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    30 October

    Des infos des infos des infos mais à quand les vrais actes...

    Liste-FNH] Petite revue de presse centrée sur le Grenelle de l'environnement
    De : Florence de Monclin (f.demonclin@fnh.org)
    Envoyé :
    lun. 29/10/07 07:18
    À :
    LISTE FONDATION NICOLAS HULOT POUR LA NATURE ET L'HOMME (ml-fnh@planete-nature.org)



    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- Une prise de conscience mondiale face aux enjeux climatiques, Capitalisme durable, 22/10/07
    2- Les metiers de la communication se font bousculer, Novethic, 23/10/07
    3- Premieres annonces sur le batiment et les transports, Novethic, 24/10/07
    4- Gros couac au Grenelle sur la reduction des pesticides, Le Nouvel Observateur, 25/10/07
    5- Pesticides : les reactions, Le Nouvel Observateur, 25/10/07
    6- Definition de la taxe carbone, Le Nouvel Observateur, 25/10/07
    7- Grenelle : Hulot applaudit, Le Journal du Dimanche, 25/10/07
    8- Infographie. Huit dossiers pour l'environnement, Le Monde, 25/10/07
    9- Grenelle. Borloo veut creer un "Samu de l'environnement", Agence Reuters, 25/10/0
    10- Suddeutsche Zeitung. L'ONU met en garde contre la destruction de l'environnement, Courrier International, 26/10/07
    11- OGM : un moratoire en France serait contraire a la legislation europeenne, AFP, 26/10/07
    12- Fin des travaux du Grenelle : annonce d'une expertise sur les agrocarburants, AFP, 26/10/07
    13- Grenelle (suite): fini les camions sur les autoroutes d’ici 2010-2011, Liberation avec AFP, 26/10/07
    14- Fin des travaux du Grenelle : lancement d’une expertise biocarburants, Liberation avec AFP, 26/10/07
    15- Panorama. Grenelle : la nouvelle ere ecologique, Le Point, 26/10/07
    16- Grenelle : ce que ca va changer pour votre vie quotidienne, 20 Minutes, 26/10/07
    17- La promesse d’un avenir plus vert, Metro, 26/10/07
    18- Hulot : "Il y a eu un vrai saut qualitatif", Metro, 26/10/07
    19- Nicolas Sarkozy lance son "plan Marshall" pour l'environnement, Le Figaro, 26/10/07
    20 - Comment le president a opere sa mue ecologique, Le Figaro, 26/10/07
    21- Le chef de l'Etat s'engage sur la mise en place d'une taxe carbone, Le Figaro, 26/10/07
    22- Taxe carbone : les modalites seront connues le 15 decembre, Le Nouvel Observateur, 26/10/07
    23- Les principales mesures decidees par le Grenelle, Le Nouvel Observateur, 26/10/07
    24- Grenelle : les associations ecologistes decues des dernieres propositions, Le Nouvel Observateur, 26/10/07
    25- Grenelle : une expertise sur les biocarburants va etre lancee, Les Echos avec AFP, 26/10/07
    26- Nicolas Sarkozy promet de mettre l'ecologie au centre de toutes les politiques publiques, Les Echos, 26/10/07
    27- La nouvelle donne ecologique touchera l'ensemble des secteurs economiques, Les Echos, 26/10/07
    28- Le Grenelle, symbole de la capacite reformatrice du chef de l'Etat, Les Echos, 26/10/07
    29- Une « revolution verte » sous tres forte contrainte financiere, Les Echos, 26/10/07
    30- M. Sarkozy vante une France pionniere en ecologie, Le Monde, 26/10/07
    31- Ecolo-Sarko, Edito, Le Monde, 26/10/07
    32- Des mesures qui vont dans le sens des ONG, Le Monde, 26/10/07
    33- Entretien. Pierre Radanne : "Une vraie innovation democratique", Le Monde, 26/10/07
    34- Chat. M. Devisse, du WWF : "La France se met en mesure de rattraper son retard", Le Monde, 26/10/07
    35- Son. Le Grenelle de l'environnement marque une rupture, Le Monde, 26/10/07
    36- Apres les negociations, Nicolas Sarkozy rend ses arbitrages, Novethic, 26/10/07
    37- Grenelle de l'environnement : le discours de Sarkozy suscite de nombreuses reactions de satisfaction, Actu-Environnement, 26/10/07
    38- Le President du SER se rejouit des resultats du Grenelle, Actu-Environnement, 26/10/07
    39- Grenelle : le feu est tres vert mais a quand le demarrage ?, Futura-Siences, 26/10/07
    40- Environnement. Des promesses et rien d’autre, L’Humanite, 26/10/07
    41- Entreprises. Le principe de responsabilite, enjeu europeen selon Sarkozy, Le Monde 27/10/07
    42- Questions sur l'apres-Grenelle, Le Monde, 27/10/07
    43- Le Grenelle de l’environnement passe aussi par l’Outre-Mer, Les Nouvelles Caledoniennes, 27/10/07
    44- Grenelle de l’environnement : Victorin Lurel approuve les grandes orientations, New Media, 27/10/07

    Bien a vous,
    Florence

    Info du jour : "Les pays industrialises, qui representent seulement 20 % de la population mondiale, sont responsables de 60 % des emissions actuelles et de 80 % du cumul de celles rejetees depuis le debut de la revolution industrielle. Or ces rejets polluants accumules depuis des annees sont la principale cause du changement climatique." Michael Raupach, chercheur au CSIRO australien et coauteur de l'etude publiee par une equipe de chercheurs internationaux dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- Une prise de conscience mondiale face aux enjeux climatiques, Capitalisme durable, 22/10/07
     
    Alors que les Etats tentent de s’entendre sur l’effort collectif a fournir, les citoyens de tous pays s’accordent sur la necessite d’acter des mesures rapides et efficaces pour pallier aux bouleversements climatiques.
    La societe canadienne GlobeScan, reputee pour ses etudes d’opinion publique, a interroge avec le concours de l’universite americaine du Maryland, 22 000 personnes issues de 21 pays d’Europe, d’Amerique, d’Asie, d’Afrique et d’Oceanie. Face aux enjeux climatiques actuels, 65 % reconnaissent l’urgence d’instaurer des mesures concretes et efficaces. Ce consensus generalise traduit une reelle prise de conscience de la responsabilite de l’activite humaine dans le bouleversement de l’equilibre naturel.
    S’affirmant en faveur d’une action massive qui ne tiendrait pas compte des frontieres, 73% de l’echantillon global estiment que les pays en voie de developpement representent une reelle menace quant au devenir climatique de la planete. Ils plebiscitent une aide financiere et technique des pays riches destinee a promouvoir le developpement durable dans les pays a l’economie croissante.
    88 % des Francais voient l’investissement dans le developpement durable comme un gage de reussite
    En France, la pollution environnementale est a present en tete des preoccupations hexagonales, devant l’insecurite et la qualite des aliments (sondage Ipsos). Et pour 72 % des Francais (sondage CSA) l’entreprise joue un role primordial dans la reforme des habitudes de consommation.
    Aussi les consommateurs exhortent-ils le milieu industriel a quitter la sphere strictement privee pour collaborer a l’amorce d’une nouvelle forme de croissance.
    Du cote de la sphere economique, investir dans les eco technologies n’est plus seulement un geste ecologique mais la garantie de benefices. Euro RSCG a effectue une enquete aupres de leaders d’opinion de nationalites diverses. 88% des Francais, 87 % des Britanniques et 78 % des Americains pensent que les structures qui feront le plus de benefices a l’avenir seront celles engagees dans le developpement durable. La green revolution est en marche.
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    2- Les metiers de la communication se font bousculer, Novethic, 23/10/07
    Helene Huteau
     
