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    30 April

    le premier est il de l'info ou de l'intox ? pourquoi n'en débattons pas aux écrans de de télés? deuxième et sympathique le dernier je suis sur que c'est vrai ...

    Une mère de famille refuse le prélèvement ADN
    Pays de la Loire
    mercredi 23 avril 2008
    http://www.ouest-france.fr/Une-mere-de-famille-refuse-le-prelevement-
    ADN-/re/actu_PdlL/actu_8620-619940------_actu.html

    Elle défend à tout prix l'intégrité de son corps, jusqu'à s'opposer à 
    la justice. Un choix qui la conduit devant le tribunal, à Angers, lundi.
    Patricia, 40 ans, est convoquée au tribunal correctionnel d'Angers, 
    lundi. Mariée et mère de trois enfants, cette habitante de La 
    Ménitré, une commune du Maine-et-Loire, va comparaître pour avoir 
    refusé de se soumettre à un prélèvement ADN. Elle encourt un an 
    d'emprisonnement et 15 000 € d'amende. Mais peu importe la sanction, 
    elle ne cédera pas. « J'en ai discuté avec ma famille, et elle me 
    soutient. »

    Soupçonnée d'avoir participé à une action de fauchage volontaire de 
    maïs OGM à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance, en septembre dernier, 
    Patricia avait été interpellée par les gendarmes plusieurs jours 
    après. C'est là que le parquet d'Angers lui a demandé un prélèvement 
    d'ADN. Déjà affectée par sa garde à vue, Patricia s'y est opposée. 
    Pas par provocation. Juste parce que « l'intégrité du corps, c'est 
    très important », dit-elle.

    Remettre son identité génétique entre les mains de l'institution 
    judiciaire reviendrait à perdre une partie de son intimité. Sans 
    doute plus encore pour elle que pour quiconque. Abusée sexuellement 
    quand elle était plus jeune, elle explique : « Je n'ai aucune envie 
    de me retrouver dans un fichier avec des violeurs, des assassins et 
    des tortionnaires. »

    En outre, Patricia s'interroge sur la sécurité des informations 
    collectées : « Les analyses sont réalisées par des laboratoires 
    privés, mais parfois à l'hôpital. Qui contrôle ? » Elle rappelle 
    aussi qu'elle n'est, jusqu'à présent, toujours pas poursuivie dans 
    l'affaire du fauchage. « Comment justifier alors la différence de 
    traitement qu'entraîne le fichage entre un innocent et un coupable, 
    entre un condamné et un soupçonné ? »

    « La loi permet le fichage des personnes condamnées et soupçonnées », 
    confirme son avocat, Me Benoît Rousseau. « Mais au départ, le but du 
    fichier ADN était d'identifier les auteurs de graves infractions ; on 
    y trouvait les terroristes, les délinquants sexuels. Il se trouve que 
    maintenant, il y a les faucheurs volontaires... »

    Lundi, en soutien à Patricia, plusieurs collectifs appellent à un 
    rassemblement dans le centre-ville d'Angers, « contre les violations 
    des droits de la personne et de la présomption d'innocence ».

    Vincent COQUEREAU.

    Moment privilégié pour réfléchir sur la Terre

    Jean-Marie Bergeron

    Le Droit

    Collaboration spéciale


    Aujourd'hui, c'est son anniversaire. La Terre a 4,3 milliards d'années. Mais ne vous en faites pas, malgré cet âge vénérable, elle n'est pas si vieille que ça. À l'échelle humaine, elle aurait une quarantaine d'années. Elle n'est donc rendue qu'à la moitié de sa vie.

    Tout de même, elle en a vu de toutes les couleurs depuis sa naissance. Dès la tendre enfance, elle fut heurtée par un gigantesque corps céleste, ce qui provoqua une collision d'une telle ampleur qu'une partie de sa matière se détacha pour former la Lune. Avec le temps, la planète se refroidit, une atmosphère se forma avec la protection accordée par une couche d'ozone et des molécules chimiques complexes permirent l'évolution de bactéries. La chimie de la planète se diversifia avec les produits métaboliques des premières formes de vie et il s'établit un équilibre entre la vapeur d'eau, l'azote, le gaz carbonique et le méthane pour préparer la succession des formes de vie que la paléontologie nous fait maintenant découvrir.

    Plus de deux milliards d'espèces animales et végétales se succédèrent sur la Terre, chacune y laissant une contribution particulière dans la composition organique actuelle de la planète. Puis, naquit une nouvelle espèce dotée de propriétés différentes de toutes les autres. Cette nouvelle espèce sur deux pattes n'était pas la première à émerger, mais elle avait tout de même un plus gros cerveau que ses consoeurs, ce qui lui permit de se répandre dans tous les habitats terrestres.

    L'espèce est très jeune, quelques centaines de milliers d'années tout au plus, alors que les espèces peuvent persister plusieurs millions d'années quand tout va bien. Elle doit partager la planète avec 50 ou 100 autres millions d'espèces selon les estimations des scientifiques. C'est la tâche difficile qu'elle doit apprendre à faire. Mais quand on est jeune, on est souvent plein de bonne volonté, sans que celle-ci garantisse tous les succès escomptés. Les très grandes qualités de l'espèce, associées à sa vie de groupe pour assurer sa nourriture et sa reproduction, devront évoluer pour permettre sa continuité. Sa forte pression sur les ressources en tant que prédateur doit s'orienter vers un meilleur partage entre tous pour stopper les conflits. Sa tendance à se cloisonner sur des surfaces territoriales doit s'amoindrir pour permettre aux groupes qui perdent leur territoire de s'établir ailleurs dans des habitats leur permettant de survivre. Sa façon de produire de nouvelles générations de descendants doit également être revue et corrigée car les ressources limitées de la planète ne peuvent pas entretenir un nombre illimité d'individus.

    Fêter le Jour de la Terre, c'est aussi fêter le succès de cette espèce, de l'Humanité tout entière. Au cours du XXIe siècle, les humains sont appelés à réaliser de grandes choses. Ils établiront probablement des cités sous-marines, des colonies sur la Lune et sur Mars et qui sait, dans l'espace même, près de notre Soleil ou ailleurs. Mais il ne faut jamais oublier le lieu de nos origines et l'impact que l'on peut avoir comme espèce sur la planète. Il n'est peut-être pas sage de continuer à se développer comme on le fait présentement et de se retrouver du jour au lendemain 10 ou 12 milliards à vouloir se partager les douceurs de la Terre. Cette journée anniversaire est un moment privilégié pour regarder les accomplissements du passé, prendre des décisions pour corriger ce qui ne va pas dans le présent afin de préparer le plus brillant des avenirs. Surtout, il ne faut jamais oublier une chose : les Humains sont les hôtes de la Terre, pas l'inverse. Deux milliards d'espèces éteintes en témoignent.



    jbergeron@ledroit.com

    http://www.cyberpresse.ca:80/article/20080423/CPACTUALITES/804220340/5164/CPDROIT

    « Le biocarburant est une industrie criminelle »

    Fabrice Nicolino : « Dans les pays pauvres, 75 % du revenu des habitants est consacré à l'alimentation. Si le prix de l'alimentation double, c'est la catastrophe, ils n'ont pas d'échappatoire. » : DR.

    Votre livre « La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants » est sorti en octobre 2007, avant que l'on ne commence à parler de lien entre crise alimentaire et les biocarburants. Comment avez-vous mené votre enquête ?

    Le point de départ a été une espèce d'interrogation personnelle et morale. Selon les chiffres des Nations unies, il y a 850 millions d'affamés chroniques dans le monde, et nous, nous utilisons les céréales pour faire rouler nos voitures.

    Comment expliquez-vous qu'on nous ait présenté les biocarburants comme une solution contre la pollution ?

    Dans de nombreux pays, on a une surproduction de céréales. On a, alors, relancé une vieille idée qui date de la fin du XIXe siècle : les utiliser pour faire rouler les voitures. À cette époque, cela n'avait pas été retenu, car le pétrole ne coûtait rien.

    Aujourd'hui, on ressort cette idée. Sur la base d'études très discutables, poussées par des lobbies de l'agriculture industrielle, on a commencé à raconter qu'utiliser les biocarburants était bon pour le climat, pour la qualité de l'air. En parallèle, des études pointant les effets néfastes étaient publiées dans des revues internationales, signées de grands noms comme l'Allemand Hartmut Michel, prix Nobel de chimie.

    Jean Ziegler, le rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l'alimentation, dit que « la fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité ». Êtes-vous d'accord ?

    C'est une évidence, même si cette expression est lourde de sens. Le biocarburant est une industrie criminelle. On est en fait en train d'affamer la planète, et de créer une concurrence entre les terres agricoles.

    Aux États-Unis, avant, le maïs servait à l'alimentation, il était en partie exporté. Aujourd'hui, les Américains consacrent 30 % de leur production aux biocarburants, qui sont hautement subventionnés, et n'exportent quasiment plus.

    Cela a déclenché la montée des prix, et la spirale de la crise alimentaire. Dans les pays pauvres, 75 % du revenu des habitants est consacré à l'alimentation. Si le prix de l'alimentation double, c'est la catastrophe, ils n'ont pas d'échappatoire.

    Quelles sont les conséquences sur la crise climatique ?

    Les biocarburants sont une bombe climatique. Prenons l'exemple de l'Indonésie, où les biocarburants sont extraits des palmiers à huile. Les terres des forêts tropicales sont brûlées, les souches des arbres sont arrachées, les palmiers à huile peuvent alors être plantés. Cela a un effet désastreux.

    En Asie du Sud-Est, ces forêts sont aussi le dernier refuge des orangs-outangs, qui sont du coup directement menacés de disparition. Beaucoup de gens ont d'abord perçu l'arrivée des biocarburants comme une solution face à la crise climatique. Maintenant que l'on découvre les effets néfastes, la machine est lancée, et plus personne ne sait comment l'arrêter.

    Recueilli par

    Naëlle LE MOAL.

    http://www.brest.maville.com:80/-Le-biocarburant-est-une-industrie-criminelle-/re/actudet/actu_loc-620412------_actu.html

    On y est presque faut pas lacher consommons intelligent faisons courber l'échine ne nous courbons pas nous !

    Gentech-news 175

    1.   USA : »Le grand mythe des OGM«
    Une récente étude publiée par l’Université du Kansas montre qu’une variété de soja GM produit 10% de moins que son équivalent conventionnel. Les essais sur les deux espèces ont été réalisés pendant ces trois dernières années. Ces résultats confirment ceux d’une étude antérieure menée à l’Université du Nebraska. (The Independent, 20.4.08)


    2.   Inde : Une marche de 4 km de long contre les semences OGM
    Quelque 150 cultivateurs ont organisé une marche sur 4 km afin de protester contre les semences transgéniques et brevetées qui créent une dépendance et les plongent dans une nouvelle pauvreté. Cette »Marche pacifique contre les semences« (Bija Satyagraha Yatra) a rallié Delhi le 12 avril. (Thaindian News, 13.4.08)


    3.   Allemagne : Forte opposition au génie génétique en agriculture
    Le mouvement anti-OGM occupe à l’heure actuelle 3 champs: l’un est situé près de Giessen (Hesse), un autre près de Nürtingen (Bade-Wurtemberg) et le troisième près de Northeim (Basse-Saxe). A Nürtingen la culture en plein champ a été suspendue. (nd-online, 14.4.08).


    4.   Chine : Soja sans OGM pour l’exportation
    La Chine a la ferme intention de développer proactivement le commerce du soja sans OGM – culture, installations espérimentales et distribution doivent être professionnalisées. (Xinhua, 15.4.08)


    5.   Rapport sur l’Agriculture mondiale : plaidoyer en faveur d’un changement radical en matière de recherche agricole et de développement
    Débutée il y a 4 ans, la rédaction de ce rapport a été initiée par la Banque mondiale en collaboration avec 6 organisations onusiennes, 8 pays, et la Commission de l’UE. Parue à ce jour, cette publication de 2300 pages représente le consensus de plus de 400 scientifiques. Leur bilan: l’ancien paradigme de l’agriculture industrielle est un concept révolu. Les principaux éléments d’une agriculture, permettant d’éviter la crise alimentaire actuelle, sont l’intégration totale du savoir local et indigène, le renforcement de la position des femmes qui prennent en charge la plus grande partie des travaux agricoles dans les pays du Sud et l’orientation de la recherche vers les petits agriculteurs et les méthodes de culture agro écologiques. Le rapport n’exclut pas le génie génétique en agriculture, en revanche il estime que son apport est relativement faible. Les questions de risques ne sont pas résolues, les brevets sont problématiques. Ce rapport a été approuvé en avril par les gouvernements de 60 pays. (http://www.agassessment.org/)




    Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur la rubrique "Gen-Lex-News français" de notre site http://www.blauen-institut.ch.

    Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen Institut (en collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie génétique GTG).
     
     

    26 April

    FETES LA NATURE ET ECOLE NICOLAS HULOT ! YEPA !

    PARTICIPEZ AUX RENCONTRES DE BRANFERE LES 24 & 25 MAI
    Le Parc s'anime pour célébrer la biodiversité.

    Emerveiller, étonner, émouvoir pour mieux sensibiliser, telle est l'ambition des Rencontres de Branféré. Deux jours durant, les surprises vont s'enchaîner !
    Proposées à l'occasion de la première édition de la Fête de la Nature, les Rencontres de Branféré, organisées dans le Morbihan (Bretagne sud) au cœur du arc animalier et botanique de Branféré, ont remporté un vif succès en 2007. Plus de 10 000 personnes sont venus durant le week-end participer aux ateliers pédagogiques, échanger avec des experts ou s'émerveiller du Spectacle Nature.
    Forte de cette première expérience réussie les équipes du Parc de Branféré et de l'Ecole Nicolas Hulot, soutenues par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme et la Fondation de France, relancent l'évènement les 24 et 25 mai prochains.
    Les 40 hectares du Parc animalier et botanique de Branféré seront à nouveau le théâtre naturel des rencontres et animations.

    Un programme renouvelé, une même volonté de sensibiliser
    Le concept des Rencontres de Branféré 2008 renouvelle les activités qui ont fait le succès de l'édition 2007 : le public pourra participer aux escales, ateliers ou spectacles dédiés à la biodiversité, visant à rappeler l'importance des services écologiques rendus par la nature. Mais pour un plaisir ravivé, les contenus évoluent et de nouveaux experts connus ou anonymes interviendront pour animer ces deux journées.
    Au gré de leurs envies, les visiteurs pourront tour à tour, se rendre d'une animation à l'autre : 
    Elle réunissent une trentaine de spécialistes de tous horizons venus à la rencontre du public pour témoigner et échanger avec lui.

    Des activités pédagogiques et ludiques ont été imaginées pour mieux comprendre et connaître la biodiversité qui nous entoure.

    Des expositions, des films, le coin des lecteurs offrent d'autres sources d'émerveillement et de connaissances.

    Nicolas Hulot viendra le samedi en fin de journée à la rencontre du public de Branféré et apportera son témoignage et sa vision de la biodiversité à l'occasion d'une conférence.

    Un spectacle inédit, en hommage à la nature qui nous entourePour s’étonner et s’émouvoir plusieurs spectacles vous sont offerts dont celui des oiseaux du Parc de Branféré suivi d’une création “Voltige et Nature” devant le château le samedi en fin d’après-midi.
    Retrouvez l’ensemble du programme à :

     

    Horaires et informations pratiques
    Samedi 24 mai de 10h à 19h30 et dimanche 25 mai de de 10h à 19h30
    Exceptionnellement, l'accès au Parc de Branféré est à demi-tarif pour ceux deux journées.
    Participation aux frais :
    Adullte : 6 € / Enfant jusqu'à 12 ans : 4 € (gratuit pour les moins de 4 ans)
    Pass week-end adulte : 10 € / Pass week-end enfant : 6 €
    L'accès à la conférence de Nicolas Hulot le samedi 24 mai à 18h est gratuit pour tous.
    Pour en savoir plus, toutes les informations sur :

    LES RENDEZ-VOUS DE BRANFERE EN AVRIL, MAI, JUIN ET SEPTEMBRE
    Pour prolonger la magie des Rencontres de Branféré, l'équipe de l'Ecole Nicolas Hulot propose 8 journées thématiques, entre avril et septembre pour enrichir vos connaissances.
    • Les Rendez-vous thématiques
    Ils s’inscrivent dans le cadre des journées nationales ou internationales liées à une thématique environnementale. Rendez-vous à 14h et 17h à l'extérieur du site, pour échanger et débattre avec un spécialiste du domaine et profiter des animations proposées (accès gratuit).
    - 20 avril - Rendez-vous de la terre
    Échange-débat : "les changements climatiques et la biodiversité forestière" avec Mr. Le Bouler du Conservatoire Nationale de la Biodiversité Forestière (CNBF).
    Stand-animé : "Reconnaissance de nos arbres".
    - 15 juin - Rendez-vous du climat
    Échange-débat : "la mer, l'homme et le plancton" avec Mr. Mollo, enseignant chercheur en aquaculture à l'Agrocampus de Beg Meil, éthnologue et cinéaste engagé.
    Stand-animé : "l'essentiel est invisible pour les yeux" animé par Mlle. Gauteur, de l'association "l'observatoire du plancton".
    - 14 septembre - Rendez-vous du patrimoine biologique et paysager
    (Programmation en cours)
    28 septembre - Rendez-vous des animaux
    (Programmation en cours)

    • Les Rendez-vous de la conservation
    Ils mettent en avant une espèce menacée du Parc de Branféré et une espèce locale en danger ou méconnue.
    Espèces locales : intervention d'un spécialiste à l'extérieur du site à 14h et 17h (accès gratuit).
    Espèces du parc : intervention d'un spécialiste à l'intérieur du site à 14h et 17h (visiteurs munis d'un billet d'entrée).
    - 6 avril - La conservation des gibbons et des serpents autochtones
    Espèce du parc : les gibbons avec Mr. Beaugé de l'association "Kalaweit".
    Espèces locales : les serpents autochtones avec Mr. Beudet, naturaliste, herpétologue de terrain de l'association REPT et de la maison du naturaliste.
    - 4 mai - La conservation des lémuriens et des amphibiens
    Espèce du parc : les lémuriens avec Peggy Lavergne de l'association "Antongil Conservation".
    Espèces locales : "connaissance des amphibiens du bas et du haut" avec Mr. Beudet, naturaliste, herpétologue de terrain de l'association REPT et de la maison du naturaliste.
    - 1er juin - La conservation des hippopotames pygmées et des loutres
    Espèce du parc : les hippopotames pygmées avec un représentant de l'association "Sylvatrop".
    Espèces locales : la loutre avec Thomas Dubos du groupement mammalogique.
    7 septembre - Les espèces invasives
    (Programmation en cours) 

    Nous serons très heureux de partager ces Rencontres et ces Rendez-vous avec vous,
    L’équipe du pôle Branféré/Ecole Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

    Contact : 
    Parc animalier et botanique - Ecole Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme 
    Branféré - 56190 LE GUERNO 
    Tél. : 02 97 42 94 66 - Fax : 02 97 42 81 22 

    23 April

    FNH et la non célébration de la terre en FRANCE ... pas étonnant avec le FNSEA collabo des fascisant

    Bonjour a tous,

    Ecologie : Comment mesurer l’etendue de ses connaissances et les ameliorer ?
    La Fondation Nicolas Hulot lance l’Eco-Defi : un jeu a decouvrir sur Internet et a partager avec ses proches !

    Propose par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, du 22 avril - journee mondiale de la Terre* - au 1er septembre 2008, l’Eco-Defi vise a inciter chacun a tester ses connaissances environnementales, a s’informer en s’amusant, tout en mettant au defi ses amis, sa famille...
    Fidele a sa mission d’education a l’environnement et a l’ecoute des signataires du Pacte ecologique et du Defi pour la Terre, ses deux campagnes phares, la Fondation Nicolas Hulot souhaite en effet proposer a tous des outils de « formation » pour mieux apprehender les grands enjeux ecologiques et climatiques. Cette volonte est nee d’un sondage realise en juin 2007 par l’Institut LH2, aupres de 50000 personnes engagees dans ces deux campagnes de mobilisation. 85% ont ainsi declare vouloir etre regulierement « formees ».

    Dans cet esprit, la Fondation Nicolas Hulot decline une animation ludique, pedagogique et interactive, sous forme de jeu sur Internet.
    Pour s’inscrire ? Rendez-vous sur :
    ou bien via le site portail de la Fondation Nicolas Hulot : <www.fnh.org>
     
    L’Eco-Defi : un jeu gratuit, ouvert a tous, qui s’inscrit dans la duree…
    A travers 130 questions et 4 niveaux de difficultes (30 questions par niveau et des bonus), l’Eco-Defi permet d’explorer 4 grandes thematiques environnementales, le changement climatique, l’eau, la biodiversite, les dechets, et de s’informer sur l’histoire de l’ecologie.
    Le principe est simple : il s’agit de trouver la bonne reponse au maximum de questions. Pour cela, les internautes sont incites a surfer sur Internet - et plus particulierement sur le site de la Fondation Nicolas Hulot - <www.fnh.org> - pour se documenter et rechercher l’information utile.
    Chaque bonne reponse obtenue permet d’engranger des points :
    - Les 30 questions de chaque niveau rapportent un point chacune,
    - Deux questions bonus par niveau, portant sur la Fondation Nicolas Hulot, comptent pour deux points chacune.
    - Et pour gagner des points supplementaires, les internautes sont egalement invites a defier leurs proches !
     
    …et mise sur l’interaction entre le joueur et son entourage.
    Pour stimuler les echanges et augmenter leur nombre de points, les joueurs peuvent ainsi se « defier » les uns les autres. Pour cela, il suffit d’envoyer un e-mail d’invitation (propose dans le cadre du jeu) aux personnes de son choix et suivant les resultats obtenus par les participants mis en « reseau », les points peuvent augmenter de maniere significative !
    Au-dela du jeu en lui-meme, il s’agit aussi d’inciter le plus grand nombre a interpeller ses proches. Dans l’esprit de sa campagne ecocitoyenne, le Defi pour la Terre, qui a suscite un veritable comportement « militant » chez de nombreux engages, la Fondation souhaite encourager le grand public a se faire le relais de ses messages et a se les approprier pour susciter une veritable mobilisation collective.
     
    Enfin, pour plus d’interactivite, chaque joueur peut telecharger une application nommee « widget ». 
    Celle-ci vient se placer sur le bureau de l’ordinateur. Elle permet :
    - D’acceder directement a sa session ou au site de la Fondation,
    - De lancer des defis a ses amis, sa famille, ses connaissances,
    - De suivre son score et ceux de ses partenaires de jeu,
    - De decouvrir chaque jour une information de la Fondation ou un ecogeste.
     
    Du 22 avril au 25 mai, la Fondation recompense les meilleurs joueurs !
    Une fois inscrits, les participants peuvent se connecter et avancer dans le jeu a leur rythme du 22 avril au 1er septembre, dates de mise en ligne.
    Cependant, les joueurs ayant repondu aux 130 questions le 25 mai au plus tard, auront la possibilite de remporter des lots proposes par la Fondation Nicolas Hulot. La designation des gagnants sera faite le 26 mai 2008 et les vainqueurs seront prevenus par email.
    Parmi les cadeaux : des tee-shirts et des sacs en coton bio, des livres et des badges… et 2 gros lots :
    - 1er lot : Un sejour pour deux personnes sur le voilier ambassadeur de la Fondation Fleur de Lampaul, du 4 au 8 aout 2008 sur la cote atlantique (d’une valeur approximative de 1300 euros/personne.)
    - 2e lot : Un abonnement a une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) permettant de recevoir un panier de fruits et legumes de saison par semaine pendant 1 an (d’une valeur approximative de 550 euros.)
    Les internautes qui continueront a jouer au-dela du 25 mai, seront quant a eux mis a l’honneur sur le site Internet de la Fondation Nicolas Hulot – <www.fnh.org>
     
    Bonne chance !
    Bien a vous,
    Florence
    ----------------
    *Une Journee Mondiale de la Terre... sauf en France, France Info, 22/04/08

     

    Depuis 1970, elle est celebree dans le monde entier tous les 22 avril. Nee aux Etats-Unis, la Journee Mondiale de la Terre a fait des emules en Asie, en Amerique du Sud, en Europe... mais pas en France. Où aucune manifestation n’est prevue aujourd’hui en faveur du respect de l’environnement.
    New York, Washington, Miami, Chicago... Ce soir, au meme moment, huit villes americaines donneront le coup d’envoi du "Green Apple Festival". Huit gigantesques concerts gratuits en plein air où sont attendus quelques poids lourds de la musique americaine, des militants ecologistes et plusieurs centaines de milliers de spectateurs.
    Il faut dire qu’aux Etats-Unis, depuis 1970, "the Earth Day", celebree tous les 22 avril, est une tradition : discours en faveur de l’environnement, petitions pour appeler les parlementaires a lutter contre le rechauffement climatique, ateliers de decouverte... Cette annee, un petit constructeur automobile a meme choisi cette journee pour lancer sur le marche americain une nouvelle voiture electrique.
    Une Journee celebree dans 174 pays
    Si les Etats-Unis sont le berceau de cette Journee Mondiale de la Terre, ils ne sont les seuls a la celebrer : en tout, 174 pays prevoient des manifestations le 22 avril. Ainsi, aujourd’hui, se tiennent un grand forum de l’environnement a Buenos Aires, une operation anti-OGM dans les restaurants de Tokyo, un festival "Eco" a Moscou, une journee de discussion entre jeunes lyceens a Caracas...
    Moins impliquee que l’Amerique du Nord, l’Europe a cependant aussi ses manifestations : Zurich, Londres, Rome, Dublin, Stuttgart ou encore Bruxelles organisent des evenements aujourd’hui. Ce week-end, des milliers de personnes se sont rassemblees a Madrid pour reclamer du gouvernement des "mesures concretes" pour freiner le changement climatique.
    Mais rien n’est prevu a Paris.
    Ni dans aucune autre ville en France. La Journee Mondiale de la Terre est bien indiquee sur le site du ministere de l’Ecologie... mais mene a une page blanche. Drole de symbole au moment ou la loi sur les OGM dechaîne les passions et ou les associations ecologiques denoncent la mort de "l’esprit de Grenelle"...

    20 April

    KOKOPELLI

     

    Nouvelles d'Avril 2008

    Un grand merci pour votre solidarité

    Nous remercions très sincèrement les centaines de personnes et les fondations qui nous ont apporté leur soutien financier et moral et tous les amis de Kokopelli qui ont fait circuler les informations dans les réseaux et dans la presse.

    En ce qui concerne le procès perdu en Cour de Cassation, l'association Kokopelli a, pour l'instant, payé la partie de l'amende redevable au lobby des semenciers (FNPSP). En ce qui concerne le second procès perdu, suite à l'attaque de la société Baumaux, nous vous rappelons que nous avons fait appel de ce jugement.

    Stage d'agro-écologie les 27, 28 et 29 juin. Verdon

    Nous avons le plaisir de vous proposer un stage d'agro-écologie animé par Stéphane Fayon, le directeur d'Annadana, notre antenne en Inde. Ce stage aura lieu au Verdon. Le contenu du programme proposé se base exclusivement sur l'expérience pratique développée depuis l'année 2000 dans le sud de l'Inde. Certaines des techniques enseignées par Stéphane (compost, panchagavia, effective micro-organisms, terra preta, jardinage bio-intensif, tourteaux de plantes, purins de plantes, promoteurs de croissance, production de semences, etc) sont tout autant applicables en milieu tempéré qu'en milieu tropical.

    Ce stage est ainsi tout autant proposé aux jardiniers de France qu'aux personnes engagées dans des dynamiques de soutien aux communautés rurales en Afrique, Asie, Amérique Latine, etc.

    Son coût est de 100 euros par personne et son programme détaillé sera très prochainement présenté sur notre site.

    Voir avec Kokopelli pour les réservations.

    Séminaires de production de semences

    Nous vous rappelons que Kokopelli propose également une douzaine de séminaires de production de semences dans diverses régions de France.

    Les dates de ces séminaires sont présentées sur notre site.

    Un grand merci pour votre soutien et votre confiance.


    Accueil Contact Kokopelli sur les expos Séminaires de Kokopelli


    RESISTONS NOUS NE SOMMES PAS LES SEULS... FAITES PASSER LE MESSAGE !

