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29 May
Mis à Jour le : 27 mai 2008 14:02
L’océan s’acidifie le long des côtes américaines
27 mai 2008
Une étude scientifique récente montre une acidification importante due au CO2 des eaux baignant la côte ouest du continent américain. « L’acidification des océans pourrait avoir une incidence sérieuse sur la vie marine du plateau continental dès maintenant, » avertissent les auteurs de l’étude. Les modèles climatiques prédisaient que ce phénomène ne serait pas observé avant la fin du siècle.
Sandi Doughton, Seattle Times, 25 mai 2008
Une équipe scientifique dirigée par des chercheurs de Seattle a été stupéfaite de découvrir que de vastes étendues d’eau de mer acidifiée sont déjà présentes le long de la côte Pacifique des USA en raison des émissions de gaz à effet de serre qui bouleversent l’équilibre chimique des océans.
Les modèles climatiques prédisaient que ce phénomène ne serait pas observé avant la fin du siècle.
Les mesures effectuées par les scientifiques sur le littoral, de l’île de Vancouver à la pointe de Baja en Californie, ont été publiées jeudi dans le journal en ligne Science Express. Elles apportent pour la première fois la preuve que les eaux acidifiées ont atteint le plateau continental où vivent la plupart des espèces maritimes.
Au nord de la Californie, l’eau chargée en acide n’était distante que de quatre milles marins de la côte [1].
« Ce que nous avons trouvé ... est vraiment étonnant », déclare l’océanographe Richard Feely, qui appartient au Pacific Marine Environmental Laboratory de Seattle, relevant de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). « Cela signifie que l’acidification des océans pourrait avoir une incidence sérieuse sur la vie marine du plateau continental dès maintenant. »
Tout au long de la côte, les scientifiques ont détecté des régions où l’eau était assez acide pour dissoudre les coquilles de palourdes et les squelettes des coraux et d’un grand nombre de minuscules créatures qui sont à la base de la chaîne alimentaire marine. L’eau acide peut également tuer les œufs de poissons et un large éventail de larves marines.
« Tout les écosystèmes marins sont susceptibles d’être affectés », déclare le co-auteur de l’étude, Debby Ianson, un océanographe canadien de Fisheries and Oceans.
Bien qu’il n’ait pas reçu autant d’attention que le réchauffement de la planète, l’acidification des océans est un autre aspect du même phénomène. L’augmentation de la concentration dans l’atmosphère du dioxyde de carbone émis par les centrales électriques, les usines et les véhicules qui provoque le réchauffement climatique est également responsable de l’augmentation de l’acidité des océans.
Normalement, l’eau de mer est légèrement alcaline. Lorsque le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère se dissout dans l’eau, il forme de l’acide carbonique. Ce processus prive également l’eau de carbonate, un ingrédient clé dans la formation du carbonate de calcium présent dans les coquilles des animaux marins.
M. Feely estime que depuis la révolution industrielle, lorsque l’homme a commencé à émettre des quantités massives de dioxyde de carbone, les océans ont absorbé 525 milliards de tonnes provenant des gaz à effet de serre d’origine humaine, soit environ un tiers du total répandu dans l’atmosphère au cours de cette période.
En capturant une partie de ces émissions de dioxyde de carbone, les océans ont modéré l’élévation de la température due au réchauffement de la planète. Mais ce rôle a un prix : une augmentation de plus de 30% de leur acidité.
L’eau acidifiée ne constitue pas une menace directe pour l’homme. « Nous ne parlons pas ici d’acide de batterie », précise le co-auteur Burke Hales, un océanographe de l’Oregon State University.
Sur l’échelle pH, qui mesure l’acidité, les matières fortement alcalines telles que les produits de nettoyage de four ont une valeur avoisinant 13. L’Acide chlorhydrique a un pH de 1. L’eau de mer se situe en général autour de 8,1. L’eau plus acide, que les scientifiques trouvent au large de la côte du Pacifique a une valeur de 7,6 sur l’échelle de pH. Cette différence peut sembler faible, mais elle représente un triplement de l’acidité, indique M. Hales.
Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que les eaux les plus acidifiées restaient confinées au fond des océans, car l’eau froide qui contient plus de dioxyde de carbone s’enfonce. Les eaux des profondeurs sont aussi naturellement riches en dioxyde de carbone, qui est un sous-produit de la désintégration du plancton.
M. Feely et son collègue de la NOAA Christopher Sabine avaient déjà constaté que les zones d’eau acidifiée s’étendent et se rapprochent de plus en plus de la surface depuis que les océans absorbent plus de carbone en raison de l’activité humaine.
Lors des recherches effectuées sur la côte du Pacifique l’année dernière, une équipe composée notamment de MM. Feely et Sabine avait découvert que les remontées d’eau se produisant le long de la côte Ouest au printemps et au début de l’été transportent l’eau acide sur le plateau continental.
« Je pense que c’est une alerte rouge pour nous, parce c’est juste à notre porte, sur la côte Ouest », avertit Victoria Fabry, une spécialiste de la biologie marine de la California State University San Marcos. « Cela nous indique que nous avons vraiment besoin de plus de surveillance pour savoir ce qui se passe. »
Le climatologue Ken Caldeira, de la Carnegie Institution de l’Université de Stanford, constate que ces nouvelles observations soulignent les limites des modèles informatiques.
