 degres le rechauffement planetaire. Sur cette base, les ONG environnementales sont montees au creneau pour rappeler les paradoxes de la situation actuelle. Le WWF a evalue la performance climatique des pays du G8 + 5 sur dix indicateurs qui vont de la distance entre le niveau des emissions en 2007 et les objectifs fixes par le protocole de Kyoto aux « emissions par tete », en passant par les politiques mises en œuvre sur le transport, l’habitat ou l’electricite. Il ressort de ce rapport fait par Ecofys Allemagne/Pays-Bas pour le WWF « qu’aucun des pays membres du G8 ne met aujourd’hui en application suffisamment de mesures pour etre considere comme en phase avec cette limite des 2 ° » , tandis que les Etats-Unis obtiennent la plus mauvaise note. La position du gouvernement Bush , qui a rature dans le premier projet de communique commun tout ce qui concernait le rechauffement climatique et les emissions de GES, est toujours de refuser tout objectif chiffre. L'administration Bush propose une politique de reduction associant des pays comme l’Inde et la Chine, tout en esperant que les solutions techniques existantes ou a venir regleront le probleme. Cette position isole les Etats-Unis sur un plan international mais aussi interieur. Des senateurs, republicains et democrates, ont appele George Bush a ne pas bloquer le G8 sur le rechauffement climatique, certains Etats americains mettant en place des systemes d’incitation a la reduction. De grands patrons comme Bill Gates ou Rupert Murdoch se sont, par ailleurs, rallies a la cause du rechauffement climatique.
Pression des investisseurs et des ONG
Au terme de ces 3 jours de negociations et de l'obtention d'un accord "tiede ", la voix de grands investisseurs institutionnels peut-elle alors peser dans la balance ? C’est ce qu’esperent les membres de l’IIGC « Institutional Investors Group on Climate Change ». Ils sont 36, pesent ensemble 3000 milliards d’euros et comptent dans leurs rang deux societes de gestion francaises BNP PAM et Credit Agricole AM. Ils ont ecrit aux membres du G8, fin mai, en tant qu’investisseurs a long terme pour « attirer leur attention sur l’importance de poser les fondations d’une politique de reduction post 2012 », date de fin de mise en œuvre du protocole de Kyoto. Il leur semble indispensable que les pays industrialises s’accordent sur un objectif de stabilisation des temperatures, une politique ambitieuse de reduction de leurs emissions de gaz a effet de serre, etendent le fonctionnement du « marche carbone » sur lequel s’echangent les quotas d’emissions et financent tous azimuts la recherche pour des techniques faiblement emettrices de carbone tout en generalisant le recours aux energies renouvelables.
L’argument economique de ces investisseurs aura-t-il plus de poids que les arguments ecologiques des ONG ?
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Un G8 a 30 000 tonnes de CO2 !
Une equipe d’experts de ClimatePartner, societe allemande specialisee dans la compensation carbone, s’est livree a une estimation du volume de CO2 engendre par l'evenement : un total de 30 000 tonnes dues a l’activite humaine (logistique, transport, securite) ont ete emises. Une consommation equivalente a celle de 3 300 personnes pendant toute une annee.Moritz Lehmkuhl, directeur de ClimatePartner en Allemagne avoue avoir ete "surpris de tout ce que comporte un evenement comme le G8. Nous ne savions pas que le president Bush etait venu avec deux avions, plus d’autres jets… ».
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Les deux visages des USA face au changement climatique, Novethic, 08/06/07
PM Coupry
Le sommet du G8 d'Heiligendamm a une nouvelle fois illustre l'opposition de l'administration Bush a tout engagement ferme sur la reduction des emissions de gaz a effet de serre. Reconnaissant depuis peu la contribution humaine au rechauffement climatique, le president americain est reste fidele a son opposition au protocole de Kyoto et a l'elaboration d'un nouveau traite. Face a cette opposition federale, une coalition iconoclaste se forme afin de repondre a l'un des principaux enjeux du XXIe siecle.
Dans quelques semaines, les Etats-Unis perdront au profit de la Chine leur place de premier emetteur mondial de gaz a effet de serre (GES). Malheureusement, cette performance est essentiellement liee a la robustesse de la croissance chinoise, a la faible productivite energetique de ses industries et a sa dependance a une electricite produite avec des centrales au charbon. Avec deux nouvelles centrales au charbon entrant en production toutes les semaines, il etait entendu que les USA allaient incessamment perdre leur triste leadership mondial.
Rompant avec ses promesses de campagne sur la protection de l'environnement, le president Bush a refuse de ratifier le protocole de Kyoto des 2001. Tres lie aux industries energetiques, il a pendant 6 ans fait sienne l'argumentation negationniste des influences humaines sur le rechauffement climatique que ce puissant groupe de pression avait elabore. Face a l'evolution de la societe civile americaine, le president Bush a recemment fait evoluer sa rhetorique, en reconnaissant que les preuves scientifiques le contre-disant etaient solides. Leur accumulation l'a conduit a evoluer vers la necessite d'un reglement global du probleme, negocie avec des pays emergents comme l'Inde, la Chine ou le Bresil, exigence inacceptable pour ces pays. Malgre ses reticences a s'attaquer aux enjeux du rechauffement climatique, l'administration Bush n'est pas restee completement inactive. Elle a fait voter, en 2002, une initiative pour promouvoir un " charbon propre " et en 2005 l'Energy Policy Act, qui avait pour principale caracteristique d'offrir d'importantes subventions aux entreprises du secteur energetique -du charbon au nucleaire en passant par le petrole, les biocarburants et les energies renouvelables-.
Les Etats montent au front
Face a l'immobilisme de l'Etat federal, les responsables de certains Etats et municipalites ont decide d'adopter des strategies plus proactives afin de repondre aux enjeux climatiques. Fonde en decembre 2005, le Northeast States for Coordination Air Use rassemble 7 Etats et vise a une baisse de 10 % des emissions de GES d'ici a 2019. L'Etat du Nevada s'est quant a lui donne un objectif de 20% de sa consommation d'energie produite par les energies renouvelables a l'horizon 2020. Bien qu'interessantes, ces initiatives font toutefois pale figure devant les engagements de la Californie du gouverneur Schwarzenegger en la matiere.
