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    December 31

    Indien et droit de propriétée, comme les pauvres déracinés, pour laisser place aux riches envieux...

    Les Indiens Yanomami du Brésil en appellent à Angela Merkel

    2007-12-30

    BERLIN (Source vérifiée)

    Pardonnez-nous pour ce probable doublon...


    Les Indiens de la tribu Yanomami d'Amazonie en ont appelé à la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est posée en défenseuse de l'environnement et des droits de l'Homme, pour qu'elle fasse ratifier la convention de l'OIT sur la protection des peuples indigènes.

    Le porte-parole des Yanomami, le chaman Davi Kopenawa, a déploré le manque de soutien international accordé à sa tribu, dans le quotidien allemand Neue Osnabrücke Zeitung à paraître lundi.

    "J'appelle Mme Merkel, les hommes politiques d'Allemagne et les autres chefs de gouvernement d'Europe à signer la convention 169 de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui protège les peuples indigènes au niveau mondial", a-t-il dit.

    La convention 169, entrée en vigueur en 1991, reconnaît la notion de "peuples autochtones" et est le seul instrument juridique existant à caractère obligatoire pour la protection des peuples indigènes et tribaux. Mais à peine une quinzaine d'Etats l'ont ratifiée, essentiellement sud-américains. En Europe, le Danemark, la Norvège et l'Espagne l'ont signée.

    "Le ciel est sombre et plein de fumée parce que les Blancs brûlent la forêt. L'été dernier a été chaud comme jamais auparavant. Nous sommes très inquiets que le feu tue tous les animaux et les oiseaux de la forêt, et nous les hommes", a déclaré M. Kopenawa.

    Jusqu'à 30.000 chercheurs d'or ont foulé dans les années 1980 le territoire des Yanomami, apportant des maladies, a ajouté le chaman. "Il y a aujourd'hui le paludisme, la tuberculose, la rougeole, la grippe et des maladies sexuellement transmissibles comme la gonorrhée et la syphilis, et même le cancer", a-t-il déploré.

    Des chercheurs d'or reviennent aujourd'hui dans la région et "salissent nos fleuves avec du mercure", a fustigé Davi Kopenawa. En outre, des élevages de bovins et des plantations de riz "se rapprochent de notre territoire", "soutenus par des politiciens (...) qui préfèreraient voir les Yanomami morts plutôt que vivants".

    Les Yanomami forment l'un des principaux peuples de la forêt amazonienne du Brésil et du Venezuela. Ils seraient plus de 25.000, répartis de part et d'autre de l'Orénoque, vivant de la chasse, de la pêche et de la cueillette.

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    December 30

    Meilleur voeux bientot plus d'abeille, donc dans quelques temps c'est l'aile ou la cuisse de manière mondiale ...

    Meilleurs voeux pour 2008...
    ...et une dernière info pour 2007 : Des résidus de pesticides dans les cires d'abeilles !
    Des résidus de pesticides dans les cires d'abeilles

    Des résidus de pesticides dans les cires d'abeilles

    Yves Miserey. Le Figaro, 28 décembre 2007


    Une étude révèle dans les ruches la présence de résidus d'insecticides d'origine agricole mais aussi apicole.
    Partout dans le monde, on constate depuis plusieurs années des mortalités d'abeilles. En France, les apiculteurs ont incriminé deux insecticides, le Gaucho et le Régent, d'être à l'origine du problème. Après une longue polémique, ils ont obtenu l'interdiction de ces deux produits. Mais la situation est sans doute plus complexe qu'on l'imagine, comme le montre l'analyse de cires d'abeilles réalisée par Marie-Pierre Chauzat et Jean-Paul Faucon, de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Parmi les résidus toxiques présents dans les cires, ils ont en effet trouvé qu'une bonne partie est due aussi aux traitements chimiques effectués dans les ruches par les apiculteurs eux-mêmes (Pest Management Science, novembre 2007).

    Les deux chercheurs ont mené leur étude en 2002 et en 2003 dans des ruchers de cinq départements (Eure, Yonne, Indre, Gers et Gard), ce qui représente en tout 125 colonies d'abeilles.

    Le varroa, un acarien redoutable

    Leur enquête révèle d'abord que les cires sont contaminées par des résidus de nombreux autres pesticides agricoles que le Gaucho et le Régent comme l'endosulfan, la deltaméthrine, le parathion-méthyl ou le lindane, un produit cancérigène aujourd'hui interdit.

    Mais elle relève également la présence d'insecticides que les apiculteurs ont déposés dans la ruche pour traiter leurs abeilles contre le varroa, un redoutable parasite introduit en Europe au début des années 1980 avec le commerce des reines. Cet acarien de la taille d'un grain de sable s'accroche sur les larves ou les adultes et leur pompe la lymphe, provoquant de nombreuses mortalités et une diminution de la production de miel.

    Parmi les antivarroas, les deux chercheurs de l'Afssa ont surtout trouvé du fluvalinate et du coumaphos. Les quantités sont plus importantes quand ces produits ont été appliqués en poudre plutôt qu'en lanières imbibées.

    La cire, unique matériau de construction des alvéoles, constitue l'environnement permanent dans lequel évoluent les colonies d'abeilles. Elle est sécrétée au tout début du printemps par des glandes situées au niveau de l'abdomen. À cette période de l'année, les abeilles cireuses sont reconnaissables, car elles sont toutes blanches.

    « Même si les concentrations de pesticides dans les cires ne sont pas létales, elles peuvent suffire à rendre les abeilles plus sensibles à des changements dans leur environnement, comme des maladies par exemple », note Freddie-Jeanne Richard, de l'université de Caroline du Nord (États-Unis). La reine qui passe sa vie entière à l'intérieur de la ruche pour pondre pourrait aussi être affectée, estime Yves Le Conte, de l'Inra (Avignon). Il rappelle que la durée de vie moyenne des reines est aujourd'hui de trois ans au lieu de cinq ans avant la venue du varroa.

    En conclusion, Marie-Pierre Chauzat et Jean-Paul Faucon recommandent aux apiculteurs de jeter les cires récupérées sur les anciens cadres de leurs ruches et de ne pas les recycler.
    Meilleurs voeux pour 2008 !
    Après une année 2007 très riche en évènements et porteuse d'espoirs, toute l'équipe du MDRGF se joint à moi pour vous présenter ses meilleurs voeux pour 2008...bonheur, amour...et de nombreux progrès dans la protection de notre environnement sont tout ce que nous vous souhaitons.
    Puissiez vous également être toujours plus nombreux à recevoir cette lettre d'information ( vous êtes actuellement près de 9000 inscrits !) et à rejoindre notre association.
    A bientôt en 2008 !
    François VEILLERETTE
    Président du MDRGF
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    December 28

    Il faut que cela soit extrèmement grave pour qu'ils décident de faire quelque chose, c'est un peu comme si dans une voiture en chute libre dans un ravin les passagers se disent boh faudrait faire quad même attention à notre prochaine vie !

    Auchan arrête de vendre du thon rouge dans ses hypermarchés en France

    2007-12-28

    PARIS (Source vérifiée)

    Le distributeur Auchan a arrêté de vendre du thon rouge dans ses hypermarchés en France en raison "des graves menaces de disparition" de cette espèce, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.

    "En raison des graves menaces de disparition qui pèsent sur le thon rouge, Auchan a pris la décision d'arrêter toute commercialisation de ce poisson", selon le communiqué, qui souligne que la décision a été également appliquée dès ce vendredi dans ses supermarchés Simply Market.

    "Ces enseignes seront les premières en France à prendre cette mesure qui sera maintenue jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce", a ajouté Auchan, qui revendique 13,8% de parts de marché du poisson en France.

    Les ministres européens de la Pêche avaient décidé en novembre de durcir un plan de sauvegarde du thon rouge, en introduisant l'obligation pour chaque Etat de présenter des plans de pêche très détaillés avant chaque campagne dans l'espoir de prévenir des dérapages, alors que la France est un des principaux pays à dépasser régulièrement son quota annuel.

    Le plan de sauvegarde prévoit de réduire progressivement les quotas de pêche, de limiter les sorties en mer à six mois dans l'année, d'augmenter de 10 à 30 kilos la taille minimale des prises, afin de laisser aux thons le temps de se reproduire, et de renforcer les contrôles.

    L'objectif est de tenter de freiner la baisse rapide en Méditerranée et dans l'Atlantique des stocks de cette espèce, très prisée des consommateurs avec la mode des "sushis" en particulier.

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    Le problème climatique sortit du débats d'experts....ouf on va être sauvé...

    Fonte record de la banquise arctique, événement météo de l'année au Canada

    2007-12-27

    MONTREAL (Source vérifiée)

    La fonte record des glaces dans l'Arctique en 2007 constitue l'événement météorologique le plus marquant de l'année au Canada, a annoncé jeudi le ministère canadien de l'Environnement.

    Chaque année depuis 12 ans, le ministère publie un palmarès des dix phénomènes climatiques ou météorologiques les plus marquants au Canada.

    En 2007, la "disparition" des glaces dans l'océan Arctique "a été si frappante qu'elle a rapidement été classée comme l'événement météorologique le plus marquant", a indiqué le ministère dans un communiqué.

    En septembre, les glaces ne recouvraient plus que 4 millions de km2 de l'océan Arctique, soit une diminution de 23% par rapport au précédent record de 5,3 millions km2 qui avait été enregistré en 2005, selon le ministère.

    La surface de glace qui a fondu correspond en gros à la taille de la province canadienne de l'Ontario ou d'un pays comme l'Afrique du Sud.

    "Les Canadiens se souviendront peut-être de 2007 comme de l'année où les changements climatiques ont commencé à se faire sérieusement sentir dans leur pays", a souligné le ministère.

    Fait exceptionnel, la navigation a été possible pendant près de cinq semaines en août et septembre dans le passage du Nord-Ouest, route maritime de l'archipel arctique qui permet de passer de l'Atlantique au Pacifique.

    Sur les 2.300 km de ce passage, il n'y avait en effet "qu'une vingtaine de kilomètres de glace, au lieu des 400 km observés habituellement", ce qui a permis à près de 100 navires d'emprunter ces eaux, selon le ministère.

    "La fonte sans précédent des glaces de l'Arctique" est le résultat direct de "plusieurs années de vents arctiques" dominants, qui ont favorisé le déplacement d'étendues anciennes de glace vers l'Atlantique. Y ont également contribué le "réchauffement annuel cumulatif persistant" observé dans le Nord et de la "transformation radicale" du manteau blanc, qui a fait place à "de sombres eaux marines absorbant la chaleur".

    Le ministère note que les deux derniers hivers dans le Grand Nord canadien ont été les "plus chauds jamais observés" et que la région n'a pas connu d'hiver "froid" depuis près de 15 ans.

    La réduction de la surface des glaces observée cette année est comparable à celle que certains climatologues entrevoyaient seulement dans une trentaine d'années, ce qui, poursuit le ministère, accroît la possibilité que la glace "fonde encore davantage l'été prochain".

    Selon le ministère, il ne fait pas de doute que l'océan Arctique est appelé à ne plus avoir de glace l'été pendant des périodes de plus en plus longues et que le principal facteur en cause est le réchauffement planétaire issu de l'activité humaine.

    "Cette étendue de glace a une énorme influence sur le climat planétaire et sa diminution soudaine pourrait avoir des effets durables sur les conditions météorologiques et ce, bien au-delà des limites de l'Arctique", conclut-il.
     
    A bien y regarder, l’Homme vaut-il la peine ?

    De Michel WALTER, le 27 décembre 2007

    Il ne faut pas être très futé pour se douter que la Terre ne parviendra jamais à nourrir 9 milliards d’habitants en 2050, alors qu’actuellement 800 millions souffrent de malnutrition. Surtout si les terres agricoles de demain servent à la production d’agro-carburants pour remplacer le pétrole manquant !

    Alors, nous courons vers le drame ?

    Manifestement oui. Et vite. SI NOUS RESTONS INACTIFS, ce sera la catastrophe sur fond de réchauffement climatique, du à nos rejets pestilentiels.

    Mis à part quelques rares zones protégées, il ne restera plus de forêts primaires et nous perdrons des milliers d’espèces vivantes, surtout les plus proches de nous comme les singes et les lémuriens, que nous ne verrons plus que dans les zoos.

    Quel dommage !

    La vie sur Terre deviendra un véritable enfer et nous aurons peut-être envie d’aller voir ailleurs si c’est habitable. Avec l’évolution exponentielle des technologies, ce sera le début de la grande exploration des systèmes stellaires les plus proches ayant donné signe de vie à nos télescopes spatiaux. Puis nous commencerons petit à petit à peupler la Galaxie, voire l’Univers entier. Nous nous multiplierons à l’infini.

    Nous rencontrerons fatalement des millions d’autres civilisations, des myriades d’espèces pensantes.

    Allons-nous les traiter comme nous traitons ici les animaux ? Allons-nous leur déclarer la guerre ? Les coloniser ? Leur imposer notre mode de vie ? Voler leurs terres ?

    Qui sommes-nous ? Pour qui nous prenons-nous ?

    Mais il n’est pas trop tard. Nous pouvons encore freiner le véhicule fou.

    L’Homme doit valoir la peine… vous ne croyez pas ?



    Bonnes fêtes!

    ___Planter des arbres ou… protéger la forêt

    SYLVAIN ANGERAND Chargé de la campagne Forêts aux Amis de la Terre.

    QUOTIDIEN : mardi 25 décembre 2007

    Planter des arbres pour sauver le climat est la grande mode du 
    moment. Il n’y a qu’à voir les opérations qui pullulent ces derniers 
    temps : «Un milliard d’arbres pour la planète» du Programme des 
    Nations unies pour l’environnement, «Un arbre, un Parisien» de la 
    Ville de Paris, et encore «Plantons pour la planète» d’Yves Rocher. 
    L’idée est qu’en grandissant, un arbre capte du C02, l’un des 
    principaux gaz à effet de serre, permettant donc d’en atténuer 
    l’impact sur le réchauffement climatique. Ainsi les émissions de C02 
    émises par nos activités (industrie, transport, chauffage…) 
    pourraient être compensées par des plantations d’arbres. Une simple 
    règle de trois permet d’abord de se rendre compte que si l’on voulait
    compenser les émissions mondiales de CO2, à l’horizon 2020, il 
    faudrait convertir presque un quart des terres émergées, aujourd’hui 
    utilisées pour d’autres usages comme l’agriculture, en plantation 
    d’arbres. Autant dire qu’il ne resterait pas grand-chose pour 
    cultiver et nourrir la planète ! De plus, le bénéfice en terme de 
    stockage de C02 d’une plantation d’arbres peut-être discutable. Par 
    exemple, en zone tempérée, une prairie stocke environ 10 GtC/ha (giga 
    tonne de carbone par hectare) dans la biomasse aérienne mais surtout 
    290 GtC/ha dans le sol soit un total d’environ 300 GtC/ha alors 
    qu’une forêt ne stocke qu’environ 150 GtC/ha (50 GtC/ha dans la 
    biomasse aérienne et 100 GtC/ha dans le sol).

    En plantant des pins du Mexique (Pinus patula) dans les Andes, un 
    écosystème différent de celui dont ils sont originaires, ces arbres 
    ont appauvri et desséché le sol. Les pertes en matière organique 
    n’ont pas pu être compensées par les aiguilles de pins car les micro-
    organismes capables de les dégrader n’existent pas dans ce nouvel 
    écosystème. Au final, la quantité de carbone relâchée par le sol est 
    supérieure à celle stockée par les arbres ! De plus, ces plantations 
    ont créé de nombreux conflits avec les communautés locales qui se 
    sont vues interdire l’accès à ces terres pour faire pâturer leur 
    bétail, car là est l’autre problème que posent ces plantations : de 
    quel droit réquisitionne-t-on la terre dans les pays du sud pour 
    planter des arbres et absorber les émissions excessives des pays du 
    Nord ? Plutôt que de se féliciter de cette nouvelle mode et 
    l’encourager, ne doit-on pas plutôt considérer qu’il s’agit d’un 
    signal d’alarme, d’une preuve que nos modes de vies nécessitent une 
    surconsommation d’espace environnemental que nous comblons en 
    empiétant sur celui d’autres populations ?

    Toujours, en Amérique latine, chaque année une journée internationale 
    d’arrachage d’arbres est désormais organisée pour protester contre 
    les plantations massives d’eucalyptus. Non seulement, ces plantations 
    privent les paysans de terres cultivables pour se nourrir, mais en 
    plus, l’eucalyptus, qui est un arbre à croissance rapide, absorbe 
    tellement d’eau qu’il assèche les rivières et les privent d’eau 
    potable, d’où son surnom d’«arbre de la soif».

    La décision de planter des arbres n’est que rarement prise par les 
    populations locales, au mieux, elles sont consultées pour 
    approbation. Rares sont les pays du sud qui ont planifié des 
    politiques de boisement et reboisement et, pourtant, nombreux sont 
    ceux qui voient arriver les planteurs d’arbres qui veulent sauver la 
    planète. Par exemple, le projet «Un arbre, un Parisien», piloté par 
    l’ONF International, prévoit la plantation d’arbres dans des communes 
    du centre du Cameroun alors que c’est dans le nord du pays, dans la 
    zone la plus sèche, que les besoins en plantations sont criants. Ce 
    choix n’a pas été retenu car le stockage de carbone aurait été 
    moindre, mais cela n’empêche pas pour autant de prétendre qu’il 
    s’agit d’un développement qui correspond aux besoins des populations.

    Si les planteurs d’arbres se sont multipliés ces derniers temps, le 
    mouvement pourrait encore s’accélérer avec les négociations lancées à 
    Bali sur la «déforestation évitée». Ce nouveau mécanisme a pour 
    objectif de compenser financièrement les Etats qui s’engagent à 
    ralentir la déforestation. L’idée est séduisante car les forêts 
    primaires, et plus généralement les forêts naturelles, ont tendance à 
    disparaître comme peau de chagrin alors qu’elles stockent, certes de 
    grandes quantités de carbone, mais surtout abritent une biodiversité 
    exceptionnelle et fournissent de nombreux services aux populations 
    qui en dépendent (eau potable, nourriture, plantes médicinales…)

    Pour la Food and Agriculture Organisation (FAO) les monocultures 
    d’arbres à croissance rapide sont comptabilisées au même titre que 
    des forêts primaires. Ce qui explique, par exemple, que la Chine a 
    une surface forestière en pleine extension avec des plantations 
    massives de peupliers transgéniques ! Comment peut-on applaudir 
    lorsque l’Indonésie annonce, juste avant la conférence de Bali, la 
    plantation de soixante-dix-neuf millions d’arbres de seulement deux 
    espèces (l’eucalyptus et le teck) alors que, pendant la même journée, 
    dans le même pays, ce sont près de 7 000 hectares de forêts 
    naturelles, riches de plusieurs centaines de millions d’arbres, de 
    plantes et d’animaux d’espèces différentes qui disparaissent ? Va-t-
    on verser un financement pour avoir ralenti la déforestation à un 
    pays qui rase ses forêts naturelles pour y planter du palmier à 
    huile, considéré par la FAO comme un arbre ?

    Les discussions ne font que commencer mais devront aboutir rapidement 
    pour que le mécanisme de «déforestation évitée» soit opérationnel en 
    2012. La fédération internationale des Amis de la Terre, qui regroupe 
    des ONG présente dans soixante-dix pays différents, mène campagne 
    pour que ce nouveau mécanisme ne déçoive pas les espoirs qu’il 
    suscite et assure vraiment la protection des dernières forêts 
    naturelles et la reconnaissance des droits des populations qui en 
    dépendent.

    http://www.liberation.fr/rebonds/300156.FR.php
     

    _2007: l'année du changement climatique

    La sécheresse a été à l'origine des incendies en Grèce de cet été

    [Keystone]26.12.2007

    L'attribution du Nobel de la Paix à l'ancien vice-président américain Al Gore et aux experts du Giec a propulsé le climat au rang des urgences planétaires, poussant les diplomates à se mettre d'accord à Bali pour relancer leurs efforts.

    Le Nobel aura sans doute joué à égalité avec le dernier rapport alarmant du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, publié en novembre, juste avant la 13e conférence des Nations unies sur le climat qui s'est achevée avant Noël à Bali (Indonésie).
    Changement "irréversible"
    Le Giec estime désormais "irréversible" le réchauffement en cours. Les experts prévoient une hausse moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990.

    Cet état des lieux inquiétant a pesé sur la conférence, qui a donné le coup d'envoi des négociations pour prendre le relais des premiers engagements du protocole de Kyoto, après 2012. Le futur accord devra, pour être opérationnel en 2012, être bouclé en 2009.

    Surtout, il devra être beaucoup plus ambitieux. Il devra enrôler les Etats-Unis, qui ont dénoncé l'accord de Kyoto sous l'administration Bush, mais qui auront un nouveau président début 2009, ainsi que les pays émergents comme l'Inde et surtout la Chine, en passe de devenir le premier pollueur mondial devant les Etats-Unis.
    Enjeu majeur
    Le climat est désormais sorti du débat d'experts pour devenir un enjeu majeur. D'autant que le prix Nobel "de la Paix" établit clairement un lien entre le réchauffement climatique et le risque de guerre. Pour beaucoup, le conflit du Darfour est déjà en partie une "guerre du climat", la sécheresse ayant incité des populations entières à migrer, attisant les tensions.

    Parmi les "points chauds" identifiés par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) figurent le delta du Nil, le Sahel, la Chine, l'Inde, les nations autour du Golfe du Bengale, l'Asie centrale, les Caraïbes, le golfe du Mexique et l'Amazonie.

    Les experts du Giec ont publié en 2007 leur rapport le plus catégorique depuis la création de cette "vigie" du climat en 1988. Ils attribuent le réchauffement en cours avec une quasi certitude aux activités humaines polluantes (charbon, gaz, pétrole), et jugent le phénomène "irréversible".
    Décennie la plus chaude
    Les preuves s'accumulent: la dernière décennie (1998-2007) a déjà été la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées sur la planète, selon l'Organisation météorologique mondiale.

    Les glaces arctiques ont connu une fonte spectaculaire et sans pareil pendant l'été 2007 par comparaison aux années précédentes: la superficie de banquise dans l'Arctique a atteint un niveau historiquement bas, permettant même la navigation autour du globe par le passage du Nord-Ouest, traditionnellement bloqué par la banquise.
    Riche en catastrophes
    Ponctuellement, 2007 a été riche en catastrophes climatiques: des vagues de chaleur extrême ont touché le sud-est de l'Europe en juin et juillet et de fortes sécheresses ont sévi dans l'ouest des Etats-Unis et en Australie, déclenchant de gigantesques incendies.

    La Grande-Bretagne a battu des records de pluviosité datant de 1766 en mai et juin. Les cyclones ont frappé au Bangladesh (Sidr) en novembre et à Oman (Gonu) en juin. Selon les experts, il faudrait parvenir à diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 pour contenir la hausse de températures à 2 degrés.

    afp/tac
    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=8570232
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    ___J ESPERE QUE VOUS AVEZ BIEN NOTE QUE LA PROBLEMATIQUE CLIMAT EST ENFIN SORTIE DU CADRE DU DIALOGUE D EXPERT....COMME LA BOMBE ATOMIQUE.... PESTICIDE ET COMPAGNIE.... C EST A CROIRE QUE LA MORTALLITE CHEZ L HOMME N EST QUE DEBATS D EXPERT? ET QUE LORSQUE ON EN A TROP SUR LES BRAS ALORS LA ON COMMENCE A SORTIR DU DEBAT D EXPERT (GARANT DE NOTRE SANTE PÄYES PAR LES INDUSTRIELS QUI EUX FONT DU BUSINESS...C EST QUE NOUS DEVONS ETRE VRAIMENT DANS LA MERDE... ET EUX AUSSI SURTOUT...) VOILA DONC...LA VIE NE COUTE RIEN QUAND ON L ENLEVE DONC IL N Y  A AUCUN PROBLEME N EST CE PAS !______
     
    Biodiversité: l’autre choc

    Marion Festraets

    Tel est le titre du rapport que les sénateurs Claude Saunier et Pierre Lafitte viennent de publier pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Ils préconisent une dizaines de solutions pour "aller plus loin que le Grenelle", d'urgence, car le rythme de disparition des espèces est 10 à 100 fois plus rapide qu’avant la révolution industrielle.
      
    Le jour où l’abeille disparaîtra, l’homme n’aura plus que quatre années à vivre", prophétisait Albert Einstein au mitan du XXe siècle. Le savant était pourtant loin de s’imaginer le déclin qui frapperait les ouvrières de la nature à l’aube du siècle suivant. Pourtant, les faits sont là, implacables: depuis quelques années, le nombre des insectes pollinisateurs est en chute libre dans pratiquement tous les pays du monde, emblématique de la crise qui frappe la biodiversité. Moins médiatisée que le problème du réchauffement climatique, cette crise qui frappe nos écosystèmes n’en est pas moins alarmante. Et c’est justement pour tirer la sonnette d’alarme que deux sénateurs, Claude Saunier (PS) et Pierre Lafitte (RDS), viennent de publier un volumineux rapport pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Son titre : "Biodiversité, l’autre choc". Tout un programme.

    Ces deux parlementaires avaient fait parler deux en 2006, à l’occasion de la publication d’un précédent opus -remarquable- consacré au réchauffement climatique. C’est au cours de cette première enquête qu’ils avaient fait le constat de cette autre menace, plus insidieuse et diffuse, mais non moins sérieuse. Partant du constat qu’aujourd’hui, le rythme de disparition des espèces est 10 à 100 fois plus rapide qu’avant la révolution industrielle, ils s’inquiètent des prévisions des scientifiques, tablant désormais sur une accélération multipliant ce tempo par dix au cours de ce siècle. Des pans entiers de nature sont en train de mourir discrètement, menaçant nos modes de vie.

    Car qui dit biodiversité dit services rendus gratuitement par notre environnement:  l’océan nous approvisionne en poisson, la forêt purifie notre air, les abeilles pollinisent nos cultures, les sols nettoient notre eau, etc. On pressent aussi que la biodiversité recèle des milliers, voire des millions, de molécules encore inconnues, dont on ignore les vertus. Certaines d’entre elles seront vraisemblablement à même de guérir des maladies graves. Par ailleurs, l’observation de l'ingéniosité sans limite de la nature constitue une réserve quasi inépuisable de solutions chimiques et technologiques, largement éprouvées par une sélection naturelle impitoyable. Ainsi, on met actuellement au point un matériau d’une résistance hors du commun en observant simplement la manière dont sont structurées les coquilles d’ormeau ; on a inventé un ruban adhésif très collant et repositionnable quasiment à l’infini en imitant la surface des pattes d’une sorte de lézard, le gecko ; on est en train d’élaborer des agro-carburants de deuxième génération en étudiant la manière dont les termites, grâce à une bactérie, digèrent la cellulose du bois pour la transformer en sucre.

    Or, expliquent Lafitte et Saunier, nous détruisons à petit feu cette matrice et cette usine du vivant. Le réchauffement climatique, mais aussi la déforestation, l’urbanisation, la pollution, l’emprise agricole la font disparaître chaque jour un peu plus. Pour enrayer cet engrenage fatal, aux conséquences humaines et financières incalculables, Saunier et Lafitte préconisent une dizaines de solutions pour "aller plus loin que le Grenelle". Parmi celles-ci, ils préconisent d’intégrer les services rendus par les écosystèmes dans le calcul économique, d’adapter la fiscalité à la valorisation de la nature en incitant les contribuables à préserver leur environnement et en pénalisant les pollueurs, de lancer un programme de redensification urbaine pour stopper l’emprise galopante de l’homme sur la nature (160 hectares "sauvages" perdus chaque jour en France) ou de réformer le contrat social avec le monde agricole. A consulter d’urgence sur le site du Sénat, leur rapport en PDF
     
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    December 21

    AIe AIE AIE c'est à croire que les responsable du monde sont des petits enfants sans consciences...

    L'équation économie/écologie reste boiteuse

    Sur la balance économique, la sauvegarde de la planète devant l'inévitable réchauffement climatique peine à trouver sa place. Le mélodrame du sommet de Bali en est un exemple frappant. Le monde globalisé n'a pas encore pris la vraie mesure du danger qu'il encourt.