    La publicite est l’un des secteurs cle du Grenelle. Parmi les mesures en negociation figure « l’information des citoyens et consommateurs », mais les professionnels n’ont toujours pas trouve de terrain d’entente avec les ONG environnementales et associations de consommateurs sur l’organisme de controle qui pourrait eviter le « greenwashing ».
    Ce mois-ci Opel a failli se faire attaquer devant le tribunal correctionnel de Paris pour une publicite mensongere sur les emissions de CO2. Mais sans l’assurance d’aboutir, l’association de consommateurs a abandonne sa plainte et Opel sa campagne. Bientot, ce type de derapage de la part des marques pourrait faire un peu plus de bruit dans les medias, grace a un jury de personnalites, a l’anglo-saxonne, que tout a chacun pourrait saisir pour juger une campagne. Le jury, comprenant « l’ensemble des parties prenantes » interviendrait en mediateur et « aurait la possibilite de rendre publique sa decision : l’opinion publique jouera alors son role de sanction ». C’est du moins la proposition mediane que vient de faire l’AACC (Association professionnelle des agences de communication) hier, dans un communique, se calant sur la volonte de l’Union des Annonceurs (UDA).
    La defiance des consommateurs en jeu
    Cette idee de jury, inspiree de l’etranger, satisfera-t-elle les parties civiles ? Rien n’est moins sur, d’autant que les campagnes seraient jugees alors a posteriori. Les ONG reclament pour leur part de refonder le BVP (Bureau de verification de la publicite), qui les controle a priori, en y integrant un college d’ONG decisionnaires, voire de creer un Conseil superieur de la publicite, independant de la profession, qui pourrait sanctionner les contrevenants. « Nous ne voulons pas risquer un probleme de defiance des consommateurs se rendant compte de l’esbroufe des allegations environnementale » souligne Basile Gueorguievsky, representant du WWF au Grenelle, citant « les publicites pour 4x4 en pleine nature, Mac Donald’s qui rafraichit sa clientele en rechauffant la planete ou l’UIPP nous priant de mettre des produits phytosanitaires sur nos balcons ».
    Si les publicitaires, annonceurs et medias (les 3 colleges du BVP) veulent conserver leur systeme d’autoregulation et eviter les mesures drastiques, telles qu’en Norvege ou depuis le 15 octobre, les constructeurs automobiles n’ont plus le droit d’utiliser les adjectifs « propres », « vertes » ou « respectueuses de l’environnement » pour leurs voitures, ils vont devoir faire preuve de leur bonne volonte. Car si les principes de respect du developpement durable sont inscrits dans un code de bonne conduite du BVP, les professionnels de la communication n’ont pas forcement encore compris ce qu’ils recouvrent. Le 1er « Festival europeen de la communication responsable », fin septembre, en a temoigne : les campagnes en competition ont ete primees pour leur creativite et le caractere citoyen de leur message mais aucun critere d’eco-conception n’etait pris en compte, ni la pertinence de la strategie de communication DD choisie par l’annonceur mise en question.
    Seance de rattrapage
    Croyant dans la capacite de reactivite du secteur, l’association Adwiser qui federe quelques professionnels proactifs sur le sujet, a lance debut octobre, avec l’AACC, quatre modules de formation destinees aux agences. « Le but est de faire comprendre le perimetre d’action des agences avec des reponses concretes » declare Severine Millet, l’une des formatrices. L’Anae, association des agences evenementielles, a mis en ligne 10 fiches pour realiser un evenement le moins polluant possible : transport, lieux, traiteur, invitations, etc (www.eco-evenement.org). Enfin, l’Ademe vient d’editer une version plus complete de son Guide de l’Eco-Communication (chez Eyrolles) recensant toutes les possibilites et devoirs du secteur. Reste a convaincre les retifs que le DD n’est pas un sujet juste « contraignant », « restrictif » et  « anti-creatif » comme l’ont declare encore recemment quelques grands patrons du secteur en « off ».
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    Les medias sollicites
    Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, a  recu les dirigeants de cinquante groupes de medias francais le 26 septembre pour les mobiliser sur une charte, par laquelle ils s’engagent a amplifier les emissions, reportages et programmes quotidiens sur les urgences environnementales et les gestes utiles. Il est demande egalement a chaque entreprise de realiser son bilan carbone. Bien que certains soient deja proactifs dans les contenus, les groupes medias ne le sont pas forcement dans leur gestion d’entreprise. Le groupe de presse Hachette Filipacchi (Lagardere) par exemple n’a pas de directeur DD dedie. Le forum international Les Ateliers de la Terre se penchera cette annee sur les circuits d’une info « developpement durable » et la capacite des journalistes a decrypter et a traiter une information transversale et strategique (7 et 8 decembre a Courchevel ).
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    3- Premieres annonces sur le batiment et les transports, Novethic, 24/10/07
    Veronique Smee
     