    Gentech-news 174

    1.   Suède : les semences OGM restées au sol peuvent germer
    pendant 10 
    ans
    Il y a 10 ans, du colza transgénique avait été semé dans un
    champ 
    expérimental. Depuis, tous les ans, des chercheurs avaient
    régulièrement arrosé le champ de poison, procédé à son
    déchaumage et 
    arraché chaque plant de colza ayant survécu. A leur grand
    étonnement, 
    10 ans après l´ensemencement, ils trouvèrent encore des
    plants de 
    colza OGM dans ce champ. Ce qui signifie: les semences de
    colza 
    transgéniques peuvent encore germer dans le sol pendant 10
    ans - il 
    semblerait qu´il soit impossible de libérer les champs de leur 
    présence. (Nature, 2.4.08)

    2.   Inde : la contestation contre l´agrotechnique croît
    L´Etat indien oriental d´Orissa interdit les plantes
    transgéniques sur 
    son territoire. Dans celui de l´Andhra Pradesh, les
    dirigeants de 
    l´ensemble des grandes organisations paysannes exigent que
    leur état 
    devienne hors OGM. De grosses manifestations anti-OGM se sont 
    déroulées dans huit autres districts. (The Statesman, 8.4.08)

    3.   La Roumanie interdit le maïs OGM de Monsanto
    La Roumanie interdit la culture du maïs OGM MON 810, ceci en
    dépit du 
    fait que l´UE lui ait donné le feu vert. Au préalable, la
    France, la 
    Hongrie, l´Italie, l´Autriche, la Grèce et la Pologne
    avaient interdit 
    la culture du MON 810. (GI, 27.3.08)

    4.   Angleterre : embryon homme-vache
    Des chercheurs anglais ont réussi à créer des embryons
    hybrides à 
    partir d´ADN humaine et d´ovules de vaches. Les embryons ont
    été 
    détruits 3 jours plus tard. Cet acte a soulevé de vives
    protestations 
    de la part des cercles religieux: il constitue une »attaque 
    monstrueuse contre les droits de l´homme, la dignité humaine
    et le 
    genre humain«. (taz, 3.4.08)

    5.   Europe : agriculture bio en plein boom
    Les surfaces consacrées à l´agriculture biologique ont
    doublé en 
    Europe depuis 1998. A l´heure actuelle, ces exploitations
    représentent 
    6,1 millions d´hectares de cultures biologiques. L´Italie
    arrive en 
    tête avec la plus grande surface agricole biologique, suivie
    de 
    l´Allemagne et de l´Espagne. (Forbes, 12.6.07)


    Vous pouvez consulter les références et les articles de fond 
    correspondants sur la rubrique "Gen-Lex-News français" de
    notre site http://www.blauen-institut.ch
    .
    Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen
    Institut (en 
    collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie
    génétique 
    GTG).
     
    16 April

    TRES TRES INTERESSANT A FAIRE SUIVRE UN MAX...

    « Pare-feu » - En défense de l\\\'Etat-Nation (vidéo) en suivant ce lien:
    http://www.solidariteetprogres.org/article3947.html
     
    15 April

    Et oui qui sont les transacteurs de ces déboires, qui ferme toujours les yeux sur ce qui est très laid de l'intérieur !

    Contre le « choc alimentaire » mondial, stoppons la folie des biocarburants

    12 avril 2008

    Par Helga Zepp LaRouche

    Spéculation, flambée des prix, pénuries et émeutes de la faim — puisque l’on connaît les causes de la crise, il est grand temps de les éliminer.

    Ce à quoi nous assistons aujourd’hui était parfaitement prévisible. Pas moins de trente-trois pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sont confrontés à des urgences alimentaires et des émeutes de la faim. Il ne fait aucun doute que le monde est menacé d’un « tsunami » alimentaire, qui est la conséquence directe de trois facteurs : la tentative des banques centrales de retarder l’effondrement du système monétaire international en injectant des liquidités financières, la spéculation sur les produits agro-alimentaires et la destruction délibérée de cultures alimentaires pour produire des biocarburants.

    La Banque mondiale vient de publier des chiffres alarmants, montrant que le prix du blé a augmenté de 181% au cours des trente-six mois précédant février 2008 et que, globalement, le prix de la nourriture a augmenté de 83% pendant la même période ! Si nous voulons éviter des émeutes à l’échelle mondiale, la disette pour un milliard d’hommes et de femmes, nous entraînant dans une nouvelle ère de barbarie, il faut immédiatement suspendre toute utilisation de denrées alimentaires pour produire des carburants et mettre en oeuvre un programme d’urgence permettant de doubler la production alimentaire à l’échelle de la planète.

    Des émeutes de la faim ont déjà éclaté dans les pays suivants : Burkino Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Kenya, Libéria, Mauritanie, Mozambique, Nigeria et Sénégal pour ce qui est de l’Afrique, Bolivie, Guatemala, Haïti, Honduras, Nicaragua et Salvador en Amérique centrale et du Sud, ainsi qu’en Jordanie, en Ouzbékistan et au Yémen. Dans bien d’autres pays, une situation similaire se profile. Pour près de deux milliards d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent de malnutrition depuis des années, cette explosion des prix est une question de vie ou de mort.

    Alors qu’une telle catastrophe était prévisible depuis juillet 2007, date à laquelle l’effondrement financier entra dans sa phase terminale, les émeutes de la faim font soudain l’objet d’innombrables conférences, déclarations et rapports. Cependant, au lieu d’admettre les causes réelles du problème, la presse financière (Economist, Financial Times, Wall Street Journal, etc.), invoquant le dogme de Thomas Malthus, accuse sans vergogne la simple croissance démographique d’une population mondiale en quête d’une alimentation de meilleure qualité. En même temps, elle cloue au pilori des pays comme la Chine et l’Inde, soucieux de protéger leur approvisionnement en nourriture en limitant leurs exportations.

    En réalité, cette crise entérine la faillite de la mondialisation, au nom de laquelle on a contraint bon nombre de pays à main d’oeuvre bon marché à exporter de la nourriture au lieu de satisfaire leur propre demande intérieure. Ceci a encore été aggravé par la fuite en avant dans la production à grande échelle de biocarburants, qui reviennent à transformer des produits de forte valeur ajoutée (maïs, céréales, soja) en produits de moindre valeur. Nul besoin de se convertir au castrisme pour reconnaître que Fidel Castro avait parfaitement raison de prévoir que vouloir couvrir les besoins énergétique de la planète avec des biocarburants risquait de coûter la vie à plusieurs milliards d’individus.

    La débâcle incontestable de l’éthanol a clairement montré que ni les voitures, ni l’environnement, ni l’agriculture ne profitent de cette folie. Quant à l’impact environnemental, force est de constater que les forêts tropicales ont été saccagées et les tourbières asséchées. De surcroît, le prix du fourrage ne cesse d’augmenter.

    Dans ce contexte, il est scandaleux d’entendre nos politiques, aveuglés par leur idéologie, appeler à accroître l’utilisation du bio-diesel. Du point de vue de ses effets sur la situation alimentaire mondiale, le président tchèque Vaclav Klaus a vu juste en qualifiant l’« écologisme » de la plus grande menace pour l’humanité.

    Sommet Inde-Afrique

    Un autre son de cloche s’est, fort heureusement, fait entendre au sommet Inde-Union africaine qui s’est tenu à Delhi les 8 et 9 avril. De nombreux orateurs y ont dénoncé le rôle des biocarburants dans la flambée des prix alimentaires. En effet, comme l’a remarqué un intervenant, depuis 2006, rien qu’aux Etats-Unis, huit millions d’hectares, utilisés jusque-là pour la culture de maïs, du blé, du soja, etc. à des fins alimentaires, servent désormais à la production de biocarburants. En 2008, on estime que 18% de la production céréalière aux Etats-Unis, ainsi que des pourcentages importants au Brésil, en Argentine, au Canada et en Europe de l’Est, seront ainsi gaspillés, alors que des centaines de millions d’hommes sont menacés de famine.

    Mais ce sommet Inde-UA a montré aussi quel type d’approche il faudrait adopter aujourd’hui. Le directeur général de l’Organisation onusienne pour le développement industriel (UNIDO), Kandeh K. Yumkella, a souligné qu’une bonne coopération entre l’Inde et l’Afrique dans le domaine de l’agriculture permettrait de nourrir le monde, car l’Inde dispose de la technologie nécessaire, et l’Afrique, de terres et de main d’oeuvre.

    Il fit remarquer que lors de la « révolution verte » en Inde, dans les années 1970 et 80, la technologie avait permis d’augmenter considérablement et en peu de temps la productivité et, par conséquent, la production céréalière. Il reste cependant à améliorer pareillement le conditionnement et le transport dans la chaîne alimentaire. Le Premier ministre indien Manmohan Singh s’est engagé à aider l’Afrique à surmonter cette catastrophe alimentaire.

    Les dirigeants africains ont sans doute apprécié la différence de ton entre cette rencontre et le sommet UE-Afrique à Lisbonne en décembre 2007, où la chancelière Merkel, entre autres, avait épousé la ligne anglaise de Gordon Brown sur la recolonisation de l’Afrique, tout en refusant de lui accorder une aide concrète. Certes, l’UE a promis de porter son aide commerciale à deux milliards d’euros, mais vu l’ampleur de la crise, et comparé aux centaines de milliards qui sont mobilisés pour sauver les banques en faillite, c’est plus que dérisoire.

    Au lieu de s’inquiéter des projets d’infrastructure entrepris en Afrique par la Chine, la Russie et l’Inde, l’UE ferait mieux d’en prendre exemple et de contribuer à éliminer les causes du problème, à savoir le manque d’équipements infrastructurels.

    En tout cas, la famine qui menace aujourd’hui le monde montre que le système de libre échange est encore plus en faillite que ne l’était le communisme entre 1929 et 1991.

    Que faire ?

    Il n’existe aucun bonne raison de ne pas mettre immédiatement en oeuvre un train de mesures destiné à neutraliser au plus vite ce « choc alimentaire ». L’objectif doit être d’éliminer non seulement la faim, mais aussi la sous-nutrition dont souffrait déjà un tiers de la population mondiale avant l’éclatement de la crise actuelle. Pour cela, nous avons besoin de :

    · doubler au plus vite la production alimentaire mondiale ;

    · cesser d’utiliser des denrées alimentaires pour fabriquer des biocarburants ;

    · construire immédiatement des infrastructures de base en Afrique, Asie et Amérique latine ;

    · fournir des aides globales pour le conditionnement des aliments (chaîne du froid, irradiation, etc.) ;

    · stopper la mise en jachère des terres agricoles ;

    · construire des réacteurs nucléaires à haute température (HTR) pour dessaler l’eau de mer, destinée à l’irrigation ;

    · sous réserve de l’accord des gouvernements souverains concernés, mettre des experts du génie militaire à disposition des agriculteurs et des petits et moyens entrepreneurs.

    Et comme la catastrophe actuelle est une conséquence de l’effondrement du système financier mondial, la question d’une nouvelle architecture financière mondiale, d’un « nouveau Bretton Woods », doit être mise d’urgence sur la table.

    Il serait relativement facile de résoudre le problème, si la volonté politique était au rendez-vous. Nous disposons déjà de toutes les technologies et capacités industrielles nécessaires pour réaliser, en peu de temps, un Plan Marshall mondial, ou un New Deal.

    Les obstacles

    L’oligarchie financière internationale tente actuellement d’ériger un empire mondial, avec pour satrapie, d’un côté de l’Atlantique, une Amérique affaiblie, et de l’autre, une dictature de l’UE sur des nations européennes spoliées de leur souveraineté. Cette oligarchie est déterminée à laisser sombrer le monde dans un « âge des ténèbres » plutôt que d’accepter la réorganisation du système financier et de l’ordre économique préconisée par l’économiste américain Lyndon LaRouche

    Nombre d’entre eux voient même dans la faim un moyen commode pour réduire la prétendue « surpopulation » mondiale. On se souviendra du prince Philip d’Angleterre qui formula le souhait d’être réincarné, après sa mort, en « virus particulièrement mortel » afin de combattre la surpopulation.

    C’est ainsi qu’il écrivait en 1988, dans son livre Down to Earth : « Ce qu’on décrit comme l’équilibre de la nature est l’aptitude de la nature à se limiter. La fertilité et la reproduction créent l’excédent que les pertes annuleront à nouveau. Le pillage, les différences climatologiques, les maladies et la faim – et dans le cas de l’homo sapiens, les guerres et le terrorisme – constituent les principaux moyens par lesquels la population est maintenue sous un certain contrôle. »

    Auparavant, dans une interview à la revue People du 21 décembre 1981, le prince Philip avait affirmé : « La croissance démographique est potentiellement la plus grave menace pour la survie. Nous nous trouvons devant une grande catastrophe, faute de la freiner. (...) Plus il existe d’hommes, plus ils consomment de matières premières, plus ils produisent de la pollution, et plus ils mènent de guerres. Nous n’avons pas le choix. Si la population ne se limite pas de son plein gré, elle sera régulée involontairement à travers la maladie, la faim et la guerre. »

    La famine qui se répand à toute vitesse est un test pour tous les gouvernements du monde. Il est plus que temps de jeter par dessus bord les axiomes politiques responsables de la crise existentielle de notre société actuelle – néolibéralisme, malthusianisme, écologisme, impérialisme et colonialisme.

    Le monde a besoin, au contraire, de nations souveraines oeuvrant ensemble, suivant le principe des traités de Westphalie, c’est-à-dire l’avantage à autrui, pour réaliser les objectifs communs de l’humanité. La condition indispensable est d’adopter la proposition de Lyndon LaRouche pour un nouveau système monétaire et financier.

    Avons-nous, Européens, le courage de nous battre pour cette perspective ?

    http://www.solidariteetprogres.org:80/article4033.html
     

    14 April

    Des faucheurs d'OGM poursuivis en justice par MONTASANTO ? Quand la pluie de sagesse pourrie sur les trottoirs...

     
    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    Sur le projet de loi OGM
    1- Le projet de loi sur les OGM adopte de justesse a l'Assemblee, Le Monde avec AFP, 09/04/08
    2- Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi relatif aux OGM, Assemblee nationale, 09/04/08
    3- L'affaire Nathalie Kosciusko-Morizet a cache les "veritables dangers" de la loi OGM, AFP, 10/04/08
    4- Le projet de loi OGM adopte dans un climat de grande confusion, Les Echos, 10/04/08
    5- Projet de loi OGM : les motifs de la discorde, Le Figaro, 10/04/08
    6- La loi sur les OGM et la polemique autour de Nathalie Kosciusko-Morizet, Le Nouvel Observateur, 10/04/08
    7- Questions a... Jean-Francois Le Grand, senateur UMP - "Dans le projet de loi sur les OGM, mon parti s'est discredite", Le Point n° 1856, 10/04/08
    8- OGM : comment s'en passer, Metro, 10/04/08
    9- OGM : un texte de loi complexe qui ouvre les champs aux OGM, Liberation avec AFP, 10/04/08
    10- OGM : les Verts denoncent une manipulation, Liberation avec AFP, 11/04/08 
    11- OGM : pres de 8 Francais sur 10 donnent raison a Nathalie Kosciusko-Morizet, AFP, 12/04/08
    Sur le Grenelle de l'environnement
    12- Grenelle de l'environnement : les associations d’elus restent vigilantes sur le respect des engagements financiers du gouvernement sur les transports urbains et periurbains, Maire Info, 10/04/08
    13- Les textes issus du Grenelle de l'Environnement au Parlement avant la fin de session, AFP, 10/04/08
    14- Grenelle de l'environnement : le projet de loi transmis a MM. Sarkozy et Fillon, Le Monde, 11/04/08
    15- Grenelle de l'environnement : le projet de loi est ambitieux, mais les debats s'annoncent tendus, Les Echos, 11/04/08
    16- Batiment, transport, biodiversite, energie : le detail du texte, Les Echos, 11/04/08

    Bien a vous,
    Florence

    Citation du jour : "Le monde dans lequel chacun vit depend de la facon de le concevoir." Arthur Schopenhauer
    Pour un Pacte ecologique local : LE GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR. A utiliser sans moderation avant, pendant et après les elections municipales ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
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    1- Le projet de loi sur les OGM adopte de justesse a l'Assemblee, Le Monde avec AFP, 09/04/08

     

    L'Assemblee nationale a adopte a une courte majorite, mercredi 9 avril, le projet de loi sur les OGM, a l'issue d'un examen en premiere lecture qui a fortement divise le gouvernement et la majorite. Le texte a ete adopte avec seulement 21 voix d'ecart, par 249 voix pour et 228 voix contre. Il s'agit de la plus courte majorite obtenue sur un texte de loi depuis que la droite a reconquis une majorite a l'Assemblee, en 2002. A titre de comparaison, le projet de loi sur l'immigration, incluant le tres controverse dispositif sur les tests ADN, avait ete adopte en octobre par 282 voix contre 235.
    A la demande des groupes PS et GDR (PCF-Verts), les deputes se sont prononces lors d'un vote solennel : une centaine d'entre eux se sont abstenus ou n'ont pas pris part au vote, une proportion tres importante pour ce type de scrutin. Selon l'analyse du scrutin, communiquee par les services de l'Assemblee nationale, 245 deputes UMP (sur 316) ont vote en faveur de ce texte. Pres d'un elu UMP sur quatre n'a donc pas approuve le projet de loi. Dix deputes UMP ont vote contre, dont Francois Grosdidier, qui avait indique avant le vote qu'il fallait "comptabiliser les abstentions" au sein de l'UMP comme des "votes contre". 31 deputes UMP se sont abstenus, dont Etienne Pinte ou Marie-Jo Zimmermann, et 26 n'ont pas pris part au scrutin. Au Nouveau Centre, quatre ont vote pour, un contre, les autres s'etant abstenus ou n'ayant pas pris part au vote. Quatre elus non inscrits ont egalement exprime un vote negatif, dont Francois Bayrou et Jean Lassalle, tous deux membres du MoDem.
    “Confisque par les ultras"
    Cote PS, tous les deputes qui se sont exprimes ont vote contre, mais 15 sur 205 n'ont pas pris part au scrutin. C'est le cas notamment de la porte-parole du groupe, Aurelie Filippetti, de Manuel Valls, ou encore de Jean-Christophe Cambadelis. Au groupe GDR (PCF, Verts), 23 deputes sur 24 ont vote contre. Un seul n'a pas participe au scrutin mais a fait savoir qu'il voulait emettre un vote negatif.
    Francois Grosdidier a souhaite que, pour la deuxieme lecture, le texte ne soit pas "confisque par les ultras qui ont rompu l'equilibre du Grenelle de l'environnement". L'examen du texte avait suscite de fortes tensions, les deputes PS, PCF et Verts, parfois soutenus par quelques collegues de droite, bataillant souvent en vain sous le regard des membres du collectif anti-OGM, dans les tribunes du public. Une crise gouvernementale a precede le vote de quelques heures : Francois Fillon a demande a la secretaire d'Etat a l'ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, de s'excuser pour ses critiques, qui visaient notamment son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et le president du groupe UMP a l'Assemblee, Jean-Francois Cope, formulees dans un entretien au Monde
    Qualifie "d'imparfait" par le gouvernement, ce texte vise a clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgeniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive europeenne de 2001 que la France aura longtemps tarde a transcrire en droit national.
    Les faits / Eclairage   / Compte rendu
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    2- Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi relatif aux OGM, Assemblee nationale, 09/04/08
     
    Analyse du scrutin n° 98 - Seance du 09/04/2008
    <http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0098.asp>
    + Travaux parlementaires et discussion en seance publique
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    3- L'affaire Nathalie Kosciusko-Morizet a cache les "veritables dangers" de la loi OGM, AFP, 10/04/08
     
    Paris (AFP) - 15h51 - Les Verts ont deplore jeudi a l'Assemblee que le debat public de mercredi avant le vote solennel sur la loi OGM "n'ait porte que" sur Nathalie Kosciusko-Morizet, "empechant qu'il ne s'attache aux veritables dangers sanitaires, environnementaux et democratiques de la loi OGM".
    Pour les ecologistes, "ce pataques tombe a point nomme pour le gouvernement", estiment-ils dans un communique. "Quelle est la recette du contre-feu mediatique cuisine a la sauce Sarkozy?", interrogent les Verts.
    "Prenez d'abord une attitude machiste malheureusement tres repandue : designez une jeune femme convaincue de votre gouvernement pour appat. Harcelez-la discretement pour qu'elle s'emporte publiquement au nom de ses idees".
    Et les Verts d'ajouter "glissez le tout dans un journal de l'apres-midi quitte a accuser ensuite les journalistes d'avoir menti. Laissez mijoter le tout. Ajoutez une pincee d'outrage gouvernemental... votre soupe de contre-feu mediatique (est) prete a servir!".
    Pourtant, estiment les Verts, "le moment est grave". "Contre les engagements pris lors du Grenelle, contre l'avis de 70% des Francais, le gouvernement a reussi nous faire ingurgiter les OGM sans qu'on parle beaucoup du fond de la loi elle-meme!"
    Pour eux, "la loi qui vient d'etre votee autorise les OGM dans toute la production francaise jusqu'a 0,9% sans que les consommateurs en soient avertis".
    Les Verts denoncent "un projet social, juridique et judiciaire qui s'attaque aux libertes publiques les plus fondamentales", en allusion aux dispositions du texte contre les actions de fauchage volontaire.
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    4- Le projet de loi OGM adopte dans un climat de grande confusion, Les Echos, 10/04/08

     

    Le vote en premiere lecture du projet de loi OGM a ete l'occasion de tres vifs debats. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a critique Jean-Louis Borloo, a du presenter des excuses. L'opposition estime que le Grenelle de l'Environnement est mort.
    Jusqu'au bout, le vote en premiere lecture du projet de loi sur les OGM a l'Assemblee nationale se sera deroule dans des conditions execrables, bien loin du debut de dialogue amorce lors du Grenelle de l'Environnement en octobre dernier. « Le projet de loi OGM signe l'arret de mort du Grenelle de l'environnement », a d'ailleurs affirme Germinal Peiro, depute PS, avant de demander aux elus de ne pas voter le texte juste avant le vote final, tandis que les Verts faisaient de meme, et que le Nouveau Centre appelait ses representants a voter « en leur ame et conscience ».
    Adopte a une tres courte majorite (249 voix pour, 228 voix contre et 477 votes exprimes), le projet de loi sera examine par le Senat, sauf changement de programme, les 15 et 16 avril prochain. Une centaine de deputes se sont abstenus ou n'ont pas pris part au vote, un chiffre consi- dere comme important pour un scrutin solennel, traduisant le malaise palpable pendant tous les debats.
    Les senateurs reussiront-ils a retablir le dialogue entre les pro et les anti ? Les episodes mouvementes de la matinee permettent d'en douter. Apres avoir essuye des mots tres durs de sa propre majorite mardi, l'accusant d'avoir une position « ambigue », et exigeant une « lisibilite pleine et entiere des messages gouvernementaux », Nathalie Kosciusko-Morizet, secretaire d'Etat a l'Ecologie, a craque hier matin, critiquant devant les journalistes du quotidien « Le Monde » un « concours de lachete » dans son camp, et Jean-Louis Borloo, son ministre de tutelle, qui « assure le minimum ».
    Brutalisee lors des debats
    Ces declarations ont provoque un psychodrame, le Premier ministre exigeant des excuses, menacant d'en « tirer les consequences », et demandant a la secretaire d'Etat de ne pas l'accompagner au Japon. Des excuses aussitot presentees, Nathalie Kosciusko Morizet se disant a la disposition du groupe parlementaire UMP pour « s'expliquer et lui temoigner [sa] solidarite ».
    Prenant sa defense, le depute UMP Francois Grosdidier a estime qu'elle avait ete brutalisee tout au long des debats, notamment par le president de la commission des Affaires economiques, Patrick Ollier, et l'orateur de l'UMP, Christian Jacob. D'autres remarquent que les propos de Rama Yade, secretaire d'Etat aux Droits de l'homme, sur les conditions posees par le chef de l'Etat a sa participation aux JO, n'ont pas donne lieu a de telles reactions indignees.
    Rancunier, le patron du groupe UMP, Jean-Francois Cope, s'est declare « profondement attriste » par l'« injure » proferee contre lui par la secretaire d'Etat a l'Ecologie, ajoutant qu'il appartient au chef de l'Etat d'« apprecier » si elle doit quitter le gouvernement. Hier soir, a la sortie du bureau politique de l'UMP, Francois Fillon a declare que « l'incident etait clos ».
    Au-dela des querelles de personnes, meme l'article 1 du projet de loi n'a pas permis a la majorite et a l'opposition de trouver un langage commun. Vieux pays agricole, la France est tiraillee entre la volonte de proteger cette activite importante pour l'economie et de conserver ses specificites. Les defenseurs de la science des OGM et ceux qui doutent de la difficulte d'empecher le phenomene de dissemination des genes se trouvent dans les deux camps. L'article 1 prevoit la liberte de consommer et produire avec ou sans OGM.
    « Integralement solidaire »
    Mais preuve de la complexite du sujet, l'opposition, a l'aide de trois deputes UMP, dont Francois Grosdidier a reussi a faire voter l'amendement 252 qui vise a proteger les zones de productions de qualite sans OGM. Un amendement que Jean-Francois Cope a promis de faire supprimer. Celui-la meme qui a rendu furieux certains deputes UMP, qui estimaient avoir obtenu un arbitrage gouvernemental contre. Le texte de l'amendement exige des agriculteurs decidant de planter des OGM qu'ils tiennent compte des structures agricoles, des ecosystemes locaux, et des filieres de production et commerciales qualifiees. La directive europeenne sur la dissemination volontaire des OGM, que la France doit transposer depuis sept ans, interdit d'exclure des regions entieres, et de mettre en avant des raisons economiques. Comment les eleveurs de foie gras, les producteurs de fromage traditionnel pourront-ils justifier la presence d'OGM dans leurs produits se demandent les defenseurs de l'amendement.
    Interroge mardi par le groupe socialiste, Jean-Louis Borloo a assure que « l'amendement Chassaigne » ne ferait pas l'objet d'un reexamen, en se declarant « integralement solidaire » de sa secretaire d'Etat. Un tandem qui ferait mieux de se reconstituer rapidement s'il veut laisser une chance aux engagements du Grenelle de l'Environnement de se concretiser.
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    5- Projet de loi OGM : les motifs de la discorde, Le Figaro, 10/04/08
    Guillaume Perrault

     

    Role des experts, coexistence des cultures, soutien a la recherche : les sujets qui divisent les elus.
    Le projet de loi sur les organismes genetiquement modifies ambitionne de mettre en œuvre les recommandations du «Grenelle de l'environnement» et transpose deux directives europeennes. Le texte precise le cadre juridique de la culture des plantes transgeniques : procedure d'autorisation, droits et obligations des exploitants agricoles, sanctions penales, information et transparence. Mais le projet de loi issu des travaux de l'Assemblee, modifie par de nombreux amendements, divise les deputes UMP, qui comptent des «pro-OGM» et des «anti-OGM».
    Le role des experts. Les deputes UMP, dans leur grande majorite, ont approuve la prudence du Senat a l'egard du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). La Haute Assemblee a introduit une distinction et une hierarchie entre «l'avis» du comite scientifique du HCB et les simples «recommandations» du comite de la societe civile du HCB. Mais quelques deputes UMP anti-OGM souhaiteraient que les deux instances du HCB soient placees sur un pied d'egalite.
    La coexistence des OGM et des cultures traditionnelles. L'administration devra determiner «par nature de culture» les distances requises entre les parcelles d'OGM et les productions traditionnelles. L'objectif des deputes UMP est que «la presence accidentelle d'OGM dans d'autres productions» reste «inferieure au seuil etabli par la reglementation communautaire». Mais quelques deputes UMP anti-OGM predisent une catastrophe ecologique. Ils ont vote les amendements PS et PC qui renforcent la protection des cultures traditionnelles face aux risques de «contamination» par les OGM.
    La situation des parcs nationaux et regionaux. Inspires par le souci d'encadrer le recours aux OGM, les deputes UMP ont autorise les parcs nationaux et les parcs regionaux naturels a exclure la culture d'OGM de leur territoire, pourvu que ces etablissements obtiennent «l'accord unanime des exploitants agricoles concernes». Mais les quelques deputes UMP anti-OGM jugent cette concession illusoire puisqu'il suffit qu'un agriculteur mette son veto pour que la culture des OGM soit autorisee dans ces parcs.
    Le soutien a la recherche en genomique vegetale. Les senateurs UMP avaient institue un dispositif fiscal visant a favoriser le financement de la recherche en genomique vegetale. Le jugeant complexe et inutile, les deputes UMP l'ont supprime.
    La culture des proteines vegetales. Se distinguant la encore de leurs collegues de la majorite, les deputes UMP anti-OGM ont permis l'adoption d'un amendement PS invitant le gouvernement a etablir un plan pour favoriser la culture traditionnelle des oleoproteagineux. La majeure partie des oleoproteagineux est actuellement importee et souvent transgenique.
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    6- La loi sur les OGM et la polemique autour de Nathalie Kosciusko-Morizet, Le Nouvel Observateur, 10/04/08

     

