Emmanuel's profileLa voix et la voie de la...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    28 February

    WILL'O en concert à MIRAMAS le 15 mars.

    SAlut WILL' o en concert le 15 Mars à l'IMPREVU à Miramas (13) On joue avec SENOI et ELORA. La soiréesera donc rock... L'entrée est gratuite et le concert commence vers les 21h00. Su vous voulez passer un bon moment tout en n'étant pas pris pour des imbéciles vous pouvez passer nous voir ! Tcho !
    24 February

    La nature plus forte que tout !

    Un papillon résiste à l’insecticide produit par un coton transgénique

    En cette année 2008, tous ceux qui soutiennent les OGM ou Organismes Génétiquement Modifiés vont certainement broyer du noir en apprenant la nouvelle publiée par Futura Science : un papillon est parvenu à résister à l’insecticide produit par le coton transgénique lui-même et qui est destiné à faire fuir précisément cet insecte. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un scoop, les promoteurs des OGM ont du souci à se faire !

    Lorsqu’on parle d’insectes appréciateurs de coton, les connaisseurs pensent immédiatement aux papillons qui en sont particulièrement friands. Une noctuelle a réussi, d’une manière totalement naturelle, à développer génétiquement une très forte résistance à la toxine produite par les OGM pour se défendre. Ce papillon de nuit a développé la capacité de résister à de forte concentration de ladite toxine.

    Il y a cinq ans, une telle résistance a déjà été constatée chez des larves du papillon Helicoverpa zea. Des études ont aussi été réalisées en laboratoire mais les résultats obtenus ont été insuffisants pour être appliqués à grande échelle. Aujourd’hui, les recherches continuent pour trouver le remède miracle.

    A l’heure où les consommateurs sont de plus en plus réticents face aux OGM, les promoteurs qui continuent à travailler dans ce domaine devraient se poser les bonnes questions. Ne vaudrait-il pas mieux  se lancer dans l’agriculture traditionnelle au lieu d’investir des sommes colossales pour vaincre la résistance de certains fléaux imprévisibles comme les insectes ? Soyez pour ou contre, mais jamais entre le marteau et l’enclume !


    http://www.waliboo.com:80/animaux-sauvages/un-papillon-resiste-a-linsecticide-produit-par-un-coton-transgenique/4468/
    18 February

    Ah bon ? Ca aussi c'est étonnant n'est il pas ?

    Lettre d'information du MDRGF
    OGM et pesticides
    Un nouveau rapport montre que les OGM augmentent l'usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté !
    Nouveau rapport : Les OGM augmentent l’usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté
    Un nouveau rapport des Amis de la Terre Europe révèle que les OGM ont conduit à une hausse massive de l’usage des pesticides et n’ont pas réussi à augmenter les rendements ou à vaincre la faim et la pauvreté dans le monde [1]. Ce rapport coïncide avec la sortie annuelle des données de l’industrie des biotechnologies sur les cultures OGM à travers le monde [2].

    Pour Christian Berdot, en charge des OGM aux Amis de la Terre France : "Les OGM ont échoué à apporter les bénéfices promis depuis des années par l’industrie des biotechnologies. A la place, l’augmentation de l’usage des pesticides causé par ces cultures menace l’environnement et les populations à travers le monde.” …/…

    Le rapport des Amis de la Terre International “Qui tire profit des cultures GM ?” 2008 montre que :

    Les OGM ont conduit à une hausse significative de l’usage de pesticides

    Des études gouvernementales montrent une hausse de 15 fois de l’usage du désherbant RoundUp (glyphosate) aux Etats-Unis et de presque 80% au Brésil [3]. Ceci est lié au nombre croissant de mauvaises herbes résistantes au glyphosate à travers le monde, augmentant ainsi les coûts de production et les impacts environnementaux [4]. Les Etats-Unis ont également augmenté leur usage de pesticides plus toxiques, dont l’un est interdit en Europe : - L’augmentation du glyphosate ne remplace pas pour autant les autres désherbants. Entre 2002 et 2006 l’usage du 2,4,D (un composant de l’agent orange) sur le soja a plus que doublé - L’utilisation de l’atrazine (interdite en Europe à cause de problèmes pour la santé) sur le maïs a augmenté de 12% entre 2002 et 2005.

    Les OGM n’apportent pas de solution à la faim et la pauvreté dans le monde

    - La grande majorité des OGM commercialisés est destinée à l’alimentation animale pour le bétail et la viande des pays riches et industrialisés plutôt que pour nourrir les pauvres. Les OGM et le modèle d’agriculture intensive qu’ils véhiculent contribuent à la disparition des petits paysans et d’une agriculture familiale et ne réduisent en rien la pauvreté. [5] - L’industrie revendique souvent que le coton OGM a stimulé les rendements permettant de réduire ainsi la pauvreté des paysans. Pourtant, un examen approfondi montre que des conditions climatiques favorables, une meilleure irrigation et l’introduction de semences améliorées sans qu’elles ne soient GM expliquent les meilleurs rendements. De plus, dans plusieurs pays, les paysans qui payaient un supplément pour des semences de coton OGM ont fini par dépenser plus en insecticides chimiques que ceux qui cultivaient du coton conventionnel.

    Dans l’ensemble, les OGM n’ont pas de meilleurs rendements que les autres semences

    - Même le département américain de l’agriculture reconnaît qu’aucun OGM sur le marché n’a été modifié pour accroître les rendements. Les principaux facteurs influençant les rendements sont le temps, l’irrigation et les engrais, la qualité des sols et le savoir-faire des paysans [6].

    Les OGM toujours en échec en Europe

    - Moins de 2% de la totalité du maïs cultivé dans l’Union Européenne est génétiquement modifié [7] et cinq pays européens ont maintenant interdit le maïs Monsanto à cause de preuves de plus en plus nombreuses montrant leur impact négatif sur l’environnement. Une revue des biotechnologies en Europe en 2007 confirme que le secteur des OGM se porte mal. En revanche, les méthodes d’agriculture durable comme l’agriculture biologique créent davantage d’emplois, développent les économies rurales et sont plus sûres pour l’environnement [8].

    Notes :

    (1) Le résumé de ce rapport est consultable avec le lien suivant : http://www.foeeurope.org/GMOs/Who_Benefits/FULL_REPORT_FINAL_FEB08_FR.pdf Une fiche questions/réponses montrant que les OGM ne permettent pas d’atteindre les objectifs de développement du Millénaire, tel que la réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2015, est disponible à l’adresse suivante : http://www.foeeurope.org/GMOs/Who_Benefits/QA_FINAL_FEB08.pdf

    (2) Le lancement de ce nouveau rapport coïncide avec la parution annuelle du « Statut Mondial des Biotechnologies commercialisées ». Cette publication est rédigée par l’ISAAA, le « Service International d’Acquisition des Applications des Biotechnologies agricoles », organisme financé par l’industrie pour faire la promotion des plantes GM. Son but est de présenter les OGM agricoles comme étant bénéfiques pour l’environnement et comme étant la solution contre la faim et la pauvreté dans le monde. Les industriels des biotechnologies continuent d’affirmer, contre toute évidence, que les plantes GM réduisent l’utilisation des pesticides et jouent un rôle dans la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde.

    (3) Les données du Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis montrent que de 1994 à 2005, les plantes RoundUp Ready de Monsanto ont provoqué une multiplication par 15 des quantités utilisées de glyphosate. Rien qu’en 2006, les quantités utilisées pour le soja ont fait un bond de 28% pour atteindre presque 44 000 t. L’an dernier une étude d’une Agence gouvernementale brésilienne révélait que l’utilisation de glyphosate avait augmenté de 79,6% de 2000 à 2005, ce qui est beaucoup plus rapide que l’expansion des surfaces plantées en soja RR

    (4) Au niveau mondial, on dénombre 58 études attestant de l’apparition d’herbes résistantes au glyphosate, se développant sur 3 251 sites couvrant une surface totale d’un millions d’hectares. Les spécialistes sont d’accord sur le fait que ces résistances sont dues à la culture en continue de plante tolérantes au RoundUp et à une sur-utilisation du glyphosate. En Argentine, en 2007, une adventice résistante, appelée herbe de Johnson, infestait 120 000 ha. On estime qu’il faudra utiliser 25 millions de litres d’autres herbicides que le glyphosate, pour arriver à bout de cette adventice, ce qui augmentera les coûts de 160 à 950 millions de dollars par an.

    (5) En Afrique du Sud, depuis l’adoption du coton Bt, le nombre de petits producteurs s’est effondré de 3229 en 2001/2002 à, à peine 853 en 2006/2007. En Inde, le coton Bt n’apporte aucune réponse à des problèmes comme l’augmentation des semences et des intrants mais au contraire contribue à la spirale de l’endettement. Rien que pour l’année 2007 (jusqu’en octobre), 942 cas de suicides de paysans ont été répertoriés. On a eu connaissance de nombreux conflits entre les grands propriétaires terriens et les communautés villageoises y compris l’assassinat par balle d’un paysan au Brésil, par un membre d’une milice liée à Syngenta. Au Paraguay, l’expansion du soja est associée à l’accroissement de la pauvreté rurale. 90% du soja cultivé est GM et près de 40% de la population vivant dans les zones rurales vivent en dessous du seuil de pauvreté.

    (6) Le soja RoundUp Ready de Monsanto – la plante GM la plus plantée au monde – n’a pas de rendement supérieur au soja conventionnel. En fait, de nombreuses études montrent même une baisse moyenne comprise entre 5 et 10% par rapport aux variétés conventionnelles à haut rendement. Le coton insecticide Bt contre certains insectes n’a pas de rendement supérieur à des cotons conventionnels : aux Etats-Unis, en Argentine, en Colombie et en Australie les rendements globaux sont restés les mêmes. En Inde et en Chine, l’augmentation des rendements est principalement due aux conditions climatiques et à des facteurs de productions non liés aux biotechnologies. En Chine, par exemple, le Xingjiang, la province avec la production la plus élevée de coton et le rendement moyen le plus élevé, cultive majoritairement du coton conventionnel pas des variétés GM, Bt.

    (7) Une seule plante GM est plantée dans l’Union Européenne, il s’agit du maïs Bt de Monsanto (le MON810), maïs qui a été manipulé génétiquement pour produire un insecticide. Les industriels des biotechnologies ont annoncé une augmentation de 77% de la surface cultivée en plantes GM dans l’UE pour 2007. Cela amène la surface totale cultivée de 1%, à un peu moins de 2%. Le pays qui montrait le plus d’intérêt pour ce maïs, la France vient d’annoncer sa suspension pour des raisons sanitaires et environnementales.

    (8) Les Amis de la Terre / Friends of the Earth Europe ont rassemblé un certain nombre de documents provenant de sources scientifiques ou gouvernementales que vous pouvez consulter en ligne : http://www.amisdelaterre.org/L-agriculture-durable-plus.html
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    FNH

    1- Le Parlement europeen plebiscite le biogaz produit a partir de dechets agricoles, Actu-Environnement, 31/01/08
    F. Roussel
     
    La Commission de l’agriculture du Parlement europeen appelle la Commission europeenne a mettre en place une legislation specifique et des incitations financieres pour encourager la valorisation du biogaz issu de dechets agricoles.
    Rappelant que les prix du petrole et du gaz augmentent, que la dependance a l'egard des importations d'energie est considerable et que de plus en plus d'experts mettent en doute les benefices des biocarburants issus des cereales, la Commission de l’agriculture du Parlement europeen demande a la Commission europeenne de preparer une legislation specifique en faveur du biogaz agricole. Issu de la decomposition de matieres organiques en absence d'oxygene, le biogaz contient entre 55 et 65% de methane. Il peut donc etre valorise en electricite ou en chaleur voire les deux a la fois par cogeneration.
    A l'heure actuelle, l'Union europeenne compte plus de 4.200 unites de valorisation du biogaz, mais des disparites importantes existent d'un Etat membre a l'autre. La production de biogaz est la plus developpee en Allemagne, en Belgique, en Autriche et au Danemark. La production annuelle de biogaz qui sera realisee en Europe dans des installations agricoles d'ici mi-2007 est estimee a 1,85 milliards de m3. Mais le potentiel est bien plus grand. Selon une etude danoise, le potentiel de production de biogaz a partir de lisier dans l'UE est de 827 PJ (petajoules), alors que la production actuelle avoisine les 50 PJ, et ce si l'on combine lisier animal, cultures energetiques et dechets organiques. En d'autres termes, un potentiel 14 fois superieur est disponible, et ce uniquement pour le lisier animal.
    Face a cette situation, les deputes demandent a la Commission europeenne de presenter une directive sur le biogaz prevoyant notamment des objectifs de production et de recyclage des effluents d'elevage, des rapports annuels chiffres sur l'evolution de ce secteur dans l'UE, des mesures destinees a la construction et a la promotion des installations ainsi que des normes de qualite sur les bio-dechets. Les parlementaires evoquent egalement la possibilite d’inclure les installations de biogaz dans le mecanisme de Kyoto, notamment en prevoyant des certificats verts, des primes speciales ou des credits d'impots pour l'electricite et le chauffage. La legislation communautaire devra egalement favoriser l'alimentation des reseaux de gaz naturel en biogaz.
    Pour appuyer leur demande, la Commission de l’agriculture rappelle que les interets de l’utilisation du biogaz agricole sont multiples. Source d’energie permettant aux exploitations agricoles de developper leur autonomie energetique, la production et la valorisation du biogaz agricole a en effet un impact positif sur les emissions de gaz a effet de serre. Si la combustion emet du CO2, la valorisation evite surtout le rejet de methane, un gaz a effet de serre beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone. En outre, la production de biogaz a partir de lisier constitue une nouvelle voie de valorisation de ces dechets et permet de reduire les nuisances olfactives, d’hygieniser le lisier et procure a l'azote present une meilleure capacite de fertilisation. 
Toutefois, l'utilisation de lisier animal n'est pas sans risque notamment en raison de sa teneur en methane, en metaux lourds et en agents nocifs pour la sante humaine. C’est pourquoi, les parlementaires appellent les Etats membres et la Commission europeenne a garantir l'absence de fuites et a prevoir des mesures afin d'eviter toute contamination. Les parlementaires evoquent meme la possibilite d’interdire les activateurs de croissance contenant des metaux lourds dans l'alimentation animale.
    De plus, une attention particuliere devra etre apportee a l’efficacite des installations. La production de biogaz a partir d'engrais animaux est relativement faible (de 40 a 90 m3/t); la production a partir de cereales est deja plus elevee (de 170 a 220 m3/t), et celle utilisant des produits de l'industrie alimentaire est encore superieure (de 250 a 480 m3/t). Pour les deputes, il est donc souhaitable de combiner plusieurs matieres premieres afin d'atteindre une production minimum de 120 m3/t. Le Parlement rappelle que les technologies pour le traitement du fumier et la production de biogaz comportent des elements communs, et recommande par consequent de prevoir un soutien commun.
    Par ailleurs, estimant que la rentabilite de ce type d’installation n’est pas encore assuree, les deputes de la commission agriculture encouragent le soutien de la filiere au niveau europeen et national. Les investissements devraient etre encourages au moyen de differentes mesures, notamment dans le cadre des fonds europeens de developpement rural et regional, explique le rapport approuve par les deputes. Le prix de l'electricite verte fixe par l'Etat sera egalement un facteur cle qui devrait etre suffisant pour garantir la viabilite et revetir un caractere incitatif.
    En complement au projet de directive, les deputes invitent la Commission a leur presenter, avant le 15 decembre 2008, un rapport complet sur la production europeenne de biogaz et ses perspectives d'avenir, accompagne d'une etude d'impact, en tenant compte des propositions du Parlement et des progres accomplis.
     
    7- Emerveillement en Andalousie, Metro, 06/02/08
     
    De l’extreme Nord, a l’extreme Sud de la peninsule Iberique, Dimitri et Matthieu continuent de suivre la route de l’energie solaire. Decouvrez la futuriste tour Solucar…
    En route depuis Madrid, les yeux un peu fatigues par les nuits passees dans la voiture, nous rejoignons Valeriano Ruiz, professeur de thermodynamique a l’ecole d’ingenieurs de Seville. D’une poignee de main franche il nous lance un « c’est parti, on y va !». On reprend la route. Direction le nord de Seville.
    Disproportionnee, magnifique, irreelle, etrange. Apres une trentaine de kilometres, une tour blanche apparait au loin sans qu’on ne sache encore bien ce qu’elle fait au beau milieu des champs d’oliviers ! Bienvenue a Solucar. Un nom ideal pour un projet completement fou au premier coup d’oeil. De sa signification latine « lieu du soleil », l’Andalousie lui redonne tout son sens aujourd’hui.
    Un jeu de miroirs
    C’est ici qu’a grandi PS10, la premiere tour solaire appelee aussi champ d’heliostats a recepteur central… Un peu moins parlant ! Ce sont en fait 624 immenses miroirs (10x12m) qui reflechissent les rayons du soleil en un seul point situe tout en haut d’une tour de beton a plus de 115m du sol. En haut de cette tour, de l’eau est portee a l’etat de vapeur grace a cet apport de chaleur de tous les rayons concentres par les miroirs. Cette vapeur est amenee vers des turbines au sol qui produisent par leur mouvement de l’energie et donc de l’electricite. 11 MW au total.
    L’innovation ne vient pas du fait que la vapeur cree de l’energie mais de la reflexion de la lumiere par tous ces miroirs qui la concentrent en un seul point. Cette idee a parcouru un long chemin. Passant de la recherche pure au prototypage pour aboutir a ce fabuleux bijou d’ingeniosite fonctionnant a merveille. 30 ans ont ete necessaires aux espagnols pour developper cette technologie unique au monde. Une 2eme est en pleine construction juste a cote, PS20. 165metres de haut, 2 fois plus de miroirs. Je vous laisse imaginer l’ampleur du chantier ! Elle devrait fonctionner en Aout de cette annee.
    Un immense laboratoire
    Notre ami Valeriano en est fier. Il en est l’un des precurseurs. Il etait de la partie il y a 30 ans quand tout n’etait que croquis sur une simple nappe de papier. Il savoure nos yeux qui petillent d’emerveillement. Derriere ce projet, des sous, beaucoup de sous. Des investisseurs prives, Abengoa, entreprise espagnole gerant toute la mise en place, le developpement et la gestion des 2 centrales, des banques bien sur et le public avec la region andalouse, l’Espagne et l’Europe. Le retour sur investissement est prevu au bout de 13 ans. Un projet lourd, a long terme mais qui a convaincu tous les politiques. Solucar, le lieu du soleil contient maintenant ces 2 tours geantes ainsi que d’autres technologies moins visibles qui sont testees (Sterling, photovoltaique a miroirs…). Un immense laboratoire qui produira pres de 300MW en 2013.
    S’ensuit un dejeuner de 3h ou Valeriano nous explique la politique energetique de l’Espagne des 20 prochaines annees. Les technologies qui montent, celles qui n’ont pas d’avenir… la rentabilite energetique de chacune… On griffonne nos bloc notes sans arret. A Solucar, les plus grands de l’energie solaire viennent observer de loin cette centrale solaire si particuliere. Et nous, jeunes francais tout juste diplomes, nous la visitons en detail avec un de ses createurs et nous nous invitons en haut de la tour ! Le regard un peu etonne profitant de chaque seconde…
     
    9- La station d’epuration de Chalon-sur-Saone se chauffe grace a la chaleur puisee dans les eaux traitees, Actu-Environnement, 07/02/08
    F. Roussel
     
    Marche en tres forte progression en France, les Pompes a Chaleur investissent les habitations mais egalement les batiments d’activite. Celle de la STEP de Chalon-sur-Saone puise par exemple les calories destinees au chauffage dans les eaux traites.
    Comme son nom l’indique, une pompe a chaleur (PAC) permet de puiser des calories d’un milieu pour les restituer a un autre. Ce type d’installation peut donc etre utilise pour chauffer ou rafraichir des batiments et a l’heure ou la facture energetique augmente, elles interessent de plus en plus. Selon le type, une PAC va puiser des calories dans l'air exterieur (aerothermie), dans le sol (geothermie) ou dans l'eau (nappe ou puits) puis les transferer a l'interieur grace a un fluide caloporteur. Pour fonctionner la PAC consomme de l’electricite. Mais elle restitue plus d’energie qu’elle n’en consomme. Le rapport entre l’energie restituee et l’energie consommee (Coefficient de performance ou COP) est alors superieur a 1, soit superieur au COP d’un chauffage electrique par exemple.
    Selon l’Association Francaise pour les Pompes A Chaleur (AFPAC), le marche des Pompes a chaleur connait en France et en Europe une progression constante depuis 1997 qui s’est amplifiee a partir de 2002. Il est notamment passe en France de 1.000 realisations par an avant 1997 a 12.400 en 2002 et a 69.600 en 2007. Cette progression est due notamment a la mise en place par les pouvoirs publics d’un credit d’impot en faveur des PAC de 40 % en 2005 puis de 50% en 2006 et 2007. Avec 69.600 PAC en 2007 la France arrive ainsi dans le peloton de tete en Europe pour le volume de pompes a chaleur installees chaque annee.
    Ce developpement est le fruit d’une utilisation de plus en plus repandue dans le secteur residentiel mais les secteurs industriel et tertiaire cherche egalement a mettre en place se type de technologie. C’est le cas par exemple de la station d’epuration de la ville de Chalon-sur-saone. L’exploitant Lyonnaise des eaux et le SIEEAC (Syndicat Intercommunal d’Epuration des Eaux de l’Agglomeration Chalonnaise) ont choisi d’installer une pompe a chaleur pour maintenir une temperature agreable ete comme hiver dans les locaux de la station. Cette PAC est alimentee par l’eau qui sort de la station de traitement et qui presente une temperature constante de l’ordre de 10 a 13 °C. Douze mois ont ete necessaires pour definir le projet, realiser les travaux de rehabilitation et mettre en service la pompe a chaleur. Au total, 220.000 euros dont 62.000 dedies a la pompe a chaleur ont ete investis dans le projet.
    Cette installation s’integre dans le programme national Integration Environnementale Optimale de la Lyonnaise des Eaux qui vise a optimiser la consommation energetique des installations, sans nuisance visuelle, sonore et olfactive et de developper l’eco-conception. La societe rappelle qu’1 kWh de chaleur produit par le biais d’une pompe a chaleur genere environ 4 fois moins de CO2 qu’1 kWh de chaleur produit par une chaudiere combustible.
    Pour la ville de Chalon-sur-Saone, ce chauffage moins emetteur de gaz a effet de serre est une preuve supplementaire de son engagement contre le changement climatique. En 2002, la ville s’est lance le defi de reduire les emissions de CO2 de son territoire de 5,2% en trois ans alors que le protocole de Kyoto demande d'atteindre ce niveau en 10 ans. Grace a une multitude de projets menes au sein de la collectivite, de la population et des entreprises du territoire, la ville avait reussi a diminue de 10,9% ses emissions en deux ans.
     
    18- L’andouille bretonne transformee en electricite, Blog Actualites de l’energie, 12/02/08
     
    C’est une premiere mondiale et ca se passe en Bretagne. La reputee entreprise artisanale d’andouilles Maillard-La Bainaise, au Grand-Fougeray, en Ille-et-Vilaine, fait fonctionner ses fours et frigos, chauffer son eau et ses locaux grace a la graisse issue de boyaux de porcs qu’elle transforme.
    Un article du Parisien, paru le 11 fevrier, rapporte que le projet est ne d’une rencontre entre l’entrepreneur et trois ingenieurs de l’ecole des mines de Nantes a la recherche d’une entreprise pour y tester une idee de valorisation energetique de graisses animales.
    Au cours de la fabrication des andouilles, le gras excedentaire est recupere a froid lors du nettoyage des chaudins puis lors de la cuisson. Apres filtrage, de l’ethanol est ajoute a la graisse afin d’assurer une stabilite liquide qui fait fonctionner le moteur diesel. Les ingenieurs precisent qu’il existe bien sur quelques petits secrets necessaires a la bonne marche du moteur sans toutefois les divulguer…
    L’entreprise economise aujourd’hui une facture d’electricite qui s’elevait a 15 000 € par an et des frais de 150 euros par semaine pour l’elimination d’une tonne de graisse en equarissage. De plus, les artisans fabriqueront bientot d’avantage d’electricite qu’ils n’en ont besoin et pourraient en vendre a leurs voisins.
    Les trois ingenieurs, quant a eux, ont cree leur entreprise, S3D, afin de commercialiser leur innovation et l’adapter a d’autres dechets, comme les restes de decoupes ou effluents gras.
    Decidement, “tout est bon dans le cochon”. 
     
    19- Londres/peage urbain : taxe bientot triplee pour les "tracteurs de Chelsea", AFP, 12/02/08
     
    Londres (AFP) - 16h04 - Le maire de Londres, Ken Livingstone, a annonce mardi que la taxe pour circuler en centre-ville passerait en octobre de 8 a 25 livres (33,5 euros) pour les vehicules les plus polluants, une mesure contestee visant notamment la bete noire des ecologistes : les "tracteurs de Chelsea".
    Le bouillant maire de Londres espere qu'ainsi, deux tiers des gros 4x4, surnommes "Chelsea tractors" (tracteurs de Chelsea, du nom d'un quartier aise de l'ouest de Londres), et des puissantes voitures de sport ou de luxe -sont concernes les vehicules produisant plus de 225 g de dioxyde de carbone au km- choisiront d'eviter le centre.
    Si Ken Livingstone est reelu en mai, cette mesure destinee a favoriser la reduction des emissions de gaz a effet de serre, prendra effet le 27 octobre. A cette date, les vehicules les moins polluants seront eux completement exemptes.
    "J'ai la plus grande sympathie pour le fermier des montagnes d'Ecosse qui a besoin de son 4x4 pour se deplacer", a commente M. Livingstone. "Mais il n'y a absolument aucune justification a conduire des voitures aussi polluantes au centre de Londres."
    La taxe "encouragera les gens a se tourner vers des vehicules plus propres ou les transports publics et assurera que ceux qui choisissent de continuer a conduire les vehicules les plus polluants aideront a payer pour les dommages environnementaux qu'ils causent", a espere M. Livingstone. "C'est le principe du pollueur payeur".
    Mais si le principe de la zone de peage urbaine au centre de Londres, creee en fevrier 2003 initialement pour reduire les embouteillages chroniques dont souffre la capitale, n'est pas discute, cette hausse n'est pas sans susciter la polemique.
    "Une petite voiture n'est pas un choix realiste pour tout le monde", a fait remarquer Sheila Rainger, directrice d'une association de defense des automobilistes.
    "L'effet net du plan sera tel qu'il n'y aura aucun changement ni pour les embouteillages, ni pour la qualite de l'air", a accuse Boris Johnson, le candidat conservateur a la mairie de Londres.
    Mais les ecologistes ont accorde leur assentiment au maire. "Le trafic routier est l'un des plus gros facteurs du rechauffement climatique", a note Tony Juniper, directeur des Amis de la Terre.
    M. Livingstone escompte que le plan rapportera entre 30 et 50 millions de livres par an (40 et 67 millions d'euros), en grande partie reinvesties dans l'amelioration des pistes cyclables et le remplacement des bus.
    Environ 17% des voitures qui circulent actuellement dans la zone payante sont susceptibles d'etres concernees par cette nouvelle taxe et seulement 2% pourraient etre completement exonerees.
    La mairie admet que si le trafic a baisse depuis 2003, les embouteillages restent un souci quotidien. Mais, selon elle, la responsabilite en incombe aux travaux engages pour elargir les voies de bus et les pistes cyclables.
    La creation de la zone de peage, dont la surface initiale de 20 km2 autour de la City et de Westminster, avait ete presque doublee en fevrier 2007 pour englober les quartiers chics a l'ouest, dont Notting Hill, Knightsbridge et Chelsea, a tout de meme modifie les habitudes.
    Le nombre de personnes prenant le bus est passe de 88.000 a 116.000 entre 2002 et 2006, et de celles circulant a velo de 12.000 a 18.000, selon TFL (Transport for London), l'organisme de gestion des transports en commun.
    Au debut du mois, M. Livingstone avait deja annonce la taxation des poids-lourds les plus polluants desirant entrer dans l'aire plus etendue du Grand Londres, dont il souhaite faire "la plus vaste zone a faibles emissions polluantes au monde".
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    20- Pollution : la qualite de l'air passe par la reduction du trafic, AFP, 12/02/08
     
    Paris (AFP) - 21h39 - La mesure reguliere de la pollution en Ile-de-France montre qu'il est dorenavant difficile d'ameliorer la qualite de l'air sans de reelles mesures structurelles et permanentes, notamment sur le trafic.
    "La baisse reguliere de la pollution se confirme grace aux progres technologiques. Mais ce n'est pas parce qu'on arrive a reduire les polluants primaires que tout s'arrange", explique Philippe Lameloise, directeur de la societe Airparif chargee de controler l'air en region parisienne.
    En presentant mardi le bilan pour l'annee 2007, il note la situation "toujours problematique" de plusieurs polluants complexes, comme l'ozone, qui a presque double en 15 ans et surtout les particules PM10 (moins de 10 microgrammes) et PM2.5 (moins de 2,5 microgr).
    D'autant que depuis janvier 2007, une nouvelle methodologie conforme aux normes europeennes oblige Airparif a prendre en compte les particules volatiles qui, jusqu'alors, echappaient a ses mesures.
    Pour la premiere fois, le depassement de la valeur limite (50microgrammes/m3) pour les PM10 a augmente en 2007 par rapport a 2006 de pres de 8%, alors que leur niveau, en baisse depuis dix ans, etait stabilise depuis 2000.
    Une evolution similaire a ete enregistree pour les particules encore plus fines, le PM2.5 qui se glissent jusqu'aux alveoles pulmonaires, en hausse de 11% pour la pollution dite "loin du trafic".
    "En France, on focalise sur le diesel, mais les particules ne viennent pas que de la", insiste M. Lameloise, qui attribue un tiers d'entre elles au trafic routier et les autres a l'agriculture, au chauffage ou a l'industrie.
    "Quand on mesurait en avril de 80 a 100 microgr/m3 de PM10 au coeur de Paris, on comptait 60 a 70 microgr/m3 en foret de Fontainebleau, parce qu'a cette saison dans les champs, on etait en plein engraissage agricole", raconte-t-il.
    A Noel, les valeurs atteignaient 90 microgr/m3 en foret de Fontainebleau et plus largement dans toute l'Europe: "Une pollution liee au chauffage a bois qui se developpe du fait de la hausse de prix des combustibles. Or les vrais systemes de filtrage ne peuvent etre envisages que sur des installations importantes, pas chez les particuliers", poursuit le directeur d'Airparif.
    Par ailleurs, l'usage des filtres a particules bloque bien les particules, mais il modifie aussi le compose chimique des polluants, provoquant davantage de dioxyde d'azote. "Au total, 60% du reseau parisien depasse les valeurs limites (46 microgr/m3) et 90% l'objectif qualite de 40 microgr/m3", fixes par Bruxelles.
    "Le probleme est qu'on ne peut plus compter sur un effet de renouvellement du parc automobile: on a sans doute mange notre pain blanc", constate M. Lameloise.
    Pour reduire la presence de particules, il faudrait donc agir, estime-t-il, au niveau europeen par des mesures de reduction des polluants primaires qui les constituent, comme l'oxyde d'azote, et au plan local sur le trafic, l'industrie et le chauffage.
    Pour le trafic, "seules les mesures chroniques comptent: par exemple restreindre l'acces au centre-ville comme a Londres ou a Berlin pour les poids-lourds", plus que des mesures qui consistent a limiter ponctuellement les vitesses sur autoroute les jours d'alerte: "Meme respectees, ces limites n'entrainent qu'1,5% de reduction de la pollution..."
    "Il faut se retirer de la tete qu'on peut agir par des mesures evenementielles. Les vraies solutions sont chroniques, mais toute reduction du trafic a des effets immediats", plaide-t-il.
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    La pub pas^prête à faire desd efforts ou les industriels derrière qui mettent pression, l'état avoue que la qualité de l'air dans les grandes villes est préoccupante ... hihihi !

    13- Coup de sang. L’alliance pour une pub ecolo-honnete vole en eclats, Liberation, 07/02/08
    A.S.

     

    Decidement, le ministere de l’Ecologie a, ces jours-ci, fort a faire pour resister aux assauts menes contre les objectifs du Grenelle de l’environnement. Alors que le Senat multiplie les amendements au projet de loi OGM, l’Alliance pour la planete, qui regroupe les principales ONG ecologistes, a annonce hier, excedee, qu’elle interrompait ses discussions avec le monde de la pub. «Devant le refus obstine de certains professionnels de s’engager vers l’instauration d’une veritable coregulation de la publicite en France, l’Alliance pour la planete a decide de mettre un terme a sa participation au groupe de travail post-Grenelle sur la reforme de la regulation publicitaire», a-t-elle declare. L’idee etait de mettre fin au greenwashing qui permet a des firmes peu respectueuses de la nature d’utiliser l’argument ecolo dans leurs pubs, en associant les ONG aux travaux du Bureau de verification de la publicite. Devant ce blocage, les ONG vont activer leur Observatoire independant de la publicite, en sommeil depuis le Grenelle.
     
    14- Les polluants persistants enfin a l’etude, Liberation, 07/02/08
    Alexandra Schwartzbrod

     

    Pour les ecologistes, c’est mieux que rien mais encore insuffisant. Un «comite de pilotage pour les PCB» dote de 8,5 millions d’euros a ete mis en place hier par trois ministeres (Ecologie, Sante et Agriculture) pour evaluer, et surtout parer l’impact sur la sante et l’environnement des PCB, ces derives chimiques chlores qui polluent la plupart des grands fleuves ayant eu un passe industriel (car rejetes par les usines installees le long des rives).
    Trois scenarios. Apres des decennies de bataille, les ONG ont eu gain de cause : l’affaire est prise tres au serieux par les pouvoirs publics. Des arretes prefectoraux interdisent deja la peche et la commercialisation des poissons dans les eaux de treize departements et «il est possible que d’autres arretes soient pris» a declare hier la secretaire d’Etat a l’Ecologie.
    Dans un avis rendu public hier, l’Agence francaise de securite sanitaire des aliments (Afssa) a annonce que des analyses d’echantillonnage de poissons allaient etre conduites et la recherche intensifiee pour ameliorer les connaissances sur les PCB.
    A l’issue de ces etudes, trois scenarios de gestion de la consommation de poissons seront proposes. Soit il sera prouve qu’aucun des poissons concernes ne presente un risque pour le consommateur, soit il apparaitra que le depassement des limites maximales reglementaires de PCB ne concerne que quelques especes (ce qui conduira a des interdictions restreintes de peche), soit il sera demontre que toutes les especes de poissons sont probablement contaminees et presentent un risque sanitaire pour les consommateurs. D’ores et deja, «l’exploitation des donnees de contamination du Rhone suggere que certaines especes de poissons de riviere puissent etre systematiquement les plus contaminees : l’anguille, le barbeau et la breme» note l’Afssa.
    Les PCB, aussi appeles pyralenes, regroupent 209 substances apparentees, presentes surtout dans les transformateurs electriques. Ce sont des polluants non solubles dans l’eau et persistants: leur duree de vie va de 94 jours a 2700 ans selon les molecules et l’on ne sait toujours pas comment s’en debarrasser.
    «A moitie plein». Le principal industriel concerne, EDF, a declare hier qu’il aura fini de retirer tous ses equipements concernes en… 2010 ! «On considere que le verre est a moitie plein, nous a declare hier Alain Chabrolle de France nature environnement (FNE). C’est bien que les ministeres se reunissent enfin sur le sujet mais auront-ils assez de moyens, notamment pour dedommager les pecheurs ?»
     