« C’est un autre exemple où ce qui se passe dans le monde naturel semble se dérouler beaucoup plus vite que ce que nos modèles climatiques prévoyaient ».
Et les scientifiques mettent en garde : le pire est à venir.
Un réseau de courants marins transporte l’eau des océans dans le monde entier. Les remontées d’eau acide apparaissant le long des côte aujourd’hui ont été en contact avec l’atmosphère il y a environ 50 ans, lorsque les niveaux de dioxyde de carbone étaient beaucoup plus faibles qu’ils ne le sont actuellement. Cela signifie que l’eau qui remontera des profondeurs au cours des prochaines décennies aura absorbé plus de dioxyde de carbone et sera encore plus acide.
« Nous avons l’équivalent de 50 ans d’eau de mer qui a déjà quitté la « station » et se dirige vers nous », juge M. Hales. « Chaque année va être un peu plus corrosive que la précédente. »
Sur le web 19 May
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| Lettre d'information du MDRGF
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Insecticide Cruiser : L'Allemagne suspend son autorisation au nom du principe de précaution !
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| Communiqué du MDRGF
Alors que la France a donné une Autorisation de Mise sur le Marché au Cruiser en début d’année suite à une demande de la société Syngenta dans le cadre d'une procédure de reconnaissance mutuelle avec l’Allemagne , l’Allemagne vient de décider le 15 mai dernier la suspension de l’autorisation de cet insecticide !
En Allemagne, le Bureau Fédéral pour le protection des consommateurs et la sécurité alimentaire (BVL) a décidé le 15 mai dernier (1)d’ordonner la suspension de l’autorisation des produits pesticides d’enrobage de semences suivants : Cruiser 350 FS, Cruiser OSR Et aussi : Antarc, Chinook, Elado, Faibel, Mesurol liquide, et le Poncho.
Pourquoi cette décision ? Cette décision a été prise après un examen attentif des faits concernant les dommages importants sur les abeilles dans les régions du sud ouest de l’Allemagne. Pour le BVL il était nécessaire d’étudier une éventuelle relation entre les empoisonnements d’abeilles signalés et l’utilisation de semences enrobées de pesticides systémiques. L’étude réalisée a révélé que le semis avec certains semoirs pneumatiques conduisait à une exposition des abeilles supérieures à celle originellement modélisée durant le processus d’homologation. La sécurité de l’utilisateur et les techniques de semis devront être également révisées d’après le BVL.
Application du principe de précaution. A cause de ces découvertes, pour éviter de nouveaux dégâts sur les abeilles et afin de clarifier définitivement les causes de ces dégâts, le BVL a ordonné, pour des raisons de précautions, une suspension de l’homologation et de l’usage de ces produits jusqu’à nouvel ordre.
Retour sur le cas français. Pour rappel l’AFSSA a rendu en novembre 2007 un avis conduisant à l’homologation du Cruiser sur maïs en se basant sur des chiffres fournis par le fabricant (Syngenta) aux autorités allemandes et européennes, ainsi que sur des données complémentaires françaises. Cette avis faisait suite à une demande de la société Syngenta d'autorisation de mise sur le marché dans le cadre d'une procédure de reconnaissance mutuelle avec l’Allemagne, qui avait déjà homologué cet insecticide. Aujourd’hui, les autorités allemandes font machine arrière et, au nom du principe de précaution, retire l’autorisation à ce Cruiser.
Le MDRGF demande au gouvernement français de tirer les conclusions de cette décision allemande et de retirer à son tour l’autorisation de mise sur le marché français du Cruiser.
« Nous avions prévenu le Ministère de l’Agriculture dès le début 2008 que le Cruiser présenterait des risques inacceptables pour les abeilles. » déclare François Veillerette, Président du MDRGF. « Aujourd’hui, Michel Barnier doit tirer les leçons de la situation allemande qui montre une sous estimation du risque pour les abeilles et retirer immédiatement l’homologation du Cruiser en France. » ajoute t’il.
(1) : lire le communiqué du BVL en allemand à la page : http://www.bvl.bund.de/cln_007/nn_491652/DE/08__PresseInfothek/01__InfosFuerPresse/01__PI__und__HGI/PSM/2008/PIZulassungRuhen.html | 17 May
Quelques Précisions et des Références souhaitées
Suite à notre dernier communiqué intitulé "La Vraie France et les Fausses Institutions de contrôle de la semence", nous souhaitons apporter quelques précisions et quelques références.
Tout d'abord, il est clair que l'argumentation fondée sur la vraie France et les fausses institutions participe strictement du second degré. Cette expression est de Mr. Sarkozy et nous ne la reprenons pas à notre compte. De toutes manières, la France qui a sévi lors de la mise en place des institutions que nous dénonçons entre 1939 et 1945 est encore bien présente de nos jours: il suffit d'ouvrir les yeux sur bon nombre de pratiques totalitaires actuelles. Cet état de fait dépasse de loin les limites de ce pays: ce sont tous les peuples de la planète qui ont été pris en otages par une petite bande d'entreprises criminelles qui ont établi un système pernicieux de terrorisme alimentaire.
Nous remercions tous ceux qui ont commencé à faire circuler notre argumentation au sein de leurs propres réseaux. Quelques personnes nous ont demandé quelle était la finalité de faire allusion au régime Pétainiste.