    Les commentaires de la presse, jeudi 10 avril, sur la polemique declenchee par la secretaire d'Etat a l'Ecologie autour de la loi sur les OGM.
    La Croix, Francois Ernenwein
    "(...) Cet evenement microcosmique (et microscopique) ne meriterait pas qu'on s'y attarde s'il ne revelait ce qui finit par arriver quand se croisent une domination politique et une clarte mal assuree sur les objectifs, dans le cas d'espece, la culture des organismes genetiquement modifies. (...) Mais ce cafouillage aurait pu etre evite si le gouvernement lui-meme avait eu, sur la question des OGM, un propos bien formate. Or, depuis le Grenelle de l'environnement, a l'automne, jusqu'a l'examen du texte, en fevrier au Senat, et en avril a l'Assemblee, la position de l'executif, sur ce sujet, s'est beaucoup cherchee. Au point d'inquieter tour a tour, jusque dans la majorite, pro et anti-OGM, tres divises sur la "liberte de cultiver". Mais aussi de produire une loi compliquee qui ne tranche pas nettement, ni sur la coexistence des OGM et de l'agriculture conventionnelle, ni sur les risques de dissemination. En bonne logique, le debat aurait du encore se prolonger pour approfondir le sujet. Avec le temps, la majorite se serait epargnee et la fronde des deputes UMP, et le vote d'un texte deja conteste."
    Liberation, Didier Pourquery
    "Insupportable. La facon dont les commissaires politiques de la majorite ont fait plier Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait dit tout haut ce qu'elle pensait de l'attitude lache de certains de ses collegues, a quelque chose d'humiliant. (...) Nathalie Kosciusco-Morizet qui se bat depuis des annees pour l'environnement, souvent bien solitaire dans son camp, a incarne d'une certaine maniere l'esprit du Grenelle. Plus que Jean-Louis Borloo qui semblait se retrouver a son poste faute de mieux, elle amene les debats honnetement, jouant le jeu parlementaire en defendant certes les positions gouvernementales, mais sans se montrer obtuse. Il faut du courage pour affronter le lobby agricole productiviste. Elle en a montre, seule a l'Assemblee. Obligee de s'excuser publiquement, elle rentre dans le rang du gouvernement et de l'UMP. Francois Fillon et Nicolas Sarkozy, chantres de l'ouverture, ont decidement une etrange conception de l'ouverture d'esprit."
    La Montagne, Daniel Ruiz
    "(...) Droite dans ses bottes et sa posture d'ideologue de l'ecologie, la secretaire d'Etat a fini par etre fauchee par les deputes de la majorite, agaces de la voir s'en tenir toujours au discours dominant des anti-OGM. (...) "Concours de lachete" ou pas, Nathalie Kosciusko-Morizet a laisse completement echapper ce dossier et massacrer son projet de loi en seance, jusqu'a ce que plus personne n'y comprenne rien. Ce qui, il est vrai, n'est pas tres elegant, c'est que Jean-Louis Borloo, s'avisant que le debat sentait la poudre, n'a rien fait pour reprendre le flambeau et que l'UMP a saisi l'opportunite d'en finir avec des idees qui ne sont pas dans son catalogue naturel. Encore un bout du Grenelle de l'environnement qui tombe dans la sciure. L'ensemble de mesures ne dans la periode de l'euphorie creatrice et annonce comme garant de l'avenir de la planete s'effiloche jour apres jour. Sans doute y avait-il dans cette demarche trop d'ecologistes seulement preoccupes d'oecumenisme politique."
    Le Courrier Picard, Francis Lachat
    "(...) Les deputes etaient-ils a ce point attaches a ceder aux puissants lobbies pour s'echarper ainsi en public, et donner une image deplorable de leur travail legislatif ? Toujours est-il que les paroles de la secretaire d'Etat, qui attaquaient pele-mele Jean-Louis Borloo, Patrick Devedjan, Jean-Francois Cope et bien d'autres, ont fait mouche, et ont fait cette discussion une vraie crise politique dans la majorite gouvernementale. Francois Fillon, jouant les pompiers a qui mieux mieux, a cherche a calmer le jeu, et si chacun s'est calme, les cicatrices sont certes encore bien presentes. Quant au fond du probleme, il est clair que les grandes intentions nees du Grenelle de l'Environnement ont ete quelque peu oubliees. Car si la loi determine des barrieres claires, et prend de multiples precautions, il n'en reste pas moins que le principe meme de culture des O.G.M. est admis, et que le fauchage est clairement interdit et reprime. Jose Bove n'a plus qu'a bien se tenir. (...)"
    "(...) Brutalement honnie chez elle, Nathalie Koscisusco-Morizet est aussitot admiree chez les autres. Son involontaire posture d'enfant terrible trop severement puni pourrait bien lui valoir rapidement la sympathie d'une majorite de Francais. La crise dont elle est le centre, d'une violence encore inedite sous ce quinquennat, depasse d'ores et deja toutes les difficultes d'une Fadela Amara ou d'une Rama Yade. Dans les spheres du pouvoir, le franc-parler semble etre une qualite definitivement interdite aux jeunes femmes. Mais plus gravement, la crise NKM traduit en fait deux defaillances majeures: celle d'une majorite desorientee depuis les municipales et trop a cran pour travailler ses dossiers difficiles dans l'unite et la serenite, celle d'un gouvernement qui a laisse seule au front sa plus jeune recrue sans baliser assez clairement les suites concretes d'un Grenelle de l'Environnement, glorieux mais abstrait. Sur un tel dossier sans verite etablie, propice aux pires batailles d'experts, c'etait, a coup sur, faire de NKM la premiere victime directe des OGM".
    L'Alsace, Patrick Fluckiger
    "L'ambiance consensuelle du Grenelle de l'environnement, a la limite de l'euphorie, est bel et bien oubliee. Le debat sur les OGM a l'Assemblee a vu ressurgir tous les clivages. (...) En mettant nommement en cause Jean-Louis Borloo et Jean-Francois Cope, (Nathalie Kosciusko-Morizet) franchit la ligne blanche des attaques ad hominem. Son avenir au sein du gouvernement s'annonce tres compromis. N'est pas Rama Yade qui veut ! Quant a l'image de l'executif, elle est a mille lieues de l'impression de professionnalisme imposee pendant sa campagne electorale par Nicolas Sarkozy. Le difficile dossier OGM a eu sur le vernis gouvernemental l'effet d'un abrasif puissant. Les tensions ont ete mises a nu, les nerfs sont a vif. Dans cette atmosphere, on doute que la loi, si difficilement votee et deja controversee, mette fin a la guerre dans les champs de mais. OGM, a l'assemblee, ne signifie pas seulement organisme genetiquement modifie, mais surtout Oh, Grand Malaise."
    Le Dauphine Libere, Didier Pobel
    "Bienvenue chez les "laches"! C'est une maniere de banderole qu'a brandie hier Nathalie Kosciusko-Morizet depuis sa "tribune" du Monde. (...) Car c'est peu dire que l'attitude de celle a qui l'UMP reproche aussi d'avoir un jour claque la bise a Jose Bove, reste en travers de la gorge d'une bonne partie de ses "amis". La frondeuse a ainsi ete privee de banc hier apres-midi au Palais-Bourbon, avant d'etre ecartee, en soiree, du voyage au Japon de Francois Fillon. Mais sinon tout va bien pour elle. La preuve: elle a recemment ete promue au sein de son parti. Comprend qui peut. N'empeche, au final, le texte n'a ete adopte qu'avec vingt et une petites voix d'avance, soit la plus courte "marge" pour la droite depuis 2002. Difficile de se persuader qu'au-dela du seul cas de "NKM" un veritable esprit de groupe porte le projet. Une seule chose parait sure: cette histoire de mais, qui ne cesse de semer la discorde, semble bien partie pour occuper longtemps encore le champ... politique. CQFD."
    Le Midi Libre, Michel Richard
    "Privee de Japon ! Nathalie Kosciusko-Morizet, secretaire d'Etat a l'Ecologie, n'accompagnera pas Francois Fillon au Japon. C'est la version gouvernementale du 'privee de dessert' parental. Le Premier ministre a sevi, NKM est punie. (...). Ce gouvernement a certes l'habitude d'en entendre des belles de la part de voix rebelles, mais la, Fillon a juge que c'en etait trop. Il a exige des excuses, ce qu'on n'avait demande, dans d'autres circonstances, ni a Fadela Amara, ni a Rama Yade. NKM les a presentees, sans qu'on soit sur -pour le coup- qu'elle ait bien fait. Tant qu'a cracher sa colere, ne vaut-il pas mieux assumer, plutot qu'emettre un dementi qui ne trompe personne? D'autant que la colere de Mme Kosciusko-Morizet est peut-etre mise sur le compte de l'ambiguite du gouvernement et de la droite quant aux OGM et au Grenelle de l'Environnement. Que la secretaire d'Etat ait pu etre maladroite a l'Assemblee, sans doute. Mais qu'elle ait pu se sentir bien seule pour defendre l'ecologie pour laquelle elle milite depuis longtemps, c'est non moins vrai. Devait-elle s'en excuser, vraiment ?"
    Le Progres, Francis Brochet
    "Privee de Japon ! La sanction est tombee: Nathalie Kosciusko-Morizet ne partira pas en week-end avec le Premier ministre a Tokyo. C'est qu'elle a ose, la jeune insolente, denoncer le "concours de lachete et d'inelegance" entre Jean-Francois Cope et Jean-Louis Borloo sur les OGM. Borloo s'est tu. Mais Cope a pleurniche sur sa "sensibilite" blessee. Pauvre Cope. Cope aux fidelites multiples, Cope le cumulard, Cope qui fait l'avocat pour "cotoyer la vraie vie". Il a du se sentir vise quand Kosciusko raillait un milieu politique "tres macho, ou les hommes cooptent les hommes". Le fait est que ce gouvernement a un probleme avec les femmes, ces organismes genetiquement differents: d'abord Fadela Amara sur les banlieues, ensuite Rama Yade sur Kadhafi puis le Tibet, aujourd'hui Kosciusko-Morizet. Attention, Messieurs Sarkozy et Fillon, c'est vous que l'on pourrait demain taxer d'inelegance."
    L'Est Republicain, Chantal Didier
    "Une secretaire d'Etat qui suscite une mini-crise gouvernementale. Des deputes UMP qui trainent les pieds. Une majorite qui peine a s'organiser... Il regne comme une ambiance de fin de mandat au sein de la droite. Une morosite qu'explique en partie l'echec aux municipales et cantonales, mais qui tient aussi aux difficultes economiques et aux divergences entre ceux qui veulent reformer encore plus et ceux qui souhaitent donner du temps au temps. Autant de raisons a un doute corrosif. Que Nathalie Kosciusko-Morizet ait franchi la ligne jaune, c'est evident. Reste que le debat sur les OGM a revele les tensions existant au sein du groupe UMP de l'Assemblee. Sur ce sujet precis et celui de l'environnement en general, mais aussi sur bien d'autres themes, les deputes estimant souvent que les mesures prises a tout va desorientent leurs electeurs, quand elles ne les heurtent pas. (...)"
    Paris-Normandie, Michel Lepinay
    "(...) C'est la cacophonie gouvernementale, et il y a plusieurs facons de l'interpreter. La premiere c'est d'y chercher l'indice d'un etat de crise dans lequel se trouverait le pouvoir, Elysee, ministres, et elus de la majorite tirant a hue et a dia sur chaque sujet sensible. Et les JO autant que les OGM sont des dossiers ultrasensibles. La deuxieme approche serait de louer le courage de ces jeunes ministres peu experimentees qui savent encore vider leur sac en oubliant la langue de bois. Mais il y a une autre lecture possible de l'eclat de la secretaire d'Etat a l'Ecologie: ministres et elus ont de plus en plus de mal a supporter la pression qui s'exerce sur eux a propos des OGM. Il y a quelques jours, le senateur UMP Jean-Francois Legrand avait lui aussi fait un coup de sang et denonce les lobbies qui "ont fait main basse sur l'UMP"."
    "(...) Nathalie Kosciusko-Morizet a eu bien raison de refuser le role du bouc emissaire et de se rebeller en denoncant dans une interview au journal "Le Monde" date de ce jour un "concours de lachete" et le peu d'engagement de Jean-Louis Borloo et Jean-Francois Cope. Dans l'affaire, elle s'est seulement meprise sur le sens du sigle OGM qui ne peut en aucun cas signifier: Outrage Gouvernemental Mediatise. Jugee avec une inhabituelle celerite par un tribunal majoritaire d'exception, Nathalie Kosciusko-Morizet a du passer sous les fourches Caudines de Francois Fillon,peu indulgent pour cette protegee de Sarko: excuses publiques, bannissement de l'Assemblee, assignation sur le territoire national. Cette condamnation "pour l'exemple" n'a cependant pas empeche hier 10 deputes UMP de voter contre et 31 autres de s'abstenir sur le projet de loi. Preuve que les OGM ont bel et bien seme la tempete a droite."
    Le Telegramme, Hubert Coudurier
    "(...) Alors qu'une partie du groupe (UMP) semble sous l'influence des gros cerealiers et de la multinationale Monsanto, Mme Kosciusko-Morizet, que Jacques Chirac considerait comme une "emmerdeuse" mais qui voulait respecter l'esprit du "Grenelle de l'environnement", a commis une erreur. Elle a manque a la solidarite gouvernementale en stigmatisant dans des confidences au Monde, le president du groupe, Jean-Francois Cope, accuse de ne pas tenir ses troupes, et son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, de fuir ses responsabilites. C'en etait trop pour une femme, certes brillante mais imprudente, qui a du aller a Canossa. Toutefois, cette affaire montre que les interets economiques priment sur les grands shows mediatiques comme le " Grenelle de l'environnement " dont le sarkozysme s'est fait une specialite. Et qu'aucune parole dissidente ne peut etre toleree au sein du gouvernement, desormais soumis a une forme de caporalisation."
    "(...) Mediatiquement, c'est vrai, de telles sorties tranchent avec le conformisme ambiant. Elle font circuler le sang de la politique. Mais apres les recentes declarations a l'emporte-piece de Rama Yade, vite corrigees elles aussi, on peut s'etonner de ces etats d'ame au sommet de l'Etat. Car la liste commence a s'allonger: il y a deja eu les formules peu emoussees de Fadela Amara et, plus recemment, les doutes exprimes de maniere a peine voilee par Martin Hirsch quant a l'avenir de son RSA. En fait, a y regarder de plus pres, la multiplication de ces mini crises au sein de l'equipe gouvernementale n'est sans doute pas l'effet du simple hasard. Les Nathalie Kosciusko-Morizet, Fadela Amara et Rama Yade sont des "sarkozettes" patentees. A leur facon, elles pratiquent la rupture dans leur maniere de s'exprimer. Elles affirment ce qu'elles estiment en phase avec le discours de Nicolas Sarkozy, mais qui ne correspond pas forcement a celui de Francois Fillon. Il ne faut pas oublier qu'il y a quelques jours a peine Nathalie Kosciusko-Morizet a ete nommee, avec Xavier Bertrand, secretaire generale adjointe a l'UMP. Une nomination directement pilotee par l'Elysee. Cela donne un eclairage interessant au coup de gueule d'hier."
    "Les unes apres les autres, les ratures de la politique du gouvernement effacent febrilement les lignes directrices de son projet initial. Et le transforment en un illisible brouillon. A l'oree des vacances de printemps, le bulletin du deuxieme trimestre de l'annee politique 2007-2008 devient preoccupant. En sciences de l'environnement, par exemple, le bel effort entrepris avec le fameux Grenelle se dilue dans... ah oui, " un concours de lachete et d'inelegance " qui sanctionne l'indigente copie OGM. (...) En sciences humaines, il y a plus que du relachement. C'etait bien parti, pourtant avec le Revenu de solidarite active. (...) Trop sans doute aux yeux du grand correcteur, effraye par tant d'audace reformiste. En histoire, un fayotage ehonte avec le superviseur chinois a manifestement fait oublier quelques fondamentaux. Le JO de Berlin en 1936 ou la complaisance de Munich en 1938 ? On a fait l'impasse... Mais en geo, Pekin on sait ou c'est. (...)"
    La Charente Libre, Jacques Guyon
    "(...) Au-dela du franc-parler de la secretaire d'Etat, au-dela de ses convictions ecolo, ce que cet incident exprime, c'est a la fois - et une nouvelle fois - un cafouillage a la tete de l'Etat mais aussi l'impression que sur l'environnement et particulierement les OGM le gouvernement et l'UMP naviguent a vue. Si aujourd'hui NKM se retrouve etre la malheureuse vedette de l'actualite, cela ne doit pas faire oublier le combat plus souterrain que se livrent a l'interieur meme de la majorite les pro et les anti-OGM, les seconds ayant ete deja sermonnes pour avoir ose evoquer des pressions subies par les deputes de la part du lobby des semenciers et des agriculteurs. Des deputes pas godillots et une secretaire d'Etat pas langue de bois, c'est trop? En tout cas, cela justifiera sans doute un peu plus le tout nouveau "comite de liaison" de la majorite lance hier lors d'une reunion a l'Elysee..."
    La Presse de la Manche, Jean Levallois
    "(...) Cette loi difficile, comme le Grenelle de l'environnement, a vu Nathalie Kosciusko-Morizet s'impliquer fortement pour que l'on trouve un equilibre et que le Grenelle de l'environnement, dans ses conclusions, soit bien pris en compte. Le dossier n'est pas simple et ne saurait etre traite de maniere simpliste. Car, en ce domaine, on ne peut pas faire n'importe quoi. Mais, par ailleurs, les OGM existent bien aujourd'hui, au quotidien, et les ignorer n'est peut-etre pas non plus la meilleure solution. Mme la secretaire d'Etat a presente ses excuses. Elle n'accompagnera pas le Premier ministre en visite officielle au Japon, mais elle a ete confirmee comme numero 3 de l'UMP, en qualite de secretaire general adjointe, par le bureau de son parti, hier soir. Il y a toujours la solidarite gouvernementale qui ne supporte pas les attaques de ministre a ministre. Il y a la discipline qui impose de controler ses propos. C'est necessaire. Mais, apres tout, comme aurait dit Galilee, obliger de se renier: "Et pourtant, elle tourne".
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    7- Questions a... Jean-Francois Le Grand, senateur UMP - "Dans le projet de loi sur les OGM, mon parti s'est discredite", Le Point n° 1856, 10/04/08
    Propos recueilllis par Michel Revol
     
    Le Point : Vous accusez les senateurs UMP d'etre sous l'influence de societes comme Monsanto. Vous y allez un peu fort...
    J.-F. Le Grand : Non. Que des elus soient sollicites par les cerealiers et des semenciers, c'est normal. J'ai moi-meme rapporte des textes sur l'aeronautique, et j'ai toujours rencontre EADS et Boeing. Dans tout projet de loi, il y a un jeu de lobbying.
    Que reprochez-vous aux senateurs UMP qui ont amende le projet de loi sur les OGM dans un sens favorable aux firmes qui les produisent ?
    Je les accuse d'avoir ete plus sensibles au poids des semenciers qu'a celui de l'etat d'esprit du Grenelle de l'environnement. Les senateurs sont enfermes dans un palais dore, avec un electorat filtre, celui des grands electeurs. Ils sont sous la pression du monde agricole. Mon parti s'est discredite aux yeux de l'opinion.
    Etes-vous parvenu a mettre des elus de votre cote ?
    La moitie des senateurs UMP me soutient et j'ai recu hier soir [lundi, NDLR] un coup de fil de l'Elysee. « Tenez bon, on est avec vous », m'a-t-on dit.

    De faux débats comme d'habitudes pour mieux nous enc.....

    8- OGM : comment s'en passer, Metro, 10/04/08
    Nadia Loddo

     

    L'etiquetage reste l'outil de base pour assurer le libre choix du consommateur.
    A l’heure où les OGM font debat a l’Assemblee nationale –et dans les rangs de la majorite- le role du consommateur dans les choix de societe a venir parait essentiel. Les enquetes d’opinion le confirment depuis des annees : en Europe, on n’a pas envie de consommer des aliments contenant des OGM. Toutefois, la legislation en vigueur ne permet pas toujours de faire ses courses le cœur net.
    Etiquetage
    Pour l’etiquetage, c’est la reglementation europeenne qui s’applique en France, depuis avril 2004. A partir du moment où le seuil de 0,9% d’organismes genetiquement modifies est atteint ou depasse dans un produit, leur presence doit etre indiquee dans la liste des ingredients. Ce seuil n’a pas de fondement scientifique, mais est le resultat d’un compromis atteint au niveau europeen. Associations des consommateurs et ONG font alors pression pour que la presence d’OGM soit indiquee a partir de leur seuil de detection (environ 0,1%). Toutefois, Olivier Andrault, charge de mission alimentation a l’UFC-Que Choisir se veut rassurant vis-a-vis des consommateurs : « Les analyses du service des fraudes montrent tres peu de contamination d’OGM dans les produits qui ne sont pas etiquetes », explique-t-il.
    Pour le moment, donc, seuls les produits issus de l'agriculture biologique sont garantis 100% sans OGM. C’est leur cahier des charges qui le garantit. Ce qui n’est pas le cas d’autres labels de qualite comme l’Appelation d'origine controlee (AOC) ou le label rouge. En effet, leurs cahiers des charges n’interdisent pas de nourrir les animaux avec du mais ou du soja transgenique. « C’est etonnant pour le AOC car cette appellation fait justement reference a un mode de production traditionnel. Or, on ne peut pas dire que les OGM fassent partie de la tradition », souligne Olivier Andrault.
    Les animaux en mangent
    Lors de la discussion a l’Assemblee nationale, l’opposition a en effet propose un amendement pour que le consommateur puisse savoir si la viande, les œufs, le fromage le lait… qu’il achete provient d’animaux nourris avec des aliments transgeniques. L’amendement a ete refuse. « C’est une demande ancienne, confirme Olivier Andrault, qui ne tient pas qu’a des eventuels dangers sanitaires. C’est une reflexion ethique plus large car le consommateur a le droit de vouloir encourager ou pas le developpement des cultures OGM. »
    L’information du consommateur est a la base de son pouvoir d’influencer l’offre des producteurs par ses achats. L’etiquetage est donc essentiel. « Bien lire les etiquettes est notre seul et unique moyen de pression : si aujourd’hui nous n’avons pas d’OGM dans notre alimentation, c’est justement grace a l’etiquetage qui oblige les producteurs a preter attention aux demandes de la societe », explique Olivier Andrault. Cette information de base, qui peut paraitre tout a fait banale sur nos emballages, n’est pas donnee a tout le monde. Aux Etats-Unis, terre fertile pour les organismes genetiquement modifies, il n’existe aucune mention de la presence d’OGM dans les aliments. Et il y en a partout.
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    9- OGM : un texte de loi complexe qui ouvre les champs aux OGM, Liberation avec AFP, 10/04/08
    E. PA
     
    Adopte de justesse a l'Assemblee nationale, le projet de loi sur les cultures transgeniques a evacue les questions posees lors du Grenelle de l'environnement et devrait encore être assoupli, en faveur des OGM, par le Senat en deuxieme lecture.
    A force de compromis, sur fond d'echanges acides au sein même de la majorite, l'Assemblee nationale a livre hier un texte de loi complique sur les OGM, qui peine a trancher sur les questions essentielles de coexistence avec l'agriculture conventionnelle, de responsabilite et de transparence.
    La loi, qui visait aussi a apaiser le debat, a surtout suscite une guerre de tranchee, illustree par la crise autour des declarations de la secretaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet et une adoption au chausse-pied, avec seulement 21 voix d'ecart.
    Un camouflet pour NKM
    Selon l'analyse du scrutin, communiquee par les services de l'Assemblee nationale, 245 deputes UMP (sur 316) ont vote en faveur de ce texte. Pres d'un elu UMP sur quatre n'a donc pas approuve le projet de loi.
    Côte PS, tous les deputes qui se sont exprimes ont vote contre, mais 15 sur 205 n'ont pas pris part au scrutin:
    Le depute UMP Francois Grosdidier, qui avait annonce pour sa part qu'il ne voterait pas un texte qui ne garantit pas la "transparence totale" sur les effets des OGM sur l'homme ou sur l'environnement,.a pris hier la defense de la secretaire d'Etat a l'Environnement, estimant qu'elle avait ete "brutalisee" par des responsables UMP a l'Assemblee pendant l'examen du projet de loi OGM. "Je n'ai jamais vu infliger un tel camouflet a un ministre", a ajoute le depute de Moselle.
    Des questions escamotees
    Au final, apres l'examen ,en premiere lecture, au Senat et a l'Assemblee, les themes qui constituaient l'argumentaire même du ministere de l'Ecologie lors du Grenelle de l'environnement --transparence, independance et responsabilite-- ont ete pratiquement evacues des discussions.
    "On est alle trop vite sur ces questions majeures, escamotees", juge Arnaud Aporteker, l'expert OGM de Greenpeace, qui se dit aussi "decu que des positions ideologiques l'aient emporte sur un sujet ou la societe s'accorde depuis de nombreuses annees pour reclamer une protection".
    "Avec cette loi, il n'y aura plus de sans OGM", insiste-t-il.
    Pour le ministere, qui fait valoir qu'il etait "impossible" d'interdire les OGM, le texte assure un "encadrement solide, le plus contraignant d'Europe et sans doute du monde".
    Dans son principe, le texte reconnait le droit de produire et de consommer "avec ou sans OGM". A cette fin, deux amendements introduits a l'Assemblee et consideres comme des "avancees" par certains ecologistes, appellent a veiller au respect de l'environnement et des autres formes de cultures.
    Cependant, l'amendement du depute PCF Andre Chassaigne, qui precise en toutes lettres "dans le respect des filieres de production et commerciales qualifiees -sans organismes genetiquement modifies-", devrait sauter lors du deuxieme passage devant le Senat, mercredi, a l'appel du president du groupe UMP de l'Assemblee, Jean-Francois Cope.
    Ou est passe le Grenelle ?
    La grande deception vient egalement de l'incapacite des deputes a etablir clairement les responsabilites, en evacuant la notion de prejudice ecologique: en cas de contamination, seul le cultivateur est responsable et pour les seuls champs voisins. Les semenciers (producteurs ou distributeurs) sont exoneres, contrairement au projet de loi initial.
    Ce qui impose aux producteurs de bio ou d'AOC de prouver, a leur frais, que leurs productions ne sont pas contaminees, note egalement Lylian Le Goff, expert en biotechnologies a la federation France Nature Environnement (FNE, 3000 association): "Il faut que le public sache qu'a terme, ca signifie que les filieres garanties sans OGM seront plus cheres que les filieres OGM".
    Tout comme le Parti socialiste par la voix de son porte-parole sur le projet de loi OGM, Germinal Peiro, affirmant hier « le Grenelle de l'Environnement est mort », l'ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage,. Presidente du moucement Cap 21, a estime que "le lobby des OGM avait gagne, le Grenelle est enterre"
    <http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/320397.FR.php>
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    10- OGM : les Verts denoncent une manipulation, Liberation avec AFP, 11/04/08

     

    Selon le parti ecologiste, le pataques autour de Nathalie Kosciusko-Morizet est un contrefeu qui a permis d'escamoter le debat sur le contenu du texte adopte par les deputes.
    Les Verts ont deplore hier a l'Assemblee que le debat public de mercredi avant le vote solennel sur la loi OGM "n’ait porte que" sur Nathalie Kosciusko-Morizet, "empechant qu’il ne s'attache aux veritables dangers sanitaires, environnementaux et democratiques de la loi OGM".
    Pour les ecologistes, "ce pataques tombe a point nomme pour le gouvernement". "Quelle est la recette du contre-feu mediatique cuisine a la sauce Sarkozy ?", interrogent les Verts dans un communique.
    "Prenez d'abord une attitude machiste malheureusement tres repandue : designez une jeune femme convaincue de votre gouvernement pour appat. Harcelez-la discretement pour qu'elle s'emporte publiquement au nom de ses idees".
    Et les Verts d'ajouter "glissez le tout dans un journal de l'apres-midi quitte a accuser ensuite les journalistes d'avoir menti. Laissez mijoter le tout. Ajoutez une pincee d’outrage gouvernemental... votre soupe de contre-feu mediatique (est) prete a servir!".
    Pourtant, estiment les Verts, "le moment est grave". "Contre les engagements pris lors du Grenelle, contre l’avis de 70% des Francais, le gouvernement a reussi nous faire ingurgiter les OGM sans qu’on parle beaucoup du fond de la loi elle-meme!"
    Pour eux, "la loi qui vient d’etre votee autorise les OGM dans toute la production francaise jusqu'a 0,9% sans que les consommateurs en soient avertis".
    Les Verts denoncent "un projet social, juridique et judiciaire qui s'attaque aux libertes publiques les plus fondamentales", en allusion aux dispositions du texte contre les actions de fauchage volontaire.
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    11- OGM : pres de 8 Francais sur 10 donnent raison a Nathalie Kosciusko-Morizet, AFP, 12/04/08
     