En aout 2006, le Parlement californien et le gouverneur ont ratifie une legislation contraignante sur la diminution des emissions de GES. Le Global Warming Solutions Act (AB32) engage la Californie a ramener ses emissions de GES en 2020 au niveau de 1990 et de les diminuer de 80% en 2050. Ce seuil relativement modeste de 2020 cache cependant une veritable revolution Outre Atlantique car il prevoit un systeme negoce de droits a polluer bases sur le mecanisme du protocole de Kyoto associe a des amendes pour les societes depassant leurs quotas. Cette reglementation vient completer une legislation environnementale progressiste. En 2004, la justice californienne a impose aux constructeurs automobiles de reduire de 18 a 25% les emissions polluantes de leurs vehicules. En janvier 2007, la Californie a annonce qu'elle allait imposer a l'industrie petroliere de reduire de 10% les emissions de CO2 produites dans l'ensemble du cycle de vie du produit (de la production a sa consommation). Une initiative qui devrait etre suivi par l'Union Europeenne.
Les entreprises s'attaquent a leurs emissions
Pour les entreprises, ces initiatives des Etats mettent en peril le marche unique americain. L'absence de lois federales laisse le champ libre a une proliferation des lois regionales plus ou moins contraignantes qui promettent de donner des maux de tete aux dirigeants des entreprises travaillant dans tout le pays. Conscients de l'evolution de la societe americaine, de nombreux groupes multinationaux sont arrives a la conclusion que toute opposition a un renforcement de la legislation sur le rechauffement climatique serait contre productive. En mai 2007, la coalition d'entreprises et d'ONG United States Climate Action Partnership (USCAP) a rompu un tabou en appelant l'Etat federal a promouvoir une loi contraignante pour reduire de facon substantielle les emissions de GES. Un appel qui a tres certainement ete clairement entendu a Washington. L'USCAP compte en effet parmi ses membres des geants comme General Motors, PepsiCo ou Shell avec un chiffre d'affaires consolide de 1700 milliards de dollars et plus de 2 millions de salaries aux USA. Une force de frappe qui fait desormais de l'ombre aux nombreuses societes de services, comme Google ou Yahoo !, annoncant qu'elles atteindraient prochainement le seuil de zero emission.
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Compromis minimum sur le climat au G8, Actu Environnement, 08/06/07
C. Seghier
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 sont parvenus a un accord minimal sur le climat lors du sommet d'Heiligendamm, en Allemagne. Si pour la premiere fois, les presidents du G8 ont tous reconnu la necessite d'une reduction substantielle des emissions, l'accord est sans contrainte du fait notamment de la pression de Georges W. Bush. De plus, cet accord reste surtout au stade de declaration de principe. En effet, selon la chanceliere Angela Merkel, les dirigeants des sept pays les plus industrialises et de la Russie ont convenu de prendre serieusement en consideration une division par deux de leurs emissions de gaz a effet de serre d'ici a 2050. Outre le fait de ne pas faire mention du facteur 4*, la declaration est donc bien loin de faire etat d'une necessite de reduction, meme par 2…
En revanche, tous se sont accordes sur le fait que les negociations sur le sujet devaient se poursuivre sous l'egide des Nations Unies. Les Presidents ont de plus souhaite parvenir d'ici 2009 a un nouvel accord sur le changement climatique qui entrerait en vigueur apres l'expiration en 2012 du protocole de Kyoto. Ce futur regime international devrait etre discute a la conference des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendra en decembre a Bali.
Officiellement il s'agit donc d'un grand succes, selon Mme Merkel qui s'est par ailleurs felicitee d'observer une atmosphere constructive entre les dirigeants du G8.
Le president francais Nicolas Sarkozy a quant a lui souligne une avancee assez significative. L'important est qu'il y ait eu une trajectoire et que l'on progresse sur cette trajectoire. On a progresse et cet objectif des 50 % en 2050 est dans le communique. J'aurais prefere que ce soit un objectif imperatif, il y a encore un petit peu de chemin a faire. Mais regardez d'ou nous partons.
En reaction, le Secretaire general des Nations Unies, Ban Ki-moon s'est dit extremement encourage par leur engagement en faveur d'un processus multilateral dans le cadre des Nations Unies. L'acceptation par les dirigeants de leurs responsabilites d'agir pour une reduction des emissions et finalement pour leur elimination doit etre saluee tout comme leur intention declaree de conclure, d'ici 2009, les negociations sur un accord concernant la periode qui s'ouvrira apres 2012, est-il indique dans un message transmis par sa porte-parole.
De leur cote, les associations environnementales ont condamne l'incapacite du G8 a s'entendre sur des objectifs precis et contraignants. Pour Greenpeace, il s'agit d'une occasion historique ratee. Ni le seuil de 2°C de rechauffement a ne pas depasser, ni l'absolue necessite de diviser par 2 les emissions globales et par 4 les emissions des pays du G8 n'ont fait l'objet d'un engagement du G8, deplore Greenpeace. En outre, l'absence de reference explicite au protocole de Kyoto, seul cadre contraignant de reduction des emissions, de meme que l'absence de mention de l'annee 1990 comme reference pour le calcul des eductions ajoutent a l'ambiguite du texte final.
Geenpeace s'est en revanche dite satisfaite que le G8 se positionne clairement dans le cadre des Nations Unies.
Si pour l'association, l'isolement des Etats-Unis qui refusaient d'accepter un objectif contraignant de reduction des emissions de gaz a effet de serre est apparu au grand jour lors de cette rencontre du fait que l'administration Bush a accepte de serieusement considerer le fait que le reste du monde se fixe des objectifs de reduction, on peut craindre que cela ne soit en fait l'inverse qui se produise. En effet, les principales economies emergentes telles la Chine ou l'Inde invites lors du G8 a rejoindre cet effort sur le climat, devraient prendre position rapidement. Si celles-ci se rallient a la position actuelle formulee par le G8, il y a fort a parier que c'est finalement l'Europe et ses objectifs ambitieux qui se retrouveront isoles lors des prochaines negociations internationales, fussent-elles placees sous l'egide de l'ONU.
Notons par ailleurs qu'a l'occasion de Journee mondiale de l'environnement, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation mondiale de la sante (OMS) et des representants du secteur financier avaient tous trois appele la communaute internationale, et en particulier les pays membres du G-8, a prendre des mesures mondiales contre les changements climatiques. La volonte politique collective et resolue est la piece finale, toujours manquante, a ce puzzle, avait estime Achim Steiner, Secretaire general adjoint et Directeur executif du PNUE, deplorant un processus frustrant de lenteur. Parallelement, 23 hauts responsables du secteur de la banque et de l'assurance avaient suggere que les propositions de l'Union europeenne de reduire de 20 a 30% les emissions de gaz a effet de serre avant 2020, et de 60 a 80% avant 2050, devraient etre au centre des objectifs de tous les pays industrialises… on est donc aujourd'hui encore bien loin d'un tel engagement !