    Jean Portante

    Face aux grands enjeux économiques du marché mondial, la grand-messe de Bali, qui a réuni, du 3 au 15 décembre, 187 pays appelés à mettre un frein aux émissions de gaz à effet de serre et à préparer «Kyoto 2», a peut-être sauvé les meubles, pour reprendre une métaphore de Greenpeace France, mais elle est loin d'avoir éteint l'incendie qui couve. Pas facile, en effet, de mettre d'accord les gros pollueurs des grandes puissances qui ont théoriquement tous les atouts entre leurs mains pour agir sur la courbe de changements climatiques en cours et ceux des pays pauvres qui, comme le capitalisme à son aube, ont tendance à se ficher pas mal des questions écologiques, tant le développement est vital à la survie de leurs populations.


    Or, la question du climat est planétaire. Elle ne peut se permettre des empêcheurs de tourner en rond. Dans un rapport publié le 4 décembre, donc au deuxième jour du sommet de Bali, l'OCDE a remis les points sur les «i». 150 millions d'habitants des grandes villes côtières sont menacés d'inondations d'ici à 2070 si le niveau des océans s'élève de 0,5 mètre, ce qui est fort probable au vu de la fonte de la calotte glaciaire. Fait marquant de cette sonnette d'alarme tirée par une organisation qu'on ne peut pas taxer de militantisme écologiste, à côté de Mumbai, Calcutta, Shanghai, Tokyo, Bangkok et Hong Kong, New York et Miami auront du mal à échapper aux marées. Et d'ajouter que l'impact financier des cataclysmes annoncés serait de 35.000 milliards de dollars en 2070, contre 3.000 milliards aujourd'hui…

    Huées, larmes et ovations

    Que l'eau montante se trouve aux portes du cœur de l'économie mondialisée et que les dépenses causées soient décuplées ne semblent pourtant pas trop inquiéter les Etats-Unis qui, après la signature solennelle du traité de Kyoto par l'Australie, préfèrent rester les seuls parias de la lutte contre les gaz à effet de serre. Il aura fallu prolonger le sommet de Bali d'un jour pour, après un mélodrame digne des pires soap operas, où larmes, huées, suspension de séances et ovations se sont succédé à un rythme frénétique, arriver à un résultat sans grande ambition.

    Un accord se voulant une «feuille de route» fixant le chemin à suivre pour prolonger le protocole de Kyoto qui vient à expiration en 2012. Cela jusqu'à la conférence de Copenhague programmée en principe en 2009, les négociations devant être lancées «dès que possible et pas plus tard qu'avril 2008». Lue entre les lignes, la formule a tout d'un accord fait in extremis pour éviter l'échec. Il n'a été rendu possible que parce les Etats-Unis ont réussi à en bannir toute allusion chiffrée aux réductions de gaz à effet de serre, des chiffres avancés par le Groupe d'experts sur le climat (GIEC) préconisant que les pays industrialisés réduisent entre 10 et 40 % leurs émissions d'ici à 2050. Cela afin d'éviter que le réchauffement climatique ne dépasse les 3° C, ce qui rendrait incontrôlable le système climatique.

    Le texte final, défendu entre autres par l'Union européenne et inspiré par les recommandations du GIEC, prévoyait dans son préambule pour les pays développés des baisses de 25 à 40% en 2020, en prenant l'année 1990 comme point de référence. Pour 2050, la réduction proposée atteignait 50 %, toujours par rapport à 1990. Les pays en voie de développement, quoique réticents, étaient prêts à approuver un tel texte, à condition que les Etats-Unis le paraphent également. Or, ces derniers se sont refusés à quantifier les efforts et, après d'âpres débats, les Européens ont, une fois de plus, plié l'échine pour ne pas faire capoter le sommet. Ce qui a eu un effet boomerang sur les pays en voie de développement ou émergents qui, emmenés par l'Inde et la Chine, ont, à leur tour, décidé de bouder le texte européen.

    Résultat: la référence chiffrée a été gommée. Le texte approuvé parle de la nécessité de «réductions sévères des émissions globales» et renvoie les conclusions du GIEC à une note de bas de page. Les meubles sont donc saufs. Certains parlent même de pas «historique», puisque, malgré tout, les Etats-Unis ont été contraints de jouer la multilatéralité en apposant une signature sous un document voulu par la communauté internationale, ce qui, contrairement à Kyoto, les lie, sinon à des engagements, du moins à des actions en faveur de la lutte contre le réchauffement.

    Reste que le fossé entre pays riches et pauvres est loin d'être comblé. Pas facile, en effet, de faire accepter aux plus démunis dont le degré de développement est maigrichon qu'ils ne pourront pas suivre la voie des pays industrialisés. Une distribution équitable des efforts en la matière peine à trouver ses équations, puisque seuls des transferts spectaculaires de technologies et des aides financières dignes de ce nom auraient une chance de convaincre les plus démunis de s'engager sur la voie de la sauvegarde de la planète.

    En Afrique, en Asie et en Amérique latine, on ne comprend, en effet, pas que le monde industrialisé, qui a construit sa richesse sans prendre garde aux développements écologiques, freine leur propre développement en invoquant des arguments de protection du climat. On y ressent ce soudain sursaut d'une conscience «propre» comme une ruse supplémentaire pour empêcher les plus défavorisés d'accéder au partage du gâteau.
    La vraie fausse solution en matière de combustibles, encouragée par le Nord et visant à pousser le Sud à produire des biocarburants végétaux, en dit long sur l'incompréhension planétaire des vrais enjeux. L'essence verte, nouvelle vache sacrée du tout-automobile, en est un exemple flagrant. Au lieu d'encourager à moins de consommation, on hâte la déforestation afin de remplacer la nature tropicale par de gigantesques plantations de palmiers à huile, comme c'est le cas en Indonésie. Du coup, le carburant censé être vert devient un facteur important de l'augmentation des gaz à effet de serre...

    http://www.le-jeudi.lu:80/edition/article.asp?ArticleId=10318
     
    Une bonne nouvelle avant mon départ :

    Sous la pression internationale, Tokyo renonce à tuer les baleines à bosse

    2007-12-21

    TOKYO (Source vérifiée)

    Le Japon a annoncé vendredi qu'il renonçait à reprendre la chasse aux baleines à bosse, abandonnée depuis quatre décennies, à la suite d'une campagne de protestations internationales dirigée par l'Australie.

    Cette décision, exceptionnelle de la part du Japon qui n'avait jusqu'ici jamais fait de concession en matière de chasse à la baleine, constitue une victoire pour le nouveau gouvernement de gauche australien du Premier ministre Kevin Rudd.

    "Le Japon ne va pas chasser les baleines à bosse", a déclaré aux journalistes le porte-parole du gouvernement Nobutaka Machimura, en rappelant que l'Australie avait "exprimé son vif mécontentement auprès du Japon à ce sujet".

    "En échange, j'espère que cela débouchera sur de meilleures relations avec l'Australie", a-t-il dit.

    Pour la première fois depuis les années soixante, le Japon avait annoncé le mois dernier qu'il allait tuer 50 spécimens de baleines à bosse, une espèce considérée comme menacée par les défenseurs de la nature.

    Toutefois, la campagne baleinière lancée le mois dernier dans l'Antarctique va se poursuivre avec l'objectif de tuer un millier de baleines, pour la plupart de l'espèce minke, plus petites.

    En Australie, l'organisation Greenpeace s'est engagée à maintenir les pressions sur le Japon, en rappelant que la flotte de l'Antarctique a toujours l'intention de tuer une cinquantaine de rorquals, le deuxième plus grand animal sur terre après la baleine bleue, que les défenseurs de l'environnement considèrent comme une espèce menacée.

    "Le Japon doit rappeler sa flotte immédiatement, stopper la chasse et renoncer à tout projet de construction d'un nouveau bateau-usine baleinier", a déclaré le représentant de Greenpeace pour l'Australie et le Pacifique, Steve Shallhorn.

    Le gouvernement australien a dépêché un navire de guerre désarmé et un avion de reconnaissance pour surveiller la flotte baleinière, qui sera également suivie par deux navires des associations écologistes Greenpeace et Sea Shepherd.

    Junichi Sato, qui dirige la campagne contre la chasse à la baleine pour Greenpeace Japon, a estimé que "cela prouve que la pression internationale peut réussir".

    Le porte-parole du gouvernement a relevé que le Japon et l'Australie avaient des différences culturelles à propos des baleines, mais que Tokyo souhaitait préserver les relations avec le nouveau gouvernement en Australie.

    "Les Australiens trouvent que les baleines sont affectueuses, ce que j'ai du mal à comprendre. Mais apparemment, ils donnent des noms à chaque baleine et le public éprouve un véritable sentiment à leur égard", a commenté M. Machimura.

    Il a toutefois démenti que le Japon ait cédé à la pression de l'Australie, affirmant que la décision avait été prise à la suite de discussions avec le chef de la Commission baleinière internationale.

    Le Japon contourne chaque année le moratoire international en vigueur depuis 1986 en pêchant un millier de baleines à des fins soi-disant "scientifiques".

    Les baleines à bosse, protégées depuis un moratoire décrété en 1966 après des années de chasse extensive, sont réputées pour leurs chants et leurs sauts acrobatiques.

    Leur migration le long des côtes australiennes à la saison de la reproduction est devenue une attraction suivie chaque année par 1,5 million de touristes.
     
    Grenelle de l'environnement : les ONG tapent du poing sur la table

    par LExpansion.com

    Deux mois après la grande messe écologique, les ONG ont le blues. Un point d'étape, jeudi, offrait l'occasion de remettre le Grenelle sur ses rails.

    Où va le Grenelle de l’environnement ? Deux mois après la grand messe en faveur du développement durable, les ONG ont tapé du poing sur la table, lors du point d’étape organisé jeudi au ministère de l’écologie. Cette journée a également permis de conclure la dernière table-ronde, sur le traitement des déchets. Les ONG ont pu rappeler leur refus du « tout incinération ». Mais plus encore, elles en ont profité pour dire tout ce qu'elles avaient sur le cœur. Car les motifs de frictions abondent.

    L’Alliance pour la planète et France Nature Environnement (FNE), qui regroupent de multiples associations, ont dénoncé avec d’autres ONG, mais aussi des syndicats (CGT, CFDT, CFTC…), un reniement des engagements pris lors du Grenelle. Et tout particulièrement en matière de transport : « les premières et principales décisions » prises en la matière « vont à contre sens », se sont-elles insurgées dans un communiqué commun.

    Dans leur collimateur, les récentes annonces du premier ministre et du secrétaire d’Etat aux transports, en faveur du lancement de différents projets d’autoroutes (doublement de l’axe Saint-Etienne-Lyon, liaison Langon-Pau). Pourtant, épinglent ONG et syndicats, le texte récapitulatif de la table ronde du Grenelle, comme le discours de clôture de Nicolas Sarkozy, sont explicites : ils stipulent que « la route et l’avion deviennent des solutions de dernier recours ». Contradiction flagrante, dénoncent-ils. « Il y a eu cafouillage », relève Olivier Louchard, du Réseau Action Climat. En réalité, l’Etat peut arguer du motif de la sécurité, de l’encombrement et de l’intérêt local d’une région. « Ce qui justifie tous les projets autoroutiers », observe-t-il : « il y a tellement d’échappatoires que l’autoroute n’est en rien abandonné ».

    Autre déception : l’éco-pastille. Le ministre de l’écologie a initialement parlé d’une taxe ou d’une prime, à l’achat du véhicule. Tollé chez les ONG. Jean-Louis Borloo s’est repris en promettant d’annualiser ce dispositif. Mais les associations déplorent son manque de lisibilité et de cohérence. La classe neutre est appliquée aux véhicules dont les émissions sont comprises entre 130 et 160 grammes. « Or cela représente 50% des véhicules particuliers neufs », rappelle Olivier Louchard : « la fourchette est beaucoup trop large », estime-t-il. De plus, elle chevauche l’étiquetage énergie, censé informer le client lors de son achat. « L’étiquette C étant comprise entre 120 et 140 grammes d’émissions, le client ne peut savoir s’il va ou non bénéficier du bonus », déplore pour sa part le Réseau Action Climat. « Il aurait fallu que la classe neutre soit entre 120 et 140 grammes », juge-t-il. « Et que les montants du malus soient plus dissuasifs ».

    Outre le fond, la méthode a aussi suscité la déception des ONG. Jean-Louis Borloo s’est félicité du lancement et de l’avancée de 33 chantiers depuis deux mois. Il s’agit des comités opérationnels, chargés de mettre en pratique les annonces du Grenelle. « Mais dans ces chantiers, on est en droit de se demander quelle est l’importance des ONG », peste-t-on au WWF. « Si dans les commissions il y a un représentant des ONG pour 80 personnes en face, on n'a pas l’impression d’une négociation et d’une concertation à cinq » (Etat, collectivités, employeur, syndicats, ONG), déplore un de ses porte-parole.

    « Est-ce que les ONG ont seulement servi de faire-valoir pendant trois jours ou va-t-on suivre ce qui a été annoncé », interroge-t-il. Selon lui, « si Nicolas Sarkozy tient à ce que le Grenelle soit une réussite, il faut que les ONG restent présentes. Et pour cela, il faut tenir les engagements ».

    http://www.lexpress.fr:80/info/economie/infojour/infos.asp?id=137511
     
    Bruno Manser Fonds, Bâle, Suisse
    Association pour les peuples des forêts pluviales

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Combat pour les forêts au Sarawak : Un leader Penan disparaît mystérieusement

    19 Décembre 2007

    Les Penan de Bornéo viennent de déposer plainte auprès de la Police car l’un de leurs leaders a disparu dans la jungle sans laisser de traces. Les communautés craignent la perte de l’un des acteurs essentiels de la procédure qu’ils ont engagée devant les tribunaux pour revendiquer leurs droits à leurs terres.

    La nouvelle nous est parvenue de Long Kerong, un village Penan du Haut-Baram, région de l’Est de l’état malaisien du Sarawak. Le chef Kelesau Naan a disparu sans laisser de trace. Le leader Penan, qui avait plus de 70 ans, a été vu pour la dernière fois le 23 Octobre 2007 dans les environs de son village, situé dans l’une des dernières forêts tropicales intactes du Sarawak. Deux mois plus tard, les  Penan ont décidé de briser le silence et ont fait une déclaration à la police. «En partant de son champs de riz, Kelesau est parti à la chasse mais il n’est jamais rentré chez lui. En dépit d’importants efforts de recherche, nous n’avons aucune idée de l’endroit où il se trouve. Nous sommes bouleversés par la disparition de Kelesau et redoutons le pire », dit un informateur Penan.

    Kelesau Naan est l’un des quatre plaignants et un témoin clef dans une action judiciaire essentielle engagée par les Penan depuis 1998 pour revendiquer le droit à leurs terres. Il était l’une des figures de proue dans la bataille des communautés Penan du Haut Baram contre la coupe des forêts tropicales menée par la société Malaisienne Samling.

    Long Kerong est une des quelques communautés Penan qui, par une résistance farouche, ont réussi à garder les exploitants forestiers à distance et à préserver une partie de leurs forêts communautaires pour la chasse et la collecte de produits forestiers. Dans une interview menée en 2004, Kelesau déclarait que la résistance du village avait fait ses preuves et demandait au gouvernement de l’état du Sarawak de reconnaître enfin la revendication de leurs territoires par les Penan.

    L’usage de la violence ne peut être exclu dans la disparition du Chef Kelesau. Les tensions entre les exploitants forestiers et les Penan du Haut-Baram se sont intensifiées au cours des derniers mois et le gouvernement du Sarawak et les compagnies d’abattage ont accentué leurs pressions. En avril et en Août 2007, les Penan des environs du village de Long Benali avaient signalé des manœuvres d’intimidations de la part de forces de sécurité locales qui se sont installées dans la zone pour démanteler une barricade entravant une route d’exploitation forestière.

    En 1990, deux Penan qui étaient impliqués dans des conflits avec des compagnies forestières ont disparu de manière similaire. La disparition du Suisse Bruno Manser, défenseur des forêts tropicales, en Mai 2000, n’a toujours pas été clarifiée.

    Pour plus d’informations, merci de nous contacter : +00 41 61 261 94 74
    Site internet : http://www.bmf.ch/fr/
    Email : info@bmf.ch
     



    December 20

    Du poison dans les OGM ???? étonnant non? (hihihi je m'esclaffe à tout cela cela fait plus de 10 ans que je le dis et ils ne prennent toujours aucunes précautions il ne voient que le fric... bande de diable qui vous cachez derrière des noms saints

    Gentech-news 168

    1. Combien de poison le maïs transgénique produit-il ?
    Le maïs OGM de Monsanto Mon 810 produit un insecticide pour lutter contre certains parasites. Mais quelle quantité? C’est ce que des chercheurs de la firme zurichoise Ecostrat ont essayé de détecter. À cet effet, ils ont utilisé deux différentes méthodes de mesure: un kit de test en vente dans le commerce et un procédé utilisé par Monsanto. Dans les résultats obtenus, ils ont constaté des variations allant jusqu’à 100% pour les mêmes segments de plantes examinées. Leur conclusion: il est actuellement impossible de vérifier quelle quantité de poison est vraiment produite par le maïs Mon 810. Et il n’existe pas non plus de méthodes de mesure standardisées. (taz, 30.11.07)


    2. Chine – USA – Suède : contaminations de riz transgénique
    Un riz transgénique illégal en provenance des USA a été décelé dans des supermarchés de Beijing (Chine). En Suède, des nouilles de riz ont été commercialisées, elles contenaient du riz chinois illégal. (Reuters, 20.11.07)


    3. USA : Chipotle Mexican Grill ne sert pas de fromage transgénique
    Aux USA, il est permis de doper les vaches à l’hormone transgénique rBST afin d’accroître la production de lait. Mais l’opposition croît; plus de 80% des personnes interrogées rejettent cette l’hormone. Désormais, l’une des plus grosses chaînes de restaurants des USA – Chipotle Mexican Grill – renonce complètement au fromage et aux produits laitiers provenant de vaches dopées à l’hormone rBST. (CMG, 5.11.07)


    4. USA : 500’000$ d’amende à cause d’herbe transgénique
    Une firme a procédé à la culture expérimentale en plein champ d’herbe transgénique sans respecter les distances de sécurité et les mesures de séparation. Elle est condamnée à payer une amende de 500’000$. Le pollen de l’herbe peut parcourir plusieurs kilomètres et contaminer d’autres plantes. (Reuters,27.11.07)


    5. Haricots pour rudes conditions climatiques méditerranéennes – sans OGM
    Les haricots sont riches en protéines et produisent en même temps leur engrais azoté. Pourtant, en raison de la rareté de l’eau et de la pauvreté des sols en phosphates, ils ne poussent pas bien en Afrique du Nord. Désormais, des chercheurs ont créé une variété de haricot adaptée aux rudes conditions climatiques méditerranéennes qui est issue du croisement de diverses espèces résistantes. (CBU, 16.11.07)


    Nous vous souhaitons de bonnes fêtes et une bonne et heureuse année 2008 !

    Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur la rubrique "Gentech-News français" de notre site http://www.blauen-institut.ch.

    Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen Institut (en collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie génétique GTG).
     

    Pesticides et cancer deuxième articles...

    Lettre d'information du MDRGF
    Pesticides et cancer...
    ...et soutien à l'action du MDRGF.
    Quelle année !
    Eh oui, quelle année que cette année 2007 !
    Après la sortie mouvementée du livre "Pesticides, révélations sur un scandale français" en mars, la deuxième édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides d'avril 2007 connut un très gros succès avec plus de 200 manifestations partout en France et même en Italie et aux Pays Bas ! Après avoir à peine eu le temps de faire le bilan de cette semaine le Grenelle de l'Environnement démarrait en juin pour durer jusqu'en octobre. En cette fin d'année toute l'équipe du MDRGF est logiquement bien fatiguée mais heureuse de pouvoir vous annoncer que la première réunion du groupe de travail technique chargé de mettre au point le plan Barnier de réduction de l'usage des pesticides se réunira ce jeudi pour une première séance. Le MDRGF fera partie de la petite vingtaine de personnes composant ce groupe. Nous vous tiendrons régulièrement au courant de l'avancée des travaux de ce groupe qui devraient déboucher sur la publication du plan d'action par le ministère dans les 6 mois à venir. Notre participation nous permettra d'être vigilants face aux pressions de toutes sortes qui ne manqueront pas de se manifester pour essayer de retarder ou d'affaiblir ce plan. Vous pouvez compter sur notre vigilance pour tout faire pour soutenir l'objectif de réduction de l'usage des pesticides de moitié en 10 ans comme adopté durant le Grenelle.

    Nous profitons de cet envoi pour remercier celles et ceux, qui toujours plus nombreux recoivent cette lettre d'information du MDRGF, nous soutiennent et nous encouragent à poursuivre nos actions de façon toujours plus audacieuse et sérieuse. Merci de ce soutien qui légitime notre travail et renforce son impact et merci de faire connaître cette liste à vos amis.

    Pour poursuivre et amplifier notre action nous avons besoin d'encore plus d'adhérents en 2008. Ce soutien est totalement indispensable à l'existence de l'association.
    Pour celles et ceux qui n’ont pas encore adhéré en 2007 et qui souhaite nous accompagner dans notre action, vous pouvez dès à présent adhérer pour 2008. Pour les adhérents 2007 merci de rester à bord et de réadhérer pour 2008 !
    Votre adhésion vous donnera droit à une réduction d'impôt comme les années antérieures.
    Merci de remplir et de retourner le coupon ci-dessous accompagné de votre soutien.(pour information : l'adhésion de base est 25 Euros, de soutien 50Euros )

    A très bientôt,

    Ecologiquement vôtre,

    L’équipe du MDRGF

    A remplir et retourner accompagné de votre règlement a : MDRGF 40 rue de Malte 75011 Paris :

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    J’adhère au MDRGF – Adhésion 2008

    montant de l'adhésion (cochez la case O):

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    10 Euros (chomeur) O Autre : ......

    Mme/M/Melle (Nom-Prénom): ______________________________________________________________

    ______________________________________________________________
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    je souhaite devenir bénévole pour le MDRGF O
    (cochez cette case, nous vous contacterons bientôt)

    Signature :



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    pesticides ménagers et cancer de l'enfant
    Une nouvelle étude française, publiée dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives ce mois de décembre 2007, montre que l'utilisation par des femmes enceintes d'insecticides ménagers engendre un doublement du risque pour l'enfant à venir de dévelloper une leucémie ou un lymphôme.
    Cette étude est téléchargeable à l'adresse :
    http://www.ehponline.org/members/2007/10596/10596.pdf

    Voilà une vraie découverte, qui doit avoir maintenant comme le moteur à hydrogène, plus de de 20 ans n'est ce pas ?

    Fabriquer des biocarburants avec du gaz carbonique

    Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

    A l'aide d'un puissant four solaire, il serait possible de casser la molécule de dioxyde de carbone puis de s'en servir pour produire des carburants utilisables dans des moteurs classiques. Un recyclage prometteur mais que l'on n'espère pas avant une ou deux décennies.
    Plutôt que de dévaster les forêts en plantant des champs de blé ou de palmiers à huile destinés à la production de biocarburants, fabriquons bioéthanol ou biodiesel en recyclant le gaz carbonique de l'air. Voilà une excellente idée, qu'a eue Rich Diver, un scientifique américain des laboratoires Sandia, alors qu'il travaillait sur un engin produisant de l'hydrogène à l'aide de l'énergie solaire.

    Avec Jim E. Miller et Nathan Siegel, Rich Diver a mis au point une machine baptisée Counter Rotating Ring Receiver Reactor Recuperator (à peu près intraduisible), et que l'équipe préfère appeler CR5. Elle fonctionne couplée à un four solaire, vaste structure de miroirs concentrant les rayons du Soleil pour transformer directement leur énergie en chaleur, comme dans le projet français Themis. Le CR5 peut alors servir à effectuer la thermolyse de l'eau, c'est-à-dire sa décomposition en oxygène et en hydrogène, lequel est utilisable ensuite dans un moteur.

    Il explique avoir réalisé pendant sa conception que son appareil pouvait aussi réduire (au sens chimique du terme) le dioxyde de carbone (CO2) en monoxyde de carbone (CO). Chimiquement très actif, celui-ci peut ensuite être facilement recombiné en de multiples molécules, comme le méthanol ou des chaînes carbonées, pouvant faire office de biocarburants. Brûlés dans les moteurs classiques, ces composés redonneront du dioxyde de carbone, et le cycle recommencera.

    Rich Diver devant sa drôle de machine... © Randy Montoya
    Boucler le cycle du carbone

    Loin du moteur perpétuel, ce principe réclame de l'énergie, et même beaucoup, pour produire le monoxyde de carbone, ainsi, ensuite, que les molécules organiques. Mais Rich Diver n'en manque pas : il en a même à foison puisqu'il travaille sur les projets d'exploitation de l'énergie solaire de Sandia.

    Etablissement national, cet ensemble de laboratoires travaille depuis 1949 sur des programmes de défense, d'armes nucléaires mais aussi de production d'énergie, dont le solaire. Au passage, on note que, même lorsque le gouvernement américain traîne les pieds dans les discussions internationales sur la protection de l'environnement, il ne rechigne pas à investir massivement dans les énergies renouvelables de l'après-pétrole...
    Pour l'instant, le CR5 n'est pas encore fonctionnel, mais Rich Diver promet un prototype pour le début de l'année prochaine. Il utilisera le four solaire de Sandia, le National Solar Thermal Test Facility (NSTTF) et sera d'abord testé sur la thermolyse de l'eau. Les expériences sur le dioxyde de carbone seront lancées ensuite, pour synthétiser du méthanol. Mais il faudra, explique le chercheur, patienter au moins entre 15 et 20 ans pour disposer d'un équipement commercialisable.

    On disposerait alors d'un principe assez élégant pour recycler le dioxyde de carbone atmosphérique produit par l'industrie humaine. L'idée n'est pas vraiment nouvelle puisque la vie terrestre l'exploite depuis plus de deux milliards d'années, après le succès des cyanobactéries, premiers prototypes capables de photosynthèse. Les moyens mis en œuvre par la nature semblent plus subtils qu'un four géant (voir les nanotechnologies pour disposer idéalement la chlorophylle par exemple, ou le concept de capteur renouvelé à chaque printemps dans les arbres des régions à saisons). Mais l'humanité ne fait que ses premiers pas dans l'ère du recyclage...

    http://www.futura-sciences.com:80/fr/sinformer/actualites/news/t/technologie-1/d/fabriquer-des-biocarburants-avec-du-gaz-carbonique_13982/
     
    N'abusons pas des ondes

    LE MONDE | 18.12.07


    Le comité hygiène et sécurité de la direction des affaires 
    culturelles de la Ville de Paris a voté, vendredi 30 novembre, le 
    principe d'un moratoire sur le Wi-Fi dans les bibliothèques 
    municipales parisiennes. Des membres du personnel présentaient des
    troubles (maux de tête, malaises, vertiges, douleurs musculaires). 
    Après la téléphonie mobile, l'Internet sans fil est à son tour sur la 
    sellette. Que sait-on aujourd'hui des risques liés aux technologies 
    utilisant les ondes de radiofréquence ?


    ***************
    Pratique
    Les ondes de radiofréquence ont une fréquence comprise entre 30 
    kilohertz et 300 gigahertz (GHz).

    Radio FM : de 88 à 108 mégahertz (MHz).

    Télévision : 47 à 830 MHz.

    Téléphone mobile GSM : 890 à 960 MHz.

    Mobiles de 3e génération UMTS : 1 900 à 2 100 MHz.

    Wi-Fi : 2 400 MHz.

    Radars et télévision par satellite : 3 à 30 GHz.

    ***********

    La principale difficulté vient du fait que ces technologies se sont 
    rapidement et massivement répandues et qu'elles évoluent beaucoup 
    plus vite que les recherches sur leur innocuité. "Nous savons peu de 
    chose sur le Wi-Fi, les fréquences actuellement utilisées et celles 
    qui le seront demain. Nous n'avons pas eu le temps de les étudier", 
    concède Paolo Vecchia, du département technologie et santé de 
    l'Institut national de la santé à Rome.

    Présidente de l'association Pour une réglementation des implantations 
    d'antennes-relais de téléphonie mobile (Priartém), Janine Le Calvez 
    cite des études in vitro mettant en évidence des "effets 
    génotoxiques" des ondes de radiofréquence. "Le rapport Reflex indique 
    que les radiofréquences de 2 450 MHz, celles utilisées pour le Wi-Fi, 
    ont des effets sur l'ADN, affirme Mme Le Calvez. Ces résultats 
    convergent avec les études épidémiologiques sur la téléphonie mobile 
    montrant une augmentation des risques de tumeurs."