    Paris (AFP) - 17h51 - Pres de huit Francais sur dix donnent raison a la secretaire d'Etat a l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet sur la question des OGM, selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche.
    Interroges sur les "positions assez restrictives concernant la culture des OGM" prises par la secretaire d'Etat devant l'Assemblee nationale, 78% des sondes estiment qu'elle a eu raison. 16% sont d'un avis contraire. 6% ne se prononcent pas.
    Une large majorite des sympathisants de l'UMP lui ont egalement donne raison, 67% contre 26%.
    Quant a la decision prise par le Premier ministre Francois Fillon de l'exclure de son voyage officiel au Japon, elle est condamnee par trois Francais sur quatre (74%) qui la jugent "mauvaise". 22% qui l'approuvent.
    Les avis sont en revanche partages du cote des sympathisants de l'UMP qui y voient a 46% une "bonne decision" et a 48% une "mauvaise decision".
    La secretaire d'Etat a l'Ecologie avait accuse mercredi son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo d'etre entre dans "un concours de lachete" avec Jean-Francois Cope, le chef des deputes UMP, a propos du projet de loi sur les OGM.
    Sondage realise les 10 et 11 avril au telephone, aupres d'un echantillon de 956 personnes, representatif de la population francaise agee de 18 ans et plus, selon la methode des quotas.
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    Sur le Grenelle de l'environnement
    12- Grenelle de l'environnement : les associations d’elus restent vigilantes sur le respect des engagements financiers du gouvernement sur les transports urbains et periurbains, Maire Info, 10/04/08

     

    Lors de la presentation des conclusions du Comite operationnel sur les transports urbains et periurbains (Comop 7 du Grenelle de l'environnement) qui s’est deroulee mardi dernier, les principales associations d’elus (1) ont remis a Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Developpement durable et de l’Amenagement du territoire, et a Dominique Bussereau, secretaire d’Etat charge des Transports, une declaration commune «marquant officiellement leur crainte de voir se mettre en place des mesures qui ne seraient pas a la hauteur des engagements financiers initiaux, et seraient donc sans commune mesure avec les objectifs pris par la France pour faire face aux enjeux du changement climatique.»
    Reprenant les propos tenus par le president de la Republique lors de son discours de cloture du Grenelle de l’environnement du 25 octobre dernier («Je le dis, l’Etat a eu tort de se desengager du developpement des transports urbains.[…]. Je retablirai une participation de l’Etat pour la construction des voies de bus, des voies pour velos ou des tramways. Ce sont plus de 1.500 kilometres qui seront construits hors de l’Ile-de-France»), les elus ont enonces les differents points d’achoppement qui mettraient en peril la finalite meme de cette demarche :
    «Alors que 4 milliards d'euros d’ici 2020 avaient ete annonces pour les agglomerations hors Ile-de-France lors du Grenelle de l’environnement, les taux de subvention envisages dans le Comop 7, la definition des depenses "subventionnables" excluant le materiel roulant et les amenagements urbains nous font craindre de nous situer a un niveau "en deca" des engagements annonces. Notons egalement qu'a ce stade, les transports periurbains, ferres et routiers, ne sont pas pris en compte malgre nos demandes reiterees. De plus, la question des ressources en Ile-de-France reste entierement posee.»
    Aussi, les elus, prets a s’engager sur des objectifs de developpement durable fixes nationalement, demandent-ils que l’Etat, qui participe au financement des transports urbains et periurbains, s’assure que ces investissements correspondent a des regles du jeu claires et acceptees par tous les acteurs. Ils demandent aussi que «ne soit pas remis en cause l’engagement financier de l’Etat, fruit d’un consensus fixe par le Grenelle de l’environnement».
    Se disant «convaincus que les deplacements constituent une pierre angulaire de l’amelioration de nos territoires et de notre cadre de vie», les elus «poursuivront leur engagement pour relever les defis du Grenelle de l’environnement».
    (1) Association des maires de France, Groupement des autorites responsables de transport (GART), Association des communautes urbaines de France, Assemblee des communautes de France, Association des maires de grandes villes de France et Association des maires ville et banlieue.
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    13- Les textes issus du Grenelle de l'Environnement au Parlement avant la fin de session, AFP, 10/04/08
     
    Paris (AFP) - 17h55 - Dominique Bussereau, secretaire d'Etat charge des Transports, a declare jeudi que les mesures issues du Grenelle de l'Environnement feront l'objet de deux projets de loi qui seront presentes au Parlement avant la fin de la session parlementaire cet ete.
    M. Bussereau a explique que le gouvernement presentera "une loi Grenelle I qui sera la loi de programmation et de principes et une loi Grenelle II qui detaillera un certain nombre de mesures", lors d'un colloque a Paris.
    "Ces deux textes graveront dans le marbre les decisions du Grenelle", a-t-il ajoute. Ils seront presentes au Parlement "avant la fin de l'actuelle session (fin juin, ndlr), ou de son eventuelle prolongation de quelques semaines en session extraordinaire", a dit M. Bussereau.
    Le secretaire d'Etat a rappele que les 34 comites operationnels, mis en place a la suite du Grenelle de l'Environnement, "sont en train de transcrire (les) decisions en articles de loi, projets de decrets, programmes d'actions".
    Le gouvernement "mettra dans la loi le principe de priorite au report modal (de la route vers d'autres moyens de transport, ndlr), le developpement du transport ferroviaire, du fluvial, l'amelioration des transports collectifs urbains", a dit M. Bussereau. L'"objectif phare" de reduire de 20% les emissions de dioxyde de carbone d'ici 2020 y sera aussi inscrit.
    La creation de "l'autorite de regulation ferroviaire, permettant aux entreprises d'acceder au reseau en toute egalite, sans discrimination" figurera "dans la loi Grenelle II", ainsi que "la redevance kilometrique d'usage d'infrastructures pour les poids lourds" qui verra le jour en 2011, a indique M. Bussereau.
    En matiere d'infrastructures, le gouvernement veut constituer un "schema national" qui sera revise tous les trois ans. Un "observatoire national des transports" sera charge de "s'assurer de la realisation de ce schema d'infrastructures", a explique le secretaire d'Etat.
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    14- Grenelle de l'environnement : le projet de loi transmis a MM. Sarkozy et Fillon, Le Monde, 11/04/08

     

    Le projet de loi issu du Grenelle de l'environnement est sur les bureaux de Nicolas Sarkozy et de Francois Fillon, qui doivent rendre leurs arbitrages sur le sujet, selon l'edition du 11 avril des Echos, qui se sont procure une version quasiment definitive du texte. L'objectif est de faire de la France, des 2020, "l'economie la plus efficiente en carbone de l'Union europeenne".
    Le projet reprend une grande partie des programmes ambitieux du Grenelle, comme la renovation thermique des batiments de l'Etat, la creation d'une norme "basse consommation" pour le batiment neuf, l'amenagement de 2000km de lignes ferroviaires a grande vitesse, la creation de nouveaux parcs nationaux ou le passage au bio de 20 % des surfaces agricoles en 2020. Le principe d'une "taxe carbone" sera etudie par l'Etat.
    Ce projet laisse penser que, d'ici a 2020, la France devra consacrer plusieurs dizaines de milliards d'euros a cette politique environnementale. Jean-Louis Borloo, ministre de l'ecologie, compte presenter son texte au conseil des ministres mi-mai.

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    15- Grenelle de l'environnement : le projet de loi est ambitieux, mais les debats s'annoncent tendus, Les Echos, 11/04/08
    Julie Chauveau et Pierre-Alain Furbury

     

    La crise provoquee au sein de la majorite par le projet de loi sur les OGM fait planer le doute sur l'avenir du Grenelle de l'environnement. Le texte, dont « Les Echos » se sont procures une version quasi definitive, est sur le bureau de Nicolas Sarkozy pour les derniers arbitrages.
    Et maintenant ? Une fois passe l'orage de la discussion du projet de loi sur les OGM, qui a divise la majorite et affaibli Nathalie Kosciusko-Morizet, une question se pose : quel sera l'avenir du projet de loi Grenelle de l'environnement ? Tres attendu, le texte a ete transmis a Nicolas Sarkozy et Francois Fillon. « Les Echos » s'en sont procure une version quasi definitive datant d'il y a quelques jours. Comme promis lors du Grenelle, le spectre est tres large, qui va de la lutte contre le changement climatique a la biodiversite en passant par la prevention des risques, la France se donnant pour ambition d'etre le pays « le plus efficient » en carbone d'ici a 2020 en Europe. Les cinq colleges du Grenelle devraient y retrouver leurs petits, a condition que les derniers arbitrages ne denaturent pas la version concoctee par le ministere du Developpement durable. « Mon texte reprend les engagements du Grenelle de l'environnement. Je suis le garant d'un projet fondateur issu d'un processus de discussion tout a fait novateur qui doit maintenant passer le cap de la democratie parlementaire », affirme Jean-Louis Borloo, qui espere etre en mesure de le presenter mi-mai en Conseil des ministres.
    La majorite sceptique
    Le cout global s'annonce eleve. A elle seule, la renovation thermique des batiments de l'Etat et de ses etablissements publics est estimee a 24 milliards d'euros. Quant a la construction des lignes ferrees a grande vitesse, elle se solde par une facture de 69 milliards d'euros pour la meme periode 2009-2020. Des credits d'impots sont prevus pour financer la renovation de quelque 400.000 logements prives par an. En revanche, les HLM seront aides des 2009 a hauteur de 179 millions pour renover leur patrimoine. Une mesure qui a l'avantage de reduire les charges de menages modestes.
    Jean-Louis Borloo se veut optimiste, estimant, malgre la chasse aux economies engagee par l'executif, qu'« il n'y a pas de probleme » sur le financement. Il rappelle que sur la loi de renovation urbaine, on lui a objecte pendant des mois la difficulte de trouver l'argent necessaire. Et precise que, au-dela de la depense publique, certaines mesures comme le bonus-malus ne sont pas couteuses et que « d'autres participent de l'investissement et de la mobilisation des partenaires, entreprises, acteurs publics ». La majorite se montre pourtant plus sceptique. Sans aller jusqu'a l'abandon de cette promesse presidentielle, nombre d'elus invitent a la prudence sur le calendrier de sa mise en oeuvre en invoquant le contexte economique et budgetaire difficile.
    « Il faut des etapes »
    « Le Grenelle n'est ni mort ni affaibli. Nous ne lacherons pas. Mais notre devoir, c'est d'etre pragmatique et d'engager les reformes structurelles en s'appuyant sur une realite economique. Par definition, vous ne pouvez pas depenser l'argent que vous n'avez pas », assure Frederic Lefebvre, secretaire national de l'UMP en charge des questions economiques et fiscales. Autrement dit, il faudra faire le tri. « Fatalement, il faut des etapes », rencherit Pierre Mehaignerie, le president de la commission des Affaires sociales de l'Assemblee. Certains vont plus loin, qui se disent convaincus, comme le villepiniste Francois Goulard, qu'il faudra « renoncer » a certaines mesures. « Il y a des orientations qui meritent d'etre reexaminees et un certain nombre de dispositions dont je ne vois pas comment elles peuvent etre financees », previent le senateur liberal Gerard Longuet, vice-president du Club des reformateurs. De quoi laisser presager de nouvelles passes d'armes entre Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet.
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    16- Batiment, transport, biodiversite, energie : le detail du texte, Les Echos, 11/04/08
    Julie Chauveau et Pierre-Alain Furbury

     

    L'article 2 du projet de loi « relatif a la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement » indique que la France classe la lutte contre le changement climatique au premier rang des priorites assignees a ses politiques nationales, europeennes et internationales.
    · Fiscalite
    Le texte ne met pas en oeuvre la « contribution » climat-energie, mais prevoit qu'elle sera etudiee par l'Etat. L'idee est de taxer la consommation d'energie, mais de compenser « strictement » cette taxe par une reduction des autres prelevements obligatoires, « de facon a preserver le pouvoir d'achat des menages et la competitivite des entreprises ». Dans le cadre du projet de loi de Finances, le gouvernement presentera au Parlement une analyse de son « opportunite » et de ses « modalites techniques ». Dans le meme temps, le projet de loi affirme que la France soutiendra la mise en place d'un « mecanisme d'ajustement aux frontieres » pour les importations en provenance des pays qui refuseraient le protocole de Kyoto.
    · Batiment
    Sauf exception, tous les batiments publics et tertiaires neufs devront respecter une nouvelle norme « batiment basse consommation ». Une dotation de 265 millions d'euros de credit de paiements est prevue dans le cadre des lois de Finances des annees 2009 a 2020, dont 75 millions entre 2009 et 2013. Les logements neufs seront soumis, « au plus tard en 2010 », a la norme superieure dite « tres haute performance energetique ». L'Etat creera, pour les personnes physiques et les bailleurs sociaux, une prime a l'acquisition de logements performants, les entreprises de moins de 250 salaries beneficiant d'un amortissement exceptionnel.
    · Logements sociaux
    D'ici a 2015, le financement de la renovation thermique des logements sociaux sera porte de 137 millions a 338 millions. Pour le parc de logements prives, il est prevu 400.000 renovations des 2012. Le credit d'impot sera concentre sur les equipements les plus performants. Un pret a taux zero est cree pour les particuliers qui font des travaux. En 2009, l'Etat decidera s'il rend les operations de renovation thermique du parc prive obligatoires.
    · Urbanisme
    Un appel sera lance cette annee afin de trouver 10 a 15 agglomerations souhaitant realiser de « vastes projets d'innovation energetique ».
    · Transports de marchandises
    Les moyens devolus a la renovation du reseau ferroviaire seront augmentes chaque annee de 400 millions d'euros en moyenne entre 2009 et 2015. Objectif : renover 1.000 kilometres de voies ferrees par an. A partir de 2011, les poids lourds seront assujettis a une « taxe kilometrique » sur le reseau autoroutier non concede et sur les grands axes routiers.
    · Transport de voyageurs
    2.000 kilometres de lignes ferroviaires a grande vitesse sont prevus d'ici a 2020. Le cout du plan s'elevera a 69 milliards d'euros pour la periode 2009-2020, finances par l'Etat a hauteur de 37 milliards (dont 22 milliards avant 2013). Une enveloppe de 500 millions d'euros est prevue pour le transport collectif urbain. Prudent, le projet de loi prevoit que les subventions seront plafonnees par rapport au cout total des projets pour eviter les depassements de budget. Les subventions envisagees vont de 4 millions d'euros par kilometre pour les metros et les tramways a 1,6 million pour les transports en site propre.
    · Energie
    Un fonds sera cree pour soutenir la production de chaleur d'origine renouvelable. Dote de 177 millions d'euros en 2009, il sera progressivement porte a 499 millions en 2013.
    · Recherche
    1 milliard d'euros supplementaires de credits budgetaires est prevu sur quatre ans pour la recherche sur le developpement durable, principalement sur l'energie.
    · Biodiversite
    Les aides budgetaires accordees par l'Etat sont portees a 200 millions d'euros par an d'ici a 2013. Trois nouveaux parcs naturels nationaux sont prevus, ainsi que l'acquisition de 20.000 hectares de zones humides.
    · Agriculture
    Le projet confirme les objectifs du Grenelle, notamment le passage de 20 % des surfaces agricoles au biologique. Les quantites de produits phytosanitaires les plus preoccupants seront divisees par deux. Reclamee par les ONG, la separation des activites de conseil et de vente en matiere de pesticides est prevue, ce qui annonce de forts debats avec les cooperatives agricoles. Un plan d'urgence en faveur de la preservation des abeilles est mis en place l'annee prochaine.
    · Sante
    Le texte s'engage a renforcer la protection des salaries exposes aux substances chimiques mais ne fixe pas d'objectifs chiffres. Un debat public sur les nanomateriaux aura lieu l'an prochain, avec pour objectif d'obliger les utilisateurs a se declarer et a evaluer les risques. Un plan d'action sur les sites pollues sans proprietaire sera etabli en 2008.
    · Gouvernance
    De nouveaux indicateurs de comptabilite nationale prenant en compte l'environnement seront crees. Des « indicateurs du developpement durable de la nation » seront egalement fixes dans le cadre d'une conference nationale associant Etat, collectivites locales, syndicats, salaries et associations. Quelque 100 millions d'euros par an, des 2009, sont prevus pour aider l'administration a adopter des comportements responsables. Les entreprises devront realiser un bilan de leur consommation energetique dans un delai de cinq ans.

    12 April

    SIPOMATADOR

    SAlut à titre informatif ... www.myspace.com/sipomatador

    COOLABORATION inter industrielle, à qui profite les doutes ?

    Faut-il avoir peur de son portable ?

    PAR MARTINE BETTI-CUSSO ET PASCAL GRANDMAISON

    Le Figaro 11/04/2008

    Les experts s'interrogent sur les dangers des ondes émises par les téléphones mobiles. Wi-Fi et lignes à haute tension suscitent les mêmes inquiétudes. De nouvelles études s'annoncent.

    En avril, n'ouvre pas ton mobile ! Tel pourrait être le slogan du mois en réaction aux rumeurs angoissantes qui circulent sur les risques de cancers, de stérilité... Quarante-huit millions d'abonnés au téléphone portable en France sont concernés par ces alertes. En une dizaine d'années, tout le monde ou presque a succombé à cet objet de fantasme. Glissé dans la poche d'un pantalon, posé sur une table de nuit ou directement collé contre l'oreille pour téléphoner, il émet des ondes électromagnétiques pas si inoffensives qu'il n'y paraît.

    Une expérience réalisée par l'équipe du professeur Ledoigt, du Laboratoire de l'équipe de recherche sur la transduction et l'autosurveillance cellulaire (Ertac) à Clermont-Ferrand, a récemment relancé la polémique en montrant que des plants de tomates soumis à des ondes semblables à celles des mobiles produisaient des réactions de stress. Un phénomène à nuancer cependant pour Denis Zmirou, directeur d'une équipe de recherche à l'Inserm, qui doute « que ces manifestations biologiques remettent en cause la survie de la cellule ou du plant de tomate ».

    Car la controverse autour des ondes portables ne date pas d'aujourd'hui. Depuis 1999, les études se suivent et se contredisent. En avril dernier, une analyse de 18 études conduite par des chercheurs suédois, publiée sur le net par le Journal of Occupational and Environmental Medecine, a mis en lumière la multiplication par deux du risque de développer une tumeur cérébrale maligne, le gliome, du côté de l'oreille exposée, après dix ans d'utilisation du mobile. Selon des travaux réalisés par des chercheurs israéliens et publiés dans l'American Journal of Epidemiology début décembre, les personnes qui utilisent leur portable pendant plus de vingt-deux heures par mois présenteraient un risque accru de 50 % de développer des tumeurs des glandes parotides (glandes salivaires situées sous l'oreille). En mai 2007, la revue Fertility and Sterility montrait que le portable provoquait une diminution du nombre de spermatozoïdes...

    Des lacunes dans l'état des connaissances actuelles

    A contre-courant de ces enquêtes, des organisations officielles ont relativisé ces résultats. Le Dr René de Seze, de l'unité de toxicologie expérimentale à l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques), estime que les recherches associant téléphones portables et prolifération tumorale ne sont pas probantes. De son côté, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a conclu en 2000 que les téléphones mobiles n'avaient aucune incidence néfaste sur la santé, tout en reconnaissant quelques lacunes dans l'état des connaissances actuelles. Elle a donc lancé en 2001 une vaste étude baptisée Interphone regroupant les enquêtes de 13 pays. Attendues par tous, les conclusions définitives devraient être connues dans quelques semaines. Mais la lecture des premières publications laisse apparaître une légère augmentation du risque de tumeurs dans les pays nordiques (dans lesquels le mobile est implanté depuis plus de dix ans). Pour autant, les données statistiques recueillies sur un trop faible nombre de cas (77) ne permettent pas d'apporter de conclusion définitive.

    Une position des plus mobiles... Et le débat ne se limite pas aux téléphones portables : il concerne aussi les antennes-relais. Leur profusion - elles seraient 100 000 en France selon Janine Le Calvez, présidente de l'association Priartem (Pour une réglementation des implantations d'antennes-relais de téléphonie mobile) - suscite bien des inquiétudes chez les riverains. Certains se plaignent de maux de tête, de vertiges, d'insomnies voire de dépressions, de troubles neurologiques et de cancers. Si pour les téléphones mobiles, le risque est accepté, s'agissant des antennes relais, qui émettent les mêmes ondes, ce risque est imposé... et continu. L'exposition est chronique. Or, c'est sa durée qui selon les différentes études entraîne un risque de tumeur.

    Des habitations au pied des lignes à haute tension

    Cependant, ce danger n'est pas pris en compte en France. Plusieurs rapports - où l'on retrouve les mêmes experts - ont conclu à l'absence de risque pour la santé (rapport de la Direction générale de la santé en 2001, de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques en 2002, de l'Autorité de régulation des télécommunications en 2002, de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale en 2003), avec toutefois une recommandation des plus ambiguës : les bâtiments sensibles (hôpitaux, crèches et écoles) situés à moins de 100 mètres d'une station ne doivent pas être atteints directement par le faisceau d'une antenne. Or, 20 % des stations de base ont été recensés à proximité d'un établissement dit sensible...

    Les mêmes inquiétudes agitent les riverains des lignes à haute tension. Récemment, plus de 10 000 personnes ont manifesté contre le projet de ligne à THT transpyrénéenne de 400 000 volts destiné à alimenter en électricité le futur TGV Perpignan-Barcelone. Avec quelques arguments de poids. Depuis les années 80, les études ont noté un risque de leucémies, de lymphomes et de tumeurs du système nerveux deux à trois fois plus importants chez des enfants vivant près des lignes à haute tension. Seulement voilà, le lien direct de cause à effet n'est pas établi. En 2001, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé les champs magnétiques à très basse fréquence dans la catégorie des agents « peut-être cancérogènes pour l'homme »... Tout en recommandant de nouvelles recherches... En attendant leurs résultats, les maisons continuent de se construire au pied des pylônes.

    Sur la même longueur d'onde que le Circ, notre ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, évoquant le téléphone mobile, incite à la prudence... et à consommer avec modération.

    http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/04/12/01006-20080412ARTFIG00110-faut-il-avoir-peur-de-son-portable-.php
     

    11 April

    Concert au DAMERO, vous avez éta ou pas un concert mémorable...

    WOW cela a envoyé grave au DAMERO hier soir, et la semaine prochaine on joue au ROCK LIVE café, et là cela va être encore de meilleures conditions, alors pour ceux qui ne sont pas plombés de la tête ou des pieds ou des deux et qui n'habitent pas à plus de 50 bornes déplacés vous... si ce blog vous parle venir soutenir des artistes  qui se mettent en péril pour une vision philosophique d'amour de la vie, du vrai artiste....

    LES COLLABOS de la deuxième derrière le règne de certains industriels ! en première ligne MONTSANTO et les amis de BUSH !

    Source Benoit Brulin bbrulin@laposte.net

    Bonjour à tous,

    Des faucheurs volontaires d’OGM dont l’action non violente a été reconnue légitime lors du procès d’Orléans du 27 octobre 2005 ont été déclarés coupables lors des procès en appel et en cassation. Ils sont actuellement convoqués pour des prélèvement d’ADN aux fins d’inscription au fichier de la délinquance qui concerne maintenant tous les crimes… ou presque car, curieusement, la délinquance financière est dispensée de l’inscription à ce fichier.

    Ceux qui refusent de se soumettre à ces prélèvements sont traduits devant les tribunaux correctionnels et encourent des peines de 15000€ d’amende et 6 mois de prison.

    C’est le cas d’Alain DORANGE convoqué le 6 mai 2008 au tribunal de Limoges, place d‘Aine, pour refus de prélèvement d’ADN. Sur plainte de la société MONSANTO, il fait de plus l’objet de poursuites pour participation à une « association de malfaiteurs »

    Les signataires de cette pétition dénoncent la tentative de criminalisation des actions militantes et syndicales qui se développe actuellement en mettant sur le même plan les crimes à caractère sexuel, les actes de terrorisme et les actions légitimes de contestation. Ils appellent à rejoindre le comité de soutien à Alain DORANGE à l’occasion de sa comparution devant le tribunal de Limoges pour refus de prélèvement d’ADN.

    Comité de soutien (premières associations signataires) : ATTAC87, Les Amis de la Terre, La Confédération Paysanne, La Loutre87, Les Verts Limousin, Le GABLIM …

    Signer cette pétition et relayez cette information si vous pensez que cette cause est juste. http://adn-dorange.net

    Merci d'avance

    Benoit BRULIN
    Les Betoulles
    87520 Javerdat
    05 55 03 27 61
    06 75 25 05 02
    http://www.gite87.fr

    Sites utiles :
    http://www.defipourlaterre.org
    http://www.artac.info/static.php?op=AppelFrancais.txt&npds=1
    http://www.moratoireogm.fr/spip.php?article1 (Pétition pour un moratoire sur les OGM en plein champ)
    http://adn-dorange.net (Pétition de soutien à Alain Dorange, faucheur volontaire, domicilié à Ladignac le Long (87) qui est convoqué au tribunal correctionnel de Limoges, le 6 mai 2008 pour refus de prélèvement d'ADN. Devant la criminalisation des actions militantes et face à une volonté d'un fichage génétique de masse, une réaction s'impose.)

    FNH infos du monde...