    La premiere phase des negociations du Grenelle de l’environnement, consacrees au climat et a l’energie, a abouti a des mesures significatives dans le domaine des transports et de l’habitat. Le college des ONG se dit pour l’instant satisfait.
    « Tres combatif » selon les commentaires des participants, Jean-Louis Borloo a pris les premieres mesures phares du grenelle, particulierement attendues par les ONG. Concernant le batiment, l’Alliance s’est felicitee de mesures « ambitieuses et correspondant a nos preconisations », a declare Yannick Jadot, porte-parole de Greenpeace. Sur les batiments neufs, le ministre a su imposer une norme « tres haute performance energetique » (THPE) pour 2010. Une nouvelle reglementation thermique exigera qu’en 2012 les nouvelles constructions consomment au maximum 50 kWh/m2/an en 2012 (contre 230 kWh/m2/an aujourd’hui ). Concernant les batiments anciens, le ministre l’a emporte face a la ministre du logement Christine Boutin, imposant une renovation thermique obligatoire et un seuil de consommation des batiments de 80 kWh/m2/an. 
Il a egalement annonce la mise en œuvre d’un vaste plan d’amelioration energetique des batiments publics, grace a des prets bonifies de 20 milliards d’euros finances par la Caisse des depots. « En 2015, l’ensemble du parc public, soit 360 millions de metres carres de batiments, sera renove » a-t-il assure. Une loi de programmation, assortie d’un vaste plan de formation pour les professionnels du batiment, devrait etre votee debut 2008.
    Les transports, qui font egalement partie des negociations « climat et energie », ont fait egalement l’objet de mesures d’envergure. En premier lieu, Jean-Louis Borloo a annonce l’arret de la construction de nouvelles routes et autoroutes. Idem pour les aeroports, bien que « le secteur aerien semble vouloir s’extraire de ces mesures », a ajoute Yannick Jadot. Par ailleurs, 2000km de lignes TGV supplementaires seront construites d’ici 2020, ainsi que des « autoroutes ferroviaires » pour transporter les camions. « A terme, il n'y aura plus de camions de transit sur les autoroutes et les routes. On va les mettre sur des trains", a annonce le minstre, precisant que "deux premieres lignes nord sud-ouest et nord sud-est seront construites dans les 5 ans".
S’agissant du transport routier, le principe d’une "ecopastille" sous forme de bonus-malus pour les voitures a ete acte. Cette mesure vise a  recompenser chaque annee, fiscalement, les acheteurs de vehicules moins polluants, et taxer davantage les vehicules les plus emetteurs de gaz a effet de serre. Enfin, la creation d’une « ecoredevance » sur le transport routier a egalement ete actee mais, comme pour l’eco-pastille, les modalites restent a definir. 
S’agissant des economies d’energie, les membres du Grenelle sont parvenus a definir les objectifs suivants pour 2020 : 20% d’energies renouvelables dans la consommation d’electricite,  une reduction de 40% de la consommation d’energie dans l’habitat et de 20% dans les transports. 
Autre mesure d’importance, l’interdiction des ampoules a incandescence d’ici a 2010. Greenpeace assure qu'une « telle mesure va avoir un impact environnemental tres fort. Interdire les ampoules a incandescence a partir de 2010 va permettre a la France d’economiser environ 11  TWh/an, ce qui correspond a la capacite de production d’un EPR », precise l'ONG.
    D’autres sujets majeurs, comme la taxe carbone et la reduction du nucleaire, doivent encore etre negocies. S’agissant du nucleaire, le ministre n’a pris aucune decision, puisque ce domaine releve exclusivement du president de la Republique.  
Si les ONG estiment pour l’instant avoir obtenu ce qu’elles attendaient, elles se disent vigilantes sur les financements et les outils d’application qui seront decides ulterieurement. Une loi de programmation doit en effet etre debattue au parlement en janvier et fevrier 2008, pour enteriner les decisions issues du Grenelle. Pour Alain Bougrain-Dubourg, president de la LPO, « le risque est grand de voir les mesures du Grenelle videes de leur contenu par le Parlement. Je ne suis pas sur que le travail de concertation que nous avons realise soit poursuivi par les parlementaires », a-t-il ajoute. Reponse en fevrier prochain.
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    4- Gros couac au Grenelle sur la reduction des pesticides, Le Nouvel Observateur, 25/10/07
     
    Le releve de conclusion prevoit seulement une diminution, conditionnee et sans date, de 50% de l'usage des pesticides.
    es agriculteurs de la FNSEA remportent une petite victoire sur les ecologistes: le Grenelle de l'environnement a conditionne jeudi 25 octobre la reduction de moitie de l'usage des pesticides dans l'agriculture a la mise au point d'alternatives.
    Lors de la seance de travail de jeudi matin, consacree a l'agriculture, la FNSEA a mis son veto a l'objectif de reduction de 50% de l'usage des pesticides en dix ans, selon Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature environnement.
    "La FNSEA a repris la parole pour expliquer qu'ils n'etaient pas d'accord" et "a remis en cause l'objectif de reduction chiffree a dix ans des pesticides", a explique Arnaud Gossement dans la cour du ministere de l'Ecologie en faisant part de sa "deception". "On garde l'objectif mais, evidemment, celui-ci est fragilise", a deplore le porte-parole de FNE.
    "Demande de bon sens"
    Du coup, le ministre de l'Ecologie "Jean-Louis Borloo a acte d'un objectif du Grenelle qui reste celui de 50% en dix ans, mais sous reserve de la mise au point d'alternatives", a-t-il dit. Cela signifie que "s'il n'y a pas d'alternative aux pesticides pour l'agriculture actuelle, on ne pourra pas atteindre l'objectif de 50%".
    "La phrase validee a l'unanimite est parfaitement claire: reduction de moitie des pesticides en accelerant la diffusion des methodes alternatives et sous reserve de leur mise au point", a confirme Jean-Louis Borloo. Le ministre de l'Ecologie a nie tout "cafouillage" sur ce point.
    Le president de la FNSEA Jean-Michel Lemetayer a defendu "une demande de bon sens". "La diminution progressive des pesticides n'est possible qu'avec des solutions alternatives", a-t-il plaide. Dans le cas contraire, "on nous reprocherait assez rapidement de ne pas nous occuper de la sante de nos plantes, de ne pas avoir la production au niveau ou le marche le souhaite, de voir les prix flamber. Je ne pense pas que ce que les gens souhaitent".
    Blandin s'indigne
    "Cela doit engager tout le monde a accelerer la recherche", a poursuivi Jean-Michel Lemetayer. "S'il n'y a pas de solution alternative, on ne sera peut-etre qu'a 30%, et si vraiment la science progresse (...) on sera peut-etre a 60%", a-t-il predit.
    En revanche, Marie Christine Blandin, senatrice Verts du Nord et vice-presidente du groupe de travail sur la "Biodiversite" du Grenelle de l'environnement, s'est indignee de la position de la FNSEA sur les pesticides.
    Dans un communique, elle accuse le president de la FNSEA d'avoir "ruine en quelques minutes les quatre mois de travail et de debats constructifs entre les representants des ONG et des syndicats agricoles, sur le sujet sensible des pesticides, pour lesquels des solutions respectueuses de tous avaient ete trouvees".
    Le Grenelle a par ailleurs decide l'interdiction a la vente dans les deux a quatre ans des 50 substances les plus dangereuses, dont plusieurs fongicides et insecticides. "Aujourd'hui, il y a des substances qu'on continue a mettre dans la nature. Il faut absolument les arreter, il y a un accord du ministre la-dessus", s'est felicite Daniel Richard du WWF. "Globalement, les ecologistes se rapprochent des agriculteurs".
    Il y a egalement eu un accord sur un objectif de 6% de la surface agricole utile en agriculture biologique d'ici 2012, contre 2% actuellement. (avec AP)
    <http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/autour_du_grenelle_de_lenvironnement/20071025.OBS1443/gros_couac_au_grenelle_sur_la_reduction_des_pesticides.html>
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    L'Ecologie, le respect de la NATURE, passe d'abord par le respect de la NATURE HUMAINE.... On a encore du boulot....