* objectif de reduction par quatre d'ici 2050 des emissions globales de gaz a effet de serre des pays developpes.
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Reunion de haut niveau le 24 septembre a New York sur le climat, AFP, 08/06/07
Heiligendamm (AFP) - La reunion de haut niveau sur le changement climatique voulue par le secretaire general des Nations unies se tiendra le 24 septembre a New-York, a annonce vendredi Ban Ki-moon en marge du G8 en reclamant une volonte politique forte contre le rechauffement. lire le dossier
"Je vais informer les dirigeants (du sommet) de mon intention d'organiser cette reunion le 24 septembre, avant l'ouverture du debat de haut niveau de l'Assemblee generale", a-t-il declare lors d'une conference de presse a Heiligendamm ou le sommet du G8 devait se terminer dans la journee.
"Nous avons les ressources, nous avons les technologies, ne manque que la volonte politique", a-t-il insiste. "Si on n'adopte pas une action globale, concertee et des objectifs mondiaux, on risque de commettre une erreur pour l'avenir et les generations futures".
"Nous avons desesperement besoin de volonte politique au plus haut niveau. Nous aurons besoin du leadership du G8 et ce sommet (a Heiligendamm) a marque un pas important", a-t-il juge a propos de l'accord auquel sont parvenus jeudi les huit pays les plus industrialises.
La reunion de New-York, a-t-il espere, "representera une etape preparatoire importante pour garantir que de reels progres seront faits lors de la conference" des Nations unies sur le changement climatique en decembre a Bali, concernant les suites a donner au Protocole de Kyoto qui expire en 2012, a-t-il ajoute.
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Le changement climatique, une aubaine pour les pays riches du Nord ?, AFP, 08/06/07
Tromsoe (AFP) - Principale preoccupation du moment, le changement climatique pourrait s'averer de bon augure pour certaines regions de la planete, en particulier pour les riches pays d'Europe du Nord, la Russie et les Etats-Unis, estiment les scientifiques. lire le dossier
Jeudi a Heiligendamm (Allemagne), les huit pays les plus industrialises au monde (G8) ont annonce qu'ils envisageraient serieusement l'objectif d'une reduction de moitie de leurs emissions de gaz a effet de serre d'ici 2050. Ils n'en demeurent pas moins les grands beneficiaires du rechauffement climatique.
"Les pays riches du Nord seront les gagnants, les pays pauvres du Sud seront les perdants", a declare Jann-Gunnar Winther, directeur de l'Institut polaire norvegien, lors d'une conference sur le climat dans la ville norvegienne de Tromsoe cette semaine.
Agriculture, transport maritime, hydrocarbures, exploitation miniere... De nombreux secteurs beneficieront de la fonte des glaces du Grand Nord.
Avec la montee du thermometre, "ca sera plus facile de cultiver dans des regions telles que le Nord de la Siberie ou le Grand Nord canadien", a declare a l'AFP Paal Prestrud, climatologue norvegien auteur d'un nouveau rapport de l'ONU sur la fonte des glaces.
"L'agriculture s'epanouira considerablement grace a la multiplication des journees ou il fait plus de 5°C", a-t-il dit. "La Grande-Bretagne pourra produire un vin blanc de meilleure qualite parce que son raisin s'ameliorera alors que les vins de Bordeaux verront leur qualite patir de la chaleur excessive", a-t-il ajoute.
La peche devrait aussi connaitre un "boom".
"Le hareng et le thon se deplacent lentement vers le Nord", a explique M. Winther, soulignant toutefois que la morue, principale ressource actuelle de la mer de Barents, pourrait rechercher des eaux plus septentrionales ou orientales, plus eloignees des pecheurs.
L'industrie forestiere beneficiera egalement d'une meteo plus chaude facilitant la croissance des arbres sous des latitudes jusqu'alors improbables.
Idem pour le tourisme. Les estivants pourraient fuir la canicule mediterraneenne au profit de l'Europe du Nord. En hiver, la region pourrait de surcroit accueillir les amateurs de glisse boudant les Alpes et les Pyrenees moins enneigees.
Recul de la banquise aidant, le transport maritime via l'Arctique sera possible de 120 a 140 jours par an a la fin du siecle, contre 30 actuellement. "Un bateau reliant Rotterdam au Japon prendra 10 jours de moins via l'ocean Arctique que via le canal de Suez, voire moins si la glace disparait totalement du pole Nord", a estime M. Prestrud.
Perspective encore plus juteuse, le retrait des glaces facilitera l'acces aux ressources d'hydrocarbures de l'Arctique, qui recele un quart des reserves restantes de petrole et de gaz naturel, selon l'US Geological Survey. Le geant gazier russe Gazprom est deja a l'oeuvre en Siberie et en mer de Barents, qui abrite le champ Chtokman, l'un des plus important gisement gazier offshore connu.
Meme les dirigeants de territoires consideres comme victimes directes du rechauffement climatiques semblent se frotter les mains. "Nous nous faisons une joie d'extraire davantage de petrole, de gaz naturel et de metaux", a affirme Eskil Lund Soerensen, responsable des affaires climatiques au ministere de l'Environnement du Groenland, territoire autonome rattache au Danemark.
"C'est l'occasion de devenir autosuffisant, de ne plus dependre des subventions du Danemark et de creer des emplois pour la population locale", a-t-il ajoute. Le Groenland abriterait des filons d'or, de rubis et de diamants. La fonte totale de sa calotte glaciaire provoquerait une montee de sept metres du niveau des oceans, lesquels engloutiraient des regions entieres de la planete.