    Le docteur Elisabeth Cardis, du Centre international de recherche sur 
    le cancer (CIRC), coordonne l'étude épidémiologique internationale 
    Interphone menée dans treize pays sur les liens éventuels entre 
    téléphonie mobile et tumeurs de la tête. "On ne peut certainement pas 
    dire qu'il n'y a rien chez les gros utilisateurs de la téléphonie 
    mobile", reconnaît-elle. Même si des biais ne seraient pas à exclure, 
    les résultats de l'étude publiés jusqu'ici montrent en effet une 
    augmentation du risque relatif, parfois jusqu'au doublement, de 
    plusieurs tumeurs de la tête (gliomes, méningiomes, neurinomes de 
    l'acoustique et tumeurs de la glande parotide).

    Responsable du volet français d'Interphone, Martine Hours (université 
    Claude-Bernard à Lyon) insiste sur l'intérêt de mesures des 
    expositions aux ondes de radiofréquence. Avec Elisabeth Cardis, elle 
    a participé, aux côtés de Jean-François Viel, à des mesures de 
    l'exposition aux radiofréquences dans la population générale auprès 
    de 440 personnes, à Lyon et à Besançon. Présentés à une réunion de la 
    Fondation santé et radiofréquence le 25 octobre, les résultats 
    montrent que "la grande majorité des expositions aux radiofréquences 
    est due à trois facteurs : le téléphone portable, le téléphone sans 
    fil de la maison et le four à micro-ondes. Les antennes relais, TV, 
    FM sont très peu contributives."

    Peu de données scientifiques existent sur d'éventuels problèmes 
    sanitaires en lien avec le Wi-Fi. "On peut se demander s'il est 
    possible et réaliste d'entreprendre des études épidémiologiques 
    difficiles, coûteuses et très longues pour chaque technologie ou s'il 
    ne vaut pas mieux extrapoler à partir des résultats obtenus sur la 
    téléphonie mobile", suggère Paolo Vecchia.

    Le Wi-Fi pourrait poser moins de problèmes que le téléphone mobile, 
    qui utilise une fréquence plus basse. "L'énergie électromagnétique 
    pénètre moins profondément au fur et à mesure que la fréquence 
    augmente", argumente Paolo Vecchia. "Plus la fréquence est élevée, 
    plus l'absorption des ondes reste localisée aux couches 
    superficielles de l'organisme, indique pour sa part Olivier Merckel, 
    de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du 
    travail (Afsset). De plus, contrairement à ce qui se passe avec le 
    téléphone mobile, collé à la tête, les personnes sont toujours à au 
    moins un ou deux mètres des stations de base de Wi-Fi."

    Les ministères de la santé et de l'écologie ont récemment demandé à 
    l'Afsset un rapport sur les rayonnements non ionisants, concernant 
    notamment le Wi-Fi et l'utilisation des téléphones portables par les 
    enfants. Il devrait être rendu à la fin de 2008.

    En attendant, des précautions simples sont largement recommandées : 
    utiliser un kit mains libres avec son téléphone mobile et ne pas 
    placer son ordinateur portable contre soi mais plutôt sur une table. 
    Enfin, un consensus existe pour inciter à ne pas laisser les enfants 
    utiliser les téléphones mobiles.

    Paul Benkimoun
    Article paru dans l'édition du 19.12.07.
     
     
    JE TIENS A RAJOUTER QUE NOUS N'AVONS PAS BESOIN D'OUTILS SCIENTIFIQUE POUR AVOIR DU BON SENS, NOUS SOMMES VIVANTS ET COMME TOUT CE QUI EST NOUS SOMMES VIBRATIONS EN TANT QUE TEL SOUMIS DONC AUX PERTURBATION VIBRATOIRES de TOUTES CES MACHINES, COMME UNE OREILLE COLLéE à UN GIGANTESQUE BAFFLE, SAUF QUE Là ON ENTEND RIEN ON RESSENT RIEN (sauf pour quelques cas comme moi hihihi et oui il m'est impossible de tenir un téléphone portable à mon oreille plus de 5 secondes, je ressens dessuite des bourdonnments, des picotements, merci mon dieu, esprit universel, sensibilité naturelle car tout ce que je ressens se vérifie...)

     

     

     



    Comme quoi on ne prend pas assez de gants avec le diable (hihihi c'est pour ceux qui me disent que j'exagère dans mes propos... on le sait et puis c'est tout)

    Document proposé par Antar Lamine - Ce qui nous attend dans un proche avenir.-                  

    PROJETS DES MAITRES DU MONDE: Vers un contrôle social bionique

    A la fin du mois d'Août 2001, des scientifiques américains ont réalisé avec succès trois expériences majeures pour un contrôle social du 21è siècle, basé sur les implants neuronaux et les biotechnologies. Un cerveau de lamproie (une sorte d'anguille) a été greffé sur les circuits d'un robot. Résultat: un robot autonome, entièrement piloté par le cerveau encore vivant de la lamproie. Un microprocesseur a été greffé dans le cerveau d'une souris vivante pour commander les muscles à la place de l'animal. Des neurones humains ont été greffés dans le cerveau du foetus d'un singe. Les neurones humains se sont parfaitement intégrés et se sont multipliés dans le cerveau du singe, créant ainsi un hybride singe-homme.

    Officiellement, les scientifiques disent avoir détruit le foetus hybride avant sa naissance. image du film "Matrix". - Science sans conscience: - Des scientifiques ont pu réaliser ces expériences sans éprouver de scrupules ni sans s'interroger sur les implications éthiques ou les éventuelles conséquences sociales et politiques. Ces expériences sont comparables à celles du Docteur Mengele dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale, même si elles n'ont pas été effectuées sur des êtres humains (ou plutôt, pas encore; en tous cas pas officiellement). Nous sommes arrivés à un stade où le projet et la finalité de la Création ont été totalement détournés. La
    "grande machine" est en train de s'approprier totalement le vivant. Pour elle,
    tous les organismes vivants, végétaux, animaux, et humains sont des
    "ressources" à exploiter. Le stade ultime sera quand ces "ressources"
    seront totalement intégrées, incorporées par le système. La suite
    logique est donc que les humains soient placés sous le contrôle direct
    de la machine, raccordée à leur système nerveux au moyen de greffes
    bioniques et d'implants neuronaux. Un futur annoncé par de nombreux
    films de science-fiction. Pour plus de détails sur les expériences
    bioniques, voir la page sur Terre Sacrée. La puce "Digital Angel"
    Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, la puce
    "Digital Angel" permet l'identification et la localisation par
    satellite des individus. Il s'agit d'une puce électronique de la taille
    d'un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi
    capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur
    (température du corps, rythme cardiaque, etc). Une autre version de la
    puce appelée "Veripay" a été présentée en Novembre 2003 au salon ID
    World à Paris. Elle permet d'y inscrire des données personnelles en vue
    de servir de carte d'identité ou de carte de crédit. Déjà, une
    troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail
    pour en assurer la "traçabilité". Bientôt le bétail humain lui aussi
    sera parfaitement "traçable", dès qu'un nouveau "11 Septembre" fournira
    le prétexte pour rendre la puce obligatoire,
    au nom de la
    "sécurité". De multiples moyens sont actuellement utilisées pour
    préparer l'opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la
    répulsion instinctive à l'intrusion d'objets
    matériels dans le
    corps. D'où les efforts des médias et de l'industrie culturelle pour
    populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les
    anneaux gastriques (comme solution à l'obésité). Pour rendre la puce
    désirable et "tendance", une discothèque de Barcelone dirigée par un
    américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100
    euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent (voir
    l'article à ce sujet dans les "Brèves nouvelles des Maitres du Monde").

    Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce
    grâce à des prétextes médicaux. Des hopitaux américains encouragent
    déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données
    médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours,
    etc), dans le but d'éviter les risques d'erreur dans l'identification
    et traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une
    surveillance médicale à distance avec envoi automatique d'une alerte au
    médecin en cas de problème. Cette puce est la prochaine étape pour un
    contrôle absolu des individus par les "Maîtres du Monde". A terme, les
    implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits
    en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l'humeur, les
    émotions, les pensées et le comportement.

    - THEMES ASSOCIES - Les projets des Maitres du Monde -


    http://www.jijel.info:80/modules/news/article.php?storyid=5289


    ________________________________

    http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.

    Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.

    Groupe de discussion : http://terresacree.org/groupe.htm

    Pour nous aider dans notre action sur internet, adhérer à l'Association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm

    Un site de musique qui soutient l’Association : http://www.love-3note.com/love-terre-sacree.html

    Les
    projets des Maitres du Monde pour un contrôle global des individus et
    de la société: manipulations génétiques, contrôle des esprits,
    implants, traçabilité, nouvel ordre économique. Une liberté sous
    surveillance électronique. Fichiers informatiques, téléphones
    portables, internet, association de la carte de crédit et du code
    barre, réseau Echelon, caméras de surveillance, puces RFID, découvrez
    tous les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée.
    Implants: vers la lecture de la pensée. Des implants neuronaux sont
    déjà capables de réagir à la pensée pour commander des machines
    directement avec le cerveau. Une première étape vers la surveillance
    électronique de nos pensées et leur contrôle. Brèves nouvelles des
    Maitres du Monde. L'actualité des Maîtres du Monde et de leur projets,
    avec les dernières infos au sujet des implants. L'idéologie des Maîtres
    du Monde. Les principes-clé des Maitres du Monde, et le nouvel
    esclavage qui en découle, tel que George Orwell l'avait annoncé dans
    "1984". OGM, mensonges et complot. Derrière la volonté d'imposer les
    OGM, un véritable complot des multinationales pour s'approprier
    l'ensemble du vivant et obtenir le contrôle intégral des ressources
    alimentaires.


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    Mascarade qui mets en rade petit à petiot notre superbe bateau spatial (la terre) en radeau de la méduse qui va nous figer égoistes et pauvres d'amour !

    8- Grenelle de l'environnement : Borloo tente de dissiper le malaise, AFP, 19/12/07

     

    Paris (AFP) - 16h17 - Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, conscient des frustrations que suscitent les premiers pas du Grenelle de l'environnement, a affiche mercredi sa volonte de relancer la concertation.
    "On fera une reunion de concertation mensuelle" avec les participants au Grenelle", a-t-il annonce devant la presse.
    "On eprouve le besoin de se voir avec les cinq colleges (Etat, collectivites locales, representants du patronat et des syndicats et associations ecologistes, ndlr) tous les mois pour qu'il n'y ait pas d'inquietude sur les avancees du processus", a-t-il assure.
    La mise en oeuvre des premieres decisions du Grenelle a suscite des frictions avec les ecologistes et les syndicats qui ont reproche au gouvernement un manque de concertation et une reduction des ambitions.
    Mardi, Nicolas Sarkozy a tenu a preciser lors d'un voyage sur le theme de l'environnement en Camargue que les engagements du Grenelle de l'environnement "seront scrupuleusement respectes".
    M. Borloo s'est efforce de desamorcer mercredi les points de conflits potentiels.
    Ainsi, sur la question passionnelle des OGM, il a assure que le gouvernement suivrait l'avis qui sera rendu le 11 janvier par le comite de prefiguration de la Haute autorite concernant le mais Mon 810, seul OGM cultive en France. "Le principe de precaution s'appliquera", a-t-il assure, et le gouvernement pourrait decider d'activer la clause de sauvegarde a Bruxelles en fonction de cet avis.
    Les ecologistes qui souhaitaient un moratoire sur les cultures de mais OGM en France, n'ont pas apprecie que le gouvernement decide un simple gel jusqu'au 9 fevrier des semis de mais OGM, le temps d'adopter une nouvelle loi.
    Le texte de cette loi a ete presente mercredi en Conseil des ministres et il devrait arriver au Parlement "autour du 15 janvier", a precise M. Borloo.
    Selon le ministre, ce texte qui "a fait l'objet d'une concertation avec les ONG, reprend les conclusions du Grenelle", en prevoyant la creation d'une Haute autorite et en instaurant les principes de transparence, de responsabilite et d'indemnisation.
    Autre point chaud, le bonus-malus, visant a penaliser les voitures les plus polluantes mais qui ne porte que sur l'achat du vehicule au lieu de la taxe annuelle annoncee: "le malus sera annualise dans la loi du Grenelle 1", a promis M. Borloo.
    Dominique Bussereau, secretaire d'etat aux Transports est revenu de son cote sur la question d'une eventuelle compensation aux routiers frappes par une ecotaxe sur l'utilisation du reseau routier et autoroutier non concede.
    "Il ne s'agit pas de verser une compensation a l'euro pres mais de regarder comment nous pourrions ne pas mettre nos entreprises et nos emplois en difficulte" par rapport a la concurrence etrangere, a-t-il declare.
    Concretement, 33 chantiers operationnels ont ete lances afin de concretiser les decisions du Grenelle de l'environnement et commenceront a rendre leurs premiers travaux en janvier, a annonce Jean-Louis Borloo.
    "On rentre dans la vraie vie, ca va etre des milliers de petites choses a faire", a-t-il lance.
    Les premiers elements devront etre integres dans le projet de loi d'orientation "Grenelle 1" avant le 9 fevrier et un deuxieme texte, le "Grenelle 2", en mars a la reprise de la session parlementaire.
    Et "globalement, le Grenelle sera evalue une fois par an a la date anniversaire", a precise le ministre.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    9- Les 33 comites de pilotage du Grenelle de l'environnement sont lances, Actu-Environnement, 19/12/07
    C. Seghier

     

    Le MEDAD a presente les 33 chantiers destines a concretiser les decisions du Grenelle. Les premiers elements devraient etre integres dans le projet de loi d'orientation « Grenelle 1 » depose avant le 9 fevrier, date des vacances parlementaires.
    Le ministre de l'Ecologie, du Developpement et de l'Amenagement durables, Jean-Louis Borloo a annonce mercredi 19 decembre, le lancement des 33 comites de pilotage, egalement appeles chantiers operationnels, destines a concretiser les decisions du Grenelle de l'environnement. 7 semaines apres les tables rondes finales du Grenelle de l'environnement, les differents groupes operationnels ont tous demarre a l'exception d'un qui est celui qui concerne la consommation, a assure Jean-Louis Borloo, lors d'un point presse au ministere, concernant les suites du Grenelle.
    Une maniere de repondre aux associations environnementales, aux regions et aux syndicats qui, ces derniers temps, s'inquietaient voire critiquaient le gouvernement sur le suivi des engagements du Grenelle.
    Les 33 chantiers sont pris en charge par des missions parlementaires, des groupes ad hoc, des groupes d'etudes et des comites operationnels. Pilotes par un parlementaire ou une personnalite, assiste(e) par un ou deux cadre(s) superieurs(s) de la fonction publique (MEDAD et autres ministeres les plus concernes), ces comites operationnels devront remettre leurs premiers travaux fin janvier, a precise Jean Louis Borloo.
    Le comite sur les batiments neufs publics ou prives, pilote par Alain Maugard, president du CSTB, rendra une redaction operationnelle des normes publiques et privees pour le 15 janvier puis, dans les trois mois qui suivent, la creation des filieres professionnelles et le listing des differents blocages qui peuvent empecher d'avancer sur le sujet. D'ici Paques, les formations, les contrats d'apprentissage, ainsi que les assurances devraient etre mises en place, a souligne le ministre de l'Ecologie.
    Le comite sur les logements sociaux et la renovation urbaine sera pilote par directeur general de l'ANRU, Philippe Van de Maele. Une convention entre les bailleurs sociaux et l'Etat afin de mener les chantiers thermiques de remise a niveau du parc en commencant par les 800.000 logements les moins performants est en preparation.
    Pour les batiments existants, le groupe operationnel preside par Philippe Pelletier, le president de l'ANAH, a deja tenu trois reunions. Il est charge de travailler sur des sujets comme les nouvelles normes lorsqu'il y a vente, l'evolution du couple charges/loyers, les mises en location et devrait rendre un rapport operationnel le 7 janvier.
    Le chantier sur l'Etat exemplaire sera pilote par Claude Martinand, vice-president du CGPC pour la partie patrimoniale (recensement des batiments publics de l'Etat, methodologie qui permette de devenir ecologiquement performant et accessibilite) et Helene Gisserot, ancienne vice-presidente de la Cour des comptes etant chargee de la modification de la legislation sur les appels d'offres publiques de facon a integrer les criteres environnementaux dans toutes les commandes publiques. Entre le 15 et le 20 janvier, nous aurons la methodologie concernant les batiments publics ainsi que le debut de l'evolution legislative ou reglementaire en matiere de commande publique, a indique le ministre.
    Le cinquieme comite sur les transports multimodaux de marchandises, pilote par Jean-Louis Borloo lui-meme, Dominique Bussereau, Secretaire d'Etat charge des Transports et Jean Bergougnoux, President honoraire de la SNCF, ne fait quant a lui que demarrer et ne presentera une premiere analyse qu'a la fin janvier.
    Le comite sur les lignes a grande vitesse et reseau ferre classique, pilote par Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau travaillera quant a lui avec chaque region traversee plutot que, globalement, avec l'association des regions de France et remettra son analyse en janvier ou fevrier pour une selection definitive debut mars.
    En ce qui concerne les transports urbains et periurbains, c'est Michel Destot, depute et president du GART qui le copilote. L'objectif : s'accorder courant janvier sur l'ensemble de la programmation avec un point complementaire : une liaison systematique avec les quartiers en difficulte, qui devront etre desenclaves (en relation avec Fadela Amara).
    Le Chantier 8 pour le developpement industriel de vehicules performants pilote par Dominique Clement, President de la Commission Interministerielle pour les Vehicules Propres et Economes (CIVEPE) ne fait que demarrer et ne remettra de ce fait son rapport que le 30 janvier. Tout comme le comite sur l'urbanisme, pilote par Jean-Paul Alduy, senateur, et Michel Piron, depute.
    Le chantier sur les energies renouvelables, confie a Jean-claude Lenoir, depute, et Alain Liebard, president d'Observ'ER, remettra son rapport le 15 janvier. Le comite ''Trame verte et bleue'' relatif a la biodiversite, pilote par Paul Raoult, Senateur et ancien president des parcs naturel regionaux, ne rendra ses conclusions que dans 1 ou 2 ans car il s'agit de cartographier les territoires. Le chantier sur la gestion integree mer-littoral, pilote par le depute Jerome Bignon, presentera un premier peignage operationnelle 7 janvier. Pour l'agriculture biologique pilote par Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Peche, avec Martial Saddier, Depute et Philippe Desbrosses, Directeur general de la Ferme de Sainte-Marthe, la premiere programmation est prevue fin janvier.
    Le comite agriculture ecologique et productive charge de la certification des etablissements agricoles, des pesticides et des listes des molecules a retirer du marche, sera egalement pilote par Michel Barnier, avec Guy Paillotin, secretaire perpetuel de l'Academie d'Agriculture, Pierre-Eric Rosenberg, Inspecteur general, et Bernard Layre, charge de mission aupres du ministre.
    Concernant les dechets, on notera que le groupe de travail du Grenelle preside par le Professeur Alain Grimfeld se reunit une derniere fois, le 20 decembre. Malgre ce delai de discussion supplementaire, les parties prenantes ne sont toujours pas parvenues a surmonter completement le clivage qui les oppose notamment concernant l'incineration. Le chantier relatif aux dechets sera donc defini en fonction des conclusions qui seront adoptees demain.
    Les premiers elements des comites operationnels devraient etre integres dans le projet de loi d'orientation « Grenelle 1 » depose avant le 9 fevrier, date des vacances parlementaires. Un deuxieme apport sera demande pour le 15 mars, afin notamment d'alimenter le projet de loi de programmation qui sera depose au printemps 2008. On aura la loi sur les OGM avant la fin de la session parlementaire, un texte Grenelle 1 a la reprise des travaux parlementaires en mars et un texte Grenelle 2 en fin d'annee, a resume Jean-Louis Borloo. Dominique Bussereau a d'ailleurs indique que la creation d'une autorite de regulation ferroviaire etait quasi prete, ainsi que le projet d'ecotaxe poids lourds sur les reseaux autoroutiers non concedes. Le malus applique simplement a l'achat d'un vehicule en l'etat actuel des reflexions, pourrait egalement devenir une taxe annuelle dans la loi du Grenelle 1. Une etude sera par ailleurs lancee dans les semaines a venir pour appliquer ce bonus-malus a une vingtaine de familles de produits.
    Pour controler l'etat d'avancement des travaux et rassurer syndicats et associations, le ministre a specifie qu'un suivi des groupes operationnels sera assure toutes les six semaines avec les differents colleges et que le Grenelle sera evalue une fois par an a la date anniversaire. 
    -----------------------------------------------------------------------
    * Detail des 33 chantiers des comites operationnels :
    Chantier 1 : Batiments neufs publics et prives
    Comite operationnel pilote par Alain Maugard, president du Conseil Superieur des Techniques du Batiment (CSTB).
    Chantier 2 : Logements sociaux et renovation urbaine
    Comite operationnel pilote par Philippe Van de Maele, directeur general de l'Agence Nationale pour la Renovation Urbaine (ANRU).
    Chantier 3 : Batiments existants
    Comite operationnel pilote par Philippe Pelletier, president de l'Agence Nationale pour l'Habitat (ANAH).
    Chantier 4 : Etat exemplaire
    Comite operationnel pilote par Helene Gisserot (ancienne Vice-presidente de la Cour des Comptes) et Claude Martinand (Vice-president du Conseil General des Ponts et Chaussees)
    Chantier 5 : transports multimodaux de marchandises
    Comite operationnel : pilotage general par Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, et Dominique Bussereau, Secretaire d'Etat charge des Transports, avec Jean Bergougnoux, President honoraire de la SNCF.
    Chantier 6 : LGV, Reseau classique
    Groupe ad hoc : pilotage general par Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, et Dominique Bussereau, Secretaire d'Etat charge des Transports.
    Chantier 7 : Transports urbains et periurbains
    Comite operationnel : pilotage general par Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, et Dominique Bussereau, Secretaire d'Etat charge des Transports, avec Michel Destot, Depute et President du GART.
    Chantier 8 : Developpement industriel vehicules performants
    Groupe ad hoc pilote par Dominique Clement, President de la Commission Interministerielle pour les Vehicules Propres et Economes (CIVEPE).
    Chantier 9 : Urbanisme
    Comite operationnel pilote par Jean-Paul Alduy, Senateur et Michel Piron, Depute.
    Chantier 10 : Energies renouvelables
    Comite operationnel pilote par Jean-Claude Lenoir, Depute et Alain Liebard, President d'Observ'ER.
    Chantier 11 : Trame verte et bleue
    Comite operationnel pilote par Paul Raoult, Senateur.
    Chantier 12 : Gestion integree mer-littoral
    Comite operationnel pilote par Jerome Bignon, Depute.
    Chantier 13 : Pollinisateurs, abeilles et apiculture
    Mission parlementaire confiee a Martial Saddier, Depute.
    Chantier 14 : Agriculture biologique
    Comite operationnel : pilotage general par Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Peche, avec Martial Saddier, Depute et Philippe Desbrosses, Directeur general de la Ferme de Sainte-Marthe.
    Chantier 15 : Agriculture ecologique et productive
    Trois comites operationnels : pilotage general par Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Peche, avec Guy Paillotin, secretaire perpetuel de l'Academie d'Agriculture, Pierre-Eric Rosenberg, Inspecteur general, et Bernard Layre, charge de mission aupres du ministre.
    Chantier 16 : Foret
    Comite operationnel pilote par Philippe Leroy, Senateur.
    Chantier 17 : Eau
    Comite operationnel pilote par Andre Flajolet, Depute.
    Chantier 18 : Bruit
    Comite operationnel pilote par Dominique Bidou, President du Centre d'Information et de Documentation sur le Bruit (CIDB)
    Chantier 19 : Veille sanitaire et risques emergents
    Comite operationnel pilote par Jean-Francois Girard, President de l'Institut de Recherche pour le Developpement
    Chantier 20 : Elaboration concertee du PNSE2
    Groupe partenarial pilote par Marc Gentilini, Academie de Medecine.
    Chantier 21 : Portail environnemental et veille environnementale
    Comite operationnel pilote par Pierre Roussel, Inspecteur general de l'Environnement
    Chantier 22 : Dechets
    Selon conclusions table ronde finale Grenelle Environnement.
    Chantier 23 : Consommation, prix ecologique et avantage competitif
    Comite operationnel (en preparation)
    Chantier 24 : Institutions et representativite des acteurs
    Mission parlementaire confiee a Bertrand Pancher, Depute.
    Chantier 25 : Entreprises et RSE
    Comite operationnel pilote par Daniel Lebegue, President de l'Institut de developpement durable et des relations internationales (IDDRI)
    Chantier 26 : Education
    Mission interministerielle pilotee par Jacques Bregeon, Directeur du College des Hautes Etudes de l'Environnement et du Developpement Durable.
    Chantier 27 : Outre-mer
    Comite operationnel pilote par Francois Guinot, President de l'Academie des Technologies, en coordination avec le groupe parlementaire Outre-mer.
    Chantier 28 : Collectivites exemplaires
    Comite operationnel preside par Philippe Richert, President du Conseil General du Bas-Rhin, Daniel Percheron, President du Conseil regional Nord Pas de Calais et Marc Censi, President de l'Assemblee des Communautes de France
    Chantier 29 : Contribution climat-energie
    Groupe d'etude pilote dans le cadre de la Revision Generale des Prelevements Obligatoires.
    Chantier 30 : Recherche
    Comite operationnel pilote par Marion Guillou, Presidente de l'Institut National de Recherche Agronomique.
    Chantier 31 : Economie de fonctionnalite
    Groupe d'etude pilote par Jean-Marc Folz, president de l'AFEP (a confirmer) et Dominique Bourg, Universite de Lausanne. Chantier 32 : Expertise
    Comite operationnel (en preparation)
    Chantier 33 : Air et atmosphere
    Mission confiee a Philippe Richert, Senateur
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    Une publication
    10- Les entreprises face a la gouvernance mondiale de la biodiversite, par Elise Rebut, Editions l’Harmattan, septembre 2007

     

    Suite au developpement rapide des biotechnologies dans les annees 90, les ressources genetiques sont devenues de veritables enjeux industriels et commerciaux. Les entreprises pharmaceutiques, cosmetiques et agroalimentaires ont intensifie leurs activites de bioprospection, afin d'identifier de nouvelles ressources susceptibles de faire l'objet d'un developpement industriel. Mais de la bioprospection a la biopiraterie, il n'y a parfois qu'un pas...
    Les entreprises face a la gouvernance mondiale de la biodiversite, par Elise Rebu, Editions l’Harmattan, Collection Entreprises et managment, ISBN : 978-2-296-04060-1, septembre 2007, 206 p., 18 euros.

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    Deux annonces
    11- Pour financer vos travaux d’economie d’energie, choississez le meilleur pret, ADEME, mars 2007

     

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    12- Annuaire 453 sites web emplois environnement et developpement durable, Territoires Environnement Emplois (TEE), 19/12/07

     

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    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! 

    Le grenelle est une mascarade en dépit des opinions qui se veulent positivistes et non critique du gouvernement !