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    5- Pesticides : les reactions, Le Nouvel Observateur, 25/10/07
     
    Les reactions apres la troisieme table ronde finale, jeudi 25 octobre, consacree notamment aux pesticides et aux OGM.
    L'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) : Sur les pesticides, "la realite l'a emporte sur l'emotion et l'agriculture pourra continuer a etre un secteur important de l'economie francaise".
    Quant a la proposition du ministre de l'Agriculture Michel Barnier d'interdire, d'ici 2012, les 47 substances "les plus preoccupantes", l'UIPP considere que "les criteres retenus sont contraires aux principes europeens qui se basent sur l'analyse et la gestion des risques".
    "Parmi les 47 substances, il y en a, comme des herbicides et des fongicides, qui sont indispensables a la production de cultures saines a des prix economiquement acceptables". (Declaration a l'AFP, jeudi 25 octobre)
    Serge Lepeltier, ancien ministre de l'Ecologie (UMP/Radical) : "On est dans un changement d'echelle avec les mesures sur le batiment, les transports et l'energie".
    Il a estime que le triplement de la part de l'agriculture bio d'ici 2012, etait un "objectif tres ambitieux".
    Concernant les pesticides "c'est une deception". "Il fallait aller vers une diminution et un delai acte". "la question de la taxe carbone est fondamentale, c'est l'element cle de la solution pour lutter contre le changment climatique". (Declaration a l'AFP, jeudi 25 octobre)
    La FNSEA, syndicat agricole : "Nous sommes satisfaits, car nous avons obtenu l'assurance de l'adoption d'un loi sur les OGM et d'un plan de reduction de l'utilisation des pesticides sans calendrier", a declare Pascal Feret, vice-president. (Declaration a l'AFP, jeudi 25 octobre)
    Marie-Christine Blandin, senatrice Verte du Nord et copresidente d'un des groupes de travail du Grenelle de l'environnement, sur la biodiversite : "Nous avions une decision actee sur une reduction de moitie de la frequence des traitements pesticides sur dix ans, mais M. Lemetayer (patron de la FNSEA, le principal syndicat agricole) a pris pretexte d'une fuite (de l'information) pour faire rouvrir le debat et a rebattu les cartes". Jean-Michel Lemetayer "a tenu son epee plantee dans le dos du ministre" de l'Agriculture Michel Barnier, "il a menace de partir et est revenu en arriere sur ce qui avait ete acte par le groupe", s'est-elle insurgee. Au final, ce qui etait apparu comme une avancee spectaculaire du Grenelle se traduit par un engagement, sans calendrier, de reduire de "moitie les usages des pesticides (sous reserve) de methodes alternatives". "Autant dire rien". "Champagne pour la FNSEA : c'est quand on veut si on veut". (Declaration au sortir de la table-ronde, jeudi 25 octobre)
    La Confederation Paysanne : "Il faut un moratoire long de trois ans car les centaines d'agriculteurs qui veulent cultiver des OGM ne doivent pas penaliser les dizaines de milliers de paysans qui cultivent des productions avec des signes de qualite", a declare Regis Hochart, porte-parole du deuxieme syndicat agricole. "Il n'est d'ailleurs pas exclu que la Commission europeenne donne prochainement un avis negatif sur les cultures de mais OGM".
    Concernant la diminution de 50% de l'usage des pesticides, qui sera conditionnee a la mise en place de "methodes alternatives" et sans calendrier, il a affirme que c'etait une "enorme erreur". "On aurait du decider un delai et en meme temps financer un programme de recherche qui etudie notamment l'action des acteurs biologiques comme des insectes pour lutter contre les maladies affectant les productions agricoles". (Declaration a l'AFP, jeudi 25 octobre)
    Michel Barnier, ministre de l'Agriculture juge necessaire d'interdire les 47 substances "les plus preoccupantes" dont 30 en 2008, 10 en 2010 et le reste d'ici a 2012, estimant que sa proposition serait retenue dans les decisions suivant le Grenelle de l'Environnement. "Il faut aller le plus vite possible pour la reduction de 50%, mais il y a besoin de proteger les cultures car les agriculteurs n'utilisent pas ces produits par plaisir mais par necessite pour lutter contre les maladies".
    "Il faut etre realiste, car il faut trouver des solutions alternatives aux pesticides". (Declaration a l'AFP, jeudi 25 octobre)
    <http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/autour_du_grenelle_de_lenvironnement/20071025.OBS1523/pesticides__les_reactions.html>
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    6- Definition de la taxe carbone, Le Nouvel Observateur, 25/10/07
     
    La question de la taxe carbone, rebaptisee, "contribution energie climat" pendant le Grenelle, doit etre tranchee par Nicolas Sarkozy le jeudi 25 octobre.
    La taxe carbone trouve son origine dans une proposition du Pacte ecologique de Nicolas Hulot.
    Cette mesure vise a "donner un prix" a la pollution de l'atmosphere, en taxant les produits en fonction de leurs emissions en dioxyde de carbone (CO2), principal gaz a effet de serre. Cette taxe s'appliquerait donc a tous les produits, en fonction de leur contenu en CO2 (fabrication, transport, emissions). Mais dans un premier temps, Nicolas Hulot a mis l'accent sur les produits les plus polluants: les carburants. Le Grenelle l'a rebaptisee "contribution energie climat".
    Dans un entretien au Nouvel Observateur la semaine derniere, Nicolas Hulot expliquait que la taxe serait calculee a la fois sur le contenu carbone des energies et sur la quantite d'energie consommee.
    Reduire par quatre les emissions de CO2
    "Cette taxe serait d'abord tres faible, quasiment indolore, de l'ordre de quelques centimes par litre d'essence par exemple. Elle augmenterait progressivement chaque annee jusqu'a atteindre cet objectif primordial si l'on veut vraiment eviter la catastrophe climatique: la reduction par quatre des emissions de CO2 a l'horizon 2050", precisait Nicolas Hulot.
    La taxe est censee inciter progressivement les acteurs (industriels, menages, collectivites) a consommer moins d'energie et a recourir a des procedes plus "propres". Le produit de la taxe pourrait financer le transfert du transport routier de marchandises vers le rail, par exemple.
    Le Medef est pret a accepter cette taxe uniquement si elle est compensee par une diminution de la fiscalite ailleurs.
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    7- Grenelle : Hulot applaudit, Le Journal du Dimanche, 25/10/07
    Nicolas Moscovici
     