    16- Etat de l'environnement dans les grandes villes europeennes : la qualite de l'air reste preoccupante, Notre Planete Info, 07/02/08
     
    A l’occasion d’une table ronde reunissant un panel d’experts, Dexia et Ambiente Italia ont presente vendredi 1er fevrier 2008 les conclusions d’une etude sur l’etat de l’environnement et les « bonnes pratiques » en matiere de developpement durable dans 32 metropoles et grandes villes europeennes, dont Anvers et Bruxelles.
    Initiee en 2006, l'institut de recherche Ambiente Italia a poursuivi en 2007, en collaboration avec le Groupe Dexia et Legambiente, son etude sur la qualite de l’environnement dans les grandes agglomerations de l’Union europeenne. Celle-ci porte cette annee sur 25 indicateurs (qualite de l'air, transports en commun et mobilite, amenagement de pistes cyclables, dechets, traitement des eaux usees, utilisation des energies renouvelables, consommation d'energie, parcs et jardins, etc.) qui permettent de dresser un etat des lieux complet de la situation environnementale des grandes villes europeennes et de mettre en exergue les meilleures pratiques locales en matiere de politique de developpement durable.
    Qualite de l’air
    Parmi les principales conclusions : la qualite generale mediocre de l’air et plus specifiquement les concentrations elevees en NO2 et en particules fines (PM10). Ainsi, alors que le nombre de jours d’exposition a des concentrations journalieres en particules fines excedant les 50 mg/m3 est limite a 35 par an, 84% des villes etudiees (dont Bruxelles et Anvers) depassent cette limite. La situation est particulierement critique a Londres, Rome, Milan et Madrid, ou ce nombre est quatre fois plus eleve que la limite.
    Les chiffres sont tout aussi preoccupants en ce qui concerne les concentrations en dioxyde d'azote (NO2), un polluant atmospherique dangereux pour la sante (problemes respiratoires, reactions allergiques, …) et contribuant au rechauffement climatique. En effet, malgre une diminution des emissions globales de NO2 de l’ordre de 25% depuis 1980, environ 30% de la population urbaine en Europe reste exposee a des concentrations moyennes annuelles superieures a l’objectif a atteindre a l’horizon 2010, soit 40 µg/m3 (directive 1999/30/EC). Neuf villes sur dix enregistrent a certains endroits, notamment ceux ou le trafic est particulierement dense, des concentrations depassant (de loin) le seuil des 40 µg/m3.
    Enfin, retenons encore que la majorite des villes etudiees (notamment Anvers et Bruxelles) disposent d’un plan pour la qualite de l’air ou sont en passe d’en adopter un.
    Changement climatique, energies renouvelables
    Sur le plan des emissions de CO2, notons que 21 des 32 villes interrogees, dont Anvers et Bruxelles, ont fixe des objectifs de reduction clairs, parfois meme plus ambitieux que les objectifs nationaux. Ainsi, Berlin et Londres entendent reduire d’ici 2020 leurs emissions de CO2 de respectivement 25% et 20% (contre un objectif au niveau national de 20% et 12,5%).
    A noter a ce propos le lancement par la Commission europeenne mardi 29 janvier de la « Convention des Maires », une initiative visant a faire des villes des acteurs de premier plan dans la lutte contre le rechauffement climatique et la mise en œuvre des politiques en matiere d'energie durable. Pres de cent villes europeennes, dont 15 capitales (notamment Bruxelles), ont d’ores et deja manifeste leur soutien a cette initiative. Les villes et regions signataires de la « Convention des Maires », s’engageront officiellement a reduire leurs emissions de CO2 de plus de 20 % d'ici a 2020.
    Cependant, alors que certaines grandes villes comme Vienne, Munich, Barcelone et le Grand Lyon font figure d’exemples en matiere d’energie solaire (installation de panneaux thermiques ou photovoltaïques sur les batiments publics), cette piste est encore largement sous-utilisee dans de nombreuses metropoles. Toujours sur le plan energetique, les systemes de chauffage collectif sont manifestement plus repandus en Europe du Nord, avec par exemple une couverture de l’ordre de 60% a 70% de la population a Stockholm, Göteborg et Aalborg, voire 80% a Riga et Tampere et meme pres de 100% a Helsinki et Copenhague.
    Une tendance generale a une meilleure prise en compte de ces enjeux est cependant reelle : plus de la moitie des villes sur lesquelles porte l’etude disent avoir procede a des audits energetiques de certains de leurs batiments publics tandis que 22 d’entre elles indiquent avoir entrepris des actions concretes pour reduire leur consommation d’energie.
    Enfin, signalons egalement le recours a des LED, moins energivores, au lieu d’ampoules a incandescence classiques, pour les feux de signalisation dans certaines grandes villes. Oslo fait a cet egard clairement figure d’exemple avec 100% d’utilisation de LED, suivi par le Grand Lyon (61%) et Göteborg (42%). A Anvers, ou le systeme est en cours d’experimentation, 1% des feux de signalisation sont desormais equipes de LED.
    Gestion des dechets
    A l’exception de Dresde, aucune des villes etudiees n’atteint l’objectif europeen de 1 kg de dechets produit par jour en moyenne annuelle par habitant. La quantite moyenne de dechets par habitant (dechets menagers et autres, avant tri-recyclage) s’eleve a 501 kg. Bruxelles et Anvers se situent de part et d’autre de cette moyenne avec respectivement 442 kg et 534 kg. A souligner toutefois l’efficacite des collectes selectives et du tri-recyclage, permettant par exemple a Anvers de ramener la quantite residuelle de dechets sous la barre des 300 kg/habitant, soit nettement moins que les 500 kg de dechets residuels par habitant dans certaines villes d’Europe du Sud telles que Naples, Rome, Patra et Lefkosia.
    En matiere d’epuration des eaux, la situation est en revanche nettement plus positive, la totalite ou quasi-totalite de la population des villes etudiees etant en effet raccordee a une station.
    Mobilite et transports
    Les villes europeennes doivent toutes faire face a l’augmentation croissante du trafic et a son impact negatif sur la qualite de la vie (qualite de l’air, bruit, occupation de l’espace, pertes de temps, …) et le rechauffement climatique.
    L’une des principales reponses a ce probleme au niveau local consiste a developper l’offre en matiere de transports en commun et a promouvoir au maximum leur utilisation. A cet egard, Prague fait clairement figure d’eleve modele, avec 718 passagers transportes annuellement par habitant et un taux de 58% d’utilisation des transports en commun pour se rendre au travail, contre seulement 27% pour la voiture. Avec respectivement 250 et 251 passagers transportes par habitant Bruxelles et Anvers sont juste en dessous de la moyenne des villes etudiees (263 passagers par habitant). A noter egalement les excellents resultats de Rome, Vienne, Milan et Stockholm (400-500 passagers par habitant), ainsi que de Berlin, Madrid, Londres ou Riga (320-400 passagers par habitant).
    L’existence d’un reseau de pistes cyclables plus ou moins etendu constitue egalement un indicateur instructif quant a l’utilisation des modes de transport non polluants au sein des grandes agglomerations. A cet egard, certaines villes d’Europe continentale ou septentrionale se distinguent de nouveau, avec un taux d’utilisation du velo pour se rendre au travail parfois impressionnant (Copenhague : 29%). Grace a une combinaison judicieuse du velo pour les courtes distances et des transports en commun pour les plus longues distances, des villes comme Vienne, Göteborg, Helsinki, Hanovre, Copenhague et Stockholm, parviennent ainsi a maintenir le taux d’utilisation de la voiture pour se rendre au travail sous la barre des 50% (contre jusqu’a 70% pour les grandes agglomerations italiennes).
    Bruxelles et Anvers parmi les meilleures pratiques pour la consommation d’eau
    Avec 108 litres d’eau consommees par jour, Bruxelles et Anvers se classent parmi les meilleurs eleves en termes de consommation d’eau pour usage domestique, juste derriere Dresde et Heidelberg et devant Barcelone. Dans l’ensemble, la consommation d’eau par habitant est moins importante dans les villes d’Europe centrale (123 l/jour/habitant) que dans celles du Nord (167 l/j/hab.) et du Sud (168 l./j./hab.). Elle est, en moyenne, egalement legerement inferieure dans les villes de plus petite taille (145 l./j./hab.) que dans les tres grandes metropoles (160 l./j./hab.).
    En savoir plus
    References
     
    20- La carte bleue... peut-elle devenir verte ?, Mescoursespourlaplanete, 09/02/08
     
    Presque toutes les cartes de credit dans le monde sont faites en PVC (Polychlorure de vinyle), un plastique controverse car sa production et son incineration en fin de vie sont particulierement toxiques pour la sante et l’environnement, du fait de son contenu en chlore. Alors au moment ou toutes les banques se lancent dans les cartes de credit « ecolo » (reduction dans des enseignes responsables, reversement d'une partie des points de fidelite a des causes vertes, etc.), est-il possible de trouver une alternative au PVC qui compose la carte-meme ?
    En Angleterre, l’entreprise engagee The Cooperative Bank travaille sur le sujet depuis 1997 et avait developpe initialement une carte en bioplastique issu de matieres premieres vegetales et non de la petrochimie. Elle a finalement opte, depuis 2001 et sur l’ensemble de ses cartes, pour le PETG, un plastique polyester a la fois resistant et thermoformable, qui ne contient pas de chlore et n’en utilise pas lors de sa production ; elle a aussi travaille sur les pigments utilises pour teindre les cartes, en retirant certains produits chimiques douteux comme le chromate de plomb (soupconne d’etre cancerigene) ou le DEH phtalate. Aux Etats-Unis, le geant du jouet Toy R Us vient de mettre sur le marche, pour ses cartes cadeaux et de fidelite, une gamme de "cartes vertes" dont certaines sont faites en bioplastique, une autre en plastique recycle et une autre enfin dans un materiau mysterieux appele BioPVC : le mystere vient du fait que le fabricant de cette matiere plastique, CPI Card Group, affirme que le BioPVC est fait a 99% de PVC classique, auquel un adjuvant secret confererait des qualites de "biodegradabilite a 99% en 9 mois a 5 ans dans un sol fertile". D'aucuns craignent que la biodegradation en question soit en fait ce que certains appellent en France de la "biofragmentation", autrement dit la dissemination du plastique toxique en micro-particules dans la nature : une idee qui fait logiquement fremir les associations ecologistes…
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    21- Ecologie. Le Clan du neon a encore frappe, Le Point n°1848, 14/02/08
     
    Perruques multicolores et lunettes noires, deux hommes escaladent la facade d'une banque de la rue de Passy, dans le 16e arrondissement de Paris. Ce n'est pas un nouveau gang des postiches, mais le Clan du neon. Leur but : atteindre un petit boitier situe a trois metres du sol afin de desactiver la lumiere de l'enseigne. « Les eclairages des commerces sont inutiles la nuit, estime Bruce, 25 ans, l'un des fondateurs du Clan. C'est notre facon de lutter contre la consommation irraisonnee d'energie et la publicite imposee. »
    Cree en juillet 2007 par deux amis, le Clan du neon, qui s'inspire des actions anti-pub et anti-4 x 4, sevit aux quatre coins de la France. Recrutes via un blog (1) qui diffuse les videos de leurs exploits, une centaine d'etudiants et de jeunes actifs ont rejoint le mouvement dans plus de vingt villes. Chacun a sa methode pour eradiquer la pollution lumineuse. A Lyon, on utilise des perches, a Angers, des balais. A Paris, on prefere la courte echelle et l'escalade sur une gouttiere ou encore un velo. Une action symbolique qui vise a sensibiliser les elus a l'approche des municipales.
    <http://www.lepoint.fr/actualites-societe/le-clan-du-neon-a-encore-frappe/920/0/223621>
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    22- Sante. Le telephone portable stresse les tomates, Le Point n°1848, 14/02/08
    Christophe Labbe et Olivia Recasens
     
    C'est une experience inquietante. A l'universite de Clermont-Ferrand, des chercheurs ont asperge des plants de tomates avec des ondes electromagnetiques semblables a celles emises par le telephone portable. Apres dix minutes de ce traitement, les « cobayes » se sont mis a produire des molecules de stress.
    « Nous ne nous attendions pas a une telle reaction. Les plantes se sont defendues comme si elles avaient ete blessees ou abimees par du gel ou par une forte canicule, commente Gerard Ledoigt, responsable de l'Equipe de recherche sur la transduction et l'autosurveillance cellulaire (Ertac), qui a pilote l'etude. Jusqu'a present, on n'imaginait pas que les ondes electromagnetiques pouvaient induire des modifications sur les cellules vivantes. Seules etaient prises en compte les ondes thermiques, celles qui provoquent un echauffement quand vous collez votre portable a l'oreille. »
    Si la tomate a ete choisie comme modele, c'est parce que l'on connait parfaitement son genome. Mais, comme l'indique le chercheur, « cellules vegetales et humaines sont proches, nous avons eu une evolution parallele ». Il y a quelques mois, l'Ertac a lance une nouvelle etude, cette fois sur les cellules souches de la peau. Sauf que l'Agence d'evaluation de la recherche et de l'enseignement a annonce la dissolution du laboratoire... « C'est aberrant, alors que nous sommes deja tres peu en France a nous interesser aux effets des ondes electromagnetiques. » En septembre 2007, les resultats francais de l'enquete Interphone, menee dans 13 pays, pointaient chez les accros du mobile un risque deux fois plus eleve de cancer du cerveau. La ministre de la Sante, Roselyne Bachelot, estimait de son cote qu'il n'existe a ce jour « aucune preuve scientifique de la dangerosite du telephone portable », meme si « le risque ne peut etre exclu. C'est la raison pour laquelle il faut utiliser le mobile d'une maniere raisonnable ».
     
     
     DE LA mANIPULMATION MENTALE ...
     
    Climat: le jour du "Jugement dernier" se rapproche, selon le prince Charles

    2008-02-14

    BRUXELLES (Source vérifiée)

    Le prince Charles, connu pour son activisme en faveur de l'environnement, a appelé jeudi l'Europe à faire encore davantage pour lutter contre le réchauffement climatique, prévenant que l'heure du "Jugement dernier" se rapprochait dangereusement.

    "L'horloge du jour du Jugement dernier pour le changement climatique avance toujours plus vite vers les douze coups de minuit. Nous n'agissons tout simplement pas assez vite" pour faire face au défi du réchauffement, a affirmé l'héritier de la couronne dans un discours devant le Parlement européen à Bruxelles.

    Si le monde ne prend pas la mesure des défis à venir, "le résultat sera une catastrophe pour tout le monde", a-t-il mis en garde.

    "La banquise au pôle Nord fond si rapidement que certains scientifiques prévoient qu'elle disparaîtra complètement l'été dans sept ans", s'est-il inquiété. "Le simple fait qu'un tel événement soit concevable constitue un nouvel appel à se ressaisir, alors que nous progressons tels des somnambules vers le bord du gouffre", a ajouté le prince Charles.

    Il a notamment plaidé pour associer plus étroitement le secteur privé aux efforts des pouvoirs publics et des ONG dans la lutte contre le réchauffement climatique.

    Il a salué les récentes propositions de la Commission européenne pour parvenir à l'objectif d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990 d'ici à 2020 et, sur cette même période, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation.

    Mais il a estimé qu'il faudrait aller "bien plus loin". Et il a invité l'Europe à intensifier ses efforts pour convaincre les Etats-Unis et les grands pays émergents de s'associer plus nettement aux efforts sur le climat.

    L'UE doit oeuvrer à "forger un dialogue réellement efficace avec la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, qui reconnaisse clairement les implications du changement climatique en termes de sécurité" pour la planète, a-t-il dit.
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    http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.

    Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.

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    Fnh ...

    Info du jour : Dans leurs champs de coton OGM, les Americains viennent de trouver un ver parasite ayant developpe une resistance a l'insecticide Bt. Si cette resistance s'etend aux autres ennemis du coton Bt ou meme du mais Bt, les producteurs d'OGM peuvent s'inquieter.
    Chiffres du jour : - Le peripherique est «responsable a lui seul de 30% de la pollution subie dans Paris intra-muros.
    - Un Francais programme une lessive toutes les 72 heures.
    Pour un Pacte ecologique local : LE GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR. A utiliser sans moderation avant, pendant et après les elections municipales ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
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    1- Maladies emergentes : vers des modeles generiques favorisant la prise de decision, CIRAD, 31/01/08
     
    Quatre-vingts publications et une masse de donnees communautaires, tel est le remarquable bilan des trois premieres annees du projet Eden consacre a six maladies emergentes a transmission vectorielle en Europe. Entretien avec Renaud Lancelot, chercheur au Cirad et coordinateur du projet.
    Le projet Eden* regroupe l’etude de six grands types de maladies : les maladies a tiques, les maladies virales transmises par les rongeurs, la leishmaniose, la fievre du Nil occidental (West Nile), le paludisme et des maladies endemiques en Afrique comme la fievre de la vallee du Rift. La Republique tcheque vient d’accueillir la 3e reunion annuelle du projet. 
    Ou en etes-vous depuis le lancement d’Eden en 2005 ?
    Renaud Lancelot : Chaque maladie a ete etudiee selon une meme structure allant de la biologie des vecteurs a la modelisation. Les chercheurs ont notamment epluche dans chaque pays toutes les donnees disponibles en matiere de sante publique et les rapports de surveillance epidemiologique. Ils detiennent aujourd’hui quantite de donnees majeures sur chaque maladie. Ces donnees permettront bientot d’obtenir une vue d’ensemble des ecosystemes europeens a risque et d’identifier les facteurs environnementaux les plus importants pour l’occurrence, l’installation et la diffusion de ces maladies. Il devrait ainsi etre possible d’etablir des cartes dynamiques de ces risques sanitaires et de mieux cibler leurs mesures de surveillance et de controle.
    Quels sont les faits marquants en termes de resultats de recherche ?
    R. L. : On constate l’importance des facteurs de risque sociologiques et economiques. Dans les pays baltes, par exemple, des campagnes vaccinales contre les encephalites a tiques ont eu lieu jusque dans les annees 1980. A la suite de l’effondrement du bloc sovietique, les vaccinations ont ete arretees. Dans le meme temps, les paysages ont ete profondement modifies par la desindustrialisation et le demembrement des kolkhozes. Differentes especes animales – rongeurs, cervides, notamment, qui sont des hotes pour les tiques et les virus – ont recolonise ces espaces que les gens frequentent plus souvent qu’auparavant, a la recherche de baies sauvages et de champignons, pour leurs loisirs ou pour arrondir leurs fins de mois. Ils sont ainsi de plus en plus contamines et tombent plus frequemment malades car ils sont moins bien vaccines qu’auparavant.
    Les etudes realisees sur le paludisme en Camargue fournissent un autre exemple. La maladie est absente de la region depuis les annees 1940 mais le vecteur, un moustique anophele, y est toujours present. Les resultats montrent que l’abondance du moustique est etroitement liee aux fluctuations des surfaces consacrees a la culture du riz et aux traitements pesticides l’accompagnant.
    Le changement climatique a-t-il une influence sur l’emergence ou la reemergence de ces maladies en Europe ?
    R. L. : Les relations entre l’epidemiologie des maladies a transmission vectorielle et ces changements sont complexes. Pour reprendre l’exemple des encephalites a tiques, on observe, en Europe centrale et du Sud, des changements dans la dynamique des populations de tiques. Ils sont vraisemblablement lies au rechauffement climatique et aboutissent a la concomitance des pics d’abondance des differents stades de developpement de ces arthropodes (larves, nymphes, adultes). Cela favorise l’augmentation de leur contamination selon differents mecanismes et il semblerait que certains foyers observes recemment chez l’homme en soient une consequence. Autre exemple : les maladies transmises par les rongeurs. Le rechauffement climatique induit, ces dernieres annees, une recrudescence du phenomene de masting : il s’agit d’une fructification massive et collective chez certaines especes d’arbres. Ce phenomene provoque un accroissement des ressources alimentaires exploitees par les rongeurs dont les populations augmentent, favorisant la contagion de ces maladies a l’homme.
    Qu’en est-il des maladies endemiques dans les ecosystemes du Sud ?
    R. L. : Les travaux menes par l’equipe de la plateforme Afrique, au Senegal et au Maroc, ont permis de caracteriser les souches de virus et la dynamique des populations des vecteurs et des hotes pour la fievre de la vallee du Rift et la fievre du Nil occidental. Les resultats obtenus permettront de comprendre les dynamiques sanitaires locales et d’evaluer les risques de transmission a distance vers les ecosystemes mediterraneens et europeens, par les migrations d’oiseaux ou les mouvements de betail. Ces liens entre ecosystemes nous font toucher du doigt le fait que la sante est resolument un bien public mondial.
    Comment ces resultats vont-ils etre utilises ?
    R. L. : L’idee est de passer de l’etude specifique de chaque maladie dans chaque ecosysteme a des methodes et outils generiques permettant la cartographie des risques sanitaires a differentes resolutions spatiales, dans le but d’ameliorer la surveillance des maladies et plus generalement la prise de decision. Il s’agit de construire, a l’echelle de l’Union europeenne et de son voisinage, des cartes de zones a risques ainsi que des scenarios et modeles predictifs de l’occurrence et de la diffusion des maladies. Pour cela, il nous faut identifier les indicateurs environnementaux mais aussi sociologiques et economiques les plus pertinents pour parametrer les modeles. Les facteurs sociaux et economiques jouent en effet un role majeur dans la mise en contact des populations humaines avec les vecteurs et les agents pathogenes. L’aspect generique des methodes et outils developpes dans Eden devrait permettre a la communaute scientifique et aux autorites sanitaires d’etre plus rapidement efficaces pour etudier et gerer les nouvelles emergences humaines ou animales telles que la fievre catarrhale ovine, le chikungunya ou la dengue. 
    * Le projet europeen Eden (Emerging diseases in a changing European environment) a pour objectif de comprendre l’impact des changements environnementaux sur le risque d’emergence ou de reemergence de maladies a transmission vectorielle communes aux animaux et aux etres humains en Europe. Projet d’envergure, Eden reunit 49 partenaires, issus de 24 pays, pendant cinq ans (2004-2009), dont le Cirad, l’Institut Pasteur, l’IRD, l’INRA et l’EID-Mediterranee pour la France.
    En savoir plus :
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    2- La bataille de l'eau sur le plateau du Tibet, Les voyageurs de l'eau, blog de Liberation, 01/02/08

     

    Qu’ont en commun le Brahmapoutre, le Mekong, l’Indus, le Fleuve Jaune, le Yangtze en dehors de compter parmi les fleuves majeurs du continent asiatique ? La reponse est le plateau tibetain ou tous prennent leur source.
    Quand on voit, comme nous, l’importance des plus grands fleuves chinois et les moyens employes pour les controler, on ne peut douter que ce fait ajoute a l’importance geopolitique accordee par la Chine au Tibet.
    En chinois, le nom de cette region est d’ailleurs Xizang qui signifie «reservoir de ressources naturelles de l'ouest».
    La mainmise chinoise permet ainsi de controler le Fleuve Jaune et le Yangtze de leur source a leur embouchure, et d’envisager le passage a travers ses montagnes d’une route de derivation entre ces deux fleuves.
    Et l’Empire du Milieu peut, au grand dam des pays en aval, exploiter les autres fleuves pour l’irrigation, le transport fluvial ou la generation d’electricite. Des barrages sur le Mekong, le Brahmapoutre, la Salween creent depuis les annees 90 des tensions avec ses voisins du sud: Birmanie, Vietnam, Laos, Cambodge, Thailande et l’autre geant asiatique qu’est l’Inde.
    Mais le Tibet est devenu aussi l’outil d’une tout autre bataille de l’eau. A Shanghai, le vent du developpement a l’occidentale a aussi fait naitre un marche pour l’eau en bouteille, comme on peut le constater dans les rayonnages des supermarches et sur les affiches de metro.
    Rien de bien surprenant qu’ici le marketing fasse alors appel au Tibet et a ses montagnes qu’on imagine, elles aussi, purifiantes, millenaires et debordantes d’oligo-elements.
    Car l’image est l’arme de choix de ce marche mondial d’au moins 58 milliards de dollars (chiffre 2005). Ainsi de l’autre cote du Tibet, le leader national indien Bisleri envisage-t-il de se lancer dans l’exportation vers le marche occidental haut de gamme… avec des arguments de poids : «Il y a une certaine valeur curative que nous ne pouvons prouver, mais toutes les herbes qui poussent la-haut se trouveront dans l’eau. L’Himalaya est, apres tout, la ou nos Dieux sont censes etre assis», affirme son PDG dans The Times en novembre. Les volcans d’Auvergne n’ont qu’a bien se tenir.
    Pendant ce temps, rappelons-le, 14 % de la population indienne et 23 % de la population chinoise n’ont toujours pas acces a l’eau potable.
     
    5- Il ne fait pas bon respirer pres du peripherique, Liberation avec AFP, 06/02/08

     

    On s'en doutait, mais c'est maintenant verifie: le niveau de pollution est 1,5 a 3 fois plus eleve le long du peripherique que dans les quartiers avoisinants, selon Airparif.
    Le niveau de pollution est 1,5 a 3 fois plus eleve le long du peripherique que dans les quartiers avoisinants, en fonction de la configuration de la voirie, releve une etude d’Airparif realisee autour de la Porte de Gentilly a Paris.
    Cette etude publiee mercredi s’est appuyee sur 79 points de mesure mis en place pendant un mois (24 octobre au 21 novembre 2006) sur une longueur de 1,7 km.
    Trois polluants lies au trafic routier ont ete mesures: le dioxyde d’azote, le benzene et les particules, reglementes pour leurs effets sur la sante. Les mesures, realisees sur une bande de 300 metres de large centree sur le peripherique, montrent un depassement des normes de qualite a proximite de l’artere.
    L’etude montre un impact du trafic routier variable selon la configuration de la voirie et le type de polluant. Les objectifs de qualite pour le dioxyde d’azote (40 microgrammes/m3 d’air) sont depasses en moyenne sur une bande de 200 m de part et d’autre du peripherique. Les niveaux de benzene et de particules sont «problematiques aux abords immediats du peripherique sur une bande de quelques dizaines de metres», indique l’etude.
    De tres nombreux batiments se situent a proximite immediate du peripherique a la Porte de Gentilly, notamment la cite Universitaire (dont la maison du Liban se trouve a moins de 10 metres).
    La pollution n’est que partiellement attenuee par les batiments: dans une maison de retraite proche de l’axe routier, les niveaux de monoxyde d’azote et de benzene sont quasiment identiques a l’interieur et a l’exterieur. En revanche, on observe un abattement de 10 a 90% des niveaux de dioxyde d’azote selon les pieces.
    «Les conclusions qui viennent d’etre publiees sont catastrophiques», estime Yves Contassot, adjoint a l’environnement (Verts) du maire de Paris, soulignant dans un communique distinct que des personnes «vivent, travaillent ou font du sport a moins de 150 m de part et d’autre de cette autoroute urbaine».
    M. Contassot est le representant de la mairie de Paris au conseil d’administration d’Airparif.
    Le peripherique est «responsable a lui seul de 30% de la pollution subie dans Paris intra-muros», rappelle M. Contassot, qui prone «l’interdiction du trafic des poids lourds et la reduction de la vitesse a 50 km/h».
     
    8- Eco2graphie. Le baril de lessive se fait secher, Liberation, 06/02/08
    Par la redaction de Terra Economica

     

    Chaque mercredi, le bilan ecologique d’un produit.
    Vingt millions de lave-linge tournent chaque jour dans l’Hexagone. Un Francais programme une lessive toutes les 72 heures. Mais ce n’est pas, cette semaine, la machine a laver qui a retenu notre attention. Plutot la poudre ou le liquide magique que l’on glisse a l’interieur. Un individu consomme environ 10 kg de lessive par an. Sans savoir ce qui se cache a l’interieur du baril.
    Bouillon de culture. On y trouve d’abord des detergents. Ou plus jargonneux, des tensioactifs. En fait des molecules complexes qui accroissent le mouillage du linge, emprisonnent les salissures et les bloquent afin qu’elles ne s’agrippent plus aux vetements. On y decouvre aussi des agents blanchissants, des elements alcalins qui maintiennent le niveau eleve d’acidite de l’eau, des anticalcaires et meme des composants creant des reflets bleus sur le linge afin - prodige de la technologie - de lui donner une apparence plus blanche. Bref, une partie du contenu du baril sert a nettoyer, le reste tient du papier cadeau.
    Et ceci a un prix qui n’est pas seulement financier. Car les eaux des lessives passent ensuite par la station d’epuration, dont l’efficacite, en France, est estimee a 75 %. Ces eaux sont ensuite liberees dans la nature. Et la, c’est le bouillon de culture. Les detergents diminuent, par exemple, le taux d’oxygene dans l’eau. Certains sont suspectes d’interferer sur le metabolisme des animaux. Les phosphates, interdits en France depuis debut 2007 dans les lessives, meme s’ils sont utiles en soi, accelerent le developpement d’algues. Quant aux agents blanchissants, ils contiennent des toxiques qui agressent les elements organiques. Fin 2006, six agences de l’eau et l’Institut national de la consommation (INC) avaient mis le nez dans les eaux de sortie de machines. 35 lessives avaient ete passees au crible - poudre, liquide et tablettes - pour en mesurer l’ecotoxicite. Resultat : quatre d’entre elles avaient ete signalees pour leur «ecotoxicite tres elevee».
    Sans parfum. Pour Mireille Raguet, chargee de mission a l’Agence de l’eau Seine-Normandie, «les Francais doivent comprendre que les stations d’epuration ne sont pas a 100 % efficaces. Et quoi qu’en disent les industriels, les lessives ne sont pas immediatement biodegradables une fois rejetees avec les effluents». Alors que faire ? Bien programmer son lave-linge, ne pas avoir la main trop lourde sur la lessive qu’on preferera sans parfum, grouper les passages en machines, opter pour des noix de lavage bio et naturelles… Une evidence : a trop laver on risque de finir par tout salir.
    A lire aussi sur Terra Economica, le bilan ecologique du cercueil et celui de la pile.
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    9- Waitrose met le lait en eco-sachets, Mescoursespourlaplanete, 06/02/08
     
    Selon une etude de l’enseigne suisse Migros, l’impact environnemental d’une bouteille de lait en plastique PET (la plus frequente en France) est sept fois plus important que celui du sachet souple (solution la plus ecologique pour l’emballage du lait, souvent privilegiee dans les pays europeens, mais encore peu courante dans l’hexagone) - la brique est une solution intermediaire avec 4 fois plus d’impact que le sachet. Ces chiffres expliquent que les enseignes en quete de nouvelles pratiques environnementales passent de plus en plus au sachet, comme vient de le faire Waitrose cette semaine, dans plus de 50 de ses magasins britanniques, avec un nouvel emballage de lait (bio) baptise « Eco-pak » qui utilise 75% de plastique en moins qu’une bouteille en plastique. Waitrose espere convaincre ses clients d’utiliser le sachet comme eco-recharge pour remplir une bouteille reutilisable, et ainsi reduire significativement les quantites de dechets generees (seulement 7% des 9 millions de bouteilles en plastique vendues chaque annee en Angleterre sont recyclees).
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    10- Le sondage IFOP sur la perception du marche de la distribution de l'eau, Les Echos, 07/02/08
     
    En pleine campagne des municipales, la federation des distributeurs d'eau independants (FDEI) prend l'opinion a temoin sur le defaut de concurrence qui entoure le marche de l'eau. 
    Consultez les resultats du sondage
    <http://www.lesechos.fr/info/energie/300240045.htm>
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    11- Les nanoparticules, des risques nouveaux pour la sante et l'environnement, AFP, 07/02/08
     
    Paris (AFP) - 21h43 - Corollaires du developpement des nanotechnologies, les nanoparticules s'infiltrent de maniere inedite dans les organismes vivants, dont le corps humain, obligeant a revoir les mesures de prevention sanitaires pour les professionnels, voire les consommateurs, ont explique jeudi des experts.
    Les professionnels participant a l'elaboration ou la production de ces nouveaux materiaux, qui devraient etre deux millions avant 2015, sont les plus exposes a l'inhalation de ces particules presentant au moins deux dimensions sur trois inferieures a cent nanometres, soit un dix-millieme de millimetre.
    Avec des proprietes chimiques tres diverses, les nanoparticules ont pour trait commun d'avoir une tres faible masse mais d'occuper une surface proportionnellement considerable.
    "Plus la matiere est coupee en petits morceaux, plus elle est reactive et donc dangereuse", a prevenu Daniel Bloch, medecin du travail au Commissariat a l'energie atomique (CEA), au cours d'une conference de presse a Paris de l'Observatoire des micro et nanotechnologies (OMNT), une structure de recherche commune au CEA et au CNRS.
    Le principe est le meme que "quand vous faites un plat en sauce et que vous mettez un oignon, vous l'emincez pour donner plus de gout", a explique M. Bloch.
    Dans l'industrie, l'exposition aux poussieres est traditionnellement mesuree a l'aide de la masse des particules, mais concernant les nanomateriaux, "la surface sera probablement un parametre plus pertinent que la masse", a estime ce specialiste.
    Selon M. Bloch, "les valeurs limites d'exposition professionnelle pourraient s'averer trop elevees s'agissant des aerosols de nanoparticules". Heureusement, des moyens existent pour eviter l'exposition, les dispositifs efficaces pour les gaz l'etant aussi pour les nanoparticules.
    Plus de 550 produits contenant ces nouvelles matieres sont aujourd'hui commercialises, un chiffre en rapide augmentation. Les substances les plus couramment utilisees sont l'oxyde de titane et l'oxyde de silice pour les cremes corporelles.
    "Le franchissement de la barriere cutanee ne se fait pas quand la peau est saine, mais elle est possible en cas de coup de soleil, par exemple", rappelle Francelyne Marano, directrice du laboratoire de cytophysiologie et toxicologie cellulaire de l'Universite de Paris 7.
    Certaines matieres sont egalement utilisees dans l'alimentation, comme la silice colloidale qui entre dans la composition du chocolat en poudre pour eviter la formation de grumeaux.
    La capacite des nouveaux materiaux a passer des poumons dans le sang puis dans d'autres organes reste encore mal connue, souligne Mme Marano. Mais l'inquietude est la car "on retrouve le type de conformation de l'amiante chez les nanotubes".
    Et il semble etabli que les nanoparticules peuvent provoquer a des concentrations elevees un stress oxydant, donc des inflammations.
    Dans la nature, elles "peuvent transporter par gramme de grandes quantites de contaminants connus" tels l'arsenic ou les pesticides, a explique de son cote Jean-Yves Bottero, directeur du Centre europeen de geosciences de l'environnement (CEREGE) d'Aix-en-Provence.
    Par chance, leur impact a court terme est limite par le fait que "les nanoparticules semblent vite bloquees dans leur transfert et restent dans le sol sans atteindre la nappe phreatique", selon ce scientifique.
    Mais il se peut qu'on ait "a faible dose, une alteration masquee de l'ADN (patrimoine genetique) sur le long terme" et des effets sur la biodiversite.
     