Pensons-nous vraiment que nos petits enfants, en 2050, (si tant est qu'une partie de l'humanité survive aux bouleversements climatiques, à la désertification, à la pénurie en eau, au manque de nourriture, etc...) ne vont pas analyser leur situation d'alors en termes de la négligence de leurs grand-parents qui leur auront légué une planète-poubelle?
Un grand nombre d'institutions qui contrôlent ce pays sont issus de la mouvance Pétainiste. Il faut en prendre acte et en tirer les leçons. L'agro-industrie est issue de l'effort de guerre: les fertilisants des bombes et les pesticides des gaz moutarde; la "restructuration" de notre agriculture moderne est la conséquence directe du génocide des paysanneries franco-allemande durant la première guerre mondiale. (Voir les excellents travaux de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherche INRA, à ce sujet). La chasse actuelle aux médecines alternatives est fortement réminiscente de la chasse aux sorcières en Europe au cours de laquelle des centaines de milliers de femmes ont été brûlées sur les bûchers de l'Inquisition parce qu'elles étaient tout simplement des sages-femmes et des guérisseuses utilisant des plantes médicinales alors interdites par les autorités ecclésiastiques de l'époque.
Nous voyons difficilement pourquoi nous ferions l'économie d'une telle analyse juste parce que l'histoire officielle (toujours écrite par les vainqueurs) n'y fait pas référence. Vu l'état de délabrement écologique de cette planète depuis que la société occidentale a propagé sa techno-culture, il nous paraîtrait même indispensable d'analyser les diverses théologies de l'annihilation qui prévalent depuis 2000 ans. Cela dépasse le cadre de ce communiqué et nous ne voudrions pas effaroucher encore plus certaines âmes sensibles! Pour ceux que ce sujet intéresse, un certain nombre d'essais sont présentés sur le site personnel de Dominique Guillet qui n'engagent que lui.
Quelques personnes, suite à notre communiqué, nous ont demandé des références. En voici une liste qui n'est pas exhaustive mais nous ne souhaitons pas assommer, ou déprimer, le lecteur avec une pléthore de liens ou d'études. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir!!!
L'Association Kokopelli décline entière responsabilité pour tout dommage collatéral provoqué par la lecture des articles suivants ou la consultation de sites internet mentionnés strictement à titre convivial. Les personnes sujettes à la dépression sont conviées à aller directement vers la fin de cet article pour des pointes euphorisantes et humoristiques!
- Sur les pleurnicheries hypocrites de l'ONU qui "cherche" désespérement un demi-milliard de dollars pour gérer la crise alimentaire qui frappe des dizaines de pays en émeutes de la faim: voir tous les articles sur le net qui décrivent "l'injection" de centaines de milliards de dollars depuis l'été 2007 pour que le système boursier point ne s'écroule ou les articles analysant les dépenses militaires annuelles des pays Occidentaux (hors guerre Irak), à savoir 1100 milliards de dollars. A la louche, la charité que demande l'ONU pour pallier à la crise alimentaire représente 1/4000 ème de l'effort de sauvetage boursier et des dépenses militaires de routine! Sans plaisanter.
- Sur l'affirmation de la FAO selon laquelle l'agriculture bio pourrait nourrir toute la planète sans nuire à l'environnement: article de Dominique Guillet "Agriculture biologique et lutte contre les perturbations climatiques".
- Sur les processus inexorables qui ont permis aux hybrides F1 et aux OGMs d'occuper tout le terrain: article de Jean-Pierre Berlan dans l'ouvrage de Dominique Guillet "Semences de Kokopelli" "Brève Histoire de la sélection: des origines aux biotechnologies"
- Sur l'interdiction scandaleuse du Stevia rebaudiana, plante sucrante utilisée depuis des milliers d'années: voir les poursuites judiciaires acharnées contre la société Guayapi Tropical qui continue néanmoins courageusement de le distribuer.
- Sur les processus d'érosion génétique, résultat direct des institutions Pétainistes, de la création de l'UPOV et de la création d'un catalogue national: article de Dominique Guillet "Le Catalogue National: une nuisance agricole de plus?"
- Sur la complicité de l'INRA et des administrations dans le scandale des pesticides: ouvrage de Nicolino et Veillerette "Pesticides: révélations sur un scandale Français".
- Sur la dénonciation des pesticides, film de Jean-Paul Jaud, célèbre réalisateur des grands directs sur Canal+ "Nos enfants nous accuseront".
- Sur le "fonctionnement" de Monsanto: ouvrage de Marie-Monique Robin "Le monde selon Monsanto", ainsi que le film d'Arte.
- Sur les délires de l'agriculture productiviste: les films "Notre Pain quotidien" et "Le marché de la faim".
- Sur les OGMs, le film de Deborah Garcia "The future of food: la nourriture peut-elle nuire à votre santé?"
- Sur les OGMs: les articles de Jean-Pierre Berlan.
- Sur la désertification totale d'ici 2050: article de Dominique Guillet "Planète Terre-Planète Désert?"
- Pour ceux qui ont le coeur bien accroché: "2050 : Sauve qui peut la terre", un livre de Michel Tarrier
- Sur l'arnaque du non-labour et la situation pitoyable des sols brûlés par la chimie: article de Dominique Guillet "Le non-labour dans les sillons de l'agro-chimie"
- Sur les plantes médicinales en danger: un article de Simples.
- Sur les méfaits de Syngenta et en particulier les méfaits du paraquat: le site la Déclaration de Berne.
- Sur la France poubelle agricole génératrice de cancers et de mutations: le site et les excellents ouvrages du Professeur Dominique Belpomme.