    Parmi les reactions aux choix retenus des travaux du Grenelle de l'Environnement par Nicolas Sarkozy, celle de Nicolas Hulot etait, ce jeudi, particulierement attendue. Elle a ete pour le moins enthousiaste. Sur le plateau du JT de France 2, le promoteur du Pacte ecologique s'est dit "plus que satisfait" de l'entreprise conduite par Jean-Louis Borloo.
    Juge de paix du Grenelle de l'Environnement qui vient de s'achever, Nicolas Hulot a livre une appreciation plus qu'elogieuse: "18 sur 20" avait-il note a la sortie du ministere de l'Ecologie, en fin d'apres-midi. "Plus que satisfait", a-t-il appuye un peu plus tard sur le plateau du 20 heures de France 2. Le promoteur du pacte ecologique, qui semble decidemment se plaire dans le role de professeur, avait juge que la copie du candidat UMP ne meritait qu'un 8 sur 20 durant la campagne presidentielle. Six mois plus tard, l'eleve Sarkozy a donc effectue un spectaculaire bond. A la plus grande satisfaction du maitre d'ecole.
    "Le pacte ecologique s'incarne dans l'esprit de ce Grenelle" a juge Nicolas Hulot face a David Pujadas. "Il s'agit de la victoire de la raison", a-t-il ajoute, expliquant en outre que "toutes les logiques inertiennes (sic) ont ete remises en cause". Faisant reference aux tres nombreuses mesures declinees un peu plus tot par le chef de l'Etat dans son discours de cloture (voir par ailleurs), l'animateur tele s'est felicite que "toutes celles que nous preconisions, et bien d'autres, ont ete actees". L'ephemere candidat a l'election presidentielle n'a meme rien trouve a redire a l'application pour l'instant differee de la "taxe carbone" (*), desormais denommee "taxe climat-energie", et dont il etait le principal initiateur.
    "Cette taxe, on va la mettre en place..."
    "Ce soir, il faut etre objectif", a pose Hulot. "Cette taxe, on va la mettre en place, mais il faut avoir le souci de ne pas alourdir la barque des prelevements pour les foyers (...) Il faut trouver une neutralite. Bercy va avoir du pain sur la planche, mais le principe est acte", a-t-il retenu. D'autres se sont montres moins enthousiastes: "Comment reduire veritablement les emissions de gaz a effet de serre, sans instaurer une veritable fiscalite ecologique qui est renvoyee a une decision ulterieure et a l'echelon europeen?", s'est par exemple demande le Parti socialiste dans un communique.
    De serieuses reserves qui ne douchent pas l'enthousiasme de Nicolas Hulot, sans doute le plus ravi parmi l'ensemble des ONG qui ont participe aux travaux du Grenelle. Lui qui faisait part de son "exigence" a l'amorce de la phase finale du projet conduit par Jean-Louis Borloo, il a, a l'arrivee, qualifie l'entreprise "de modele de democratie". Meme si, comme tous, il en attend desormais les applications concretes.
    En attendant, Nicolas Hulot se sent "en relation de confiance" avec Nicolas Sarkozy. "Je mesure mes mots, il ne s'agit pas d'une confiance aveugle", a-t-il precise, en s'appuyant sur des decisions concretes, comme le fait que l'Ecologie beneficie d'un grand ministere. Proche de Jacques Chirac en son temps (Hulot avait meme refuse d'entrer dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2002), l'instigateur d'une charte de l'environnement a portee constitutionnelle, effective depuis 2005, semble donc egalement en phase avec son successeur. Lequel doit particulierement apprecier cette embellie bienvenue en ces temps de grisaille sociale...
    (*) La taxe carbone vise a faire entrer dans le prix d'un produit son cout en matiere fossile (dont le carbone), de sa fabrication a sa commercialisation, en passant par son transport.
    + Grenelle : Toutes les reactions, Le JDD, 25/10/07
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    8- Infographie. Huit dossiers pour l'environnement, Le Monde, 25/10/07
     
    Transports, habitat, energies, consommation, biodiversite, agriculture, sante, dechets, 8 dossiers a consulter a :
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-959155,54-970504,0.html>
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    9- Grenelle. Borloo veut creer un "Samu de l'environnement", Agence Reuters, 25/10/07

    Paris (Reuters) - Jean-Louis Borloo suggere, dans un entretien que publie L'Express jeudi, de creer un "Samu de l'environnement en France".
    Le service "interviendrait rapidement en cas d'alerte a la pollution par exemple", explique le ministre de l'Ecologie, du Developpement et de l'Amenagement durables.
    L'experience existe deja en Alsace, ou une equipe d'intervention peut faire des analyses dans l'eau, l'air ou le sol en cas de signalement de pollution grace a un laboratoire mobile.
    Au terme du premier "Grenelle de l'environnement", qui doit s'achever jeudi par l'annonce d'une serie arbitrages presidentiels, Jean-Louis Borloo souhaite la mise en place d'un "Grenelle regional annuel", avec les acteurs locaux pour faire le point sur les mesures.
    Un rendez-vous doit en outre etre pris au niveau national tous les ans "pour voir ce qu'on peut ameliorer", ajoute-t-il.
    <http://www.boursorama.com/pratique/actu/detail_actu_sciences.phtml?news=4752367>
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    10- Suddeutsche Zeitung. L'ONU met en garde contre la destruction de l'environnement, Courrier International, 26/10/07
     
    Un rapport de l'Agence des Nations unies pour l'environnement dresse un bilan alarmant de l'etat de sante de la planete. La communaute internationale doit repondre plus rapidement aux changements climatiques, aux extinctions d'especes et a la diminution des ressources en eau potable, avertissent 390 scientifiques ayant participe a l'etude onusienne dont les resultats ont ete devoiles jeudi 25 octobre. Les principales victimes de la degradation de l'environnement sont les enfants de moins de 5 ans.
    En savoir plus sur ce journal
    <http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79125>
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    11- OGM : un moratoire en France serait contraire a la legislation europeenne, AFP, 26/10/07
     
    Bruxelles (AFP) - 11h53 - Un moratoire sur les OGM, envisage par le president francais Nicolas Sarkozy, serait contraire a la legislation europeenne, a prevenu vendredi la Commission europeenne.
    Le chef de l'Etat francais a annonce jeudi la suspension de la culture commerciale des OGM "en attendant les conclusions d'une expertise a conduire par une nouvelle instance, qui sera creee" d'ici la fin de l'annee.
    Un moratoire sur les OGM serait "contre la legislation europeenne", a toutefois commente vendredi devant la presse Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire europeen a l'environnement Stavros Dimas. La Commission veut cependant etudier les details des mesures francaises avant de donner une reponse definitive.
    Les surfaces cultivees en 0GM en France (uniquement du mais de type MON 810) representent 0,75 % des surfaces totales de mais.
    "La verite est que nous avons des doutes sur l'interet actuel des OGM pesticides, la verite est que nous avons des doutes sur le controle de la dissemination, la verite est que nous avons des doutes sur les benefices sanitaires et environnementaux des OGM", a commente jeudi M. Sarkozy.
    Le commissaire Stravros Dimas avait felicite jeudi la France pour son "Grenelle de l'environnement", tout en invitant Paris a replacer les mesures annoncees, comme le gel des cultures OGM "dans le cadre legislatif europeen".
    Les cultures OGM constituent "un debat tres emotionnel, il ne faut pas perdre la perspective scientifique", avait-il souligne dans un entretien a l'AFP.
    Il a ainsi precise que la France ne pourrait invoquer une "clause de sauvegarde" a l'encontre du mais de Monsanto MON 810 cultive en France que s'il avait des "elements nouveaux" sur les effets negatifs de cette culture.
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    12- Fin des travaux du Grenelle : annonce d'une expertise sur les agrocarburants, AFP, 26/10/07
     