    Abeilles

    Lettre d'information du MDRGF
    Non au Cruiser ma飐
    Manifestation contre l'homologation du Cruiser jeudi 21 f関rier ?Paris, ?10h00 sous la tour Eiffel
    Manifestation contre l'homologation du Cruiser jeudi 21 f関rier ?Paris

    Nous demandons le retrait de l抜nsecticide CRUISER?produit par la firme SYNGENTA

    Le minist鑢e de l抋griculture vient d抋utoriser le Cruiser ma飐 ( mol閏ule active :le Thiametoxam. )
    Ce produit ne satisfait pas aux exigences de s閏urit?pour l抋beille et l抏nvironnement . Cette mol閏ule neurotoxique reste active tr鑣 longtemps dans le sol, l抏au et les plantes dans lesquels elle se diffuse pour exprimer sa toxicit? Les abeilles et de nombreux autres insectes pollinisateurs, les oiseaux, les vers de terre en subissent les cons閝uences sur leur sant?

    NON A L扞NSECTICIDE CRUISER?br> TUEUR D扐BEILLES ET DE BIODIVERSITE !

    Un des objectifs du grenelle de l抏nvironnement est la r閐uction de l抲sage des pesticides.
    Commen鏾ns d鑣 maintenant ?ne plus autoriser de mol閏ules destin閑s aux ?Traitements de Semences ?alors qu抩n les sait dangereuses, syst閙iques et persistantes.
    Le minist鑢e pr閏ise qu抜l ne sera utilis?que sur les ma飐 ensilage et grain 卻oit d閖?3 millions d抙ectares potentiellement concern閟 !
    ?en Italie des milliers de ruches ont p閞i au printemps 2007 au moment du semis ?cause des poussi鑢es toxiques. Quelques millioni鑝es de grammes suffisent ?tuer les abeilles..
    Le Syst鑝e d掗valuation est ?revoir. Pr閟 de 3000 formulations commerciales de produits insecticides sont autoris閑s en France. L抏nvironnement est soumis ?une pression trop grande par des expositions r閜閠閑s ?des toxiques ! des alternatives existent et d抋utres sont ?inventer.

    Arr阾ons l?le g鈉his et les mensonges !
    La biodiversit?est la richesse du monde .
    Vivre du m閠ier d抋piculteur n閏essite que l抏nvironnement soit respect閑
    et que soient respect閟 les engagements pris devant les Fran鏰is !


    Tous ?Paris sous la tour Eiffel
    JEUDI 21 FEVRIER 2008

    MANIFESTATION A L扐PPEL DE LA COORDINATION DES APICULTEURS DE FRANCE ET DES ONG DU GRENELLE DE L扙NVIRONNEMENT

    ?10h 00 accueil sous la tour Eiffel
    ?10h30 prises de paroles des repr閟entants des structures apicoles et des associations environnementales
    ?11h00 d閜art de la Manifestation
    ?13h00 -15h00 Prises de paroles des d閘間ations d抋piculteurs

    Les organisations organisatrices :

    UNAF (Union Nationale de l扐piculture) - SNA (Syndicat National d'Apiculture) ?FNOSAD (F閐閞ation Nationale des Organisations Apicoles D閜artementales) ?SAPCO (Syndicat des Apiculteurs Professionnels du Centre et de l'Ouest) ?SAPRA (Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Rh鬾e -Alpes) ?SAPB (Syndicat des Apiculteurs Professionnels Bretons) ?SPMF (Syndicat des Producteurs de Miel de France) ?SAPP (Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Provence) - Commission apicole de la conf閐閞ation paysanne ?FEDAPI (F閐閞ation des Coop閞atives Apicoles)
    MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des G閚閞ations Futures ) ?France Nature Environnement ?Agir pour l抏nvironnement ?les Amis de la Terre ?LPO (ligue pour la protection des oiseaux)- Alliance pour la Plan鑤e
    Aidez les G閚閞ations Futures, adh閞ez au MDRGF

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    A remplir et retourner accompagn?de votre r鑗lement a : MDRGF 40 rue de Malte 75011 Paris :

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    J抋dh鑢e au MDRGF ?Adh閟ion 2008

    montant de l'adh閟ion (cochez la case O):

    25Euros (adh閟ion de base) O 50 Euros (adh閟ion soutien) O

    100 Euros ou plus O ( Grand donateur)

    10 Euros (chomeur) O Autre : ......

    Mme/M/Melle (Nom-Pr閚om): ______________________________________________________________

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    Lettre d'information du MDRGF. Plus d'infos sur les pesticides et les OGM sur notre site http://www.mdrgf.org  le site du MDRGF

     

    Insecticide Regent TS et abeilles :
    possibilités de risques inacceptables pour les abeilles selon un rapport officiel du CST !
    Abeilles: le pesticide Régent présente un "risque inacceptable"
    Abeilles: le pesticide Régent présente un "risque inacceptable"
    AFP - Vendredi 15 février,PARIS, (AFP) –
    Le pesticide fipronil, commercialisé sous l'appellation Régent par le chimiste allemand BASF et interdit en France depuis 2004 pour le maïs et le tournesol, fait courir "des risques inacceptables" aux abeilles, selon un rapport officiel parvenu à l'AFP.
    Une comparaison entre des abeilles exposées à des niveaux de concentration différents de fipronil, a mis évidence des résultats "préoccupants" qui "ne permettent pas d'exclure des risques inacceptables" pour les abeilles, selon ce rapport d'un comité dépendant du ministère français de l'Agriculture.Ce comité avait publié en 2003 un rapport sur l'insecticide Gaucho, produit par Bayer, également interdit en 2004 dans les semences à cause des risques neurologiques qu'il présenterait pour les abeilles.La diminution de la population d'abeilles, qui présente un danger pour la reproduction par pollinisation des végétaux, a été enrayée en France depuis l'arrêt de l'utilisation de ces deux substances, mais la controverse a rebondi avec la récente homologation par le gouvernement d'un nouvel insecticide, le Cruiser.
    Selon le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), le rapport sur le fipronil "montre clairement le danger inhérent à des insecticides systémiques" (famille à laquelle appartiennent les trois insecticides Régent, Gaucho et Cruiser). Ce mouvement demande "la suspension immédiate de l'homologation du Cruiser sur le maïs et un engagement du gouvernement à ne plus homologuer ces substances".
    De son côté, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a conduit une étude sur 120 colonies d'abeilles domestiques pour examiner les cause de mortalité de ces insectes. "Aucune relation statistique entre la présence de résidus et les populations d'abeilles adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies n'a pu être mise en évidence", selon l'étude de l'Afssa qui précise toutefois que ses résultats "sont fondés sur un très petit nombre d'observations".
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    Abandon des tests de toxicité sur les rongeurs

    Les tests de toxicologie aiguë menés sur les petits rongeurs pour tester les nouveaux médicaments avant qu'ils n'entrent en phase I d'essais cliniques chez l'Homme sont une méthode du passé, si l'on en croit un rapport publié par un groupe de 18 organismes européens et compagnies pharmaceutiques. Le rapport publié indique un large soutien de l'European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations (EFPIA) et du National Centre for Replacement, Refinement and Reduction of Animals on Research (NCR3s) qui a notamment en coordonnant les discussions.

    Ces tests, jusqu'à présent obligatoires pour tout médicament expérimental, servaient à déterminer la dose unique minimale conduisant à des effets de toxicité aiguë chez l'animal. Ils représentent environ 4% de la totalité des animaux de laboratoires utilisés en Europe, soit près d'un demi-million de rats et de souris par an. Alors que ces tests avaient été utilisés pour la première fois en 1927, les auteurs du rapport estiment qu'ils sont peu fiables en ce qui concerne les risques potentiels pour l'être humain et que de nouveaux tests plus précis ont été mis au point ces dernières années, qui ne nécessitent pas l'utilisation d'animaux de laboratoires (par exemple des tests pharmacologiques en culture cellulaire ou tissulaire). Ce sont ainsi plusieurs milliers de rongeurs qui seront épargnés chaque année.

    Le rapport reflète également un nombre toujours plus important d'initiatives visant à : (i) accélérer le développement de nouveaux médicaments ; (ii) réduire les échecs et l'escalade des prix du développement des nouveaux médicaments ; (iii) identifier les effets secondaires et les problèmes potentiels de manière plus rapide.

    Les instances réglementaires européennes, américaines et japonaises n'ont émis aucune objection, et l'abandon des tests sur animal de laboratoire pourrait être inclus au sein de la révision des normes internationales devant prendre place dans les deux ans à venir. Certaines compagnies pharmaceutiques ont déjà réduit l'utilisation de ces tests de 70%, soit à près de 15.000 le nombre de rongeurs utilisés dans le développement de médicaments. Ce nombre d'animaux peut paraître relativement faible par rapport au nombre total d'animaux utilisés en laboratoire, mais il s'agit, selon le docteur Sally Robinson d'AstraZeneca (leader du rapport), d'une étape significative allant dans la bonne direction.

    BE Royaume-Uni numéro 83 (15/02/2008) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT
    http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53065.htm


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    Sélection

    21- Premier cas de resistance d'un insecte a l'insecticide d'un coton OGM, AFP, 08/02/08
     
    Paris (AFP) - 16h33 - Des chercheurs de l'Universite d'Arizona ont mis en evidence le premier cas documente de resistance d'insectes a une plante genetiquement modifiee pour produire son propre insecticide, un coton OGM porteur d'une toxine Bt, selon Nature Biotechnology.
    L'equipe de Bruce Tabashnik (departement d'entomologie, Universite d'Arizona) a passe en revue une dizaine d'annees d'etudes portant sur des cultures de coton et de mais Bt en Australie, Chine, Espagne et aux Etats-Unis.
    Ils ont constate que des resistances sont apparues sur des insectes ravageurs du coton (Helicoverpa zea) dans une douzaine de champs de coton dans le Mississippi et en Arkansas entre 2003 et 2006, soit 7 ans ou plus apres l'introduction du coton Bt en 1996 dans ces Etats.
    En revanche, les chercheurs n'ont pas trouve de resistance dans les autres zones etudiees.
    Les insectes ont developpe au fil des ans une capacite a resister a la toxine Cry1Ac produite a partir d'un gene tire de la bacterie Bacillus thuringiensis (Bt), delivree par le coton genetiquement modifie.
    "Ce que nous voyons, c'est l'evolution en marche", a explique Bruce Tabashnik. "Il s'agit du premier cas documente de resistance contracte dans les champs a une culture Bt", a-t-il souligne.
    Les insectes resistants se sont reveles sensibles a un autre coton genetiquement modifie, en combinant la toxine Cry1Ac avec une autre, Cry2Ab.
    Les ecologistes mettent en garde depuis longtemps contre l'apparition de resistance parmi les insectes dans les cultures genetiquement modifiees, qui conduiraient a accroitre les quantites de toxines utilisees, ou a changer sans cesse de pesticide.
    Les scientifiques auteurs de l'article precisent qu'aucun autre cas de resistance n'a ete mis en evidence, en depit de la mise en culture de 162 millions d'hectares de coton et de mais Bt depuis l'introduction de ces semences par le geant americain Monsanto en 1996.
    Pour prevenir l'apparition de resistances, les agronomes preconisent l'instauration de champs "refuges" autour des cultures OGM, ou les insectes se croiseraient avec leurs congeneres indemnes de tout pesticide.
    Cette strategie semble fonctionner a condition de maintenir des refuges en abondance, notent les chercheurs. La proportion de ces zones tampon en Arkansas et au Mississippi, ou sont apparues les resistances, etait seulement de 39% contre 82% en Caroline du Nord.
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    22- Decouverte du plus petit reptile volant de la planete : 25 cm d'envergure, AFP, 11/02/08
     
    Rio de Janeiro (AFP) - 23h03 - Le plus petit reptile volant prehistorique, une nouvelle espece de pterosaure mesurant 25 cm d'envergure, a ete presente lundi par des paleontologues bresiliens et chinois lors d'une conference de presse a Rio de Janeiro.
    Baptise "Nemicolopterus crypticus" ("l'habitant aile cache de la foret"), ce fossile a ete trouve pratiquement complet par des paleontologues chinois a Luzhougou, dans la province chinoise de Liaoning, en 2004.
    Quatre ans ont ete necessaires pour que des paleontologues bresiliens reconstituent la replique du squelette dans le cadre d'un partenariat sino-bresilien.
    "Cette decouverte ouvre un nouveau chapitre dans l'evolution des reptiles volants qui vivaient il y a entre 220 et 65 millions d'annees", a declare le paleontolgue bresilien Alexander Kellner du Musee national/UFRJ.
    Le materiel a ete retire des roches sedimentaires qui font partie de la Formation Jiufotang (il y a 120 millions d'annees), dans la periode du Cretace par des paleontologues de l'Institut de Paleontologie et Vertebres et Paleoanthropoplogie de Pekin. Le fossile original est reste en Chine.
    Selon M. Kellner, les grands pterosaures (de cinq a dix metres d'envergure) qui s'alimentaient de poissons seraient les descendants de petits animaux comme le Nemicolopterus crypticus qui lui s'alimentait probablement d'insectes.
    Si on le compare a d'autres especes de pterosaures, le Nemicolopterus crypticus est vingt fois plus petit que le pterosaure bresilien Anhanguera piscator.
    Cette nouvelle espece decouverte presente des adaptations comme la courbure des phalanges des pieds ce qui suggere qu'elle vivait au sommet des arbres. Une autre particularite est l'absence de dents.
    Outre la Chine, le Bresil est egalement un endroit ou l'on trouve des fossiles de pterosaures. On a notamment decouvert dans le bassin d'Araripe, dans le Ceara (nord-est) des restes bien preserves de ces reptiles volants d'une envergure de plus de cinq metres qui ont disparu il y a 65 millions d'annees.
    La decouverte a ete decrite par les chercheurs chinois et bresiliens dans un article publie dans la revue americaine "Proceedings of the National Academy of Sciences" (PNAS).
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    23- Quand on partage des jardins, Sept ici n°11, le journal des 7 conseils de quartier du 20e arrondissement de Paris, janvier-juin 2008

     

    Quelques centaines de metres carres et un autre monde s'ouvre a vous. Des fleurs, des plantes et des legumes s'epanouissent desormais en pleine ville, dans ces petits jardins, ici ou la, qu'il fallait oser concevoir, nouveaux espaces verts venus s'integrer dans le paysage, surtout celui de l'Est parisien. L'aventure a commence en 2004 et Paris compte aujourd'hui une bonne quarantaine de ces jardins partages. Deux d'entre se nichent de part et d'autre de la rue de Menilmontant. Leroy seme, a la hauteur du 317 rue des Pyrenees, est situe dans le « territoire » du conseil de quartier Belleville, et, a quelques encablures, en descendant vers la place Gambetta, le jardin des Soupirs, dans le passage du meme nom, est sur le « territoire » du conseil de quartier Telegraphe Pelleport Saint‑Fargeau.
    Inaugures en 2005 et 2006, ces coins de campagne reviennent de loin, obtenus de haute lutte par les habitants mobilises contre l'urbanisation des terrains, et crees, souvent, apres une longue periode de concertation.
    Un coin sauvage, un potager, une mare...
    Appartenant a un projet associatif, ces jardins sont collectifs. Il n'y a pas de parcelles individuelles, a l'exception celles qui sont destinees aux ecoles ou aux centres sociaux, invites a entretenir leur espace comme ils le souhaitent dans le respect de la Charte Main Verte. Les methodes utilisees sont en effet respectueuses de l'environnement qu'il s'agisse de la gestion de l'eau ou des engrais biologiques, du compostage, des plantations d'essences adaptees au sol et au climat. Si chaque jardin etablit son reglement interieur et son mode de fonctionnement, le principe est donc que les travaux soient realises en commun, par des jardiniers experimentes ou non. Ici, un coin sauvage, un espace pour les petits, un potager, une mare et ses papyrus ; la, des plantes medicinales, aromatiques et grimpantes ; dans les deux cas, des cabanons pour ranger les outils et s'abriter. Ces jardins partages, accessibles a tous offrent ainsi des coins de vie ou s'organisent degustation de soupes et de confitures, pique‑nique et expositions d'oeuvres d'art ou de fragments poetiques, ou se programment des animations en fonction des saisons : du repas de quartier aux beaux jours a la fabrication de mangeoires par les enfants pour les oiseaux des les premiers froids.
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    Jardin Leroy seme
    6, cite Leroy a hauteur du 317 rue des Pyrenees
    Permanences le samedi de 14h30 a 17h30 et le dimanche matin de 10h a 13h (en dehors des intemperies)
    Metro Jourdain
    Bus 96 et 26, arrets Pyrenees Menilmontant
    <www.jardin‑leroyseme.org>
    Jardin des Soupirs
    18, passage des Soupirs
    (entre la rue des Pyrenees et la rue de la Chine)
    Permanence le samedi matin de 10h a 13h
    Metro Gambetta
    Bus 96 et 26, arrets Pyrenees Menilmontant
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    En images
    24- Un faucon crecerellette, en voie de disparition, observe au Senegal, TF1, journal de 20h, 04/02/08
     
    C'est une decouverte importante pour les ornithologues. Le plus grand rassemblement de rapaces insectivores a pu etre observe au Senegal.
    A voir a :
    <http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3703405,00-faucon-crecerellette-voie-disparition-observe-senegal-.html>
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    Une publication
    25- Les vers mangent mes dechets, Marie Appelhof et Agnes Allard, Editions Vers la Terre, fevrier 2008
     
    Les vers de terre mangent mes dechets. Ils les mangent depuis les vingt-cinq dernieres annees. Avant cela, je me plaignais souvent de l'odeur degagee par le marc de cafe, les peaux de banane, les miettes de la table et autres dechets alimentaires que je jetais pele-mele dans ma poubelle de cuisine.
    Je me suis debarrassee de l'odeur dans ma cuisine quand j'ai appris comment composter mes restes de nourriture, en exterieur, en les melangeant a l'herbe coupee, les feuilles, le fumier, et la terre. Cependant, bien que la decomposition fonctionne bien au printemps, en ete et en automne, ca ne fonctionnait pas vraiment pendant les hivers nordiques.
    Soit le sol gelait, soit je devais patauger dans la neige pour atteindre le tas de compost. Parfois meme, le tas de compost gelait ! Maintenant je laisse les vers de terre aider a la decomposition a l'interieur de la maison, et les dechets engendrent moins d'odeurs a l'interieur d'une ferme a vers de terre que dans une poubelle.
    Les vers mangent mes dechets, Marie Appelhof et Agnes Allard, Editions Vers la Terre, fevrier 2008, 180 p., 20,80 euros
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    1- Impact du rechauffement climatique sur le hetre, Forets de France n°510, janvier-fevrier 2008
    Christelle Moussu

     

    On entend dire que le hetre souffrirait du changement climatique et que des deperissements lies a ce changement climatique auraient ete observes en France. Le hetre serait voue a voir son aire de repartition regresser fortement au cours des prochaines annees de ce siecle. Qu'en est‑il de la situation de ta deuxieme essence feuillue en France ? Le point de vue des scientifiques : l'Inra et le Departement sante des forets (DSF).
    Le hetre en France
    Aujourd'hui, il est l'essence feuillue principale dans une grande partie de l'Europe. En France, il s'installe notamment dans es Vosges, le Jura, et le Massif central, en plaine dans le nord de la France et en altitude dans le sud. Il s'eleve en montagne jusqu'a 1200 m dans les Vosges, 1500 m dans le Jura et es Alpes et 1700 m dans les Pyrenees et en Corse.
    Lorsque la pluviosite est suffisante, c'est-a‑dire superieure a 800 mm par an, il se hisse a 1400 m et meme plus haut dans la partie sud des Alpes. Le hetre est une espece qui connait une expansion notamment dans les forets de montagne. D'apres les donnees de l'inventaire forestier national (IFN), il y avait en 2000, 1292000 hectares de hetre en France, soit 9,5 % de la foret francaise. En 2006, il y en avait 1304 000 hectares, soit 9,3 % des forets (mais celles‑ci ont entre‑temps augmente leurs surfaces).
    1. Les etudes de 1'lNRA
    Les changements dans les contraintes climatiques au cours des cent prochaines annees auront sans doute un effet sur la repartition et l'extension des principales essences forestieres. Une etude realisee par l'lnra (institut national de la recherche agronomique) de Nancy et l'Inventaire forestier national (IFN), dans le cadre du projet Carbofor, permet, en appliquant aux donnees climatiques futures des modeles mis au point a partir des donnees concernant la vegetation et le climat actuels, de proposer un scenario possible d'evolution de la foret francaise. Ce travail s'inscrit dans le cadre du programme Gestion et impacts du changement climatique (GICC) coordonne par le ministere de l'ecologie et du Developpement durable. Il a ete finance par le minisere de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Peche et des Affaires rurales et soutenu par le GIP‑Ecofor.
    Le hetre commun (Fagus sylvatica L.) est present dans toute l'Europe occidentale moyenne. Il y occupe un vaste territoire : plus de 12 millions d'hectares. C'est une essence de plaine dans le nord de son aire et plutot de montagne vers le sud. En France, il est present a peu pres partout, sauf raisons particulieres comme l'hydromorphie de la Sologne ou les consequen ces historiques des deboisements (en Champagne crayeuse par exemple). Les regions les plus couvertes par le hetre sont la Lorraine, la Champagne‑Ardenne, l'Alsace, la Bourgogne, la Franche‑Comte, le Rhone‑Alpes, l'Auvergne, le LanguedocRoussillon et le Midi‑Pyrenees.
    Le hetre est une espece en expansion sur le territoire francais. Les peuplements dans lesquels le hetre est l'essence principale couvrentl 304 000 hectares (soit 9,3% de la surface boisee). D'une importance economique majeure, cette essence a ete, et est encore, tres etudiee. Il a besoin d'un bilan hydrique favorable en debut d'ete (Juin, juillet). Un bilan hydrique favorable, c'est a la fois de bonnes precipitations et une bonne reserve utile des sols. On peut trouver cette essence aussi bien sur des sols acides que calcaires. L'analyse climatique de la croissance radiale* du hetre (dendroclimatologie*) a montre que pres de 70 % de la variance interannuelle des accroissements pouvaient etre expliques par les deficits hydriques du debut de l'ete de l'annee en cours et du debut de l'ete de l'annee precedente - pour simplifier l'on peut donc dire que la largeur des cernes du hetre est fortement liee aux etes secs de l'annee ou de l'annee precedente. Exemple avec la canicule de 2003 : la plus forte reduction de croissance a ete observee en 2004 !
    L'analyse des causes des variations de l'etat des cimes a par ailleurs confirme l'importance des stress hydriques estivaux dans les fluctuations interannuelles des pertes foliaires du hetre avec un effet differe d'un an.
    L'aire de repartition potentielle du hetre en 2100 pourrait fortement regresser a cause de plus fortes temperatures en ete et d'une baisse des precipitations. Elle serait confinee au quart Nord‑Est et aux regions de montagne (cf. cartes page precedente). Ce s resultat obtenu avec un scenario modere ?. (+ 2°C en 2100 alors que certains modeles prevoient des augmentations de temperatures jusqu'a + 6°C) montre a quel point nos paysages pourraient etre modifies. Cependant, ce scenario n'est pas une prediction. Il existe tout d'abord de fortes incertitudes sur les evolutions du climat pendant le siecle a venir. Certes, les modeles climatiques peuvent encore etre ameliores, mais les plus grosses incertitudes sont liees aux quantites de gaz a effet de serre dans l'atmosphere et ces quantites de gaz sont directement dependantes des activites humaines: s'il est aujourd'hui difficile de prevoir le climat de demain c'est essentiellement parce qu'il est difficile d'evaluer la demographie, l'economie, la sociologie, les technologies de demain.
    Aux incertitudes sur le climat s'ajoutent les incertitudes concernant le comportement des especes : les vegetaux pourront‑ils migrer a la vitesse imposee par le changement climatique ? Quels seront les nouveaux equilibres entre les plantes, les organismes symbiotiques ou pathogenes, les insectes, etc. ? Assisterons‑nous a des deperissements massifs ou plus diffus ? Le potentiel genetique des arbres sera‑t‑il au contraire suffisant pour permettre aux arbres de traverser cette crise climatique ? Toutes ces questions et bien d'autres encore sont autant de sujets d'etudes pour les scientifiques... Affaire a suivre.
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    Lexique
    *Croissance radiale = c'est l'accroissement du rayon d'un arbre. Un cerne de 5mm chaque annee durant dix ans equivaut a une croissance radiale de 5 cm.
    **Dendrodimatotogie = c'est l'etude des climats passes en utilisant ta largeur des ses comme indicateurs. S'il fait sec, l'arbre ne pousse pas et sa croissance radiale l’annee n est faible. Tous les arbres ont alors, pour cette annee, un cerne fin.
    ***Pertes foliaires = pertes de feuilles.
    Cartes sur la niche climatique potentielle du hetre, actuelle (a gauche), et a la fin du 21eme siecle (a droite)
    Brun, rouge et orange = probabilites fortes – jaune, vert clair et vert fonce = probabilites moyennes – bleu clair et bleu fonce = probabilites faibles.
    A visualiser a :
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    Merci a Vincent Badeau, UMR ecologie et ecophysiotogie forestiere ‑ Inra Nancy pour ses explications.
    Pour en savoir plus
    Projet Carbofor :
    Incertitudes sur le climat
    Dossier dans Forets de France n° 509 sur le changement climatique.
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    2. Les etudes du DSF ‘departement sante des forets), a lire dans Forets de France n°510, janvier-fevrier 2008
    3- Le rechauffement de la planete entraine une "desertification" croissante des oceans, Le Monde, 04/02/08
    Stephane Foucart
     
    Sur la terre ferme, les deserts se distinguent a l'oeil nu. En mer, le probleme est tout autre : il faut l'aide d'un satellite capable de voir la "couleur" de l'ocean. En utilisant les images de l'instrument SeaWIFs (Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor), en orbite depuis 1997, des oceanographes menes par Jeffrey Polovina (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) ont dresse la carte des grands deserts oceaniques et, surtout, sont parvenus a en determiner l'evolution depuis une decennie.
    Leurs travaux, a paraitre dans la revue Geophysical Research Letters (GRL), montrent une progression rapide de ces zones biologiquement peu actives. Depuis 1998, ces "deserts" ont gagne environ 6,6 millions de km2, soit douze fois la superficie de la France metropolitaine. Sous l'influence du changement climatique en cours, l'accroissement des zones steriles de l'ocean est prevu par la theorie. Mais la cadence observee est "considerablement superieure aux previsions des modeles recents", ecrivent les chercheurs.
    En mer comme sur les terres emergees, le desert est un espace prive de vegetaux photosynthetiques. Les chercheurs ont donc cartographie les zones ou la quantite de chlorophylle - donc de micro-algues - est tres faible. La superficie de ces zones augmente dans quatre bassins : Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud. L'Atlantique nord est le plus touche avec une croissance moyenne de ses deserts de 8,3 % par an. L'ocean Indien, lui, semble relativement epargne.
    Comment s'explique le phenomene ? Les chercheurs sont parvenus a le mettre en relation avec la temperature des eaux de surface. Plus celle-ci s'accroit, moins l'activite photosynthetique y est forte : lorsque les couches superieures de l'ocean - celles qui beneficient de la lumiere du soleil - sont plus chaudes, elles tendent a moins se melanger aux eaux des profondeurs, qui sont froides.
    Or ce melange est necessaire a la croissance du plancton vegetal puisque ce sont les eaux profondes qui, poussees par les courants marins, amenent vers la surface les nutriments indispensables a la croissance du phytoplancton. D'autres phenomenes peuvent aussi etre invoques, comme le ralentissement des courants marins, du a l'afflux d'eau douce aux latitudes moyennes et hautes.
    Les principales explications tiennent au changement climatique en cours. "Il est cependant impossible d'affirmer que la tendance que nous observons sur les dix dernieres annees est en integralite due au rechauffement climatique, ni qu'elle va se poursuivre dans l'avenir", precise cependant Melanie Abecassis (universite d'Hawai, Honolulu), coauteur de ces travaux. Les modeles simulant le rechauffement climatique prevoient une expansion des deserts oceaniques "dix a vingt fois moins rapide que ce que montrent les observations", ajoute-t-elle.
    Deux conclusions sont donc possibles : soit les modeles sous-estiment considerablement les effets du changement climatique sur la biologie marine ; soit une part du phenomene resulte d'autres facteurs. Il est ainsi possible que l'expansion recente soit, en partie au moins, causee par des cycles decennaux non encore decrits par les scientifiques. Cependant, un indice plaide en faveur d'une solution principalement liee au rechauffement. "Les bassins sujets a un appauvrissement de leurs eaux sont tous les quatre soumis a des forcages (c'est-a-dire des contraintes externes) differents, pourtant ils semblent suivre la meme tendance", observe ainsi Melanie Abecassis.
    Parvenir a trancher la question revet une importance certaine : la desertification des oceans aura un impact sur les ressources halieutiques, mais aussi sur la capacite des oceans a absorber le dioxyde de carbone (CO2). En prosperant, les micro-algues fixent en effet des quantites considerables de CO2 atmospherique.
    Leur effondrement rapide pourrait donc conduire les climatologues a revoir a la hausse leurs previsions d'augmentation de temperature moyenne pour la fin du siecle.
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    4- L'agriculture de l'Asie du Sud et de l'Afrique australe devra s'adapter au climat, Le Monde, 04/02/08
    Herve Kempf
     
    L'agriculture des pays du Sud sera un des domaines d'activite humaine les plus affectes par le changement climatique. Ce fait est bien etabli par les modeles, mais une question subsiste : ou et comment cette influence se fera-t-elle sentir ? Des chercheurs commencent a y repondre, ce qui permettra d'orienter plus efficacement les investissements agricoles dans les regions concernees.
    Dans la revue Science du 1er fevrier, David Lobell, de l'universite Stanford (Californie), expose avec son equipe une methode d'identification des zones les plus menacees par le changement climatique. Le travail a d'abord consiste a localiser les regions presentant la situation alimentaire la plus precaire ainsi qu'un systeme agricole comparable, notamment en termes de plante majoritairement cultivee (ble, riz, sorgho, etc.). Ensuite, les chercheurs ont analyse les projections des principaux modeles climatiques sur ces regions, qu'il s'agisse de la hausse des temperatures ou de la modification des precipitations. Sur ces bases, les scientifiques ont pu etablir des probabilites d'evolution de la situation a l'horizon 2030.
    Nouvelles varietes et irrigation
    Il en ressort des conclusions "particulierement robustes" pour l'Asie du Sud et l'Afrique australe : ces deux regions, si des mesures importantes d'adaptation ne sont pas entreprises, "souffriront d'impacts negatifs sur plusieurs cultures" et donc d'une insecurite alimentaire accrue. Dans ces zones, le ble, le riz et le mais apparaissent comme les plantes requerant la plus grande attention.
    D'autres regions presentent une sensibilite importante : en Afrique de l'Ouest, les cultures d'igname et d'arachide devraient focaliser l'attention des institutions agricoles, ainsi que le ble dans le Sahel. L'enjeu de ces travaux est en effet d'orienter de maniere adequate les efforts des instituts agronomiques et des institutions d'aide dans les systemes agricoles des regions concernees. Le developpement de nouvelles varietes et l'irrigation sont cites comme etant les principaux outils sur lesquels agir.
    Dans un article de commentaire paru dans le meme numero de Science, deux climatologues, Molly Brown et Christopher Funk, confirment l'importance des changements climatiques a attendre. Ils rappellent cependant que ce n'est pas le seul facteur pesant sur l'avenir des agricultures des pays tropicaux. Il faut aussi tenir compte dans les previsions "du prix du petrole, de la globalisation du marche des cereales et des changements structurels induits par la demande croissante d'agrocarburants et par l'elevation des consommations par tete en Inde et en Chine".
    Quoi qu'il en soit, cette approche cherchant a preciser l'impact climatique sur l'agriculture s'inscrit dans une perception nouvelle du role de celle-ci : l'agriculture est redevenue un domaine ou les investissements doivent etre faits pour eviter une pauperisation croissante des pays du Sud.
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    5- Le ski durable, ca vous gagne !, Ecolife, 04/02/08
     
    Face au changement climatique, les stations de ski sont de plus en plus nombreuses a choisir la piste verte.
    Avec la fonte des neiges, les stations de ski sont particulierement sensibles au rechauffement climatique. Les canons a neige et damages de pistes, energivores et surtout inutiles au-dela d'un certain seuil, n'y suffisent plus. (voir 1/3 de domaine skiable en moins dans les Alpes )
    D'autres demarches sont des lors engagees, jusqu'a repenser les activites proposees en station. Randonnees, raquettes ou VTT ont en effet le net avantage de ne pas dependre d'infrastructures gourmandes en energie.
Les communes s'interessent egalement aux energies renouvelables. A Valloire, une micro centrale hydraulique turbine aux eaux usees pour produire de l'electricite. Le centre sportif de Val Thorens s'est equipe d'un chauffe-eau solaire. Les Gets possedent une chaufferie a bois. Tri selectif, recuperation d'eau de pluie, zones pietonnes, distribution de cendriers, navettes gratuites, reduction des permis de construire : toutes les pistes sont explorees. Car les stations de ski veulent elles aussi surfer sur l'eco-tourisme. 35 stations ont d'ailleurs signe une charte nationale en faveur du developpement durable. Rappelons tout de meme que la France en compte 350.
    Rouler pour skier : le vrai derapage
    Si les canons a neige ont mauvaise presse, ils ne representent pourtant pas le veritable defi environnemental des stations. Un bilan carbone de la commune de Saint-Martin-de-Belleville (Les Menuires - Val Thorens) a permis d'identifier que 74 % des emissions de GES provenaient des transports utilises par les touristes, contre 1,9 % pour les remontees mecaniques et le service des pistes. Autant dire que le veritable enjeu est bien d'encourager les touristes a laisser leur voiture au garage. Ou pratiquer ad minima le covoiturage. Certaines stations proposent des incitations financieres dans ce sens (reduction de forfait). D'autres mettent en place des navettes gratuites. Le defi est de taille. Aux Menuires, seuls 17 % des touristes viennent en train contre 61 % en voiture et 7 % en avion.
Depuis 2003-2004, la frequentation des stations diminue quelque peu (- 2% en 2006-2007 par rapport a 2005-2006), surtout en basse et moyenne altitudes. On pourrait s'en rejouir, tout du moins d'un point de vue environnemental, si la tendance n'etait pas de passer les vacances d'hiver au soleil, a l'autre bout du monde...
    En savoir plus :
    Charte nationale en faveur du developpement durable dans les stations de montagne
    Bilan de la saison touristique hiver 2006-2007 en Rhone-Alpes
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    18- Les fermiers du Wisconsin encaissent les taxes carbones des grosses entreprises americaines, BE Etats-Unis n°110, 08/02/08
     
    Les fermiers du Wisconsin peuvent maintenant beneficier des taxes carbones payees par les entreprises telles que Ford Motor Co, IBM, Sony, Amtrak. Ces taxes carbones sont mises en place par le Chicago Climate Exchange (CCX) qui fait payer des taxes aux entreprises. Le prix de la tonne de CO2 depend du volume de CO2 produit et varie mensuellement (les exemples des mois de decembre 2006 et 2007 sont ci-dessous) :
    Illustration disponible sur le web a l'url :
    Le "Wisconsin Farm Bureau" qui est la plus grande organisation de fermiers de l'etat et qui regroupe pres de 40.000 membres s'interesse aux taxes carbones. En effet, les taxes payees par les entreprises "polluantes" peuvent etre reversees aux fermiers, qui, en echange ne labourent pas leurs terres de facon a ce que le dioxyde de carbone de l'air reste sequestre dans les sols. Quelques fermiers le font deja depuis quelques annees. Pour cela les sols sont prealablement analyses et les fermiers sont payes en fonction de la taille de leurs terres, la surface des terres correspond directement a la quantite de CO2 emmagasine. Les contrats entre le CCX et les fermiers sont de cinq ans.
    Jusqu'a present, le prix de la tonne de CO2 a fluctue entre 80 cents et 5 dollars mais le prix pourrait atteindre jusqu'a 15 dollar d'ici 2012.
    Sources : - Milwaukee Journal sentinel -
    - Chicago Climatex - <http://www.chicagoclimatex.com/>
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    FNH sélection.