- Sur les Antilles polluées au chlordécone : le rapport Belpomme présenté sur un grand nombre de sites internet.
- Sur les pesticides et les malformations génitales, toutes les études du Professeur Sultan.
- Sur l'arnaque des nécro-carburants qui vont affamer la planète: article de Dominique Guillet "Mettez du sang dans votre moteur: la tragédie des nécro-carburants" et l'ouvrage de Fabrice Nicolino: "La faim, la bagnole, le blé et nous."
- Sur les responsabilités de Bayer et de Basf sur l'éradication des abeilles: article de Dominique Guillet "Requiem pour nos abeilles", 21 pages dont 4 pages de références!
- Sur la souveraineté alimentaire: article de Pierre Rabhi "Du droit et du devoir des peuples à se nourrir eux-mêmes".
- Sur les méfaits des multinationales de la semences et de l'agro-chimie en Amérique Latine, un site internet incontournable en Espagnol "Ecoportal".
- Sur la confiscation du vivant sous toutes ses coutures, le site de GRAIN à Barcelone, en Français, Espagnol et en Anglais.
- Sur les pratiques des milices de Syngenta au Paraguay et au Brésil: "OGM, violence: Syngenta sur la sellette" un article du Courrier de Genève.
- Sur les taux "officiels" de pollution des eaux de surface et des nappes phréatiques par 240 polluants, voir les études de l'IFEN. (tout en sachant que la situation est peut-être encore pire).
- Pour les taux de résidus de pesticides dans les vins 5800 fois supérieurs à ceux de l'eau ( ce qui n'est pas peu dire): article d'Univers Nature.
- Sur la nouvelle loi Canadienne C- 51 qui met en dangers les produits naturels: voir articles sur le net.
- Sur les scandales de santé publique, nombreux articles sur le net dont ceux de Liberté Thérapeutique. ou le site de Michel Dogna, etc....
- Nous allions oublier l'interdiction d'une plante médicinale utilisée depuis 12 000 années par de très nombreux peuples de la planète: le cannabis!! On reproche surtout à cette plante son grand manque d'efficacité: elle ne tue pas, elle n'estropie pas, elle ne génère pas de lésions, contrairement au tabac, à l'alcool, aux remèdes de synthèse, et aux pesticides. Donc, une très mauvaise plante au regard du contrôle de la démographie galopante et au regard de la promotion des industries juteuses de la "santé publique".
Mais comme le dirait la célèbre humoriste Anne Roumanoff : "on ne nous dit pas tout".
Dominique Guillet
PS: dans la série "asperges et poireaux", nous allions même oublier de nous citer: l'Association Kokopelli est harcelée depuis des années pour distribution de variétés de légumes non répertoriés dans le catalogue national. Un crime de lèse-multinationale!
PPS: Pour une petite note finale d'humour: le cannabis est une plante strictement prohibée aux USA. Néanmoins, sa culture y atteint des proportions gigantesques: annuellement, plus de 15 000 tonnes qui représentent une valeur marchande supérieure aux valeurs cumulées de toute la production de blé et de maïs des USA, ce qui n'est pas des bagatelles. Selon les analystes, cela représente un chiffre d'affaire de 113 milliards de dollars et une perte de 42 milliards de dollars de taxes chaque année. On vit une époque formidable.
11 May Le ''docteur'' nature en danger Stephen Leahy* LE CAP, Afrique du Sud, 7 mai (Tierramérica) - ''Lorsque nous nuisons à la nature, nous nuisons à nous-mêmes'', déclare Aaron Bernstein, un médecin à 'Harvard Medical School' et l'un des auteurs du livre qui vient de paraître ''Maintenir la vie : comment la santé de l'homme dépend de la biodiversité''. ''Peu de personnes comprennent que notre santé est directement liée à la santé du monde naturel'', a indiqué Bernstein à Tierramérica. Bernstein et un collègue de Harvard, Eric Chivian, ont écrit et publié des articles de plus de 100 principaux scientifiques dans leur nouveau livre, lancé le 28 avril par 'Oxford University Press' et disponible en mai. Ecrit pour un grand public, ''Maintenir la vie'' se fonde sur les preuves scientifiques les plus récentes pour présenter des arguments convaincants selon lesquels l'actuelle crise d'extinction, avec des espèces qui disparaissent chaque jour, constitue une grave menace pour l'humanité, équivalente, sinon plus grande, que le changement climatique. Des produits pharmaceutiques, la recherche biomédicale, l'émergence et la propagation de maladies infectieuses, et la production alimentaire, à la fois sur terre et dans les océans, dépendent de la biodiversité -- la riche variété de vies sur notre planète. Le livre présente sept groupes d'espèces en voie de disparition, y compris des requins, des ours, des primates et des amphibies qui sont ou ont le potentiel de posséder ''une grande valeur pour la médecine et la science''. Au nombre de ces espèces, figurent des escargots coniques, une espèce tropicale dont le venin contient des dizaines de milliers de produits chimiques appelés peptides, de petites chaînes d'acides aminés. Ces peptides seuls sont des sondes moléculaires extrêmement puissantes et utilisées dans la recherche médicale. ''Nous avons beaucoup appris sur la manière dont notre cerveau fonctionne en utilisant des peptides d'escargots coniques'', a dit Bernstein. La première découverte capitale nouvelle dans la médication des douleurs pendant des années vient également des escargots coniques. Trente-trois pour cent des malades du cancer et du VIH (virus de l'immunodéficience humaine) en phase terminale, pour lesquels les plus puissants opiats étaient