    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- Une baguette sans dechets, s'il vous plait !, Notre Planete Info, 18/03/08
    2- Seattle aime l'eau, pas le plastique !, Mescoursespourlaplanete, 23/03/08
    3- Dubai construit trois reservoirs geants pour ses besoins en eau, AFP, 23/03/08
    4- La difficile traque des navires pollueurs en Mediterranee, AFP, 25/03/08 
    5- L'eau la plus pure du monde se trouve au large de l'ile de Paques, Futura-Sciences, 26/03/08
    6- Eco2graphie. Laver sa voiture a domicile pollue les nappes phreatiques, Liberation, 26/03/08 
    7- Mer d'huile ou de petrole : lourdes peines requises pour des pollutions en Mediterranee, AFP, 26/03/08
    8- Anniversaire. A 75 ans, le plastique emballe encore, Courrier International, 27/03/08
    9- Un arriere-gout de pesticides, Liberation, 27/03/08
    10- Questions a... Alain Boinet - « L'eau est plus meurtriere que les guerres », Le Point n°1854, 27/03/08
    11- Mozzarella a la dioxine : l'Italie retire ses produits, Bruxelles se calme, AFP, 28/03/08
    12- Aussi propre, mais avec moins de dechets, Metro, 01/04/08
    13- Changer notre definition du dechet, Metro, 01/04/08
    14- Les pesticides posent toujours question, Novethic, 02/04/08
    15- Au Japon, la pollution chinoise accusee de briser le cristal du Mont Zao, AFP, 03/04/08
    16- La secheresse declenche une "guerre de l'eau" en Espagne, AFP, 03/04/08
    17- Secheresse : Barcelone confirme l'acheminement d'eau par mer depuis la France, AFP, 04/04/08
    18- Gestion de l'eau : une consultation nationale s'ouvre autour des Sdage, Localtis.info, 04/04/08
    19- Compte rendu. Les risques de cancer lies aux rejets des incinerateurs dans les annees 70 et 80 sont reevalues a la hausse, Le Monde, 04/04/08
    20- La difficile depollution des zones naturelles de l'estuaire de la Loire, AFP, 05/04/08
    21- Italie : l'affaire de la mozzarella, face visible du drame ecologique en Campanie, AFP, 07/04/08
    22- Cruiser l'hecatombe continue : vent de panique dans le Nord-Ouest de l'Italie, communique de presse collectif, 07/04/08
    23- Comite operationnel Dechets du Grenelle : la redaction de la loi avance mais la mise en œuvre sera plus longue, Actu-Environnement, 07/04/08
    24- Pub ecolo recalee. Proteger les marques ou l’environnement ?, Metro, 07/04/08
    25- Les Francais chassent assez peu le gaspi, Liberation, 09/04/08
    26- Eco2graphie. Petit a petit, la France jette ses lingettes a la poubelle, Liberation, 09/04/08
    27- UE : des projets de depollution de la Mediterranee sans attendre Sarkozy, AFP, 10/04/08
    28- Pollution de l'estuaire de la Loire : ouverture d'une information judiciaire, AFP, 10/04/08
    29- Dechets : l'Italie condamnee pour non respect de la loi europeenne, AFP, 10/04/08
    En images
    30- Emmaus invente l'isolant en vieux jeans, TF1, le journal de 20h, 10/04/08
    Trois annonces
    31- Appel a manifeste : manque de moyens financiers pour la recherche scientifique et l’education a l’environnement dans les reserves naturelles, RNF, 03/04/08
    32- Initiative. Planete durable, premier Salon tout propre, Liberation, 11/04/08
    33- Altern’Anse : vers une consommation durable, SIVED et Ecoscience Provence (Association Souffleurs d'Ecume), Foire de Brignoles, le 14 avril 2008 a 16h00

    Bien a vous,
    Florence

    Chiffre du jour : La viticulture occupe 3 % des surfaces cultivees en France mais consomme 20 % de l’ensemble des pesticides utilises.
    Pour un Pacte ecologique local : LE GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR. A utiliser sans moderation avant, pendant et après les elections municipales ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
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    1- Une baguette sans dechets, s'il vous plait !, Notre Planete Info, 18/03/08
    Stephane Dupas
     
    Nous sommes tous rentres dans une boulangerie pour acheter une baguette de pain. Devant le boulanger ou la boulangere, nous avons tous dit "je voudrais une baguette, s'il vous plait". Cette phrase polie, doit etre modifiee.
    Postulat
    Selon la Confederation Nationale de la Boulangerie-Patisserie Francaise, 10 milliards de baguettes sont vendues en France chaque annee. Sachant que nous sommes 65 millions d'habitants, un rapide calcul indique qu'en moyenne, chaque francais consomme 153 baguettes par an. L'agglomeration dijonnaise compte 250 000 habitants. Un second petit calcul donne une consommation de 38,25 millions de baguettes dans l'agglomeration.
    Une baguette = un emballage
    Lors de l'achat d'une baguette nous avons systematiquement droit a un emballage. Une etude realisee par dijon-ecolo.fr dans 24 boulangeries dijonnaises prises au hasard, de decembre 2007 a fevrier 2008, a permis de calculer un poids moyen de l'emballage fourni avec notre baguette : 3,09g.
    Une baguette = un emballage = un dechet
    Ces emballages finissent toujours dans nos poubelles. Notre dechet moyen de 3 g, multiplie par 38,25 millions de baguettes achetees par an sur l'agglomeration dijonnaise, donne 127,3 tonnes de dechets par an pour cette meme agglomeration !
    Sachant qu'un camion poubelle peut amasser 7 tonnes de dechets lors d'une tournee, cela represente l'equivalent de 18 rotations. Le kilometrage moyen d'une tournee des poubelles est de 50 kilometres. Or, la consommation des vehicules est d'environ 50 litres aux 100 kilometres.
    C'est a dire que tous nos petits dechets de 3 g entrainent une consommation de 450 litres de carburant et nourrissent notre incinerateur local de 127,3 tonnes de dechets.
    Remarque: ces calculs theoriques sont a nuancer car les baguettes peuvent etre conditionnees differemment pour les collectivites (restaurant, cantines,...).
    Une baguette = 0 dechet, les solutions:
    - Refusez le papier, si vous avez les mains propres.
    - Utilisez un sac a pain (en tissu, surtout pas en plastique). En plus, ca a l'avantage de conserver le pain. On en trouve dans certains boutiques, mais vous pouvez en fabriquez un vous meme a partir d'un vieux drap par exemple.
    - Deposez le papier dans votre composteur ou lombricomposteur si vous en avez un. Remarque: refusez alors le petit bout de ruban adhesif qui est parfois ajoute pour tenir le papier.
    - Ne pas acheter de pain en grande surface car tous les emballages possedent du plastique. Ils ne sont donc pas compostables. De plus, il est impossible de choisir une baguette sans emballage.
    Conclusion
    Chaque comportement, chaque geste est important pour reduire nos dechets. Alors, la prochaine fois que vous irez dans votre boulangerie (avec votre sac a pain), n'oubliez pas de dire: "je voudrais une baguette sans dechets, s'il vous plait !".
    Notes :
    Boulangerie et developpement durable
    Une boulangerie traditionnelle (65% du marche du pain) est classee en "circuit court" dans la mesure ou toute la fabrication et la vente ont lieu sur place. Ce n'est bien sur pas le cas de la baguette industrielle que l'on peut acheter en grande et moyenne surface ou dans les chaines type St Preu, Paul, la Mie Caline, et autres terminaux de cuisson. Ceux-ci cuisent des patons congeles, transportes dans des cartons plus films plastiques, par camions frigorifiques depuis une usine pouvant se situer a plusieurs dizaines de kilometres, et enfin cuits sur le lieu de vente. Sans parler des emballages finaux utilises dans ce type de circuit. Le bilan energetique est sans comparaison !
    Par consequent, la seule baguette qu'il faut aller chercher avec son sac a pain, c'est celle du vrai boulanger ; et si possible celle faite avec de la farine biologique.
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    2- Seattle aime l'eau, pas le plastique !, Mescoursespourlaplanete, 23/03/08
     
    Apres la decision prise en 2007 par les villes de San-Francisco, Los Angeles, San Francisco, Salt Lake City ou Santa Barbara de bannir l’eau en bouteille de tous les services municipaux, puis l’annonce faite en octobre dernier par la Mairie de Chicago d’une taxe de 10 cents par bouteille en plastique (ce qui devrait rapporter a la ville 21 millions de dollars par an), c’est au tour de Seattle de rejoindre la fronde contre l’eau en bouteille : le Maire Greg Nickels vient en effet d’annoncer que les evenements et sites municipaux seraient desormais exclusivement approvisionnes en eau du robinet. Une facon de faire des economies (l’an dernier 58 000 dollars ont ainsi ete depenses en achats d’eau en bouteille) mais aussi de reaffirmer la confiance dans la qualite du service local de traitement de l’eau, alors que la controverse sur la presence dans l’eau du robinet de residus de traitements medicaux a ete relancee par une etude recente. Les experts precisent que 40% de l’eau en bouteille vendue aux Etats-Unis vient de toute facon des memes nappes que l’eau du robinet, que l'eau en bouteille genere des dechets importants et rappellent qu’il est toujours possible de filtrer son eau, comme le proposent conjointement Brita et Nalgene dans une recente campagne commune.
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    3- Dubai construit trois reservoirs geants pour ses besoins en eau, AFP, 23/03/08
     
    Dubai (AFP) - 17h31 - L'emirat de Dubai a annonce dimanche la construction de trois reservoirs geants pour repondre a ses besoins croissants en eau.
    Les reservoirs, dont la construction doit etre terminee dans 15 mois, pourront stocker au total 820 millions de litres d'eau potable, selon l'agence officielle des Emirats WAM.
    "En raison d'une croissance rapide de la population et du developpement economique qui entrainent une hausse exponentielle des besoins en eau, les gouvernements de la region augmentent constamment leurs reserves pour garder le rythme", a explique a l'agence Behzad Ferdows, directeur general du groupe Mammut charge du chantier.
    Ce riche emirat du Golfe, membre de la Federation des Emirats arabes unis, a une population de 1,3 million de personnes et est engage dans une politique de grands travaux pour devenir un centre regional d'affaires et de tourisme.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Dubai_construit_trois_reservoirs_geants_pour_ses_besoins_en_eau.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.534dec44716382f1eda6b28aaf5fce61.651.xml>

    infos

     
    4- La difficile traque des navires pollueurs en Mediterranee, AFP, 25/03/08
     
    Marseille (AFP) - 13h52 - Pres de 200 pollutions dues a des rejets de substances nocives ou d'hydrocarbures sont enregistrees chaque annee en Mediterranee au large des cotes francaises mais la traque des navires pollueurs reste ardue et peu d'armateurs finissent devant la justice.
    Car le defi est de taille dans cette mer fermee ou transite plus de 20% du trafic petrolier mondial.
    "Nous enregistrons environ 200 constatations de rejets par an mais la plupart sont des pollutions dites orphelines, dont on ne connait pas l'auteur. En 2007, il n'y a eu que deux flagrants delits", a declare a l'AFP le directeur du Centre regional operationnel de surveillance et de sauvetage en Mediterranee, Daniel Dejardin.
    Parmi les deux cargos pris "la main dans le sac", le cas du vraquier italien Praiano est juge mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille. Capitaine et armateur italiens sont accuses d'avoir rejete de l'huile d'olive au large du Lavandou (Var), occasionnant une nappe de pollution de 17 km de long et 50 m de large. Ils encourent une peine maximale de 7 ans d'emprisonnement et 700.000 euros d'amende.
    "Les rejets d'huile d'olive sont nocifs pour l'environnement, notamment pour le plancton, et sont interdits dans les eaux territoriales", a rappele le parquet de Marseille.
    Mercredi, le tribunal de Marseille juge aussi le capitaine italien et l'armateur liberien d'un vraquier battant pavillon portugais, le Wintrader, accuses du rejet d'hydrocarbures au large de Toulon, le 21 mai 2003. Ils encourent la peine maximale prevue par la loi francaise: 1 M EUR d'amende et 10 ans de prison.
    Car, depuis plusieurs annees, apres les catastrophes petrolieres de l'Erika ou du Prestige en Atlantique, la France a durci son arsenal juridique.
    Outre le relevement des sanctions, les navires qui degazent, une operation qui consiste a rejeter les residus de carburant issus de la combustion des moteurs, peuvent etre deroutes et immobilises dans les ports. L'armateur doit payer une caution s'il veut repartir. Pour les societes etrangeres, cela evite une disparition au moment du proces et de la sanction.
    Le 21 novembre 2007, l'armateur turc ATS Denizcilik ve Nakliyat Ticaret a ainsi ete condamne a une amende de 750.000 euros pour un degazage au large de la Corse. Une somme prelevee sur la caution d'un million d'euros qu'il avait du verser lors de l'immobilisation de son cargo.
    Depuis 2004, 12 condamnations ont ete prononcees a Marseille pour un total de 4 M EUR d'amende et 10 navires ont ete immobilises.
    Mais pour sanctionner, il faut prendre en flagrant delit dans les eaux territoriales ou dans la zone de protection ecologique, plus etendue. La France dispose d'un avion specialise des douanes (Polmar) equipe de radars d'une portee laterale de 30 a 40 km. En 3 heures de vol, 50.000 km2 sont surveilles.
    Mais cet avion ne peut pas prendre de photo la nuit, un element de preuve crucial pour identifier le navire fautif. Beaucoup de cargos profitent de cette faiblesse.
    "Nous travaillons activement a resoudre ce probleme", explique Christian Cosse, expert en pollution maritime des douanes.
    La principale motivation des degazages est economique. "Les armateurs ne veulent pas payer un jour d'escale en plus pour se servir des stations de separation des hydrocarbures", explique M. Dejardin.
    Si les amendes s'alourdissent et se multiplient, les assurances pourraient toutefois cesser de couvrir... et inciter les armateurs a changer de pratiques.
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    5- L'eau la plus pure du monde se trouve au large de l'ile de Paques, Futura-Sciences, 26/03/08
    Laurent Sacco

     

    Ou se trouve l’eau la plus pure du monde ? Reponse : pas dans un laboratoire mais quelque part dans l'ocean Pacifique, dans une region aussi vaste que la Mediterranee, autour de l’iles de Paques. C'est ce qu'affirment les oceanographes de la campagne Biosope.
    L’ocean est couple de facon tres etroite a l’atmosphere et donc au climat. Si l’on veut comprendre toutes les consequences du rechauffement climatique il faut etudier les proprietes chimiques et physiques de l’eau des oceans, sans oublier de prendre en compte l'action des organismes vivants. C’est dans ce cadre que la campagne Biosope s’est deroulee (BIogeochemistry & Optics SOuth Pacific Experiment). Son objectif etait d'etudier, durant l'ete austral, la variabilite des proprietes biologiques, bio-geochimiques et bio-optiques d'une variete de regimes trophiques dans le Pacifique Sud.
    En 2004, les chercheurs du Laboratoire de microbiologie, de geochimie et d'ecologie marines (LMGEM/COM) et du Laboratoire d'oceanographie de Villefranche-sur-mer (LOV/OOV) ont etudie la transparence de l'eau dans les eaux du Pacifique Sud-Est, le long d'une ligne allant des iles Marquises aux cotes du Chili. Dans cette zone, le rayonnement solaire UV atteint une profondeur etonnamment elevee. Bien plus, dans une region situee a l'ouest de l'ile de Paques et connue sous le nom de Tourbillon du Pacifique Sud, les profondeurs de penetration sont les plus importantes jamais rapportees pour des eaux oceaniques, comme on peut le voir sur la figure 1.
    Plus pure donc plus riche en rayons ultraviolets dangereux
    Les UV peuvent alterer l’ADN des organismes vivants, provoquant des mutations et donc alterant leur metabolisme. C’est particulierement vrai pour les organismes planctoniques, souvent transparents et de tres petites tailles. De plus, en oxydant et en degradant de la matiere organique dissoute dans l’eau des oceans, le rayonnement UV peut modifier le cycle du carbone influence par les bacteries presentes dans l’eau et qui utilisent cette matiere dissoute. Comme le cycle du carbone est etroitement correle a la dynamique du gaz carbonique absorbe ou relache dans l’atmosphere par les oceans, et que le CO2 est un important gaz a effet de serre, on comprend pourquoi la decouverte d’une telle profondeur de penetration, qui plus est associee aux eaux biologiquement tres pauvres du Tourbillon du Pacifique Sud, est une decouverte particulierement interessante pour les oceanographes et les climatologues.
    Devant cette profondeur de penetration qui peut atteindre 60 metres, on peut conclure que la purete de ces eaux est pas seulement plus elevee que ce que l’on peut obtenir en laboratoire d’un point de vue optique, mais aussi d’un point de vue chimique (mise a part la teneur en sel, bien sur...).
    Ces deux proprietes ne sont d’ailleurs pas totalement independantes car c’est la quantite de particules diffusantes et de matiere dissoute qui influe sur le coefficient d’absorption de l’eau. Ainsi, alors que les eaux de la mer des Sargasses ou de la mer Mediterranee orientale sont deja reputees pour leur "bleu profond", cette zone du Pacifique se distingue a nouveau des autres oceans de la planete par la couleur presque violette de ses eaux, comme on peut le voir sur la figure 2.
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    6- Eco2graphie. Laver sa voiture a domicile pollue les nappes phreatiques, Liberation, 26/03/08
    Par la redaction de Terra Economica

     

    Chaque mercredi, le bilan ecologique d’un produit.
    Question : faut-il laver son vehicule au tuyau d’arrosage ou se rendre dans la station de nettoyage la plus proche ? Chaque annee, plus de 30 millions de vehicules sillonnent les routes de France et passent une dizaine de fois a la «machine a laver», histoire de se refaire une beaute. Consommation d’eau et d’electricite, detergents : le bilan environnemental de ces nettoyages est loin d’etre neutre. Selon une etude du ministere de l’Environnement, pres de 35 millions de metres cubes d’eau sont utilises chaque annee pour le lavage des voitures. Mais plus de la moitie de l’eau deversee sur les vehicules provient du domicile des automobilistes.
    Premiere information : cette pratique - polluante - est indirectement interdite par la loi, car les eaux residuelles se deversent directement dans le sous-sol. Seconde information : le lavage individuel d’un vehicule est catastrophique. D’abord, il consomme davantage d’eau : plus de 300 litres a la maison contre 100 a 350 au rouleau et environ 60 dans une station specialisee. Ensuite, son impact environnemental est desastreux. Selon le CNRS, les eaux residuelles contiennent «des hydrocarbures, des phosphates, ainsi que des polluants mecaniques». Du coup, le mecanisme est immediat, l’eau viciee passe directement de la carrosserie a la nappe phreatique. Pas vraiment ideal.
    L’avantage des centres de lavage specialises s’avere donc evident : les bacs de decantation installes sous les vehicules permettent de traiter directement les elements nocifs. Malheureusement, cette implacable demonstration se heurte a un element particulierement dissuasif, celui du prix. Difficile en effet de convaincre les plus pingres. Un seul lavage a domicile coute a peine 20 centimes sur la facture d’eau, contre 2 a 4 euros en station professionnelle.
    Cote alternative, le lavage de voitures sans eau a base de produits respectueux de l’environnement est en plein developpement. Mais la encore, il faudra sortir le porte-monnaie pour redonner une seconde jeunesse a Titine.

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    7- Mer d'huile ou de petrole : lourdes peines requises pour des pollutions en Mediterranee, AFP, 26/03/08
     
    De lourdes amendes voire des peines de prison avec sursis ont ete requises mercredi devant le tribunal correctionnel de Marseille dans deux affaires de pollution en Mediterranee par des navires qui avaient rejete l'un de l'huile d'olive et l'autre des hydrocarbures.
    Dans l'affaire de l'huile d'olive rejetee en 2005 par le vraquier italien "Praiano", le procureur Jean-Luc Blachon a requis 300.000 euros d'amende au total (dont 200.000 euros pour le capitaine italien avec 180.000 a la charge de l'armateur napolitain Marnavi), et 100.000 directement pour Marnavi comme personne morale.
    Dans le degazage sauvage impute en 2003 au "Wine Trader", vraquier battant pavillon portugais, il a requis 12 mois d'emprisonnement avec sursis contre le capitaine italien, assortis d'une amende de 500.000 euros (dont 480.000 a la charge de l'armateur domicilie au Liberia) et 150.000 euros d'amende contre l'armateur comme personne morale.
    Cinq associations, dont la Ligue de protection des oiseaux ou Les jardiniers de la mer, etaient parties civiles dans ces affaires auxquelles le procureur a souhaite donner une dimension "pedagogique". Les textes prevoient jusqu'a sept ans d'emprisonnement et 700.000 euros d'amende.
    Dans les deux affaires, le tribunal a mis son jugement en delibere au 28 mai.
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    8- Anniversaire. A 75 ans, le plastique emballe encore, Courrier International, 27/03/08
    Rob Sharp, The Independent

     

    Meme s'il est aujourd'hui considere comme une plaie pour l'environnement, le polyethylene fait partie de notre quotidien depuis 1933. Ses usages multiples en font un materiau incontournable dont on doit encore maitriser le recyclage
    C'est a la fin du XIXe siecle que le chimiste allemand Hans von Pechmann a decouvert un residu cireux au fond de son tube a essais. Il n'avait aucune idee de l'importance de ce materiau. Il ne se doutait pas alors qu'il s'agissait de la premiere forme de ce que nous utilisons aujourd'hui pour mettre notre shampooing en bouteilles, emballer nos sandwichs et isoler nos cables. Il avait tout a fait par hasard fabrique du polyethylene, un des materiaux les plus utilises et les plus controverses au monde. La substance fabriquee par von Pechmann en ce jour de 1899 etait pratiquement identique a sa version moderne. Deux de ses collegues, Eugen Bamberger et Friedrich Tschirner, l'appelerent polymethylene. Contrairement au polyethylene, qui est suffisamment polyvalent pour qu'on en fasse des solides et des films, cette resine cireuse n'avait pas d'utilite pratique, et on l'oublia. Comme des monceaux de plastique par la suite, l'experience von Pechmann fut donc enterree. Ce n'est que trente-quatre ans plus tard que les personnes qui en sont devenus les inventeurs officiels ont mis la main dessus par hasard.
    "Quand il a ete invente, le polyethylene a semble une benediction, en particulier pour l'agroalimentaire. Mais notre avis sur ses bienfaits est de plus en plus mitige", confie le professeur Tim Lang, qui est en charge des ressources naturelles et de l'utilisation des sols a la commission britannique pour un developpement durable. "Il a certes permis d'ameliorer l'hygiene dans l'agroalimentaire, mais cela s'est fait au detriment de l'environnement. C'est un exemple classique de ces solutions a court terme dont on mesure aujourd'hui les effets nefastes." Le polyethylene sous sa forme actuelle remonte a 1933, il y a exactement soixante-quinze ans. Les chimistes Eric Fawcett et Reginald Gibson, de l'ICI [Imperial Chemist Industry, la principale entreprise britannique du secteur a l'epoque], se reveillerent un beau matin et deciderent de travailler sur des gaz soumis a de tres hautes pressions. Ils remarquerent alors qu'une partie de leur materiel semblait avoir ete trempe dans de la paraffine. Deux ans plus tard, l'ICI trouva un procede pour en produire de facon industrielle, et le polyethylene entra peu apres dans la composition de l'isolant du premier cable telephonique a faire le tour du monde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il acquit un statut quasi heroique en devenant un composant essentiel des radars. Ce n'est qu'avec l'avenement de la grande distribution, dans les annees 1950, qu'il est devenu un produit de consommation courante.
    Il fait actuellement l'objet de violentes critiques. Il est fabrique a partir de petrole brut par polymerisation en chaine et se presente sous deux formes, une dure et une molle. La premiere sert a faire des tuyaux et des reservoirs de carburant, la seconde enveloppe nos saucisses et nos cables de television. La question des sacs en plastique illustre bien le probleme environnemental pose par le polyethylene. Chaque annee, les consommateurs en recoivent 13 milliards en moyenne. Chacun sert environ vingt minutes avant d'etre jete, et met mille ans a disparaitre. Notre conscience semble desormais nous inciter a delaisser les emballages de polyethylene pour leur preferer des alternatives plus reutilisables. Mais les federations industrielles ne sont pas pretes a laisser passer l'anniversaire du polyethylene sans se battre. Pour Philip Law, de la Federation britannique du plastique, la perception de ce materiau est "erronee : si on doit avoir un sac, il vaut mieux qu'il soit fabrique en polyethylene plutot que dans une autre matiere, parce que sa fabrication necessite une quantite minime d'energie. Et on peut le recycler." Et d'ajouter que "ce n'est pas la faute du produit si l'on en jette de grandes quantite a la mer".
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    9- Un arriere-gout de pesticides, Liberation, 27/03/08
    Julie Majerczak, correspondante a Bruxelles (UE)

     

    Les vins vendus dans l’Union europeenne contiennent-ils des pesticides ? Les associations du reseau europeen d’action contre les pesticides (Pan-Europe) ont mene l’enquete. Et les resultats presentes hier sont troublants. Les pesticides subsistent bel et bien a la transformation du raisin en vin. Les 34 bouteilles de vin conventionnel passees au crible se sont revelees contaminees. En moyenne, les echantillons preleves contenaient 4 pesticides differents et jusqu’a 10 pour les plus suspects. Le probleme ne semble pas lie a la qualite des vins. Trois bouteilles de crus francais valaient plus de 200 euros chacune. L’age de la bouteille ne semble pas non plus avoir d’influence. La plupart des vins dataient de 2002. Mais est-ce pour autant dangereux pour la sante ?
    Robinet. Les niveaux de contamination constates dans les analyses ne depassent pas les limites maximales autorisees pour le raisin. C’est l’argument principal que les viticulteurs mettent en avant pour se defendre. Le Copa-Cogeca, qui represente les agriculteurs europeens, juge aussi l’enquete trop limitee pour pouvoir en tirer des lecons. Pan-Europe souligne toutefois que les niveaux de contamination observes dans le vin conventionnel sont considerablement plus eleves que ceux toleres pour les pesticides presents dans l’eau du robinet. De plus, comme le souligne Francois Veillerette, auteur d’un livre remarque sur les pesticides, la limite maximale autorisee s’applique a chaque pesticide, d’ou la tendance a recourir a des cocktails pour eviter de faire apparaitre des seuils trop eleves. Sur les 24 pesticides identifies dans l’etude de Pan-Europe, cinq sont classes par l´Union europeenne comme cancerigenes possibles ou probables, toxiques pour la reproduction, perturbateurs sur le plan endocrinien ou encore neurotoxique.
    Reforme. Faut-il des lors arreter de boire du vin ? «Il ne sert a rien de dire aux gens de ne plus boire de vin», affirme Elliott Cannell, l’un des militants de Pan-Europe. Et d’ajouter «toute la chaine alimentaire est contaminee. Et on ne va pas arreter de manger !» L’enjeu pour ces francs-tireurs, c’est d’arriver a faire interdire les pesticides les plus dangereux pour la sante et surtout de changer les pratiques agricoles. «La viticulture occupe 3 % des surfaces cultivees en France mais consomme 20 % de l’ensemble des pesticides utilises», souligne Francois Veillerette. Ils esperent etre entendus par l’Union europeenne ou une reforme de la legislation sur les pesticides est en cours.

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    10- Questions a... Alain Boinet* - « L'eau est plus meurtriere que les guerres », Le Point n°1854, 27/03/08
    Propos recueillis par Olivier Weber
     
    Le Point : Votre ONG lance une campagne internationale sur l’eau. Est-ce l’un des enjeux de demain pour la planete ?
    Alain Boinet : Oui. L’eau est la premiere cause de mortalite au monde. Le nombre de victimes est evalue a 8 millions par an, dont 1,5 million d’enfants, selon l’Onu. Dans une dizaine de pays africains, la majorite de la population n’a acces qu’a de l’eau insalubre. Ce qui veut dire que l’eau est plus meurtriere que les guerres.
    L’eau devient aussi un facteur de conflits...
    La rarefaction de l’eau a cause du rechauffement climatique et son inegale repartition sont devenues des causes de guerre. Les tensions sont vives a ce sujet en Afrique, ou entre la Syrie, la Turquie et l’Irak, ou encore entre Israël et les territoires palestiniens. Selon l’Onu, il y a 300 lieux de conflit potentiels a cause de l’eau.
    Que peuvent les pays occidentaux pour proteger la ressource en eau ?
    L’insalubrite de l’eau n’est pas une fatalite. On peut la retraiter avec peu de moyens. D’autant que ce traitement est un element de developpement. Ce doit etre une priorite internationale, avec un doublement de l’aide dans ce secteur
    *Directeur general de l’ONG Solidarites
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    11- Mozzarella a la dioxine : l'Italie retire ses produits, Bruxelles se calme, AFP, 28/03/08
     
    Bruxelles (AFP) - 28/03/2008 15h49 - En retirant des etalages sa mozzarella de bufflonne contaminee a la dioxine, l'Italie a obtempere vendredi aux exigences de securite alimentaire de l'Union europeenne et evite ainsi des sanctions de Bruxelles.
    Le nec plus ultra de la mozzarella italienne - fabriquee quasi exclusivement en Campanie (region napolitaine) a partir de lait de bufflonnes- est sorti tardivement de la tourmente, une semaine apres une alerte a la dioxine.
    "Si les autorites italiennes avaient immediatement retire les produits contamines du marche, on n'en serait pas la", resumait vendredi une responsable europeenne, sous ouvert d'anonymat.
    Un total de 83 elevages de buffles avaient ete places sous sequestre la semaine derniere en Campanie apres la decouverte, dans une vingtaine de fromageries utilisant leur lait, de taux de dioxine legerement superieurs au seuil tolere par l'UE.
    "Etant donne que les autorites italiennes ont fait ce qu'on leur avait demande, la Commission est satisfaite", a annonce vendredi la porte-parole chargee de la Sante, Nina Papadoulaki, annoncant le denouement de la crise: "il n'y a pas de raison de prendre a ce stade d'autres mesures au niveau europeen".
    Outre la decision de Rome de retirer la mozzarella suspecte du marche, les controles dans les etablissements laitiers de Campanie vont etre "intensifies", s'est-elle felicitee.
    Pendant 48 heures, Bruxelles avait reclame d'urgence aux autorites italiennes des informations detaillees sur cette alerte alimentaire.
    Jeudi matin, elle obtenait la liste des centres de fabrication de la mozzarella, ou avaient ete deceles des taux de dioxine anormaux. Ces informations ont ete immediatement relayees dans l'UE grace au systeme "d'alerte rapide" mis en place en cas de risque sur un produit commercialise.
    Tout au long de cette crise, l'Italie avait precise que la mozzarella potentiellement dangereuse avait uniquement ete vendue sur le marche italien, sans juger opportun de proceder a un rappel de produits sur son propre territoire.
    Bruxelles se voyait donc contrainte jeudi soir de menacer l'Italie d'un embargo sur la mozzarella, face aux mesures "insuffisantes" prises par les autorites.
    Vendredi matin, le gouvernement italien est revenu dans le rang en annoncant un retrait des produits suspects des rayons italiens.
    Entre temps, la Coree du Sud et le Japon avaient banni la mozzarella de lait de bufflonnes, suivis pendant quelques heures vendredi par la France.
    Le ministre italien de l'Agriculture Paolo De Castro -qui avait avale des boules de mozzarella devant les cameras pour en demontrer l'inocuite - s'est dit "satisfait" vendredi du jugement positif de la Commission et a souligne "le travail meticuleux et attentif" accompli par son pays.
    "Nous allons continuer a travailler avec l'UE, mais il n'est pas necessaire de perseverer dans l'alarmisme", a-t-il plaide.
    Pour autant, la question de l'origine de l'alerte n'est aucunement reglee. "Les Italiens doivent intervenir pour enlever la source de la contamination", a insiste vendredi une responsable de la Commission.
    L'Italie a recuse tout lien avec la crise recurrente des dechets dans la region de Naples. Depuis 14 ans, la Campanie est placee en "etat d'urgence" en raison du dysfonctionnement du traitement des ordures, largement du a l'infiltration dans ce juteux marche de la Camorra, la redoutable mafia locale.
    "Les dechets sont brules en Campanie ou il n'y a pas d'incinerateurs et les cendres contenant la dioxine s'eparpillent dans la nature, et retombent sur l'herbe que mangent les bufflonnes", a neanmoins avance une experte europeenne.
    Selon Roberto Saviano, auteur d'un livre a succes sur la Camorra, de grandes quantites de dechets toxiques ont egalement ete enfouis illegalement dans le sol.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Mozzarella_a_la_dioxine_l_Italie_retire_ses_produits_Bruxelles_se_calme.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.d981b615ab5037fa470f6a21b54d377b.111.xml>
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    12- Aussi propre, mais avec moins de dechets, Metro, 01/04/08
    Nadia Loddo
     
    Sofia, 29 ans, utilise les couches lavables pour son bebe de 5 mois.
    Sofia a choisi d’utiliser des couches lavables pour son premier fils, Kimi. « Quand Kimi est ne, on a d’abord utlilse des couches jetables pendant un mois et tout de suite nous nous sommes apercus de la montagne de dechets que cela creait », se souvient-elle.
    Sante et environnement
    Inventees dans les annees 1960, les couches jetables representent en effet un gros probleme pour l’environnement : en 2 ans et demi, un bebe consomme au moins 5 500 couches, ce qui represente et une tonne et demie de dechets non-biodegradables.
    Une couche jetable met entre 300 et 500 ans pour se decomposer. «Mais avant tout je pense a la sante de mon bebe, concede Sofia : depuis qu’il porte des couches lavables, il n'a eu aucun probleme de rougeurs sur les fesses. »
    « Le desavantage est le travail extra : au lieu de tout jeter a la poubelle, il faut rincer la couche et faire une machine tous les jours, si on n’a que 12 couches, pour en avoir toujours des seches », explique cette traductrice de 29 ans.
    De plus, le prix peut paraitre haut car c’est un investissement de 250 a 500 euros en une fois. En realite, on estime a 1 400 euros le prix des couches jetables necessaires a un enfant (sans compter les impots que nous payons pour le traitement des dechets - environ 100 euros par tonne).
    Et aussi :
    Developpement durable : une revolution en marche
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    13- Changer notre definition du dechet, Metro, 01/04/08
    Par Assen Slim, maitre de conferences aux Langues’O et responsable du departement Affaires Internationale de l’Essca.
     