    3- Disparition alarmante des mangroves, FAO, 31/01/08
     
    Rome- Malgre la tendance au ralentissement, 20 % des superficies ont ete detruites depuis 1980
    Les dommages environnementaux et economiques provoques par la disparition alarmante des mangroves dans de nombreux de pays devraient etre au centre des preoccupations, selon la FAO qui reclame de meilleurs programmes de protection et de gestion de ces formations vegetales.
    Le monde a perdu environ 3,6 millions d'hectares de mangroves depuis 1980, soit une perte effrayante de 20 % de la superficie totale des mangroves, selon l'etude recente d'evaluation des mangroves de la FAO intitulee "Les mangroves du monde 1980-2005".
    La superficie totale des mangroves est passee de 18,8 millions d'hectares en 1980 a 15,2 millions en 2005, selon le rapport. Il y a cependant eu un ralentissement du taux de deforestation des mangroves qui est passe d'environ 187 000 ha detruits par an dans les annees 1980 a 102 000 ha par an entre 2000 et 2005, refletant une plus grande conscience de la valeur des ecosystemes de mangroves.
    "Les mangroves sont d'importantes formations vegetales qui recouvrent des terres humides et marecageuses. La plupart des pays ont maintenant interdit la conversion des mangroves pour l'aquaculture et evaluent l'impact sur l'environnement avant d'utiliser ces zones de mangroves a d'autres fins", selon Wulf Killmann, expert forestier de la FAO qui s'exprimait a quelques jours de la Journee mondiale des zones humides (2 fevrier 2008).
    "Cela a conduit a une meilleure protection et gestion des mangroves dans certains pays. Mais globalement, la disparition de ces forets cotieres demeure alarmante. Leur taux de disparition est sensiblement plus eleve que celui de n'importe quels autres types de forets", ajoute M. Killman.
    "Si le deboisement des mangroves se poursuit, il peut provoquer des pertes considerables de biodiversite et de moyens d'existence, en plus de l'intrusion du sel dans les zones cotieres et de l'envasement des recifs coralliens, des ports et des couloirs de navigation. Le tourisme souffrirait egalement. Les pays doivent s'engager dans une preservation plus efficace et une gestion durable des mangroves et des autres ecosystemes humides a travers le monde."
    Les pertes continuent
    L'Asie a enregistre la plus importante disparition de mangroves depuis 1980, avec plus de 1,9 million d’hectares detruits, principalement en raison des changements d'utilisation de la terre.
    Au cours des 25 dernieres annees, l'Amerique du Nord et centrale mais aussi l'Afrique ont egalement contribue de maniere significative a la diminution des superficies de mangroves, avec des pertes respectives d'environ 690 000 et 510 000 ha.
    Au niveau des pays, l'Indonesie, le Mexique, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinee et le Panama ont enregistre les plus grandes pertes de mangroves durant les annees 1980. Au total, environ un million d’hectares ont ete perdus dans ces cinq pays - une superficie comparable a la Jamaique.
    Dans les annees 1990, le Pakistan et le Panama ont reussi a reduire leur taux de destruction des mangroves. Inversement, le Viet Nam, la Malaisie et Madagascar ont souffert de deboisements accrus et sont entres dans les cinq principaux pays avec des pertes importantes de superficies dans les annees 1990 et la periode 2000-2005.
    Comme causes principales de la destruction des mangroves, la FAO a cite la pression demographique elevee, la conversion a grande echelle des zones de mangroves pour la pisciculture, l’elevage des crevettes, l'agriculture, les infrastructures et le tourisme, aussi bien que la pollution et les catastrophes naturelles.
    Mieux proteger
    "Sur une note positive, un certain nombre de pays ont enregistre, avec le temps, une augmentation des superficies de mangroves, y compris le Bangladesh", indique Mette Wilkie, experte en foresterie a la FAO.
    "Une partie de la plus grande superficie de mangroves dans le monde, la reserve forestiere de Sundarbans au Bangladesh, est bien protegee, et aucun changement majeur dans toute l'etendue de cette zone ne s'est produit pendant les dernieres decennies, bien que quelques pertes de mangroves aient ete rapportees apres le recent cyclone de 2007. En Equateur, l'abandon des bassins et des structures pour la production de sel et de crevettes a permis la reconstitution de divers sites de mangroves", precise Mme Wilkie.
    Les mangroves sont des forets a feuilles persistantes et tolerantes au sel, qui se situent le long des littoraux, des lagunes, des fleuves ou des deltas dans 124 regions et pays tropicaux et subtropicaux, protegeant les zones cotieres contre l'erosion, les cyclones et le vent.
    Des ecosystemes importants
    Ce sont des ecosystemes importants fournissant du bois, de la nourriture, du fourrage, des plantes medicinales et du miel. Elles sont egalement des habitats pour nombre d'animaux comme les crocodiles, les serpents, les tigres, les cerfs, les loutres, les dauphins et des oiseaux.
    Un large eventail de poissons, de mollusques et de crustaces depend egalement de ces forets cotieres et les mangroves contribuent a la protection des recifs coralliens contre l'envasement resultant de l'erosion des terres.
    L'Indonesie, l'Australie, le Bresil, le Nigeria et le Mexique comptent ensemble pour environ 50 % de la superficie mondiale des mangroves.
    Le rapport de la FAO a ete prepare en collaboration avec des specialistes des mangroves du monde entier et a ete cofinance par l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT).
    La FAO et l'OIBT travaillent actuellement avec la Societe internationale pour les ecosystemes de mangroves et d'autres organisations partenaires pour realiser un atlas mondial des mangroves qui sera publie plus tard dans l'annee.
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    4- Quand l'aquaculture tropicale remplacera la peche, Le Monde, 02/02/08
    Patrice Louis (Fort-de-France, correspondant)
     
    Il veut "cultiver la mer" et y eleve un poisson jusqu'alors inconnu en Martinique : le cobia, ou saumon noir. Pour la ferme aquacole qu'il a creee au large des Anses d'Arlet, dans le sud de l'ile, il vient de recevoir le premier prix agricole de l'installation innovante. Karl Larcher, 35 ans, est peut-etre en passe de gagner son pari : amener les Martiniquais a delaisser un peu les poissons sauvages, dont les populations s'appauvrissent dans les oceans, au profit des poissons d'elevage.
    Dote d'un master europeen en exploitation de production aquatique, M. Larcher a fait un stage en Floride, a l'universite de Miami. C'est la qu'il a decouvert le cobia, a la chair fine, blanche et ferme. L'homme sait que, chaque annee, les Martiniquais consomment 16 000 tonnes de poisson, dont 6 000 pechees sur place et 150 en provenance de l'aquaculture de l'ombrine subtropicale, ou loup des Caraibes. Reste donc environ 10 000 tonnes d'importation a combler.
    En 2003, il entreprend l'elevage experimental du cobia, dont la croissance est superieure a celle du loup. Il fait venir les jeunes poissons par avion de Floride et les eleve en pleine mer, dans des cages en polyethylene. Ancrees off shore a 25 metres de profondeur, celles-ci facilitent l'evacuation des dechets, probleme que connaissent trop les sites francais proches du rivage.
    Quand Karl Larcher se lance dans l'aventure, il n'y a dans la Caraibe que deux autres fermes d'elevage du cobia, a Porto Rico et aux Bahamas. De la Floride a Belize, elles sont aujourd'hui une dizaine. "La Martinique a tout pour etre une puissance aquacole, assure M. Larcher, qui a fourni sa premiere production en juillet 2007. La temperature de l'eau est ideale, il y a un plateau continental suffisant et une ferme produisant 1 000 tonnes emploie 46 personnes." Lui ne fournit pour l'instant que 20 tonnes, avec pour seul frein l'argent. Il n'en a pas moins recu le soutien du conseil regional, qui a finance l'achat d'alevins. "Notre option, c'est la diversification en aquaculture, explique Sylvain Bolinois, president de la commission peche, aquaculture et ressources marines de l'assemblee regionale. Nous avons mise sur lui et nous ne le regrettons pas. Si on avait une dizaine de gars comme ca, on pourrait faire avancer le pays." Signe qui ne trompe pas : en six mois, il s'est attache la clientele des hypermarches de l'ile.
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    5- Un collectif d'associations ecologistes interpelle la classe politique, Tahiti presse, 02/02/08
    CJ
     
    Tahitipresse - Constatant "le caractere souvent vague et non chiffre" des propositions des differentes listes electorales, une quinzaine d'associations s'est regroupee au sein du collectif No To'u Fenua (pour mon "fenua") afin de mettre en place une "dynamique de veille et de vigilance" a l'egard des decisions qui seront prises en matiere d'environnement par les futurs representants a l'Assemblee et par le futur gouvernement.
    Une dizaine de representants de ce collectif etaient presents, samedi matin a la Pointe Venus (Mahina, cote Est de Tahiti) pour informer le public et les candidats a l'election des representants a l'Assemblee de Polynesie francaise de la mise en place, depuis janvier dernier, d'une cellule inter-associative en mesure de proposer une "dynamique de veille et de vigilance capable d'informer et de denoncer" les projets ou les actions en cours ayant un impact ecologique negatif, "a fortiori quand ils ne respectent pas les textes en vigueur".
    "Nous avons envoye un questionnaire a tous les partis inscrits pour le premier tour. Seuls deux d'entre eux, qui ne seront pas presents au second tour, nous ont envoye une reponse", explique Yves Doudoute, de l'association Haururu. "On se demande s'il y a un reel interet des politiques pour la question environnementale, au-dela des professions de foi theoriques", poursuit un autre representant d'association.
    La Pointe Venus, "un lieu symbolique de notre action"
    Ce n'est pas par hasard que le collectif No To'u Fenua avait organise son rendez-vous a la Pointe Venus. Denis Helme, de l'association Haapape a Ara, indique: "Ici, sur un site classe, haut lieu culturel et environnemental et a ce titre symbolique de notre action, un hangar est en train d'etre edifie sans permis de construire. Par ailleurs, cette structure metallique qui sera recouverte de tole n'est pas du tout integree a la vocation touristique et culturelle du lieu. C'est un non-sens".
    D'ou la necessite absolue d'un ministere du developpement durable "transversal et ayant autorite sur les autres ministeres", ajoute Jean-Luc Depierre. "Quatre services, dont le tourisme, sont en charge de la gestion de ce lieu, mais il n'y a pas de coherence entre eux", precise le president de l'association de protection de la vallee de Tipaerui, a Papeete.
    Le collectif, qui se veut "apolitique, au sens politicien du terme, mais implique dans la gestion des affaires de la cite", s'etonne du parcours "erratique et sans transparence" ayant finalement abouti au commencement d'edification de ce qui doit etre un hangar a va'a (pirogue polynesienne). "Nous ne sommes pas contre la construction d'une structure utile aux piroguiers, mais pas dans ces conditions", expliquent ces associations. Les representants du collectif ont signe et vont envoyer aux autorites competentes "et en premier lieu au president de la Polynesie", une demande de remise en etat du lieu.
    Le collectif No To'u Fenua prend date
    No To'u Fenua, qui demande "l'affectation integrale et transparente en faveur de l'environnement de la taxe verte instauree en Polynesie francaise, soit 2,5 milliards Fcfp (env. 20,8 millions d'euros) par an", estime qu'il y a des urgences qui ne peuvent pas etre passees sous silence. A titre d'exemple, "l'expansion inquietante des colonies de petites fourmis de feu, a Mahina et Arue (ndlr, cote Est de Tahiti), une vraie bombe a retardement biologique qu'il s'agit de prendre a bras le corps", estime Denis Helme.
    Pour mieux organiser la transmission des informations et coordonner les actions que les associations vont entreprendre en synergie, le collectif annonce la mise en place d'un site Internet (www.notoufenua.org) qui devrait etre operationnel dans le courant du mois de fevrier. "Avec cette action, aujourd'hui, nous prenons date et nous informons les futurs elus que nous rendrons ainsi transparentes toutes les decisions et toutes les mises en route de chantiers suspectes dont l'existence nous sera transmise par les comites de quartier, les individus et les associations", conclut Yves Doudoute, en insistant egalement sur la dimension pedagogique et "eco-culturelle" du site Internet.
    "Chacun doit se sentir responsable de son propre 'fenua' (ndlr, de son propre pays, de sa propre terre), c'est une condition necessaire a la mise en place d'une veritable responsabilite collective, mais nous en reparlerons a l'occasion de la mise en ligne du site", a-t-il indique.
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    6- Y’a des papous papas, Les manchots de la Republique, blog de Liberation, 04/02/08

     

    Parmi les habitants legitimes de l’ecosysteme subantarctique, le manchot papou est bien souvent considere comme le plus attachant. La ou l’elephant de mer est un grincheux puant, l’otarie une teigne agressive et le manchot royal un snob hautain, cet adorable palmipede timide s’attire rapidement la sympathie de tous.
    Outre le smoking noir et blanc traditionnel, les papous se distinguent par un bec orange vif et des triangles blancs en arriere des yeux relies par-dessus la tete tel un walkman. Detail de coquetterie, de minuscules taches blanchatres saupoudrees sur le visage ajoutent la touche finale a la gueule d’amour enfarinee.
    Environ 20 000 couples se repartissent sur le territoire de l’archipel en formant des colonies modestes depassant rarement quelques centaines d’individus. A l’instar de ses cousins Spheniscides, le Pygoscelis papua est avant tout aquatique et ne s’aventure a terre que pour s’y reproduire et muer. Sa demarche dodelinante rappelle les touchants premiers pas d’un enfant a tel point qu’on a tres envie de s’accroupir en face et d’ouvrir les bras pour l’attendre. En depit de leur inaptitude a la randonnee pedestre, jamais ils ne se decouragent, capables de gravir patiemment, en file indienne, d’abrupts versants cotiers pour rejoindre le troupeau.
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    7- Rejets de poissons : le Parlement europeen soutient les propositions de la Commission, Actu-Environnement, 04/02/08
    R. Boughriet
     
    A l'instar de la Commission en mars dernier, le Parlement europeen a presente un rapport afin d'endiguer le gaspillage de poissons. En effet, les captures indesirees et les rejets menacent la durabilite des pecheries
    Chaque annee, dans les pecheries europeennes et dans le monde, de grandes quantites de poissons sont rejetees. Il s'agit de poissons trop petits captures et rejetes morts a la mer. Loin d'etre anodines, les captures indesirees et les rejets de peche qui s'en suivent impactent fortement la biodiversite marine et reduisent la productivite future des oceans.
    D'apres une etude de 2005 publiee par l'organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les rejets dans l'Atlantique Nord etaient estimes a 1.332.000 tonnes par an, soit 13 % du volume des prises. Pour la mer du Nord, l'estimation se situait dans une fourchette de 500.000 a 880.000 tonnes. Dans les eaux situees a l'ouest de l'Irlande et de l'Ecosse, le volume des rejets etait compris entre 31 et 90 % de celui des captures selon la flotte consideree, l'espece cible et la profondeur. En Mediterranee et en mer Noire, les rejets s'etablissaient a 18.000 tonnes, soit 4,9 % du volume des prises.
    Les rejets nuisent ainsi aux stocks de poissons, en ralentissent ou en empechent la reconstitution et coutent aux pecheurs en temps et energie. Ces chiffres traduisent un gaspillage enorme, avait souligne la Commission europeenne, presentant une communication en mars 2007. La pratique des rejets est erronee en ce sens qu'elle represente un gaspillage de ressources marines et qu'elle est donc depourvue de toute pertinence ecologique, economique ou ethique, avait indique M. Joe Borg, membre de la Commission charge de la peche et des affaires maritimes.
    Le Parlement europeen, qui a presente un rapport d'initiative le 30 janvier, a exprime son soutien en faveur d'une elimination progressive des rejets dans les pecheries de l'UE. Le rapport d'initiative se felicite du nouvel effort fait par la Commission pour stimuler le debat sur ce sujet grave, dans le but ultime de reorienter la politique commune de la peche (PCP) de maniere que la pratique des rejets soit in fine eliminee, a indique le Parlement.
    A l'instar de la Commission, le Parlement a donc souligne l'urgence d'agir au niveau de l'Union pour eviter le gaspillage de ces ressources marines.
    Les deputes soutiennent ainsi la proposition de la Commission consistant a proceder par etapes, pecherie par pecherie, en fonction d'objectifs precis, afin de deboucher a terme sur l'elimination des rejets. Rappelons que la communication de la Commission prevoit la fixation de normes en matiere de prises accessoires maximales acceptables. Des mesures d'accompagnement sont egalement envisagees : incitations pour une meilleure selectivite de l'engin de peche, fermeture de zones de peche, obligation de changer de zone lorsqu'on y trouve des concentrations excessives de juveniles, etc.
    Le Parlement estime qu'il faudrait limiter l'effort de peche global et ameliorer les mesures selectives afin de reduire les rejets de poissons. Une reduction de la pression de peche profiterait grandement au secteur, en permettant aux stocks en voie d'epuisement de se reconstituer et de devenir plus productifs et en rendant plus rapides et moins penibles les operations de tri des prises, ont precise les deputes.
    Selon le rapport, la demarche consisterait a selectionner un certain nombre de pecheries pilotes en fonction du volume de leurs rejets ou en fonction de l'etat de conservation de l'espece consideree. Deux types de pecheries pourraient etre concernees : celles qui utilisent le chalut a perche et celles qui capturent et rejettent le cabillaud. Les deputes recommandent que, pendant la mise en œuvre de ces projets pilotes, d'autres pecheries soient evaluees sous l'angle de leurs taux de rejet.
    Dans un communique, la Commission qui s'est felicitee du soutien du Parlement, a indique qu'elle avait mene depuis mars dernier des consultations approfondies avec les Etats membres et les parties interessees, sur les modalites possibles de mise en œuvre de la nouvelle politique. La Commission a entrepris de recueillir des avis scientifiques sur un certain nombre de pecheries pressenties pour initier l'interdiction progressive des rejets. La Commission prevoit egalement d'elaborer un plan de route, assorti d'un calendrier, pour la mise en œuvre de l'elimination progressive des rejets dans toutes les grandes pecheries commerciales d'Europe.
    En savoir plus :
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    8- Nature. Les invasions sauvages, Le Nouvel Observateur, 04/02/08
    J.I., Sciences et Avenir.com
     
    En Europe, plus de 10 000 especes d’animaux, d’insectes, de plantes et d’autres formes de vie ne sont pas originaires du continent. Certaines ont ete introduites volontairement mais beaucoup sont arrivees au gre des deplacements de population et des transports de marchandises. Leur implantation affecte les ecosystemes et a un impact economique et sanitaire important.
    Le programme DAISIE (Delivering Alien Invasive Species Inventories in Europe) est une etude europeenne qui recense l’ensemble des especes invasives du continent . En deux ans, les chercheurs ont denombre plus de 10 000 especes exotiques qui se sont implantees sur nos sols. Pour chacune d’elles, ils ont etabli une fiche mentionnant la region d’origine, le regime alimentaire, l’habitat, la date d’arrivee et l’impact economique et ecologique. La plupart des especes repertoriees ne sont en fait pas des inconnues. Pres des deux tiers vivent a proximite des installations humaines et ont ete introduites intentionnellement pour la peche et la chasse ou bien encore, pour les plantes, a des fins ornementales.
    Par contre, en ce qui concerne les invertebres l’affaire est toute differente. Sur les 1517 especes recensees, seules 10% ont ete importees volontairement, generalement pour la lutte biologique comme la coccinelle arlequin (Harmonia axyridis) en provenance d’Asie. La grande majorite des insectes est donc entree « illegalement » , transportee sur des plantes ou directement a bord des moyens de transports qui transitent en Europe en provenance du monde entier.
    Quelque soit leur mode d’entree, ces especes etrangeres mettent une pression ecologique importante sur les habitants naturels des lieux. La perruche a collier, (Psittacula krameri), par exemple, dont le plumage vert vif et le chant distinctif sont aujourd'hui bien connus dans une grande partie de l'Europe, est en train de supplanter les especes locales dont les habitudes de nidification sont similaires, telles que le moineau domestique, la sittelle et l'etourneau sansonnet. Dans les rivieres la lutte est egalement feroce, la moule zebree (Dreissena polymorpha) supplante les palourdes indigenes et provoquent des degats dans les reseaux d’eau industriels.
    Mais pour l’Homme le danger vient essentiellement des insectes, d’origine tropicale ou subtropicale. Eu egard au rechauffement climatique, ils s’adaptent facilement a leur nouvel environnement et transportent avec eux un certain nombre de maladies. Le plus celebre est le moustique tigre (Aedes albopictus), originaire de l’ocean Indien, qui se niche dans l’eau croupie a l’interieur des pneus usages et se deplace ainsi. En quelques dizaines d’annees il a envahi le sud de l’Europe (Grece, Italie, Corse, Alpes maritime…). C’est lui le responsable de l’epidemie de Chikungunya qui a frappe l’Italie l’ete dernier. En zone tropicale et aux Etats-Unis, il est egalement le vecteur de plusieurs autres maladies graves : dengue, virus du Nil occidental, encephalite de St Louis…
    La surveillance de ces nouvelles especes est donc indispensable pour prevenir l’introduction ou la resurgence de nouvelles pathologies. Mais comme le souligne les auteurs du rapport « un certain delai s’ecoule generalement entre l’arrivee d’une espece et son premier recensement. Au moment ou celle-ci est identifiee, elle est souvent trop etendue pour etre eradiquee facilement ».
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    9- Les espagnols se mobilisent contre un projet de casino en plein desert, Novethic, 04/02/08
    Rouba Naaman
     
    Le projet Gran Scala bouleverse la region d’Aragon. La construction d’un complexe dans le style de Las Vegas, en plein milieu d’une zone de steppe tres fragile, revolte les ONG ecologiques, mais egalement les riverains, et certains politiques. La pression active et ininterrompue de la population fait aujourd’hui reculer le vice-president du gouvernement autonome de la region.
    La tranquille comarque de Los Monegros, dans la communaute autonome d’Aragon en Espagne, est depuis quelques mois agitee par un projet gigantesque. Sur le papier, Gran Scala promet aux riverains 25 millions de visiteurs par an dans 4 parcs a theme, 50000 machines a sous dans 32 casinos, 500 commerces, plus de 200 restaurants et 70 hotels, un hippodrome, un terrain de golf et plus encore. Mais surtout, le developpement socio-economique associe. En pratique, il s’agit de transformer un desert semi-aride, comportant de nombreuses especes animales et vegetales rarissimes, en un complexe de loisirs et de jeux de hasard, au detriment du bien-etre des riverains. Spontanement, de nombreuses associations de tous bords se sont liguees contre ce projet, jusqu’a repousser le gouvernement dans ses retranchements. Aujourd’hui, l’avenir de Gran Scala est plus qu’incertain.
    Coup de pouce politique pour un projet illegal
    Lorsque, le 24 janvier 2007, a lieu a Londres la premiere reunion officielle entre les investisseurs du International Leisure Development (ILD) et les responsables du gouvernement aragonais, les tractations ont commence depuis plusieurs mois. Pour leur projet de Las Vegas europeen, les investisseurs hesitent entrent plusieurs lieux, en Espagne, en Italie et en Roumanie. C’est le senateur espagnol Jose Maria Mur qui leur propose la region de Los Monegros, mettant en avant sa proximite avec Madrid, Valence, Barcelone et Toulouse, et la pauvrete de la region, qui devrait donc accueillir chaleureusement un tel projet. En mai 2007, les elections en Aragon voient la victoire du Parti aragonais regionaliste (PAR, centre-droite) qui entend promouvoir l’independance socio-economique d’Aragon. La mise en place du projet s’accelere alors, soutenu activement par Jose Angel Biel, vice-president du gouvernement autonome d’Aragon fraichement elu, pour qui « Gran Scala est un espoir ».
    Des le mois de novembre 2007, les problemes juridiques apparaissent pour ILD. Plusieurs lois aragonaises sont incompatibles avec le projet Gran Scala. Tres vite, Jose Angel Biel se fait un devoir de rassurer les investisseurs. « Nous pensons a modifier la Ley del juego », loi du jeu qui interdit l’implantation de casinos en Aragon, a-t-il affirme. La loi sur l’urbanisme aragonais, prevue pour 2008, devrait egalement prendre en compte l’installation du macroprojet. Le Conseil general d’Aragon (Diputacion general de Aragon, DGA) est pret a tout pour ne pas perdre les 17 milliards d’euros qu’ILD a prevu d’investir dans Gran Scala. Mais la pression populaire le fera changer d’avis.
    Developpement economique, mais pas a n’importe quel prix
    Tres rapidement, a l’image de la precipitation dont fait preuve la DGA, les associations se mobilisent. En tete, le WWF espagnol, qui denonce les promesses faussement ecologiques d’ILD. Les investisseurs assurent prendre en compte la dimension environnementale du projet, mais concretement, seule une reutilisation des eaux usees, un systeme d’air conditionne a energie solaire et un tramway roulant « a des sources d’energie non polluantes » sont prevus. Le complexe, dont la premiere pierre doit etre posee en septembre 2008, ne prevoit rien sur la destruction de l’ecosysteme de Los Monegros. « C'est pourtant dans cette region que le siecle dernier, le plus grand nombre d'especes a ete decouvert » explique le WWF/Arena. Les associations Ecologistas en accion, SEO Birdlife, Ansar, et un collectif baptise Aragon no se vende (Aragon n’est pas a vendre) denoncent leur mise a l’ecart dans les discussions officielles sur Gran Scala. La fondation Ecologìa y Desarollo (ecologie et developpement, une association a but non lucratif qui promeut un developpement durable) demande quant a elle un debat public, en vain.
    Puisqu’on ne lui donne pas la parole, la population la prend elle-meme, relayee par la presse locale. El periodico de Aragon suit l’affaire de tres pres et publie en moyenne un article par jour sur le sujet depuis le mois de novembre. Au-dela des associations ecologistes, c’est toute la population riveraine qui se souleve contre Gran Scala. Approuve par les representants syndicaux et patronaux, pour la creation de pres de 60000 emplois et la construction de logements sur une centaine d’hectares, le projet n’inspire pourtant pas confiance aux Aragonais. Les jeux d’argent, fleaux sociaux, ne peuvent pas constituer un developpement economique durable. « Dans la region, 15% de la population en age de travailler a des problemes de jeux. Pour nous, il n’y a pas d’autre reponse que « non » a Gran Scala » explique Jose Vicente Marín, directeur de Azajer, l’association aragonaise des joueurs de hasard en rehabilitation.
    Une mobilisation populaire efficace
    Le secret qui pese sur les decisions prises au sujet de Gran Scala n’ameliore pas la popularite du projet. Il n’y a, par exemple, aucun rapport estimant le cout economique et ecologique de l’entretien d’installations comme des lacs artificiels ou un terrain de golf. Les Verts espagnols critiquent un projet « demesure, corrompu, honteux » et dont les risques economiques et ecologiques semblent mal estimes. David Hammerstein, eurodepute vert, parle d’un « projet irrationnel et immoral ». Izquierda unida, la Gauche plurielle espagnole, a porte l’affaire a la connaissance de la Commission europeenne, denoncant « l’urbanisation sauvage » qu’induirait le projet. Alfred Bone, ministre de l’Environnement d’Aragon, avouera meme ne pas comprendre comment la DGA peut soutenir un projet qui n’est pas durable.
    Aujourd’hui, Jose Angel Biel a modere son discours. Du premier trimestre 2008, le debut des constructions est repousse a 2009 au mieux. Aucun detail n’a ete devoile sur les raisons de ce retard, mais il se murmure que l’avis de la population et les aspects ecologiques auraient pese dans la decision. Le coup de grace aurait ete la petition lancee par la plateforme Stop Gran Scala, signee par de nombreux militants et habitants de Los Monegros, qui demande que soit instaure un debat public sur la politique economique, environnementale et sociale de la region.
    <http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=114233&titre=Les%20Espagnols%20se%20mobilisent%20contre%20un%20projet%20de%20casino%20en%20plein%20d%E9sert>
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    10- Une equipe britannique cree un embryon avec l'ADN de deux femmes et d'un homme, AFP, 05/02/08
     
    Londres (AFP) - 18h28 - Une equipe de chercheurs britanniques a cree un embryon humain en incorporant l'ADN de deux femmes et d'un homme, une premiere scientifique qui pourrait selon eux permettre de lutter contre la transmission de maladies genetiques a l'enfant.
    Des chercheurs de l'universite de Newcastle (nord de l'Angleterre) ont utilise 10 embryons qui n'etaient pas utilisables pour la fecondation in vitro, et ont remplace les mitochondries (de minuscules organismes intracellulaires) defectueuses de la mere avec des cellules saines venant d'une donneuse.
    Cette avancee a ete presentee a Londres la semaine derniere lors d'un debat a la Chambre des Lords mais n'a pas encore fait l'objet d'une publication scientifique, a indique l'universite mardi.
    Les embryons se sont developpes pendant cinq jours, et l'un d'entre eux a ete transplante avec succes.
    Les mitochondries jouent un role vital dans le corps pour son alimentation en energie mais si elles sont endommagees elles peuvent generer une serie de maladies neuromusculaires, des maladies du foie, la surdite, des attaques ou la cecite.
    "Ces recherches visent a soigner et prevenir une serie de maladies pas tres courantes mais tres graves qui touchent le systeme nerveux et les muscles", a explique le professeur Patrick Chinnery, neurogeneticien.
    Dans beaucoup de cas, ces maladies "sont mortelles et ne peuvent etre soignees. Le but est de developper des facons d'eviter qu'elles soient transmises de la mere a l'enfant".
    Le remplacement de mitochondries defectueuses pourrait devenir une operation de routine effectuee lors des fecondations in vitro, souligne-t-il.
    Le professeur Chinnery estime que ce traitement pourrait etre propose aux familles d'ici 10 ans.
    Le scientifique a souligne que le bebe issu d'un tel embryon n'heritera que des caracteristiques de son pere et de sa mere, et que les mitochondries transplantees n'auront aucun effet sur la personnalite ou l'apparence de l'enfant.
    Josephine Quintavelle, membre du groupe de pression Comment on Reproductive Ethics, antiavortement et defendant le "droit a la vie", a denonce ces recherches, "estimant qu'il s'agissait d'une avancee tres risquee et dangereuse".
     