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- Rechauffement climatique : Gordon Brown se rendra en Chine et en Inde, AFP, 19/12/07
    2- Gaz a effet de serre : le Japon s'alignera sur UE a l'horizon 2020, AFP, 19/12/07
    3- Emissions CO2 des voitures : Bruxelles propose des sanctions, Berlin furieux, AFP, 19/12/07
    4- Le coup de colere du climatologue, Liberation, 19/12/07
    En liaison avec le Grenelle de l'environnement
    5- Decues, les ONG rompent l’entente cordiale post-Grenelle, Liberation, 15/12/07
    6- Le Grenelle deux mois apres : la deception pointe chez les ONG, AFP, 18/12/07
    7- Nicolas Sarkozy promet de tenir les engagements pris au Grenelle de l'environnement, Le Monde avec AFP, 18/12/07
    8- Grenelle de l'environnement : Borloo tente de dissiper le malaise, AFP, 19/12/07
    9- Les 33 comites de pilotage du Grenelle de l'environnement sont lances, Actu-Environnement, 19/12/07
    Une publication
    10- Les entreprises face a la gouvernance mondiale de la biodiversite, par Elise Rebut, Editions l’Harmattan, septembre 2007
    Deux annonces
    11- Pour financer vos travaux d’economie d’energie, choississez le meilleur pret, ADEME, mars 2007
    12- Annuaire 453 sites web emplois environnement et developpement durable, Territoires Environnement Emplois (TEE), 19/12/07

    Bien a vous,
    Florence

    Citation du jour : "Je veux dire solennellement que les engagements du Grenelle de l'environnement, c'est pas qu'ils seront integralement tenus, c'est qu'ils seront scrupuleusement respectes. Je ne me laisserai arreter par personne (...) des decisions ont ete prises, nous les appliquerons." Nicolas Sarkozy (18/12/07)
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- Rechauffement climatique : Gordon Brown se rendra en Chine et en Inde, AFP, 19/12/07
     
    Londres (AFP) - 14h17 - Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annonce mercredi qu'il se rendrait le mois prochain en Inde et en Chine afin d'assurer le soutien de ces pays emergents a un accord international sur le climat.
    Qualifiant de "percee historique" la feuille de route adoptee lors de la conference sur le climat a Bali (Indonesie), M. Brown s'est declare "confiant" que les discussions qui doivent suivre "produiront un accord que tout le monde pourra signer".
    "Je me rendrai en Chine et en Inde parce que je veux discuter avec ces pays tres importants non seulement de l'economie mondiale mais egalement... du changement climatique", a declare M. Brown lors de sa conference de presse mensuelle.
    "Je crois que, progressivement, tous les pays en developpement, tous les pays emergents, ainsi que l'Amerique et l'Europe, voudront etre impliques dans un accord contraignant pour l'avenir", a-t-il ajoute.
    L'accord de Bali impose le lancement de negociations au plus tard en avril 2008 et leurs conclusions fin 2009 a la conference climat de l'ONU a Copenhague, pour succeder aux premiers engagements du protocole de Kyoto qui expirent en 2012.
    Ce texte elude toutefois toute reference chiffree aux emissions de gaz a effet de serre et a la necessite de les reduire, a laquelle s'opposaient les Etats-Unis mais que souhaitait, entre autres, l'Union europeenne.
    Le chef du gouvernement travailliste a par ailleurs ajoute que le ministre des Finances Alistair Darling se rendrait au Japon en fevrier.
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    2- Gaz a effet de serre : le Japon s'alignera sur UE a l'horizon 2020, AFP, 19/12/07
     
    Tokyo (AFP) - 14h26 - Le Japon envisage de reduire ses emissions de gaz a effet de serre d'environ 20% a l'horizon 2020 par rapport a leur niveau en 1990, s'alignant ainsi sur les objectifs ambitieux de l'UE dans sa lutte contre le rechauffement climatique, a annonce mercredi le ministre japonais de l'environnement.
    Le Japon a ete vivement critique par les defenseurs de l'environnement la semaine derniere pour avoir soutenu les Etats-Unis a la conference de Bali qui s'est achevee sans reference claire a de futurs objectifs de reduction des emissions de ces gaz responsables du rechauffement climatique.
    Mais le ministre japonais de l'Environnement, Ichiro Kamoshita, dont le pays presidera le G8 l'annee prochaine, a affirme que son pays devait se donner des objectifs ambitieux a moyen terme, afin de conforter son leadership.
    "L'orientation du gouvernement japonais est de se donner pour objectif une reduction de 20% a l'horizon 2020 ce qui recoupe le sentiment qui se degage des discussions actuelles" a precise M. Kamoshita.
    "Si le Japon ne reduit pas ses emissions de gaz au moins autant que l'Union europeenne, nous ne pouvons pas assumer notre leadership mondial" a-t-il ajoute.
    L'Union europeenne s'est engagee a reduire ses emissions de gaz a effet de serre de 20% d'ici 2020.
    Le Japon, bien qu'il ait ete l'hote de l'historique Protocole de Kyoto, est loin de satisfaire a ses obligations dans le cadre de ce traite alors que son economie se remet lentement de la recession qu'elle a connue dans les annees 90.
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    3- Emissions CO2 des voitures : Bruxelles propose des sanctions, Berlin furieux, AFP, 19/12/07
     
    Bruxelles (AFP) - 18h03 - La Commission europeenne a propose mercredi d'infliger des penalites aux constructeurs automobiles n'atteignant pas leurs objectifs de reduction d'emissions de CO2, une proposition denoncee par l'Allemagne qui la juge hostile a ses constructeurs haut-de-gamme.
    "Cette proposition est environnementalement credible, socialement equilibree et va inciter l'industrie a investir dans des technologies. Cela montre notre engagement concret a lutter contre le changement climatique", a souligne le commissaire a l'Environnement Stavros Dimas, tout juste revenu de la conference de Bali.
    Bruxelles propose que chaque constructeur vendant des voitures en Europe, europeen ou non, se voit assigne un objectif pour arriver a une moyenne globale de 130g de CO2 emis au kilometre sur l'ensemble du parc automobile neuf vendu en Europe en 2012 (contre 160 g actuellement).
    S'il n'atteint pas son objectif, le constructeur sera penalise a partir de 2012, a hauteur d'abord de 20 euros par gramme de C02 en trop par vehicule vendu, puis 35 euros en 2013, 60 euros en 2014 et 95 euros en 2015.
    La Commission a juge ces penalites necessaires vu l'echec des engagements volontaires pris jusqu'ici par les constructeurs.
    L'Association des constructeurs automobiles europeens a cependant denonce leur niveau "sans precedent" et estime les couts "disproportionnes par rapport aux gains environnementaux".
    Elle meme divisee, la Commission a peine pour concilier les interets des pays producteurs de petits modeles (France, Italie, Espagne, Roumanie) avec ceux des pays producteurs de grosses berlines, de 4X4 et de voitures de sport plus polluantes (Allemagne et Suede)
    Les constructeurs francais et italien (PSA, Renault, Fiat) emettaient 144g en moyenne en 2006 contre 173g pour les allemands BMW, Volkswagen (marques Volkswagen, Audi, Skoda, Seat) et DaimlerChrysler (Mercedes), faisant dire aux premiers que c'est aux seconds de faire le plus d'efforts, d'autant que les marges sont plus elevees sur ces modeles haut de gamme.
    Finalement, l'objectif par constructeur dependra du poids moyen de sa flotte, comme le souhaitait Berlin. Mais les constructeurs des vehicules les plus lourds devront faire plus d'efforts.
    D'apres la courbe tracee par Bruxelles, PSA devra ainsi reduire ses emissions moyennes de 16g, un chiffre qui monte a 46g pour Daimler et 138g pour Porsche (qui part de 282g!).
    Le gouvernement allemand a juge ces propositions "totalement inappropriees". Il ne s'agit pas de protection de l'environnement, mais d'"une guerre de concurrence contre les constructeurs allemands", selon son ministre de l'Environnement Sigmar Gabriel.
    "Je suis sur que les constructeurs allemands ont la technologie pour fabriquer des voitures plus economes", a repondu M. Dimas.
    L'industrie allemande a pourtant obtenu la possibilite pour les constructeurs de mettre en commun leurs objectifs d'emissions de CO2, une idee denoncee par les ecologistes.
    Plutot que de reduire ses emissions, Daimler pourrait par exemple convaincre Fiat de partager son objectif d'emissions avec elle, moyennant des compensations commerciales, a condition cependant de respecter les regles de concurrence de l'UE.
    Selon la Commission, ces propositions augmenteraient en moyenne de 6% le prix d'un vehicule vendu en Europe, mais la hausse serait plus que doublement compensee par les economies en carburant.
    Ces propositions devront etre maintenant debattues avec le Parlement europeen et les ministres des 27 pays membres. La legislation, qui pourrait prendre deux ans a finaliser, promet de faire l'objet de marchandages intensifs, d'autant que l'UE veut montrer l'exemple en matiere de reduction d'emissions.
    Les emissions de CO2 du transport routier ont augmente de 30% depuis 1990 et representent maintenant plus du quart des emissions de l'UE, la moitie etant due aux voitures particulieres.
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    4- Le coup de colere du climatologue, Liberation, 19/12/07
    Sylvestre Huet
     
    Edouard Bard, professeur au College de France, met en cause Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris.
    Le climat et ses polemiques auraient-ils entraine des proches de Claude Allegre dans une galere ? Au point de risquer l’accusation de mauvaise conduite scientifique ? La question concerne deux membres de l’Academie des sciences, Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), et Jean-Louis Le Mouel, specialiste de geomagnetisme. Tous deux soutiennent l’ancien ministre, Claude Allegre, dans sa croisade niant le role des gaz a effet de serre emis par l’homme dans le changement climatique.
    Deja, les deux scientifiques s’etaient ridiculises lors d’une seance de l’Academie des sciences (1) lorsqu’Edouard Bard, professeur au College de France, chaire «Evolution du climat et de l’ocean», avait demontre que leur calcul de l’effet climatique des variations du Soleil oubliait que la Terre est… ronde, en la supposant plate et noire de surcroit !
    Cette grossiere «erreur» se double-t-elle d’une mauvaise conduite ? La question, se pose depuis la publication d’un article signe par Edouard Bard et Gilles Delaygue dans la revue Earth and Planetary Science Letters (2). Ils y repondent a celui publie par Vincent Courtillot et ses collaborateurs dans la meme revue (3) qui pretendait demontrer que le climat est module par des interactions entre la magnetosphere terrestre et le rayonnement solaire. Etudier les relations entre Soleil, champ magnetique terrestre et climat n’a rien d’iconoclaste. Les climatologues mettent dans leurs modeles bien d’autres facteurs que l’effet de serre - eruptions volcaniques, aerosols, calottes polaires, cycle de carbone - et n’oublient pas la variabilite du Soleil, surveillee par satellite depuis 1978. Le probleme, ecrit Bard, est que la «demonstration» sort des normes scientifiques et releve de la manipulation des donnees, un peche peu apprecie dans les labos.
    Fausse courbe. L’exemple le plus simple est celui d’une courbe des temperatures moyennes de la planete utilisee par Vincent Courtillot. Il affirme reprendre celle de Philip Jones (universite d’East Anglia, Royaume-Uni) et du Hadley Center au service meteo britannique. Deux leaders font autorite pour la reconstruction des temperatures du XXe siecle, Jim Hansen (Goddard Institute for Space Studies de la Nasa) et Jones. Probleme : la courbe utilisee par Courtillot n’est pas la courbe de Jones, note Bard. Les differences entre les deux courbes sont significatives, puisque la fausse courbe de Jones appuie l’hypothese des geophysiciens. Courtillot assure maintenant (4) s’etre trompe de reference et en donne une autre. Re-probleme : c’est celle d’une courbe… des temperatures estivales au nord de 20° nord, sur les continents et non de l’ensemble de la planete.
    Un autre exemple se lit sur la figure principale de l’article de Courtillot et Le Mouel. Elle presente sur un graphique une courbe de temperatures (la fausse Jones), deux courbes de la variabilite du champ magnetique terrestre et une courbe d’eclairement solaire total, (c’est-a-dire l’energie recue par unite de surface a la distance Terre-Soleil). La correlation etroite entre les quatre courbes est censee constituer la preuve de l’hypothese. La reference de la courbe d’eclairement cite Sami Solanki (directeur a l’institut Max Planck en Allemagne) en 2002. Mais pourquoi, ecrit Bard, n’avoir inscrit sur le graphe que les donnees posterieures a 1950, alors que la figure demarre en 1900 et que la courbe de Solanki couvre tout le XXe siecle ?
    La raison en est simple : cela permet de fabriquer un artefact statistique ou apparait une correlation etroite entre la courbe des temperatures et celle de l’eclairement solaire. Or, si l’on prend en compte tout le siecle, la correlation devient peu convaincante. Prise la main dans le sac, l’equipe de Courtillot a dit s’etre (encore !) trompee de reference et que la courbe de Solanki est la courbe… de Tobiska publiee en 2001. Mauvaise defense, car la courbe de Tobiska ne represente que la composante ultraviolette du rayonnement solaire. L’astrophysicienne Judith Lean (US Naval Laboratory, Washington) l’a demontre des 2002 (5).
    Peches. Le tri de donnees effectue par Courtillot provoque un malaise. Pourquoi stopper la courbe de temperature en 1992 sur leur figure ? Parce que les dix annees les plus chaudes depuis cent ans sont posterieures ? Parce que les annees 1990-1995 et 2000-2005 montrent des evolutions en sens inverse des temperatures et de l’activite solaire, ruinant leur argumentation ? Ne pas tenir compte de donnees connues et contredisant votre hypothese participe des peches condamnes par l’ethique de la recherche. Comment expliquer le risque pris par ces academiciens de voir leurs carrieres entachees par ce comportement bizarre ? Les faits releves par Bard - bien plus nombreux (6) que ceux cites ici - ne se limitent pas a des erreurs de geophysiciens s’engageant sur un terrain qu’ils connaissent peu. Ils ont franchi une ligne jaune. Les institutions scientifiques sont face a deux questions : comment reagir, comment expliquer les complicites necessaires a la parution d’un article aussi verole ?
    (1) Liberation du 14 mars 2007.
    (2) E. Bard et G. Delaygue, Earth and Planetary Science Letters, vol. 265 (2008).
    (3) Vincent Courtillot et al., Earth and Planetary Science Letters, vol. 253 (2007).
    (4) Vincent Courtillot et al., Earth and Planetary Science Letters, vol. 265 (2008).
    (5) J. Lean, J. of Geophysical Research, (2002).
    <http://www.liberation.fr/transversales/futur/298894.FR.php>
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    En liaison avec le Grenelle de l'environnement
    5- Decues, les ONG rompent l’entente cordiale post-Grenelle, Liberation, 15/12/07
    Laure Noualhat

     

    Le Grenelle tombe-t-il en quenouille ? Il faut le croire a en juger les reactions des ONG ecolos qui se decomposent au fil des annonces gouvernementales. Vendredi, lors de la premiere reunion du comite qui prefigure la Haute autorite sur les OGM (celle-ci sera creee par la loi sur les OGM discutee a l’Assemblee en janvier), l’Alliance pour la planete et la Confederation paysanne ont quitte la table. La raison de ce coup de sang ? Le fameux mais de Monsanto, le MON-810. Contrairement aux engagements pris en octobre, le gouvernement n’a pas active la clause de sauvegarde aupres de la Commission europeenne. C’etait pourtant une promesse de Jean-Louis Borloo, triomphalement annoncee au sortir du Grenelle.
    «Ridicule». L’obtention d’un moratoire sur les cultures OGM avait quasiment conditionne la presence des ONG au Grenelle. Mollir sur le MON-810 est d’autant plus lourd de significations que «l’application de la clause etait LA mesure emblematique», selon Arnaud Apoteker, charge de mission OGM chez Greenpeace et ex-participant au comite de prefiguration. «Il y a eu un veritable engagement. Tout le monde se rejouissait de voir une telle avancee. Desormais, cette clause s’est transformee en un arrete ridicule qui empeche les cultivateurs de mais de planter en hiver… Ce qu’ils ne font pas de toute facon !»
    Borloo s’est semble-t-il engage un peu vite : le depot de la clause de sauvegarde est soumis a des conditions juridiques tres strictes. «Il faut que la France prouve que la Commission europeenne n’a pas pris en compte tel ou tel risque au moment de delivrer l’autorisation de commercialisation du MON-810 au sein de l’Union, explique Arnaud Gossement de France Nature Environnement. Or, c’est au comite de prefiguration qu’incombe la tache de cette justification.» Comite que les ONG viennent de quitter. «Ma feuille de route, c’est le discours du president Sarkozy qui a prevu un gel de certaines cultures transgeniques, annonce le senateur Jean-Francois Legrand qui preside le comite de prefiguration. «La prise en compte d’une clause de sauvegarde doit s’appuyer sur des elements nouveaux. C’est le role de la Haute autorite d’apporter ces elements nouveaux.» Officiellement, le principe de la suspension des cultures n’est pas remis en cause. Au moins jusqu’au vote de la loi sur les OGM prevu pour la session parlementaire de janvier. Or, le texte de loi est loin de satisfaire les associations ecologistes. «Il organise la coexistence [entre culture OGM et culture sans OGM] sans resoudre aucun des problemes qu’elle pose. Il ne fait qu’organiser la contamination genetique a grande echelle, previent Arnaud Apoteker. Sa preparation sans consultation des ONG et la procedure d’adoption parlementaire choisie ne permettront pas de l’amender dans un sens qui soit respectueux de l’environnement.»
    «Contresens». Outre les OGM, le dossier Transports enerve beaucoup les ONG. Mercredi, organisations syndicales et associations ecologistes ont demande au gouvernement de se «ressaisir» apres des annonces jugees a «contresens» du Grenelle. Entre les constructions d’autoroutes envisagees, les annonces sur le low-cost et les cadeaux fiscaux aux transporteurs routiers, il y a de quoi avaler la copie grenellienne. «Les semaines passent et nous avons toutes les raisons de penser que ces ambitions n’etaient que des engagements de papier», regrette Jean-Jack Queyranne, coordinateur des Regions pour le Grenelle. Au prochain conseil des ministres, mercredi, Jean-Louis Borloo annoncera le calendrier legislatif du Grenelle.
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    6- Le Grenelle deux mois apres : la deception pointe chez les ONG, AFP, 18/12/07

     

    Paris (AFP) - 16h12 - La "revolution verte" annoncee il y a deux mois tarde a se realiser, estiment syndicats et ecologistes, inquiets du decalage entre le discours et les actes, alors qu'un point d'etape du Grenelle de l'environnement se tient jeudi.
    Le gouvernement reunit jeudi tous les acteurs du Grenelle pour evoquer l'ensemble de ce qui a ete fait depuis deux mois, indique-t-on au ministere de l'Ecologie.
    Ce point d'etape sera precede d'une "table ronde finale" sur le traitement des dechets, un sujet sur lequel le Grenelle n'avait pas eu le temps de conclure fin octobre.
    La mise en oeuvre des premieres decisions du Grenelle suscite des frictions avec les ONG qui reprochent au gouvernement un manque de concertation et une reduction des ambitions.
    Ainsi, l'application du bonus-malus, visant a penaliser les voitures les plus polluantes, ne porte que sur l'achat du vehicule au lieu de la taxe annuelle annoncee.
    Nicolas Sarkozy, en visite mardi en Camargue sur le theme de l'environnement, a promis que les engagements du Grenelle seraient "scrupuleusement respectes".
    "Je ne me laisserai arreter par personne (...) je ne veux pas qu'a la fin de mon quinquennat, on dise qu'il a beaucoup parle et peu decide", a souligne le chef de l'Etat.
    "Le demarrage est poussif mais on ne va pas jeter le bebe avec l'eau du bain", commente Arnaud Gossement, porte-parole de la federation France nature environnement (FNE - 3.000 associations).
    Le Grenelle a mis sur la table "tous les dossiers environnement pour lesquels les gouvernements des vingt dernieres annees se sont refiles la patate chaude", ce qui a mis sous pression le gouvernement actuel qui a herite de ces dossiers, "dans un contexte d'attente et d'espoirs tres forts nes du Grenelle", explique-t-il.
    Les OGM figurent parmi les points chauds. Les ecologistes qui souhaitaient un moratoire sur les cultures de mais OGM en France, n'ont pas apprecie que le gouvernement decide un simple gel jusqu'au 9 fevrier des semis de mais OGM, le temps d'adopter une nouvelle loi.
    Une decision "ridicule", selon les ONG, puisqu'il n'y a pas de culture en hiver.
    Du coup, l'Alliance pour la planete (80 associations dont Greenpeace et le WWF) et la Confederation paysanne ont decide de se retirer des travaux du Comite de prefiguration de la Haute autorite sur les OGM qui vient d'etre mis en place et doit se prononcer sur le mais OGM Mon 810, le seul actuellement cultive en France. FNE menace de faire de meme.
    Les ONG continuent de demander au gouvernement d'activer la clause de sauvegarde a Bruxelles qui permet a un etat membre d'interdire la culture d'un OGM autorise au plan communautaire.
    Au dela, l'Alliance, FNE et la Fondation Nicolas Hulot, ainsi que la CGT et la CFTC ont demande au gouvernement de "se ressaisir" en estimant dans une declaration commune que les recentes mesures annoncees dans les transports (projet de construction d'autoroute, reduction de certains services de fret SNCF, compensations financieres pour le transport routier, appel au developpement du trafic aerien a bas cout) vont a l'encontre du Grenelle.
    L'Association des regions de France (ARF) "inquiete" d'une "panne" dans le processus, a de son cote demande au gouvernement de "passer aux actes".
    En definitive, seul le patronat n'a pas donne de la voix contre la mise en oeuvre du Grenelle.
    Sur le plan europeen, les ecologistes reprochent a la France de ne pas respecter ses engagements en faveur de l'environnement, dans les discussions sur la repartition des quotas de peche a Bruxelles ou sur le projet de directive europeenne sur les sols pollues.
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    7- Nicolas Sarkozy promet de tenir les engagements pris au Grenelle de l'environnement, Le Monde avec AFP, 18/12/07

     

    Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi 18 decembre en Camargue pour reaffirmer la necessite d'agir"tout de suite" contre le rechauffement de la planete. Quelque jours apres la conference de Bali sur la lutte contre les changements climatiques, le president a estime qu'il fallait que"la France montre l'exemple, prenne des decisions, exige des resultats et appelle l'ensemble des autres pays du monde, et notamment les Etats-Unis dont nous avons besoin dans ce combat, a avoir une position qui preserve la nature, les equilibres et notre planete", a declare le president.
    Le chef de l'Etat, accompagne du ministre et de la secretaire d'Etat charges de l'ecologie, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est egalement engage a tenir "integralement" toutes les decisions adoptees lors du Grenelle de l'environnement. "Je ne me laisserai arreter par personne (...), des decisions ont ete prises, nous les appliquerons", a-t-il assure.
    Le president a finalement salue la publication, mardi au Journal officiel, de la loi reformant le statut du Parc naturel regional de Camargue, dont les 100 000 hectares constituent la plus vaste zone humide de France. Ce texte a mis fin a un imbroglio juridique de plusieurs annees qui menacait de faire perdre au site son label de zone protegee.
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    TERRE SACREE

    Des chercheurs d’or envahissent le territoire des indiens yanomami en Amazonie brésilienne

    Plus d'un millier de chercheurs d'or illégaux ont envahi le territoire des Indiens yanomami en Amazonie brésilienne.L'alerte a été donnée par les Yanomami vivant à proximité des zones envahies par les chercheurs d'or, leur présence a ensuite été confirmée par l'armée qui a effectué un survol aérien de la région à la demande des Indiens.

    Dans les années 1970 et 1980, les Yanomami ont durement souffert de l'invasion de leurs terres par les chercheurs d'or qui n’hésitaient pas à se servir de leurs armes contre eux, détruisaient leurs villages et les exposaient à des maladies contre lesquelles ils n'étaient pas immunisés. 20% des Yanomami sont morts en l’espace de sept ans. Après une longue campagne internationale menée par Davi Kopenawa Yanomami, la Commission Pro Yanomami (CCPY) et Survival, le territoire yanomami fut finalement démarqué en 1992 en tant que "Parc yanomami" et les chercheurs d'or furent expulsés.

    Gonzalo Teixeira, chef de l’agence locale du Roraima de la Fondation nationale de l'Indien (FUNAI), a assuré que les chercheurs d’or seraient expulsés de la région au début de l'année prochaine : "Cette nouvelle ruée vers l'or a considérablement accru la pollution des cours d’eau et le taux de maladie au sein des communautés indiennes en raison des fréquents contacts avec les orpailleurs."

    Davi Kopenawa, leader et chamane yanomami, avait évoqué la question de l'orpaillage illégal lors de sa visite au Royaume-uni et en Allemagne en octobre dernier. Il a écrit au premier ministre britannique Gordon Brown et à la chancelière allemande Angela Merkel. "Mon peuple souffre, notre avenir est en danger. Notre territoire est envahi par les chercheurs d'or qui polluent nos rivières et amènent des maladies. Les Yanomami commencent à mourir."

    Source ; Survival)
    Publié dans Amériques


    http://amazonie.blogs.courrierinternational.com/
     
    La déforestation représente pour la planète autant de rejets de CO2 que les États-Unis

    La déforestation représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète, plus que les transports et presque autant que les États-Unis. La forêt est un puits de carbone qui absorbe en absorbe le CO2. Couper la forêt ou bien pis, la brûler, émet du CO2. Il faut donc s’assurer de la «Réduction des émissions issues de la déforestation dans les pays en développement». Ou même veiller à que ce Patrimoine Vert ne se dégrade plus.  La Banque Mondiale a annoncé à Bali le lancement d’un fonds de 160 millions $ pour aider les pays en développement à protéger leurs forêts : le Forest Carbon Partnership Facility (FCPF). La Norvège a décidé d’allouer 500 millions $ par an.  Une crainte subsiste sur la mainmise de multinationales pour le reboisement, écartant les indiens du dispositif.

    http://amazonie.blogs.courrierinternational.com:80/archive/2007/12/18/la-deforestation-represente-pour-la-planete-autant-de-rejets.html
     

    La déforestation représente pour la planète autant de rejets de CO2 que les États-Unis

    La déforestation représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète, plus que les transports et presque autant que les États-Unis. La forêt est un puits de carbone qui absorbe en absorbe le CO2. Couper la forêt ou bien pis, la brûler, émet du CO2. Il faut donc s’assurer de la «Réduction des émissions issues de la déforestation dans les pays en développement». Ou même veiller à que ce Patrimoine Vert ne se dégrade plus.  La Banque Mondiale a annoncé à Bali le lancement d’un fonds de 160 millions $ pour aider les pays en développement à protéger leurs forêts : le Forest Carbon Partnership Facility (FCPF). La Norvège a décidé d’allouer 500 millions $ par an.  Une crainte subsiste sur la mainmise de multinationales pour le reboisement, écartant les indiens du dispositif.

    http://amazonie.blogs.courrierinternational.com:80/archive/2007/12/18/la-deforestation-represente-pour-la-planete-autant-de-rejets.html
     

    Des singes aussi doués que des étudiants pour le calcul mental

    2007-12-18
    WASHINGTON (Source vérifiée)

    Des singes peuvent faire aussi bien que des étudiants lorsqu'il s'agit d'effectuer des additions, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.

    Des recherches précédentes avaient déjà démontré que les humains et les animaux partagent la capacité de représenter et comparer mentalement des nombres. Ainsi, des animaux, jeunes et adultes, peuvent faire la différence entre quatre et huit objets. Mais, il n'était pas prouvé que des animaux puissent effectuer du calcul mental, ont affirmé des chercheurs de la Duke University responsables de cette étude.

    "Nous savions que des animaux pouvaient reconnaître des quantités mais il était moins évident de savoir s'ils étaient capables d'effectuer des opérations arithmétiques comme des additions. Notre étude montre qu'ils en sont capables", a affirmé Jessica Cantlon, une des auteurs de l'étude qui paraît dans le numéro de décembre de la revue mensuelle américaine PLoS Biology.

    Elizabeth Brannon, co-auteur de la recherche et Mme Cantlon ont conduit leur étude avec des singes macaques placés devant un ordinateur à écran tactile présentant un différent nombre de points. A un moment donné, ces points disparaissaient de l'écran pour laisser place à un nouveau nombre de points.

    Ce deuxième écran s'effaçait à son tour et un nouvel écran, divisé en deux parties, présentait d'un côté la somme exacte des points apparus sur les deux premiers écrans et, de l'autre un nombre de points n'ayant pas de rapport avec les deux premiers écrans. Les singes étaient récompensés s'ils touchaient la partie de l'écran donnant le résultat de l'addition des points apparus sur les deux premiers écrans. 76% des singes ont réussi le test.

    Le même test a été effectué auprès d'étudiants qui devaient trouver la somme exacte des points par calcul mental. 94% des étudiants ont passé ce test avec succès. En moyenne, étudiants et singes ont répondu après environ une seconde de réflexion.

    Etudiants et singes se trompaient le plus souvent quand les résultats affichés dans les deux moitiés du troisième écran étaient proches.

    "Si la somme exacte était 11 et que la partie de l'écran avec la mauvaise réponse affichait 12 points, singes et étudiants prenaient plus de temps pour répondre et se trompaient plus souvent", a constaté Mme Cantlon.

    Que des singes et des êtres humains puissent faire des additions simples pourrait être un signe de l'évolution commune des deux espèces.

    La différence entre humains et animaux tient à l'acquisition du langage et de l'écriture pour les premiers. "Les performances mathématiques des adultes humains tiennent surtout à leur capacité de représenter des concepts numériques en utilisant des signes. Un singe est incapable de faire la différence entre 2000 et 2001 objets. Cependant, nos travaux ont montré que humains et singes peuvent manipuler mentalement des représentations de nombres pour générer des sommes approximatives de simples objets", a estimé Mme Brannon.
     
    Le calcul des émissions de CO2 s'affine

    [ 18/12/07 ]

    Les particuliers disposent désormais d'un calculateur de gaz à effet de serre précis. Le logiciel en ligne reprend la méthode de calcul utilisée pour les entreprises.
     