    Chaque Francais rejette en moyenne 553 kg de dechets par an. Au palmares des habitants de l’UE produisant le moins de dechets, les Francais occupent la 17e place (sur 27) faisant beaucoup mieux que les Irlandais (804 kg) ou les Chypriotes (745 kg) mais restant largement a la traine des Polonais (259 kg) et des Tcheques (296 kg).
    Si le dechet est bien ce qu’affirme le dictionnaire, c’est-a-dire « ce qui reste d’une matiere qu’on a travaillee », le « residu impropre a la consommation, inutilisable (et en general sale et encombrant) », alors le bon sens pousse a rechercher son elimination par tous les moyens. Le developpement durable, ce serait « zero dechet » ! Toutefois, comment atteindre cet objectif dans notre societe de consommation de masse ou le « toujours plus » cede progressivement le pas au « toujours plus jetable » ? Comment effacer le dechet de la planete alors que celui-ci est inscrit dans notre metabolisme biologique meme ? Songez que depuis que vous lisez cet article vous avez deja rejete dans l’atmosphere 1,2 gramme de CO2 (soit 1,7 kg par jour et 620 kg en un an). Votre contribution au rechauffement climatique aurait pu etre plus lourde si, ce matin, vous aviez choisi la voiture plutot que le metro. Et il en va ainsi de toutes nos autres fonctions vitales : l’organisme humain extrait de la nature ce dont il a besoin et rejette les residus. Le dechet est donc indissociable de l’homme. Et ce n’est pas un hasard si nos entreprises procedent exactement de la meme facon. Mais s’il est impossible d’eliminer le dechet, quelle est la bonne attitude a adopter face a ce dernier ? Il existe au moins deux reponses.
    La premiere est evidente et decoule directement de ce qui vient d’etre dit. Si le dechet ne peut disparaitre, il peut etre neanmoins considerablement reduit et « l’economie de la fonctionnalite » peut y aider. Cette derniere decrit une situation dans laquelle les consommateurs n’acheteraient plus le bien, mais la « fonction » du bien. Par exemple, un fabricant de chaudiere ne vendrait plus la chaudiere en elle-meme mais le service « chaleur ». Pour les entreprises, les profits les plus importants viendraient alors des services d’usage et de maintenance, tandis que pour les consommateurs l’usage deviendrait plus important que la possession. Deux entreprises pionnieres en France se sont deja lancees dans ce creneau (Xerox avec les photocopieurs et Michelin avec les pneumatiques). Si elle devait etre generalisee, cette pratique substituerait naturellement un « toujours plus durable » au « toujours plus jetable »…
    La deuxieme pratique consiste a « imiter la nature », c’est-a-dire a recycler au maximum ce qui peut l’etre, mais egalement a faire fonctionner les societes industrielles en cycles fermes a l’image des ecosystemes naturels. Dans ce cas, les dechets des uns deviendraient les ressources des autres. L’experience de la Grande-Synthe en France en est une illustration parfaite.
    Mais toutes ces pistes impliquent une revision totale de notre definition du dechet devant desormais etre percu comme un element a multiples dimensions pouvant provenir de l’extraction, de la fabrication ou de la consommation, se presenter sous forme gazeuse, liquide ou solide et etre reutilise sans transformation, recycle apres transformation ou etre irrecuperable.
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    14- Les pesticides posent toujours question, Novethic, 02/04/08
    Christophe Brunella
     
    La "Semaine anti-pesticides" vient de s’achever. Elle aura ete marquee par une etude mettant en evidence des residus de pesticides dans du vin, qui a suscite la colere des viticulteurs francais. Pris entre "pro" et "anti", le debat semble toujours faire l'impasse sur le principe de precaution.
    Conferences, debats publics, films, initiation au jardin biologique, la troisieme edition de la semaine sans pesticides s'est achevee le 30 mars. A l'initiative de l'Action citoyenne pour une alternative aux pesticides (ACAP) qui rassemble ONG environnementales et tenants de l'agriculture biologique, ce sont plusieurs centaines de manifestations qui ont eu lieu en France pour sensibiliser la population aux differentes alternatives a l'usage des pesticides.
    Une initiative qui fait rappeler a Jean-Charles Bocquet, directeur de l'Union des Industries de la Protection des Plantes (l'UIPP qui rassemble fabricants et distributeurs de pesticides), dans un editorial disponible en ligne, que : "En Europe, le XXeme siecle a ete le premier siecle sans famine, grace a une augmentation de la production agricole a laquelle la protection des plantes a contribue."  Pourtant, l'an dernier, un rapport de la FAO concluait a la possibilite de nourrir la population mondiale grace a l'agriculture biologique.
    Des pesticides dans le vin
    Non seulement la question de l'utilisation des pesticides pour mettre fin a la famine est sujette a discussion, mais surtout elle n'ecarte pas les risques lies aux produits phytosanitaires tant pour les utilisateurs qui les pulverisent que pour les consommateurs qui en ingerent les residus presents dans les aliments. Ainsi les associations membres du Pesticids Action Network-Europe ont publie un rapport demontrant la presence de residus de pesticides dans du vin issu de l'agriculture conventionnelle. 40 bouteilles de vin rouge ont ete analysees, en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 etaient issues de l’agriculture conventionnelle et 6 de l’agriculture biologique.
    100% du vin conventionnel presentait des traces de pesticides sans pour autant depasser les limites maximales autorisees pour le raisin. Recusant l'objectivite de ce test portant seulement sur 40 bouteilles, Pekka Pesonen, Secretaire general du COPA-COGECA, qui represente les agriculteurs et viticulteurs europeens, a meme juge que "L’alerte declenchee par ce rapport ne fera qu’eveiller des craintes chez les consommateurs. Il est totalement injustifie, inapproprie et irresponsable."
    De son cote Francois Veillerette, President du MDRGF* et administrateur du reseau PAN-Europe a declare : "L’etude (…) montre que l’utilisation tres intensive de pesticides en viticulture - 20% des pesticides utilises sur 3% de la surface agricole - a comme consequence la presence systematique de nombreux residus dans les vins. Il est grand temps, conformement aux decisions du Grenelle (voir article lie), que la viticulture reduise sa consommation de pesticides pour reduire l’exposition des consommateurs en privilegiant les techniques alternatives aux pesticides."
    De plus en plus d'etudes confirment la dangerosite des pesticides
    Outre le danger presume pour la sante des consommateurs, l'usage des pesticides a souvent ete denonce pour les risques probables ou possibles qu'il fait encourir aux agriculteurs les utilisant notamment les viticulteurs. Il est reconnu que de nombreuses molecules presentes dans les pesticides sont des cancerigenes possibles ou probables, des toxiques du developpement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques (voir article lie). En outre, deux etudes recentes, l'une francaise l'autre danoise temoignent de l'impact indirect des pesticides dont les consequences s'expriment sur les enfants de femmes ayant ete exposees aux produits phytosanitaires durant leur grossesse.
    L'etude danoise, conduite par Helle R. Andersen de l'Institut de Sante Publique, University of Southern Denmark, a etudie le developpement des fonctions reproductrices des garcons de plus de 110 paires meres/fils, selon que les meres avaient travaille ou non dans des serres pendant leur grossesse. A l’age de trois mois ont ete mesures la position et le volume des testicules, la longueur du penis, la position de l’uretre ainsi que la concentration serique des hormones sexuelles.
    Cette etude conclue que les garcons dont les meres travaillaient dans des serres ou on a utilise des pesticides durant leur grossesse ont un developpement des fonctions reproductrices perturbe. Des resultats qui vont dans le meme sens que ceux observes de Charles Sultan de l'universite de Montpellier au debut des annees 2000 (voir article lie). L'equipe de chercheurs francais, dirigee par Jeremie Rudant de l'Inserm, a montre quant a elle, que l'utilisation par des femmes enceintes d'insecticides menagers engendre un doublement du risque pour l'enfant a venir de developper une leucemie ou un lymphome.
    Fin octobre 2007, le Parlement europeen votait une un reglement sur l’autorisation de mise sur le marche des substances et une directive portant sur l’utilisation de ces produits. Le principe de precaution y etait inscrit en prealable a toute decision. La situation telle qu'elle se dessine aujourd'hui semble demontrer qu'on est encore loin d'une reelle prise en compte de ce principe. En France a l'issue du Grenelle de l'environnement, les ONG se sont felicitees de l’annonce du retrait du marche de 30 substances actives pesticides et de la volonte de reduire de 50% les usages de pesticides. Elles notent neanmoins que sur les 30 substances 20 etaient amenees a disparaitre suite a la modification d'une directive europeenne. Reste aujourd'hui a attendre que le plan Ecophyto 2018, discute dans le cadre d'un comite operationnel faisant suite au Grenelle, voie le jour.
    
* Le Mouvement pour le Droit et le Respect des Generations Futures (MDRGF) est l'ONg coordinatrice de la Semaine sans pesticides
    <http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=115222&titre=Les%20pesticides%20posent%20toujours%20question>
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    15- Au Japon, la pollution chinoise accusee de briser le cristal du Mont Zao, AFP, 03/04/08
     
    Yamagata (Japon) (AFP) - 09h29 - Admires des skieurs, les sapins du Mont Zao, au nord-est du Japon, perdent peu a peu leur manteau glace sous l'effet d'une pollution atmospherique dont la Chine et ses usines sont rendues responsables.
    Le sort de ces conniferes s'avere emblematique des nouveaux defis poses aux autorites japonaises et chinoises, qui vont devoir s'entendre sur la regulation des emissions polluantes pour eviter une nouvelle pomme de discorde a leur relation deja tumultueuse.
    Skis aux pieds, Kazumi Furukawa se rappelle bien de la splendeur des sapins lorsque, il y a a peine trois ans, elle devalait les pentes du Mont Zao.
    "Le ciel etait bleu cobalt et je pouvais voir perler le cristal de la neige sur les bouts des branches", raconte-t-elle.
    Forme par le vent humide soufflant depuis la Mer du Japon, ce depot glace est bien connu des nombreux skieurs qui font le voyage pour l'admirer et les Japonais l'ont surnomme "juhyo" ou "arbres de glace".
    Mais une plus forte acidite de l'air a rarefie le phenomene ces dernieres annees. Un changement provoque par les emissions de souffre des usines de la province chinoise du Shanxi, selon Fumitaka Yanagisawa, professeur assistant a l'universite de Yamagata qui etudie le "juhyo" depuis pres de 20 ans.
    Dopes par la forte croissance du pays, les rejets polluants de l'industrie chinoise inquietent dans l'archipel. Comme en Coree du Sud, des ecoles du sud du Japon ont parfois du fermer leurs portes a cause des fumees toxiques venant de Chine.
    Les ministres de l'Environnement des trois pays voisins se sont mis d'accord l'an passe pour chercher une solution commune au probleme, mais Tokyo accuse Pekin de dissimuler la verite sur ses emissions polluantes.
    Le sujet pourrait degenerer en nouveau contentieux diplomatique entre le Japon et la Chine, qui ont deja des rapports tourmentes depuis des decennies.
    M. Yanagisawa se rappelle encore d'une conference organisee au debut des annees 90 dans une universite chinoise.
    "Quand j'ai suggere l'idee que le Japon pourrait etre atteint par une pollution venant de Chine, j'ai ete hue par toute l'assistance", raconte-t-il.
    Et selon lui, "c'est encore un tabou d'evoquer le sujet" en Chine.
    Les autorites japonaises qui veulent negocier avec Pekin sur la question font d'ailleurs tout pour ne pas heurter la susceptibilite chinoise.
    Pour Reiko Sodeno, une responsable du ministere de l'Environnement, "cela ne resoudrait pas le probleme de rejeter la faute sur les autres pays, car cela ne ferait que blesser l'orgueil national".
    Elle juge essentiel de conclure entre nations asiatiques un traite sur le controle de la pollution au-dela les frontieres calque sur les accords existant entre pays europeens et nord-americains.
    La Chine a recemment lance quelques initiatives pour ameliorer la qualite de son air a Pekin, apres un avertissement du Comite international olympique qui s'inquiete pour les Jeux Olympiques de cet ete.
    "J'ai beaucoup d'espoirs qu'en cette annee olympique Pekin cooperera aux efforts internationaux pour reduire les emissions polluantes", souligne Mme Sodeno.
    La Chine participe aussi aux negociations sous egide de l'Onu visant a trouver un successeur au protocole de Kyoto sur les emissions de gaz a effet de serre. L'Empire du milieu devrait vite devenir le premier contributeur mondial au rechauffement climatique, depassant les Etats-Unis.
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    16- La secheresse declenche une "guerre de l'eau" en Espagne, AFP, 03/04/08
     
    Madrid (AFP) - 18h40 - a secheresse qui frappe plusieurs regions espagnoles, dont la Catalogne, a declenche une "guerre de l'eau" en Espagne, ou les zones les mieux approvisionnees refusent d'aider les moins arrosees.
    Le deficit de precipitations depuis 18 mois a provoque une secheresse severe dans la partie mediterraneenne du pays, "la pire depuis 1912", selon Jaime Palop, chef de la direction generale de l'eau, qui depend du gouvernement.
    Sur toute l'Espagne, "on peut parler de la situation de secheresse la plus importante depuis 40 ans, si on prend en compte la periode ecoulee depuis le debut de l'annee hydrologique, le 1er octobre dernier", a declare a l'AFP Angel Rivera, porte-parole de l'Agence espagnole de meteorologie (AEM).
    "Il a plu 40% de moins qu'il aurait du" pendant cette periode, a ajoute ce responsable.
    Les reserves d'eau du pays ont baisse a 46,6% de la capacite totale des barrages. La situation est particulierement critique en Catalogne (nord-est), ou les barrages sont a 19% de leur capacite, pres du seuil de 15% en-dessous duquel l'eau est jugee inutilisable car elle brasse le fond vaseux des retenues.
    S'il ne pleut pas de maniere consequente dans les prochains mois, Barcelone et sa region pourraient connaitre des problemes d'approvisionnement cet ete et des restrictions cet automne, selon les autorites regionales.
    "Or, les previsions pour les trois mois a venir ne sont pas optimistes. On s'attend a des precipitations normales, voire legerement en-dessous de la moyenne", explique Angel Rivera.
    Alarme, le gouvernement regional catalan cherche des solutions pour ne pas mettre en peril l'approvisionnement de cette region tres peuplee (7 millions d'habitants) et touristique.
    L'une d'elles est l'acheminement d'eau par navires citernes depuis Marseille (sud de la France) et Tarragone (nord-est de l'Espagne), mais elle est jugee trop chere par ses detracteurs, ou encore par train.
    Une autre, moins chere mais plus polemique, est le transvasement d'eau depuis un affluent du fleuve Ebre, le Segre.
    Cette solution defendue localement par les socialistes au pouvoir en Catalogne a ete rejetee par le gouvernement socialiste de Jose Luis Rodriguez Zapatero, globalement hostile aux transvasements des cours d'eau.
    En 2004, il avait deja refuse un transvasement d'envergure, de l'Ebre vers la region de Valence (est), planifie par le gouvernement conservateur de Jose Maria Aznar. La Catalogne, aujourd'hui demandeuse, s'y etait alors opposee.
    Le sujet divise des regions de meme couleur politique: gouverne par des socialistes, comme la Catalogne, l'Aragon, qui est traverse par l'Ebre, s'oppose au transvasement du Segre.
    Les Catalans reprochent a l'Aragon de vouloir garder ses reserves d'eau pour des projets polemiques comme la construction en plein desert d'un "Las Vegas europeen" avec casinos, hotels et golfs.
    Pour les agriculteurs, le temps presse. "S'il pleut dans les prochains jours, les cultures peuvent etre sauvees, sinon la situation peut devenir catastrophique", a declare a l'AFP Andres del Campo, president de la Fenacore, une federation reunissant des milliers de cultivateurs.
    "Des zones comme le Levante (est) risquent de ne pas pouvoir approvisionner en fruits et legumes le marche exterieur, qui represente 60% de leur activite", a-t-il souligne.
    Il preconise une meilleure gestion de l'eau car "avec le changement climatique, il va y avoir de plus en plus de pluies diluviennes, alternant avec des periodes de secheresse".
    La Catalogne espere pour sa part que la mise en marche d'une usine de desalinisation d'eau marine, prevue pour 2009, permettra de produire 60 millions de m3 annuels d'eau potable, l'equivalent d'environ deux mois de consommation.
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    17- Secheresse : Barcelone confirme l'acheminement d'eau par mer depuis la France, AFP, 04/04/08
     
    Barcelone (AFP) - 13h21 - Des bateaux-citernes vont acheminer de l'eau depuis Marseille (sud de la France) et Tarragone (nord-est de l'Espagne) vers Barcelone et ses environs, frappes par une secheresse severe, a-t-on appris vendredi aupres du gouvernement regional catalan.
    Le premier bateau partira de Tarragone la premiere quinzaine de mai et deux navires partiront de Marseille la deuxieme quinzaine de mai, a indique a l'AFP une source du ministere regional de l'Environnement, confirmant une information parue en mars dans la presse catalane.
    D'autres trajets sont egalement prevus, selon cette source, qui a precise que les contrats devaient encore etre signes.
    Les navires ont chacun une capacite de 28.000 metres cube d'eau.
    Ces acheminements sont destines a eviter que Barcelone, la deuxieme ville espagnole, ne soit desapprovisionnee ou ne doivent prendre des mesures de restrictions de consommation d'eau dans les prochains mois.
    Le cout de cette operation sera de 22 millions d'euros et l'apport total en eau de 2,6 hectometres cube.
    Les reserves d'eau en Espagne ont baisse a 46,6% de la capacite totale des barrages, selon des chiffres publies cette semaine par le ministere de l'Environnement.
    La situation est particulierement critique en Catalogne ou les barrages sont a 19% de leur capacite, pres du seuil de 15% au-dessous duquel l'eau est jugee inutilisable car elle brasse le fond vaseux des retenues.
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    18- Gestion de l'eau : une consultation nationale s'ouvre autour des Sdage, Localtis.info, 04/04/08
    Morgan Boedec
     
    En vue de recueillir l'avis du public sur les grandes orientations en matiere de gestion de l'eau pour la periode 2010-2015, un dispositif de consultation a grande echelle s'ouvre a compter du 15 avril et jusqu'au 15 octobre dans les principaux bassins de gestion (Loire-BretagneSeine-NormandieArtois-PicardieRhin-MeuseAdour-GaronneRhone-Mediterranee).
    Deployee en application de la directive cadre sur l'eau, cette consultation porte sur les projets de schemas directeurs d'amenagement et de gestion des eaux (Sdage) pour la periode 2010-2015, leurs objectifs, leur niveau d'ambition et leur cout. Elle concerne egalement les documents d'accompagnement des Sdage, les projets de programmes de mesures (PDM) correspondants ainsi que les rapports environnementaux.
    Des questionnaires elabores pour chaque bassin seront disponibles en prefecture et mis en ligne des le 15 avril. Ils seront par ailleurs postes aux habitants de ces territoires metropolitains du 19 mai au 6 juin. La Corse et les DOM connaitront une consultation decalee dans le temps. L'echeancier suivant prevoit, dans le cas du bassin Rhone-Mediterannee par exemple, une phase de consultation institutionnelle sur ce meme projet de Sdage au second semestre pour une adoption finale prevue en 2009.
    Mais d'ores et deja, certains bassins ont pris de l'avance en mettant en ligne leurs propositions sur des sites dedies. C'est le cas du bassin Seine-Normandie ou le comite de bassin elabore depuis 2006 un plan de gestion des eaux en concertation avec les collectivites, les industriels, les agriculteurs et les associations. Le projet de Sdage a suivi en octobre 2007 et se structure autour de dix propositions cles deja mises en ligne. Quant aux sept questions qui en seront tirees et a partir desquelles le public sera invite a s'exprimer, elles seront mises en ligne le 15 avril. A titre d'exemple, ces dix propositions recouvrent entre autres les objectifs de securisation des sources d'alimentation en eau potable (diagnostic, classement des captages), de diminution des pollutions d'origine domestique ou agricole (application de la directive nitrates), de maitrise des rejets par temps de pluie (renforcement de la prise en compte par les collectivites, via des "zonages d'assainissement pluvial", recyclage des eaux pluviales), de prevention des cas de pollution aux substances dangereuses, de restauration des milieux et de la continuite ecologiques, de maintien des espaces humides (classement, mesures compensatoires), de protection de l'estuaire de la Seine et du littoral, et de prevention des risques d'inondations.

    des pêtites infos...

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    19- Compte rendu. Les risques de cancer lies aux rejets des incinerateurs dans les annees 70 et 80 sont reevalues a la hausse, Le Monde, 04/04/08
    Gilles van Kote
     
    La relation entre l'exposition aux rejets atmospheriques des incinerateurs d'ordures menageres dans les annees 1970 et 1980 et le risque de developper certaines formes de cancer est "statistiquement significative", selon une etude realisee par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Les resultats definitifs de ces travaux ont ete discretement publies, le 27 mars, sur le site de l'InVS.
    La presentation des resultats preliminaires de cette meme etude, en novembre 2006, avait fait l'objet de davantage de publicite. Si les conclusions globales n'ont pas notoirement change, certains chiffres ont ete revus a la hausse, d'autres sont apparus.
    L'etude a mesure l'augmentation de la frequence des cancers pour des personnes ayant subi une forte exposition aux fumees d'incinerateurs par rapport a la frequence observee parmi une population tres peu exposee. Cet "exces de risque relatif" passe ainsi, par rapport aux estimations livrees en 2006, de 4 % a 6 % pour l'ensemble des cancers chez la femme, de 7 % a 9 % pour le cancer du sein, et de 8 % a 12 % pour des cancers du systeme lymphatique (lymphomes malins non hodgkiniens) dans l'ensemble de la population exposee.
    "On a affine les modeles statistiques", explique Pascal Fabre, medecin epidemiologiste et coauteur de l'etude, pour justifier cette revision. L'exces de risque relatif est de 18 % concernant les lymphomes malins non hodgkiniens chez la femme et atteint 23 % pour les myelomes multiples (forme de cancer du sang) chez l'homme. Dans ces deux categories, aucun chiffre n'apparaissait dans les resultats preliminaires. Des exces de risque significatifs sont enregistres pour deux autres types de cancer (sarcomes des tissus mous et cancer du foie), mais a la limite de la fiabilite statistique.
    Cette etude epidemiologique a ete lancee en 2003 dans le cadre du Plan cancer. Elle devait preciser l'impact sanitaire d'une exposition de longue duree aux rejets des incinerateurs. Elle a porte sur quatre departements (Isere, Haut-Rhin, Bas-Rhin et Tarn) dans lesquels seize incinerateurs ont ete en activite entre 1972 et 1990. L'etude des registres des cancers entre 1990 et 1999 a permis de recenser 135 123 cas parmi 2,5 millions de personnes.
    "Trente ans apres"
    Les auteurs de l'etude reconnaissent que celle-ci sous-estime probablement les risques reels, puisque les cancers survenus apres 1999 ne sont pas pris en compte. "Or la litterature scientifique nous enseigne que des cancers peuvent apparaitre trente ans apres l'exposition a certaines substances", note Pascal Fabre.
    "L'etude portant sur une situation passee, ses resultats ne peuvent pas etre transposes au contexte actuel", souligne par ailleurs l'InVS. Les normes auxquelles sont actuellement soumis les incinerateurs ont considerablement reduit les rejets polluants. "On peut des lors s'attendre a une diminution du risque de cancer", estiment les auteurs de l'etude.
    Un avis que ne partagent pas forcement les opposants a l'incineration, qui redoutent les effets encore mal connus de la combinaison de substances chimiques rejetees - meme en faible quantite - par les incinerateurs modernes. "Si l'on en croit l'InVS, il faudra attendre quinze ou vingt ans pour connaitre leur impact sur la population", s'alarme Sebastien Lapeyre, du Centre national d'information independante sur les dechets (Cniid).
    En savoir plus :
    <http://abonnes.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/04/04/une-etude-de-l-institut-de-veille-sanitaire_1030943_3244.html>
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    20- La difficile depollution des zones naturelles de l'estuaire de la Loire, AFP, 05/04/08
     
    Ile de la Marechale (AFP) - 09h32 - Depuis la fuite de fioul dans une raffinerie de Donges, le nettoyage des berges de l'estuaire de la Loire continue a monter en puissance mais certaines zones naturelles sensibles, comme l'ile de la Marechale, restent tres difficiles d'acces.
    Sur cette ile de la commune de Frossay, au Sud de l'estuaire, les prairies humides verdoyantes sont bordees par des etendues de roseaux, les roselieres, souillees de fioul sur trois kilometres.
    "Il faut plus d'une heure a pied pour s'y rendre. Et si il est relativement simple d'enlever du petrole sur des plages, c'est plus difficile sur les roselieres car on manque d'experience", constate Philippe Sauvage, charge de mission pour le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres.
    "C'est probablement la premiere fois qu'une telle pollution arrive dans un estuaire en France", note-t-il.
    Une centaine d'hectares de terres ont deja ete touches sur cette ile ou paissent habituellement 600 vaches et ou le silence est a peine trouble par le vol de quelques oiseaux.
    Au loin, les cheminees de la raffinerie Total de Donges rappellent l'origine de cette pollution: une fuite de fioul lourd a la suite de laquelle une centaine de tonnes d'hydrocarbures se sont repandus dans l'estuaire, souille sur plus de vingt kilometres.
    Sur l'ile de la Marechale, le fioul a noirci roseaux et etiers, ces entrees d'eau dans les terres qui alimentent marais et prairies humides en eau.
    Pres de trois semaines apres le debut des chantiers de depollution, des boudins gonglables blancs censes retenir le fioul se balancent mollement tandis qu'une petite equipe de nettoyage, seule sur le site, s'active.
    Ce jour-la, ils sont 17 a travailler sur trois kilometres de berges souillees sur un total de 900 personnes mobilisees sur l'ensemble des zones polluees, dont 200 sur l'ile toute proche du Petit-Carnet, une zone plus accessible.
    Les conditions de travail difficiles, le fioul qui souille les combinaisons jaunes et le port du masque n'ont pas entame la bonne humeur de la dizaine de femmes qui nettoient les beqrges a la truelle, a la lingette et a la cisaille.
    "Nous avons commence cette zone il y a une semaine et nous essayons de degager les berges le plus possible", temoigne Cathy, une jeune interimaire qui reste tres motivee car "c'est pour la bonne cause".
    Chaque jour, l'equipe debarque en bateau et les sacs des dechets collectes sont evacues par helicoptere.
    Dans cette zone naturelle fragile classee Natura 2000, "il faut parvenir a nettoyer sans faire plus de degats que la pollution", explique Philippe Sauvage.
    Si certains professionnels comptent sur la nature pour aider a depolluer les sites naturels, le but reste d'enlever un maximum de fioul "mobilisable", c'est a dire qui n'est pas encore fixe sur les berges.
    D'autant que l'arrivee, lundi, de grandes marees pourrait polluer de nouvelles zones de la Marechale, qui sera submergee a maree haute.
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    21- Italie : l'affaire de la mozzarella, face visible du drame ecologique en Campanie, AFP, 07/04/08
     