inefficaces, ne ressentent plus maintenant de douleurs grâce un peptide qui bloque les douleurs, lequel provient du venin des escargots coniques. Plusieurs autres peptides d'escargots coniques interviennent dans des examens cliniques pour traiter des douleurs diabétiques, parmi d’autres aliments, et donnent de grandes espérances, déclare Bernstein. Les escargots coniques vivent seulement dans des récifs coralliens et au moins entre un tiers et la moitié de tous les récifs risquent de mourir à cause d'une combinaison de maladie, de pollution et de changement climatique. Des crabes fer à cheval ont déjà fourni la base pour détecter la contamination dans des médicaments injectables. Ils sont également importants dans la compréhension de la vision humaine, dit-il. Mais avec seulement un habitat restreint et la nécessité de pondre leurs œufs sur des plages, ils sont exposés à la pollution et aux perturbations humaines. Les amphibies constituent la source de nouveaux traitements de l'hypertension et probablement de nouveaux antalgiques, et peuvent empêcher des bactéries d'acquérir la résistance aux antibiotiques -- une sérieuse inquiétude à travers le monde. Toutefois, des amphibies sont les plus menacés de tous les groupes d'organismes sur la planète, avec presque un tiers de quelque 6.000 espèces connues en voie de disparition, et plus de 120 qui auraient déjà disparu au cours de ces quelques dernières années. Les médicaments ne constituent qu'une petite partie du rôle que la biodiversité joue dans le bien-être de l'homme. Sans des insectes bénéfiques, ''la plupart des écosystèmes terrestres du monde s'effondreraient et une bonne partie de l'humanité périrait avec eux'', écrit dans la préface du livre Edward O. Wilson, le célèbre expert mondial de Harvard en biodiversité. Wilson indique également qu'on peut trouver quatre millions d'espèces bactériennes dans une tonne de sol fertile et que la plupart des cellules de nos corps ''ne sont pas humaines mais bactériennes : 700 espèces vivent dans nos bouches seules''. Des scientifiques estiment qu'il existe entre trois et 30 millions d'espèces de plantes, d'animaux, de champignons, de bactéries et ainsi de suite, mais seules 1,4 million ont été identifiées jusqu'ici. Jusqu'à 30 pour cent de toutes les espèces vivant sur la terre pourraient disparaître d'ici à 2050 à cause des activités humaines non viables -- principalement la déforestation, la perte de l'habitat et le changement climatique -- selon l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire de 2006, un effort de recherche international de quatre ans sans précédent. ''Cela pourrait autant être l'extinction de la moitié de toutes les espèces d'ici à 2050'', affirme Stuart Pimm, un écologiste de la conservation à l'Université de Duke, en Caroline du nord, et un collaborateur à la rédaction du livre. Tandis que les humains pourraient s'adapter au changement climatique, le monde naturel ne peut pas s'adapter au changement rapide. Et il est peu probable que nous puissions remplacer les services que la nature nous rend. ''La majorité des gens ne sont pas conscients de ce danger'', a déclaré Pimm à Tierramérica. Toutefois, les solutions du changement climatique devraient préserver et augmenter la biodiversité, et non lui faire du mal. A l'instar de plusieurs régions du monde, notamment l'Amérique latine, on a débarrassé de grandes régions de la côte-est d'Afrique du Sud de leur végétation indigène pour planter des arbres d'eucalyptus qui ne sont pas indigènes. Bien que ces arbres absorberont du carbone de l'atmosphère, aidant à combattre le changement climatique, la perte de l'écosystème indigène est d'une conséquence bien plus grande. ''Nous devons planter des dizaines de millions d'arbres, mais ils devraient être des espèces indigènes pour qu'ils augmentent la biodiversité'', a-t-il souligné. Défricher la forêt pour le biocarburant est une autre mauvaise solution au changement climatique. Des pays doivent être payés pour arrêter la déforestation, a indiqué Pimm. ''Conscients de la crise, des gens veulent prendre des mesures, mais ne savent pas quoi faire'', a-t-il ajouté. Le livre contient un chapitre sur des mesures possibles, notamment une liste des ''10 premières''. Les trois premières : utiliser le transport public ou la moto ou marcher pour aller au travail une fois par semaine; acheter des aliments organiques locaux ou cultiver les vôtres; manger des fruits de mer durables, ce qui signifie pas de crevette, ou de saumon d'élevage. La plupart de ces recommandations sont destinées à réduire les émissions de carbone, mais utiliser simplement des espèces indigènes dans des jardins et réduire l'utilisation de l'eau constituent d'importantes mesures de préservation de la biodiversité, affirme Bernstein. ''Nous avons également besoin de politiques gouvernementales qui encouragent la protection des systèmes naturels à l'aide de mesures incitatives; beaucoup font le contraire actuellement'', a-t-il dit. Enfin, nous avons besoin d'une nouvelle culture qui valorise, aime et protège la biodiversité, a déclaré l'auteur. Une telle culture existe lorsqu'il s'agit de notre santé –- maintenant, nous devons comprendre qu'elle est directement liée à la santé du monde naturel. (* Publié au départ par des journaux d'Amérique latine qui font partie du réseau Tierramérica. Tierramérica est une agence de presse spécialisée créée par IPS avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme des Nations Unies pour l'environnement). (FIN/2008) http://ipsinternational.org:80/fr/_note.asp?idnews=4062________________________________ La FAO reconnait des risques élevés liés aux flux de transgènes par Eric MEUNIER, juillet 2007 L’Organisation des Nations unies à l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) s’est interrogée sur les risques liés aux flux de transgènes. Elle a chargé le Pr. Jack Heinemann, du Centre de Recherche Intégrée en Biosécurité de l’Université de Canterbury en Nouvelle-Zélande, d’une étude sur le sujet. Dans un article récemment publié [1], ce dernier conclut que le flux de transgènes est un évènement à forte probabilité d’occurrence, même si chaque évènement transgénique nécessite d’être analysé au cas par cas du fait des différents transgènes développés, des plantes modifiées génétiquement et des environnements dans lesquels ces plantes sont introduites. Les risques liés au flux de transgènes concernent : le développement de nouvelles plantes adventices qui compliquerait le travail des agriculteurs ; les effets sur la biodiversité agricole avec une perte des caractéristiques des plantes mises en culture, à cause des flux de gènes non désirés, ces derniers créant de l’hétérogénéité parmi les caractéristiques conservées. Les efforts effectués pour conserver la pureté des variétés pourraient être ruinés ; les effets sur la biodiversité sauvage, avec une possible réduction du nombre d’espèces aux échelles locales et nationales, certains gènes et certaines plantes d’une même variété risquant d’être remplacés respectivement par des transgènes et PGM. Ces deux phénomènes pourraient provoquer une perte de biodiversité du pool de gènes disponibles. Dans cette biodiversité sauvage doit également être considérée la biodiversité animale, qui pourrait être affectée par l’expression de composants végétaux qui ont une toxicité directe, une allergénicité ou des caractéristiques anti-nutritionnelles chez les herbivores. La perte de sources alimentaires secondaires comme des insectes ou autres animaux peut également résulter en une perte de biodiversité animale ; les risques pour la santé humaine et animale que posent les cultures de PGM utilisées pour produire des médicaments ou des produits chimiques, notamment dans le cas où, du fait des flux de transgènes, une plante se met à produire un vaccin alors même que l’expression de ce dernier n’a été évaluée sanitairement que dans la PGM initiale. [1] ftp://ftp.fao.org/ag/cgrfa/bsp/bsp3... http://www.infogm.org:80/spip.php?article3551Une nouvelle bonne raison d’adhérer à Terre sacrée ou de faire un don : A partir du 9 mai 2008, 30% de votre adhésion ou don est reversé chaque année aux 7 associations suivantes réputées pour leur grande efficacité chacune dans leur domaine : Alliance pour la planète, Greenpeace, Protection Mondiale des Animaux de Ferme, One Voice, Les Amis de la Terre, Sortir du nucléaire et Les Restaurants du Coeur. Ainsi vous participez par exemple directement à la protection des forêts tropicales et des espèces qui les peuplent, à la lutte contre le tout nucléaire, les OGM et les « bio »carburants, à l’amélioration des conditions de vie des animaux d’élevage… et des humains les plus pauvres. Bulletin d’adhesion imprimable à renvoyer avec votre chèque ou paiement sécurisé par carte bancaire http://terresacree.org/adhesion.htm Et vous que pensez-vous de cette idée? 06 May
Une île d'immondices plus vaste que le Texas dérive dans l'Océan Pacifique La Pravda, le 23 octobre 2007 Une énorme île d'ordures plus grande que le Texas flotte dans l'Océan Pacifique, à mi-chemin entre San Francisco et Hawaii. [Il ne faut pas s'affoler, avec ses 692.402 Km2, le Texas est juste un peu plus grand que la France, NDT] La California Coastal Commission de San Francisco, a dit que la soi-disant Grande Nappe d'Ordures du Pacifique (GPGP) grossit rapidement depuis les années 50. La gigantesque ratatouille d'ordures, qui se compose de 80% de matières plastiques et pèse environ 3,5 millions de tonnes, disent les océanographes, flotte là où il est rare que les gens voyagent, dans le no man's land entre San Francisco et Hawaii. Marcus Eriksen, directeur de recherche et d'éducation à la Algalita Marine Research Foundation de Long Beach, a déclaré que son groupe surveillait la GPGP depuis 10 ans [en cachette sans doute car on n'en avait pas entendu parler, NDT]. « Avec les vents qui soufflent et les courants qui s'enroulent en cercle, c'est le milieu idéal pour piéger [les ordures], » a dit Eriksen. « Il n'y a rien que nous puissions faire maintenant, à l'exception de ne pas faire plus de mal. » La nappe a grossi de plus en plus, avec les débris des océans du monde entier [comment est-ce possible ? C'est pas Rome pourtant ! C'est le trou du cou du monde entre Hawaii et San Francisco ou quoi ? NDT], de dix fois tous les dix ans depuis les années 50, a déclaré Chris Parry, chef de programme d'éducation du public de la California Coastal Commission de San Francisco. Les modèles actuels de l'océan peuvent garder les épaves flottantes planquées dans une partie du monde, là où personne ne les verra jamais, mais leur majorité est générée à terre, selon un rapport de l'an dernier de Greenpeace intitulé « Les débris de plastique dans les océans du monde. » Le rapport révélait que 80% des ordures dans les océans étaient originaires de la terre. Alors que les navires