     
    11- Une juge contre une decision de Bush d'autoriser l'usage de sonars, AFP, 05/02/08
     
    Los Angeles (AFP) - 20h12 - Une juge federale a annule une decision du president George W. Bush permettant a la marine americaine d'utiliser des sonars contestes par les defenseurs des mammiferes marins, a-t-on appris mardi de source judiciaire a Los Angeles.
    Dans une decision de 36 pages, la magistrate, Florence Marie Cooper, a affirme que l'US Navy devait respecter un ordre precedent qui interdisait l'usage de sonars anti-sous-marins au large des cotes de Californie (ouest) ou evoluent des baleines.
    Des groupes ecologistes affirment que ces sonars "actifs" risquent de blesser des mammiferes marins.
    M. Bush avait accorde le mois dernier une exemption a la marine pour qu'elle puisse utiliser ces sonars, faisant valoir l'"interet supreme des Etats-Unis" et affirmant que ces equipements etaient "vitaux pour des manoeuvres militaires".
    Cette decision presidentielle permettait aux militaires d'ignorer la decision prise le 3 janvier par la juge Cooper, qui avait demande a l'US Navy de ne pas utiliser ces sonars dits "actifs" lorsque des mammiferes se trouvent a moins de 2.200 metres de la.
    Mme Cooper a qualifie de "suspecte sur le plan constitutionnel" la decision de M. Bush et affirme que la marine avait "echoue a preparer une documentation adequate sur l'environnement en temps et en heure".
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    12- Grenelle de l'environnement : creation du comite Outre-mer, AFP, 06/02/08
     
    Paris (AFP) - 11h34 - Le secretaire d'Etat a l'Outre-mer Christian Estrosi a installe mercredi matin avec le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo le "comite operationnel outre-mer" du Grenelle de l'environnement, qui sera preside par la presidente du conseil general de La Reunion, Nassimah Dindar (UMP).
    M. Estrosi a souligne que l'outre-mer francais "represente 97% de la superficie des eaux maritimes francaises, soit la deuxieme plus grande surface oceanique du monde apres les Etats-Unis" et constitue "la premiere richesse de biodiversite francaise terrestre ou marine".
    De son cote, M. Borloo a releve la "concentration des contradictions" existant en outre-mer, ou il y a a la fois beaucoup de richesses et beaucoup de dechets.
    Assurant que le comite operationnel ne sera pas une "redite" du Grenelle de l'environnement, il a affirme qu'il ne fallait pas avoir une approche purement comptable, meme si les besoins financiers etaient importants dans ce domaine dans les collectivites d'outre-mer (en matiere d'assainissement par exemple).
    Sept thematiques ont ete retenues, selon Mme Dindar, parmi lesquelles l'energie et le traitement des dechets.
    Le comite fera rapidement des propositions concretes et les ateliers se reuniront deux fois par mois.
    Deux chefs de projet ont ete designes : Philippe Leyssene, pour le secretariat a l'Outre-mer, et Colin Niel, pour le ministere de l'Ecologie.
    Le comite comprend trois deputes d'outre-mer et les presidents des conseils generaux de Guadeloupe et Guyane.
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    13- Grenelle de l'Environnement : le comite outre-mer est installe, Actu-Environnement, 06/02/08
    C. Seghier
     
    Mercredi, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, du Developpement et de l’Amenagement durables, et Christian Estrosi, secretaire d’Etat charge de l’Outre-Mer, ont installe le comite operationnel Outre-mer du Grenelle Environnement, dont ils ont confie la presidence a Nassimah Dindar, presidente du Conseil general de La Reunion. Avec un patrimoine naturel exceptionnel et un potentiel de developpement important, l’Outre-Mer doit etre un espace d’exemplarite pour le developpement durable, comme s’y est engage le Grenelle Environnement, a commente Jean-Louis Borloo dans un communique.
    De son cote Christian Estrosi a rappele que l'outre-mer francais representait une part preponderante de la biodiversite francaise, 10 % des recifs mondiaux, 14 des 17 eco-regions francaises et l’un des 15 derniers grands massifs de foret tropicale non encore fragmente par les activites humaines.
    Dans un communique, ils ont insiste sur l’apport, pour la metropole, du savoir-faire de l’Outre-Mer notamment dans le domaine des energies renouvelables, et de l’opportunite unique de developper une nouvelle economie ultramarine en devenant une vitrine technologique francaise exportable dans des dizaines d’Etats du monde.
    Le comite, organise en 7 ateliers reprenant les themes du plan « vers un Outre-Mer exemplaire », est compose de 26 membres dont 7 elus des departements et collectivites d’outre-mer, 17 autres acteurs et deux chefs de projets. Les premieres mesures d’ordre legislatif devaient etre elaborees pour le 15 mars. Jean-Louis Borloo et Christian Estrosi ont egalement lance le plan « La Reunion 2030 » qui vise a supprimer les energies fossiles du departement au profit de sources renouvelables.
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    14- L'Australie dispose de photos accablantes de baleines tuees par les Japonais, AFP, 07/02/08
     
    Sydney (AFP) - 09h43 - Le gouvernement australien a affirme jeudi detenir des photos accablantes de chasse a la baleine, qui pourraient venir appuyer une action en justice contre la peche japonaise en Antarctique, des documents qualifies de "propagande" mensongere par les Japonais.
    L'une des photos montre une femelle et son petit en train d'etre hisses a bord d'un baleinier japonais, apres avoir ete harponnes.
    "Quand j'ai vu ces photos, j'ai eu des hauts le coeur et en meme temps, j'ai eprouve un sentiment de grande tristesse", a declare le ministre de l'Environnement australien, Peter Garrett, l'ancien chanteur du groupe de rock Midnight Oil.
    "C'est vraiment accablant quand vous pensez qu'il faut jusqu'a quinze minutes pour qu'une baleine succombe apres avoir ete harponnee. C'est encore pire de voir qu'il y a un baleineau", a-t-il egalement declare.
    La profonde blessure du jeune cetace, appartenant a l'espece des baleines de Mink, qui a repandu une mare de sang dans la cale du navire, semble avoir ete causee par un harpon a explosifs.
    Cette serie de photos a ete prise a partir d'un batiment des Douanes australien qui suit en ce moment les baleiniers japonais dans les eaux de l'Antarctique, dans l'objectif de recueillir des elements pour soutenir une action judiciaire internationale.
    "Elles vont nous aider a batir la procedure dont les details sont encore en cours d'examen, afin de dire que la chasse aux baleines doit s'arreter", a declare a la presse le ministre en charge des douanes, Bob Debus.
    Cote japonais, l'institut de recherche sur les cetaces a replique en accusant l'Australie de mener une campagne de "propagande jouant sur l'emotion".
    Le directeur de cet institut finance par le gouvernement japonais et partie prenante de la chasse a la baleine, Minoru Morimoto, a prevenu que l'attitude australienne "pourrait provoquer de graves dommages" aux relations entre les deux pays.
    Il a assure que les deux baleines de la photo n'etaient "pas une mere et son petit", jugeant important de ne pas "tromper l'opinion australienne en diffusant de fausses informations".
    L'Australie est l'un des pays fer de lance de la lutte contre la chasse aux baleines du Japon. Tokyo exploite une faille dans le moratoire sur la peche commerciale de 1986, en arguant que ses prises ont des visees scientifiques.
    Des baleiniers japonais croisent dans l'Antarctique depuis decembre pour tuer un millier de cetaces. Ils ont ete contraints de suspendre leur campagne a la mi-janvier pendant plusieurs jours, sous la pression de defenseurs des baleines venus dans la zone. Ils ont depuis repris leur peche, les navires des ecologistes ayant du repartir faute de carburant.
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    15- Antarctique : sequencage du genome d'une bacterie par une equipe argentine, AFP, 07/02/08
     
    Buenos Aires (AFP) - 14h42 - Des scientifiques argentins sont parvenus a dechiffrer la carte genetique d'une bacterie capable de vivre a de tres basses temperatures en Antarctique, une decouverte devant deboucher a terme sur des applications industrielles, a annonce mercredi soir le gouvernement argentin.
    Le sequencage du genome de cette bacterie a ete realise par une equipe scientifique de la firme privee Bio Sidus, specialisee en bio-technologies, en partenariat avec le gouvernement argentin.
    De ce sequencage, Bio Fidus attend des retombees industrielles grace a une connaissance des mecanismes permettant cette adptation au froid, avait explique en 2006 lors de la signature de l'accord de cooperation avec le gouvernement Andres Bercovich, responsable du developpement technologique de la firme.
    Ces bacteries peuvent ainsi etre utilisees dans l'industrie alimentaire ou pharmaceutique pour l'elaboration par exemple d'antibiotiques, avait-t-il ajoute.
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    16- Epidemie. Humains et rats : des compagnons de voyage, Le Nouvel Observateur, 07/02/08
    J.I., Sciences et Avenir.com
     
    En analysant le genome de specimens de rats noirs tout autour du monde, il est possible de retrouver les traces de quatre grandes periodes d’expansion qui correspondent aux grandes migrations de l’humanite.
    attus rattus, voila le nom savant du celebre rat des champs (ou rat noir) honore par Jean de la Fontaine. Pas si sympathique que ca l’animal, lui qui a inflige a l’humanite quelques uns de ses pires tourments : peste bubonique, typhus, leptospirose…et en plus ce damne rongeur nous enquiquine depuis un bout de temps. En examinant l’ADN mitochondrial de quelques 170 specimens provenant de 32 pays, les geneticiens ont distingue six lignees modernes de Rattus dont la plus ancienne a emerge il y a 20 000 ans en Inde et s’est rapidement propagee vers le Moyen-Orient puis l’Europe.
    Ce premier assaut correspond a l’essor des premieres civilisations puis a la periode de l’age de bronze que les historiens associent au debut des echanges « commerciaux ». Plus tard, les rats ont colonise le reste de l’Afrique, l’Amerique et l’Australie au gre des explorations humaines. Une autre lignee, celle d’Asie de l’Est, s’est deplacee depuis Taiwan jusqu’au Japon, aux Philippines et en Micronesie , il y a 3500 ans a l’epoque du peuplement des iles asiatiques.
    Les autres lignees, plus sedentaires, sont restees cantonnees dans leur bassin originels (Himalaya, Thaïlande, Delta du Mekong et Indonesie). Ce decryptage genetique permet d’expliquer pourquoi certaines maladies portees par les rats sont plus courantes dans certaines parties du globe que d’en d’autres. Il est en effet possible que chaque lignee possede son propre equipement parasitaire et microbien. Cette hypothese demande a etre confirmee par des analyses plus approfondies, mais si elle s’avere fondee elle pourrait servir a modeliser et anticiper l’evolution de certaines epidemies.
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    KOKOPELLI, le semeur de vie !

    Amis et amies de Kokopelli, journalistes, sites internet, blogs, presse, vous êtes nombreux à avoir fait circuler l'information relative à nos condamnations par les tribunaux. Nous tenons à vous en remercier sincèrement.

        Nous remercions également celles et ceux qui nous ont déjà fait parvenir des dons pour nous aider financièrement. Le coût de tous les procès depuis deux années est de 88 000 euros, ce qui inclue les pénalités diverses et variées, les honoraires des très nombreux avocats et les frais annexes. Tous ceux qui souhaitent contribuer financièrement peuvent le faire, dorénavant, à partir de notre site internet car nous venons d'inclure la possibilité de faire un "don libre" en ligne.

        L'Association Kokopelli prend bonne note des déclarations et des promesses de Madame Nathalie Kosciusko-Morisset, Secrétaire d'Etat à l'écologie (qui vient d'ailleurs de déclarer sur France-Inter qu'elle était cliente de Kokopelli).  Nous osons espérer qu'elles seront suivies de mesures concrètes nous permettant de continuer le travail que nous effectuons depuis une quinzaine d'années, à savoir la protection d'une biodiversité alimentaire qui n'est pas virtuelle et en chambre froide (dans des congélateurs ou dans le permafrost Norvégien) mais qui est accessible à tous, jardiniers, maraîchers et agriculteurs.

        En ce qui concerne le procès qui nous est intenté par la Société Baumaux, nous allons faire appel de ce jugement pour le moins surprenant puisque l'Association Kokopelli a été quand même condamnée à payer des pénalités pour concurrence déloyale alors que Monsieur Philippe Baumaux a été débouté de quasiment toutes ses demandes, dont sa requête de fermeture de notre association!

        En ce qui concerne le procès que nous venons de perdre en Cour de Cassation, contre la FNPSP et le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences), nous demandons à l'Etat Français de bénéficier d'une amnistie sur les pénalités et les frais générés par la condamnation qui sont d'environ 20 000 euros. La très bonne surprise du jugement en Cassation aura été que le GNIS a été débouté de toutes ses demandes: le GNIS a donc perdu contre Kokopelli!!!

        Rappelons que le GNIS, sous l'égide du Ministère de l'Agriculture, nous harcelait depuis de très longues années! Cela signifie que c'est la FNPSP qui a obtenu du tribunal une confirmation de notre condamnation à hauteur de 5000 euros pour elle-même (et donc de 20 000 euros pour l'Etat); rappelons que cette fédération des sociétés de la semence potagère regroupe des petites maisons semencières mais aussi et surtout les grandes multinationales qui ont pris l'agriculture et les agriculteurs en otage: Limagrain, Syngenta (le grand ténor de l'agriculture toxique) et Monsanto, le n° 1 mondial de la semence sous tous aspects et le n°1 mondial de la semences potagère.

        L'Association Kokopelli est en train de préparer une réponse élaborée au dernier communiqué du GNIS. D'ores et déjà, nous souhaitons mettre en valeur la première problématique suivante. Le GNIS a cru bon de nous poursuivre depuis des années parce que nous distribuons des variétés non inscrites dans leur Catalogue National. Nous en déduisons donc que toutes les variétés inscrites dans leur Catalogue National sont autorisées à la vente et à la culture. Comment explique-t-on dans ce cas la présence, à la page 82 du catalogue 2006 (qui au 8 février 2008 est encore la référence), de 15 variétés de maïs OGM dont 6 ont pour "événement de transformation" le maïs de Monsanto tant décrié, le MON 810? Ces 15 variétés OGM ont été répertoriées dans les catalogues 2004, 2005 et 2006 (Benjil, Boisa, César Cb, Elgina, Garonna, etc) . Certaines sont en fait inscrites depuis 1998! L'Espagne, (où vont se fournir, en semences OGM peu chères et illégales, un grand nombre d'agriculteurs Français) avait déjà inscrit, en 2004, 11 variétés de maïs de type MON 810. L'autre "événement de transformation" (un euphémisme pour ne pas nommer un tripatouillage transgénique) présent dans ces chimères génétiques est le Bt 176, la propriété de Syngenta. Soulignons que l'expression grotesque "événement de transformation" est non seulement le symptome d'une maladie de civilisation mais aussi un cache-misère pour faire oublier au peuple que le MON 810 de Monsanto n'est pas une variété mais une super-variété qui a généré des dizaines de variétés de maïs chimériques.

        La seconde problématique que nous souhaitons mettre en valeur est la suivante: il existe dans ce Catalogue National une liste de variétés permises à la vente pour les amateurs. Or, nous avons pu prouver avec la Campagne Robin des Semences que des centaines de supermarchés en France des chaînes Auchan, Leclerc, etc. vendent en toute impunité à l'automne des fruits de variétés strictement interdites à l'usage professionnel.

        Quelle est donc la valeur d'un Catalogue National qui répertorie des variétés OGM qui ne sont pas autorisées à la culture et qui, de plus, répertorie des variétés anciennes, réservées à l'usage amateur, distribuées illégalement par les chaînes de supermarchés? Quels sont donc les attributs et prérogatives du GNIS qui s'est vu débouter en Cour de Cassation parce qu'il n'était pas autorisé statutairement à poursuivre en justice l'Association Kokopelli? Les finalités du GNIS ne seraient-elles pas tout simplement  d'aider leurs amis des multinationales semencières à acquérir le monopole total sur la semence et à confisquer intégralement le vivant?

        Le GNIS aurait-il l'intention de modifier ses statuts pour mieux rattaquer notre association car il est vrai que lorsque le Maréchal Pétain créa cette "institution hybride" en 1941, il n'avait pas prévu que l'Association Kokopelli sèmerait de bonnes semences de vie, 60 ans plus tard, dans le mépris le plus total d'un catalogue fantoche à la solde de l'agro-chimie et des multinationales de la semence.

        Nous renvoyons tous ceux qui seraient intéressés par ce sujet à l'article de Dominique Guillet: "Le Catalogue National, une nuisance agricole de plus?"

        Nous vous remercions de nouveau pour votre confiance et votre soutien.

        http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

    Mensonge ou vérité, avec en plus une superbe photo... Nos amis multimilliardaires ne doivent pas être au courant non ?



    Accord d'aide entre Unicef & MSN
     
    Svp avant de jeter la nouriture qui vous reste dans votre assiette penser au personne qui meurt de faim!!!!
     
     
     En Afrique il y a des enfants qui meurt de faim, d'après l'accord passé entre Unicef et Msn,
     
    pour les enfants décédés et les autres enfants une aide vient de commencer.
     
    Autant de fois que tu enverras ce mail à des personnes, 5 euros seront attribués au compte d'Unicef.

    Pour nos enfants d'Afrique et ceux victime du tsunamie, veuillez svp participer à cette 'appel d'amitié'

    Le faite d'avoir reçu ce mail et de l'avoir envoyer fait déjà gagner 10 Euros à Unicef.

     
    SPV faisant vivre ces enfants qui sont entrain de mourir.N'oublions pas que toutes les secondes un enfant est entrain de mourir de faim.

     
     Envoyer ce mail à toutes les personnes que vous connaissez...
    11 February

    FNH

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- L'environnement dope le bio, Le Monde, 03/02/08
    2- L'agriculture biologique vient au secours des champs captants d'Ile-de-France, Actu-Environnement, 04/02/08
    3- Audio. Peut-on se passer des OGM ?, Libelabo, 04/02/08
    4- «Pour que les OGM se vendent, on leur invente une utilite sociale», Liberation, 04/02/08
    5- Les animaux deja nourris aux plantes transgeniques, Le Figaro, 05/02/08
    6- Decryptage. Loi sur les OGM : risque de surchauffe au Senat, Liberation, 05/02/08 
    7- Compte rendu. Deja controverse, le projet de loi sur les organismes genetiquement modifies est examine au Senat, Le Monde, 05/02/08
    8- De nouvelles autorisations d'essais scientifiques de cultures OGM en plein champ seront delivrees des 2008, Le Monde avec AFP, 05/02/08 
    9- Compte rendu. Le Senat revise les regles de travail du futur Haut Conseil sur les OGM, Le Monde, 06/02/08
    10- Coulisses. Le debat sur les OGM brouille les pistes au Senat, Liberation, 06/02/08
    11- Condamnation Kokopelli : l'Etat pourrait se dedire et amender sa legislation, Agrisalon, 06/02/08
    12- Les Francais veulent un monde plus bio, Mescoursespourlaplanete, 07/02/08
    13- La pratique du non-labour s'etend dans les campagnes francaises, Le Monde, 07/02/08
    14- Agriculture - Embarquement pour l'eternite, Le Point n°1847, 07/02/08
    15- Graines d’INRA dans l’espace, INRA - Observatoire de Paris-Meudon, 07/02/08
    16- Le Senat cree un "delit de fauchage" pour la destruction de champ OGM, Le Monde avec AFP, 07/02/08
    17- Les pro-OGM tentent de gagner la bataille parlementaire, Novethic, 08/02/08
    18- Compte rendu. La clause de sauvegarde sur le MON 810 est activee, Le Monde, 08/02/08
    19- Un insecte parvient a resister au coton OGM cense l'eradiquer, Le Monde, 08/02/08
    20- Le Senat adopte une redaction remaniee du projet de loi sur les OGM, AFP, 08/02/08
    21- Sur l'ensemble du projet de loi relatif aux OGM, Scrutin n° 86, Senat, seance du 8 fevrier 2008
    22- Des biocarburants pas si bio que ca, Metro avec Relaxnews, 08/02/08
    23- Les «biocarburants» sont loin d'etre verts, 20 Minutes, 08/02/08
    24- Analyse. Une crise alimentaire majeure se profile, Le Monde, 08/02/02
    25- La France interdit le mais OGM MON810, le seul cultive sur son territoire, AFP, 09/02/08
    26- Les Francais ne sont pas favorables aux OGM, Le Nouvel Observateur, 09/02/08
    Trois publications
    27- La securite alimentaire, Textes et documents pour la classe-TDC n°949, du 1er au 15 fevrier 2008
    28- Dossier agriculture, Dossiers & Documents du Monde n°372, fevrier 2008
    29- Le monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, Marie-Monique Robin, coedition ARTE editions /La Decouverte, mars 2008 

    Bien a vous,
    Florence

    Chiffre du jour : 77% des Francais estiment que la bio est une voie d’avenir face aux problemes environnementaux : c’est un des principaux enseignements du 5eme Barometre CSA/Agence BIO 2007.
    Le chiffre d'affaires du secteur du bio est en progression moyenne de 10 % par an depuis cinq ans, et a atteint 1,9 milliard en 2007.
    <http://www.agencebio.org/upload/actu/fichier/DP%5FAgenceBIO%5F310108%2Epdf>
    Pour un Pacte ecologique local : LE GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR. A utiliser sans moderation avant, pendant et après les elections municipales ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
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    1- L'environnement dope le bio, Le Monde, 03/02/08
    Laetitia Clavreul
     
    Fruits et legumes sont en tete des achats, selon le barometre 2007
    Les Francais mangent bio pour leur bien-etre, mais, de plus en plus, aussi pour la sauvegarde de la planete, revele le barometre 2007 de l'Agence Bio sur la consommation et la perception des produits biologiques, publie jeudi 31 janvier. Cette organisation est chargee de developper et de promouvoir l'agriculture biologique.
    D'apres son enquete annuelle, realisee par l'institut de sondage CSA, desormais 90 % des Francais consommateurs de produits bio affirment le faire « pour preserver l'environnement », contre 79 % il y a cinq ans. Ils sont aussi 96 % a declarer acheter bio pour preserver leur sante, 92 % pour « etre certains que les produits sont sains », et 91 % pour la qualite et le gout des produits. Autant de raisons qui deja depassaient les 90 % en 2003.
    Progression de 10 % par an
    Les Francais dans leur ensemble sont en outre 77 % a considerer que le bio est « une voie d'avenir face aux problemes environnementaux ». Le developpement durable est pour eux lie a l'alimentation : 82 % disent privilegier les produits locaux, et 94 % ceux de saison.
    Pas de changement cote produits : les plus courus restent les fruits et legumes (78 % des consommateurs de bio en achetent), suivis des produits laitiers (74 %) puis des oeufs (62 %).
    En 2007, comme l'annee precedente, les Francais sont quatre sur dix a consommer au moins un produit bio par mois. Le panier consomme s'elargit cependant. Le chiffre d'affaires du secteur est en progression moyenne de 10 % par an depuis cinq ans, et a atteint 1,9 milliard en 2007, selon l'Agence Bio. Cependant, les produits bio ne representent qu'autour de 1,2 % des ventes de produits alimentaires.
    Leur prix reste un frein, mais la directrice de l'Agence Bio, Elisabeth Mercier, indique que « 56 % des consommateurs estiment normal de payer plus cher ». « C'est le reflet de la specificite de la production bio, car la qualite a un prix », dit-elle.
    Reste desormais aux agriculteurs, industriels et distributeurs a augmenter leur offre, alors que le gouvernement, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, a clairement marque sa volonte de voir les produits bio davantage consommes.
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    2- L'agriculture biologique vient au secours des champs captants d'Ile-de-France, Actu-Environnement, 04/02/08
    C. Seghier
     
    Illustrant une preconisation du Grenelle, une convention destinee a favoriser le developpement de l'agriculture biologique dans les zones de captage d'eau a ete signee entre les agriculteurs bio d'Ile-de-France et l'Agence de l'eau Seine-Normandie.
    Le groupement des agriculteurs bio d'Ile-de-France et l'Agence de l'eau Seine-Normandie ont signe le 31 janvier dernier a Dourdan (Essonne), une convention destinee a favoriser le developpement de l'agriculture biologique dans les zones de captage d'eau. L'objectif : la protection de la ressource en eau autour des zones ou se trouvent les captages prioritaires de la region.
    Concretement, ce contrat quinquennal conclu dans la ferme de Daniel Evain, ancien selectionneur chez Monsanto devenu cerealier et maraicher bio a Dourdan, prevoit la mise a disposition d'une equipe d'animateurs charges d'encourager les conversions a l'agriculture biologique et de promouvoir ces pratiques dans les etablissements agricoles. Il concerne exclusivement les bassins d'alimentation des captages en eau potable les plus pollues en nitrates et pesticides.
    Outre l'accompagnement des conversions a l'agriculture biologique sur les territoires prioritaires « eau » identifies et la vulgarisation des pratiques biologiques favorables a la protection de l'eau aupres des agriculteurs conventionnels, une animation locale aupres des gestionnaires de l'eau potable sera realisee et l'impact de l'agriculture biologique sur la ressource en eau sera evalue au travers de diagnostics environnementaux. Des operations de communication et de sensibilisation seront developpees aupres des professionnels, des jeunes dans les etablissements d'enseignement agricole et du grand public.
    Il s'agit d'une premiere en France, a declare Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), la secretaire d'Etat a l'Ecologie en assistant a la signature de ce contrat, aux cotes de Roger Karoutchi, secretaire d'Etat charge des Relations avec le Parlement, Andre Santini, secretaire d'Etat charge de la Fonction publique, president du Comite de bassin Seine-Normandie. Il sera finance a hauteur de 200.000 euros/an dont 50% par l'agence, le reste reparti pour moitie entre la Region Ile-de-France et le groupement des producteurs bio (GAB). Il y a un interet croise entre l'agence de bassin qui doit depolluer l'eau en aval, et l'agriculture biologique, qui peut agir en amont par ses methodes, a estime NKM. L'Ile-de-France est precurseur, mais je souhaite que cette convention soit la premiere d'une longue serie. Il faut que ce type d'initiative puisse etre generalise sur l'ensemble des bassins, de maniere a engager au plus vite des operations territoriales qui permettront tout a la fois de concilier le developpement de l'agriculture biologique et la structuration de ses filieres avec la protection voire la reconquete de la qualite de la ressource en eau, a-t-elle encore precise.
    Rappelons qu'une experience de ce type a deja ete menee avec succes a Munich en Allemagne. Depuis 1991, 83 % des 2.250 ha de terres agricoles sont passes en bio et de 23 en 1993, ils sont aujourd'hui 107 agriculteurs a pratiquer l'agriculture biologique. Resultats, les effets sur la qualite de l'eau ont ete visibles puisque depuis 1991, les teneurs en nitrates ont diminue de 43 % et les teneurs en produits phytosanitaires de 54 %.
    En France, la commune de Lons-le-Saunier (39) a mis en place a une echelle plus reduite, des conventions d'aides financieres avec les agriculteurs situes sur le Bassin d'Alimentation de Captage pour proteger la qualite de l'eau distribuee. Dans un premier temps, les conventions ont incite a remplacer le mais par de l'herbe mais depuis 2002, la ville developpe l'utilisation de produits biologiques dans la restauration collective. Dans les annees 80, nous avons vu les teneurs en nitrates et pesticides augmenter considerablement. Avec un arret de la production de mais et une couverture des sols en periode hivernale, on a stabilise les teneurs en nitrates aux environs de 20 mg/l, explique M. Lancon, adjoint a la mairie tout en soulignant que l'agriculture biologique a un interet indeniable pour l'environnement et la preservation de la qualite de l'eau. Il faut donc la perenniser en developpant les filieres.
    Rappelons que dans le cadre des conclusions du Grenelle de l'environnement, les objectifs d'augmentation des surfaces dediees a l'agriculture biologique (6% en 2012 et 20% en 2020) ont ete couples avec la recommandation que ces surfaces puissent etre situees de preference sur les 700.000 hectares des perimetres de captage d'eau potable. Le principe : profiter des pratiques agronomes de l'agriculture biologique sans pesticides ni engrais chimiques pour, a court terme, preserver la ressource en eau, reduire les couts de son traitement par la prevention de la pollution a la source et a plus long terme, ameliorer la qualite des eaux et reduire les impacts sur les milieux naturels. Un enjeu qui vise a atteindre les objectifs de qualite des cours d'eau fixes par la directive cadre europeenne sur l'eau de 2004.
    Ce premier partenariat en Ile-de-France intervient dans une region ou la qualite des eaux superficielles n'est pas satisfaisante et ou la pression polluante sur les masses d'eaux souterraines est forte du fait justement des pollutions diffuses d'origine agricoles (pesticides, nitrates…). De fait, 342 captages d'eau potable sont a y proteger prioritairement.
    En outre, le developpement de l'agriculture biologique dans cette region pourrait contribuer a reduire le desequilibre qui s'accroit entre la demande en produits biologiques. Actuellement en Ile-de-France, les surfaces bio ne concernent que 0,7 % de la surface agricole utile tandis que la demande s'accroit. 53% des Franciliens ont ainsi consomme du bio en 2006*. Il y a donc matiere a developper une production locale pour developper une filiere porteuse d'emplois et reduire dans le meme temps le transport des denrees alimentaires.
    Michel Vampouille, vice-president de la Region charge de l'environnement s'est d'ailleurs felicite, dans un communique de la concretisation de ce partenariat. Elle s'inscrit parfaitement dans le plan 2007-2013 de la Region Ile-de-France pour l'agriculture biologique, d'un montant de 8 millions d'euros, precise-t-il tout en rappelant que le developpement de l'agriculture biologique implique d'actionner de nombreux leviers : installation, conversion, maintien, formation, recherche…
    Pour que les annonces du Grenelle ne soient pas de vains mots, il faut organiser rapidement une demarche concertee entre la Region, l'Etat et la profession pour identifier les freins au developpement du bio au niveau de l'Ile-de-France et trouver ensemble les solutions adaptees aux specificites regionales, tient-il a rappeler.
    *Barometre CSA - Agence Bio 2006
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    3- Audio. Peut-on se passer des OGM ?, Libelabo, 04/02/08

     

    A la veille de l’examen du projet de loi sur les OGM au Senat, rencontre avec le chercheur en genetique moleculaire Christian Velot, critique avec les OGM agricoles. En partenariat avec Alternatives Economiques.
    Journalistes: Guillaume Launay et Florent Latrive
    A ecouter a :
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    4- «Pour que les OGM se vendent, on leur invente une utilite sociale», Liberation, 04/02/08
    Propos recueillis par Florent Latrive et Guillaume Launay

     

    Peut-on se passer des OGM ? Entretien avec le chercheur Christian Velot.
    Le projet de loi sur les OGM, premiere traduction legislative du Grenelle de l’environnement sera debattu au Senat a partir de demain, apres plusieurs semaines de polemique politique et scientifique. Decryptage avec le chercheur en genetique moleculaire Christian Velot, critique envers les OGM agricoles.
    Pourquoi les scientifiques sont-ils si divises ?
    Que la communaute scientifique soit divisee n’est pas propre aux OGM. Pour lever les controverses, en general, on fait des experiences. Mais avec les OGM, on est dans une situation de carence d’evaluation. Quand on parle d’un mais pesticide, qui produit un insecticide, la moindre des choses serait qu’il soit evalue comme un pesticide. Or ces plants sont sans doute mieux evalues que les autres plantes, mais ils sont evalues bien en deca des pesticides. On ne dit pas que les etudes prouvent que cet OGM est toxique, on dit qu’elles sont suffisamment inquietantes pour au moins demander a ce que des tests soient refaits par un laboratoire independant.
    Vous doutez de cette independance ?
    Les etudes sont faites par des laboratoires choisis par la firme semenciere, au pretexte du secret industriel. Et chaque fois qu’on a voulu avoir acces aux donnees brutes, ca a ete au prix de batailles juridiques et administratives monstrueuses.
    Une petition lancee par des chercheurs contre le moratoire sur le mais OGM a recu plus de 1 000 soutiens…
    Ces chercheurs se refugient derriere la pretendue neutralite de la science pour donner plus de poids a leurs arguments. Le principal probleme, ce n’est pas tant les lobbys financier ou semencier, c’est le lobby scientiste. Ils restent persuades que la science va repondre a tout.
    Que pensez-vous de la polemique qui a suivi la suspension du mais Mon 810 ?
    Pour la premiere fois, on avait a cote des scientifiques un college economique et social. Et pour la premiere fois, un comite d’experts a pris en consideration un certain nombre d’etudes de ces dernieres annees qui jusqu’ici avaient ete ignorees ou negligees, et qui mettent en evidence que le pollen ne s’arrete pas a 50 metres, comme le nuage de Tchernobyl. Le college scientifique a conclu a des «interrogations». Ensuite, que le senateur UMP qui presidait cette autorite, Jean-Francois Le Grand, se permette une interpretation personnelle, c’est normal. Ce n’est pas au scientifique de decider, mais au politique.
    Les OGM permettraient d’utiliser moins de pesticides…
    On nous ment en nous faisant croire que les OGM sont la solution aux pesticides. Effectivement, l’agriculteur n’a plus a pulveriser l’insecticide, mais ce pesticide est toujours dans l’environnement puisque le mais le fabrique en permanence.
    Ont-ils vraiment un impact sur la sante ?
    Je ne peux pas repondre a cette question. Au regard des donnees brutes que l’on a pu obtenir a partir de tests sur des animaux, on voit des perturbations des parametres hepatiques et renaux. On dit donc : «Soyons prudents, prenons le temps.» Le probleme, c’est que le temps de l’evaluation scientifique n’est pas compatible avec l’urgence du brevet et des profits.
    La France ne menace-t-elle pas sa recherche en se coupant des OGM ?
    De quelle recherche parle-t-on ? On fait beaucoup d’amalgames avec les OGM. Ca fait trente ans qu’on s’en sert en recherche, je suis utilisateur de cette technologie. C’est un outil utilise de maniere routiniere dans les laboratoires, c’est un peu la cle a molette du biologiste moleculaire. Dire qu’on prend du retard en recherche n’est pas vrai. Concernant le domaine agricole, ce n’est pas dans la recherche qu’on va prendre du retard, mais dans les applications dans les champs et dans les assiettes. Mais est-ce qu’on peut vraiment parler d’un retard ? Est-ce qu’on doit absolument concurrencer les Etats-Unis sur tout et n’importe quoi ? On pourrait au contraire jouer la carte de la biosecurite.
    Mais sans debouches, comment la recherche sera-t-elle financee ?
    C’est tout le probleme de la politique de recherche depuis vingt ans, qui met la recherche appliquee en amont de la recherche fondamentale. C’est catastrophique. Si on faisait de la recherche tous azimuts en utilisant les OGM comme un outil parmi d’autres, et qu’on trouve des applications socialement utiles, on serait dans une demarche scientifique saine. Aujourd’hui, on fait des OGM pour faire des OGM. Et pour que ca se vende, on nous invente une utilite sociale.
    Mais les OGM ne sont-ils pas une solution aux crises alimentaires mondiales ?
    Le probleme de la faim dans le monde n’est pas scientifique et technologique mais politique. Sinon, il faudrait qu’on m’explique pourquoi, alors qu’on produit deux fois plus que les besoins, il y a des gens qui meurent de faim. On veut nous faire croire qu’on va resoudre la faim dans le monde avec des OGM dont le seul but pour les firmes semencieres est de mettre des brevets sur des plantes et d’avoir la mainmise sur l’alimentation mondiale.
    Qu’attendre alors du debat sur le projet de loi ?
    La discussion c’est toujours bon a prendre. Mais il faut qu’elle prenne en compte les conclusions du Grenelle, notamment sur les questions de responsabilite, de transparence. Dans son discours, Nicolas Sarkozy a pour la premiere fois - on peut lui rendre ca - designe les OGM agricoles par leur nom : des «plantes pesticides». Mais on ne trouve pas une seule fois ce terme dans le projet de loi. J’ai peur que ce soit a nouveau du vernis sur des ongles sales, qui va permettre en fait d’autoriser la contamination par les OGM.