    Paris (AFP) - 14h44 - Le Grenelle de l'environnement a termine ses travaux vendredi matin, avec l'annonce par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo d'une expertise sur le bilan ecologique et energetique des agrocarburants de premiere generation. lire le dossier
    Le Grenelle de l'environnement avait termine jeudi apres-midi ses travaux, a l'exception de cette derniere table ronde.
    L' expertise sur les agrocarburants, confiee a l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe), devra permettre de determiner leur part dans le portefeuille energetique francais, a-t-il ajoute a l'issue de la derniere table ronde du Grenelle.
    Parallelement, les efforts de recherche et developpement concernant les agrocarburants de deuxieme generation seront intensifies. Il s'agit d'"accelerer la mise en place de pilotes industriels sur les biocarburants de deuxieme generation", precise le releve de conclusions de la derniere table ronde du Grenelle qui s'est tenue vendredi matin.
    Un groupe de travail fera une revue generale du "plan biocarburants" francais avant le 1er fevrier 2008 sur la base de l'expertise de l'Ademe, precise ce document.
    Les agrocarburants dits de premiere generation sont ceux produits a partir de cultures destinees a l'alimentation - betterave a sucre et ble pour le bioethanol, colza et tournesol pour le biodiesel/diester en France). Leur developpement pose un probleme de concurrence dans l'usage des terres agricoles.
    Ceux de deuxieme generation seraient fabriques a partir de plantes non alimentaires - buissons de terres semi-arides, herbes de prairie, algues marines.
    Avec cette expertise de l'Ademe, "on va redefinir la politique francaise en matiere d'agrocarburants", a souligne Yannick Jadot (Greenpeace/Alliance pour la planete) qui participait aux travaux de la table ronde vendredi au ministere de l'Ecologie. Il a estime que "l'engouement de mode pour les agrocarburants est en train d'atterrir".
    En arrivant au ministere vendredi matin pour cette derniere table ronde, Nicolas Hulot avait pour sa part estime que les agrocarburants etaient "une fausse bonne idee" et qu'ils posaient "enormement de risques pour la biodiversite" (engrais, pesticides).
    Le president Nicolas Sarkozy s'etait prononce jeudi pour la suspension des cultures d'OGM et une reduction des pesticides, sans aller jusqu'a la creation immediate d'une " taxe carbone".
    Entre la taxe carbone, a l'etude mais non decretee, et la necessite de ne pas rogner sur le pouvoir d'achat des Francais, la presse francaise vendredi voit Nicolas Sarkozy jouer les equilibristes pour ne froisser personne.
    M. Sarkozy a prononce son discours devant le gouvernement en son entier, le Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore, et le president de la Commission europeenne, Jose Manuel Barroso, affichant ainsi sa volonte de donner un caractere solennel a cette initiative.
    Al Gore a salue ce sommet inedit en France, assurant qu'il constituait un "formidable coup d'accelerateur" a la lutte mondiale contre le rechauffement climatique.
    Depuis mercredi, les participants - ecologistes, representants du patronat, des syndicats, de l'Etat et de collectivites - ont participe a d'ultimes negociations pour arriver a presenter une serie de mesures.
    Ils ont toutefois echoue a se mettre d'accord sur une revendication clef des ecologistes, celle de la creation d'une "taxe carbone" sur les produits gros consommateurs d'energie fossile. Consideree comme un test de l'echec ou du succes de ce sommet par les organisations ecologistes, la creation de cette taxe est rejetee par le patronat en l'absence d'une remise a plat globale de la fiscalite.
    Sans trancher, M. Sarkozy s'est engage a "ce que la revision generale des prelevements obligatoires se penche sur la creation d'une taxe climat-energie en contrepartie d'un allegement de la taxation du travail pour preserver le pouvoir d'achat et la competitivite".
    Autre point, qui a donne lieu a un bras de fer entre ecologistes et agriculteurs, celui des pesticides, qui pollue les eaux et les sols, et dont la France est le premier utilisateur en Europe. Soutenant le "principe de precaution (...) qui doit etre interprete comme un principe de responsabilite" notamment pour les auteurs de pollutions, M. Sarkozy a demande au ministre de l'Agriculture Michel Barnier "de proposer avant un an un plan pour reduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosite est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent".
    Il a confirme la suspension de la culture commerciale de mais genetiquement modifie annoncee dans la matinee "en attendant les conclusions d'une expertise a coParmi les avancees, qui ont fait l'objet d'un consensus, figurent des mesures dans les secteurs, clef pour la lutte contre les gaz a effet de serre, du batiment et des transports.
    La priorite doit etre donnee au rail dans les annees a venir et la creation d'une "ecopastille" a ete decidee pour penaliser les vehicules les plus polluants comme les grosses berlines et les 4X4 et recompenser les plus vertueux. Les modalites doivent toutefois etre encore precisees.
    Le sommet a enterine un fort developpement du "bio" dans l'agriculture, dont la part (calculee en surfaces agricoles utiles), devra passer a 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.
    Les participants a ce sommet se sont montres plutot satisfaits, disant toutefois attendre de voir les conditions d'application des mesures. "Franchement, on est entres dans l'ere de l'ecologie. On est passes a l'action. On est confiants, heureux", a affirme Nicolas Hulot, l'une des figures de l'ecologie francaise. Greenpeace a vu de son cote dans ce sommet des "avancees" mais aussi du "flou".
    Cette reunion a ete baptisee "Grenelle de l'environnement" en reference a des accords sociaux historiques, signes en France en mai 1968.
    "Nicolas Sarkozy, hier, etait dans la situation de l'equilibriste", resume Bernard Le Solleu dans Ouest-France qui precise qu'"il chouchoute les ecologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole." Et de s'interroger: "comment financera-t-on cette revolution, alors que les caisses de l'Etat sont exsangues et que le gouvernement craint, par-dessus tout, de rapetisser le pouvoir d'achat de Francais deja un peu grognons ?".
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    13- Grenelle (suite): fini les camions sur les autoroutes d’ici 2010-2011, Liberation avec AFP, 26/10/07
     
    Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, veut chasser les camions des autoroutes francaises sur les trajets longues distances, au profit du ferroutage. Ce matin les dernieres discussions du Grenelle de l’environnement ont repris.
    Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, invite ce matin de RMC et BFM TV, a precise les decisions prises concernant les poids lourds, dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Il a assure que les camions effectuant de longs trajets seraient obligatoirement chasses des autoroutes francaises en 2010 ou 2011.
    «C'est pour dans trois-quatre ans. Il n'y aura plus un camion sur les autoroutes sur les longues distances», a-t-il dit. Cette mesure radicale serait selon lui possible grace au developpement du «ferroutage», technique qui consiste a mettre les camions sur des trains.
    «On met directement le camion sur un train, on construit des trains speciaux. Ce sera absolument obligatoire», a ajoute le ministre. La mesure permet d'ameliorer le confort des conducteurs, de reduire l'usure des camions et d'ameliorer la vitesse commerciale.
    Cette reforme ne serait pas valable sur les distances moyennes, a-t-il precise, en parlant d'un budget de 800 millions d'euros pour acheter les wagons.
    Biocarburants de deuxieme generation
    Par ailleurs, les travaux de la derniere table ronde du Grenelle de l'environnement, consacree notamment aux biocarburants et a la responsabilite environnementale des entreprises, ont repris ce matin. Faute de temps, ils n’avaient pas pu etre termines hier.
    Outre le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secretaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, sont presents Nicolas Hulot, Yannick Jadot (Alliance pour la planete) et Jean-Pierre Clamadieu pour le Medef.
    Les travaux du jour devraient recommander un etat des lieux avant un lancement a grande echelle des agro-carburants, alors que la hausse des prix alimentaires semble condamner cette premiere generation de biocarburants.
    «Ce qui fait sens, ce sont les agro-carburants de deuxieme generation», souligne Jean-Pierre Clamadieu. Ils utilisent la totalite de la plante et de ses dechets. «Il faut absolument pousser la recherche sur les agro-carburants de deuxieme generation», rencherit Yannick Jadot.
    Dans le chapitre «responsabilite environnementale des entreprises» figurent les questions d'alerte en cas de pollution et d'ethique, notamment sur les importations de bois tropicaux qui portent atteinte a la biodiversite.
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    14- Fin des travaux du Grenelle : lancement d’une expertise biocarburants, Liberation avec AFP, 26/10/07
     