laissent parfois tomber des chargements de chaussures ou de gants de hockey dans les eaux (quelquefois exprès et illégalement), la grande majorité des ordures en mer a entamé son voyage comme ordure à terre. C'est pourquoi faire un marécage potentiellement toxique comme la nappe d'ordures est entièrement évitables, a dit Parry. « À ce stade, son nettoyage n'est pas une option, » a déclaré Parry. « Il s'agit juste de dépasser notre dépendance prolongée aux plastiques. ... La solution à long terme est d'arrêter de produire autant de produits en plastique chez nous et de changer nos habitudes de consommation. » Parry a dit qu'utiliser des sacs d'épicerie en panier au lieu de sacs en plastique est une bonne première étape ; l'achat d'aliments sans plastique autour en est une autre. La GPGP est particulièrement dangereuse pour les oiseaux et la vie marine, a dit Warner Chabot, vice-président de l'Ocean Conservancy, un groupe environnemental. Les tortues confondent les sacs en plastique clair avec des méduses. Les oiseaux plongent et avalent des tessons de plastique indigestes. Les matières plastiques à base de pétrole prennent des décennies à se décomposer, et aussi longtemps qu'elles flottent à la surface des océans, elles peuvent apparaître comme des bouts de nourriture. « Ces animaux meurent parce que le plastique bouche par la suite leur estomac, » a dit Chabot. « Il ne passe pas, et ils meurent littéralement de faim. » Le rapport de Greenpeace constatait qu'au moins 267 espèces marines souffrent de quelque forme d'ingestion des débris marins ou d'enchevêtrement avec eux. Original : http://english.pravda.ru/world/americas/23-10-2007/99346-island_trash-0 Traduction approximative de Pétrus Lombard pour Alter Info Mardi 23 Octobre 2007 http://www.alterinfo.net/Une-ile-d-immondices-plus-vaste-que-le-Texas-derive-dans-l-Ocean-Pacifique_a12728.html Agriculture ? Ce dont on ne parle pas en Argentine. Par Mocase-Vía Campesina * Página 12 . Buenos Aires, le 25 avril 2008. En Argentine vivent 280.000 familles nombreuses issues de 22 peuples indigènes, et 220.000 familles paysannes, soit au moins 1.5 million de personnes. Elles ne produisent pas du soja ni ne sont dans l’agrobusiness, elles sèment des denrées et élèvent des animaux pour l’autoconsommation et ont une relation spéciale avec la terre : elles ne la considèrent pas comme un moyen de faire des affaires, mais se considèrent comme faisant partie d’elle, de leur culture, leur histoire et comme un bien commun des prochaines générations. Ces deux acteurs centraux, peuples originaires et paysannerie, ont systématiquement été exclus du débat du mois dernier, où les quatre organismes les plus traditionnels et conservateurs de l’agriculture argentine ont mené une grève patronale inédite dans le pays. La Société Rurale (MME), les Confédérations Rurales (CRA), la Confédération Intercoopérative Agricole (Coninagro) et la Fédération Agricole (FAA) se sont mobilisées et ont cessé d’approvisionner en biens alimentaires les grandes villes avec un principal objectif : l’augmentation de leur rentabilité, bénis par le prix international du soja. Les agriculteurs, qu’ils soient grands ou petits, n’ont à aucun moment couru le moindre danger de pertes économiques, mais en effet (après une mesure fiscale de l’État) ils ont été sur le point de gagner moins d’argent que prévu. Pendant des semaines de manifestations et de joutes verbales sur des tons variés, les organismes traditionnels et le Gouvernement ont fait silence sur les sujets suivants : Affaires : Sur le marché de l’agrobusiness mondial, l’Argentine est vu comme un élève modèle. En 1997, en Argentine on a récolté onze millions de tonnes de soja transgénique et on a utilisé six millions d’hectares. Dix ans plus tard, en 2007, la récolte a atteint 47 millions de tonnes, en comprenant 16.6 millions d’hectares. L’Argentine est le troisième exportateur mondial de grain de soja (après les Etats-Unis et le Brésil) et le premier d’huile. Les exportations de soja et de ses dérivés, en 2007, se sont élevées à 11 milliards de dollars. L’Argentine ne produit déjà plus de denrées alimentaires et dans le pays on ne mange pas du soja. La demande provient d’Europe et de Chine, où elle est utilisée pour l’alimentation animale. Déplacements : Le modèle d’agrobusiness basé sur le soja transgénique a délogé, durant les dernières dix années, 300.000 familles de paysans et indigènes, qui ont eu comme destin les quartiers appauvris des grandes villes. Déforestation : En seulement quatre ans, et à cause de l’avancée des cultures du soja, 1.108.669 des hectares de forêts premières ont disparu, 277.000 hectares par an, ce qui équivalent à 760 par jour, 32 hectares à l’heure. Concentration : Le modèle agricole actuel, basé sur l’exportation et la production intensive, génère une plus grande concentration. Le dernier recensement agricole le confirme : dix pour cent des « exploitations agricoles » les plus grandes concentrent 78% des terres, tandis que 60% des propriétés les plus petites occupent à peine cinq pour cent de la surface cultivable du pays. Chômage : Mille hectares de soja peuvent être travaillés par seulement quatre personnes. Une exploitation laitière avec cette surface requiert, au minimum, vingt personnes. Si cette portion de terre était entre les mains de familles paysannes indigènes, cela donnerait du travail à 350 personnes. Santé : Les campagnes argentines ont été arrosés