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    5- Les animaux deja nourris aux plantes transgeniques, Le Figaro, 05/02/08
    Thiebault Dromard

    Bovins, porcs et volailles, que nous consommons quotidiennement, sont alimentes avec du mais ou du soja genetiquement modifies.
    L'interdiction de cultiver des OGM protege-t-elle pour autant nos assiettes ? Peut-on aujourd'hui trouver des produits OGM ou fabriques a partir d'OGM dans le commerce ? La FNSEA comme Greenpeace sont d'accord pour dire que malgre les reglementations, des OGM parviennent quand meme dans nos assiettes. La vente de produits contenant plus de 0,9 % d'organismes genetiquement modifies et donc soumis a un etiquetage reglementaire est neanmoins tout a fait marginale. Mais l'administration ne dispose apparemment pas de donnees precises sur ce sujet.
    La Direction generale de la concurrence, de la consommation et de la repression des fraudes (DGCCRF), en charge du controle de l'etiquetage, n'a pas dresse de liste officielle de produits OGM vendus. Mais d'apres l'association Greenpeace, qui a developpe un reseau de 5 000 «detectives-citoyens», une trentaine de produits sont aujourd'hui vendus avec la mention speciale «contient des OGM» ou «est susceptible de contenir des OGM». Conformement a la loi, cette mention est inscrite dans la liste d'ingredients de chaque produit.
    Dans son «panier», Greenpeace releve, pour l'essentiel, de l'huile de soja, de la farine de mais et une kyrielle de produits americains importes, comme des cereales de la marque Oreo, de la preparation pour Muffin ou encore de la sauce barbecue. Ces trente produits ne sont qu'une goutte d'eau au regard des 80 000 references alimentaires du marche francais.
    «Liste rouge»
    La legislation ne prevoit pas une obligation d'etiquetage pour les produits d'origine animale qui ont beneficie d'une alimentation pouvant etre genetiquement modifiee. Le groupe volailler Doux precise que ses volailles commercialisees «sont nourries par du soja achete sur les marches mondiaux et qu'a ce titre il peut etre genetiquement modifie». Cette entreprise agroalimentaire, presente au Bresil, precise aussi qu'elle est en mesure, «si ses clients l'exigent», de vendre des volailles n'ayant pas consomme d'OGM.
    «Il faut arreter de cacher la realite aux Francais. Nous importons tous les jours des OGM par bateau entier. L'essentiel intervient dans la fabrication de nourriture animale. Si les OGM sont dangereux, il faut le dire, et dans ce cas bloquer les arrivages dans les ports francais», previent Pascal Ferrey, vice-president de la FNSEA.
    Greenpeace a dresse une liste rouge exhaustive de tous les groupes agroalimentaires qui ne garantissaient pas que la fabrication de leurs produits (œufs, lait, fromage…) se faisait hors de la filiale OGM. C'est-a-dire que les produits mentionnes ont pu etre obtenus a partir de vache, volaille, porc… nourris a partir d'OGM. Des marques prestigieuses (Bledina, Nestle-Guigoz, Lu Heudebert, Unilever-Maille, Lactalis-Bridel…) cotoient des PME parmi lesquelles beaucoup de fromageries. Il faut neanmoins preciser que Greenpeace ne distingue pas dans cette liste rouge les entreprises qui ne garantissent pas la filiere non OGM et celles qui ont refuse de repondre a son questionnaire.
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    6- Decryptage. Loi sur les OGM : risque de surchauffe au Senat, Liberation, 05/02/08
    Guillaume Launay

     

    C’est un senateur UMP de la Manche, veterinaire de profession, qui a preside l’intergroupe OGM du Grenelle de l’environnement, puis la Haute Autorite provisoire sur les OGM. Pour Jean-Francois Le Grand, «pour que la parole ne soit plus confisquee, le Grenelle a propose une logique de connaissance et de gouvernance». Des principes qui se retrouvent dans le projet de loi sur les organismes genetiquement modifies discute a partir de cet apres-midi au Senat. Le projet transcrit dans le droit francais une directive europeenne de 2001, tout en incluant les conclusions du Grenelle, et devrait enfin encadrer les cultures OGM.
    Pourtant, au groupe UMP du Senat, on dit que Le Grand a «ete piege», qu’il s’est un «peu isole». Car un autre senateur UMP de la Manche, veterinaire lui aussi, est rapporteur du projet de loi. Jean Bizet a depose une cinquantaine d’amendements dont certains modifient substantiellement le texte, dans un sens plus favorable aux «biotechnologies vegetales». Son objectif : «Ramener le probleme a sa juste proportion, car on a diabolise ce sujet.»
    Le debat sur les OGM ne divise pas que l’UMP. «Si tout le monde rale, c’est que le projet est bon…», dit-on en souriant dans l’entourage de Jean-Louis Borloo. Au PS, il a fallu concilier pro et anti. «La position, c’est oui a la science, en la separant de la question agricole, explique le senateur du Tarn Jean-Marc Pastor. Si c’est pour verrouiller un agriculteur a un semencier, nous nous y opposerons.» Au gouvernement, le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, qui defend la loi, n’est pas vraiment sur la meme ligne que Michel Barnier, a l’Agriculture. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a arbitre en faveur du premier. Mais les senateurs ont bien l’intention de «dire ce qu’ils ont a dire», assure-t-on, bravache, a l’UMP. Decryptage des points sensibles d’un debat qui promet d’etre anime.
    Pouvoir cultiver sans OGM ?
    Une phrase ecrite noir sur blanc dans les conclusions du Grenelle avait ravi les associations de defense de l’environnement : «Libre choix de produire et de consommer sans OGM». Passe a la moulinette administrative, le projet de loi enonce la«liberte de cultiver avec ou sans OGM», soulignant la possibilite de la coexistence. Jean Bizet, lui, propose de reecrire ainsi l’article : «La liberte de cultiver des OGM destines a l’alimentation ou de ne pas le faire est garantie.» Bref, une inversion de la logique. Car la disparition du «sans OGM» n’est pas neutre. «Supprimer ce "sans" c’est une maniere habile d’eviter la question du seuil, decode Jacques Muller, senateur vert du Haut-Rhin. On n’est plus dans l’esprit des textes europeens. La loi doit proteger le faible.»
    Qui sera responsable ? Qui paiera ?
    C’est la question qui se profile derriere celle du seuil : qui paie en cas de presence d’OGM fortuite ? Selon le projet de loi, si un agriculteur bio ou conventionnel se trouve oblige de vendre une recolte comprenant des OGM, c’est «l’exploitant agricole mettant en culture une variete genetiquement modifiee [qui] est responsable du prejudice economique [lie a] la depreciation du prix du produit». Les exploitants d’OGM sont donc obliges de «souscrire une garantie financiere couvrant leur responsabilite». Sauf que les assureurs ne se precipitent pas : la profession ne proposera des offres qu’a «condition qu’elle dispose de modeles statistiques lui permettant de quantifier le risque». Bref, il y a un peu trop d’incertitudes. «Si les assureurs ne viennent pas, il n’y aura aucun OGM», glisse-t-on au ministere de l’Ecologie. Ce que refuse Jean Bizet, pour qui «on ne peut pas laisser les agriculteurs dans ce vide». Le senateur prevoit d’organiser (en dehors de la loi) un fonds professionnel assez complexe, base sur la compensation en grain et en argent.
    Quel niveau de transparence ?
    «La transparence totale, compte tenu du climat actuel, ca peut etre dangereux», s’inquiete Philippe Gracien, du Groupement national interprofessionnel des semences (Gnis). La loi prevoit en effet une transparence a la parcelle, la ou le registre actuel ne donne les localisations qu’a l’echelle du canton. D’ou le «donnant-donnant», propose par Jean Bizet. En echange de la transparence complete, le senateur UMP propose de creer un «delit de fauchage». «Inacceptable, previent le vert Jacques Muller. La loi est deja fournie en matiere de destruction de bien. D’ailleurs, les faucheurs ont toujours accepte leur peine.»
    Quelle autorite competente ?
    Le comite de prefiguration de la Haute Autorite sur les OGM, ne en decembre, a deja traverse une zone de turbulences apres son premier avis qui a conduit a la suspension du mais Mon 810 (Liberation du 11 janvier).
    Jean Bizet en conclut donc qu’il faut separer dans ce comite (devenu un Haut Conseil «qui ne decide pas»), les scientifiques de la societe civile. «Au contraire, il faut faire se confronter l’expertise scientifique et societale, souligne Jean-Francois Le Grand. Il faut se parler. Il ne faut pas repeter des erreurs en allant trop vite.»

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    7- Compte rendu. Deja controverse, le projet de loi sur les organismes genetiquement modifies est examine au Senat, Le Monde, 05/02/08
    Gaelle Dupont

    Le projet de loi relatif aux organismes genetiquement modifies (OGM), qui doit etre debattu en premiere lecture au Senat du mardi 5 au vendredi 8 fevrier, est bref mais capital. En 13 articles, il met sur pied un nouveau dispositif d'evaluation des plantes transgeniques et organise la cohabitation entre les differentes filieres - OGM, classique, biologique -, qui souleve d'importantes difficultes du fait de la dissemination des OGM dans l'environnement. La loi ne sera pas appliquee en 2008, la seule variete autorisee en France, le mais transgenique MON 810, ayant ete suspendue par le gouvernement. Elle fixe des regles a long terme, pour toutes les varietes qui pourraient etre autorisees dans le futur.
    Ce projet etait tres attendu. La directive europeenne relative aux OGM, qu'il transpose, date de 2001. Les gouvernements successifs ont toujours recule devant le caractere explosif du sujet. Un texte a ete adopte par le Senat en mars 2006, mais n'a jamais ete debattu a l'Assemblee, le gouvernement procedant par decret. Lors du Grenelle de l'environnement, conclu en octobre 2007, un consensus en faveur d'une loi avait finalement emerge.
    Mais les tensions n'ont pas disparu, bien au contraire. Le projet de loi propose par le gouvernement dans la foulee du "Grenelle" avait ete tiedement accueilli par les associations de defense de l'environnement et les agriculteurs anti-OGM, meme s'ils y decelaient des "avancees". Les amendements adoptes le 29 janvier par la commission des affaires economiques du Senat, a l'initiative du rapporteur du texte, Jean Bizet (UMP, Manche), ont mis le feu aux poudres. M. Bizet ne fait pas mystere de son soutien aux OGM. La plupart de ses amendements ont recueilli le soutien des elus UMP mais aussi des autres groupes politiques.
    France Nature Environnement parle de "provocation". Pour Vincent Perrot, delegue general de la Federation nationale d'agriculture biologique, "la loi ne garantit pas la possibilite de produire et de consommer sans OGM, a fortiori si les amendements Bizet sont votes". Ils rappellent que, selon les enquetes d'opinion, une large majorite des Francais est hostile aux plantes genetiquement modifiees. Plusieurs points seront au coeur des debats. Pour les "anti", la reference au droit de produire "sans OGM" est cruciale. Mais tout le monde ne s'accorde pas sur son sens. Renvoie-t-elle a une presence inferieure a 0,9 % d'OGM dans une recolte (ce qui correspond au seuil d'etiquetage retenu au niveau europeen) ? Ou au seuil de detection, soit 0,1 % ? Sous des apparences techniques, la question est importante. Les promoteurs des OGM affirment qu'un seuil de 0,1 % decouragerait leur culture, car il imposerait des distances de securite entre les champs trop importantes. Mais, pour les ecologistes, tolerer une "contamination generale", meme inferieure a 0,9 %, est inacceptable.
    Autre sujet d'affrontement : le registre des cultures a la parcelle. Les pro-OGM y sont hostiles, car il les placerait a la merci des destructions operees par les Faucheurs volontaires. L'Association generale des producteurs de mais (affiliee a la FNSEA) espere donc la voir supprimee pendant les debats. Evoquant un "donnant-donnant" avec le gouvernement, M. Bizet plaide pour un maintien de cette precision, en echange de la creation d'un delit de destruction de champ.
    Le regime de responsabilite applicable aux producteurs d'OGM est aussi un point sensible. Agriculteurs biologiques et apiculteurs estiment que la presence d'OGM dans leur recolte n'aboutira pas seulement a un prejudice economique ponctuel, mais aussi a une perte de clientele et a une degradation de leur image. Meme si les questions environnementale et sanitaire seront abordees, le debat economique sera tres present au Senat. M. Bizet soutient les OGM au nom de la competitivite de la France, qui ne peut, selon lui, s'isoler du reste du monde. "La valeur ajoutee de notre agriculture, c'est la qualite, donc le sans-OGM, repond le senateur (Verts, Haut-Rhin) Jacques Muller. Les interets immediats des producteurs de mais du Sud-Ouest ne sont pas ceux de l'ensemble des agriculteurs de France."
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    Les principaux articles et amendements
    Article 1 : le projet de loi instaure "la liberte de consommer et de produire avec ou sans organisme genetiquement modifie". Les senateurs proposent "la liberte de produire ou de consommer des OGM ou de ne pas le faire".
    Article 2 : selon le projet de texte, une Haute Autorite, composee d'un comite scientifique et d'un comite economique, ethique et social, aura pour mission d'eclairer le gouvernement sur toutes les questions interessant les OGM. Les senateurs souhaitent que seul le comite scientifique rende des avis.
    Article 4 : le texte prevoit que tout exploitant cultivant des OGM sera "responsable de plein droit du prejudice economique" cause par la presence eventuelle d'OGM dans la production d'un autre exploitant. Il devra souscrire une garantie financiere couvrant sa responsabilite.
    Article 6 : un registre national indiquant la nature et la localisation des parcelles OGM sera rendu public. Les senateurs ont accepte de maintenir ce niveau de precision, mais proposent en contrepartie d'instaurer un delit de "destruction de champ" puni de deux ans de prison, qui serait aggrave et puni de trois ans de prison si une parcelle de recherche etait detruite.

    8-FNH

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    8- De nouvelles autorisations d'essais scientifiques de cultures OGM en plein champ seront delivrees des 2008, Le Monde avec AFP, 05/02/08

    Le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, a annonce, mardi 5 fevrier devant le Senat, que de nouvelles autorisations d'essais de cultures OGM en plein champ, a des fins scientifiques, seront delivrees "des 2008". "Il nous faut une recherche en plein champ [sur les OGM] et des 2008", a-t-il declare en presentant le projet de loi sur les organismes genetiquement modifies. "A cette fin, j'ai obtenu que par decret une commission d'evaluation des demandes d'autorisation d'essais en plein champ soit mise en place. Cette commission nous permettra d'autoriser [ces essais] dans des conditions securisees", a-t-il precise.
    Le projet de loi sur les OGM, dont le Senat a commence mardi l'examen, doit creer un Haut Conseil des biotechnologies, qui sera charge de proceder a l'evaluation prealable du risque lie a ce type d'essai. La France a decide d'activer a Bruxelles la "clause de sauvegarde" et de suspendre les cultures OGM en milieu ouvert, en particulier celle des seules cultures commerciales concernees, le mais MON810, jusqu'a ce que la Commission europeenne ait procede a de nouvelles expertises. Cette suspension ne concernait pas les essais a des fins de recherche, mais les associations ecologistes esperaient que ceux-ci ne seraient pas etendus.
    Pour Lylian Le Goff, responsable de la mission biotechnologies de la federation France nature environnement (FNE, 3 000 associations), chargee du dossier OGM, "il n'est pas urgent de reprendre les essais en plein champ [mais] il est urgent d'attendre l'installation du Haut Conseil des biotechnologies et de lui laisser le temps de travailler dans la serenite." Pour la FNE, "l'annonce de Michel Barnier n'est certainement pas conforme a l'engagement du gouvernement en faveur d'une recherche scientifique renforcee, transparente et pluraliste".
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    9- Compte rendu. Le Senat revise les regles de travail du futur Haut Conseil sur les OGM, Le Monde, 06/02/08

    Au cours de l'examen du projet de loi sur les OGM, le Senat a adopte, dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 fevrier, plusieurs amendements modifiant la future Haute Autorite, rebaptisee Haut Conseil, qui evaluera les risques sanitaires et environnementaux des OGM. Elle sera constituee de deux comites : l'un de scientifiques, l'autre de representants de la societe civile. Ses avis seront elabores sur la base des reflexions des deux comites.
    Sur proposition du rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), les senateurs ont adopte un amendement etablissant une hierarchie entre l'avis des scientifiques et les simples "recommandations" du comite de la societe civile, les deux "n'ayant pas la meme legitimite", selon M. Bizet. Un autre amendement stipule que le president du Haut Conseil sera "un scientifique choisi en fonction de ses competences".
    Sur proposition du gouvernement, les senateurs ont vote la possibilite, pour les associations de defense de l'environnement et les associations de consommateurs, de saisir le Haut Conseil.
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    10- Coulisses. Le debat sur les OGM brouille les pistes au Senat, Liberation, 06/02/08
    G. La.

     

    Le debat sur les OGM, qui s’est ouvert hier au Senat, fait decidement exploser les clivages partisans traditionnels. Les critiques les plus vives contre ce texte soutenu par le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, sont en effet venues de senateurs du centre et de l’UMP. Ainsi, le centriste Yves Detraigne: «On peut se poser la question de savoir s’il n’y a pas eu des transactions inavouees autour du Grenelle de l’Environnement: nucleaire contre OGM…». A l’inverse, c’est le senateur Vert, Jacques Muller, qui a vole au secours de Borloo: «Il faut sauver le soldat Grenelle parce qu’il le vaut bien et vous pouvez compter sur nos propositions.» Ce n’est pas un hasard si le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, a ete bien plus applaudi que Borloo sur les bancs de l’UMP. Barnier a en effet annonce aux senateurs que de nouvelles autorisations d’essais de culture OGM en plein champs seront delivrees «des 2008». Cela n’a pas empeche Jean-Louis Borloo de conclure les debats, optimiste: «Au fond, le consensus est assez puissant!». L’examen du texte et de ses 230 amendements s’est deroule tard dans la soiree. Les debats reprendront demain.
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    11- Condamnation Kokopelli : l'Etat pourrait se dedire et amender sa legislation, Agrisalon, 06/02/08

    L'Etat envisage de se dedire pour eviter a l'association Kokopelli, qui vend et defend les semences anciennes, d'avoir a payer la totalite des amendes auxquelles elle est condamnee, a indique mercredi la secretaire d'Etat a l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
    Le sort de Kokopelli, basee a Ales (Gard) et condamnee mardi en appel a 23.000 euros d'amendes pour avoir commercialise des semences "non inscrites dans le catalogue officiel", a affleure lors du debat sur les OGM au Senat.
    "J'ai dit clairement qu'il fallait reflechir a un eventuel dedit de l'Etat, pour que l'association n'ait pas a payer et surtout a un amendement pour regler le probleme", a explique Mme Kosciusko-Morizet a l'AFP. "Nous en avons discute avec Jean-Louis Borloo".
    "L'association Kokopelli participe a la preservation de la biodiversite, du patrimoine et des semences anciennes: c'est interessant, mais de ce point de vue notre droit est mal fait", a-t-elle estime.
    S'il est techniquement impossible d'introduire un amendement en ce sens dans la loi sur les organismes genetiquement modifies, "on va voir comment faire quelque chose" dans la loi concernant le Grenelle de l'environnement, a-t-elle ajoute.
    Selon les minutes des debats rapportees au Journal Officiel, Mme Kosciusko-Morizet a estime mardi soir devant le Senat que l'association, en preservant des varietes anciennes, "remplit une mission de service public et que sa condamnation pose probleme. Nous travaillons a une eventuelle evolution legislative pour sortir de cette situation absurde".
    A son tour, M. Borloo a reconnu qu'il y avait "indiscutablement un probleme a traiter en liaison avec le ministre de l'Agriculture".
    Kokopelli a vu sa condamnation confirmee en appel mardi par la Cour de Cassation et devra verser 23.000 euros au total aux differentes parties civiles, dont l'Etat et la Federation nationale des professionnels des semences potageres et florales (FNPSP).
    L'association, dont le nom est tire d'une legende amerindienne (le chant du mais), etait poursuivie pour "mise sur le marche de varietes non inscrites dans le catalogue officiel des especes et des varietes", gere par le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS).
    Inscrire au catalogue les quelque 2.500 varietes potageres et florales repertoriees par Kokopelli "couterait plusieurs millions d'euros", fait valoir l'association.
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    12- Les Francais veulent un monde plus bio, Mescoursespourlaplanete, 07/02/08
     
    Bonne nouvelle ! Les Francais sont de plus en plus nombreux a s’interesser au bio, selon la huitieme edition du barometre de l’Agence Bio, un organisme public en charge du developpement de l’agriculture biologique. Le probleme est que la consommation de produits bio augmente en France plus vite que la production, ce qui implique qu’une part croissante du marche est couverte par des produits importes. Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, insiste sur la necessite d’augmenter le nombre de producteurs et d’accompagner le developpement de l’offre, pour atteindre l’objectif fixe par le Grenelle de l’Environnement de 6% de surface agricole utile bio d’ici 2010 (contre 2% aujourd’hui). Pour stimuler l’offre, rappelons aussi que la France veut atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012, et que la grande distribution s’est par ailleurs engagee en janvier a augmenter d’au moins 15% par an la part des produits bio dans le total des ventes alimentaires.
    L’enquete permet egalement de constater que l’interet des Francais, lui, est en hausse : 77% des Francais considerent en effet que l’agriculture biologique est une voie d’avenir face aux problemes environnementaux et 84% souhaitent qu’elle se developpe en France. Et 42% declarent consommer au moins un produit bio chaque mois (contre 37% en 2003), dont un tiers disent en outre "avoir l’intention d’augmenter leur consommation", notamment de fruits et legumes, viande, produits laitiers et pain. A ce sujet, les produits bio dont les ventes ont le plus progresse en 2007 sont les complements alimentaires, le lait, les produits a base de soja et les œufs, tandis que ceux qui attirent le plus de nouveaux consommateurs sont les petits pots pour bebes et l’epicerie (pates, riz, cereales). A noter aussi : la premiere raison de consommer du bio reste la preservation de la sante (96%), devant la qualite et le gout des produits (91%) puis la protection de l’environnement (90%).
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    13- La pratique du non-labour s'etend dans les campagnes francaises, Le Monde, 07/02/08
    Laetitia Clavreul
     
    La charrue n'a plus la cote dans les campagnes francaises. La pratique du non-labour s'y etend, selon une etude publiee, jeudi 7 fevrier, par le ministere de l'agriculture, qui revele qu'un tiers (34 %) des grandes cultures semees en 2006 a ete implante sans retournement prealable du sol. "Une mini-revolution, car longtemps le labour a ete presente comme incontournable", explique Catherine Chapelle-Barry, auteur de l'etude. Il permettait de lutter contre les mauvaises herbes et d'aerer les sols. En 2001, date de la premiere prise en compte de cette tendance, le non-labour concernait 21 % des terres.
    L'etude constate un developpement de cette pratique sur l'ensemble des cultures, avec une conversion massive pour le ble tendre, ou le non-labour est passe en cinq ans de 25 % des surfaces a 44 %. Avec respectivement 47 % et 28 %, le colza et l'orge sont aussi tres concernes par cette evolution. Ce changement repond a de multiples motivations, economiques et environnementales : il permet un gain de temps, des economies d'energie (20 a 40 litres de fuel par hectare) et de materiel, et une meilleure protection des sols, dont l'erosion est reduite. "Non seulement le risque diminue dans les sols en pente, mais le non-labour protege aussi de l'erosion pluviale grace aux residus de culture laisses sur place", note l'etude.
    Neanmoins, pour ce qui concerne l'environnement, un recours accru aux herbicides est constate. En effet, sans labour, les mauvaises herbes germent plus facilement puisque leurs graines ne sont pas enfouies en profondeur. En 2006, pour le ble tendre, l'agriculteur a, en moyenne, pratique 1,7 traitement sur une parcelle non labouree, contre 1,4 sur une parcelle labouree. Il existe pourtant des alternatives, comme le desherbage mecanique, mais il demeure l'exception. Une meilleure gestion de la rotation des cultures peut aussi permettre de couper le cycle des mauvaises herbes.
    Les grandes exploitations sont celles qui delaissent le plus le labour. Pour le ble tendre, celles de moins de 50 hectares sont 29 % a ne plus le pratiquer, contre 74 % pour les plus de 400 hectares. Cependant, l'adoption du non-labour est rarement definitive. Si en 2006, 34 % des terres n'ont pas ete labourees, seules 11 % ne l'ont jamais ete depuis 2001. Pourtant, l'ecart de rendement est faible, de l'ordre de 4 % par exemple pour le ble.
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    14- Agriculture - Embarquement pour l'eternite, Le Point n°1847, 07/02/08
    Gwendoline Dos Santos
     
    Dans le port de Lagos, au Nigeria, des hommes chargent avec mille precautions 21 caisses pesant, au total, 330 kilos a bord d'un navire en partance pour Oslo. Elles contiennent bien mieux que de l'or ou des diamants : le tresor de l'agriculture africaine, soit 7 000 varietes de semences de niebe (fourrage), mais, soja et pois de terre. Le 26 fevrier 2008, ces graines seront les premieres a prendre place dans le fameux coffre-fort norvegien du Spitzberg charge de preserver la quintessence de l'agriculture mondiale ad vitam aeternam . Bientot, d'autres cargaisons quitteront le Benin, la Colombie, l'Ethiopie, l'Inde, le Kenya, le Mexique, le Perou, la Syrie... pour la meme destination. Cette Arche de Noe de l'agriculture mondiale concue par l'organisation non gouvernementale Global Crop Diversity Trust, prevoit de conserver ainsi 2 millions de semences a l'abri de toute catastrophe mondiale.
    <http://www.lepoint.fr/content/a_votre_sante/article?id=222701>
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    15- Graines d’INRA dans l’espace, INRA - Observatoire de Paris-Meudon, 07/02/08
     
    Une experience scientifique, concue par des chercheurs de l’INRA de Versailles-Grignon et de l’Observatoire de Paris-Meudon pour tester l’aptitude des graines de plantes a survivre dans des conditions spatiales, va etre realisee dans le module Columbus. Ce laboratoire scientifique de l’Agence spatiale europeenne (ESA) sera achemine jusqu’a la Station Spatiale Internationale par la navette spatiale Atlantis, lancee le 7 fevrier du Centre spatial Kennedy de la NASA a Cap Canaveral (Floride). Les experiences prealables de ces chercheurs en laboratoire* suggerent que les graines peuvent resister a des conditions physiques qui tueraient des spores de bacteries en quelques secondes.
    Les astronautes vont disposer des graines de plantes (Arabidopsis thaliana et tabac), preparees a l’INRA, dans un portoir fixe a l’exterieur du module Columbus, dans le but de tester leur resistance aux conditions de l’espace. Environ 6000 graines, disposees derriere des fenetres en fluorure de magnesium, seront ainsi exposees pendant 18 mois au vide, aux temperatures extremes et aux rayonnements ultraviolets et cosmiques.
    L’experience comporte egalement des graines deficientes ou sur-enrichies en flavonoïdes, des molecules qui les protegent du rayonnement ultraviolet emis par le soleil. D’autres graines, incluant un gene bacterien, vont permettre de mesurer physiquement et biologiquement l’effet des conditions spatiales sur un segment particulier du genome.
    Apres leur retour sur Terre, les chercheurs determineront la capacite de germination des graines et l’ampleur des mutations subies. La survie des graines montrerait que les formes de vie dormantes peuvent resister aux extremes de temperatures, au vide, et aux rayonnements UV et cosmiques.
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    16- Le Senat cree un "delit de fauchage" pour la destruction de champ OGM, Le Monde avec AFP, 07/02/08

    Alors que le ministre de l'ecologie, Jean-Louis Borloo, a annonce, jeudi 7 fevrier, que le gouvernement deposerait officiellement vendredi la clause de sauvegarde contre le mais Monsanto 810 – seul mais genetiquement modifie cultive en France –, le Senat a, de son cote, adopte jeudi un amendement au projet de loi sur les OGM, qui instaure un "delit de fauchage".
    Cet amendement du rapporteur Jean Bizet (UMP), adopte au terme d'un long debat passionne, prevoit deux ans de prison et 75 000 euros d'amende, en cas de destruction ou de degradation d'une parcelle de culture de plantes transgeniques. L'amendement prevoit des circonstances aggravantes lorsque la destruction porte sur un essai de recherche, la peine pouvant alors etre portee a trois ans de prison et 150 000 euros d'amende.
    La gauche a vivement proteste contre cette disposition qui, s'est etonne l'ancien ministre socialiste Michel Charasse, revient a distinguer penalement la destruction d'un champ d'OGM de celle d'un champ de culture conventionnelle. Jacques Muller (Verts) a pour sa part juge disproportionnee la peine de 75 000 euros.
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    17- Les pro-OGM tentent de gagner la bataille parlementaire, Novethic, 08/02/08
    Veronique Smee
     
    Le projet de loi sur les OGM en debattu au Senat revient sur les acquis du Grenelle de l'environnement. Dans le meme temps, une autre bataille s'engage concernant la clause de sauvegarde sur le Mon 810, maïs transgenique de Monsanto, deposee par le gouvernement francais aupres des autorites europeennes. Les producteurs de maïs OGM menacent d'attaquer l'interdiction de la culture du Mon 810 devant le Conseil d'Etat et le groupe Monsanto denonce une clause de sauvegarde injustifiee.
    Le "droit a produire et consommer sans OGM", acte par le Grenelle, sera -t-il maintenu ? La reponse pourrait bien etre negative, compte-tenu du texte de loi presente par le gouvernement et des amendements adoptes par le Senat, majoritairement favorable aux OGM. En effet, le texte fixe un seuil de contamination autorise a 0,9%, pourcentage qui correspond au seuil d'etiquetage europeen des produits alimentaires, choisi a l'epoque car c'etait le seuil technique de detection. Aujourd'hui, le seuil detectable n'est plus que de 0,1% et pourrait donc servir de reference pour la contamination. " La future loi sur les OGM doit considerer que le "sans OGM" se definit par une absence totale d'OGM, c'est-a-dire une presence inferieure au seuil actuel de detection (0,1%)," indique Greenpeace. L'ONG denonce l'instauration d'un "droit a polluer", qui sera, "annee apres annee, au fur et a mesure des contaminations, inevitablement accru". Ce seuil revet egalement une importance pour la mise en place du regime de responsabilite et d'indemnisation en cas de contamination, puisque seules les exploitations contaminees a partir de 0,9% pourront faire valoir leurs droits.
Par ailleurs, le regime de responsabilite prevu par le projet de loi ne concerne que les contaminations de "proximite", alors meme que le rapport de la future haute autorite avait releve des contaminations possibles a de tres longues distances. Impossible, des lors, d'etre indemnise si la contamination ne provient pas du champ voisin. Les autres cas de figure, c'est a dire hors champ, lors du transport ou du stockage des semences, ne sont pas envisages.
    Avis purement consultatif de la societe civile
    Autre sujet de conflit, la composition de la future Haute Autorite, rebaptisee Haut Conseil, chargee d'evaluer les risques sanitaires et environnementaux des OGM. Sur proposition du rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), un amendement modifie les pouvoirs entre les deux colleges, celui des scientifiques et celui de la societe civile. Alors qu'ils etaient equivalents dans la version gouvernementale, c'est desormais  l'avis des scientifiques qui prevaut. La  societe civile n'a que le pouvoir  restreint de faire des  "recommandations" , au motif qu'elle " n'a pas la meme legitimite", selon le senateur Bizet.  Ce dernier a egalement fait adopter un  amendement pour que le president du Haut Conseil soit "un scientifique choisi en fonction de ses competences". Le Senat a tout de meme vote -sur proposition du gouvernement- la possibilite, pour les associations de defense de l'environnement et les associations de consommateurs, de saisir le Haut Conseil.
    Cette remise en cause des acquis du Grenelle et les attaques subies par Jean-Francois Legrand,  senateur UMP et president du groupe OGM au sein du Grenelle, l'ont conduit a se retirer des discussions et a annuler ses amendements. Dans un communique, il explique avoir pris cette decision lui-meme et " seul ".  " Il peut s'averer parfois plus productif de s'effacer momentanement plutot que de susciter des etats d'ame qui conduisent souvent a des votes moins objectifs ", explique-t-il. 
    Enfin, s'ajoutant a un debat houleux, le Ministre de l'agriculture Michel Barnier a pris tous les acteurs de court en annoncant " la reprise des essais de cultures en plein champ ", et ce, des cette annee. "A cette fin, j'ai obtenu que par decret une commission d'evaluation des demandes d'autorisation d'essais en plein champ soit mise en place. Cette commission nous permettra d'autoriser des 2008 des essais en champs dans des conditions securisees", a-t-il indique alors que l'examen du projet de loi venait de debuter.
    Une clause de sauvegarde "injustifiee"
    Cote producteurs d'OGM, Monsanto a reagi contre l'activation de la clause de sauvegarde pour le MON 810, dans une lettre adressee au ministere de l'agriculture. Le semencier affirme que "les conditions de procedure et de fond qui president au declenchement d'une mesure de sauvegarde ne sont purement et simplement pas remplies. "Remettant en cause les conclusions de l'etude de  la Haute autorite, Monsanto estime "qu'elles ne mettent pas en evidence de nouveaux risques sanitaires ou environnementaux pour le MON810", condition indispensable pour activer la clause de sauvegarde. "Il resulte de la lecture de cet avis que plusieurs des elements qui sont qualifies de "faits scientifiques nouveaux" ressortent d'etudes qui ont d'ores et deja ete portees a la connaissance des autorites europeennes ou nationales, sans qu'elles aient conduit celles-ci a considerer qu'elles demontraient l'existence d'un risque pour la sante ou pour l'environnement ", souligne le groupe. Les producteurs de maïs transgenique ont quand a eux annonce leur intention d'attaquer l'arrete d'interdiction de la culture du Mon 810 devant le Conseil d'Etat, avec le soutien de l'association des producteurs de ble (AGPB) et celle des producteurs d'oleo-proteagineux (FOP).
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    Un "Monsanto d’or" pour le senateur Bizet
    Greenpeace a decerne un " Monsanto d'or " au senateur UMP de la Manche, rapporteur du projet de loi au Senat. " M.Bizet est recompense au palmares general pour l'ensemble de son œuvre de promotion des OGM et de sape des principes issus du Grenelle ", indique l'ONG. " Les industries semencieres et biotechnologiques n'auraient pas fait meilleur travail  que M.Bizet. Avec un tel representant a un poste si strategique, la majorite UMP la plus archaïque est en train de passer au rouleau compresseur sur le Grenelle de l'environnement ! " poursuit Arnaud Apoteker, charge des OGM chez Greenpeace.
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    18- Compte rendu. La clause de sauvegarde sur le MON 810 est activee, Le Monde, 08/02/08
    Herve Kempf

    Jean-Louis Borloo, ministre de l'ecologie, du developpement et de l'amenagement durables, a annonce, jeudi 7 fevrier au Senat, l'activation de la clause de sauvegarde sur le mais transgenique MON 810 : "Le texte, dans la redaction que nous avons mise au point cet apres-midi avec le ministre de l'agriculture, sera notifie a la Commission europeenne des demain (vendredi 8 fevrier) et publie au Journal officiel a la date limite du 9 fevrier. La clause de sauvegarde entrera donc en application."
    Le 8 janvier, le president de la Republique avait annonce etre "dispose a appliquer la clause de sauvegarde". Le 11, Matignon avait confirme le recours a cette procedure. Celle-ci, prevue par la directive europeenne 2001-18, entraine un examen de l'OGM concerne, bloquant de fait durablement sa culture.
    Mais, depuis quelques jours, le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, avait envisage d'utiliser une autre procedure, dite des "mesures d'urgence", contenue dans un autre texte, le reglement 1829-2003. "Elle ne comporte pas les memes contraintes que la clause de sauvegarde, indique un juriste de la Commission, a Bruxelles. Dans le recours aux mesures d'urgence, la consultation de l'Agence europeenne de securite des aliments n'est pas obligatoire et le deroulement des procedures est plus rapide." De plus, le dossier releve alors de la Direction generale de la sante et des consommateurs, plus favorable aux OGM que la Direction generale de l'environnement, qui gere les cas de clause de sauvegarde.
    Une discussion, jeudi matin, entre les deux ministeres a conduit a choisir de se referer, comme originellement prevu, a la clause de sauvegarde.