    Acerra (AFP) - 13h34 - Largement mediatisee, l'affaire de la mozzarella a la dioxine n'est que la face visible d'un desastre environnemental aux allures de bombe a retardement qui ronge la region de Naples, empoisonnant ses terres mais aussi la sante de ses habitants, s'alarment les medecins locaux.
    "Si tous les dechets passes clandestinement entre les mains des clans mafieux etaient rassembles, on obtiendrait une montagne haute de 14.000 metres, soit la montagne la plus grande qui existe au monde", a recemment affirme Roberto Saviano, journaliste-ecrivain symbole de la lutte anti-mafia.
    Le long des routes qui menent aux villes d'Acerra, Afragola ou encore Nola au nord de Naples, de petits tas d'ordures mordent parfois sur le bitume mais on est bien loin de la submersion vecue par ces communes au plus fort de la crise des dechets il y a quelques mois.
    Dans cette zone, les registres officiels des deces de la securite sociale font etat d'un taux de mortalite en hausse pour certains cancers et malformations, a tel point qu'elle a ete rebaptisee "le Triangle de la mort" en 2004 par la revue scientifique The Lancet qui avait publie ces donnees.
    "Il est tres clair que nous avons plus de mortalite pour les populations vivant a proximite des decharges et des sites d'enfouissement clandestins", resume le professeur Giuseppe Comella, chef du departement de cancerologie a l'Institut national du cancer de Naples.
    "Les cancers en recrudescence sont ceux exclusivement lies a des facteurs environnementaux. Il y a par exemple jusqu'a trois fois plus de cancers du foie, organe qui a un surplus de travail en cas de pollution environnementale", explique Antonio Marfella, cancerologue-toxicologue.
    Les malformations congenitales sont elles dues "aux metaux lourds qui viennent s'accumuler dans le systeme nerveux, sans oublier que ces bebes boivent ensuite au sein de leur mere un lait a la dioxine", un polluant qui se fixe dans les graisses dont celles du lait, souligne le professeur Comella.
    Plusieurs parcelles de la commune d'Acerra contiennent des taux de plomb, de dioxine ou encore de derives d'hydrocarbures largement superieurs aux normes tolerees, selon les analyses publiees en mars par l'Agence regionale pour la protection de l'environnement en Campanie, a l'occasion d'une etude de terrain pour l'installation d'un incinerateur.
    "Les moutons, sentinelles ecologiques par excellence, ont commence a mourir en 1986. Depuis, on les abat en silence sans se poser de questions. On enferme les bufflonnes (dont le lait sert a fabriquer la mozzarella) pour qu'elles ne mangent que des aliments hyper controles. Mais rien n'est fait pour les cultures", s'alarme Antonio Marfella.
    "La mozzarella n'est que la partie emergeante de l'iceberg, cette tragedie touche tout et tout le monde. La mozzarella est le dernier des problemes, moi je pense plutot aux nappes phreatiques, a l'herbe, etc.", resume-t-il.
    "Malgre de multiples sollicitations des autorites sanitaires et judiciaires, il n'y a aucune consideration pour notre cas", denonce Gennaro Esposito, neurologue-psychiatre a Saviano, dans le "Triangle de la mort".
    Avant d'ajouter: "nous ne sommes pas des mozzarellas, nous ne sommes pas du lait de bufflonnes, donc nous ne comptons pas pour l'industrie et c'est pour cela que notre cas est ignore".
    Pres d'Acerra, sur le bord de la route, un fauteuil se dresse sur un tas d'ordures: un code etabli par les gestionnaires mafieux de cette decharge improvisee pour signifier que l'on peut encore "deverser" des dechets. Un fauteuil couche aurait au contraire signifie que le "site" est plein.
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    22- Cruiser l'hecatombe continue : vent de panique dans le Nord-Ouest de l'Italie, communique de presse collectif, 07/04/08

    Dans les plaines du Nord Ouest de l'Italie, les semis de mais sont commences, et comme l'annee derniere l'hecatombe des ruches a commence. Les poussieres emises par les semences traitees au Cruiser, ou avec d'autres molecules semblables contaminent les gouttes de rosee et les fleurs butinees par les abeilles.
    On assiste a un impressionnant exode de ruches vers les zones de montagne. Les apiculteurs qui en ont la possibilite cherchent a sauver leurs ruchers. Ils fuient les plaines empoisonnees en pleine floraison pour se retirer dans les zones hautes et froides. Pourtant le printemps y arrivera plus tard et leurs abeilles y risquent la famine.
    Associations environnementales et apiculteurs italiens manifesteront ce mardi 8 avril a Rome pour exprimer leur colere, denoncer le laxisme de l'administration et demander l'interdiction des insecticides systemiques en traitement de semences.
    Le gouvernement francais vient d'autoriser l'utilisation du Cruiser en traitement des semences de mais. Cet insecticide, proche cousin du Gaucho est tout aussi toxique. La decision a ete prise par les services de l'etat, sans tenir compte de l'opposition des apiculteurs, ni des mises en garde qui leur ont ete transmises, ni des deboires de nos voisins transalpins.
    L'etat garant de la sante publique et environnementale s'est pourtant desengage de ses responsabilites d'expertises sanitaires. C'est sur la foi des seules etudes realisees par Syngenta , proprietaire du produit, que cette autorisation a ete delivree. Circonstance aggravante, Syngenta s'oppose a ce que les documents censes etablir l'innocuite du Cruiser pour l'environnement soient consultes. Y aurait-il quelque chose a cacher ?
    Le debat sur les OGM a l'Assemblee Nationale a mis en evidence la puissance des lobbies industriels, on constate ici qu'elle s'exerce avec autant de force en d'autres lieux.
    Ces intoxications massives en Italie confirment, helas, les craintes qui avaient ete exprimees par les associations environnementales et les apiculteurs aux Ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie lors de la manifestation qui a rassemble plus de 2 000 personnes le 21 fevrier 2008 a Paris.
    Nous, syndicats et associations signataires, ne voulons pas vivre le drame de l'Italie ,drame lie a la tres forte toxicite du produit et aux conditions meteo lors des semis, conditions que nul ne peut prevoir. Le 10 avril nous exprimerons fermement aux services du ministere de l'agriculture (DGAL) notre refus de prendre un tel risque et notre opposition de ce nouveau toxique systemique (qui empoisonne la totalite de la plante pendant toute sa vie).
    Nous continuerons a nous opposer a la decision ministerielle d'autoriser la mise en marche du Cruiser, plusieurs recours en ce sens ont ete deposes en Conseil d'Etat.
    Signataires : Agir pour l'Environnement - Amis de la terre - Confederation Paysanne - FNOSAD (Federation des organisations sanitaires apicoles) - LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) - MDRGF (mouvement pour le droit et le respect des generations futures) - Nature et Progres ; SAPB (syndicats des apiculteurs professionnels bretons) - SAPCO (syndicat des apiculteurs professionnels du centre et de l'Ouest) - SAPP syndicat des apiculteurs professionnels de Provence - SAPRA (syndicat des apiculteurs professionnels de Rhône-Alpes) - SNA (Syndicat national d'apiculture) - UNAF (Union Nationale de l'Apiculture Francaise).
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    23- Comite operationnel Dechets du Grenelle : la redaction de la loi avance mais la mise en œuvre sera plus longue, Actu-Environnement, 07/04/08
    S. Fabregat
     
    Les 33 comites operationnels lances en decembre pour donner un cadre legislatif aux orientations arretees lors du Grenelle de l’environnement devraient rendre leurs travaux au printemps. Le point avec le groupe en charge de la question des dechets.
    Le projet de loi du Grenelle de l’environnement devrait etre soumis au Parlement avant l’ete. Il vient concretiser les orientations retenues lors du Grenelle de l’Environnement par chaque groupe de travail. A cette fin, Jean-Louis Borloo a lance, le 19 decembre dernier, 33 comites de pilotage charges de traduire de maniere legislative les decisions arretees au terme du processus de discussion.
    Les travaux du comite operationnel charge de la question des dechets et pilote par Philippe Vesseron, president du Bureau de recherches geologiques et minieres (BRGM), devraient etre accomplis a temps : nos priorites etaient claires, commente Olivier Thibault, conseiller technique au MEEDDAT et membre du comite operationnel. D’abord travailler sur la question legislative et ensuite s’attaquer aux questions reglementaires et contractuelles.
    Les objectifs quantitatifs retenus en decembre seront les elements constitutifs de la loi cadre. Ensuite, en fonction des besoins, la mise en œuvre des engagements passera par des lois, des decrets, des arretes ou des notes interpretatives. Cela interviendra probablement dans la deuxieme partie de l’annee 2008, voire plus tard, precise Bernard Herodin, directeur general de Eco-Emballages et membre du comite operationnel.
    Le texte qui sera soumis prochainement au Parlement devrait donc reprendre les objectifs declines en decembre lors de la conclusion des travaux du groupe de travail. Nous avons rendu nos conclusions en retard par rapport aux autres groupes, le 20 decembre, 2 mois apres la plupart d’entre eux. De ce fait, les mesures sur lesquelles nous travaillons ont ete davantage precisees. Notre travail en est simplifie, note Olivier Thibault.
    Trois principaux objectifs avaient alors ete arretes
    - Le premier concerne la reduction des dechets a la source. Pour les 5 prochaines annees, il s’agit de reduire de 5 kg par an et par habitant, soit 25 kg en 5 ans, la production d’ordures menageres.
    - Le deuxieme point vise a augmenter le recyclage matiere et organique. Cet objectif concerne les dechets menagers et assimiles (d’ici 2015, atteindre 45 % de recyclage), les emballages menagers (passer de 60 % en 2006 a 75 % en 2012) et les dechets des entreprises (passer de 68 % a 75 % en 2012).
    - Enfin, le dernier objectif aborde le traitement final des dechets. Il vise a diminuer de 15 % d’ici 2012 les dechets destines a l’enfouissement ou a l’incineration.
    Ce sont ces objectifs revises, declines en 26 engagements, que devrait contenir la loi cadre.
    De la loi a la mise en œuvre
    C’est par la suite que ca va s’averer plus complexe. Les engagements ont ete pris, il faudra trouver les moyens de les mettre en œuvre, commente Bernard Herodin.
    Certains sous groupes de travail ont deja ete mis en place pour traiter ces questions. Sur les 26 engagements definis, certains font deja debat : beaucoup de difficultes apparaissent dans la concretisation des orientations, explique Florence Couraud, directrice du Centre national d’information independante sur les dechets (CNIID) et membre du comite operationnel. Les travaux avancent, mais ca devient complique. Lorsque nous abordons les questions techniques, les moyens, les financements, des desaccords reapparaissent.
    La mise en place d’une tarification incitative obligatoire, mesure symbole du Grenelle de l’environnement, ravive les desaccords. Les collectivites locales ne sont pas favorables a une redevance, explique Florence Couraud. Et s’il s’agit d’une taxe, la question est : quelle sera la part variable minimum ?
    La question d’une fiscalite taxant les produits fortement generateurs de dechets fait egalement debat. La plupart des membres du comite de pilotage ont donne un avis favorable. Mais lorsqu’il s’agit de definir quel type de produit cette mesure va concerner, les discussions reprennent. Il y a un risque d’enlisement, commente la directrice du CNIID.
    L’affectation de la taxe sur les decharges et les incinerateurs (TGAP) souleve egalement des desaccords. Initialement prevue pour financer les programmes de prevention, elle devrait egalement, selon certains participants, etre affectee aux projets de valorisation.
    Plusieurs points sont neanmoins sur le point d’aboutir. Le cas du secteur du BTP est un des points qui a le plus avance, note Bernard Herodin. La mise en place d’un plan general de prevention des dechets du BTP et d’une contribution adaptee au secteur afin de gerer la fin de vie des batiments que l’on detruit aujourd’hui semble se dessiner.
    La mise en œuvre de la responsabilite elargie du producteur (REP) parait egalement en bonne voie, notamment sur la question des imprimes.
    Globalement, tous s’accordent pour souligner l’avancee des travaux. C’est un bon debut, analyse Florence Courraud. Les discussions sont interessantes puisque les engagements sont la. Nous n’allons pas revenir en arriere, refaire le Grenelle, meme si parfois il y a des tentatives. Il semblerait qu’il y ait davantage de debats dans les autres comites operationnels, commente Bernard Herodin. En rendant nos travaux en retard, nous sommes alles plus loin dans les discussions, nous avons anticipe ces travaux operationnels. Mais c’est quand on parle de choses concretes que l’on remet en cause les decisions. Il y aura forcement des points remis en cause. Mais nous nous connaissons maintenant, il n’y a plus de grands coups de theatre ! Pour que les discussions avancent, il faudra que le ministere tranche, a un moment donne.
    Hormis la loi du printemps 2008, d’autres echeances sont a venir. La loi de Finance 2009, une eventuelle loi Grenelle numero 2 a l’automne 2008 devraient voir precises certains engagements issus du Grenelle de l’environnement.
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    24- Pub ecolo recalee. Proteger les marques ou l’environnement ?, Metro, 07/04/08
    Nadia Loddo
     
    Le bureau de verification de la publicite a rendu un avis negatif sur une campagne de sensibilisation a la reduction des dechets.
    La collectivite costamoricaine en charge des dechets, le Smictom, a voulu marquer le coup de la Semaine du developpement durable avec une campagne de pub incitant ses 130 000 usagers a produire moins de dechets. L’operation colle avec le theme de cette edition, « consommer et produire durable », mais pas avec les criteres d’evaluation du Bureau de verification de la publicite (BVP). A la suite de la demande d’un afficheur, la societe Metrobus, l’association des professionnels de la pub a en effet rendu un avis defavorable a la diffusion.
    « Cette campagne nous parait de nature a porter gravement prejudice a des secteurs economiques voire, a des marques identifiables de produits » affirme le directeur general de la BVP dans l’avis rendu le 5 mars. « Alors que le BVP a par le passe fait preuve d’un certain laxisme envers certains annonceurs, en invoquant des manques de moyens et un role uniquement consultatif, il est scandaleux, de le voir s’opposer a des messages eco responsables emis par une collectivite en direction des citoyens et qui surtout ne vend rien du tout », souligne Bruno Genty, responsable du dossier dechets pour la federation France Nature Environnement.
    Les marques victimes du marketing
    "Non au developpement jetable. L'achat reflechi, vous y avez un interet" est le slogan qui incite a privilegier les produits reutilisables par rapport aux produits a usage unique (rasoir a lames remplacables a la place du rasoir jetable) ou les produits sans emballages (eau du robinet a la place de l’eau en bouteille). « Il est vrai qu’on ne peut que reconnaitre certaines marques du fait du marketing qu’elles font depuis des annees», explique Clement Mahe, responsable du pole prevention et optimisation des dechets au Smictom. La collectivite a modifie certaines affiches pour aller dans le sens voulu par le BVP avant l’affichage. Elle a neanmoins souhaite garder l’humour de certaines affiches. On lit alors : « Zero vitamine dans les emballages », pour conseiller d’acheter des fruits en vrac. Le BVP avait pour sa part affirme, en citant ce slogan en exemple, que « certains projets peuvent comporter des informations fausses ou trompeuses ».
    Metrobus, qui gere les espaces publicitaires sur les bus de l'agglomeration, a toutefois refuse d'apposer cinq de ces visuels sur sept en raison de l'avis negatif du BVP.
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    Pub : la campagne qui derange, Metro, 07/04/08
    Voici les sept affiches que la Smictom diffuse dans les Cotes d'Armor a l'occasion de la semaine du developpement durable et jusqu'au 20 avril. Elles ont en partie ete modifiees a la suite d'un avis defavorable a la diffusion rendu par le bureau de verification de la publicite (BVP), instance d'autoregulation de la pub en France. « Cette campagne nous parait de nature a porter gravement prejudice a des secteurs economiques voire, a des marques identifiables de produits » affirme le directeur general de la BVP dans l’avis rendu le 5 mars.
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    25- Les Francais chassent assez peu le gaspi, Liberation, 09/04/08
     
    Selon une etude du Credoc, la recherche du confort prime sur les economies d'energie, jugees contraignantes par les menages.
    La facture de gaz a beau s'envoler, l'argument du porte-monnaie ne semble pas inciter les Francais a economiser l'energie chez eux. «La recherche du confort prime encore sur les economies d'energie», pointe une etude du centre de recherche pour l'etude et l'observation des conditions de vie (Credoc), publiee mardi. Exemple avec le chauffage: la temperature moyenne des logements est passee de 19 a 21 degres entre 1986 et 2003.
    Sur la meme periode, les consommations d'electricite pour les usages de confort (eclairage, electromenager...) ont fortement augmente (+ 85% par m2) en raison de l'equipement des menages en appareils electroniques et video: television, hi-fi, ordinateurs etc. Des appareils de faible puissance, mais qui, s'ils sont mis en veille prolongee, consomment beaucoup a la longue.
    Pourtant, un menage de quatre personnes pourrait alleger sa facture energetique de pres de 200 euros par an, dont 86 euros pour le chauffage, en adoptant des comportements «anti-gaspi», selon l'estimation du Credoc. Qu'est-ce qu'un comportement «anti-gaspi»? Eteindre tous les appareils electriques quand on ne les utilise pas, utiliser des lampes a basse consommation, des programmes eco pour le lave-linge et le lave-vaisselle, installer des double-vitrages...
    Le menage «energiquement vertueux» pourrait ainsi diviser sa consommation de KW/h par quatre par rapport au mauvais eleve qui laisse ses lampes halogenes allumees et se chauffe la fenetre ouverte. Probleme: pour les Francais, il semble bien que le jeu n'en vaille pas la chandelle. «La sanction economique est peu incitative au regard du nombre de gestes que cela implique», note le Credoc, qui constate que «les incitations aux economies d'energie dispensees par les pouvoirs publics sont efficaces pour l'industrie et le tertiaire mais pas pour les menages».
    Fort de ce constat, le Credoc remarque qu'il faudrait completer les campagnes de sensibilisation des menages par des «mesures plus structurelles», en encadrant les comportements a l'echelle d'un immeuble par exemple, comme cela se fait deja pour le tri des dechets. Les syndics, suggere le rapport, pourraient ainsi commencer par baisser le niveau de temperature pour le chauffage et l'eau chaude.
    Un Francais consomme chaque annee 0,9 Tep (tonne equivalent petrole) dans son logement : il en consacre plus de 70% au chauffage, 13% aux consommations specifiquement electriques (eclairage, electromenager etc.) 10% a la production d'eau chaude et 5% a la cuisson.
    <http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/320202.FR.php>
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    26- Eco2graphie. Petit a petit, la France jette ses lingettes a la poubelle, Liberation, 09/04/08
    Par la redaction de Terra Economica
     
    Chaque mercredi, le bilan ecologique d’un produit
    Mefiance, elle est partout. Elle sert a tout et existe sous d’innombrables formes. Nettoyante, depoussierante, demaquillante, deodorante, intime, rafraichissante, pour appliquer la creme solaire, pour laver les vitres, les ecrans, les lunettes, les fesses du petit dernier, et meme pour debarbouiller Medor. En moins d’une decennie, le marche de la lingette a explose. Presque inexistante dans les foyers francais avant 2000, la serviette nettoyante etait adoptee par quatre foyers sur dix en 2005. Pratique et hygienique, la lingette n’a meme plus besoin d’eau. Un simple coup sur l’espace a lustrer et zou, direction la poubelle !
    Incinerateur. Mais, depuis quelque temps, la lingette d’entretien de la maison - le tiers du marche de ce produit - a moins la cote. En 2007, la moyenne est ainsi tombee a trois foyers utilisateurs sur dix. Ce n’est pas forcement une mauvaise nouvelle, car les arguments ecologiques contre ce symbole du jetable et de l’usage unique ne manquent pas. Selon une etude de l’Observatoire de la consommation durable, a Bruxelles, un foyer qui utiliserait des lingettes pour nettoyer la maison du sol au plafond et s’humecter des pieds a la tete, produirait un surplus de 58 kg de dechets par an. Lesquels filent ensuite directement a l’incinerateur, car la serviette jetable ne se recycle pas, ou tres peu. «Cette etude ne correspond pas aux habitudes des consommateurs», defend Alain de Cordemoy, le president de l’Afise (l’Association francaise des industries de la detergence, de l’entretien et des produits d’hygiene industrielle), qui met en avant le fait qu’un menage n’abandonne jamais totalement la serpilliere et le gant de toilette pour le tout lingettes.
    D’ailleurs, d’apres les statistiques de l’association, un foyer utilisateur ne bazarde en moyenne que sept lingettes par semaine. Lesquelles ne peseraient que «0,05 % des ordures menageres», insiste Alain de Cordemoy. Agacee par le mauvais proces fait a la lingette, l’Afise commande donc, en 2004, l’analyse du cycle de vie de la lingette version «nettoyage du sol» et la met en competition avec ses rivaux, le spray et les produits en flacon.
    «Aucun n’est meilleur». L’enquete, conduite par le specialiste Ecobilan, aboutit a des conclusions mitigees : «Aucun des produits ne peut etre qualifie de meilleur pour l’environnement sur tous les indicateurs.» Chacun possede des points forts et des points faibles. La lingette gaspille 3 fois moins d’eau que ses concurrents, mais elle produit 3 fois plus de dechets menagers que le spray et 6 fois plus que les liquides. Rien n’est tout vert ou tout blanc au pays de la lingette.
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    27- UE : des projets de depollution de la Mediterranee sans attendre Sarkozy, AFP, 10/04/08
     
    Bruxelles (AFP) - 16h17 - La Commission europeenne a presente jeudi des projets pour la depollution de la Mediterranee, sans attendre que l'Union pour la Mediterranee chere a la France, qui entend justement faire de ce chantier une priorite, ne soit portee sur les fonts baptismaux.
    Bruxelles et la Banque europeenne d'investissement (BEI) ont publie une liste de 44 projets prioritaires dans sept pays du sud de la Mediterranee, qui permettraient d'eliminer 80% des sources de pollution d'ici 2020.
    En 2005, pour le 10e anniversaire du processus de Barcelone lance en 1995, visant a renforcer le partenariat entre l'UE et ses partenaires du pourtour mediterraneen, l'engagement avait ete pris de lancer ce programme de depollution.
    "Nous avons essaye de degager les projets qui seraient finances les premiers et qu'il faut accelerer", a explique jeudi Philippe de Fontaine Vive, vice-president de la BEI en charge de la branche Mediterranee de la banque, la FEMIP (Facilite euro-mediterraneenne d'investissement et de partenariat).
    Interroge sur le telescopage entre cette annonce et le projet d'Union pour la Mediterranee de Nicolas Sarkozy, qui a justement mis en avant cette depollution, M. Fontaine Vive a assure que personne n'avait voulu "couper l'herbe sous le pied" du president francais.
    "Nous apportons du grain a moudre, on ne fauche pas l'herbe sous les pieds, on seme pour pouvoir recolter de l'herbe dans les annees a venir", a-t-il dit.
    "Plus il y a de projets pour la Mediterranee, mieux elle se portera", a egalement commente une source diplomatique francaise, rejetant toute idee de "concurrence" entre Paris et Bruxelles.
    "Ce n'est pas un concours de beaute (...) Le besoin financier pour depolluer la Mediterranee est tellement grand que tout appui politique est bienvenu, et necessaire", a rencheri Soledad Blanco, responsable aux services Environnement de la Commission europeenne.
    A ce stade, le cout global des 44 projets est en effet estime a 2,1 milliards d'euros -un minimum, selon la BEI-, mais leur financement, qui pourrait venir de prets de la FEMIP, de fonds de la Commission europeenne ou d'autres donateurs, n'est pas etabli.
    Malgre tout, cette annonce de la Commission, a trois mois du sommet de Paris du 13 juillet qui lancera l'Union pour la Mediterranee, pourrait etre interpretee comme une volonte de Bruxelles de ne pas ceder du terrain aux Francais.
    "Dans le cadre du processus de Barcelone, la Commission a un role tres important et elle veut le defendre", juge ainsi Rosa Balfour, analyste au European policy centre.
    La commissaire aux Relations exterieures Benita Ferrero-Waldner s'etait d'ailleurs montree tres prudente apres le lancement de cette idee par Nicolas Sarkozy en 2007, estimant que le projet serait bienvenu s'il apportait de la "valeur ajoutee".
    La Commission s'est ensuite ralliee a un projet affuble du double nom "Processus de Barcelone: une Union pour la Mediterranee" et largement revu a la baisse par les 27 lors d'un sommet europeen de mars dernier.
    "Le partenariat euro-mediterraneen couvre un spectre de projets, de sujets et de themes tellement vaste qu'il n'y avait de toute facon pas beaucoup de place pour developper des idees alternatives", note Rosa Balfour.
    Et selon elle, la Commission, rassuree par le fait que l'UE lui ait confie en mars l'elaboration pratique du projet, voit certainement maintenant cette Union tres mediatisee comme une "opportunite" pour relancer un processus de Barcelone "qui n'a pas permis les progres esperes". Que ce soit en matiere d'environnement ou dans n'importe quel autre domaine.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-UE_des_projets_de_depollution_de_la_Mediterranee_sans_attendre_Sarkozy.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.e17402730368ef5e2f9ea1a8030419ec.201.xml>
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    28- Pollution de l'estuaire de la Loire : ouverture d'une information judiciaire, AFP, 10/04/08
     
    Saint-Nazaire (AFP) - 16h34 - Une information judiciaire a ete ouverte jeudi par le parquet de Saint-Nazaire sur la pollution de l'estuaire de la Loire par du fioul lourd echappe de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), a-t-on appris de source judiciaire.
    L'information judiciaire "pour pollution" a ete confiee a une juge du TGI de Saint-Nazaire, a-t-on precise de meme source.
    Plusieurs communes, des associations ecologistes et le port autonome Nantes/Saint-Nazaire ont porte plainte ou annonce leur intention de le faire a la suite de cette pollution intervenue le 16 mars.
    Environ 400 tonnes de fioul lourd s'etaient ecoulees par une breche sur une canalisation de la raffinerie, dont environ 100 tonnes dans l'estuaire.
    Plus de 500 personnes restent mobilisees pour les operations de depollution.
    Total a estime le montant des degats de la pollution a au moins dix millions d'euros et a promis de regler la facture des operations. Concernant les prejudices ecologiques ou d'image, l'entreprise a indique avoir missionne un cabinet pour apprecier les prejudices qu'elle s'est engagee a reparer "a hauteur de leur estimation".
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    29- Dechets : l'Italie condamnee pour non respect de la loi europeenne, AFP, 10/04/08
     
    Luxembourg (AFP) - 19h12 - La Cour Europeenne de Justice a condamne jeudi l'Italie pour non respect de la legislation sur les decharges, un probleme recurrent dans ce pays, sous le coup de plusieurs procedures europeennes.
    La Commission europeenne doit ainsi se prononcer debut mai sur les mesures mises en oeuvre par les autorites italiennes pour gerer le traitement des dechets dans la region de Naples (sud).
    Selon les premieres informations obtenues par l'AFP, les mesures presentees ne sont pas satisfaisantes et une procedure pourrait etre lancee contre l'Italie.
    L'arret rendu jeudi par les juges europeens est leur reponse a une premiere procedure lancee contre l'Italie par la Commission europeenne en 2006 pour non respect de ses obligations concernant les decharges.
    La legislation de 1999 impose aux Etats membres de "prevoir des mesures pour prevenir ou reduire autant que possible les effets negatifs pour l'environnement de la mise en decharge des dechets".
    Pour ce faire, trois categories de decharges sont prevues: pour les dechets dangereux, pour les dechets non dangereux et pour les dechets inertes. La loi precise quels dechets peuvent etre admis dans ces trois categories de decharges.
    Les Etats membres doivent faire en sorte que les decharges autorisees ou en exploitation ne puissent fonctionner que si les dechets sont effectivement tries en fonction de ces trois categories.
    La Cour europeenne de Justice a donne raison a Bruxelles, en affirmant que l'Etat italien "a manque aux obligations qui lui incombent".
    L'incapacite de l'Italie a se conformer aux regles europeennes exaspere les autorites europeennes.
    "La mise en cause de la responsabilite du crime organise ne doit pas masquer la cause la plus directe, a savoir l'absence d'action et l'absence de volonte politique", a denonce en janvier le commissaire a l'Environnement Stavros Dimas.
    Naples et sa peripherie sont regulierement envahies par les ordures depuis 1994 en raison de dysfonctionnements chroniques, largement dus a l'infiltration de la mafia napolitaine, la Camorra, dans le juteux marche du recyclage des dechets.
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    En images
    30- Emmaus invente l'isolant en vieux jeans, TF1, le journal de 20h, 10/04/08
     