    Nul n'est plus censé ignorer son empreinte CO2. A l'heure où la conférence de Bali porte la lutte contre l'effet de serre à un niveau politique jamais atteint, le citoyen ne peut plus plaider l'ignorance. Depuis quelques jours, les particuliers disposent d'un calculateur de gaz à effet de serre très précis. Le site http://www.bilancarbonepersonnel.org est la dernière version du calculateur proposé par l'Ademe depuis six ans aux entreprises, aux associations et aux collectivités locales. Ce programme a été conçu par Jean-Marc Jancovici, expert du réchauffement climatique. « Pour faire un bilan carbone, il faut un plan comptable, un logiciel et un comptable », explique l'« Al Gore français ». Le plan comptable enregistre des consommations d'énergie, le nombre de camions utilisés, les masses des matériaux employés pour les produits, de leur emballage ou du recyclage des déchets. Il ignore la propriété des moyens exploités, même si le camion utilisé appartient à un sous-traitant, le bilan de l'entreprise le compte.

    Plus de 400 experts ont été formés en France pour savoir intégrer ces chiffres dans le logiciel de Jean-Marc Jancovici. Le mode de calcul n'est pas très compliqué en soi, il s'effectue dans un système de tableurs et repose sur des facteurs d'émission. Seule l'évaluation de ces facteurs en amont s'est parfois révélée complexe. C'est le cas par exemple des viandes. L'imprécision des facteurs se retrouve d'ailleurs dans le résultat final du bilan, sous forme d'incertitudes. En revanche, le choix des bons paramètres pour chaque entreprise ou chaque collectivité demande du doigté.

    Cette méthode a déjà été utilisée par plus de 300 acteurs économiques ou sociaux. « Un bilan carbone peut se faire en trois heures ou en plusieurs mois. Cela dépend du niveau de détail que nous demande le client et de l'activité considérée. Certaines entreprises ne s'intéressent qu'à l'une de leur usine. Des banques comme Dexia n'analysent que leurs immeubles parisiens. Je débute actuellement le bilan complet de trois grands groupes du CAC 40 et celui de leurs produits, c'est un projet qui prendra deux ans et de 10 à 20 fois les moyens habituels », explique Jean-Marc Jancovici.

    Implication nécessaire

    Pour atteindre le particulier, le logiciel de calcul a dû être sévèrement simplifié. http://www.bilancarbonepersonnel.org  n'en exige pas moins une certaine dose d'implication. Poids de viandes consommées par semaine, kilométrage de votre dernier vol, nombre de pulls achetés par an, le site passe notre quotidien au peigne fin : « Une demi-heure dont vingt-cinq minutes pour éplucher ses factures », reconnaît l'auteur, pour qui ce site est d'abord destiné aux personnes sensibilisées au sujet. D'autres calculateurs plus simples fournissent des approximations grossières, mais pas inintéressantes, au grand public. La précision des résultats du site permet à chacun d'identifier les postes de forte émission. « Je reçois déjà des messages d'internautes surpris d'émettre autant de CO2 à cause de leur alimentation. »

    Selon Jean-Marc Jancovici, le bilan carbone permet de redonner un prix directement lié à la réalité physique. Plus question de s'abriter derrière des constructions humaines comme les marchés.

    Le calculateur va continuer à s'améliorer dans les années à venir. Son fonctionnement reprend la philosophie des logiciels libres, chacun peut participer à son élaboration. Les plus grands progrès viendront de l'affinage des facteurs d'émission. Les laboratoires de recherche analysent de plus en plus précisément ces phénomènes. Certaines entreprises caractérisent mieux leurs activités. La RATP est actuellement en train d'évaluer les émissions de ses véhicules, des données qui influencent directement le calcul des bilans de carbone parisiens. Le calculateur devra aussi prendre en compte les évolutions de l'économie du carbone. Les dispositifs de compensation des émissions ne sont toujours pas pris en compte par exemple. Inutile donc de soustraire votre récent Paris-Tokyo pour avoir fait un chèque à Monsieur Hulot, vous crèverez la moyenne française de 2.800 kilos et surtout le plafond de 640 kilos que tout citoyen durable devrait respecter...

    MATTHIEU QUIRET

    Quelques facteurs d'émission de CO2
    - Déplacement d'une moto de cylindrée supérieure à 125 cm3 : 0,033 kg par km-passager.
    - Déplacement moyen domicile-travail en banlieue urbaine : 440 kg par an et par voiture.
    - Fabrication d'un véhicule essence de 1,5 à 2,5 tonnes : 11 tonnes.
    - Production d'une tonne d'aluminium non recyclé : 2,9 tonnes.
    - Production d'une tonne de polystyrène : 772 kg.
    - Production d'une tonne de verre plat : 171 kg.
    - Culture d'un hectare de blé : 824 kg.
    - Elevage en batterie d'une tonne de canards avec os : 580 kg.
    - Elevage d'une tonne de porcs avec carcasse : 1,2 tonne.
    - Utilisation d'un fer à repasser : 0,039 kg par kWh.

    http://www.lesechos.fr:80/info/metiers/4659884.htm
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    December 18

    LA FRANCE A LA BOTTE DES FAUCONS AMERICAINS ET DES DESCENDANTS NAZIS CACHES...

    Le harcèlement contre l'Association Kokopelli se poursuit: la "Justice" saisit le compte bancaire personnel de Dominique Guillet! Pour mémoire, lors du procès en appel intenté par le GNIS et la FNPSP contre Kokopelli, nous avions été condamnés en Cour d'Appel de Nîmes à des amendes d'un montant total de 17 767 euros. Nous nous étions pourvus en Cour de Cassation sous les 48 heures, ce qui suspend le paiement de la condamnation. La Cour d'Appel de Nîmes n'a pas tenu compte de notre pourvoi en Cassation et a demandé au Trésor Public de recouvrer le montant des pénalités auprès du président de l'Association Kokopelli, Dominique Guillet.  Devant son refus de payer une telle somme, le Trésor Public a tout simplement bloqué le compte bancaire personnel de Dominique Guillet, début décembre à Aubenas (pour la Saint Nicolas!) et a sommé ce dernier de payer la somme de 17 767 euros. A ce jour, 2 200 euros ont déjà été saisis sur son compte personnel.  Cette procédure est totalement illégale et nous avons demandé à nos avocats d'intervenir auprès de la Trésorerie de Nîmes.  Le grand cirque continue: alors que certains catalogues de semences Français distribuent des variétés potagères en toute illégalité, alors que des centaines de supermarchés vendent à l'automne, en toute illégalité,  des tomates et des courges de variétés strictement réservées à "l'usage amateur", la Justice Française a décidé de harceler le président de l'Association Kokopelli.  Au vu des bouleversements climatiques planétaires et du scandale sanitaire et environnemental (dû à des pesticides considérés inoffensifs pendant très longtemps par l'agronomie à la solde de la chimie!) prévalent dans les îles productrices de bananes, l'agriculture française dans la déroute pourrait peut-être se recycler dans la culture de ce fruit tropical et faire de la France une république bananière. Les fondements "éthiques" d'un tel système sont déjà posés. Idée de Cadeau Semences pour les Fêtes à 22 euros Certains amis de Kokopelli ont émis le souhait que nous puissions proposer un cadeau fertile moins onéreux que la Promotion Kokopelli avec l'ouvrage à 75 euros. Nous proposons donc un lot de 12 sachets de semences bios à offrir à vos amis et parents, pour les Fêtes de fin d'année, pour un montant de 22 euros, soit 27 euros en collissimo suivi (d'une valeur réelle de 45 euros).  Ces 12 sachets présentent une diversité de variétés adaptées à tout jardin familial: - Côte de bette jaune  - Tomate Orange Queen  - Concombre Sweet Marketmore  - Tomate Rose de Berne  - Tournesol Lying's California  - Laitue Reine des Glaces  - Melon Petit Gris de Rennes  - Piment doux Apple  - Tomate verte Evergreen  - Carotte Nantaise  - Potimarron Rouge  - Amaranthe Intense Purple 
    December 17

    FNH que je balance en vrac mais bien intéressant...

    8- Rapport accablant de la Chambre des Representants sur les manipulations des sciences du climat par l'Administration Bush, BE Etats-Unis n°104, 14/12/07
     
    La Commission du Controle et de la Reforme Gouvernementale (Committee on Oversight and Government Reform) de la Chambre des Representants, presidee par le representant californien Henry Waxman, a rendu les conclusions d'une enquete approfondie de 16 mois sur les interventions de l'administration Bush dans le domaine des sciences du climat. Comme le laissaient soupconner de nombreux incidents recents, il apparait que le controle exerce par l'administration sur les communications orales et ecrites des agences impliquees dans ce domaine s'inscrivaient dans une strategie visant a minimiser les resultats de la science et a en exagerer le degre d'incertitude. Ces pratiques remonteraient au moins a 2003 et se seraient amplifiees apres le cyclone Katrina a l'automne 2005.
    Le rapport confirme que la Maison Blanche, par l'intermediaire du Council on Environmental Quality (CEQ) et de l'Office of ...
    ... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :
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    9- Changement climatique. A Bali, la temperature monte…, Pro-environnement, 14/12/07
     
    Jean-Louis Borloo a fustige publiquement l’obstination americaine a ne pas vouloir s’engager sur des objectifs chiffres. Une prise de position qui a fortement irrite la delegation americaine.
    “Je voudrais m’adresser a ceux des pays industrialises qui hesitent a s’engager clairement sur une reduction de 25 % a 40 % d’ici 2020 de leurs emissions de gaz a effet de serre, tout en comptant sur les mecanismes economiques et de marche, sur les technologies, pour y parvenir.” Des les premiers mots de son discours, prononce hier devant les Nations Unies, Jean-Louis Borloo a clairement souligne sa volonte d’aboutir a une reduction chiffree de la part de l’ensemble des pays industrialises, des emissions de gaz a effet de serre.
    Soulignant que “le temps est la plus grande rarete” le ministre a affiche sa conviction : une adhesion rapide des Etats-Unis sur les suites a donner au protocole est indispensable et elle doit etre chiffree.
    Dans le discours qu’il a tenu a la tribune onusienne, le Ministre d’Etat a ainsi affirme : « A ceux, pays industrialises, ceux d’entre nous qui hesitent a s’engager comme si cela pouvait creer une decroissance sociale et economique dans leur pays. Je voudrais leur dire que nous devons nous engager sur cette reduction de 25 a 40 % d’ici a 2020 des emissions de gaz a effet de serre. »
    Ajoutant que : « Si le principe d’autres reunions des grandes economies peut etre concevable, encore faut-il qu’il soit accompagne d’engagements quantifies des pays industrialises. A defaut, la discussion des moyens sans objectifs risque d’ajouter a l’incomprehension. »
    « Il s’agit la d’un veritable camouflet inflige a George W. Bush et son "Major Economies Meeting » (MEM), a par la suite declare Pascal Husting, directeur general de Greenpeace France. Nous felicitons Jean-Louis Borloo de mettre ainsi les Americains au pied du mur  et de rejeter fermement le processus parallele qu’ils tentent d’instaurer et qui n’a qu’un seul objectif : torpiller Kyoto. »
    Depuis, le ministre repete a l’envi que si Bali ne debouche pas sur cet engagement clair des pays industrialises il ne voit  pas pourquoi il faudrait que la troisieme reunion des grandes economies se tienne a Paris, fin fevrier.
    Affaire a suivre...
    <http://www.pro-environnement.com/blogs/fil-infos,1/changement-climatique-a-bali-la-temprature-monte,1610.html>
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    10- Fonte record des glaces arctiques pendant l'ete 2007 selon des scientifiques, AFP, 14/12/07
     
    Washington (AFP) - 08h17 - Les glaces arctiques ont connu une fonte spectaculaire et sans pareil pendant l'ete 2007 par comparaison aux annees precedentes, ont indique cette semaine des scientifiques americains lors d'une conference.
    "Le taux moyen de perte de glace de la banquise arctique au cours des etes jusqu'en 2006 etait en moyenne equivalent a la superficie de l'etat de Virginie occidentale (62.809 kilometres carre), et durant l'ete 2007 il a ete multiplie par 30, une surface representant la taille de l'Alaska (1,7 million de km2)", soit plus de trois fois la taille de la France, a explique jeudi a l'AFP l'oceanographe americain Michael Steele dans un entretien telephonique.
    M. Steele a ete l'un des chercheurs a faire une presentation sur ce sujet mercredi a la conference annuelle de l'American Geophysical Union (AGU) a San Francisco (Californie, ouest).
    "C'est un enorme recul des glaces", a-t-il commente.
    La banquise arctique ne recouvrait plus au cours de l'ete que 4,13 millions de km carres, la superficie la plus petite des temps modernes, avait souligne mercredi Wieslaw Maslowski, oceanographe de l'ecole navale de Monterey en Californie, un autre intervenant a la conference de l'AGU.
    Les glaces arctiques pourraient ainsi completement disparaitre pendant les trois mois d'ete d'ici 2013, a-t-il dit dans une interview a la BBC.
    Tout en se refusant a faire la meme projection, Michael Steele, oceanographe a l'universite de l'Etat de Washington a Seattle (nord-ouest) a releve que l'ocean arctique n'avait jamais ete aussi chaud en ete.
    "Cet ocean a connu une elevation de temperature sans precedent de cinq degres Celsius au-dessus de la moyenne, ce qui est enorme", a-t-il dit.
    Dans les zones arctiques ou la glace perdure habituellement l'ete, la hausse de temperature a ete "de deux ou trois degres au-dessus de la moyenne", a precise ce scientifique.
    En Alaska, les temperatures ont atteint durant l'ete 12 a 13 degres Celsius. "On n'avait jamais vu cela avant", insiste Michael Steele qui a base ses recherches sur des donnees historique remontant a un siecle, fournies par differents instruments places a differents endroits de l'ocean et aussi avec des mesures satellitaires.
    Comme les autres scientifiques l'ont explique a la conference de l'AGU, le rechauffement de l'ocean arctique a ete auto-entretenu avec les eaux plus chaudes de l'Atlantique et du Pacifique qui remontent vers le nord, accelerant la fonte des glaces.
    Mais le rechauffement climatique, du aux emissions de gaz a effet de serre d'origine humaine, "est fondamentalement responsable du fait que la banquise devient plus fine et donc plus vulnerable aux vents qui poussent au loin les glaces d'Alaska et de Siberie orientale" les faisant fondre plus vite, a releve l'oceanographe de l'universite de Washington.
    "C'est un fait que les glaces arctiques disparaissent et que l'ocean absorbe plus de lumiere solaire", a ajoute M. Steele.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Fonte_record_des_glaces_arctiques_pendant_l_ete_2007_selon_des_scientifiques.htm?idrub=14&xml=071214081711.2qa3v9sk.xml>
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    11- Les pays en developpement ont ete "menaces de sanctions commerciales" a Bali, AFP, 14/12/07
     
    Nusa Dua (Indonesie) (AFP) - 13h53 - Les pays en developpement du G77 ont ete "menaces de sanctions commerciales" au cours des negociations de Bali sur l'avenir de la lutte contre le rechauffement, a indique vendredi en leur nom le representant pakistanais Munir Akram.
    "Les pays en developpement ont ete soumis a de fortes pressions pour accepter des engagements et des obligations" de reductions de leurs emissions de gaz a effet de serre, mais "ils ont jusqu'a present resiste a ces pressions et meme aux menaces", a declare lors d'une conference de presse M. Akram, dont le pays preside le G77.
    "Je n'ai pas entendu de menaces sur l'aide (au developpement) mais j'ai entendu des menaces de sanctions commerciales", a-t-il precise ensuite, en reponse a une question, sans toutefois identifier les auteurs de ces menaces.
    La conference des Nations unies sur le climat, qui devait se clore vendredi a Bali, doit definir le cadre et le calendrier des negociations sur les suites a donner au protocole de Kyoto dont la premiere phase expire en 2012. Mais les negociations trainaient en longueur faute d'accord.
    Pour M. Akram, "il y aura bien un accord mais nous voulons nous assurer qu'il ne compromettra pas les objectifs de developpement sociaux et economiques des pays en developpement", a-t-il ajoute.
    Les pays industrialises, seuls a ce jour soumis aux objectifs de reduction du Protocole de Kyoto, souhaitent voir les economies emergentes se rallier a leurs efforts.
    Mais les pays du G77 font valoir que des objectifs contraignants nuiraient a leur developpement et attendent des pays riches qu'ils prennent d'abord des engagements forts pour l'avenir, en les renvoyant a leur responsabilite historique dans le rechauffement du climat depuis la revolution industrielle.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Les_pays_en_developpement_ont_ete_menaces_de_sanctions_commerciales_a_Bali.htm?idrub=14&xml=071214135345.uzoi6tts.xml>
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    12- Benin : l'inexorable avancee de la mer qui mange la cote de Cotonou, AFP, 14/12/07
     
    Cotonou (AFP) - 13h57 - "Une nuit, nous dormions avec les enfants dans la chambre quand j'ai entendu un bruit assourdissant provenant du sejour. Je me suis leve, panique. Tout le salon venait de disparaitre sous les vagues".
    Deux mois plus tard, Gilbert Adikpeto, 62 ans, est encore choque devant la ruine de son salon avale par l'ocean, qui grignote sans relache le littoral de Cotonou, constamment sape par des rouleaux furieux comme sur tout le long du Golfe de Guinee.
    Entre les va et vient du camion de demenagement qui emporte tout son mobilier, Gilbert, un cheminot en retraite, regarde pensif ce qu'il reste de sa villa en ruines en bordure de l'ocean atlantique: "il faut que je parte d'ici avant que la mer ne m'emporte une nuit".
    Comme les Adikpeto, qui ont failli etre "devores" par l'Atlantique en octobre dernier, plusieurs riverains ont du partir de chez eux, vaincus par la mer qui a englouti leurs maisons.
    "Quand j'ai fini de construire ma maison en 1987, la mer etait a 250 m et il y avait quatre rangees de maisons devant la mienne. Aujourd'hui elles sont toutes sous l'eau et ca continue", raconte Gilger.
    Temoin tout proche de cette avancee inexorable: l'hotel Palm Beach, autrefois un endroit chic, dont les trois quarts ont ete engloutis.
    Le phenomene d'erosion dans la region de Cotonou ne date pas d'hier, puisque les premieres observations du scientifique francais Henri Hubert remontent a 1908. Le recul de la cote s'est aggrave a partir de 1961 a cause de grands travaux au Benin et dans les pays voisins: la construction des barrages d'Akossombo au Ghana et de Nangbeto au Benin, celle des ports en eau profonde de Cotonou et Lome.
    En 2005, le Laboratoire Deft de Grenoble (France) a publie une etude alarmiste selon laquelle, "si rien n'est fait avant 2025, la cote reculera de 950 m par rapport a 1963, entrainant la disparition du quartier des ambassadeurs".
    La meme etude predit que l'autoroute qui va de Porto-Novo a Lagos pourrait elle aussi disparaitre ainsi que la presque totalite des quartiers de Cotonou.
    Selon Paul Houssou, qui pilote un projet subventionne par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), "la cote a l'est de Cotonou a recule de 400 m en 40 ans, soit une moyenne de 10 m par an".
    Face au danger, l'Etat beninois a decide en septembre d'interdire le pompage de sable marin utilise par les entreprises locales du batiment, et propose d'utiliser le sable de riviere. Il projette egalement la construction de digues sur ses 125 km de cote.
    "L'objectif premier, l'arret de l'extraction de sable marin, a ete atteint. Nous allons maintenant construire des digues dans deux directions a partir du chenal de Cotonou: vers la frontiere togolaise et vers la frontiere nigeriane", a precise a l'AFP le ministre de l'Urbanisme Francois Noudegbessi.
    D'un cout global de 49,38 millions d'euros, le projet de protection maritime, finance entre autres par la Banque mondiale et le PNUE, debutera au premier semestre 2008.
    Mais malgre les assauts des flots, certains habitants des quartiers en bord de mer resistent et ne veulent pas partir, meme s'ils ont le sentiment que le combat est inegal, surtout si l'Etat ne construit pas rapidement les digues esperees.
    Le soleil tombe sur Donaten, un des quartiers cotiers de la capitale economique beninoise. Les barques de pecheurs rentrent chargees de poissons mais ont du mal a franchir la "barre", ces mauvais rouleaux meurtriers et incessants qui viennent s'ecraser dans un vacarme assourdissant sur la cote.
    "La mer nous chasse, mais elle nous nourrit aussi, c'est bien une histoire d'amour. On resiste en vivant a ses cotes", declare Barnabe, tout en tirant sa lourde barque au sec.
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    13- Canada : le sort de l'ours polaire repose sur une glace de plus en plus mince, AFP, 14/12/07
     
    Churchill (Canada) (AFP) - 15h56 - L'ours polaire de la baie d'Hudson lutte pour sa survie alors que le rechauffement climatique reduit le temps qu'il peut passer sur la glace a chasser pour se nourrir, avertissent des ecologistes et des habitants de Churchill, un village du nord canadien.
    "Pendant des annees, il y avait entre 1.600 et 2.200 ours polaires dans la region", se souvient Bonnie Chartier, qui guide les touristes venus observer a Churchill le roi de la banquise.
    "Aujourd'hui, on dit qu'il n'y en a plus que 965. Leur nombre a chute tout d'un coup et c'est le rechauffement climatique qui en est la cause", dit cette femme nee a Churchill.
    En 2006, la population de Churchill, qui se targue d'etre "la capitale mondiale de l'ours polaire", depassait de peu celle des plantigrades, avec 975 habitants, selon le recensement canadien.
    Carnivore, l'ours polaire, le plus gros des ursides, se nourrit surtout de phoques, qu'il chasse lorsque la glace se forme a partir de l'automne sur la baie d'Hudson. Au printemps, a la fonte des glaces, l'ours revient sur la terre ferme, ou il jeune.
    "Depuis 20 ans, les ours reviennent de la banquise deux semaines plus tot et repartent une semaine plus tard", note Mme Chartier. "Leur temps de chasse pour se nourrir est donc ecourte de trois semaines, surtout pendant les semaines cruciales du printemps quand les phoques mettent bas. Or, les bebes phoques sont des proies faciles pour les ours polaires", ajoute-t-elle.
    "Les temps sont durs pour les ours car ils n'accumulent pas assez de graisse pour attendre le moment ou ils peuvent recommencer a chasser", poursuit-elle.
    Resultat, de plus en plus d'ours s'aventurent dans le village, ce qui, paradoxalement, conduit certaines personnes a croire que cette histoire d'ours en sursis n'est qu'un leurre destine a attirer encore plus de touristes a Churchill.
    Autre consequence, le bourg a meme du agrandir l'an dernier sa celebre "prison" pour ours polaires, ou les betes sont detenues en attendant de pouvoir etre relachees sur la glace une fois l'hiver revenu.
    "S'il y en a de plus en plus autour de Churchill, c'est qu'ils tentent desesperement de se nourrir faute de temps pour chasser", declare un autre guide, le biologiste Brad Josephs.
    "La meme chose s'est produite dans plusieurs villages au nord de Churchill, ou les autochtones les plus anciens disaient au gouvernement que les ours etaient plus nombreux, parce qu'ils en voyaient de plus en plus dans leurs villages", ajoute-t-il.
    "Le gouvernement a donc augmente le quota de chasse mais lorsqu'il a fait un recensement, il s'est rendu compte que la population d'ours n'etait pas en hausse mais bien en baisse", indique M. Josephs.
    Le Canada compte sur son territoire plus de la moitie des ours polaires de la planete, dont le nombre est estime a entre 20.000 et 25.000.
    Pour Bonnie Chartier, il ne fait pas de doute que les ours commencent a etre affectes par le rechauffement climatique: "Nous en avons vu qui etaient anormalement maigres".
    Le climat n'est plus le meme a Churchill, dit-elle. "Quand j'etais enfant, on portait un blouson l'ete. Aujourd'hui, les gens sont en short et en debardeur".
    "Meme les tempetes de neige ne sont plus pareilles. Avant cela durait trois jours, maintenant juste une demi-journee", ajoute-t-elle. "Je me fais du souci pour les ours polaires, ils vont etre les premiers a trinquer", dit-elle encore.
    Brad Josephs, lui, est encore plus inquiet. "Beaucoup de gens pensent qu'il est peut-etre trop tard pour les sauver", dit-il.
    "Mais peut-etre faut-il cette menace de perdre un animal charismatique pour que le monde se reveille et se dise que le rechauffement climatique est bien la et qu'il faut faire quelque chose".
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Canada_le_sort_de_l_ours_polaire_repose_sur_une_glace_de_plus_en_plus_mince.htm?idrub=14&xml=071214155648.gr80jnkw.xml>
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    14- La survie des recifs coralliens tres menacee par l'augmentation du CO2, AFP, 14/12/07
     
    Washington (AFP) - 16h13 - La survie des recifs coralliens dans le monde sera gravement menacee d'ici 2050 par l'augmentation actuelle des emissions de gaz carbonique (CO2) d'origine humaine, qui acidifient les oceans, selon une etude publiee jeudi aux Etats-Unis.
    Une acidification excessive de l'eau dissout les mineraux permettant la calcification de ces recifs et conduit a leur destruction, mettent en garde des chercheurs de la Carnegie Institution, un institut de recherche de Washington, dont les travaux paraissent dans la revue Science du 14 decembre.
    Les deux principaux co-auteurs, les oceanographes Ken Caldeira et Long Cao, devaient egalement faire une presentation jeudi devant la conference annuelle de l'"American Geophysical Union" qui se tient a San Francisco (Californie, ouest).
    Sans une stabilisation et une reduction des emissions de CO2 -un des principaux gaz a effet de serre- 98% des habitats des recifs coralliens baigneront d'ici 2050 dans des eaux trop acides.
    La teneur actuelle de CO2 dans l'air s'accelere rapidement en raison de l'intensification des activites humaines surtout la combustion d'hydrocarbure, indiquent ces scientifiques.
    "Environ un tiers du CO2 emis est absorbe par les oceans, ce qui aide a ralentir le rechauffement de la planete mais a des effets catastrophiques sur la faune marine", releve Ken Caldeira.
    L'oxydation excessive de l'eau qui en resulte dissout l'aragonite, mineral utilise par les coraux et nombre d'autres organismes marins pour developper leur squelette, explique-t-il.
    Selon Bob Steneck, de l'universite du Maine (nord-est), un milliard de personnes en Asie dependent des recifs coralliens pour leurs ressources economiques.
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-La_survie_des_recifs_coralliens_tres_menacee_par_l_augmentation_du_CO2.htm?idrub=14&xml=071214161358.mmj8pedm.xml>
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    15- Bali : les negociations progressent malgre le conflit UE-Etats-Unis, EurActiv, 14/12/07
     
    La Conference de l'ONU sur le changement climatique prend fin dans un contexte de scandale concernant l'opposition menee par les Etats-Unis sur les reductions contraignantes d'emission. Neanmoins, les delegues ont convenu d'integrer les efforts destines a freiner la deforestation et a encourager les transfert de technologie dans les pays en developpement dans la "feuille de route" de Bali.
    Les efforts destines a lutter contre le deboisement de la foret tropicale, en particulier en Amazonie, dans certaines regions de l’Afrique et du Sud-Est de l’Asie, figureront dans la feuille de route des negociations sur le changement climatique qui doit etre finalisee a Bali le 14 decembre. 
    D’apres les chiffres de l’ONU, la deforestation representait 20 % des emissions mondiales de CO2 dans les annees 1990. La capacite d’absorption de CO2 des forets est cruciale dans la lutte contre le changement climatique. 
    Cependant, meme si le mecanisme de developpement propre (MDP) du protocole de Kyoto permet aux pays en developpement de mettre en place des projets de boisement et de reboisement, les progres sont jusqu’a present limites. Par ailleurs, les negociations sur la reduction des emissions de CO2 de la deforestation n’ont reellement commence qu’en 2005, suite a la conference de l’ONU sur le changement climatique a Montreal (COP 11). 
    Bali ouvre la voie a l’extension du systeme. Alors que les details de ces plans doivent encore etre negocies, les pays en developpement pourront beneficier d’un systeme appele Emissions Reduites venant de la Deforestation dans les Pays en Developpement (REDD, pour Reduced Emissions from Deforestation in Developing Countries). Dans le cadre de ce systeme, les zones forestieres preservees pourront etre echangees aux pays developpes contre des credits d’emissions, d’apres les propos du ministre indonesien des Affaires etrangeres Hassan Wirajuda, le 11 decembre. 
    Ces efforts recevront le soutien de la Banque mondiale, qui a annonce, en octobre, la creation d’un fonds de 300 millions de dollars pour la preservation des forets et d’un programme pilote de 200 millions de dollars qui accordera des credits de carbone en echange de la lutte contre la deforestation. 
    Parallelement, les pays en developpement beneficieront egalement d’un nouveau mecanisme de transfert de technologie propre (EurActiv 13/12/07).
    Les accords sur les forets et le transfert de technologie ont ete assombris par l’opposition continue, provenant des Etats-Unis et d’autres pays dont le Japon, contre l’introduction d’un objectif contraignant de reduction des emissions de CO2 dans la feuille de route de Bali.
    La delegation europeenne pourrait finalement accepter un compromis qui abandonne toute reference a une reduction contraignante de 25 % a 40 % des emissions de CO2 d’ici 2020, qui avait precedemment ete proposee par l’UE, en echange d’un engagement a reduire les emissions de CO2 d’au moins 50 % d’ici 2050, selon un projet de proposition obtenu par l’Agence Reuters.
    Dans un contexte de forte tension entre les delegations europeenne et americaine a Bali, l’UE a indique qu’elle pourrait boycotter une conference des plus grands pays emetteurs organisee par les Etats-Unis en janvier 2008 a Washington.
    + A lire aussi :
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    16- Climat : Bali lance dans la douleur 2 ans de negociations pour l'avenir, AFP, 15/12/07
     