    19-FNH

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    19- Un insecte parvient a resister au coton OGM cense l'eradiquer, Le Monde, 08/02/08
    Herve Morin

    Pour la premiere fois, un insecte est parvenu dans la nature a developper une resistance a une toxine produite par une plante genetiquement modifiee pour l'eradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une demonstration brillante de la theorie de l'evolution : quand une population est soumise a une pression de selection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpetuation.
    Un tel phenomene de resistance aux toxines secretees par des OGM avait deja ete induit en laboratoire. Mais il n'avait encore jamais ete detecte dans les conditions d'agriculture reelle, rapporte un article mis en ligne le 7 fevrier par la revue Nature Biotechnology.
    Bruce Tabashnik et ses collegues de l'universite de l'Arizona y presentent leur compilation d'une decennie d'etudes conduites sur six especes d'insectes vises par des toxines produites par des cotons et des mais transgeniques cultives en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis. A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue a resister a une toxine, Cry1Ac, produite a partir d'un gene tire de la bacterie Bacillus thuringiensis (Bt).
    Les premieres chenilles de papillon resistantes ont ete detectees a partir de 2003, dans des champs de l'Arkansas et du Mississippi. Certaines etaient capables de survivre a des doses de toxine 500 fois plus elevees que celles tuant ces insectes, dans les memes parcelles, avant l'introduction de ce coton dit Bt.
    Maintien de zones "refuges"
    Pour faire face a ce phenomene de resistance, les promoteurs des OGM preconisent le maintien de zones "refuges", semees en plantes conventionnelles, ou sont conservees des populations d'insectes sensibles a la toxine ayant pour avantage de "diluer" par croisement le caractere resistant des individus mutants.
    Cette strategie semble fonctionnelle, mais a condition que les refuges soient "abondants", previent M. Tabashnik : en Arkansas, ou 39 % de la population d'Helicoverpa pouvaient trouver pitance dans des champs non OGM, la resistance a pu apparaitre et pourrait, au rythme actuel, etre totale d'ici neuf ans.
    Au contraire, en Caroline du Nord, ou ce pourcentage de refuge etait de 82 %, la frequence de la resistance sera encore presque nulle dans dix ans, predit-il.
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    20- Le Senat adopte une redaction remaniee du projet de loi sur les OGM, AFP, 08/02/08
     
    Paris (AFP) - 17h35 - Le Senat a adopte en premiere lecture vendredi le projet de loi sur les organismes genetiquement modifies (OGM), dans une redaction remaniee qui, selon les Verts, revient a "enterrer l'esprit de Grenelle".
    Alors qu'un relatif consensus s'etait degage en faveur d'une loi lors du Grenelle de l'Environnement, ou scientifiques et representants de la societe civile avaient pu dialoguer sur un pied d'egalite, l'affrontement entre partisans et adversaires des OGM a repris au Senat.
    Les premiers entendaient garantir "la liberte de consommer et de produire des OGM (...) ou de ne pas le faire", les seconds se sont battus pied a pied pour defendre la liberte de produire "sans OGM". Le compromis s'est fait sur la formule "avec ou sans".
    En revanche, le Senat a fait un certain nombre d'entorses au consensus de Grenelle en decidant de creer, au lieu d'une "Haute autorite sur les organismes genetiquement modifies", un "Haut conseil des biotechnologies", qui sera preside par un scientifique.
    Le Haut conseil sera compose d'un "comite scientifique" et d'un "comite de la societe civile", le premier formulant des "avis" et le second des "recommandations".
    Cette formulation qui consacre la primaute des scientifiques, le plus souvent favorables aux biotechnologies, a suscite une vive reaction des Verts. "Nous sommes en train d'enterrer l'esprit de Grenelle", s'est desole le senateur Verts Jacques Muller.
    Elle a aussi blesse Jean-Francois Le Grand (UMP), qui avait preside la Haute autorite provisoire sur les OGM et recommande l'interdiction du mais transgenique MON810, decision qui avait souleve une tempete parmi les deputes de la majorite. Jugeant que sa legitimite avait ete mise en cause, il n'a pas participe a la discussion.
    Le projet de loi vise a clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgeniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive europeenne de 2001, que la France aura longtemps tarde a transcrire en droit national.
    A cette fin, il soumet la mise en culture, le stockage et le transport d'OGM "au respect de conditions techniques notamment relatives aux distances entre cultures ou a leur isolement, visant a prevenir la presence accidentelle d'OGM dans d'autres productions".
    Une des disposition les plus controversee a ete l'instauration, a l'initiative du rapporteur Jean Bizet (UMP) d'un "delit de fauchage", passible de deux ans de prison et 75.000 euros d'amende, en cas de destruction ou de degradation d'une parcelle de culture de plantes transgeniques.
    La gauche a vivement proteste contre cet amendement qui, s'est etonne l'ancien ministre PS Michel Charasse, revient a distinguer penalement la destruction d'un champ d'OGM de celle d'un champ de culture conventionnelle.
    Baume sur la plaie, les senateurs ont accepte la proposition des Verts que soient pris en compte les risques encourus par les apiculteurs dont la production serait affectee par le voisinage de cultures transgeniques. Ils sont explicitement mentionnes parmi les exploitants agricoles qui, dans ce cas, devraient etre indemnises.
    Un volet recherche a ete ajoute. Sur le modele des aides a la creation cinematographique, il instaure un dispositif d'incitation fiscale a l'investissement dans la recherche en biotechnologie.
    Adopte par 186 voix contre 128, celles de la gauche, le projet de loi sera examine a l'Assemblee nationale les 2 et 3 avril.
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    21- Sur l'ensemble du projet de loi relatif aux OGM, Scrutin n° 86, Senat, seance du 8 fevrier 2008
     
    Resultat du scrutin
    Nombre de votants : 325
    Suffrages exprimes : 314
    Majorite des suffrages exprimes : 158
    Pour : 186
    Contre : 128
    Analyse par groupes politiques
    - Groupe Communiste Republicain et Citoyen (23)
    Contre : 23
    - Groupe Union centriste - UDF (30)
    Pour : 25
    Contre : 1 - M. François Zocchetto
    Abstentions : 4 - M. Jean-Paul Amoudry, Mmes Jacqueline Gourault, Catherine Morin-Desailly, Anne-Marie Payet
    - Groupe du Rassemblement Democratique et Social Europeen (16)
    Pour : 5 - MM. Gilbert Barbier, Daniel Marsin, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Georges Othily
    Contre : 7
    Abstentions : 2 - MM. Andre Boyer, François Vendasi
    N'ont pas pris part au vote : 2 - MM. Nicolas Alfonsi, Pierre Laffitte
    - Groupe Socialiste (96)
    Contre : 96
    - Groupe Union pour un Mouvement Populaire (159)
    Pour : 154
    Abstentions : 2 - MM. Christian Cointat, Pierre Jarlier
    N'ont pas pris part au vote : 3 - M. Christian Poncelet, President du Senat, M. Philippe Richert, President de seance, M. Jean-François Le Grand
    - Senateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (6)
    Pour : 2 - M. Philippe Adnot, Mme Sylvie Desmarescaux
    Contre : 1 - M. Bruno Retailleau
    Abstentions : 3
    Analyse detaillee (pour, contre, abstentions et n’ayant pas pris part au vote)
    Liste nomminative a consulter a :
    <http://www.senat.fr/scrupub/2007/scr2007-86.html>
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    22- Des biocarburants pas si bio que ca, Metro avec Relaxnews, 08/02/08
     
    Detruire des ecosystemes naturels pour les remplacer par des cultures destinees a produire des biocarburants aggraverait le rechauffement planetaire, selon une etude americaine publiee dans la revue Science. La perte des forets vierges, des steppes ou des savanes converties en cultures de mais ou de canne a sucre libererait en fait dans l'atmosphere le carbone piege dans les sols et les vegetaux sous forme de CO2.
    Les chercheurs du Nature Conservancy ont calcule que les reconversions de terres agricoles en cultures de mais ou de canne a sucre entraineraient des emissions de CO2 de 17 a 420 fois plus grandes que la reduction annuelle obtenue par l'utilisation des biocarburants.
    "L'agriculture mondiale produit deja des aliments pour six milliards d'etres humains et accroitre la production de biocarburants entrainera forcement la conversion de davantage de superficies naturelles pour des cultures" a indique Joe Fargione, co-auteur de cette etude.
    Un precedent rapport publie en aout 2007 avait deja oppose les emissions de gaz carbonique economisees par les cultures reservees a la production de biocarburants a celle des forets. Les auteurs de cette etude britannique estimaient que la culture de cereales pour fabriquer de l'ethanol permettait d'eviter entre 0,2 et 0,6 tonne de CO2 par hectare chaque annee, contre 3,2 tonnes par hectare pour une foret de pins.
    En revanche, les dernieres etudes sur l'impact des biocarburants estiment que la biomasse (dechets agricoles et forestiers) pourrait etre une meilleure solution pour produire des biocarburants.
    <http://www.metrofrance.com/fr/article/relaxnews/2008/02/08/811_20080208154838_xml/index.xml>
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    23- Les «biocarburants» sont loin d'etre verts, 20 Minutes, 08/02/08
    Yaroslav Pigenet
     
    Consideres un temps comme une alternative «verte» a l’utilisation des carburants petroliers, l’exploitation des agrocarburants (souvent appeles biocarburants) se revele etre encore plus polluante pour l’atmosphere. C’est ce que demontrent deux etudes americaines publiees par la revue Science .
    L’espoir des agrocarburants
    Qu’il s’agisse de bioethanol produit a base de graines de ble et de maïs ou de biodiesel produit a base d’oleagineux (soja, colza), les carburants issus de l’agriculture ont deux avantages evidents : ils constituent une source d’energie toujours renouvelable et apparemment neutre du point de vue des emissions de carbone. A priori, il suffit de replanter l’equivalent de ce que l’on a brule en carburant pour reconstituer les stocks et «refixer» par photosynthese le CO2 ainsi libere. Les agrocarburants ont ainsi ete presentes comme un des moyens de diminuer les emissions de gaz a effet de serre (GES) dans l’atmosphere.
    Pollution verte
    Deux nouvelles etudes montrent toutefois que le cout environnemental global de l’exploitation des agrocarburants n'est pas neutre. Pour produire des quantites suffisantes de graines et d’oleagineux, on doit abattre des forets pour gagner de la terre, utiliser beaucoup d’engrais pour fertiliser les sols et bruler beaucoup de carburant pour recolter le tout. Des pratiques qui diminuent le rendement energetique des agrocarburants et augmentent considerablement les emissions de GES dans l’atmosphere.
    300 ans pour rembourser son carbone
    Joseph Fargione et ses collegues de l’Universite du Minnesota (Etats-Unis) ont ainsi etudie les effets a long terme de la conversion de terres non cultivables (forets, savanes, marais, etc) en terres agricoles destinees a la production d’agrocarburants. Ils ont notamment calcule la « dette en carbone » resultant de l’abattage des arbres – qui ne pourront plus fixer le CO2 atmospherique - et de la decomposition des racines laissees sur place. Or selon les chercheurs, cette dette en carbone est, selon les pays, 17 a 420 fois plus importante que la diminution annuelle des emissions de GES due a l’utilisation des agrocarburants.
    Par exemple, la conversion de 10 000 m2 de foret amazonienne en champ de soja liberant 700 tonnes d’equivalent carbone, les gains en emissions dus a l’utilisation du biodiesel produit sur cette surface ne compenseront cette dette qu’au bout de 300 ans ! Pour la foret indonesienne, evoquee dans le reportage ci-dessous, cette dette serait de 400 ans.
    Bio-Fuel toasting the Indonesian rainforests : a voir a :
    Des emissions doublees pendant 30 ans
    Une autre etude, menee par Timothy Searchinger et ses collegues de l’Universite Princeton (Etats-Unis), montre que meme aux Etats-Unis, la generalisation des carburants agricoles risque d’aggraver l’accumulation des GES. A l’aide d’une modelisation, ils ont estime les variations des emissions globales de CO2 dues a une conversion massive des prairies et des forets en champs de maïs destines a la production de bioethanol. Ils ont alors constate que l’utilisation de ce carburant doublera les GES sur 30 ans et continuera de les augmenter pendant 167 ans.
    En attendant le jatropha
    Les auteurs de ces etudes estiment donc que l’utilisation de la premiere generation des agrocarburants n’est en aucun cas une solution au probleme de l’accumulation des GES responsables du rechauffement global. Ils recommandent plutot le developpement d’un nouveau type de biocarburant derive de nos dechets organiques ou de plantes moins gourmandes en terres, en eau et en engrais comme, par exemple, le jatropha.
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    24- Analyse. Une crise alimentaire majeure se profile, Le Monde, 08/02/02
    Frederic Lemaitre, editorialiste
     
    Il y a un an, a la fin du mois de janvier, quand les Mexicains sont descendus dans la rue pour protester contre l'augmentation du prix de la galette de mais, beaucoup ont souri. En septembre, quand le meme motif a pousse les associations de consommateurs italiens a boycotter vingt-quatre heures durant l'achat de pates, le folklore a egalement semble prevaloir. A tort, dans les deux cas. Ces mouvements sont en fait le reflet d'une crise majeure : les difficultes accrues que rencontrent de par le monde des centaines de millions de personnes pour se nourrir. La raison est simple : viande et cereales sont devenus inabordables pour les plus modestes, dans les campagnes mais aussi dans les villes, un phenomene nouveau.
    Le Mexique et l'Italie ne sont pas des cas isoles. Les emeutes de la faim se multiplient. Le Maroc, l'Ouzbekistan, le Yemen, la Guinee, la Mauritanie et le Senegal ont egalement ete le theatre de manifestations directement liees a l'augmentation du prix de produits alimentaires de premiere necessite. "Ce phenomene inquiete bien davantage les gouvernements que l'augmentation du prix de l'essence", confiait, au Forum de Davos en janvier, le responsable d'un grand organisme international.
    Signe de l'inquietude grandissante : alors que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) tente de boucler dans les semaines a venir un accord liberalisant les echanges de produits agricoles, les pays sont, au contraire, de plus en plus nombreux a limiter les exportations de cereales, en instaurant des quotas ou en relevant les taxes de maniere parfois prohibitive. Apres l'Argentine et l'Ukraine, la Russie et la Chine (exportatrice de mais) viennent d'adopter de telles politiques restrictives. Leur objectif est clair : privilegier le marche interieur pour eviter les tensions sociales.
    L'envolee des prix en 2007 est, il est vrai, impressionnante. Sur un an, l'indice de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, a bondi de pres de 36 %. "En valeur absolue, nous ne sommes pas a des records historiques, mais on a rarement vu de telles variations", constate Abdulreza Abbassian, economiste a la FAO.
    Plusieurs facteurs se conjuguent. L'augmentation de la demande, la stagnation de l'offre et les couts croissants du transport maritime.
    L'augmentation de la demande est une bonne nouvelle. En s'embourgeoisant, Bresiliens, Chinois et Indiens adoptent de nouveaux gouts alimentaires. En moins d'une generation, la consommation de viande par Chinois est passee de 20 a 50 kilos, ce qui a une incidence directe sur la demande de cereales fourrageres. Vue la croissance economique des pays emergents, tout indique que ce phenomene va se poursuivre.
    Comme on denombre par ailleurs 28,5 millions de bouches supplementaires a nourrir par an - la population doit passer de 6,5 milliards aujourd'hui a environ 9 milliards dans la deuxieme moitie du siecle -, la demande n'est pas pres de diminuer.
    De son cote, l'offre est a la peine. En raison d'aleas climatiques, les recoltes ont souvent ete mediocres voire mauvaises dans plusieurs greniers de la planete comme l'Ukraine et l'Australie. Les stocks n'ont jamais ete aussi bas depuis trente ans. L'Europe, qui croulait jadis sous ses reserves, devrait cette annee importer 15 millions de tonnes de cereales. Un record.
    La flambee des cours du petrole provoque, de son cote, un double effet negatif : elle rencherit le cout du transport maritime, qui represente desormais le tiers du prix des cereales. Surtout, elle rend les biocarburants de plus en plus attractifs. Sucre, mais, manioc, oleagineux sont donc detournes de leur finalite nourriciere. "Dans certains pays africains, l'huile de palme est directement indexee sur le prix du petrole. Les Africaines qui font leur marche n'ont plus les moyens de s'en procurer", constate Josette Sheeran, directrice general du Programme alimentaire mondial (PAM). Celle-ci tire la sonnette d'alarme. "Le PAM nourrit environ 90 millions de personnes sur les 860 millions qui souffrent de la faim. L'augmentation des cereales nous oblige a faire un choix : soit nourrir 40 % de moins, soit diminuer de 40 % les portions offertes", resume-t-elle. En Haiti, les plus pauvres en sont reduits a se nourrir de galettes d'argile.
    Pression demographique, croissance economique, rechauffement climatique... A ces trois raisons souvent mises en avant s'en ajoute une quatrieme, tout aussi fondamentale : l'erreur des politiques menees jusqu'a present. Dans son rapport sur le developpement publie en octobre 2007, la Banque mondiale le reconnait sans fard : pendant vingt ans, les responsables ont tout bonnement oublie l'agriculture. Alors que 75 % de la population pauvre mondiale vit dans les espaces ruraux, seulement 4 % de l'aide publique va a l'agriculture dans les pays en developpement. Prenant le contre-pied de la politique privilegiee jusqu'ici par le Fonds monetaire international (FMI) et par elle-meme, la Banque mondiale reconnait que la croissance de l'agriculture et donc la reduction de la pauvrete dependent d'investissements publics dans les infrastructures rurales (irrigation, routes, transports, energie...).
    Ces efforts seront d'autant plus necessaires que le rechauffement climatique constitue, d'apres les experts, un danger majeur pour l'agriculture mondiale. "Les zones touchees par la secheresse en Afrique subsaharienne pourraient augmenter de 60 a 90 millions d'hectares (...) d'ici a 2060. (...) Le nombre de personnes souffrant de malnutrition pourrait augmenter de 600 millions d'ici a 2080", prevoyait l'ONU en 2007. Chaque etude semble plus pessimiste que la precedente. Le 1er fevrier, la revue Science a publie les previsions de l'universite Stanford de Californie selon lesquelles le sud de l'Afrique pourrait perdre plus de 30 % de sa production de mais, sa principale recolte, d'ici a 2030. De leur cote, l'Indonesie et l'Asie du Sud-Est verraient leurs principales cultures diminuer d'au moins 10 %. "C'est inquietant. On ne pensait pas que cela irait si vite", reconnait la FAO.
    Il va donc falloir produire davantage. Certains preconisent d'augmenter les surfaces agricoles, mais le rechauffement climatique et l'urbanisation croissante vont plutot reduire l'espace disponible. Accroitre le rendement est egalement possible. Mais l'agriculture intensive consomme davantage d'eau, un bien qui devient rare et precieux. Reste le developpement des organismes genetiquement modifies, mais leur utilisation est, on le sait, contestee. A l'aube du XXIe siecle, l'agriculture est donc redevenue un probleme majeur pour l'humanite.
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    25- La France interdit le mais OGM MON810, le seul cultive sur son territoire, AFP, 09/02/08
     
    Paris (AFP) - 19h53 - La culture du mais OGM MON810 de l'Americain Monsanto, la seule autorisee en France, a ete interdite samedi, provoquant colere chez les cultivateurs et espoir parmi les ONG, meme si des doutes subsistent apres le vote au Senat d'un projet de loi sur les OGM.
    "La mise en culture, en vue de la mise sur le marche des varietes de semences de mais issues de la lignee de mais genetiquement modifie MON810 (...) est interdite" en France, indique un arrete du ministere de l'Agriculture paru au Journal Officiel.
    L'interdiction s'applique "jusqu'a ce qu'il ait ete statue sur une demande de renouvellement de l'autorisation de mise sur le marche", precise-t-il.
    Invoquant "le principe de precaution", le gouvernement avait annonce en janvier sa decision de declencher la procedure de suspension de cette culture, par l'engagement aupres de l'Union europeenne de la "clause de sauvegarde", suivant ainsi l'avis de la Haute autorite provisoire sur les OGM.
    Cette "clause" permet d'interdire provisoirement la culture d'un OGM autorise dans l'UE, en faisant valoir un risque pour la sante ou l'environnement.
    Le mais MON810 est le seul OGM cultive en France, avec 22.000 hectares l'an dernier (moins de 1% des surfaces de mais), surtout dans le sud-ouest. Selon les producteurs qui evaluent le prejudice a 10 M EUR, sans l'interdiction, 100.000 hectares auraient ete semes en 2008.
    Apres la notification samedi de la "clause de sauvegarde", Bruxelles dispose de 60 jours ouvrables pour decider de confier le dossier a l'Autorite europeenne de securite des aliments (EFSA) ou rejeter la requete.
    Le cas echeant, ce sera aux ministres europeens de l'Agriculture de trancher. Les Etats etant divises sur le sujet, tous ceux qui ont invoque cette clause ont eu jusqu'a present gain de cause.
    Bruxelles pourrait aussi attendre la nouvelle evaluation, en octobre, du MON810 qui, comme pour tout OGM, doit intervenir apres 10 ans d'autorisation.
    Monsanto etudie "toutes les options legales", a affirme une porte-parole, refusant de se prononcer sur un eventuel recours devant le Conseil d'Etat. Le groupe a attaque devant le Conseil un decret de decembre interdisant la livraison de semences OGM, selon le ministere de l'Agriculture.
    L'Association generale des producteurs de mais (AGPM) avait deja prevenu qu'elle attaquerait cette interdiction par une procedure d'urgence au Conseil d'Etat.
    "C'est scandaleux (...) OGM aujourd'hui c'est "Organismes Genant les Municipales", s'est emporte Claude Menara, cultivateur de mais OGM, dans le Lot-et-Garonne.
    "On marche sur la tete: quand Jose Bove tousse, la France s'enrhume", a rencheri Robert Dal-Maso, producteur de Haute-Garonne.
    Le leader altermondialiste, qui avait observe une greve de la faim pour reclamer l'activation de la "clause", s'est declare "satisfait" de cette decision "apres 10 ans de combat".
    Meme sentiment pour l'Alliance pour la planete (80 associations dont Greenpeace et WWF), "tres heureuse" de l'interdiction, qui "permet de discuter de facon sereine des projets a venir".
    L'arrete du ministere ne leve cependant pas le doute qui subsiste apres le vote vendredi en premiere lecture au Senat d'un texte remanie sur les OGM, qui aboutit, selon les Verts, a "enterrer l'esprit du Grenelle".
    Ce projet met "en place une loi de coexistence (entre non-OGM et OGM) que nous on appelle une loi de contamination generalisee", a denonce M. Bove.
    Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a aussi annonce mardi la delivrance de nouvelles autorisations d'essais d'OGM en plein champ "des 2008".
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    26- Les Francais ne sont pas favorables aux OGM, Le Nouvel Observateur, 09/02/08
     
    72% des personnes interrogees par CSA jugent "important" de ne pas consommer des produits contenant des organismes genetiquement modifies.
    ne majorite de Francais (72%) juge "important" de ne pas consommer des produits contenant des OGM, selon un sondage CSA diffuse lundi 4 fevrier par Greenpeace, a la veille de l'examen au Senat du projet de loi sur les cultures OGM.
    Par ailleurs, ils sont 71% a penser que le "sans OGM" doit etre veritablement sans OGM et non un "sans OGM" contamine jusqu'a 0,9% du produit vendu, comme le texte le prevoit. Pour Greenpeace, ce seuil de 0,9% est "inacceptable" et ne correspond a aucune necessite juridique ou scientifique.
    Respecter la volonte des citoyens
    Arnaud Apoteker de Greenpeace France estime que "la volonte des citoyens est sans equivoque! Une tres grande majorite d'entre eux (...) veut consommer des produits sans OGM". Dans un communique, il dit attendre des senateurs "qu'ils s'inscrivent dans l'esprit du Grenelle et surtout qu'ils respectent la volonte permanente des citoyens qui ne veulent pas des OGM en votant une loi de protection". Pour lui, "l'adoption en l'etat de ce projet de loi de contamination serait un veritable deni de democratie".
    - Sondage realise a domicile les 30 et 31 janvier aupres d'un echantillon de 1.004 personnes representatif de la population francaise agee de 18 ans et plus, selon la methode des quotas. (AP)
    Sur le meme sujet :
    OGM : la culture du maïs MON810 desormais interdite en France
    Le texte de l'arrete
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    Trois publications
    27- La securite alimentaire, Textes et documents pour la classe-TDC n°949, du 1er au 15 fevrier 2008

     

    Problematiques et enjeux de la securite alimentaire dans les pays developpes, notamment a travers l’exemple de la maladie de la « vache folle ». La notion de « risque » et la reglementation en vigueur. Les aspects sociologiques et culturels de l’alimentation. Un processus technologique et securitaire : le lait.
    Sommaire
    Le point - Se nourrir, un risque calcule
    La nourriture est au centre des preoccupations de l'homme depuis l'aube de la vie. Mais cette quete va de pair avec le danger d'ingerer des poisons.
    Decryptage - Le spectre de la « vache folle »
    Une crise alimentaire majeure, decrite de l'interieur par un expert charge de sa gestion au niveau europeen. Ou de la difficulte de concilier enjeux scientifiques et politiques.
    Droit - Reglementer, pourquoi ?
    La securite alimentaire necessite l'intervention de l'Etat en raison de l'importance des risques sanitaires et de leurs consequences economiques directes et indirectes.
    Interview - « Les politiques sont les utilisateurs de nos methodes »
    Passerelle entre les differents services de recherche de l'Inra, la nouvelle unite Met@risk a pour but d'ameliorer les techniques d'analyse des risques lies a l'alimentation.
    Sociologie - Risque et modeles alimentaires
    L'industrialisation de la production alimentaire, qui coupe le lien entre l'homme et ses aliments, genere des sentiments d'anxiete et de perte des reperes culturels.
    Poster - Le lait, un produit sophistique
    Grace au developpement de technologies performantes, tous les acteurs de la filiere peuvent garantir, aujourd'hui, la qualite sanitaire de cet aliment de base.
    L'essentiel
    Pedagogie
    Histoire - Education civique 3e - La grippe aviaire, une menace mondiale ?
    SVT 1res ES-L - Les OGM, utiles ou dangereux ?
    Sur la Toile - Comprendre pour mieux juger
    Organismes officiels, associations ecologistes et sites scientifiques, voici quelques adresses pour y voir plus clair sur la securite de notre alimentation.
    La securite alimentaire, Textes et documents pour la classe-TDC n°949, 52 p., du 1er au 15 fevrier 2008

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    28- Dossier agriculture, Dossiers & Documents du Monde n°372, fevrier 2008

    Demain sera agricole ou...
    Le monde realise enfin que l'agriculture est essentielle pour lutter contre la pauvrete. Au-dela des polemiques sur les OGM, les biocarburants, l'élevage...
    Chez tous les marchands de journaux, 2,95 euros.
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    29- Le monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, Marie-Monique Robin, coedition ARTE editions /La Decouverte, mars 2008
     
    Fruit d’une enquete exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genese d’un empire industriel, qui, a grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-americaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planete.
    Avec 17 500 salaries, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto represente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversees de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphenyles, vendus en France sous le nom de pyralene), de polystyrene, d’herbicides devastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Vietnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitiere (interdites en Europe) : depuis sa creation, en 1901, la firme a accumule les proces en raison de la toxicite de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se presente comme une entreprise des « sciences de la vie », recemment convertie aux vertus du developpement durable. Grace a la commercialisation de semences transgeniques, concues notamment pour resister aux epandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle pretend vouloir faire reculer les limites des ecosystemes pour le bien de l’humanite.
    Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, apres avoir longtemps neglige les impacts ecologiques et humains de ses activites, s’interesse tout a coup au probleme de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?
    Fruit d’une enquete exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin dans trois continents (Amerique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). Il s’appuie sur des documents inedits, mais aussi sur des temoignages de victimes de ses activites toxiques, de scientifiques, de representants de la societe civile, d’avocats, d’hommes politiques, de representants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency.
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    Marie-Monique Robin
    Nee en 1960, laureate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et realisatrice, elle a realise de nombreux documentaires – couronnes par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournes en Amerique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’ecole francaise (La Decouverte, Paris, 2004) et L’ecole du soupcon. Les derives de la lutte contre la pedophilie (La Decouverte, Paris, 2006).
    Le monde selon Monsanto, par Marie-Monique Robin, preface de Nicolas Hulot, coedition Arte editions / La Decouverte, 15.5 x 24 cm, 372 pages, 22 euros, ISBN : 978-2-7071-4918-3.
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    KOKOPELLI, vraiment des trucs de fou ...

     

    Tintin, Google et les publicités Baumaux

    Quelle ne fut pas la stupéfaction de certains de nos amis ou adhérents lorsqu'il s'aperçurent en janvier que la pétition de Kokopelli (signée d'ailleurs par des centaines de milliers de Français) était encadrée sur son site d'accueil (celui de nos amis d'Univers-Nature) par d'immenses placards publicitaires de la société Graines Baumaux, celle-là même qui nous a traînés devant les tribunaux, qui demandait 50 000 euros pour concurrence déloyale, qui exigeait la cessation de 80 % des activités de l'Association Kokopelli et qui a réussi à nous faire condamner devant le Tribunal de Nancy à 12 000 euros de pénalités.  

    Nos amis d'Univers-Nature, qui gèrent également notre site internet depuis 6 ans, avaient pensé pouvoir parer aux publicités Baumaux sur Google en bloquant l'apparition de l'url de cette société qui en a mis alors une seconde en ligne. 

    Nous avons depuis enquêté sur le web et nous nous sommes aperçus qu'effectivement de très nombreux sites internet et blogs, qui communiquaient sur les luttes de Kokopelli contre la mafia semencière, voyaient leur page encerclée par les publicités de Baumaux lorsque ces sites et blogs acceptaient les publicités de Google. 

    Les raisons de cet assaut massif de publicités internet émanant de Baumaux sont simples:

    - d'un point de vue stratégique, l'image de marque de Baumaux a beaucoup souffert de son attaque insensée contre Kokopelli.

    - d'un point de vue technique, Baumaux a du payer très cher chez Google les termes "graines bio" et "semences bio" pour être positionné en très bonne place sur les pages web, sinon bien souvent en première place! (Nous osons espérer qu'il n'ait pas acheté le nom de Kokopelli: c'est une pratique très courante sur le web d'acheter le nom de ceux auxquels on veut nuire).

    Le résultat est spectaculaire: tous les sites et blogs qui acceptent les pubs Google et qui se font l'écho de la lutte de Kokopelli "attirent" les pubs de Baumaux sous forme de gros placards verts (verts comme l'écologie, bien sûr!!): de très nombreux internautes en sont tout déconcertés.

    Que faire? Il n'est pas dans les prérogatives de l'Association Kokopelli de lancer un mot d'ordre généralisé de boycott à l'encontre de Baumaux, comme il nous l'a été suggéré à maintes reprises.

    Des internautes avertis nous ont, par contre, informé qu'ils ne s'offusquaient point de cette agressive stratégie commerciale: au contraire, ils cliquaient sur la pub, et plutôt deux fois ou trois fois qu'une, et ils laissaient bien la page du site Baumaux s'ouvrir dans son intégralité. Coût de l'opération: 1 euro facturé au débit de la dite société. 

    50 000 cliks = 50 000 euros! Cela fait cher du bio et quel bio!


    Les graines bios chez Baumaux sont à l'image de la "protection de la biodiversité" chez le GNIS: beaucoup de beaux mots. Les graines bios représentent un infime pourcentage du catalogue Baumaux, ce qui veut dire d'ailleurs que tout le reste des semences commercialisées par cette société sont produites avec les plus toxiques des pratiques agricoles car l'agriculture semencière utilise d'autant plus de poudre de perlin pinpin que les semences ne sont pas consommées! De plus, ces quelques "graines bios" ne sont bien souvent que des hybrides F1 qui participent d'autant à l'érosion des ressources génétiques. 