    L’etude portera sur le bilan ecologique et energetique des biocarburants de premiere generation. L’effort de recherche doit etre intensifie sur ceux de la deuxieme.
    Le Grenelle de l'environnement a termine ses travaux ce matin, avec l'annonce par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo d'une expertise sur le bilan ecologique et energetique des agrocarburants de premiere generation.
    Cette expertise, confiee a l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe), devra permettre de determiner la part de ces agrocarburants dans le portefeuille energetique francais.
    Parallelement, les efforts de recherche et developpement concernant les agrocarburants de deuxieme generation seront intensifies. Il s'agit d'«accelerer la mise en place de pilotes industriels sur les biocarburants de deuxieme generation», precise le releve de conclusions de la derniere table ronde du Grenelle.
    Un groupe de travail fera une revue generale du «plan biocarburants» francais avant le 1er fevrier 2008 sur la base de l'expertise de l'Ademe, precise ce document.
    Les agrocarburants dits de premiere generation sont ceux produits a partir de cultures destinees a l'alimentation (betterave a sucre et ble pour le bioethanol, colza et tournesol pour le biodiesel/diester en France). Leur developpement pose un probleme de concurrence dans l'usage des terres agricoles.
    Ceux de deuxieme generation seraient fabriques a partir de plantes non alimentaires (buissons de terres semi-arides, herbes de prairie, algues marines).
    Avec cette expertise de l'Ademe, «on va redefinir la politique francaise en matiere d'agrocarburants», a souligne Yannick Jadot (Greenpeace/Alliance pour la planete) qui participait aux travaux de la table ronde vendredi au ministere de l'Ecologie. Il a estime que «l'engouement de mode pour les agrocarburants est en train d'atterrir».
    En arrivant au ministere ce matin pour cette derniere table ronde, Nicolas Hulot avait pour sa part estime que les agrocarburants etaient «une fausse bonne idee» et qu'ils posaient «enormement de risques pour la biodiversite.»
    Sur le meme sujet :
    Quand Jose Bove felicite Sarkozy...
    <http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/287586.FR.php>
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    15- Panorama. Grenelle : la nouvelle ere ecologique, Le Point, 26/10/07
    Gwendoline Dos Santos
     
    Reconnaissant que notre modele de croissance est condamne, Nicolas Sarkozy appelle a un « plan Marshall » de l’environnement. En  presence  de Jose Manuel Barroso, president de la Commission europeenne,  et d’Al Gore,  recent Prix Nobel de la paix, il reprend a son compte la plupart des mesures proposees par les commissions de travail.
    Beaucoup comme Nicolas Hulot affichent pleinement leur satisfaction, d’autres restent sur leur faim, notamment quelques associations ecologistes. Les Verts craignent que les belles paroles s’envolent. La plupart attendent, en tout cas, le financement de toutes ces mesures qui font du Grenelle une revolution.
    Diaporama a consulter a :
    <http://www.lepoint.fr/slideshow/societe/view_slide.html?id=633&pageroffset=0>
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    16- Grenelle : ce que ca va changer pour votre vie quotidienne, 20 Minutes, 26/10/07
    Catherine Levesque
     
    Pour le citoyen, difficile de se retrouver dans la jungle des decisions qui ont ete prises durant ces deux derniers jours lors du Grenelle de l’environnement. Compte tenu de l’ampleur des enjeux, qui concernent tous les domaines de notre vie quotidienne, on imaginera sans mal que la revolution verte annoncee ne se fera pas du jour au lendemain.
    Parce qu’il s’agit d’une mecanique complexe, notamment sur le plan fiscal, et parce que nombre de decisions (notamment la taxe carbone) ne peuvent etre prises sans concertation avec le reste de l’Europe.
    Nombre de sujets continuent d’ailleurs a etre etudies et nous en saurons plus a la mi-decembre, quand les commissions creees auront avance. Globalement, le consommateur devrait a terme avoir tout a gagner s’il privilegie les produits et services respectueux de l’environnement. L’Etat ne souhaite pas, en effet, amputer le pouvoir d’achat des consommateurs. Reste a savoir quelles decisions prendra le Parlement dans les mois a venir et comment seront financees ces transformations pharaoniques…
    Quelles taxes ?
    • Une taxe ecologique (l’ecopastille) probablement annuelle sur les vehicules neufs les plus polluants vise a financer une prime a la casse pour inciter a l’achat d’un vehicule propre. Mais on ne connait pas encore vraiment ses modalites (montant, seuils de pollution ?).
    • La creation d’une contribution climat-energie (= taxe carbone, sorte d’impot sur les energies fossiles comme le fuel, l’essence, le charbon, responsables du rechauffement climatique…) reste a l’etude (par exemple, 1 centime sur le litre de carburant). Elle serait compensee par un allegement des cotisations (des employeurs et des salaries) et ce dans le cadre d’une remise a plat de la fiscalite en France prevue au printemps prochain. L’objectif est de nous pousser a ne plus avoir recours a ces energies emettrices de CO2 en augmentant leur prix progressivement.
    • Une TVA a taux reduit sera creee sur tous les produits ecologiques qui respectent le climat et la biodiversite.
    • La possibilite de taxer les produits issus de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto va etre etudiee au niveau europeen, dans les six mois.
    • Pas de chance pour les routiers : ils devront des 2010 payer une ecoredevance kilometrique en dehors des autoroutes.
    Alimentation
    • OGM: la culture commerciale du mais genetiquement modifie (le fameux Mon 810 de Monsanto, cultive en France sur 20 000 ha) est suspendue en attendant une expertise plus poussee et une loi enfin claire sur cette question, prevue en janvier.
    • Les cultures bio vont etre multipliees par trois d’ici a 2012 et par 10 d’ici a 2020 (soit 20 % des surfaces cultivees au final) et la restauration collective devra proposer un repas bio par semaine.
    Mais avec quels moyens ? On peut esperer que l’augmentation de la production s’accompagne d’une baisse des prix…
    • L’agriculture conventionnelle devra avoir moins recours aux pesticides (moitie moins si possible dans les dix ans a venir), mais encore faut-il qu’elle trouve des alternatives a ces traitements sans plomber sa productivite…
    Batiment
    Du gros œuvre en perspective ! Environ 30 millions de logements anciens vont etre renoves (soit 400.000 par an) selon de nouvelles normes (interdiction du simple vitrage en 2010, meilleure isolation, mise en place de panneaux solaires…), avec priorite sur 800.000 logements sociaux, ce qui devrait creer au moins 100.000 emplois dans ce secteur.
    L’objectif est ambitieux : en 2020 (voire 2012 pour le neuf en basse consommation), tous les batiments devront produire plus d’energie qu’ils n’en consomment (energie positive) ou, du moins, ne pas en consommer (energie passive). Ce qui revient a supprimer la facture energetique du foyer !
    Pour financer ces travaux, des credits d’impots et des prets speciaux sont envisages (pret a taux 0 vert ?), qui sont censes couter moins cher aux proprietaires que les economies d’energie realisees au final.
    Encore faut-il avoir les moyens d’investir au depart (on estime le cout par foyer de cette renovation thermique entre 15.000 et 20.000 euros par foyer). Cela augmenterait de 1 % le prix a l’achat. Mais quid de la repercussion des gains sur les locataires ? Quant aux artisans, ils vont devoir etre formes a ces nouvelles techniques. Il y a du boulot !
    Transport
    • Les grandes agglomerations de province vont etre desengorgees par l’amelioration des transports publics et de leurs correspondances (1.500 km de lignes de tramway ou de bus protegees en plus sur dix ans).
    • 2.000 lignes a grande vitesse en plus d’ici a 2020.
    • Les vols interieurs seront taxes s’il existe une alternative en TGV.
    • Possibilite pour les villes de creer des peages urbains, de faire des couloirs dedies au covoiturage, ou d’experimenter ces processus.
    • Moins de camions sur les routes avec le developpement d’autoroutes ferroviaires, qui permettront de les mettre sur des trains et devraient diminuer leur trafic sur les routes de moitie d’ici a 2020.
    Energie
    • Tous les appareils seront dotes de l’etiquette energie (reservee actuellement a l’electromenager).
    • Les produits de la grande distribution afficheront leur «prix ecologique» (qui integre leur cout environnemental) a cote de leur prix reel. Pour l’heure, seule l’enseigne Casino a commence ce fastidieux etiquetage, qui apparaitra timidement l’an prochain.
    • Interdiction des lampes a incandescence en 2010 au profit de lampes a basse consommation et LED.
    Sante
    Beaucoup de bonnes intentions. Moins de bruit d’ici 5 a 7 ans, moins de particules fines dans l’air (surtout issues du diesel), moins de produits toxiques dans notre air interieur, meilleur suivi des maladies respiratoires, des cancers…, une meilleure information sur les nanoparticules presentes dans les lieux publics…
    Gouvernance ecologique
    Une plus grande transparence en general dans les prises de decisions (avec la prise en compte de l’avis des ONG).
    <http://www.20minutes.fr/article/190803/France-Grenelle-ce-que-ca-va-changer-pour-votre-vie-quotidienne.php>
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    17- La promesse d’un avenir plus vert, Metro, 26/10/07
    Nadia Loddo
     