    Nusa Dua (AFP) - 07h05 - La communaute internationale a lance samedi a Bali sous les applaudissements les negociations sur le futur regime de lutte contre le rechauffement climatique, qui devront aboutir en 2009.
    Apres un epuisant marathon nocturne et un denouement melodramatique samedi apres-midi, qui en a retarde encore la conclusion de plusieurs heures, la conference climat de l'ONU a formellement adopte la "feuille de route de Bali".
    L'accord stipule que le processus de negociations qui doit arreter les suites a donner au protocole de Kyoto devra etre lance "des que possible et pas plus tard qu'avril 2008", la premiere phase du protocole de Kyoto expirant en 2012.
    "Franchement, je suis decu par le manque de progres" dans les discussions, avait solennellement lance le secretaire general Ban Ki-moon, venu assister a la derniere seance pleniere pour y peser de toute son influence.
    "Mais il se fait tard, il est temps de decider, de prendre une decision, vous avez dans vos mains la capacite d'apporter au monde une issue positive a cette conference", avait-il ajoute.
    Yvo de Boer, le responsable de la lutte contre le changement climatique a l'ONU a craque a la tribune, s'exprimant avec des sanglots dans la voix, a l'issue de plusieurs interruptions de seances et de menaces de veto americain.
    Le texte elude les references chiffrees aux emissions polluantes et a la necessite de les reduire, auxquelles s'opposaient les Etats-Unis.
    Les Etats-Unis avaient menace a la mi-journee, avant de se raviser, de rejeter le texte en exigeant des engagements supplementaires des pays en voie de developpement.
    "Nous ne pouvons accepter la formulation retenue parce qu'elle represente un changement significatif dans l'equilibre que beaucoup d'entre nous ont cherche a trouver", avait indique Paula Dobriansky, chef de la delegation americaine a Bali, copieusement huee par la salle.
    Auparavant, les premiers blocages etaient le fait de la Chine, de l'Inde, du Pakistan et du Bangladesh qui ont demande plusieurs suspensions de seance et des amendements au texte pour contrebalancer les efforts attendus de la part des pays en developpement.
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    17- La conference de Bali permet in extremis de degager un accord, Le Monde avec AFP et Reuters, 15/12/07
     
    La conference sur la lutte contre le rechauffement climatique a finalement permis de degager un consensus. Apres un marathon de tractations qui aura dure toute la nuit, dans une ambiance des plus tendues, la "feuille de route de Bali" a ete adoptee, samedi 15 decembre.
    L'accord stipule que le processus de negociations qui doit arreter les suites a donner au protocole de Kyoto devra etre lance "des que possible et pas plus tard qu'avril 2008", et aboutir en 2009. La premiere phase du protocole de Kyoto expire en 2012.
    La nuit a ete riche en temps forts. Le secretaire general de l'ONU Ban Ki-moon, venu assister a la derniere seance pleniere pour y peser de toute son influence, a fait monter la pression sur les participants : "Franchement, je suis decu par le manque de progres [dans les discussions]. Mais il se fait tard, il est temps de decider, de prendre une decision, vous avez dans vos mains la capacite d'apporter au monde une issue positive a cette conference", a-t-il lance. Yvo de Boer, le responsable de la lutte contre le changement climatique a l'ONU a lui-meme craque a la tribune, s'exprimant avec des sanglots dans la voix, a l'issue de plusieurs interruptions de seances.
    La delegation americaine : "nous allons avancer"
    Jusqu'au dernier moment, les Etats-Unis ont menace de rejeter le texte. "Nous ne pouvons accepter la formulation retenue parce qu'elle represente un changement significatif dans l'equilibre que beaucoup d'entre nous ont cherche a trouver", avait indique Paula Dobriansky, chef de la delegation americaine a Bali, copieusement huee par la salle. Comme les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh avaient auparavant demande plusieurs suspensions de seance et des amendements au texte.
    Fianlement, le revirement americain a permis de trouver un accord. "Nous allons avancer et nous associer au consensus", a dit, sous les acclamations d'une partie de l'assistance, Paula Dobriansky.
    Le texte elude les references chiffrees aux emissions polluantes et a la necessite de les reduire, auxquelles s'opposaient les Etats-Unis. L'Union europeenne a pour sa part renonce a ses objections sur la formulation d'un texte concernant le role des pays emergents dans la lutte contre le rechauffement climatique. L'UE s'est rangee derriere la proposition de l'Inde et du G77 qui demande aux pays riches de renforcer leur role en fournissant des technologies propres et du financement afin d'aider les pays en developpement a combattre le rechauffement climatique.
    Jean-Louis Borloo : "l'engagement de tous etait difficile a obtenir"
    Le ministre francais de l'ecologie Jean-Louis Borloo s'est felicite samedi 15 decembre de la conclusion de la feuille de route de Bali sur le climat. "L'engagement de tous etait difficile a obtenir : maintenant on va entrer dans le vif du sujet", a-t-il declare a l'apres le vote de l'accord lancant les negociations sur le futur regime de lutte contre le changement climatique.
    Element "essentiel", l'accord "permet aux Etats-Unis - seul pays industrialise a n'avoir pas ratifie le protocole de Kyoto - de monter a bord", a-t-il releve. "Ils ont insiste sur le fait qu'ils etaient determines a reduire de 50% leurs emissions d'ici 2050 : on ne pourra pas ne pas en tenir compte plus tard", a-t-il poursuivi.
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    FNH... Florence de Monclin

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- 50 milliards de dollars par an pour preparer les pays pauvres, Capitalisme durable, 10/12/07
    2- Vers une guerre mondiale du climat ?, Le Figaro, 11/12/07
    3- Conference de Bali. Les Etats-Unis, le Canada et le Japon freinent des quatre fers, Courrier International, 11/12/07
    4- The Australian. A Bali, l'Australie rejoint le camp des sceptiques, Courrier International, 12/12/07
    5- Bali : Borloo reclame aux pays industrialises ''des engagements chiffres'', Actu-Environnement, 12/12/07
    6- Changement climatique : les agences des Nations Unies de Rome exhortent a agir immediatement pour ecarter le spectre de la faim, FAO, 12/12/07
    7- Climat. Une poussee contre le deboisement, Liberation, 12/12/07
    8- Rapport accablant de la Chambre des Representants sur les manipulations des sciences du climat par l'Administration Bush, BE Etats-Unis n°104, 14/12/07
    9- Changement climatique. A Bali, la temperature monte…, Pro-environnement, 14/12/07
    10- Fonte record des glaces arctiques pendant l'ete 2007 selon des scientifiques, AFP, 14/12/07
    11- Les pays en developpement ont ete "menaces de sanctions commerciales" a Bali, AFP, 14/12/07
    12- Benin : l'inexorable avancee de la mer qui mange la cote de Cotonou, AFP, 14/12/07
    13- Canada : le sort de l'ours polaire repose sur une glace de plus en plus mince, AFP, 14/12/07
    14- La survie des recifs coralliens tres menacee par l'augmentation du CO2, AFP, 14/12/07
    15- Bali : les negociations progressent malgre le conflit UE-Etats-Unis, EurActiv, 14/12/07
    16- Climat : Bali lance dans la douleur 2 ans de negociations pour l'avenir, AFP, 15/12/07
    17- La conference de Bali permet in extremis de degager un accord, Le Monde avec AFP et Reuters, 15/12/07
    18- Les principaux points de la "feuille de route de Bali", Les Echos avec AFP, 15/12/07
    19- Climat. A Bali, "c’est de la baston entre grands joueurs", Liberation, 15/12/07
    20- Accord frileux a Bali, Liberation, 15/12/07
    21- Jean-Louis Borloo : "Quelque chose d'historique s'est produit a Bali", Liberation, 15/12/07
    22- Bali : accord a l’arrachee sur le climat, Le Figaro, 15/12/07
    23- La conference de Bali sur le climat : editoriaux, Le Nouvel Observateur, 15/12/07
    24- 2050 : un monde sans barrieres de corail ?, Le Monde, 15/12/07
    25- La conference sur le climat s'acheve par un penible accord, Le Monde, 15/12/07
    26- Bali : adoption d'un calendrier sans objectifs chiffres, Novethic, 15/12/07
    27- Accord minimum a Bali, Futura-Sciences, 15/12/07
    28- Bali. Les Etats-Unis tres preoccupes par les pays en developpement, Le Nouvel Observateur, 16/12/07
    29- Climat : un bilan mitige pour la conference de Bali, Le Nouvel Observateur, 16/12/07
    30- Climat : sentiment largement partage que rien de decisif ne se passera avant janvier 2009, Metro avec AFP, 16/12/07
    31- Apres l'accord de Bali, la difficulte de concretiser, Agence Reuters, 16/12/07
    32- La une. Accord au rabais sur le climat, La Tribune, 17/12/07

    Bien a vous,
    Florence

    Citation du jour : "Tel est bien le Monde que nous avons fabrique, a nous d'y vivre maintenant." Tom Coraghessan Boyle
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- 50 milliards de dollars par an pour preparer les pays pauvres, Capitalisme durable, 10/12/07
     
    L’adaptation climatique pour les pays en voie de developpement coutera entre 28 et 67 milliards de dollars d’ici a 2030. A Bali, l’Oxfam entend mettre les delegues des pays riches face a leurs responsabilites.
    Le recent rapport de l’ONG britannique Oxfam International est clair et sans appel. L’adaptation au changement climatique dans les pays en developpement coutera au moins 50 milliards de dollars par an. Ce constat ne semble pourtant pas troubler les pays riches et pollueurs qui n’ont consacre que 163 millions de dollars au Fonds pour les pays les moins avances (FPMA).
    Tenant compte de la responsabilite et du potentiel d’investissement de chacun, un calcul de l’Oxfam identifie les 28 pays les plus a meme de financer une part du montant requis. Les Etats-Unis doivent ainsi fournir plus de 40% du budget et l’Union europeenne plus de 30%. Le Japon, le Canada, l’Australie, la Coree du Sud, doivent quant a eux apporter 20% supplementaires, dont plus de la moitie proviendrait du Japon.
    Contre un apartheid climatique
    La lutte contre l’inegalite face au changement climatique est engagee. Les pays pauvres ne doivent pas payer le contrecoup de la croissance economique des Etats industrialises. Leurs moyens limites ne leur permettant pas de contrer les dommages causes par les bouleversements lies au changement climatique. La penurie d’eau a deja fait pres de deux milliards de victimes, principalement en Asie. Dans de nombreuses regions africaines (Afrique du sud, Mali, Niger, Tchad), les populations vivant de l’agriculture souffrent de la secheresse.
    Les inondations et les tempetes tropicales au Bangladesh, au Vietnam, et en Egypte, ont conduit au deplacement de 322 millions de personnes. L’ONU et le GIEC s’accordent sur les consequences a venir. Pres de 150 millions de refugies climatiques sont prevus d’ici 2050 (ils seraient 1 milliard selon l’ONG Christian Aid). D’ou l’importance de definir des mesures concretes lors de la conference de Bali et surtout de trouver de nouveaux fonds, plus ambitieux.
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    2- Vers une guerre mondiale du climat ?, Le Figaro, 11/12/07
    Laurent Suply
     
    Un rapport rendu public lundi evalue les risques de conflits engendres par le changement climatique. Tour d’horizon des scenarios les plus inquietants.
    Des zones temperees deviennent seches, d’autres glaciales se transforment en paradis vert, tandis que cyclones et moussons se font plus violents. Le climat change. Et risque de devenir un «casus belli». Dans un rapport de 250 pages (en pdF) rendu public lundi, des experts mandates par l’Onu tentent de dresser un tableau de l’influence de ces changements sur la geopolitique mondiale dans les prochaines decennies.
    La Mediterranee destabilisee par le Nil ? Les relations entre les Etats present sur les rives du Nil pourrait degenerer a l’horizon 2025. En cause, des reserves d’eau de plus en plus precieuses a mesures que la region se desertifie. L’Egypte possede une serieuse reserve grace au lac Nasser, mais les tensions dans cette region risquent l’escalade jusqu’a la guerre ouverte. Le bassin mediterraneen pourrait etre tout entier touche par les guerres du climat. Des conflits locaux sont probables en Afrique du Nord, tandis que l’Europe du Sud pourrait etre touchee par une violence d’un autre type, engendree par les tensions autour d’une immigration sud-nord grandissante. Le rapport cite en exemple les emeutes en banlieue en France, en 2005.
    Le pire scenario: le Sahel monte vers le Maghreb, qui monte vers l’Europe. Les pays europeens rejoignent le projet « Forteresse Europe ». Les pays du Maghreb sont grassement payes pour endiguer le flux migratoires. Les refugies climatiques finissent par millions dans des camps au Sahara.
    La guerre du pole nord ? Les pretentions bruyantes de la Russie, du Danemark, du Canada et d’autres etats sur le pole Nord font craindre des complications. Seule chance : les Etats qui se disputent la zone sont politiquement et economiquement stables. Selon le rapport, la faible densite de population devrait eviter les dangers inherents a la surpopulation humaine. Mais les populations locales (4 millions de personnes) auront a souffrir de la fonte de la banquise et des glaciers.
    L’Afrique en guerre perpetuelle ? Les modeles climatiques pour le Sahel sont incertains. Les experts retiennent l’hypothese pessimiste : les secheresses, famines et guerres civiles, ne feront qu’empirer, favorises par des Etats faibles. Ces pays pourraient se disputer les acces aux cotes et aux ports. Plus au sud, le climat pourrait favoriser des mouvements de migrations internes, notamment des campagnes vers les villes. Plus qu’un conflit arme a grande echelle, c’est ici une tension sociale et ethnique extreme qu’il faut craindre.
    Le pire scenario : apres une derniere tentative de « revolution verte » en 2020, la moitie sud de l’Afrique sombre dans l’Anarchie. Les elites se refugient dans des zones sous surveillance paramilitaire. Le reste de la region devient le terrain de jeu de seigneurs de la guerre.
    Le grenier de l’Asie du Sud en peril ? Tres peuple, le delta du Gange est menace par la montee des eaux et les cyclones. Les habitants pourraient etre forces a emigrer vers des cieux plus clements. Mais la zone fait aussi office de grenier de la region. L’Inde sera menacee sur ses deux flancs, avec un Pakistan asseche a l’ouest, et un Bangladesh inonde a l’est. Deux facteurs qui ne pourront qu’accroitre les tensions religieuses de la zone.
    Le pire scenario : la tension entre l’Inde et le Bangladesh augmente avec le flot de migrants. L’Inde accuse son voisin d’impuissance et finit par declencher une « intervention humanitaire » qui a tous les airs d’une invasion.
    Urbanisation galopante en Chine ? Le phenomene est deja bien entame, mais les effets du climat risque de l’intensifier. Les climatologues tablent sur une desertification du nord, et un sud martyrise par les inondations et les glissements de terrain. Les paysans devraient donc continuer a s’exiler en ville. « Le pouvoir chinois court le risque d’etre ecartele entre ces defis environnementaux et la liberalisation politique et economique ».
    Le pire scenario : En 2025, la cote est ravagee par les typhons et les inondations. Les refugies s’agglutinent dans le sud du pays et l’armee chinoise reprime les debordements dans le sang.
    Les Caraibes dans l’œil des cyclones ? Aucun des etats de la region, a l’exception des Etats-Unis et de Cuba, n’ont pour l’instant les moyens de faire face a l’intensification des tempetes tropicales, qui menacent aussi l’industrie petroliere. Consequence probable : une augmentation des flux migratoires vers les Etats-Unis, alors meme que ceux-ci ferment leur frontiere sud. Ceux qui ne pourront pas la traverser iront s’entasser dans des villes ou la violence explosera.
    Le pire scenario : un ouragan de categorie 6 devaste Houston et son industrie des hydrocarbures. Les Etats-Unis tentent de limiter la hausse des prix en vendant leurs reserves, mais certains etats profitent de cette faiblesse pour couper le robinet d’or noir. Les faucons s’agitent a Washington…
    L’Amazonie condamnee ? Les pays des Andes feront face a des penuries d’eau potable, combinee a l’instabilite politique qui empeche toute vision a long terme. Autour du fleuve Amazone, les perspectives sont sombres : la biodiversite semble condamnee. Le Bresil devra egalement faire face a une crise agricole qui pourrait degenerer en guerre pour le controle des terres arables.
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    3- Conference de Bali. Les Etats-Unis, le Canada et le Japon freinent des quatre fers, Courrier International, 11/12/07
    A. Acosta, ABC
     
    Les petites manœuvres politiciennes continuent a Bali, ou les principaux pollueurs persistent a ignorer l'urgence de faire face aux risques climatiques encourus par la planete.
    Parmi les delegations de bon nombre des 190 pays reunis au sommet du climat, a Bali, le bruit court que les pressions se multiplient pour renoncer au projet de reduction des emissions polluantes d'ici a 2020. L'un des objectifs essentiels de cette conference est pourtant de faire baisser ces emissions dans une proportion comprise entre 25 et 40 %, mais les negociateurs americains refusent de s'engager sur un accord obligeant a limiter les rejets de gaz a effet de serre. Le chef de la delegation de Washington, Harlan Watson, a explique que si l'on supprimait du texte final les engagements en matiere de reduction des emissions, il serait "bien plus facile de parvenir a un accord entre tous les pays".
    La premiere mouture du texte sera le couronnement de deux annees d'intenses negociations visant a freiner le rechauffement climatique. Il est prevu d'y inclure ces seuils de reduction, mais rien ne garantit que la feuille de route sera signee. Greenpeace a tire la sonnette d'alarme lundi 10 decembre dans un communique ou elle indique que le Canada et le Japon s'alignent sur la position americaine et ont l'intention de bloquer les negociations. L'organisation ecologiste assure avoir obtenu un compte rendu de la strategie politique du Canada, "qui cherche deliberement a faire capoter la negociation… Le Japon semble suivre une tactique similaire".
    Alors que le protocole de Kyoto fete ses dix ans d'existence [ouvert a ratification le 16 mars 1998, il est entre en vigueur en fevrier 2005], nul ne peut assurer qu'il aura un prolongement au-dela de 2012. Le president du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'evolution du climat (GIEC), Rajendra Pachauri, s'est pourtant dit convaincu que la conference de Bali serait un succes, tandis qu'il recevait a Oslo le prix Nobel de la paix ; quant a son co-laureat, l'ancien vice-president Al Gore, il a formule des mises en garde grandiloquentes et en a appele au sens des responsabilites des Etats-Unis et de la Chine, principaux pollueurs de la planete. Mais il y a fort a parier que les negociations ne vont pas aboutir facilement.
    Achevant d'assombrir le tableau, les pays les plus pauvres ont donne de la voix hier pour accuser le monde developpe de ne pas tenir ses engagements en ce qui concerne les transferts de technologie, lesquels seraient peut-etre l'arme la plus efficace pour combattre le rechauffement climatique. Voila l'un des points fondamentaux debattus a Bali, avec les mecanismes de compensation, l'adaptation au changement climatique et les dispositifs de financement correspondants.
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    4- The Australian. A Bali, l'Australie rejoint le camp des sceptiques, Courrier International, 12/12/07
     
    Apres avoir remis au secretaire general de l'ONU, Ban Ki-moon, les documents de ratification du protocole de Kyoto, le Premier ministre australien Kevin Rudd et son ministre de l'Environnement Penny Wong ont explique, mercredi 12 decembre, que leur pays ne s'engagerait pas sur de nouveaux objectifs avant d'en connaitre precisement les couts economiques. Les ministres des 130 pays actuellement reunis a Bali ont jusqu'a vendredi pour fixer les bases de negociation d'un futur accord.
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    5- Bali : Borloo reclame aux pays industrialises ''des engagements chiffres'', Actu-Environnement, 12/12/07
    R. Boughriet
     
    Le secretaire general de l'ONU Ban Ki-Moon a appele le 12 decembre les ministres de l'Environnement reunis pour la conference sur le changement climatique a Bali, a ''agir maintenant'' pour finaliser un accord global en 2009 contre le rechauffement climatique. Ban Ki-Moon reclame aux ministres une percee dans la lutte contre le rechauffement, sous peine de manquer a leurs devoirs. La conference de Bali suggere que les pays industrialises s'engagent a reduire de 25 a 40% leurs emissions de gaz a effet de serre (GES) d'ici 2020 par rapport a 1990.
    Selon l'AFP, l'Union europeenne notamment, representee par le ministre portugais de l'Environnement Francisco Nunez Correia, dont le pays preside actuellement l'UE, a reitere cet objectif ainsi que plusieurs Etats membres, alors que les discussions butent sur l'opposition des Etats-Unis, du Canada, du Japon et de la Russie.
    De son cote, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'est adresse aux pays industrialises qui hesitent a s'engager sur la reduction de 25 a 40% (de leurs emissions polluantes) d'ici 2020, et les a appeles a souscrire des engagements quantifies. Les Etats-Unis refusent toute contrainte chiffree et reclament que la fourchette de reference ''-25/-40'' soit gommee de la declaration finale vendredi de la conference de Bali. L'heure est aux engagements internationaux et le principe de reunion des plus grandes economies doit etre accompagne d'engagements quantifies des pays developpes. A defaut, la discussion des moyens sans objectifs risque d'ajouter a l'incomprehension, a declare M. Borloo.
    M. Borloo a par ailleurs suggere la creation d'un ''comite d'urgence'' pour mettre en oeuvre des programmes vitaux contre la deforestation, la degradation des forets et des sols et la desertification.
    Dans un communique, Greenpeace France, le Reseau Action Climat France (Rac-France) et la Fondation Nicolas Hulot ont salue le discours tenu par Jean-Louis Borloo devant les Nations unies et le tournant pris par la Conference de Bali.
    Il s’agit la d’un veritable camouflet inflige a George W. Bush et son ''Major Economies Meeting'' (MEM), a declare Pascal Husting, directeur general de Greenpeace France. Nous felicitons Jean-Louis Borloo de mettre ainsi les Americains au pied du mur et de rejeter fermement le processus parallele qu’ils tentent d’instaurer et qui n’a qu’un seul objectif : torpiller Kyoto, a-t-il poursuivi.
    Greenpeace France, le Rac-France et la Fondation Nicolas Hulot ajoutent qu'ils se felicitent que la tentative de deraillement du processus multilateral orchestree par les Etats-Unis soit ainsi contree par l’Union europeenne et la France.
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    6- Changement climatique : les agences des Nations Unies de Rome exhortent a agir immediatement pour ecarter le spectre de la faim, FAO, 12/12/07
     
    Bali. Le Directeur general de la FAO annonce une conference de haut niveau.
    Tout en exprimant leur “plus profonde preoccupation”, les trois agences des Nations Unies basees a Rome – la FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international de developpement agricole (FIDA) – ont averti, aujourd’hui, que le changement climatique pose un defi de taille a la securite alimentaire mondiale et aggravera la faim et la sous-alimentation a moins de passer immediatement a l’action.
    Parlant au nom des trois agences, M. Jacques Diouf, Directeur general de la FAO, a souligne au cours de la Conference de Bali sur le changement climatique que les bouleversements du climat affectent deja la securite alimentaire, ajoutant que les changements auront des effets encore plus negatifs a moyen terme.
    “Si nous n’agissons pas de suite, le changement climatique augmentera le nombre des affames dans le monde”, a declare notamment M. Diouf. “Il s’agit la d’un defi de taille pour ce qui est de la securite alimentaire mondiale”. Le Rapport sur l’insecurite alimentaire dans le monde 2006 de la FAO estime a 854 millions le nombre de personnes qui souffrent de la faim et de la sous-alimentation dans le monde, dont 820 millions dans les pays en developpement.
    Les plus vulnerables seront les plus touches
    “Les personnes vulnerables et les systemes alimentaires seront particulierement touches”, a ajoute M. Diouf. “Les personnes deja vulnerables et souffrant d’insecurite alimentaire le seront probablement encore plus”.
    Sur un milliard de pauvres dans le monde, trois personnes sur quatre vivent dans les zones rurales des pays en developpement et sont confrontees aux risques immediats de l’augmentation de la frequence des mauvaises recoltes et des pertes dans le secteur de l’elevage. Plus de 1,5 milliard de personnes qui dependent des forets, et qui sont parmi les plus pauvres du monde, sont extremement vulnerables, tout comme les quelque 200 millions de personnes qui dependent de la peche.
    “Il est de la plus haute importance de se preoccuper de la securite alimentaire lorsqu’on se penche sur les defis que pose le changement climatique”, a encore dit M. Diouf qui a, d’autre part, annonce que la FAO organisera en juin 2008 une conference de haut niveau axee sur la securite alimentaire mondiale et les defis du changement climatique et de la bioenergie.
    Renforcer la resistance
    Selon M. Diouf, il faut agir immediatement pour renforcer la resistance des populations rurales au changement climatique et il est vital de les aider a s’adapter aux nouvelles conditions. Il convient, certes, de redoubler d’efforts pour assurer a une population mondiale croissante l’acces a des aliments sains, nutritifs et en quantites suffisantes, mais il faut aussi entreprendre des actions specifiques en matiere de systemes d’alerte precoce, de strategies d’adaptation, d’activites pour la reduction des risques dus aux catastrophes et lancer des initiatives pour la mise en place de filets de securite contre la faim.
    La gestion durable des forets offre aussi des occasions d’attenuation et d’adaptation au changement climatique, a affirme M. Diouf. La deforestation etant responsable d’environ 17 pour cent des gaz a effet de serre au niveau mondial, une gestion amelioree des forets representerait une “action complete, rapide et efficace” dont le benefice irait a la fois aux populations rurales pauvres et a l’environnement.
    Des paiements pour les services environnementaux et la conservation/sequestration du carbone pourraient etre verses aux paysans vivant dans des ecosystemes fragiles, a suggere M. Diouf.
    Investissements accrus
    Des strategies integrees et des approches participatives sont requises pour surmonter les menaces multiples du changement climatique, selon M. Diouf. “Une mise en œuvre efficace necessite des investissements accrus dans le developpement agricole et la gestion des ressources naturelles a tous les niveaux.” Mais il convient de faire la part des choses, avec beaucoup de prudence, entre l’agriculture et les secteurs de l’energie.
    La FAO, le FIDA et le PAM se sont engages a utiliser leurs connaissances, leurs expertises respectives, leur presence sur le terrain au plan mondial et leurs programmes d’investissement “pour offrir leur soutien permanent aux pays et collaborer avec nos Etats membres et les autres partenaires, au sein et en dehors du systeme des Nations Unies, afin que les effets du changement climatique n’exacerbent pas la faim et la pauvrete,” a conclu M. Diouf.
    La conference de haut niveau
    La conference de haut niveau sur la securite alimentaire mondiale et les defis des bioenergies et du changement climatique se tiendra du 3 au 5 juin 2008 au siege de la FAO, a Rome.
    Au centre des travaux figure cette question essentielle: comment l’agriculture pourra-t-elle continuer a produire des quantites adequates d’aliments pour nourrir une population mondiale croissante, en particulier les pauvres et les personnes vulnerables, dans des conditions climatiques changeantes? La conference sera naturellement axee sur les defis specifiques que posent le climat et la bioenergie aux secteurs de l’alimentation, de l’agriculture, des forets et de la peche.
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    7- Climat. Une poussee contre le deboisement, Liberation, 12/12/07
    Christian Losson, envoye special a Bali
     
    Un projet d’aide financiere pour lutter contre la deforestation refait surface a Bali.
    Il y avait le principe pollueur-payeur. Voici venir celui du depollueur (potentiel) paye. Etre remunere pour ne pas participer a la deforestation. Reverdir le monde en Redd, en langage onusien. Redd, pour : «Reductions d’emissions issues de la deforestation et de la degradation.» Longtemps sur la touche, l’idee a gagne le terrain de la conference de Bali sur le climat. Avec son cortege d’espoirs et de controverses. Les scientifiques du Giec «estiment que la deforestation represente 28 % des emissions de CO2 et 17,4 % des emissions de gaz a effet de serre», note Sheila Wurtz, de l’Iddri, un groupe de reflexion francais. Davantage que le transport. A peine moins que les Etats-Unis et la Chine, premiers pollueurs. En tout, plus de 13 millions d’hectares de forets decimees par le deboisement et l’installation de plantation : des coupes de bois sauvages au Congo ; des palmiers a huile plantes en batterie en Asie ; l’extension de la canne a sucre en Amerique du Sud.
    L’Indonesie, le pays le plus touche, trone a la 3e place du classement des cancres du CO2. «C’est pour ca que Djakarta fait le forcing», note un diplomate europeen. Car le cash devrait affluer pour les poumons de la planete. Combien ? 2,3 a 23 milliards de dollars (entre 1,5 et 15 milliards d’euros) par an, selon le Centre international de recherche forestiere.
    Ballon d’essai. Nicholas Stern, ex-chef economiste de la Banque mondiale, l’evaluait hier «a 10 a 15 milliards de dollars». Un chiffrage hypothetique car rien n’est tranche. Systeme de bourse du carbone, fonds public ou melange des deux ? L’ONU s’achemine vers un ballon d’essai. Avec des projets pilotes, pour voir si la gouvernance fait son œuvre. «Si on etait vicieux, on continuerait les coupes, mais bon…» confie Ludovic Seraphin M’Pili, conseiller environnement de Sassou-Nguesso, chef d’Etat du Congo-Brazzaville. Il se sait potentiellement assis sur un sac d’or.
    Mais comment mesurer la deforestation ? «Par satellite», comme le propose un diplomate bresilien ? «Qu’on arrete les questions de methodes ou de technique, souffle Carlos Manuel Rodriguez, ministre costaricain de l’Environnement et initiateur du projet avec la Nouvelle-Guinee, en 2005. Le probleme est politique.»Son pays a lance ses premiers projets il y a onze ans. Le drame, ce ne sont pas les routes, les barrages ou l’extension des cultures. «Mais les ministres des Transports, de l’Energie, de l’Agriculture.»
    Pactole. D’autres questions agitent ONG et specialistes. A qui doit aller le pactole ? «On s’est battu pour que Redd ne puisse aller qu’aux Etats victimes de la deforestation et de la degradation, note Pascal Husting, de Greenpeace. Pas a ceux qui pratiquent la conservation.» Pourquoi privilegier les Etats complices des coupes, comme l’Indonesie ? Bonne question.
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    December 16

    DISCOURS d'AL GORE, j'espère qu'il sera suivi...