+ Carte des emissions de CO2 du G8
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Climat, G8. A minima, editorial, Liberation, 08/06/07
Fabrice Rousselot
On pourrait s'en tenir aux declarations des uns et des autres. «Un accord fructueux», s'est felicite Angela Merkel, «un grand pas en avant», a ajoute Tony Blair, «des progres assez inesperes », a rajoute Nicolas Sarkozy, trop content de se meler pour la premiere fois au choeur satisfait des pointures du G8. On pourrait aussi souligner qu'il y a moins de quarante-huit heures nombre d'experts pariaient sur un echec cuisant des discussions sur le climat a Heiligendamm, pointant une enieme fois la surdite de Bush. Dans ce contexte, le document signe hier peut etre percu comme une avancee, une nouvelle reconnaissance par les grands de ce monde que notre futur passera bien par la reduction des emissions de gaz a effet de serre. Mais au G8 comme a l'ONU le diable est dans les details. George W Bush, le plus grand pollueur de la planete, ne voulait aucune contrainte. Il n'a pas flechi. Le texte mentionne en effet l'objectif chiffre de 50 % de reduction d'ici 2050 cher aux Europeens, mais il evoque seulement sa «prise en compte» et evite tout engagement ferme. Un compromis, donc, qui permet a chacun de sauver la face. Un accord a minima ou tout le monde sort gagnant, un peu comme a l'Ecole des fans. D'ores et deja, les specialistes du rechauffement ont reagi en s'insurgeant contre l'incapacite de nos leaders a se fixer des limites et a s'y tenir. Et ils ont raison. Au moins, les Etats du G8 ont-ils decide de poursuivre le processus de negociations dans le cadre de l'ONU, la encore un point que les Americains voulaient eviter, trop empresses a developper leur propre initiative de rechange. Reste a croiser les doigts pour que la prise de conscience se poursuive et que, petit a petit, les promesses se transforment pour tous en obligations claires et definies. Personne ne l'a dit hier, mais certains le pensaient surement tres fort : ce compromis est aussi un pari sur un avenir proche et porteur d'espoir. Une ere nouvelle pour le climat, qui s'appelle tout simplement l'apres-Bush.
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Climat, G8. A savoir, Liberation, 08/06/07
Kyoto
Signe en 1997, le protocole annexe a la convention climat de l'ONU, a ete ratifie par l'ensemble des pays industrialises a l'exception de l'Australie et des Etats-Unis. Il prevoit d'ici 2012 une reduction de leurs emissions de gaz a effet de serre de 5 % par rapport a 1990.
40 %
C'est la part que representent les emissions de gaz a effet de serre (GES) des huit pays les plus developpes de la planete (France, Etats-Unis, Canada, Italie, Japon, Allemagne, Russie et Royaume-Uni) dans l'ensemble des emissions mondiales.
«C'est assez inespere par rapport au point de depart. Si vous voulez me dire qu'on peut faire mieux encore, oui.» Nicolas Sarkozy, a Heiligendamm hier.
2009
Les membres du G8 ont reconnu hier que leurs emissions de GES devaient cesser d'augmenter. Ils se sont engages a donner une suite au protocole de Kyoto sous l'egide de l'ONU et a definir un futur regime de lutte contre le rechauffement des 2009.
G8 + 5
Les dirigeants de cinq pays emergents (Bresil, Chine, Inde, Mexique et Afrique du Sud) cherchaient une ligne commune hier afin de donner une reponse a l'invitation lancee par Angela Merkel pour participer au sommet qui prend fin aujourd'hui.
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Climat, G8. Un accord tiede sur le rechauffement, Liberation, 08/06/07
Par Christian Losson, Nathalie Versieux, Heiligendamm envoyes speciaux
Les chefs d'Etat du G8 ont reconnu hier la necessite de reduire les emissions de gaz a effet de serre. Sans se donner d'objectif chiffre.
Angela Merkel a sauve les apparences et sauve des eaux un compromis (a minima) sur le climat. Le ceremoniel en dit long : la chanceliere allemande a presente en personne hier apres-midi le deal ficele sous sa presidence et cense, sinon mettre fin au conflit entre Europeens et Americains sur le sujet, du moins permettre aux huit pays riches de sauver la face. Le texte final du sommet de Heiligendamm, qui s'acheve aujourd'hui, reconnait, entre autres, la necessite de reduire substantiellement les emissions de gaz a effet de serre (GES), sans donner cependant d'objectif chiffre commun a tous les pays membres, au grand dam des ONG presentes sur place.
Bien qu'isoles face aux Europeens, au Japon et au Canada, les Etats-Unis sont parvenus a bloquer toute contrainte dans le temps de reduction des emissions de GES. Au final, le G8, qui compte a lui seul pour 40 % des emissions de gaz a effet de serre, a reconnu : «Prenant en compte les connaissances scientifiques exposees dans les rapports du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'evolution du climat (Giec), les emissions de gaz a effet de serre doivent cesser de croitre, et cela doit etre suivi par des reductions substantielles des emissions globales. Nous nous engageons a realiser ces objectifs et invitons les principales economies emergentes a nous rejoindre dans cet effort.»
Mouiller la chemise. Angela Merkel, qui misait sur un engagement du G8 a reduire de 50 % les emissions mondiales d'ici 2050 pour contenir le rechauffement au maximum a 2 °C supplementaires, a evoque «un grand succes», bien qu'elle n'ait obtenu ni l'un ni l'autre de ces deux points. «De nombreux pays ont evolue», a-t-elle ajoute, dans une allusion aux Etats-Unis, qui ferraillent depuis toujours contre le protocole de Kyoto. Nicolas Sarkozy a, de son cote, balaye cette analyse. «Avant le G8, le president Bush pensait que l'homme n'etait pas responsable du rechauffement. Hier, on a pu avancer sur ce qui etait pour nous, Europeens, une ligne rouge : faire accepter que la solution du probleme passait par la reunion de Bali en fin d'annee [qui doit preparer l'apres-Kyoto, ndlr] et surtout l'ONU.» Le chef de l'Etat a par ailleurs assure avoir mouille la chemise pour le fameux chiffre de 50 %. Comment ? «J'ai explique qu'il fallait agir vite, car plus vite on agit moins ca coute cher.» «On peut mieux faire encore, concede Sarkozy. Les Etats-Unis ne l'ont pas voulu parce qu'ils veulent que l'Inde et la Chine soient associees dans la reduction.»
En echo, le president de la Commission europeenne, Manuel Barroso, le plus virulent sur la question, ne cache pas sa joie d'un texte dont il faudra encore peser les virgules. «Il n'y a plus de doute, assure Barroso. Tout le monde est d'accord sur le fait de suivre le chemin de l'ONU. On a les evidences scientifiques de notre cote et le support de l'opinion publique. Et puis, les consequences des GES ne se resument pas aux prochaines elections.» Allusion aux dirigeants a courte vue ? La position americaine n'en a pas moins evolue a petit pas.
Succes personnel. «Plusieurs facteurs ont contribue a faire bouger la position americaine, indique le social-democrate Karsten Voigt, conseiller du gouvernement allemand pour les relations avec les Etats-Unis. La politique interieure aux Etats-Unis a certainement joue un role important, le fait que la politique climatique de Bush etait de plus en plus critiquee.» Pour Angela Merkel, c'est un succes personnel, a l'instar du tres minime succes glane par Tony Blair en 2005, lorsqu'il avait su arracher au sommet de Gleneagles l'idee d'un rechauffement «en partie du a l'homme». «Angela Merkel a de nouveau fait preuve de sa capacite a arrondir les angles», estime le politologue allemand Henrick Uterwedde. Il faudra autre chose pour jeter les bases d'une revolution de la gouvernance sur le climat...