la dernière année de 165 millions de litres de glyphosate, un herbicide toxique dénoncé pour causer des malformations aux nouveaux nés, des avortements spontanés, des cancers et la mort. Les accusations se tournent vers le plus grand semencier du monde : Monsanto. Entreprises : Les entreprises qui ont la plus grande rentabilité de la filière soja (exportatrices et fournisseurs de facteurs de production) sont Monsanto, Dupont, Syngenta, Bayer, Nidera, Cargill, Bunge, Dreyfus, Dow et Basf, entre autres. Aucune d’elles n’a été interrogée dans le conflit récent. Exploitation : 1.3 million de personnes travaillent la terre. Le salaire moyen courant est de 1.250 pesos par mois (251,44 Euro au 25/04/2008). L’État lui-même, considère le paysan comme le travailleur le plus mal rémunéré, celui qui souffre des pires conditions de travail et d’exploitation. Il est payé avec des repas et des logements précaires, dans des conditions proches de l’esclavage. En outre, 75% d’entre eux travaille « au noir », sans contrat de travail, ni couverture de santé, ni cotisation pour la retraite, ni assurances en cas d’accidents. Différences : Pendant la grève patronale, on a utilisé comme fer de lance la situation d’un « petit producteur » avec 100 hectares. Dans des termes purement économiques : chaque hectare est loué à 200 pesos par mois, 20.000 pesos chaque trente jours, 240.000 pesos par an pour louer leur terre. Si ce propriétaire est un « petit producteur », comment devrait-on appeler une famille paysanne ou indigène qui vit avec vingt hectares, cent chèvres et un potager pour sa consommation ? Futur : L’industrie agricole a deux prochains objectifs en Argentine : inclure dans son affaire dix millions d’hectares (au détriment des producteurs familiaux) et les agrocombustibles (la création de combustible à partir de soja), affaire avec lequel ils prétendent récupérer quelque quatre autres millions d’hectares aux paysans et indigènes. Un autre modèle : Le Mouvement National Paysan Indigène (MNCI), qui regroupe 15.000 familles de sept provinces argentines, n’a pas été inclus dans les discussions. Le MNCI, qui a des similitudes avec le Mouvement Sans Terre du Brésil et les zapatistes mexicains, favorise l’organisation des plus pauvres et marginalisés de la campagne argentine, la base de la pyramide rurale. Deux de leurs propositions centrales sont la réforme agricole intégrale et la souveraineté alimentaire, ce qui implique un changement de modèle agricole. Une question de fond qu’aucun des quatre organismes traditionnels, ni le Gouvernement, ne veulent aborder. * Mouvement paysan Santiago del Estero - Via Campesina. Formé par 9.000 familles de la forêt, qui vivent de ce qu’elles produisent et rejettent le modèle du soja. http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4070 De : Mocase-Vía Campesina samedi 26 avril 2008 http://bellaciao.org:80/fr/spip.php?article65365 La Confédération Paysanne demande l'"abandon" des biocarburants en Europe PARIS - La Confédération Paysanne, le deuxième syndicat agricole français, demande "l'abandon" des biocarburants en Europe, a annoncé son porte-parole Régis Hochart, lundi lors d'une conférence de presse. "L'accès à l'alimentation de nombreuses populations n'est plus possible à cause d'une augmentation considérable des prix agricoles. Aussi nous demandons l'arrêt de la production des agrocarburants dans l'Union européenne ainsi que l'interdiction des importations en provenance du Brésil et des USA", a déclaré M. Hochart. Seule exception qui trouve grâce aux yeux de la Confédération Paysanne: la production "d'huile végétale" pour l'auto-consommation des tracteurs et autres machines des agriculteurs et le transport scolaire. La Confédération Paysanne demande également "la suspension de l'accès des denrées alimentaires aux marchés à terme". Les successeurs de José Bové estiment en effet "qu'avec les agrocarburants, les productions agricoles, qui prennent en partie la place des carburants, deviennent un enjeu stratégique". Pour la Confédération Paysanne, le monde n'est pas "dans une situation de pénurie mondiale car les stocks sont encore suffisants pour faire la jonction entre deux récoltes. Mais l'accès à l'alimentation des populations s'est dégradé brutalement face à une augmentation considérable des prix". L'alimentation doit rester "la priorité absolue" de la production agricole, a estimé lundi le gouvernement français, qui entend favoriser "les biocarburants de deuxième génération" ne rognant pas sur les terres agricoles. Jean-Louis Borloo (Environnement) et Michel Barnier (Agriculture) ont rappelé lundi lors du conseil des ministres "que l'alimentation devait rester la priorité absolue de la production agricole", a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. "Il a été convenu que l'objectif prioritaire pour le gouvernement devait être de favoriser les biocarburants de deuxième génération qui ne font pas appel aux cultures destinées à l'alimentation", a-t-il ajouté. La France, premier producteur agricole en Europe et qui va prendre à partir du 1er juillet la présidence de l'Union européenne, a prévu d'incorporer 5,75% de biocarburants dans l'essence et le gazole en 2008, contre moins de 1% aujourd'hui, et 7% en 2010, soit plus que l'objectif européen de 5,75% en 2010. Source vérifiée / 28 avril 2008 http://www.romandie.com/infos/news2/080428171454.9uihss0c.asp
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