    DISCOURS PAR AL GORE A SON ACCEPTATION

    DU PRIX NOBEL DE LA PAIX

    10 DÉCEMBRE 2007

    OSLO, NORVÈGE

     

    Vos majestés, vos altesses royales, honorables membres du Comité norvégien Nobel, excellences, mesdames et messieurs.

     

    J'ai un but ici aujourd'hui. C'est un objectif que j'ai essayé d'atteindre pendant de nombreuses années. J'ai prié pour que Dieu me montre une manière de l'accomplir.

     

    Parfois, sans avertissement, le futur frappe à notre porte avec une vision précieuse et douloureuse de ce qui pourrait être. Il y a cent dix-neuf ans, un riche inventeur a lu sa propre nécrologie, publiée par erreur des années avant sa mort. Croyant par erreur que l'inventeur venait juste de mourir, un journal a imprimé un jugement peu flatteur de l’œuvre de sa vie, le qualifiant injustement « du Négociant de la Mort » en raison de son invention – la dynamite. Secoué par cette condamnation, l'inventeur a fait le choix fatidique de servir la cause de la paix.

     

    Sept ans après, Alfred Nobel a créé ce prix et les autres qui portent son nom.

     

    Il y aujourd’hui sept ans, j'ai lu mon propre «  nécrologie politique » dans un jugement qui m’a semblé dur et erroné - si non prématuré. Mais ce fâcheux verdict a également apporté un cadeau précieux, parfois douloureux : l’occasion de rechercher de nouvelles façons d’être inédites de bien servir ma cause.

     

    Inopinément, cette quête m'a amené ici. Quoique je craigne que mes mots ne puissent pas être à la hauteur de ce moment, je prie pour que ce que je sens dans mon cœur soit communiqué assez clairement pour que ceux qui m'entendent disent, « Nous devons agir. »

     

    Les scientifiques distingués, avec qui je partage cette récompense pour le plus grand honneur de ma vie,  placent devant nous un choix entre deux futurs différents - un choix qui fait résonner à mes oreilles les mots d'un ancien prophète : « La vie ou la mort, bénédictions ou malédictions. Choisissez, alors, la vie, pour que vous et votre graine puissent vivre. »

     

    Nous, l’espèce humaine, nous nous trouvons face à une urgence planétaire - une menace pour la survie de notre civilisation qui recueille le potentiel sinistre et destructif même pendant que nous nous réunissons ici. Mais il y a des nouvelles pleines d'espoir aussi: nous avons la capacité de résoudre cette crise et d'éviter le pire - cependant pas tous - de ses conséquences, si nous agissons hardiment, décisivement et rapidement.

     

    Cependant, malgré un nombre de plus en plus important d’honorables exceptions, un trop grand nombre des chefs du monde correspondent encore aux mots appliqués par Winston Churchill à ceux qui ont ignoré la menace d'Adolf Hitler : « Ils continuent dans le paradoxe étrange, décidés seulement d’être indécis, résolus d’être irrésolus, résolus de rester à la dérive, solides pour la fluidité, tous puissants pour être impuissants. »

     

    Alors aujourd'hui, nous avons déversé encore 70 millions de tonnes de polluants responsables du réchauffement climatique dans la mince couche de l'atmosphère entourant notre planète, comme si c'était un égout ouvert. Et demain, nous viderons une quantité légèrement plus grande, et ses concentrations cumulatives emprisonneront de plus en plus la chaleur du soleil.

     

    En conséquence, la terre a une fièvre. Et la fièvre monte. Les experts nous dissent que ce n'est pas une affliction temporaire qui guérira par elle-même. Nous avons demandé une deuxième opinion. Et une troisième. Et une quatrième. Et la conclusion constante, redite avec une consternation croissante, est que quelque chose à la base ne va pas.

     

    Nous sommes ce qui ne va pas, et nous devons le réparer.

     

    Le 21 septembre dernier, pendant que l'hémisphère nordique inclinait loin du soleil, les scientifiques ont rapporté avec détresse sans précédent que la banquise du pole Nord « tombe d’une falaise. » Une étude a estimé qu'elle pourrait avoir complètement disparue pendant l'été en moins de 22 ans. Une autre nouvelle étude, qui sera présentée par des chercheurs de la marine américaine plus tard cette semaine, avertit qu'elle pourrait se produire dans un laps de temps de 7 ans.

     

    Sept ans à partir d’aujourd’hui.

     

    Au cours de ces derniers mois, il est devenu presque impossible de mal interpréter les signes que notre monde ne fonctionne pas comme il devrait. Les villes principales en Amérique du Nord et du Sud, en Asie et en Australie sont presque en manque d’eau due aux sécheresses massives et aux glaciers qui fondent. Des fermiers désespérés perdent leurs moyens de vivre. Les peuples dans l'Arctique gelé et sur les îles basses de la Pacifique planifient les évacuations des endroits qu'ils ont longtemps appelés chez eux. Des feux de forêt sans précédent ont forcé un demi-million de personnes a quitté leurs maisons dans un pays et ont déclenché une urgence nationale qui a presque fait tomber le gouvernement dans un autre. Des réfugiés du climat ont émigré dans des secteurs déjà habités par des personnes ayant des cultures, des religions, et des  traditions différentes, augmentant ainsi un potentiel  conflit. Des tempêtes plus fortes que d’habitude dans le Pacifique et l’Atlantique ont menacé des villes entières. Des millions de personnes ont été déplacés par des inondations massives en Asie du Sud, au Mexique, et 18 pays en Afrique. Comme les températures extrêmes ont augmenté, des dizaines de milliers de personnes ont perdu leurs vies. Nous brulons et abattons imprudemment nos forêts et ainsi de plus en plus d’espèces sont vouées à l'extinction. Le tissu même de la vie, du quel nous dépendons, est en train d’être déchirer et effilocher.

     

    Nous n'avons jamais eu l'intention de causer toute cette destruction, juste comme Alfred Nobel n’a jamais envisagé que de la dynamite soit employée pour faire la guerre. Il avait espéré que son invention favoriserait le progrès humain. Nous avons partagé ce même but digne quand nous avons commencé à brûler des quantités massives de charbon, puis de pétrole et de méthane.

     

    Même à l’époque de Nobel, il y avait quelques avertissements des conséquences probables. Un des tout premiers gagnants du prix en chimie s’était inquiété que, « nous évaporons nos mines de houille dans l'air. » Après avoir exécuté 10.000 équations à la main, Svante Arrhenius a calculé que la température moyenne de la terre augmenterait de beaucoup de degrés si nous doublions la quantité de CO2 dans l'atmosphère.

     

    Soixante-dix ans après, mon professeur, Roger Revelle, et son collègue, Dave Keeling, ont commencé à documenter avec précision les niveaux croissants de CO2 jour par jour.

     

    Mais à la différence de la plupart d’autres formes de pollution, le CO2 est invisible, sans gout, et inodore - ce qui aidé à cacher la vérité au sujet de ce qu'il fait à notre climat, hors de la vue et hors de l'esprit. D'ailleurs, la catastrophe nous menaçant maintenant, est sans précédent - et nous confondons souvent le sans-précédent avec l'improbable.

     

    Nous avons également du mal à imaginer faire les changements massifs qui sont maintenant nécessaires pour résoudre la crise. Et quand les grandes vérités sont véritablement incommodantes les sociétés entières peuvent, au moins pendant un certain temps, les ignorer. Pourtant comme George Orwell nous rappelle : « tôt ou tard une fausse croyance s’oppose à la dure  réalité, habituellement sur un champ de bataille. »

     

    Au cours des ans depuis que ce prix a été attribué pour la première fois, le rapport entier entre l'humanité et la terre a été radicalement transformé. Et toujours, nous sommes restés en grande partie inconscients à l'impact de nos actions cumulées.

     

    En effet, sans le réaliser, nous avons commencé à faire la guerre contre la terre elle-même. Maintenant, nous et le climat terrestre sommes aux prises, dans un rapport familier aux planificateurs de guerre : « destruction mutuellement assurée. »

     

    Il y a plus de deux décennies, les scientifiques ont calculé que la guerre nucléaire pourrait jeter tellement de débris et de fumée dans l'air qu'elle bloquerait de notre atmosphère la lumière du soleil qui donne la vie, causant « un hiver nucléaire. » Leurs avertissements éloquents ici à Oslo ont aidé à galvaniser la résolution du monde pour stopper la course aux armements nucléaire.

     

    Maintenant la science nous avertit que  si nous ne réduisons pas rapidement la pollution a effet de serre qui emprisonne tant de chaleur que normalement, notre planète rejette de l'atmosphère, nous sommes en danger de créer un « été permanent de carbone. »

     

    Comme a écrit le poète américain Robert Frost, « certains disent que le monde finira en feu ; certains disent en glace. » L'un ou l'autre, nota-t-il, « serait suffisant. »

     

    Mais ni l'un ni l'autre ne doit être notre destin. Il est temps de faire la paix avec la planète.

     

    Nous devons rapidement mobiliser notre civilisation dans l'urgence et la même résolution dont ont fait preuve les nations se mobilisant pour la guerre. Ces luttes antérieures pour la survie ont été gagnées quand les chefs ont trouvé, juste avant la dernière heure, les mots qui ont libéré une montée subite et puissante de courage, d’espoir et de promptitude au sacrifice pour un défi prolongé et mortel.

     

    Ceux-ci n’étaient pas des assurances fallacieuses indiquant que la menace n'était pas vraie ou imminente ; qu'elle affecterait d'autres mais pas nous-mêmes. Que la vie ordinaire pourrait être vécue même en présence de la menace extraordinaire. Que nous pourrions faire confiance à la Providence pour résoudre ce problème que nous ne voulions pas résoudre nous-mêmes.

     

    Non, ceux-ci étaient des appels à venir défendre un futur commun. Ils étaient des appels au courage, à la générosité et à la force des peuples entiers, des citoyens de chaque classe et condition qui étaient prêts à se dresser contre la menace une fois inviter à le faire. Nos ennemis de ces temps anciens ont calculé que les personnes libres ne se lèveraient devant ce défi ; Naturellement, ils avaient tort de façon catastrophique.

     

    Vient maintenant la menace de la crise climatique - une menace qui est vraie, montante, imminente, et universelle. De nouveau, c’est la onzième heure. Les pénalités si on ignore ce défi sont immenses et croissantes, et à un certain point, dans un proche avenir, seraient insoutenables et irrémédiables. Aujourd’hui nous avons toujours le pouvoir de choisir notre destin, et la question restante est seulement celle-ci : Avons-nous la volonté d’agir vigoureusement et à temps, où resterons-nous emprisonnés par une illusion dangereuse ?

     

    Mahatma Gandhi a réveillé la plus grande démocratie sur terre et a forgé une résolution partagée avec ce qu'il a appelé « Satyagraha » ou la « force de la vérité. »

     

    Dans chaque pays, la vérité - une fois connue - a le pouvoir de nous libérer.

     

    La vérité a également le pouvoir de nous unir et de jeter un pont sur la distance entre « moi » et « nous, » créant la base pour l'effort commun et la responsabilité partagée.

     

    Il y a un proverbe africain qui dit, « si vous voulez aller rapidement, allez seul. Si vous voulez aller loin, allez ensemble. » Nous devons aller loin, rapidement.

     

    Nous devons abandonner la vanité que les actions individuelles, isolées, privées sont la réponse. Elles peuvent aider et elles aident. Mais elles ne nous amèneront pas assez loin sans action collective. En même temps, nous devons nous assurer qu'en mobilisant globalement, nous n'invitons pas l'établissement de la conformité idéologique et d'une nouvelle rigidité en nos méthodes.

     

    Cela veut dire adopter des principes, des valeurs, des lois, et des traités qui libèrent la créativité et l'initiative à chaque niveau de la société dans des réponses multiples naissant concurremment et spontanément.

     

    Cette nouvelle conscience exige l’augmentation des possibilités inhérentes à toute l'humanité. Les innovateurs, qui trouveront un nouveau moyen d'exploiter l'énergie du soleil pour quelques centimes ou d'inventer un moteur qui est « carbone négatif, » peuvent habiter à Lagos ou Mumbai ou Montevideo. Nous devons nous assurer que les entrepreneurs et les inventeurs partout dans le monde auront la chance de changer le monde.

     

    Quand nous nous unissons pour un but moral qui est manifestement bon et vrai, l'énergie spirituelle libérée  peut nous transformer. La génération qui a défait le fascisme dans le monde entier dans les années 40 a prouvé, en se levant pour relever leur défi impressionnant, qu'elle avait gagné l'autorité morale et la vision à long terme pour lancer le Plan Marshall, et les Nations Unies, et un nouveau niveau de coopération et de prévoyance globale qui a unifié l'Europe et a facilité l'apparition de la démocratie et la prospérité de l'Allemagne, du Japon, de l'Italie et d’une grande partie du monde. Un de leurs chefs visionnaires a indiqué, « il est temps de nous orienter vers les étoiles et pas vers les lumières de chaque bateau passant. »

     

    Au cours de la dernière année de cette guerre, vous avez donné le prix de la paix à un homme de ma ville natale de 2000 personnes, Carthage, dans le Tennessee. Cordell Hull a été décrit par Franklin Roosevelt en tant que « père des Nations Unies. » Il était une inspiration et un héros pour mon propre père, qui a suivi Hull au congrès et au sénat des ETATS-UNIS et dans son engagement à la paix mondiale et à la coopération globale.

     

    Mes parents ont souvent parlé de Hull, toujours sur un ton de vénération et d'admiration. Il y a huit semaines, quand vous avez annoncé ce prix, j’ai senti une profonde émotion en lisant le journal de ma ville natale qui notait, simplement, que j'avais gagné le même prix que Cordell Hull. A ce moment là, j'ai su ce qu’aurait ressenti mon père et ma mère s’ils avaient été vivants.

     

    Juste comme la génération de Hull a trouvé l'autorité morale en se levant pour résoudre la crise mondiale provoquée par le fascisme, nous pouvons aussi trouver notre plus grande occasion en nous levant pour résoudre la crise climatique. Dans les caractères de kanji utilisés dans le chinois et le japonais, le mot « crise » est écrit avec deux symboles, la première signifiant « danger, » la deuxième « occasion. » En faisant face et en enlevant le danger de la crise climatique, nous avons l'occasion de gagner l'autorité morale et la vision pour augmenter énormément notre propre capacité de résoudre d'autres crises qui ont été ignorées depuis trop longtemps.

     

    Nous devons comprendre les raccordements entre la crise climatique et les afflictions de la pauvreté, la faim, le SIDA-VIH et d'autres pandémies. Comme ces problèmes sont liés,  leurs solutions doivent l’être aussi. Nous devons commencer en faisant du sauvetage commun de l'environnement de la Terre le principe d'organisation central de la communauté mondiale.

     

    Il y a quinze ans, j'ai présenté cet argument au « sommet de la terre » à Rio de Janeiro. Il y a dix ans, je l'ai présenté à Kyoto. Cette semaine, j'inviterai les délégués à Bali à adopter un mandat courageux pour un traité qui établit un plafond global universel sur les émissions et qui utilise le marché d’échange de quotas d’émissions pour allouer efficacement des ressources aux opportunités les plus efficaces pour des réductions promptes.

     

    Ce traité devrait être ratifié partout et mis en œuvre dans le monde début 2010 - deux ans plus tôt que ce qui est actuellement prévu. La vitesse de notre réponse doit être accélérée pour égaler la vitesse d'accélération de la crise elle-même.

     

    Les chefs d'Etat devraient se rencontrer au début de l'année prochaine pour passer en revue ce qui a été accompli à Bali et prendre la responsabilité personnelle de combattre cette crise. Il n'est pas déraisonnable de demander, compte tenu de l’urgence de la situation, que ces chefs d'Etat se rencontrent tous les trois mois jusqu'à ce que le traité soit accompli.

     

    Nous avons besoin également d'un moratoire sur la construction de n'importe quelle nouvelle installation qui brûle le charbon sans capacité d'emprisonner et stocker l'anhydride carbonique en toute sécurité.

     

    Et le plus important de tous, nous devons mettre un prix sur le carbone -- avec un impôt sur le CO2 qui est alors remboursé à nouveau au peuple, progressivement, selon les lois de chaque nation, dans des manières qui décalent le fardeau de l'imposition de l'emploi à la pollution. C'est de loin la manière la plus efficace et la plus simple d’accélérer les solutions à cette crise.

     

    Le monde a besoin d'une alliance - particulièrement de ces nations qui pèsent le plus lourd dans la balance où la Terre est en jeu. Je salue l'Europe et le Japon pour les avancées prises ces dernières années pour relever le défi, et, aussi, le nouveau gouvernement  australien, qui a fait de la résolution de la crise climatique sa première priorité.

     

    Mais les résultats seront influencés décisivement par deux nations qui maintenant ne font pas assez : les Etats-Unis et la Chine. Tandis que l'Inde se développe également  rapidement, il devrait être absolument clair que se sont les deux plus grands émetteurs de CO2 -- surtout, mon propre pays -- qui devra entreprendre les démarches les plus courageuses, où se tenir responsable face à l'histoire pour ne pas avoir agit.

     

    Les deux pays devraient cesser d'employer le comportement de l’autre comme une excuse pour l'impasse et développent à la place un ordre du jour pour la survie mutuelle dans un environnement global partagé.

     

    Ce sont les dernières années pour une décision, mais elles peuvent être les premières années d'un futur lumineux et plein d'espoir si nous faisons ce que nous devons. Personne ne devrait croire qu’une solution sera trouvée sans effort, sans coût, sans changement. Reconnaissons que si nous souhaitons racheter le temps gaspillé et parler encore avec l'autorité morale, alors ce sont de dures vérités :

     

    La voie devant nous est difficile. L’externe frontière de ce que nous croyons actuellement faisable est encore très loin de ce que nous devons faire réellement. De plus, entre les deux se trouve l’inconnu et l’obscurité.

     

    C'est juste une autre manière de dire que nous devons étendre les frontières de ce qui est possible. Dans les mots du poète espagnol, Antonio Machado, « Marcheur, il n'y a aucun chemin. Vous devez faire le chemin pendant que vous marchez. »

     

    Nous nous tenons à l’embranchement le plus fatidique de ce chemin. Alors je voudrais terminer comme j’ai commencé, avec une vision de deux futurs – chacun a une possibilité palpable - et avec une prière pour que nous voyions avec une vive clarté,  la nécessité du choix entre ces deux futurs, et l'urgence de faire le bon choix maintenant.

     

    Le grand dramaturge norvégien, Henrik Ibsen, a écrit, « un de ces jours, la future génération  viendra frapper à ma porte. »

     

    Le futur frappe à notre porte en ce moment. Ne vous trompez pas, la prochaine génération nous posera une de ces deux questions.  Ils demanderont : « Vous pensiez à quoi ? Pourquoi n’avez-vous pas agit? » Ou ils demanderont: « Comment avez-vous trouvé le courage moral de vous lever et résoudre avec succès une crise dont tant de gens ont dit qu’elle était impossible à résoudre? »

     

    Nous avons tout ce qu’il nous faut pour pouvoir commencer, à part la volonté politique, mais la volonté politique est une ressource renouvelable.

     

    Ainsi,  laissez- nous la renouveler, et dire ensemble : « Nous avons un but. Nous sommes nombreux. À cette fin nous nous lèverons, et nous agirons. »

    TERRE SACREE

    Bonjour,

    Dure réalité : Pour continuer sa mission, Terre sacrée a besoin d'un nouveau poste informatique. Vous êtes 9059 sur cette liste à recevoir des informations GRATUITES. Si seulement 10% d'entre vous donnait un simple petit euro, nous aurions la somme nécessaire pour acheter l'ordinateur et les logiciels necessaires. Franchement ce serait génial!

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    Bien amicalement.

    Michel WALTER
    Secrétaire général de Terre sacrée.


    PS : Un conseil pour Noël. Faites cadeau de lampes LED ne dépensant que 2 ou 3 Watts. http://www.pearl.fr  (pub gratuite)

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    Mon rêve que José BOVE travaille avec Pierre Rabhi

    José Bové échappe à la prison et annonce une grève de la faim contre les OGM


    MILLAU (Source vérifiée) — José Bové a échappé lundi à la prison, obtenant la transformation en jours-amende de sa condamnation à 4 mois de prison ferme pour un arrachage de maïs transgénique, mais a ausitôt annoncé une grève de la faim collective pour dénoncer "un simulacre de décret" sur les OGM.

    A l'issue d'une audience contradictoire au tribunal de grande instance de Millau (Aveyron), avec ses avocats, le procureur et le juge d'application des peines, le leader altermondialiste a qualifié de "bonne nouvelle" l'aménagement de sa condamnation à 4 mois de prison ferme en jours-amende, dont le montant et le nombre de jours seront connus le 17 décembre.

    Il avait été condamné en décembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour un arrachage de plants de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) un an plus tôt.

    L'ancien candidat à l'élection présidentielle s'est toutefois dit "en colère" face à ce qu'il a qualifié de "trahison". "Les jours-amende, c'est le moins important (...). Aujourd'hui, ce qui est grave, c'est que le gouvernement a pris la décision d'aller à l'encontre de ce qui avait été dit au Grenelle de l'environnement, de ce qui avait été dit par le président de la République, et à l'Assemblée nationale, par Jean-Louis Borloo", le ministre de l'Ecologie, a déclaré José Bové à sa sortie du tribunal.

    L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne a déchiré, sous les applaudissements de quelque 70 sympathisants, une copie du décret publié jeudi, suspendant jusqu'au 9 février la vente et l'utilisation du maïs MON 810, le seul OGM cultivé en France.

    Il a qualifié cette suspension de "complètement inacceptable, à moins de nous prendre pour des imbéciles". "Tout le monde sait que l'on ne cultive pas du maïs en hiver et décréter par la loi le gel en hiver, c'est vraiment se foutre de la gueule du monde et ça, on ne peut l'accepter!", s'est-il exclamé.

    "Nous avons pris une décision collective d'entamer à partir du 3 janvier 2008 une grève de la faim à durée indéterminée (...) pour mettre en place un moratoire sur les OGM, pour que le gouvernement respecte la parole donnée devant l'Assemblée nationale et pour défendre le droit et la liberté de consommer sans OGM", a-t-il poursuivi sur les marches du palais de justice.

    Dix à quinze personnes, des Faucheurs volontaires, de simples citoyens et un maire, devraient participer à cette action à Paris "devant les députés, les sénateurs, devant l'ensemble du gouvernement et devant le chef de l'Etat".

    Ces militants, qui avaient déjà envisagé une grève de la faim en novembre si un moratoire n'était pas décidé lors du Grenelle de l'environnement, entendent ainsi protester contre la "reculade du gouvernement", selon M. Bové, bien décidé à obtenir "la clause de sauvegarde permettant à l'Etat de suspendre au niveau européen l'utilisation des OGM".

    "Quand la parole publique est bafouée, les citoyens doivent agir. Il faut que l'année 2008 soit une année sans OGM, que le moratoire soit effectif", a insisté José Bové, devant le tribunal où étaient accrochées de chaque côté de l'entrée des banderoles "Faucheurs volontaires d'OGM" et "Moratoire pour les OGM = amnistie pour les faucheurs".

    "L'aménagement prévu aujourd'hui va permettre que le combat continue", a souligné le leader altermondialsite, agriculteur du Larzac, avant d'ajouter: "on sera plus efficace dans la rue en faisant une grève de la faim que derrière les barreaux".
     
     
    L'Irlande bannit les ampoules à incandescence

    Depuis jeudi, l'Irlande est le premier pays européen a avoir programmé une interdiction totale de vente des lampes à incandescence.
    Cette interdiction sera effective dès 2009.

    Dublin n'est certes pas la première en Europe à évoquer cette mesure, mais bien la première à l'appliquer.

    La Grande-Bretagne a préféré négociee avec les distributeurs, des engagements volontaires pour retirer des rayons ces lampes énergivores d'ici à 2011.

    Les Pays-Bas s'étaient pour leur part engagé à les interdire pour 2011, avant de revenir sur leur décision. Amsterdam soutient dorénavant l'appel des producteurs pour une sortie prolongée jusqu'en 2019.

    Côté française, l'interdiction a été évoquée pour 2010, sans pour autant être concrétisée.

    Dans le même temps, la Commission européenne travaille à la mise au point de standards pour les produits consommateurs d'énergie. Les ampoules à incandescence devraient en faire partie, mais sans qu'il soit précisé à ce jour s'il s'agira de mesures contraignantes ou non

    "Chaque année compte", alerte Karine Gavand, chargée de la campagne climat à Greenpeace France. "L'interdiction des ampoules à incandescence nous permettrait d'éviter d'émettre 20 millions de tonnes de CO2 chaque année. A l'échelle de la France, cela nous permettrait d'économiser autant d'énergie que le nouveau réacteur nucléaire EPR devrait en produire."


    http://www.enerzine.com/14/3632+L-Irlande-bannit-les-ampoules-a-incandescence+.html
     
     
    Plus de 200 scientifiques appellent à agir contre le réchauffement climatique

    Associated Press

    Washington

    Plus de 200 scientifiques ont exhorté mercredi la communauté internationale à prendre des mesures radicales contre le réchauffement climatique, car «il n'y a pas de temps à perdre».

      
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    Dans une pétition transmise à l'Associated Press et qui doit être présentée mercredi soir, au moins 215 climatologues appellent à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

    Les scientifiques demandent aux participants de la conférence sur le changement climatique de Bali, en Indonésie, de négocier le prochain traité contre le réchauffement de la planète.