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Climat, G8. Un premier pas qui permet d'esperer, Liberation, 08/06/07
Sylvestre Huet
Modeste, cet engagement ouvre la voie a un calendrier precis et a des objectifs quantifies.
Fetichisme des chiffres ou veritable enjeu ? L'inclusion dans un simple communique - signe de chefs d'Etat, mais sans valeur de traite, et non pris a son compte par l'un d'entre eux (Bush) - d'une reduction de 50 % des emissions de gaz a effet de serre d'ici la moitie du siecle merite-t-elle autant d'efforts, d'enthousiasme et de resistance ? Oui, pour trois raisons.
Montrer le chemin. Reduire drastiquement l'usage massif du carbone fossile - gaz, charbon, petrole - ne peut s'obtenir par des mesures cosmetiques ou touchant marginalement nos systemes productifs et nos modes de vie. Tout simplement parce qu'il represente 80 % des sources d'energie et concerne des infrastructures decisives : industries, transports, production d'electricite, batiments. Aujourd'hui, les decideurs - gouvernements, entreprises, collectivites locales, acheteurs de biens d'equipement - fondent leurs choix sur les prix bas de l'energie fossile et sa disponibilite immediate. Voila pourquoi le gouvernement francais soutient la construction d'autoroutes et pourquoi une autorite chinoise commande une centrale electrique au charbon dont la duree de vie se compte en decennies. Seule une anticipation de long terme peut inciter a modifier de tels choix. La visee d'une diminution des emissions de gaz a effet de serre est donc necessaire, mais surtout sa quantification et un calendrier, seuls a meme de modifier la base sur laquelle les investissements d'infrastructures sont decides.
Limiter le risque climatique. Les scientifiques, dont l'expertise collective s'exprime dans le cadre du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'evolution du climat), citee par le G8, ont fixe, malgre leurs incertitudes, une ligne jaune a ne pas franchir en termes d'elevation de la temperature moyenne de la Terre provoquee par les emissions de gaz a effet de serre. Ils ont retenu 2 °C de plus que la temperature actuelle d'ici la fin du siecle, ou des 2050 si l'on prend comme base le climat d'avant l'ere industrielle. Un chiffre qui n'a pas de valeur theologique ni de precision a la decimale pres. Les simulations climatiques sur ordinateur indiquent que, passe un seuil d'environ 2 °C, les changements geographiques et les risques climatiques deviennent si amples qu'ils poseront des problemes aigus aux societes, qualifies d' «ingerables» par nombre de scientifiques. Traduite en termes d'emissions de gaz a effet de serre, cette limite aboutit aux fameux moins 50 % en 2050.
Chiffrer l'equite. L'idee que le climat, ou plutot sa perturbation par les gaz a effet de serre, est un bien commun dont le partage doit etre equitable entre chaque Terrien debouche mathematiquement sur un resultat redoutable pour les membres du G8. Moins 50 % pour les emissions mondiales en 2050, c'est une division par quatre de celles des pays riches. Encore plus pour les Etats-Unis, dont les emissions par tete valent deux fois celles de l'Union europeenne. Une augmentation moderee pour la Chine ou l'Inde, plus nette pour le Mali ou le Vietnam. Demarrer les negociations de l'apres-protocole de Kyoto sur cette base va accentuer la pression sur les Etats-Unis. Les pays pauvres peuvent s'appuyer sur ce chiffre pour poser deux questions : quels quotas d'emissions par pays, quels transferts de technologies efficaces, propres et sobres en energies, afin de leur permettre de croitre en emettant le moins possible de gaz a effet de serre ? La resistance acharnee de Bush a la simple enonciation de cet objectif dans un texte non contraignant n'avait donc rien d'un caprice, meme si son recul n'est pour l'instant que semantique.
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Climat, G8. Le «J8» fait la lecon au G8, Liberation, 08/06/07
Christian Losson, Heiligendamm (Allemagne) envoye special
Ages de 12 a 17 ans, huit ados ont pris la parole hier a la table des plus riches. Une rencontre compassee et sans grande surprise.
J8-G8, meme combat ? Pas vraiment, meme si huit ados ont ete intronises, une heure durant hier, a la table des huit dirigeants des pays les plus riches. Des profils sensiblement differents des jeunes alter qui, a quelques kilometres de la, ferraillent pour denoncer l'absurdite du G8 ou le pousser a prendre ses responsabilites. En plus sages, plus polis, plus consensuels. Ils ont d'ailleurs ete cooptes parmi les 74 momes ages de 12 a 17 ans reunis depuis samedi a Wismar, a l'initiative de l'Unicef et de la fondation de... la banque d'affaires americaine Morgan Stanley. A l'arrivee, la sequence, malgre la bienseance artificielle qui sied a ce genre de machin, fut assez edifiante. Elle en dit assez long sur le fosse qui separe la generation au pouvoir sur la planete et les esperances de celle qui aspire a en changer le cours.
Agace. De quoi ont tous parle les gamins du Junior 8 ? Du present et de l'avenir : de l'aide a l'Afrique en particulier et de la pauvrete en general, du changement climatique et des regles a imposer aux entreprises. Alors que le G8 se veut le gardien du temple des droits de propriete intellectuelle, Nicolas Sarkozy a opine quand l'ado britannique s'est lance dans un plaidoyer bien senti contre les «brevets» qui verrouillent encore «l'acces aux medicaments». «On se bat pour le droit a l'acces universel aux traitements antisida», a-t-il assure. Mais quand le representant du J8 russe a evoque «le drame de l'Afrique», le «besoin d'infrastructures sociales», une «politique commerciale equitable», George Bush, lui, repond en assurant le service apres-vente de son pays face a «la tragedie» qui se deroule sur le continent. Oui, l'Amerique a depense «30 milliards sur le continent». Oui, l'Amerique a achete «25 millions de moustiquaires impregnees» pour la lutte contre le paludisme. Oui, l'education, «c'est tres important». Mais bon, «faut aussi penser aux pauvres et aux malades en Amerique latine, nos voisins». Oui, George, oui, c'est ca, semble dire le Britannique Blair, legerement agace.