    Le relais Emmaus du Pas-de-Calais a imagine une idee originale a partir des textiles recycles. Resultat : un produit totalement sein.
    A voir a :
    <http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3816498,00-emmaus-invente-isolant-vieux-jeans-.html>
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    Trois annonces
    31- Appel a manifeste : manque de moyens financiers pour la recherche scientifique et l’education a l’environnement dans les reserves naturelles, RNF, 03/04/08
     
    Reserves Naturelles de France lance deux mobilisations nationales a destination du monde scientifique et des acteurs de l’education a l’environnement afin que tous soutiennent ces roles joues par les reserves naturelles.
    L’avenir de ces missions et des agents qui les exercent sont actuellement en jeu, faute d’un prochain manque de moyens financiers.
    Le risque ? Fini la connaissance scientifique, l'accueil du public, les classes vertes et l'education a l'environnement sur ces espaces qui sont pourtant le fleuron de la nature francaise !
    Si, comme nous, vous croyez fermement a ces missions, vous pouvez aider le reseau des reserves naturelles en signant les manifestes electroniques ci-joints, en les diffusant le plus largement a vos partenaires et contacts et en les renvoyant avant le 25 avril 2008
    par mail aux adresses suivantes :
    Pour soutenir la mission scientifique : <appel.scientifiques-rnf@espaces-naturels.fr>
    Pour soutenir la mission education a l’environnement : <appel.education.environnement-rnf@espaces-naturels.fr>
    Nous vous remercions par avance pour vos soutiens en faveur du reseau des reserves naturelles et de son dynamisme.
    A consulter :
    <http://www.reserves-naturelles.org/actu/asso.asp?arbo=2.1&id=474>
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    32- Initiative. Planete durable, premier Salon tout propre, Liberation, 11/04/08
    Guillaume Launay
     
    Devant le salon Planete durable, cinq voitures. Oui mais, «quand je m’arrete, je ne pollue plus grace au systeme microhybride», vante un equipementier sur la carrosserie. On croise de tout au «1er salon grand public dedie a la consommation durable». Parmi les 150 exposants, des grands groupes qui vantent leurs initiatives et des PME qui vendent des savons bio ou du materiel de bureau en papier recycle. Au stand SNCF, vous etes invites a pedaler devant un ecran pour regarder le film vantant l’eco-mobilite. Dans un coin, deux demonstratrices se dechainent sur le green dance floor, qui convertit l’energie des danseurs en electricite. On croise aussi une piscine bio de 70 m2 (baignade interdite, helas) ou une halte-garderie ecolo. Selon un sondage LH2 realise pour le Salon, seulement 34 % des Francais connaissent le concept de consommation durable.
    Parc des expositions, porte de Versailles, a Paris, de 10 heures a 19 heures, jusqu'au dimanche 13 avril. 10 euros. <www.planetedurable.com>
    <http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/320555.FR.php>
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    33- Altern’Anse : vers une consommation durable, SIVED et Ecoscience Provence (Association Souffleurs d'Ecume), Foire de Brignoles, le 14 avril 2008 a 16h00
     
    14 communes, 40 000 consommateurs et 190 commercants pour une consommation durable dans le centre Var.
    Diminution des dechets a la source, reduction du cout de la collecte et du traitement, meilleure protection de l’environnement et promotion de comportements de consommation durable, voila les maitres mots du programme Altern’Anse mene par l’association Ecoscience Provence et le Syndicat Intercommunal pour la Valorisation et l’Elimination des Dechets dans le centre Var (SIVED).
    Amorce en 2006, conduit avec le support du Conseil Regional PACA, de l’ADEME et du Conseil General du Var, successivement recompensee par la Fondation Nicolas Hulot et l’ARPE, Altern’Anse federe les commercants et les consommateurs de la zone autour du label «Commerce Engage» et sous la houlette d’une Agence Territoriale de la Consommation Durable.
    Pionnier, experimental et reconductible ailleurs, Altern’Anse doit deboucher sur la forte diminution des produits jetables et sur emballes, le developpement de circuits economiques courts pour limiter la charge en CO2 des produits de consommation courante, la distribution de produits menagers biodegradables, la reutilisation des contenants sous forme de consigne, l’adoption de comportements de consommation raisonnes, ...
    Les premiers Label « Commerce Engage » seront delivres aux commercants pilotes de la demarche durant la Foire de Brignoles, le 14 avril 2008 a 16h00 sur le stand du SIVED.
    Pour en savoir plus :
    <http://www.alternanse.com/>
    08 April

    Discussion sur Le CIO va réfléchir au parcours mondial de la flamme après Pékin - MSN Actualités - Actualités

     

    Citer

    Le CIO va réfléchir au parcours mondial de la flamme après Pékin - MSN Actualités - Actualités

     

    Ce que fais la chine à grand renforts de soutiens médiatiques américano-européens est pour moi la même chose que ce que font les USA avec l'Afghanistan, l'IRAK, certains pays d'Amérique du SUD,  la Belgique avec l'ex CONGO, la FRANCE avec les colonies d'AFRIQUES etc etc jusqu'aux gropuscules industriels tiens on pourrai même dire que c'est le départ, avec MONTSANTO par ex pour n'en cité qu'un. Vu l'influence qu'il a a travers le monde même en FRANCE avec notre pseudo grenelle de l'environnement !

    Donc guerre de la presse mondiale surtout !

    06 April

    Le BIO est atout pour la BIO DIVERSITE, mais certains ont l'air de rester scotcher au bilan carbone et au développement durable (la meme chose que l'industrie d'avant mais un peu moins c'est ça !

    Lettre d'information du MDRGF
    Agriculture et r嶰hauffement climatique......
    Environnement et cancer...
    Colloque international : Agriculture Biologique et changement climatique.

    Colloque international scientifique et professionnel Agriculture biologique et changement climatique Contribution de lgriculture biologique et de nos choix alimentaires ?lffet de serre 17 et 18 avril 2008 Enita Clermont, Lempdes, France

    La r嶧lit?du changement climatique et ses cons廦uences s嶰heresses, inondations, diminution de la biodiversit?etc. sont largement admises, mais dans quelle mesure la pratique de lgriculture biologique r嶮uit-elle ce fort impact ?


    La r嶧lit?du changement climatique du fait des activit廥 humaines et ses cons廦uences en terme dccidents climatiques (s嶰heresses, inondations?, de diminution de la biodiversit? de risques sanitaires, etc. sont admises par une large majorit?de personnes.

    Or, lgriculture est la principale source de ces deux gaz. Les 幦issions de m彋hane proviennent principalement du tube digestif des ruminants et de la fermentation des effluents dlevage (fumier, fientes, lisier). Celles de protoxyde dzote proviennent de la fertilisation azot嶪 et, dans une moindre mesure, des effluents dlevage. Au total, lgriculture contribue en France ?lffet de serre ?hauteur de 19 %, et, en incluant les secteurs amont et aval, ?plus de 30 % des 幦issions, toutes sources confondues.


    Toutes ces donn嶪s posent trois questions par rapport aux orientations de lgriculture, et en particulier pour les agriculteurs et les consommateurs qui optent pour les produits biologiques :

    1. Dans quelle mesure la pratique de lgriculture biologique r嶮uit-elle ce fort impact ?

    2. Que peut-on changer dans les techniques de ce mode de production et dans nos habitudes alimentaires pour aller encore plus loin dans la r嶮uction de cet impact ?

    3. Quel cons廦uences aura le changement climatique sur lgriculture biologique ?

    Objectifs du colloque

    Les objectifs de ce colloque international scientifique et professionnel sont :

    - de faire le point des connaissances actuelles sur ce th鋗e,

    - de mettre en 憝idence les donn嶪s indiscutables, mais aussi les lacunes, encore nombreuses, dans nos connaissances, en vue de d彋erminer les besoins de recherche,

    - dclairer sur les pistes dctions possibles au niveau des d嶰ideurs, des agriculteurs, des diff廨ents acteurs de la fili鋨e agro-alimentaire et des consommateurs,

    - de favoriser les 嶰hanges entre les scientifiques et les professionnels.


    Parmi les participants, figureront notamment Bernard Seguin directeur de recherche ?lnit?Agroclim dvignon et Jean-Fran蔞is Soussana, directeur de recherche ?lnit?dgronomie de Clermont Ferrand. Tous deux ont contribu??la r嶮action du 4 rapport du GIEC paru en 2007 etc.


    Plus d'information sur le colloque

    >>> T幨嶰hargez le programme complet :
    http://www.mdrgf.org/pdf/Programme_colloque_agriculture_170408.pdf

    >>> Contact: Secr彋ariat colloque Annabel Barth幨emy ENITA Clermont, Marmilhat, BP 35, F-63370 LempdesTel : +33 (0)4 73 98 13 29 / Fax : +33 (0)4 73 98 13 90 Internet : www.enitac.fr

    >>> Lieu du colloque : Site de Marmilhat - BP 35 - 63370 Lempdes T幨. : 04 73 98 13 13 - Fax : 04 73 98 13 00

    >>> Dates : le 17 avril de 9h ?19h suivi dn buffet et le 18 avril de 8h30 ?18h

    Le samedi matin possibilit?de visiter une exploitation en Agriculture biologique Mara蟃hage ou une exploitation en Agriculture biologique 匜evage

    Cancer et environnement
    Annie Sasco, 廧id幦iologiste ?l'Inserm
    "Face au cancer, il existe des 幨幦ents que l'individu ne peut pas contr犨er"

    LE MONDE 01.04.08

    M嶮ecin 廧id幦iologiste, le docteur Annie Sasco a travaill?plus de vingt ans au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Elle est d廥ormais directrice de recherche ?l'Inserm (unit?897-Bordeaux), responsable de l'廦uipe 廧id幦iologie pour la pr憝ention du cancer.

    Question : Dans son rapport du 18 f憝rier, l'acad幦ie nationale de m嶮ecine note une diminution du nombre de cancers du sein depuis 2005 et l'attribue ?la moindre utilisation des traitements hormonaux substitutifs (THS). Les 彋udes scientifiques mettant en cause les effets secondaires des THS datent du d嶵ut des ann嶪s 2000. Peut-on, si vite, mesurer l'impact d'un moindre recours ?ces traitements ?

    R廧onse : Les produits de nature hormonale peuvent avoir deux types d'action. Soit 皻re un canc廨og鋝e au sens traditionnel du terme, c'est-?dire capable d'induire une mutation de l'ADN, soit 皻re un excellent facteur de croissance, donc favoriser la croissance des cellules, en particulier des cellules canc廨euses. Comme il s'agit d'un effet de promotion ?relativement court terme, cela peut expliquer que, si on supprime le THS chez des femmes qui, du fait de leur 殟e, sont susceptibles d'avoir dans leurs organismes quelques cellules canc廨euses (ce qui ne veut pas dire que toutes feront un cancer), on parvienne ?une baisse rapide du nombre de cancers.
    Chez certains individus, des cellules canc廨euses peuvent rester tranquilles dans leur coin, contr犨嶪s par l'organisme. Mais si on les aide ?pousser en leur donnant des facteurs de croissance elles vont se r憝eiller. N嶧nmoins, le cancer qui arrive n'est pas forc幦ent li?uniquement au THS. Il y a toujours plusieurs facteurs mais le THS peut favoriser l'apparition du cancer du sein.

    Q : L'acad幦ie prend position en faveur de la chimiopr憝ention pour les femmes 彋ant - pour des raisons g幯彋iques - expos嶪s ?tr鋊 haut risque au cancer du sein. Qu'en pensez-vous ?

    R : Je pense qu'il est urgent d'attendre et que, de toute fa蔞n, cela ne peut pas 皻re une solution pour l'ensemble de la population. La m嶮icalisation croissante n'est pas la seule solution. Actuellement, on assiste ?un d廨apage : on traite des gens qui ne sont pas encore malades pour 憝iter qu'ils ne tombent malades. C'est vrai dans beaucoup de pathologies (hypertension, cholest廨ol, etc.). Le probl鋗e est que nous ne sommes pas ss de r嶪llement emp璚her la survenue de la maladie et que sont utilis廥 des m嶮icaments, peut-皻re efficaces, mais agressifs, avec des effets secondaires. M瘱e lorsqu'ont 彋?propos廥 des m嶮icaments consid廨廥 comme non dangereux, tels que les vitamines (b彋acarot鋝e, alpha-tocoph廨ol), pour 憝iter le cancer du poumon chez les fumeurs, cela n'a pas march?
    On avait remarqu?que les gens qui d憝eloppaient un cancer du poumon avaient des taux de vitamines dans leur sang plus bas. L'id嶪 a alors 彋?de leur donner un suppl幦ent de vitamines. Un premier essai r嶧lis? il y a quinze ans, en Finlande, a montr?que ceux ?qui on avait donn?des vitamines avaient fait plus de cancers du poumon que ceux ?qui on n'avait rien donn? Il n'est jamais neutre de modifier, par des moyens pharmacologiques, les apports des gens. Dans l'alimentation, c'est pareil. Il faut 皻re na髽 pour croire qu'avec quelques mol嶰ules chimiques ins廨嶪s dans des g幨ules on reproduit tous les effets d'une classe d'aliments. C'est rechercher la facilit?sous pr彋exte qu'il est plus facile de prescrire que de proscrire.

    Q : Comment am幨iorer la pr憝ention vis-?vis du cancer ?

    R : Dire qu'il ne faut pas fumer, boire le moins d'alcool possible, avoir une alimentation 廦uilibr嶪, de pr嶨廨ence sans trop de r廥idus de pesticides et de polluants divers, faire de d'exercice physique, tout cela est tr鋊 bien. Mais il existe d'autres 幨幦ents que l'individu ne peut pas contr犨er : l'air qu'il respire, l'eau qu'il boit, l'endroit o?il habite, l'exposition aux champs 幨ectromagn彋iques. Il faudrait 皻re plus drastique notamment sur les pesticides. Aujourd'hui, quand on fait un repas normal, en France, on est expos?aux r廥idus de 21 pesticides. Il faudrait davantage 幨iminer de notre mode de vie et de notre environnement les compos廥 dont on sait avec certitude ou que l'on soup蔞nne tr鋊 fortement d'皻re des canc廨og鋝es pour l'皻re humain. Mais on se heurte ?des int廨皻s commerciaux. Cela rel鋦e de d嶰isions politiques sur lesquels chacun d'entre nous peut peser.

    Q : Mais les r嶰entes 彋udes montrent que le r犨e jou?par l'environnement (eau, air, alimentation) est extr瘱ement minime, inf廨ieur ?1 %, dans les causes des cancers...

    R : Les chiffres dont on dispose refl鋈ent ce qui s'est pass?au cours des trente derni鋨es ann嶪s. Il y a quarante ans, il y avait infiniment moins, dans notre environnement, de pesticides ou de champs 幨ectromagn彋iques. Le t幨廧hone portable, le Wi-Fi n'existaient pas. Or le cancer est un effet secondaire ?long terme. Il faut vingt ou quarante ans, pour faire un cancer. Les effets du t幨廧hone portable, par exemple, commencent juste ?皻re entraper蓰s. Nous baignons dans les ondes. Qu'il s'agisse de l'alimentation, des radiations ionisantes, des champs 幨ectromagn彋iques, des dioxines, ou encore de certains cosm彋iques, faut-il attendre une certitude absolue ? Ou dire qu'il faudrait quand m瘱e faire attention parce que nous avons des donn嶪s chez l'animal et quelques-unes sur l'皻re humain qui ne sont pas vraiment rassurantes. Pour les cosm彋iques, il faut savoir que ce n'est pas le prix qui fait la diff廨ence de qualit?

    Q : Cela risque de faire beaucoup de choses vis-?vis desquelles on serait cens?faire attention...

    R : Je ne veux pas angoisser les populations. Mais il est l嶲itime de poser ces questions. L'augmentation du nombre de cancers est li嶪 en partie au vieillissement de la population et au d廧istage (c'est caricatural pour la prostate), mais cela est loin de tout expliquer. Le 27 novembre, ?l'universit?Qinghua de P幧in, Nicolas Sarkozy, lui-m瘱e, a d嶰lar?: "Les opinions publiques demandent que nous agissions ensemble pour que cesse le scandale des cancers dus ?la pollution". Je suis pleinement d'accord.

    (Propos recueillis par Sandrine Blanchard)
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    05 April

    On travaille encore pour les labos, l'eco labo...

    Du dioxyde de soufre pour lutter contre le réchauffement climatique ?

    Par Jean Etienne, Futura-Sciences

    Un groupe d'experts russes propose une solution pour le moins originale destinée à lutter contre le réchauffement climatique. Il s'agirait de répandre diverses combinaisons de soufre dans l'atmosphère, afin de réfléchir le rayonnement solaire, une des causes du réchauffement de la planète.

    Selon l'académicien Iouri Israël, directeur de l'Institut d'études du climat mondial et de l'écologie de Russie, il suffirait de disperser dans les basses couches de la stratosphère, soit de 10 à 14 km d'altitude, une mince couche d'aérosol constitué de gouttelettes de dioxyde de soufre (0,25 à 0,50 microns), dont l'albédo élevé contribuerait à réfléchir une partie du rayonnement solaire avant qu'il ne puisse réchauffer la Terre.
    Cet épandage atmosphérique pourrait s'effectuer au moyen d'avions, et l'académicien estime qu'un million de tonnes de soufre ainsi répandues pourrait réduire l'impact du rayonnement solaire de 0,5 à 1 %, et la température de 1 à 1,5°C. Mais il ajoute qu'une telle méthode ne constituerait qu'une mesure d'urgence et que son utilisation ne pourrait avoir lieu sans une décision au niveau international.

    "Je ne veux en aucune manière contredire le Protocole de Kyoto mais à côté des méthodes existantes, des méthodes moins chères devraient être élaborées. Je suis favorable au travail sur plusieurs méthodes à la fois", exprime Iouri Israël, qui insiste qu'outre le fait que cette méthode est la moins onéreuse de toutes celles envisagées jusqu'ici, il s'agit aussi de la seule qui permette d'agir dans l'urgence avec une quasi-garantie d'effets immédiats, et de plus, elle est susceptible d'être stoppée à tout instant.

    Mais cette solution risque de provoquer bien des réactions, et une levée de boucliers de la part des scientifiques. En effet, le dioxyde de soufre (SO2 ou anhydride sulfureux), un gaz incolore mais toxique et corrosif, provoque une altération de la fonction pulmonaire chez les enfants et une exacerbation des symptômes respiratoires aigus chez l'adulte (toux, gêne respiratoire…). Les personnes asthmatiques y sont particulièrement sensibles. Mais même à faible concentration, il est aussi une des principales causes (avec le dioxyde d'azote) des pluies acides susceptibles de détruire des écosystèmes fragiles. Ce dioxyde de soufre est produit naturellement par les volcans, mais surtout aujourd'hui par l'utilisation de combustibles fossiles contenant du soufre, notamment la houille de mauvaise qualité et le pétrole.

    Cette "climatisation" de la planète, contrairement aux allégations de Iouri Israël, n'est pas une idée nouvelle mais avait déjà été évoquée comme solution d'urgence par d'autres scientifiques, notamment américains, avant d'être jugée trop incertaine au vu des conséquences difficiles à évaluer. Il reste à espérer que l'inertie des décideurs politiques, bien plus enclins à préserver les lois de l'économie de marché que celles régissant le climat de la Terre, ne contraigne un jour l'humanité à appliquer dans une extrême urgence de telles mesures, la question des conséquences sur l'écosystème passant soudain au second plan.


    __Les peuples des forêts veulent se faire entendre dans le débat sur le climat

    01.04.08


    Les représentants des peuples des forêts tropicales de quinze pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie étaient réunis mardi à Manaus, en Amazonie brésilienne, pour faire entendre leur voix dans les discussions sur le changement climatique au sein des Nations Unies.

    "Nous allons exercer notre droit de décider de l'avenir des forêts tropicales", a déclaré mardi a l'AFP Alberto Lopes, président du Groupe de Travail de l'Amazonie (GTA).

    Le GTA regroupe 620 organisations en Amazonie brésilienne, une région où 25% des forêts sont sous la protection des communautés traditionnelles et indigènes.

    "Ici à Manaus, nous renforçons une alliance pour le développement durable", a ajouté Alberto Lopes.

    Lors de cette rencontre qui se terminera vendredi, les responsables des communautés forestières d'Amérique latine veulent trouver un consensus sur les compensations financières qu'ils veulent obtenir, en faisant valoir qu'ils aident à protéger des millions d'hectares de forêt vierge sous les tropiques.

    "Les populations des forêts qui ne déboisent pas devraient recevoir leur part des bénéfices provenant de fonds internationaux ou des crédits carbone", a estimé Manoel da Cunha, président des récolteurs de latex au Brésil.

    Le marché des crédits carbone a été créé par le protocole de Kyoto qui impose aux pays développés une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% d'ici à 2012. Pour atteindre cet objectif, ils peuvent notamment investir dans des projets qui réduisent les émissions de CO2 dans les pays en développement.


    http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34912382@7-50,0.html
     
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    Kokopelli : biodiversité, la fin des illusions.

    Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais. L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses. Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

    Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

    L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées. Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures. L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protège le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ? La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas. N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

    Source/auteur : WWF
    Mis en ligne le mercredi 2 avril 2008, par jesusparis

    http://www.hns-info.net:80/article.php3?id_article=13857
     

    Des traces d'OGM dans du maïs bio: les agriculteurs portent plainte

    2008-04-01

    NIORT (Source vérifiée)

    Deux agriculteurs ont décidé de porter plainte devant le tribunal administratif de Poitiers contre l'Etat pour "dénoncer la contamination" de leur champ bio "par du maïs OGM", ont-ils annoncé mardi lors d'une conférence de presse à Villiers-en-Plaine (Deux-Sèvres).

    Le maïs contaminé se trouve sur une parcelle d'un hectare à Echiré (Deux-Sèvres) appartenant à Christian Veillat et à son fils Julien et située à plus de 25 km de la première parcelle de maïs OGM officiellement cultivée dans le secteur.

    "Soit la polennisation se porte plus loin que 25 km et cela démontre un risque réel ou alors il y a dans ce secteur des agriculteurs qui ont développé des OGM sans les déclarer", a déclaré Serge Morin, vice-président de la région Poitou-Charentes, devant la presse.

    "C'est la preuve que les organismes génétiquement modifiés sont incontrôlables", a ajouté Julien Veillat, qui estime le préjudice à 1.200 euros. Destinée à la consommation humaine, la production de maïs bio a été en effet déclassée et orientée vers la production conventionnelle pour l'alimentation du bétail.

    L'analyse avant récolte a décelé la présence d'OGM issu du maïs Mon810 inférieure à 0,9% et "les contre-expertises ont confirmé le premier résultat", selon Julien Veillat.

    La coopérative de tutelle, la Coopérative régionale d'agriculture biologique (CORAB), a décidé de se constituer partie civile tout comme le Conseil régional de Poitou-Charentes.

    "Nous voulons que les responsables soient condamnés car les agriculteurs ont été pénalisés dans leur travail et nous voulons défendre l'image de l'excellence environnementale de la région", a expliqué M. Morin.

    Georges Castiel, médecin et porte-parole du collectif vigilance OGM Poitou-Charentes, a estimé que "cette affaire est un cas concret d'école". "On voit les limites du projet de loi discuté à l'assemblée. Il y a impossibilité de faire coexisté les deux filières", selon lui.
     
    Gentech news 173


    1.   Canada : Percy Schmeiser indemnisé par Monsanto
    Du colza transgénique de Monsanto poussait dans les champs de Percy Schmeiser sans que celui-ci n’en ait jamais planté. Il fit arracher professionnellement ces plants et envoya la facture à Monsanto, soit 600$. Monsanto était disposé à payer à condition que le céréalier signe un accord de confidentialité et de renoncement à toutes poursuites futures dans des cas similaires de dissémination d’OGM dans ses cultures. Percy Schmeiser avait alors refusé et traîné la firme devant les tribunaux. Une heure avant le début du procès, Monsanto a fait décontaminer les champs de Schmeiser et payé la facture. (taz, 20.3.08)


    2.   EU : Pas de pommes de terre transgéniques
    La culture de la pomme de terre transgénique Amflora produite par la firme Bayer ne sera pas autorisée dans l’UE en 2008. De fortes réserves sont émises sur le gène de résistance aux antibiotiques introduit dans cette variété. (TransGen, 10.3.08)


    3.   Le Benin reste sans OGM
    L’Etat africain du Benin a prolongé de 5 ans son moratoire: importation, distribution et culture d’OGM sont toujours interdites. (Panapress, 17.3.08)


    4.   Les Canaries et Madère sont sans OGM
    Le gouvernement des Canaries a déclaré l’Archipel zone hors OGM. A Madère aussi, le gouvernement a décidé d’interdire toute culture d’OGM. L’île a investi dans l’agriculture biologique et ne veut pas compromettre cette dernière. (europapress, 25.3.08)


    5.   USA : Le coton non OGM est plus profitable

    En collaboration avec des économistes, des chercheurs de l’Université de Géorgie ont réalisé des études comparatives: de 2001 à 2004, la culture de coton non OGM a été plus rentable que la culture de coton OGM. Les résultats de 2005 et 2006 ne sont pas encore disponibles. (Agronomy Journal, Jan.-Fév. 08)




    Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur la rubrique "Gen-Lex-News français" de notre site http://www.blauen-institut.ch.

    Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen Institut (en collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie génétique GTG).

     

    Les agrocarburants de plus en plus critiqués

    2008-04-02

    JAKARTA (Source vérifiée)

    Les négociations sur le réchauffement climatique cette semaine à Bangkok s'inscrivent dans un contexte de critiques sévères contre les agrocarburants, improprement appelés "biocarburants", qui ne sont plus désormais considérés comme une solution miracle.

    La combustion d'un carburant issu de la canne à sucre, du maïs ou du palmier à huile est plus propre que celle d'un carburant fossile.

    Mais les experts assurent que la demande en agrocarburants entraîne des effets fâcheux pour l'économie et la sécurité alimentaire mondiales, et pourrait finalement causer davantage de mal que de bien à l'environnement.

    Rudy Gosal, un coursier indonésien de 36 ans, n'a pas de voiture et pourtant la question le concerne directement.

    En compagnie de centaines d'autres Indonésiens dans un quartier populaire de Jakarta, il fait la queue pour acheter de l'huile de cuisson subventionnée par le gouvernement.

    Cette huile de palme est cruciale pour les 234 millions d'Indonésiens: elle sert à frire leur plat national, le "nasi goreng" (riz frit) ainsi que les poissons et volailles qui vont avec.

    Mais cette huile a récemment augmenté de 70%, pour atteindre 12.000 roupies (1,30 dollar) le litre. "Nos salaires n'augmentent pas en même temps que le prix (de l'huile de palme). C'est complètement déséquilibré", s'alarme M. Gosal.

    La culture de certains végétaux sources d'agrocarburants implique par ailleurs des agressions environnementales majeures.

    C'est le cas en Indonésie: cet archipel est devenu le premier producteur mondial d'huile de palme, en rasant d'immenses forêts naturelles, notamment sur tourbières, un écosystème très spécial composé d'une accumulation de matières organiques.

    Une forêt sur tourbière contient trente fois plus de carbone qu'une forêt humide normale et la transformer en plantation conduit à libérer les énormes quantités de carbone stocké dans le sol.

    Une étude publiée en février dans le magazine Science a conclu qu'il faudrait 840 ans aux biocarburants tirés des plantations sur tourbières d'Indonésie pour effacer la "dette en carbone" générée par la transformation de ce milieu naturel.

    L'Indonésie a d'ailleurs sauté en quelques années du 21e au 3e rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre (GES), juste derrière les Etats-Unis et la Chine.

    Les délégués actuellement réunis à Bangkok sous l'égide des Nations unies doivent poser les jalons d'un accord ambitieux visant à réduire les émissions de GES. Le texte doit être signé en 2009.

    Le recours accru aux matières premières alimentaires pour la production d'agrocarburants met en péril l'approvisionnement alimentaire de la population mondiale, a récemment averti le patron de Nestlé, Peter Brabeck.

    La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, Josette Sheeran, a quant à elle appelé début mars à la vigilance, à propos des terres "détournées de la chaîne alimentaire" et pénalisant les plus démunis.

    Au niveau agricole, les spécialistes constatent des conséquences transfrontalières néfastes.

    "A chaque fois que dans un pays une surface cultivée est dédiée au carburant, le prix (de la denrée cultivée) monte et d'autres agriculteurs en produisent davantage, en s'étendant en bonne partie sur des forêts et des pâturages", souligne Timothy Searchinger, un expert de l'université américaine Georgetown.

    Joe Fargione, un des auteurs de l'étude publiée dans Science, confirme: la réduction des superficies cultivées de soja a causé l'augmentation de son prix, ce qui pourrait par exemple inciter des villageois brésiliens à davantage déboiser l'Amazone pour en planter, explique-t-il.