    Cet appel fait suite à une pétition signée la semaine dernière par plus de 150 chefs d'entreprise qui demandaient eux aussi une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre.

    Jusqu'à présent, de nombreux scientifiques s'étaient abstenus de tout appel à prendre des mesures, laissant ce genre d'actions aux organisations de défense de l'environnement.

    «C'est une crise grave, et nous devons faire quelque chose vraiment rapidement», a lancé un des signataires, Jeff Severinghaus, professeur en sciences de la Terre à l'Institut d'océanographie Scripps, situé à La Jolla, en Californie. «Je pense que les enjeux sont beaucoup, beaucoup trop importants pour qu'on joue avec».

    Cette pétition inédite a été signée par des scientifiques de plus de 25 pays et montre que les spécialistes du climat en «ont assez», renchérit Andrew Weaver, de l'université de Victoria, au Canada. Cette action regroupe notamment de nombreux membres du Groupe d'experts international sur le climat (GIEC) et les directeurs des principaux instituts de recherche américains et européens sur le climat.

    «Nous sommes nombreux à penser que le problème mérite davantage d'attention qu'à l'heure actuelle et que les remèdes doivent être beaucoup plus radicaux», explique Richard Seager, de l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty, à l'université de Columbia.

    Plusieurs chercheurs commencent également à perdre patience. «Des mesures doivent être prises, et elles doivent être prises maintenant», insiste Marika Holland, du Centre national sur la recherche atmosphérique. «Plus nous attendons, plus ce sera grave».

    http://www.cyberpresse.ca:80/article/20071205/CPENVIRONNEMENT/71205142/6108/CPENVIRONNEMENT


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    Plus de 200 scientifiques appellent à agir contre le réchauffement climatique

    Associated Press

    Washington

    Plus de 200 scientifiques ont exhorté mercredi la communauté internationale à prendre des mesures radicales contre le réchauffement climatique, car «il n'y a pas de temps à perdre».

      
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    Dans une pétition transmise à l'Associated Press et qui doit être présentée mercredi soir, au moins 215 climatologues appellent à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

    Les scientifiques demandent aux participants de la conférence sur le changement climatique de Bali, en Indonésie, de négocier le prochain traité contre le réchauffement de la planète.

    Cet appel fait suite à une pétition signée la semaine dernière par plus de 150 chefs d'entreprise qui demandaient eux aussi une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre.

    Jusqu'à présent, de nombreux scientifiques s'étaient abstenus de tout appel à prendre des mesures, laissant ce genre d'actions aux organisations de défense de l'environnement.

    «C'est une crise grave, et nous devons faire quelque chose vraiment rapidement», a lancé un des signataires, Jeff Severinghaus, professeur en sciences de la Terre à l'Institut d'océanographie Scripps, situé à La Jolla, en Californie. «Je pense que les enjeux sont beaucoup, beaucoup trop importants pour qu'on joue avec».

    Cette pétition inédite a été signée par des scientifiques de plus de 25 pays et montre que les spécialistes du climat en «ont assez», renchérit Andrew Weaver, de l'université de Victoria, au Canada. Cette action regroupe notamment de nombreux membres du Groupe d'experts international sur le climat (GIEC) et les directeurs des principaux instituts de recherche américains et européens sur le climat.

    «Nous sommes nombreux à penser que le problème mérite davantage d'attention qu'à l'heure actuelle et que les remèdes doivent être beaucoup plus radicaux», explique Richard Seager, de l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty, à l'université de Columbia.

    Plusieurs chercheurs commencent également à perdre patience. «Des mesures doivent être prises, et elles doivent être prises maintenant», insiste Marika Holland, du Centre national sur la recherche atmosphérique. «Plus nous attendons, plus ce sera grave».

    http://www.cyberpresse.ca:80/article/20071205/CPENVIRONNEMENT/71205142/6108/CPENVIRONNEMENT


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    Huile de palme : une catastrophe écologique planétaire

    Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

    En Indonésie, en Malaisie et dans d’autres pays, la production intensive d’huile de palme conduit à des déforestations massives et à la destruction complète d’écosystèmes forestiers. En cause : une demande mondiale qui grimpe en flèche, pour l’industrie agro-alimentaire, mais qui risque d’exploser avec la banalisation des biocarburants.

    C’est un désastre écologique qui tend à s’aggraver encore. Depuis les années 1990, la production d’huile de palme, extraite de la noix d’un palmier d’origine africaine, Elaeis guineensis, ne cesse de progresser. A l’origine, cette huile sert à des besoins alimentaires, pour les mêmes usages que l’huile de table, le beurre ou la margarine. Mais ce produit s’est trouvé trois débouchés autrement plus larges. Le premier est celui de l’industrie agroalimentaire qui a découvert avec bonheur cette huile cumulant de nombreuses qualités.

    L’arbre pousse vite, en trois ou quatre ans, et la pulpe rouge des noix produit une huile facile à extraire, que l’on peut transformer en une graisse utilisable dans de nombreux produits. Pâtes à tartiner, chips, margarines, plats cuisinés, biscuits, soupes, céréales du petit-déjeuner… : au fil des années, l’huile de palme a envahi la majorité des aliments industriels. Aujourd’hui, c’est une part importante de l’alimentation des pays riches qui est devenue dépendante de l’huile de palme. Mais ce n’est pas tout. A partir de l’amande de la noix, on peut extraire de l’huile de palmiste, qui sert d’ingrédient pour des peintures et des produits cosmétiques. Et voilà un juteux débouché supplémentaire.
    Avec ces deux marchés mondiaux, plusieurs pays du sud ont trouvé dans l’huile de palme un produit d’exportation très rentable. L’Indonésie et la Malaisie sont devenues les championnes de cette production. Alors que les pays africains en étaient les principaux producteurs dans les années 1960, ces deux pays asiatiques fournissent actuellement environ 85 % de la consommation mondiale d’huile de palme. Pour chacun de ces deux pays, cette production représente plus de quinze de millions de tonnes par an.


    Comment les chips peuvent tuer les orangs-outans


    Pour atteindre ce niveau, les Malaisiens et les Indonésiens ont dû engager de vastes opérations de déforestations pour se lancer dans des monocultures intensives. L’Indonésie a déjà perdu 72 % de ses forêts. A ce rythme, selon un rapport du PNUE (Programme de Nations Unies pour l’Environnement), 98 % des forêts auront disparu en 2022. Or, cette immense zone forestière, qui s’étend sur les trois-quarts du pays, est particulièrement riche en espèces et elle est aussi une richesse pour les habitants, qui l’exploitent, en partie, depuis longtemps.

    Sa destruction est une catastrophe écologique et économique, conduisant à la destruction d’écosystèmes, dont les emblématiques orangs-outans. Elle aboutira également à des modifications climatiques et à des difficultés sociales. A l’échelle planétaire, cette déforestation n’est pas sans conséquences non plus puisque les forêts sont de gros absorbeurs de gaz carbonique. Dans le monde, les déforestations sont responsables de 15 à 20 % de l’augmentation de gaz à effet de serre. C’est à la destruction des forêts, d’après Greenpeace, que l’Indonésie doit sa troisième position mondiale de producteur de gaz à effet de serre.

    D’autres pays se lancent dans l’aventure, comme la Colombie. Car le boom sur l’huile de palme ne fait que commencer puisqu’un troisième marché, encore plus important, a démarré depuis 2005 : les carburants dits « verts ». L’huile de palme est en effet un excellent produit de base pour les « biodiesels ».

    En Amazonie comme en Asie du sud-est, c’est donc un danger d’envergure qui pèse sur les forêts tropicales et leurs habitants, animaux, végétaux ou humains.

    En pointe dans cette action, l’association Les Amis de la Terre a mené plusieurs campagnes, dont l’une, récente, vers la grande distribution, pour pousser à une signalisation des – nombreux – produits contenant de l’huile de palme. En effet, sa présence n’est qu’exceptionnellement mentionnée et parfois cachée sous l’appellation « huile végétale ». Difficile de boycotter tous les produits contenant de l’huile de palme… mais on peut au moins essayer de limiter de réduire leur consommation.
    Cela ne sera toutefois pas suffisant si l’huile de palme est massivement utilisée pour produire du biodiesel, comme le souligne Sylvain Angerand, des Amis de la Terre, que nous avons interrogé sur le sujet. Retrouvez demain l'entretien qu'il nous a accordé (dans l'article intitulé Huile de palme : « On marche sur la tête ! »).


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    20 à 25 % des émissions mondiales de CO2 dues à la déforestation !

    Le monde assiste sans rien dire à la plus grande déforestation de la planète depuis longtemps. Que ce soit pour en consommer le bois comme dans le bassin du Congo en Afrique (Cameroun, Congo Brazzaville, Centrafrique), ou pour étendre les surfaces cultivables au profit en particulier de cultures à destination énérgétiques(Canne à sucre au Brésil,Palmiers à Huile en Indonésie), tout est bon pour abattre les arbres, les utiliser ou les revendre sans les remplacer.Or ce sont ces forêts, celles en zone tropicale, qui absorbent le plus le CO2 que nous émettons.

    Savez vous que cette déforestation dont on vous parle si peu est responsable de 20 à 25 pct de la production totale de CO2 sur la planète ? Elle est estimée à 5 900 millions de tonnes de CO2 par an soit un peu moins que la totalité des émissions des Etats Unis, plus gros émetteur de la planète à 7250 millions de tonnes et autant que la Chine et la Russie réunies.

    Cette déforestation atteint trois zones principalement, le Brésil, l’Indonesie et le bassin forestier du Congo (Cameroun, Congo Brazzaville et République Centrafricaine). Le bassin du Congo est exploité pour l’industrie du bois, une activité traditionnelle de ces pays.Ils ont des législations qui comportent des obligations de replanter mais personne n’est là pour aller voir au fond de gigantesques forêts dans la brousse ce qui s’y passe. Et si par hasard un controleur y venait, la corruption ferait le reste.

    Le Brésil et l’Indonésie déforestent à tout va l’un pour planter de la canne à sucre que l’on transforme en Ethanol pour le marché des carburants locaux ou à l’exportation( le E 85 suédois à ma connaissance), l’autre des palmiers à huile dont l’huile de palme est, là aussi, transformée en carburant. Le Brésil a ainsi déboisé 2.6 millions d’hectares en 10 ans de 1990 à 2000 et 3.1 supplémentaire en 5 ans seulement de 2000 à 2005. L’Indonésie, elle en a perdu 1.87 millions d’hectares de 1990 0 2000 et poursuit à grande allure.

    Or une forêt ancienne, dite primaire, absorbe deux à trois fois plus de CO2 qu’une forêt récemment plantée et en début de croissance. C’est dire combien la perte sera difficile à compenser par des plantations nouvelles généres par le marché des droits d’émission mis en place par le protocole de Kyoto.

    Le président indonésien,Susilo Bambang Yudhoyono, vient d’exprimer son point de vue à la conférence le Bali du 3 decembre sur Kyoto II, le successeur du traité de Kyoto. Il faudra que les pays développés, responsables de par leur industrialisation du XIXéme et du début de XXéme siécle de l’augmentation des émissions de CO2, payent pour cela. Même son de cloche pour le Brésil dont le président Lula a dit que l’on ne pouvait pas " convaincre les pauvres de ne pas abattre un arbre si on ne lui donnait pas en échange du travail et de la nourriture".A ceci prêt que Monsieur Lula semble oublier que ce sont plutot les riches qui abattent les arbres pour les remplacer par des plantations de canne à sucre dans lesquelles travaillent effectivement les pauvres et que la plus grande déforestation se passe en ce moment.

    Il est vrai que le mécanisme des crédits issus des mécanismes de développement propres,- en clair le mécanisme qui permet à un industriel qui n’arrive pas à respecter ses quotas d’émission de racheter des crédits correspondants à son déficit d’émission sur le marché-, s’il a bien prévu que ces crédits puisse financer des plantations nouvelles, n’a rien prévu par contre pour éviter la déforestation.

    Sur la base de ce que les pays industrialisés finiront par payer, tout le monde s’active pour savoir comment se partager la manne celeste.Le Brésil propose qu’on évalue en comparant des image satellites sur plusieurs années pour établir un taux de déforestation de base qui servira à calculer les financements correspondants aux objectifs de déforestation évitée qu’on lui fixerait. L’Indonesie a déjà calculée qu’un tel financement de la déforestation évitée pourrait lui permettree de toucher 15 milliards de dollars annuels sous forme de crédits de CO2. Les pays africains ne sont par contre pas satisfait du système de mesure par satellite car ils ont peur de moins recevoir de crédit de CO2 soit parce que leur forêts ont été effectivement moins détruites que celle de l’Amérique latine ou de lAsie, soit parce que la déforestation dans des forêts très hautes et très denses serait moins visible par satellite. Brefs ils ont peur de recevoir moins que ce qu’il estiment leur juste part à la grande distribution des crédit carbones.Et donc ils réclament que l’on prenne en compte non pas la déforerstation acquise mais leurs besoins de développement futur.

    Il est un point par contre sur lequel ils sont tous d’accord, c’est celui du paiement des crédits directement aux gouvernements ! Il est vrai qu’il sera difficile de savoir qui devrait être le bénéficiaire de ces fonds pour déforestation évitée(l’indien ou le pygmée de la forêt,son habitant traditionnel, ceux qui déforestaient activement et qui désormais regarderont les arbres continuer à pousser sans rien faire,l’industriel brésilien ou Indonésien de l’Ethanol, le Chinois industriel du meuble etc. Pour moi qui ait pu voir la corruption à l’oeuvre, une chose est sure par contre.Bien malin qui pourra suivre à la trace les fonds versés aux gouvernements jusqu’aux bénéficiaires finaux. La surface des forêts continuera peut être à diminuer un peu moins qu’avant la mesure, mais les dépots dans les banques suisses ou autres risquent par contre d’en bénéficier.Et le pauvre cher au Président Lula risque, lui, de passer devant la glace

    Un programme très important donc à mettre en oeuvre pour limiter nos émissions et sauver le climat de la planète mais un mécanisme à établir avec une extrème prudence.


    http://www.naturavox.fr:80/article.php3?id_article=2804
     
     

     
    December 08

    TERRE SACREE

    Etats-Unis: Le bourdon va-t-il disparaître?

    Selon les entomologistes, après les abeilles un autre insecte de 
    l'ordre des hyménoptères, le bourdon, est à son tour menacé d'extinction.

    Robbin Thorp, professeur d'entomologie à l'Université de Californie à 
    Davis et Neal Williams, professeur assistant de biologie au Brun Mawr 
    College en Pelsuvanie sonnent l'alarme.

    Le professeur Thorp ne parvient plus à trouver dans le nord-ouest de la
    Californie et le sud-ouest d'Oregon l'espèce nommée "bourdon de 
    Franklin" qui était abondante dans cette région. Les scientifiques craignent que cette espèce ne soit disparue avant même qu'elle ne s'inscrive sur la liste des espèces menacées d'extinction. D'autres catégories de bourdons se font de plus en plus rares.

    Les causes de ce déclin sont l'urbanisme, l'agriculture intensive, les
    pesticides, la pollution ainsi que les maladies venant des serres qui
    utilisent les ruches commerciales de bourdons. Refrain connu!
    Malheureusement ce que les destructeurs de l'environnement, les 
    pollueurs et leurs amis politiques vont apprendre maintenant c'est qu'environ 15% des cultures américaines sont pollinisées par les bourdons!

    Les environnementalistes demandent au Congrès des incitations pour 
    que les agriculteurs laissent des terres en jachère afin de préserver 
    l'habitat des bourdons. Chose difficile au moment où l'humanité souffre de la folie des agrocarburants et où l'on presse les agriculteurs à ne pas laisser des terres en jachère.

    (Source: "metro", Belgique, 12/11)
     

    Ban: Bali devrait tracer la route pour un accord sur le climat en 2009

    2007-12-07

    NEW YORK (Source vérifiée)

    Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré jeudi favorable à un plafond contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre et a prédit que la conférence de Bali sur le réchauffement climatique tracera la route pour un accord d'ici à 2009.

    "En tant que secrétaire général, du point de vue des principes, je pense qu'il faudrait adopter des plafonds contraignants", a-t-il dit à la presse à deux jours de son départ pour la conférence de Bali (Indonésie), qui s'est ouverte lundi et durera jusqu'au 14 décembre.

    "Cependant, je sais qu'il y a des préoccupations parmi certains pays en développement, cette question devrait donc être discutée lors des négociations à venir", a-t-il ajouté.

    M. Ban a précisé que son but était "tout d'abord de lancer les négociations avec un calendrier", estimant que lors des discussions ultérieures, la communauté internationale serait en mesure de parvenir à un accord sur la question des plafonds contraignants.

    "Notre but ultime est de parvenir à un accord global sur le réchauffement climatique auquel tous les pays puissent adhérer", a-t-il dit. "A Bali, nous devons établir un programme, une feuille de route vers un meilleur avenir, doublé d'un calendrier qui produise un accord d'ici à 2009."

    Des représentants de près de 190 pays sont réunis à Bali jusqu'au 14 décembre afin de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto de réduction des gaz responsables du réchauffement.

    Jeudi, la Chine a indiqué qu'elle n'approuverait aucune nouvelle proposition à Bali qui serait contraire aux accords existants qui l'exemptent de l'obligation de réduire ses propres émissions.

    "Le protocole de Kyoto expire en 2012. Nous supposons que la ratification d'un accord nouveau prendra à peu près deux ans", a dit le chef de l'ONU, qui a fait de la lutte contre le réchauffement de la planète l'une de ses priorités depuis sa prise de fonctions en janvier.

    "Aussi difficile que cela puisse être, nous n'avons pas le choix. La science a parlé clairement, le débat est clos. Le moment est venu de discuter des solutions, de résoudre ce problème. Nous devons penser non seulement à nous-mêmes mais aussi à nos enfants", a-t-il conclu.

    Ban: Bali devrait tracer la route pour un accord sur le climat en 2009
    2007-12-07 12:25:53
    NEW YORK (AFP)

    © AFP

    Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, à New York le 21 novembre 2007Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré jeudi favorable à un plafond contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre et a prédit que la conférence de Bali sur le réchauffement climatique tracera la route pour un accord d'ici à 2009.

    "En tant que secrétaire général, du point de vue des principes, je pense qu'il faudrait adopter des plafonds contraignants", a-t-il dit à la presse à deux jours de son départ pour la conférence de Bali (Indonésie), qui s'est ouverte lundi et durera jusqu'au 14 décembre.

    "Cependant, je sais qu'il y a des préoccupations parmi certains pays en développement, cette question devrait donc être discutée lors des négociations à venir", a-t-il ajouté.

    M. Ban a précisé que son but était "tout d'abord de lancer les négociations avec un calendrier", estimant que lors des discussions ultérieures, la communauté internationale serait en mesure de parvenir à un accord sur la question des plafonds contraignants.

    "Notre but ultime est de parvenir à un accord global sur le réchauffement climatique auquel tous les pays puissent adhérer", a-t-il dit. "A Bali, nous devons établir un programme, une feuille de route vers un meilleur avenir, doublé d'un calendrier qui produise un accord d'ici à 2009."

    Des représentants de près de 190 pays sont réunis à Bali jusqu'au 14 décembre afin de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto de réduction des gaz responsables du réchauffement.

    Jeudi, la Chine a indiqué qu'elle n'approuverait aucune nouvelle proposition à Bali qui serait contraire aux accords existants qui l'exemptent de l'obligation de réduire ses propres émissions.

    "Le protocole de Kyoto expire en 2012. Nous supposons que la ratification d'un accord nouveau prendra à peu près deux ans", a dit le chef de l'ONU, qui a fait de la lutte contre le réchauffement de la planète l'une de ses priorités depuis sa prise de fonctions en janvier.

    "Aussi difficile que cela puisse être, nous n'avons pas le choix. La science a parlé clairement, le débat est clos. Le moment est venu de discuter des solutions, de résoudre ce problème. Nous devons penser non seulement à nous-mêmes mais aussi à nos enfants", a-t-il conclu.
     
    Bonjour !

    Ci-dessous un article de prime importance de George Monbiot, du Guardian de mardi 4 décembre dernier.

    Pourriez-vous le diffuser sur Terre Sacrée et demander à le faire suivre le plus largement possible ?

    L'article original se trouve à cet adresse:
    http://www.monbiot.com/archives/2007/12/04/what-is-progress/

    Bien à vous,

    Réginald de Potesta
     
    Les écologistes de l'Alliance suspendent leur participation au Grenelle

    PARIS (Source vérifiée) — L'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et le WWF) a suspendu sa participation au processus du Grenelle de l'environnement pour protester contre l'absence de concertation de la part du gouvernement, selon un communiqué publié jeudi.

    "L'Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle tant que le dialogue à cinq n'est pas rétabli", indique le collectif. Le dialogue "à cinq" devait assurer un suivi des mesures décidées par le Grenelle en associant les 5 collèges de ce vaste débat mené jusqu'à fin octobre: représentants de l'Etat, des collectivités locales, du patronat, des salariés et des associations de protection de l'environnement.

    L'Alliance pour la planète est, côté écologistes, un des principaux participants au Grenelle de l'environnement aux côtés de la FNE (Fédération France Nature environnement, qui revendique 3.000 associations) et de la Fondation Nicolas Hulot.

    "L'Alliance demande au ministre d'Etat Jean-Louis Borloo d'organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle", indique le collectif.

    "Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM ... les premières mesures de suivi et de mise en oeuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines", fait valoir Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole du collectif.

    "L'Alliance demande au président de la République et au ministre d'Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance", ajoute M. Jadot.

    La publication jeudi matin d'un arrêté du ministre de l'Agriculture prononçant un gel "a minima" des cultures d'OGM jusqu'au 9 février a précipité la décision de l'Alliance. Pour cette dernière, il s'agit d'une "remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d'activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810 (seul OGM cultivé en France)".

    Selon la législation européenne, un Etat membre -c'est le cas de l'Autriche- peut appliquer une clause de sauvegarde contre un OGM en invoquant de nouvelles informations scientifiques et interdire sa culture, bien qu'il ait reçu le feu vert européen.

    Le "gel" prononcé jeudi jusqu'au 9 février a une portée symbolique: les semis n'ont de toute façon pas lieu avant le printemps.

    A l'issue du Grenelle de l'environnement, le président Nicolas Sarkozy avait fait siens les "doutes" concernant les OGM et souhaité, "dans le respect du principe de précaution (...) que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue". M. Borloo s'était déclaré "prêt" à actionner la clause de sauvegarde au niveau européen.



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    Le réchauffement climatique et la déforestation pourraient détruire 60% de la forêt amazonienne d'ici 2030

    BALI - Le réchauffement climatique et la déforestation pourraient rayer de la carte près de 60% de la forêt amazonienne d'ici 2030, a prévenu jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF).

    "L'importance de la forêt amazonienne sur le climat de la planète ne peut être minimisée", a souligné Daniel Nepstad, auteur d'un nouveau rapport publié par le WWF à l'occasion de la conférence sur le changement climatique à Bali, en Indonésie.

    "Elle est non seulement essentielle pour le rafraîchissement des températures mondiales, mais également une source importante d'eau douce qui est sans doute suffisante pour influencer certains des grands courants océaniques", a expliqué M. Nepstad. La forêt constitue en outre une "réserve massive de carbone".

    Etendue sur 4,1 millions de km2, la forêt amazonienne recouvre près de 60% du Brésil. Elle contient un cinquième des ressources mondiales en eau douce et environ 30% de la faune et la flore mondiales.

    Selon le WWF, l'exploitation du bois, le développement du bétail et l'aggravation de la sécheresse devraient progresser dans les prochaines années et détruire 55% de la forêt. En cas de diminution de 10% des précipitations dans la forêt amazonienne, comme on le prévoit, 4% supplémentaires pourraient être rayés de la carte.

    Les scientifiques estiment qu'en cas de hausse des températures de plus de deux degrés Celsius au-dessus de son niveau pré-industriel, les conséquences pour l'environnement et la population seraient graves.

    Or, "il sera très difficile de maintenir les températures à deux degrés Celsius si nous ne conservons pas la forêt amazonienne", a souligné Daniel Nepstad, scientifique au Centre de recherche Woods Hole, dans le Massachusetts.

    Selon le WWF, la déforestation de la forêt amazonienne pourrait relâcher entre 55,5 milliards et 96,9 milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère d'ici 2030, soit l'équivalent de deux années d'émission de CO2 dans le monde.


    http://canadianpress.google.com:80/article/ALeqM5gun7rJwyj4RgbVKsHg_kstEPMetA


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    Sortir du nucléaire
    Le Réseau "Sortir du nucléaire" rassemble aujourd'hui 800 associations et plus de 18500 individus.
    http://www.sortirdunucleaire.org/
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    442 réacteurs nucléaires en fonction dans 31 pays

    PARIS - Trente et un pays dans le monde ont recours à l'énergie nucléaire pour fabriquer de l'électricité à l'aide de 442 réacteurs fonctionnant dans 201 centrales, selon les chiffres officiels disponibles.

    Le nucléaire fournit moins de 20% de l'électricité de la planète et se concentre en Amérique du nord, Europe et Japon-Corée.

    Trois pays accueillent plus de la moitié des réacteurs du monde: Les Etats-Unis (104 réacteurs), la France (59) où 78% de l'électricité est d'origine nucléaire, et le Japon (55).

    Viennent ensuite le Royaume-Uni, la Russie, l'Allemagne, pays qui a voté l'abandon de cette forme d'énergie, le Canada, la Corée du Sud, l'Ukraine, la Suède, qui veut aussi fermer ses usines nucléaires, la Belgique.

    A l'opposé, l'Italie, à cause des risques sismiques sur son territoire, a renoncé à s'équiper en nucléaire, comme l'Autralie, grand producteur de charbon.

    Le premier couplage d'un réacteur nucléaire au réseau électrique a été effectué en 1951 aux Etats-Unis (EBR fermé en 1963). En France, Marcoule G1 a été couplé au réseau en 1956, puis fermé en 1968. Depuis le début du nucléaire civil, 126 réacteurs ont été fermés, mais une trentaine de nouveaux réacteurs sont en chantier dans le monde.

    Deux réacteurs nucléaires de troisième génération à eau sous pression (European Pressurised water Reactor EPR) d'une puissance de 1.600 MW, lancés en 1992, sont en construction en Finlande et en France.

    Deux EPR ont été commandés par la Chine.

    Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Afrique du sud sont aussi intéressés par ce réacteur.

    (Source vérifiée / 06 décembre 2007)

    http://www.romandie.com/infos/news2/071206152226.iib1la4g.asp
     
     



    KOKOPELLI trop puissant à soutenir absolument !

     

    "Promotion Noël 2007 : Cadeau Fertile Kokopelli"

    Pour les fêtes de fin d'année, nous vous proposons d'offir à vos amis et à vos parents un cadeau fertile Kokopelli: l'ouvrage Semences de Kokopelli (648 pages) avec 12 sachets de semences pour 70 euros, port collissimo inclus.

    Aidez Kokopelli à semer des semences de vie et de conscience dans le coeur de l’humus et dans le coeur de l’humain.

    "Campagne Robin des Semences"

    Les premiers retours de nos Robins et Robines des Semences portent leurs fruits "interdits". Alors que Kokopelli est traîné devant les tribunaux, des centaines de supermarchés sont dans l'illégalité la plus totale. Hilarant! Mais que font les forces de l'Ordre Génétique Multinational?

    Nous vous invitons à lire le communiqué de Raoul Jacquin: "Réprimer ou Engranger, il faut choisir".

    "Procès de Graines Baumaux contre Kokopelli"

    Après deux ans d'attente, le procès a été appelé à l'audience le 19 novembre 2007. Lors de la plaidoirie, nous fûmes soulagés d'apprendre que non, l'association Kokopelli n'est pas une affameuse, capteuse de bénéfices, au détriment des vrais français qui se lèvent tôt! Les bénéfices nets de la société Baumaux sont grosso modo l'équivalent du chiffre d'affaire de notre association. Et pendant ce temps-là, les supermarchés de France étalent de la tomate Noire de Crimée, (et autres variétés de tomates et de courges) sans doute produite par de petits jardiniers amateurs qui cultivent en cachette, derrière les bidons de purin d'ortie, et opèrent leur livraison de nuit: noir sur noir (et peut-être même au noir!). De qui se moque-t-on? A qui profite le (Noir de) Crime?

    Nous vous invitons à lire le communiqué de Raoul et d'Annie Jacquin qui s'étaient déplacés à Nancy pour représenter l'Association Kokopelli.

    Pour avoir accès aux pages internet, prière de cliquer sur les mots soulignés.