Le Canadien Stephen Harper n'est pas en reste et en profite pour faire la promotion de «la Fondation Bill Gates». L'heure pour l'Allemande Angela Merkel, qui joue les maitresses d'ecole, de siffler la fin de l'intermede pro domo nord-americain : «Chaque jour compte», lache-t-elle... La jeune invitee francaise, elle, parle de «devoir moral» d'agir.
Avant que, enfin, un enfant concerne, un jeune Tanzanien, prenne la parole dans un anglais hesitant. Il dit des mots simples au sujet d'un continent qui compte 15 millions d'orphelins du sida : «Aidez-nous.»
On peut aussi s'aider sur le climat, reprend le Japonais Shinzo Abe. En «prenant une douche une minute plus courte», en «ne baissant pas trop la clim'» ou en «capturant le CO2 a la source». La, le Russe Vladimir Poutine semble vaguement sortir de la torpeur : on jurerait qu'il a souri...
«Excitant». George Bush, en apotre de la technologie au service de l'homme, embraye illico. Il croit que «bientot on aura de l'hydrogene dans nos voitures», que «la toxicite des dechets radioactifs sera bientot resolue», bref qu' «un autre monde arrive» et qu'il «est excitant».
Mais le truc n'a pas vraiment fait rire le president de la Commission europeenne, Manuel Barroso. Dans la foulee d'une jeune Americaine qui se fait attachee de presse du gouvernement Bush, Barroso se veut ferme : «Le climat est un probleme global, il faut un accord global. Et chiffre. Ce n'est pas une obsession, c'est la seule facon de survivre.»
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Climat, G8. «Bush oblige de prendre le train en marche», Liberation, 08/06/07
Christian Losson a Heiligendamm
Trois ONG, presentes a Heiligendamm, reagissent aux concessions americaines.
Presentes en Allemagne, trois delegations d'ONG engagees sur la lutte contre le rechauffement climatique reagissent a l'accord du G8 annonce hier par Angela Merkel.
WWF-USA - Hans Verolme, programme climatique
«Angela Merkel a finalement reussi a pousser a un consensus relatif. Le G8 se remet sur les rails des negociations dans le cadre de l'ONU, ce qui est plutot un bon signe avant la rencontre de Bali a la fin de l'annee. Cela relance l'idee de parvenir a un accord international post-Kyoto avant fin 2009 au sujet du protocole, qui s'acheve en 2012. Maintenant, il ne faut pas s'enflammer. Comme toujours avec le G8, c'est une promesse de negociation, pas un deal. Le G8 ne decide pas, il donne l'impulsion. Et celle-la va dans le bon sens.
Mais si l'Europe, le Canada et le Japon s'engagent specifiquement sur le fait de reduire les gaz a effet de serre de 50 % d'ici 2050, ce n'est pas le cas des Etats-Unis. Neanmoins, la preuve est faite que les Etats-Unis se retrouvent laches en rase campagne par leurs plus fideles allies du G8. L'administration americaine prend simplement date qu'elle est maintenant obligee de prendre le train en marche.»
Greenpeace - Daniel Mittler, expert climat
«La mauvaise nouvelle, c'est que le G8 avait une responsabilite historique ; c'est lui qui est responsable de 86 % des emissions des gaz a effet de serre total depuis l'ere preindustrielle, meme s'il ne pese aujourd'hui que 40 % des emissions. On a droit a un petit pas en avant quand il faudrait, au contraire, courir a toute vitesse et anticiper le rechauffement.
La bonne nouvelle, c'est que le G8 a donne un mandat politique clair pour que commence enfin une serie de negociations pour preparer l'apres-protocole de Kyoto. Et que jamais les Etats-Unis, qui dorenavant acceptent de «considerer serieusement» la question de la reduction des gaz a effet de serre, n'ont paru aussi isoles. Resultat : George Bush regardera le monde bouger tout en campant sur son ideologie. En ce sens, c'est une victoire diplomatique du G8 a defaut d'etre une victoire pour le climat.»
Action Aid - Patrick Watt, coordinateur politique
«Ce n'est pas un accord, mais la promesse d'un accord dans un futur incertain. On parle de stabilisation, de reduction des gaz a effet de serre, on se refere aux travaux des experts du Giec, qui ont demontre les desastres annonces (famine, secheresse, conflits) pour les pays les plus pauvres, moins prepares et plus concernes par les changements climatiques. Or on ne voit nulle part un principe d'or : pollueur payeur. Responsable de plus de 80 % des GES cumules depuis l'epoque preindustrielle, le G8 devrait payer pour les 50 milliards de dollars annuels que coute deja la hausse des temperatures aux pays du Sud . Vous savez combien verse l'ONU aux pays les plus demunis en guise d'assistance technique ? 48 millions de dollars par an ! On redoute que ce petit deal se fasse au detriment d'un vrai engagement, notamment aupres de l'Afrique. Or il faut une aide additionnelle a une aide deja chiche pour le developpement. Sinon, on arrivera a 1 milliard de refugies climatiques en 2050. La reponse du G8 est-elle a la hauteur ?»
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Le G8 s'est acheve par une promesse sur le climat, un desaccord sur le Kosovo et une aide a l'Afrique, Le Figaro, 09/06/07
De nos envoyes speciaux a Heiligendamm, Pierre Bocev et Charles Jaigu.
La reunion du club des pays les plus riches a enregistre des resultats mitiges. Dans ce premier test international, Sarkozy s'est impose comme un acteur de poids.
Rien de moins que « Miss Monde ». Pour les lecteurs de Bild, Angela Merkel sort du sommet du G8 en triomphatrice. La realite est moins exuberante. Il n'en reste pas moins que sur la scene internationale la chanceliere poursuit un parcours sans faute, un an et demi apres sa premiere apparition, au Conseil europeen de Bruxelles fin 2005.
Car le sommet de Heiligendamm, meme s'il ne satisfait pas toutes les attentes, est loin d'etre un echec. Nicolas Sarkozy, qui y a fait ses debuts internationaux, a evoque un « bilan tres positif ».
Dans sa conference de presse, la chanceliere s'est notamment felicitee du « processus de Heiligendamm ». L'expression un peu ampoulee, en fait, recouvre simplement une nouvelle forme de dialogue, plus suivi que par le passe, avec les pays emergents sans pour autant les faire adherer au G8. Avec la Chine, l'Inde, le Bresil, le Mexique et l'Afrique tous representes au plus haut niveau, il s'agit de sonder les possibilites de convergence sur des dossiers comme les investissements transfrontaliers.