    Et à quel prix! Comment Baumaux peut-il avoir l'outrecuidance de reprocher un "enrichissement" à l'Association Kokopelli lorsque l'on analyse les prix pratiqués pour ses "graines bios":

    - la tomate hybride F1 "Aspion" à 4 euros 50 les 10 semences.
    - la tomate hybride F1 "Agro" à 4 euros 50 les 10 semences.
    - la tomate hybride F1 "Myriade" à 6 euros 50 les 10 semences. Ce qui représente une augmentation de
    650 % par rapport aux prix pratiqués pour les tomates par Kokopelli.

    - la laitue "Tintin" à 4 euros 30 les 150 semences. Ce qui représente une augmentation de 870 % par rapport aux prix pratiqués pour les laitues par Kokopelli.

    On se demande bien ou Tintin est allé chercher des semences bios de laitue à quasiment 30 euros le sachet d'un gramme. Au Tibet ou au Congo ou bien peut-être sur la Lune et sans doute même à pied? A quand la carotte "Milou" et le concombre "Capitaine Haddock"?

    Pour ses stratégies futures, peut-être pourrions-nous conseiller à Monsieur Philippe Baumaux le recours aux boules de cristal? Pour que les beaux mots point ne se transforment en beaux maux!

    Monsieur Baumaux, laissez nous vivre! L'Association Kokopelli oeuvre en co-évolution avec les forces de vie. L'esprit de Kokopelli est immortel et comme le disait le poète Béranger "vous n'aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l'intérieur et je.....".

    Encore un grand merci à tous nos amis et amies pour le soutien incroyable de ces dernières semaines: du baume au coeur.

    Dominique Guillet

    10 February

    PAPIEr CUL ET BOIS !

    Le papier-toilette au bout du rouleau

    Eco2graphie. Chaque mercredi, le bilan écologique d’un produit

    Par la rédaction de TERRA ECONOMICA

    QUOTIDIEN : mercredi 30 janvier 2008

    Treize kilos par tête de pipe, 3,7 milliards de rouleaux par an. La
    consommation annuelle d’un Européen en papier hygiénique a de quoi donner la
    banane aux industriels du secteur. Ils sont cinq à se partager le gâteau :
    Georgia Pacific (Lotus et Moltonel), Kimberly-Clark (le Trèfle), Procter and
    Gamble, Metsa Tissue et SCA Tissue. Le chiffre d’affaires des papiers
    ménagers est estimé à 8,5 milliards d’euros par an sur le Vieux Continent
    (1). Problème, dénonce le WWF, «270 000 arbres sont utilisés chaque jour sur
    la planète pour la production de ces produits ménagers».
    Bois. Selon l’ONG, la situation est «grave» et doit être améliorée. Du coup,
    elle a décidé de passer au crible tous les fabricants de papier hygiénique.
    Elle a retenu quatre critères : le pourcentage de matière recyclée dans les
    produits, l’origine du bois utilisé, les mesures de pollution, et la
    transparence. En 2006, c’est le fabricant SCA Tissue, propriétaire de
    marques comme Danke ou Velvet, qui menait le peloton en décrochant un
    probant 7 sur 10. Mais l’ONG a tiré les oreilles des autres fabricants leur
    reprochant notamment de ne pas utiliser assez de fibres recyclées. Au
    Canada, la multinationale Kimberly Clark est même la cible récurrente des
    défenseurs de l’environnement qui stigmatisent son opacité sur l’origine du
    bois utilisé. Selon eux, la firme nord-américaine participerait à l’appauvrissement
    de la forêt boréale canadienne.

    Fibre. Cela n’empêche en rien les Français de consommer. Pire. Dans l’Hexagone,
    la culture nous fait pencher pour un papier à couleur blanche, davantage
    consommateur de produits chimiques tel le chlore. Pour améliorer l’impact
    environnemental, les ONG ont la solution. «Privilégier les papiers composés
    de fibres recyclées.» Problème : en France, «les consommateurs ne sont pas
    vraiment demandeurs», note le groupe Hygiène, qui réunit les acteurs du
    secteur. Les fabricants, du coup, n’insistent pas. La fibre recyclée, au
    contraire du parfum ou de l’étiquette «100 % blanc», ne figure pas encore au
    podium des arguments marketing. Tant pis pour la planète.

    Source Yvon Brisse que nous remercions.

    TERRE SACREE : végétarien, amende contre les faucheurs qui n'ont pas voulu être fichés par l'ADN, preuve que leur modif génétique c'est de la bidouille mercantile

    Tous végétariens ?

    06/02/2008

    Il faut ½ hectare pour produire 10 tonnes de pommes de terre et la même surface pour produire 70 kilos de bœuf et de 7 à 16 kg de céréales, pour produire un kilo de viande.

    Il faut 30 000 à 60 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande de bœuf, et 800 litres seulement d’eau pour produire 1 kilo de blé.
    Un boeuf fournit 200 kg de viande, soit 1 500 repas. Les céréales qu’il a mangé auraient pu servir 18 000 repas.

    En effet, près de 50% de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont consommées par le bétail, et 64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage).
    Le bétail des pays riches consomme autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis.

    Une logique s’impose, si nous voulons que toutes les richesses de notre planète puissent être partagées par tous, il faut commencer peut être à manger moins de viande.

    Plus de 50 millions d’enfants meurent de faim chaque année.
    Vous allez me rétorquer que les élevages ne sont pas fait pour les chiens.

    Mais, savez vous qu’un porc reçoit plus de 80 produits différents (antibiotiques & co) avant d’être abattu, et que les producteurs de volailles, de porcs, de bovins et de poissons utilisent au Canada plus de 20 000 tonnes d’antibiotiques par an.

    Il est à craindre qu’en France nous ne fassions pas mieux, voire pire, puisque malgré tout, 80% des animaux élevés en batterie sont malades.

    Il y a d’autres conséquences : les excréments de bétail représentent 110 tonnes par seconde pour les USA et l’Europe : cela entraîne 50% de toute la pollution des nappes phréatiques du monde.

    Bien sûr, nous pourrions nous tourner vers le poisson, mais il faut se rappeler que les prélèvements dans nos mers et nos océans en ont fait disparaître de façon drastique les populations.

    Alors consommons du poisson d‘élevage, mais ce serait oublier qu’une ferme de saumons de 8 hectares aux USA produit autant de déchets qu’une ville de 100 000 habitants.

    En Thaïlande, 120 000 tonnes de crevettes ont été produites en 5 ans en région marécageuse, ce qui a ravagé les marécages en détruisant 800 000 tonnes d’autres espèces.

    Bon, imaginons que vous soyez convaincus et américain et que vous deveniez végétarien ?

    D’autres problèmes vont surgir car plus de 75% des terres arables qui existaient lorsque les Européens colonisèrent l’Amérique ont disparu, et que 5 espèces végétales sont définitivement perdues chaque jour : environ 97% des variétés de légumes qu’on trouvait habituellement sur la liste du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis sont maintenant considérées comme disparues.

    Dans le monde une trentaine d’hectares de forêts sont détruites chaque minute.

    D’ après Richard Beliveau, chercheur en cancérologie, « la consommation de légumes pourrait nous sauver du cancer : tout vient d’un déséquilibre entre oméga 3 et oméga 6. Ce dernier étant 20 fois plus présent que le précédent, or ces oméga 3 sont dans les fruits et les légumes ».

    A condition que ces fruits et légumes ne soient pas bourrés de pesticides, nous serions peut-être sauvés du pire.

    Les choux empêchent les substances cancéreuses, d’attaquer nos cellules, l’oignon diminue le risque de cancers digestifs, le soja contre le cancer du sein, le curcuma contre celui de l’appareil digestif, et de la peau, les fruits rouges contre les tumeurs cérébrales, les poissons gras, les graines de lin, les noix, les tomates contre celui de la prostate, du sein, les agrumes pour éviter cancers de l’œsophage, du larynx, du pharynx, de l’estomac, et le vin rouge contre le cancer du sein, du colon de l’œsophage.

    « Allez patron, remettez moi çà ! » car comme disait un vieil ami africain : « les morts n’ont pas de bouche ».


    Rédacteur
    Olivier Cabanel

    Source
    Tous Végétariens ? - NaturaVox
     
    Amende requise contre un militant anti-OGM ayant refusé un prélèvement ADN

    08.02.08

    Le ministère public a requis 300 euros d'amende vendredi au tribunal correctionnel de Montauban contre un faucheur volontaire qui avait refusé de se soumettre à un prélèvement ADN en octobre dernier, après une condamnation.

    L'affaire a été mise en délibéré au 7 mars.

    Adrian Depaul, 21 ans, RMIste en formation agricole et domicilié à Moissac (Tarn-et-Garonne), a redit à la barre son refus de tout prélèvement biologique après sa participation à un fauchage d'OGM en 2005 qui lui avait valu quatre mois de prison avec sursis.

    "C'est une atteinte à ma vie privée, à ma présomption d'innocence. Ces prélèvements sont mis en commun par toutes les polices de l'Union européenne dans un fichier non sécurisé et insécurisable, gardé pendant 40 ans", a-t-il expliqué à la barre pour justifier son attitude.

    Le représentant du ministère public a rappelé qu'il s'agissait de la stricte application de la loi.

    Le 11 janvier dernier, le procès du jeune homme avait dû être reporté en raison de l'absence de son avocat. Ce jour-là, des échauffourées avaient opposé une centaine d'agriculteurs pro-OGM aux Faucheurs volontaires venus soutenir le prévenu.

    Des coups avaient été échangés sans faire de blessés devant le tribunal correctionnel de la ville.

    Le procès reporté s'est déroulé vendredi sans incident et en l'absence de tout pro-OGM.

    http://www.lemonde.fr:80/web/depeches/0,14-0,39-34240451@7-50,0.html

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     Un insecte parvient à résister au coton OGM censé l'éradiquer

    LE MONDE | 08.02.08

    Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation.


    Un tel phénomène de résistance aux toxines sécrétées par des OGM avait déjà été induit en laboratoire. Mais il n'avait encore jamais été détecté dans les conditions d'agriculture réelle, rapporte un article mis en ligne le 7 février par la revue Nature Biotechnology.


    Bruce Tabashnik et ses collègues de l'université de l'Arizona y présentent leur compilation d'une décennie d'études conduites sur six espèces d'insectes visés par des toxines produites par des cotons et des maïs transgéniques cultivés en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis. A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue à résister à une toxine, Cry1Ac, produite à partir d'un gène tiré de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt).


    Les premières chenilles de papillon résistantes ont été détectées à partir de 2003, dans des champs de l'Arkansas et du Mississippi. Certaines étaient capables de survivre à des doses de toxine 500 fois plus élevées que celles tuant ces insectes, dans les mêmes parcelles, avant l'introduction de ce coton dit Bt.


    MAINTIEN DE ZONES "REFUGES"


    Pour faire face à ce phénomène de résistance, les promoteurs des OGM préconisent le maintien de zones "refuges", semées en plantes conventionnelles, où sont conservées des populations d'insectes sensibles à la toxine ayant pour avantage de "diluer" par croisement le caractère résistant des individus mutants.


    Cette stratégie semble fonctionnelle, mais à condition que les refuges soient "abondants", prévient M. Tabashnik : en Arkansas, où 39 % de la population d'Helicoverpa pouvaient trouver pitance dans des champs non OGM, la résistance a pu apparaître et pourrait, au rythme actuel, être totale d'ici neuf ans.


    Au contraire, en Caroline du Nord, où ce pourcentage de refuge était de 82 %, la fréquence de la résistance sera encore presque nulle dans dix ans, prédit-il.

    Hervé Morin

    http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/02/08/un-insecte-parvient-a-resister-au-coton-ogm-cense-l-eradiquer_1009030_3244.html

    KOKOPELLI IMPORTANT PETITIOn A SIGNER

     

    On a perdu mais on va peut-être

    nous aider à gagner!

    Amis et amies de Kokopelli, journalistes, sites internet, blogs, presse, vous êtes nombreux à avoir fait circuler l'information relative à nos condamnations par les tribunaux. Nous tenons à vous en remercier sincèrement.

    Nous remercions également celles et ceux qui nous ont déjà fait parvenir des dons pour nous aider financièrement. Le coût de tous les procès depuis deux années est de 88 000 euros, ce qui inclue les pénalités diverses et variées, les honoraires des très nombreux avocats et les frais annexes. Tous ceux qui souhaitent contribuer financièrement peuvent le faire, dorénavant, à partir de notre site internet car nous venons d'inclure la possibilité de faire un "don libre" en ligne.

    L'Association Kokopelli prend bonne note des déclarations et des promesses de Madame Nathalie Kosciusko-Morisset, Secrétaire d'Etat à l'écologie (qui vient d'ailleurs de déclarer sur France-Inter qu'elle était cliente de Kokopelli).  Nous osons espérer qu'elles seront suivies de mesures concrètes nous permettant de continuer le travail que nous effectuons depuis une quinzaine d'années, à savoir la protection d'une biodiversité alimentaire qui n'est pas virtuelle et en chambre froide (dans des congélateurs ou dans le permafrost Norvégien) mais qui est accessible à tous, jardiniers, maraîchers et agriculteurs.

    En ce qui concerne le procès qui nous est intenté par la Société Baumaux, nous allons faire appel de ce jugement pour le moins surprenant puisque l'Association Kokopelli a été quand même condamnée à payer des pénalités pour concurrence déloyale alors que Monsieur Philippe Baumaux a été débouté de quasiment toutes ses demandes, dont sa requête de fermeture de notre association!

    En ce qui concerne le procès que nous venons de perdre en Cour de Cassation, contre la FNPSP et le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences), nous demandons à l'Etat Français de bénéficier d'une amnistie sur les pénalités et les frais générés par la condamnation qui sont d'environ 20 000 euros. La très bonne surprise du jugement en Cassation aura été que le GNIS a été débouté de toutes ses demandes: le GNIS a donc perdu contre Kokopelli!!!

    Rappelons que le GNIS, sous l'égide du Ministère de l'Agriculture, nous harcelait depuis de très longues années! Cela signifie que c'est la FNPSP qui a obtenu du tribunal une confirmation de notre condamnation à hauteur de 5000 euros pour elle-même (et donc de 20 000 euros pour l'Etat); rappelons que cette fédération des sociétés de la semence potagère regroupe des petites maisons semencières mais aussi et surtout les grandes multinationales qui ont pris l'agriculture et les agriculteurs en otage: Limagrain, Syngenta (le grand ténor de l'agriculture toxique) et Monsanto, le n° 1 mondial de la semence sous tous aspects et le n°1 mondial de la semences potagère.

    L'Association Kokopelli est en train de préparer une réponse élaborée au dernier communiqué du GNIS. D'ores et déjà, nous souhaitons mettre en valeur la première problématique suivante. Le GNIS a cru bon de nous poursuivre depuis des années parce que nous distribuons des variétés non inscrites dans leur Catalogue National. Nous en déduisons donc que toutes les variétés inscrites dans leur Catalogue National sont autorisées à la vente et à la culture. Comment explique-t-on dans ce cas la présence, à la page 82 du catalogue 2006 (qui au 8 février 2008 est encore la référence), de 15 variétés de maïs OGM dont 6 ont pour "événement de transformation" le maïs de Monsanto tant décrié, le MON 810? Ces 15 variétés OGM ont été répertoriées dans les catalogues 2004, 2005 et 2006 (Benjil, Boisa, César Cb, Elgina, Garonna, etc) . Certaines sont en fait inscrites depuis 1998! L'Espagne, (où vont se fournir, en semences OGM peu chères et illégales, un grand nombre d'agriculteurs Français) avait déjà inscrit, en 2004, 11 variétés de maïs de type MON 810. L'autre "événement de transformation" (un euphémisme pour ne pas nommer un tripatouillage transgénique) présent dans ces chimères génétiques est le Bt 176, la propriété de Syngenta. Soulignons que l'expression grotesque "événement de transformation" est non seulement le symptome d'une maladie de civilisation mais aussi un cache-misère pour faire oublier au peuple que le MON 810 de Monsanto n'est pas une variété mais une super-variété qui a généré des dizaines de variétés de maïs chimériques.

    La seconde problématique que nous souhaitons mettre en valeur est la suivante: il existe dans ce Catalogue National une liste de variétés permises à la vente pour les amateurs. Or, nous avons pu prouver avec la Campagne Robin des Semences que des centaines de supermarchés en France des chaînes Auchan, Leclerc, etc. vendent en toute impunité à l'automne des fruits de variétés strictement interdites à l'usage professionnel.

    Quelle est donc la valeur d'un Catalogue National qui répertorie des variétés OGM qui ne sont pas autorisées à la culture et qui, de plus, répertorie des variétés anciennes, réservées à l'usage amateur, distribuées illégalement par les chaînes de supermarchés? Quels sont donc les attributs et prérogatives du GNIS qui s'est vu débouter en Cour de Cassation parce qu'il n'était pas autorisé statutairement à poursuivre en justice l'Association Kokopelli? Les finalités du GNIS ne seraient-elles pas tout simplement  d'aider leurs amis des multinationales semencières à acquérir le monopole total sur la semence et à confisquer intégralement le vivant?

    Le GNIS aurait-il l'intention de modifier ses statuts pour mieux rattaquer notre association car il est vrai que lorsque le Maréchal Pétain créa cette "institution hybride" en 1941, il n'avait pas prévu que l'Association Kokopelli sèmerait de bonnes semences de vie, 60 ans plus tard, dans le mépris le plus total d'un catalogue fantoche à la solde de l'agro-chimie et des multinationales de la semence.

    Nous renvoyons tous ceux qui seraient intéressés par ce sujet à l'article de Dominique Guillet: "Le Catalogue National, une nuisance agricole de plus?"

    Nous vous remercions de nouveau pour votre confiance et votre soutien.

    Pétition OGM Je dis non 

    Kokopelli s’associe pleinement à la pétition qui vient d’être lancée par la revue L'Ecologiste et l’association OGM dangers afin de permettre au citoyen d'exprimer clairement, simplement et directement son refus des OGM. C’est urgent : une loi doit être adoptée dans les mois qui viennent.
     
    Vous pouvez très facilement signer cette pétition en ligne et l'adresser tout aussi facilement aux députés et sénateurs de votre département sur : www.ogm-jedisnon.org

    Vous trouverez également sur ce site une "FAQ" (Réponses à des questions fréquemment posées).

    Si le sujet vous semble important, faites circuler au maximum ce message : chaque signature compte !

    www.ogm-jedisnon.org


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    L'ACTUALITÉ DE LA SEMAINE

    09-02-2008 - Les 6 variétés de maïs OGM officiellement interdites
    Le débat qui s’est tenu cette semaine au Sénat, sur le projet de loi OGM, a vu le texte initial présenté par le gouvernement être profondément remanié au profit des partisans des OGM. L’adoption de ce...

    08-02-2008 - Un loup tué par balle en Savoie
    Le 26 janvier dernier, à Presle, des promeneurs ont découvert le cadavre d’un grand canidé, à moitié immergé près d’un pont. La tête de l’animal sectionnée et la présence, sur le flanc droit, d'un trou...

    08-02-2008 - Un cinquième des mangroves détruit en un quart de siècle
    La FAO vient de publier une étude d’évaluation des mangroves décrivant la destruction continue de leur surface depuis vingt-cinq ans. Entre 1980 et 2005, au niveau mondial, la superficie totale des...

    08-02-2008 - Le Grenelle de l’environnement pour financer le plan banlieue
    Ce matin, le Président de la République a présenté le "plan banlieue" élaboré par Fadela Amara, la Secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Si le sujet paraît éloigné de l’environnement, la présence de...

    07-02-2008 - Vente illégale de fourrure de chat
    Depuis 2003, un arrêté ministériel interdit l’importation, l’introduction et la commercialisation de la fourrure de chat et de chien sur le territoire français. Pourtant, une fourrure de chat est actuellement...

    07-02-2008 - Vers une légalisation des semences anciennes de Kokopelli...
    Les récentes condamnations de l'association Kokopelli, pour vente de semences non inscrites au catalogue officiel, ne sont pas passées inaperçues. Lors du controversé débat sur le projet de loi OGM...

    07-02-2008 - Le Sud-Est des Etats-Unis frappé par les tornades
    Ce sont plus de 70 tornades qui ont touché, mardi et mercredi, plusieurs Etats du Sud-Est des Etats-Unis, essentiellement le Tennessee, l'Arkansas, le Kentucky, l'Alabama et le Mississippi. De...

    06-02-2008 - Pollution des fleuves et rivières - la contamination n'est pas limitée au Rhône
    Depuis la découverte, en 2005 dans le cadre du plan de surveillance de la qualité des aliments, de teneurs élevées en PCB (1) dans des poissons (des brèmes) du Rhône, des analyses approfondies ont...

    05-02-2008 - Des voies vertes pour tous
    En 1998, la France s’est associée à divers pays d’Europe (Allemagne, Grande Bretagne, Espagne…) afin de mettre sur pied un nouveau réseau de « voies vertes », destinées aux déplacements non...

    05-02-2008 - Londres fait la chasse aux véhicules à moteur diesel les plus polluants
    Depuis hier, la quasi-totalité de Londres (voir la carte) est couverte par une zone dite "à faibles émissions polluantes", qui vient en complément du péage urbain initié en 2003, et étendu en 2006. Si...

    05-02-2008 - Une série d’amendements du sénat dénature l’esprit initial de la loi OGM
    Au soir de la première journée de débats au Sénat, le projet de loi sur les OGM, présenté par le gouvernement, a fait l’objet de nombreux amendements dont certains sont d’ores et déjà vivement...

    04-02-2008 - L'huile de foie de requin de plus en plus absente des cosmétiques
    L'huile de foie de requin, plus particulièrement le squalène extrait des espèces qui vivent dans les profondeurs des océans (1), est utilisée de longue date par l'homme pour ses propriétés cicatrisantes...

    03-02-2008 - Nicolas Sarkozy fixe 4 objectifs à atteindre contre la maladie d'Alzheimer
    Avec plus de 900 000 personnes déjà atteintes en France et plus de 220 000 nouveaux cas chaque année, la maladie d'Alzheimer est un véritable enjeu de santé publique pour l'avenir. Lors de son...


    Le top 3 de l'actualité du mois de janvier 2008

    1er : Tata Nano : une vraie voiture 4 places pour 1740 € (14758 lectures)
    2e : Bientôt une voiture à air comprimé (11778 lectures)
    3e : Bientôt une voiture électrique franco-italienne (10856 lectures)


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    © Univers-nature 1999 / 2008
    07 February

    CELA ESt IL ETONNANT QUAND ON SAIT QUE L'EUROPE EST AU SERVICE MUTUEL DES USA ET DE LEURS INDUSTRIELS COMMUNS ....

    OGM : Du bricolage génétique, au bricolage politique !

    Mardi 5 février, devant les sénateurs qui entamaient l’examen du 
    projet de loi sur les OGM, présenté par le gouvernement, celui-ci, 
    par la voix de son ministre de l’agriculture, informait la 
    représentation nationale qu’il n’attendrait pas son vote !!!

    « J'ai obtenu que par décret une commission d'évaluation des demandes 
    d'autorisation d'essais en plein champ soit mise en place. Cette 
    commission nous permettra d'autoriser dès 2008 des essais dans des 
    conditions sécurisées", a-t-il précisé.

    Or, la loi sur les OGM doit justement créer une Haute Autorité des  
    biotechnologies, chargée de procéder à l'évaluation préalable du 
    risque lié à ce type d'essais.

    Le ministre promet des conditions d’essai en plein champ « sécurisées 
    » ! Sachant que la Haute Autorité a émis un avis défavorable parce 
    que l’on avait retrouvé du pollen OGM a plus de 100 km… N’est-il pas, 
    scientifiquement raisonnable d’avoir des doutes sérieux ?

    Les pro-OGM se frottent sans doute les mains d’avoir arraché, dans 
    les couloirs du pouvoir, une décision, par ailleurs, techniquement 
    inutile. Mais politiquement, cette décision est très lourde de sens 
    et là aussi, ils jouent les apprentis sorciers.

    Le mépris total affiché, ainsi pour la République et les 
    représentants du peuple, ceci sous couvert de défense de la « 
    compétitivité de la France », se double d’un mensonge éhonté : depuis 
    10 ans, plus de 95% des essais en plein champ sont le fait de 
    sociétés étrangères !

    Les citoyens de ce pays et plus encore les 16.000 gersois qui ont 
    demandé un référendum, doivent s’interroger fortement sur le 
    fonctionnement actuel de l’Etat, dont le cheminement, en matière 
    d’OGM est depuis plusieurs mois, dramatiquement trébuchant et 
    schizophrène !

    Le Collectif anti-OGM du Gers : Alternatifs, Confédération Paysanne, 
    Amis de la Terre, Gabb 32, Attac 32, Les Verts, C.n.t, Sud 
    Solidaires, Faucheurs Volontaires, UFC Que Choisir
     
     

    COMMENT SE FAIRE DES SOUS VIA LES BREVETS GENETIQUE, LA MAIN SUR LE VIVANT DES FRANKESTEINS DANS NOS ASSIETTES, MORT VIVANT C'ETAIT DANS NOS TETES AUJOURD'HUI ON PEUT REELLEMENT LE DEVENIR. OUI QUE FONT LES GARANTS DE LA SANTE MENTALE ET PHYSIQUE DU MONDE LES MEDECINS !
     
     
     
    Gentech-news 170

    1.   „Dolly for Dinner“ : viande clonée autorisée aux USA, peut-être bientôt en Europe
    Les USA ont donné le feu vert à la commercialisation de la viande issue d’animaux clonés; et il n’est même pas nécessaire de le déclarer. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a donné un avis favorable à cette mesure. Le Comité de bioéthique de la Commission Européenne émet des doutes. Les anomalies constatées au niveau des organes et de la croissance de nombreux animaux clonés constituent une raison suffisante pour refuser cette commercialisation. Il n’existe en outre pas d’études portant sur le long terme et les données scientifiques en matière d’évaluation du risque sont encore rares. (taz, 18.1.08)


    2.   Espagne : science hostile à l’agrotechnique
    Dans une pétition, plus de 300 chercheurs et scientifiques somment le gouvernement d’interdire la culture du maïs GM. Cette pétition est appuyée par plusieurs groupes écologiques. (Cordis News, 18.1.08)


    3.   Les biocarburants aggravent le manque d’eau
    Pour produire un litre d’agrodiesel il faut jusqu’à 4000 litres d’eau. Les Nations Unies ainsi que Nestlé, Coca-Cola et d’autres grosses firmes sonnent l’alarme en raison de la menace de catastrophe hydrologique globale. La culture des plantes à partir desquelles on fabrique l’essence et le diesel est l’une des principales raisons du futur manque d’eau. (SZ, 29.1.08)


    4.   Soja sans OGM – une grande chance pour le marché
    En Chine, la production de Soja exempt d’OGM est promise à un avenir radieux. Au Canada, des millions sont investis pour fournir du soja non GM au marché japonais. (CEN, 25.1.08)


    5.   Maïs riche en vitamine A - sans OGM
    Des chercheurs veulent cultiver une variété de maïs riche en vitamine A afin d’améliorer la santé de millions d’enfants des pays du Sud. Ils ont réussi à identifier des sortes de »marqueurs génétiques« codant pour une teneur accrue en vitamine A. Ceci leur permet de tester rapidement et à bon compte quelles variétés de maïs sont prédisposées à avoir une forte teneur en vitamine A, ceci dans l’intention de cultiver des variétés commerciales. (Science, 17.1.08)

     
    Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur la rubrique "Gen-Lex-News français" de notre site http://www.blauen-institut.ch.

    Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen Institut (en collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie génétique GTG).
     
    «L'homme agit dans la nature comme il ne le ferait jamais chez lui»

    VIE. Vice-président de l'Union mondiale pour la nature, Jean-Christophe Vié dénonce l'effet dévastateur du profit sur la biodiversité.

    Christine Bouchardy
    Lundi 4 février 2008


    Si l'on commence à entrevoir les effets du réchauffement climatique, on connaît beaucoup moins l'impact que pourrait avoir l'appauvrissement de la biodiversité sur notre vie. Interview de Jean Christophe Vié, vice-président de l'Union mondiale pour la nature (UICN) et auteur d'un livre récent sur le sujet*.


    - De quelles données dispose-t-on pour affirmer que la vie sur notre planète est menacée?


    Jean-Christophe Vié: Grâce au travail des milliers d'experts de l'Union mondiale pour la nature, nous publions chaque année une Liste rouge des espèces menacées: sur plus de 41 400 espèces dont le statut a été passé sous la loupe, 16 308 figurent sur la liste, universellement reconnue comme étant le baromètre des espèces vivantes. En 2004, dans la revue Science, nous avons rapporté qu'un tiers des batraciens sont amenés à disparaître. En fait, toutes les données à disposition convergent vers la même conclusion: une chute vertigineuse des espèces.


    - Y a-t-il encore des personnes mettant en doute ce phénomène?


    - Ceux qui nient l'évidence sont souvent à l'origine de la perte de la biodiversité. Ils n'ont aucune envie que les choses changent. Il existe un véritable lobbying protégeant les intérêts corporatifs contre ceux de la nature. Si ce n'était pas si grave, leurs arguments me feraient sourire. Mais leur responsabilité dans la désinformation du public est très grave.


    - Pourquoi la biodiversité disparaît-elle?


    - L'homme, la société de consommation, le culte du profit immédiat. Comme tout ce que produit la nature est gratuit, l'homme se sert sans se soucier de la gestion des stocks. Il a inventé le gaspillage. Il agit dans la nature comme il n'oserait jamais le faire chez lui. Pour augmenter le rendement, il n'hésite pas à faire de la monoculture intensive, à polluer, à créer des OGM, à couper des forêts... Il faut avoir vu l'immense surface de forêt rasée en une journée par quelques personnes déterminées pour mesurer la fragilité de la nature.


    - On parle beaucoup des forêts, qu'en est-il de nos océans?


    - S'il est un lieu où se concentrent aujourd'hui des pratiques désastreuses pour l'avenir de la planète, c'est l'océan. On a tous en tête des images de la forêt amazonienne. Le pillage des océans, lui, se fait hors de notre vue. C'est une véritable zone de non-droit. Lorsque le poisson a disparu de la surface, les chalutiers vont le chercher plus loin en raclant les fonds marins. Quelques espèces seulement sont gardées. Des milliards d'étoiles de mer, de coraux centenaires sont des victimes collatérales. Que dirions-nous si des chasseurs rentraient dans les forêts avec des bulldozers, abattant tous les arbres, tirant sur tous les animaux, pour les trier plus tard et ne garder que ce qui leur paraît économiquement intéressant?


    - En quoi la disparition d'une espèce lointaine met-elle en péril notre propre vie?


    - Toutes les espèces sont liées les unes aux autres par une multitude de liens directs qui toucheront l'homme tôt au tard. Par exemple, les populations d'abeilles déclinent fortement. C'est un petit insecte de rien du tout. Pourtant, la fructification des trois quarts des plantes agricoles et celle de la quasi-totalité des arbres fruitiers dépendent de ces insectes. Aux Etats-Unis, la pollinisation devient un réel problème. Des centaines d'espèces ont déjà disparu et l'homme est toujours là. Oui, mais pour combien de temps?


    - Est-ce encore en notre pouvoir d'infléchir le cours des choses?


    - Nous n'avons plus le choix. Les gouvernements reconnaissent aujourd'hui l'importance de l'enjeu. Alerter, l'opinion publique est aussi déterminant. Le problème de la vie sur notre planète nous touche tous. Personne ne peut vivre hors sol. Alors pourquoi n'existe-t-il pas dans les grands quotidiens une rubrique «nature et espèces». Desmécènes pourraient aussi se passionner pour les espèces, qui sont plus que des ouvres d'art. Surtout ne zappons pas en disant: «C'est foutu, alors autant en profiter...»


    *«Le jour où l'abeille disparaîtra...», de Jean-Christophe Vié, Ed. Arthaud, Paris, 2008. (On trouve la Liste rouge sur http://www.iucnredlist.org)


    http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=224848



    __________________________________



    Nous avons reçu à propos du site des végétaliseurs :

    - Bonjour,

    je suis allée le voir et j'ai vu qu'il est créé par Yves Rocher. Donc, première déception bien que la démarche soit noble.
    Yves Rocher n'a jamais donné la garantie que ses produits ne sont pas testés sur les animaux (ni ingrédients, ni produits finis) c'est pour cette raison que je n'adhère pas au projet personnèllement en tant que membre.
    Au niveau de la sauvegarde de la planète, le monde végétal tient sa place, et c'est normal, ainsi que les espèces animales faisant partie du biotope. Un seul sujet posté par un membre sur le végétarisme et les réponses sont très légères, dont une très ironique sur le cri de la carotte.

    Tant qu'on n'intègrera pas le respect envers toutes les espèces vivantes de la planète, on aura beau se battre et se débattre dans tous les sens, le mur vers lequel on fonce se rapprochera de plus en plus vite et nous resterons impuissants et acteurs de notre perte .

    Cordialement

    Victoria

    - ce que j'en pense:

    juste un petit tour et pis s'en vont: je n'aime pas la récup'marketing de
    yves rocher et le ton désinvolte niaise façon magazine avec des sondages à
    la con où je ne peux pas mettre ma réponse (ex: grenelle), qui décrédibilise
    l'urgence de l'action environnementale.
    Quand on pense que cette entreprise met sur ces étiquettes "produits bios ou
    écolos" et que c'est bourré de paraben etc, (émission très sérieuse d'envoyé
    spécial je crois), c'est se foutre de la gueule des consommateurs et cherché
    à conquérir un marché porteur pour berner les gens.

    c'est de l'écologie commerciale de façade, dommage car il y a urgence et ce
    n'est pas en parlant avec nos plantes vertes bourrées de KB jardin, en
    repeignant tout en vert, qu'on agit concrêtement pour combattre de nos
    habitudes de consommateurs idiots.

    merci pour l'info, ça renforce mes craintes de récup'écologie libérale.

    les alternatives existent: rendez la cervelle aux humains, l'échange fera le
    reste et sans pub.

    - Ce site, c'est de la consommation de nature et du kitsh écolo, c'est à dire tout sauf du militantisme... En fait, il ne dit rien ou pas grand chose, mais vu ses moyens, il a été clairement créés par des publicitaires pour tenter de récupérer une tendance...  Avec le soutien d'Yves Rocher... Pour trouver du militantisme, de la sensibilité et de l'écologie radicale, avec des vidéos professionnelles et percutantes qui posent de vraies questions, j'en connais pas... A part sur Terre Alter (www.terrealter)... Alors à vous de juger ou de vous laisser gruger si ça vous tente... Cordialement. BIO

    - Bravo, de la pub pour un site du chimiquier Yves-Rocher!

    - etc...