Le plat de resistance des trois jours sur la Baltique etait neanmoins la tentative d'associer a nouveau les Etats-Unis a la lutte contre le rechauffement de la planete sous l'egide de l'ONU, et avec des objectifs aussi precis que contraignants. Mission en partie accomplie puisque George Bush a souscrit a un texte qui evoque la reduction « substantielle » des emissions de gaz a effet de serre. Washington accepte aussi de « prendre en compte serieusement » les engagements plus ambitieux de ses partenaires du G8. Et de rejoindre la voie du protocole de Kyoto a la prochaine etape.
Un « bon accord », a juge Angela Merkel. Mais les conseillers de la Maison-Blanche ont immediatement parle d'« aspirations » en lieu et place d'engagements et passe sous silence l'adverbe « serieusement » qui avait ete au centre des marchandages. Quant au retour a Kyoto, les Etats-Unis ont bien signe le texte de 1997, mais sans le ratifier et rien ne les empechera le cas echeant de recommencer.
La negociation a ete a peine moins difficile, hier, a propos de l'aide au developpement. Les promesses de Gleneagles en 2005 ont ete finalement reaffirmes, le montant sera double a 50 milliards de dollars par an d'ici a 2010 par rapport a 2004. Quant aux contributions du G8 aux mecanismes de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculeuse, elles doubleront egalement, a 60 milliards, mais sans indications precises sur la periode de validite et l'origine precise des fonds.
Sur des sujets comme la supervision des fonds speculatifs, la presidence allemande a entierement fait chou blanc. Pas de quoi satisfaire les representants des ONG venus en masse a Heiligendamm, et encore moins les altermondialistes qui avaient mobilise quelque 10 000 manifestants en marge du sommet. Sans jamais atteindre les violences de Genes en 2001, les affrontements entre les forces de l'ordre et une minorite de casseurs dans la foule bigarree ont marque les esprits. Le complexe hotelier ou se tenait le sommet a pendant de longues periodes ete coupe du monde par les protestataires pacifiques, et accessible uniquement par bateau et helicoptere.
Comme d'habitude, le rendez-vous a ete le theatre d'un va-et-vient de contacts bilateraux. L'occasion pour Nicolas Sarkozy de faire connaissance avec ses pairs. L'occasion aussi pour Vladimir Poutine, qui ne sera en principe plus la au sommet de 2008 au Japon, de partir en fanfare : son offre surprise a George Bush d'exploiter en commun une ancienne station de radar sovietique en Azerbaidjan pour contrer les plans americains de bouclier antimissile a domine une bonne partie du sommet. Pris de court, le president americain ne pouvait que promettre d'examiner le cadeau peut-etre empoisonne.
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Video. "Une verite qui derange" : les enfants debattent, L’Express, 24 heures en videos
A visualiser a : <http://www.zoomin.tv/videoplayer/index.cfm?id=253003&mode=normal&pid=lexpress&quality=2&ftvplayer=yes&div=5>
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June 09
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© Univers-nature 1999 / 2007 | June 08
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Nicolas et Pimprenelle
de l'Environnement
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Chers Amis et Amies de Kokopelli
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"Nicolas et Pimprenelle de l'Environnement"
Suite aux dernières déclarations de la ministre de l’Agriculture, le Grenelle de l’Environnement nous apparaît de plus en plus comme une gigantesque mascarade (qui porte les masques?) ou un pathétique théâtre de marionnettes (qui tire les ficelles?) qui n’est pas sans nous rappeler un somnifère télévisé qui fut lancé quelques années avant mai 68 (et les accords de Grenelle) et qui faisait la joie des petits et grands enfants: Nicolas, Pimprenelle et Gros Nounours.
Gros Nounours descend raconter de belles histoires aux enfants et remonte ensuite sur son nuage conduit par le marchand de sable qui lance une poignée de sable doré dans les yeux des enfants pour les endormir et s’éloigne en jouant au pipeau la musique de “Que ne suis-je la fougère”: “Que ne puis-je par un songe, Tenir son coeur enchanté ! Que ne puis-je du mensonge, Passer à la vérité !” Qui sont le gros Nounours et le marchand de sable au pipeau? Dormez, dormez, la petite France d’en-bas. Un peu de grenelle au sable doré et vous serez bientôt narcosé et dupé.
Si l’on en croit le dernier communiqué de Mme Lagarde, ministre de l’Agriculture, nous sommes loin de passer du mensonge à la vérité! Alors que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) vient de déclarer, en début mai 2007, que l’Agriculture Biologique peut nourrir toute la planète sans impact négatif sur l’environnement, madame la Ministre nous ressert la grande farce de l’agriculture raisonnée comme étant l’agriculture écologique du futur.
Non, Madame Lagarde, l’agriculture raisonnée n’est pas une agriculture durable respectueuse de l’environnement. L’agriculture raisonnée n’est qu’une des variantes de l’agriculture “irraisonnée” et toxique qui sévit depuis 60 années, qui a été mise en place et soutenue par tous les gouvernements (quelle que soit leur coloration politique) et qui a fait de la France une poubelle agricole génératrice de cancers. La seule agriculture durable est une agriculture sans pesticides, sans intrants de synthèse et sans chimères génétiques et qui met en oeuvre des pratiques culturales issues tout autant des traditions paysannes que des recherches de l’agro-écologie.
Non, Madame Lagarde, la croissance agricole et la durabilité ne sont pas conciliables. Les nappes phréatiques sont vides, les sols sont morts, les cours d’eau sont pollués, les pollinisateurs ont été éradiqués, l’atmosphère de la capitale est viciée par les pesticides et l’agriculture toxique est en partie responsable du réchauffement climatique puisqu'elle libère du CO2.
Nous comprenons fort bien votre souhait “de restaurer le prestige des agriculteurs” car il a, en effet, beaucoup souffert de par les terribles dégâts provoqués par l’agriculture toxique depuis un demi-siècle. Nous comprenons beaucoup moins votre souhait pour l’agriculture “d’achever de se réconcilier avec la société”. Pensez-vous sincèrement qu’elle ait déjà commencé à se réconcilier? Et qu'a-t-elle donc, d'ailleurs, à se faire pardonner?
L’Agriculture Biologique ne représente qu'à peine 2 % de la surface agricole tandis que l’agriculture toxique continue d’imposer ses chimères génétiques (refusées par le peuple Français) dont un maïs de Monsanto strictement interdit par les experts de sept pays Européens en raison du danger qu’il représente pour la santé humaine.
Non, Madame Lagarde, vous ne pouvez pas parler de sécurité alimentaire alors que le scandale des pesticides est en train d’éclater au grand jour. L’agriculture toxique produit des aliments-poisons générateurs d’allergies, de cancers et autres maladies de dégénérescence.
Nous dénonçons, tout d'abord, le scandale des nécro-carburants qui vont générer une insécurité alimentaire sur toute la planète tout en intensifiant les pollutions environnementales dues à l’agriculture productiviste.
Nous dénonçons la campagne d’intoxication de l’association Farre qui, en partenariat avec le GNIS, et autres entreprises du secteur, vient d’adopter le slogan mensonger “Avec l’agriculture raisonnée, semons la biodiversité”. L’association Farre, avec moins de mille adhérents dont une partie seulement sont des agriculteurs, doit représenter à peine 0,1% des agriculteurs Français! Elle a été créée en 1993 par l’UIPP, l’Union des Industriels de la Protection des Plantes (en fait, les Promoteurs de Pesticides). L’agriculture raisonnée dissémine des pesticides et non de la biodiversité.
Soit dit en passant, c’est Kokopelli qui sème de la biodiversité en France et c’est pour cela que nous sommes conviés devant les tribunaux de la République!
L'association Farre n'est qu'une farce et façade de l'UIPP dont le directeur, Jean-Charles Bocquet, vient de déclarer dans un éditorial récent qu'il ne pouvait pas imaginer un monde sans pesticides. On se l'imagine bien puisque l'UIPP regroupe tous les grands noms de l'agro-chimie: Monsanto, Syngenta, Bayer, BASF, Du Pont de Nemours, Dow Agrosciences, Cheminova, etc. Selon Mr. Bocquet, grâce aux pesticides, le 20 ème siècle a été un siècle sans famines. Vraiment? 36 000 personnes qui meurent de faim tous les jours, cela finit par faire des centaines de millions de citoyens planétaires qui trépassent avant l'âge. Mr. Bocquet faisait-il sans doute référence à des famines “occidentales”.
Si nous faisons le bilan de l'agriculture Française, nous avons 1,5 % d'agriculture biologique, 0,1% d'agriculture “raisonnée” et 98% d'agriculture “irraisonnée”. Et l'agriculture irraisonnée semble bien stable, quant à ses pratiques, puisque les derniers chiffres de ventes de pesticides dont nous disposons (pour l'année 2005) témoignent d'une augmentation d'environ 5%.
Nous avons donc d'une part l'UIPP qui ne peut pas imaginer un monde sans pesticides et d'autre part la FAO qui affirme que l'agriculture biologique peut nourrir toute la planète sans détruire l'intégrité des écosystèmes. Qui croire? Les vendeurs de poisons ou les experts agricoles des Nations Unies?
Il n'y a qu'une “rupture” écologique possible, c'est la promotion de l'Agriculture Biologique. Mais la vraie, pas celle que la Commission Européenne est en train de nous proposer sous la pression des lobbies avec des cahiers de charge qui seraient plutôt des cahiers de “décharge”: une pincée de pesticides par-ci, un peu de contamination génétique par-là, et une poignée d'intrants issus de cultures transgéniques...
Quant au Grenelle de l’Environnement, s'il est à la hauteur des ambitions actuelles du ministère de l'Agriculture, en matière de protection de l'environnement et des citoyens, mieux vaut sans doute rester chez soi et cultiver son jardin. Il ne serait, d'ailleurs, pas étonnant de voir les multinationales de l’agro-chimie s’inviter à la table. Ne prétendent-elles pas travailler avec “les sciences de la vie”? On peut déjà s’imaginer de beaux slogans durables “Pour lutter contre le réchauffement climatique, semez des chimères génétiques”.
Et si nous proposions un contre-forum? Nous pourrions l’appeler “Négrelle de l’Environnement” et nous pourrions y inviter tous les opprimés de la mondialisation: les esclaves des plantations de canne à sucre au Brésil qui font de l’éthanol pour les automobiles de France, les esclaves immigrés dans les serres de légumes du sud de l'Espagne, les paysans Colombiens pourchassés par les milices qui implantent des palmiers à huile pour le diesel végétal des voitures des nantis, les paysans Mexicains pour lesquels le prix de la tortilla a augmenté de 160 % suite au boom de l'éthanol aux USA, les paysans Indonésiens torturés auxquels on vole les terres et les forêts pour implanter des monocultures, les paysans Argentins chassés de leurs terres par la folie du soja pour engraisser les vaches des occidentaux, les paysans Africains ruinés par le dumping des cultures subventionnées par l’Europe, les paysans Paraguayens brûlés par le paraquat de Syngenta épandu par avion avant le semis direct de soja transgénique, les paysans Français atteints de la maladie de Parkinson suite à l’exposition aux pesticides, les paysans Indiens qui se suicident par dizaines de milliers ruinés par le coton transgénique de Monsanto, les paysans d'Amérique centrale qui meurent, dans les bananeraies, du Nemagon de Dow Agrosciences et les petits garçons Argentins de 10 ans qui courent avec des drapeaux rouges sous les avions qui épandent le RoundUp de Monsanto sur les champs de soja transgénique pour que le précieux glyphosate ne manque pas sa cible ....
Tout cela, non pas pour se complaire dans la douleur. Mais pour répéter et prouver que l'agriculture moderne occidentale tue et pour affirmer que demain, tout est possible.
Même un monde sans pesticides.
Dominique Guillet. Le 7 juin 2007.
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Association Kokopelli " Pour la Libération de la Semence et de l’Humus"
P.I.S.T Oasis, 131 Impasse des palmiers 30319 Alès Cedex Tél : 04 66 30 64 91 / 04 66 30 00 55 Fax : 04 66 30 61 21 E mail : semences@kokopelli.asso.fr Site Internet : www.kokopelli.asso.fr | | June 03
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WILL'O se passe sur MYSPACE
SALUT SALUT WILL'O se passe sur myspace grâce au bassiste qui dan sun coup de rein enfantat un jolie petit truc ... seul hic ... il y des groupes qui se nomment ainsi ... bon on verra la suite ... en tout cas vous pouvez aller sur le myspace pour y lire des textes écouter des chansons et voir un live de l'année dernière histoire de commencer à diffuser réellement ce que nous faisons. Je vous laisse l'adresse ?
apres une intro pareil cela ne serait pas logique ... mais dans notre monde fou la logique est bien amenuisée ...
voilà et si vous voulez m'en dire des nouvelles ... en espérant des critiques qui font avancées ... mais rien qu'un coucou c'est déjà beaucoup alors allez faites tourner, que le vent nous porte ...
Merci
Musical:
Poèsie:
Voilà en espérant que cela vous plaise et que cela ouvre d'autres portes ...
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