    Nicolas Sarkozy s’est engage hier a appliquer les propositions du Grenelle.
    “Un euro pour le nucleaire, un euro pour les energies renouvelables.” Cette phrase resume le discours de cloture du Grenelle de Nicolas Sarkozy hier a l’Elysee : pas de revolution ecologique, mais un discours ouvert, qui a evoque un grand nombre des propositions du Grenelle, en abordant meme les sujets tabous. Entoure de deux Nobel de la paix, Waangari Maathai et Al Gore, et du president de la Commission europeenne Jose Manuel Barroso, le chef de l’Etat a expose son “New Deal ecologique”. Le mot d’ordre : “investir massivement pour la croissance de demain”.
    Investir dans les transports
    D’abord, investir dans les transports. Le President a affirme que “l’Etat a eu tort de se dessaisir des transports urbains” et promet un changement de cap. Autre axe de travail, le rail : construction de 2000 km de lignes TGV ainsi que la reaffectation des lignes degagees au fret. L’autre gros chantier a financer est le batiment. 150 000 emplois seraient a creer dans ce secteur. Cote fiscalite, Sarkozy propose une TVA a taux reduit sur les produits propres, mais reste flou sur la mise en œuvre de la taxe carbone (ou contribution climat energie). Il a ainsi rassure patronat et syndicats en proposant de compenser cette taxe par une reduction de l’imposition du travail. Le chef de l’Etat a reaffirme la place du nucleaire dans sa vision du developpement durable. Il a estime qu’il serait “illusoire” de pretendre relever le defi du rechauffement climatique sans cette source d’energie qui n’emet pas de CO2. Il a neanmoins promis d’engager un programme national pour les energies renouvelables aussi ambitieux que celui lance pour le nucleaire en 1974.
    Prudence sur les OGM
    Autre sujet sensible, les OGM. Sarkozy a defendu le principe de precaution, profitant de l’occasion pour decocher une fleche en direction de de Jacques Attali.  Il a ainsi suspendu la culture commerciale des OGM dans l’attente de l’expertise d’une commission ad hoc. Tout le monde s’accorde a dire que le discours d’hier n’est qu’un premier pas et attend de voir si les promesses seront tenues. Nicolas Sarkozy met la barre haute en concluant : “ce que j’ai dit, nous le ferons.”
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    18- Hulot : "Il y a eu un vrai saut qualitatif", Metro, 26/10/07
     
    Reactions. Les participants oscillent entre satisfaction et “peut mieux faire”.
    Nicolas Hulot, animateur tele
    “Nous avons rattrape le retard que nous avions pris. On peut parler d’une vraie rupture. Au regard de la fiscalite environnementale, on envisage une reforme profonde afin de transferer l’imposition de l’emploi aux activites polluantes. Je donne donc la note de 18/20.”
    Pascal Husting, Greenpeace France
    “Le discours est en retrait par rapport a la pertinence des propositions discutees lors de la table ronde finale. L’eleve etait mal parti : en campagne electorale, il avait ete note 7,5/20 par l’Alliance pour la planete. Il devra attendre la fin du premier semestre pour avoir sa note finale.”
    Francois Chereque, N°1 de la CFDT
    “C’est tres positif, il y a eu un travail important de tous les acteurs concernes et les objectifs sont ambitieux, les engagements du president de la Republique sont tres forts. On veillera a ce que tout ca se concretise dans la loi.”
    Sebastien Genest, France Nature Environnement
    “C’est un bon point de depart. Il ne faut pas bouder le President : un point de satisfaction n’est pas une maladie honteuse. Sortons des schemas du passe. Le dialogue environnemental est une revolution culturelle.”
    Laurence Parisot, Presidente du Medef
    “On a trouve de bons equilibres avec la necessite d'integrer les interets ecologiques, tout en respectant les interets economiques. Mais il y a aussi des elements qui peuvent inquieter certaines entreprises.”
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    19- Nicolas Sarkozy lance son "plan Marshall" pour l'environnement, Le Figaro, 26/10/07
    Marielle Court et Caroline de Malet
     
    En presence du prix Nobel de la paix Al Gore et du president de la Commission europeenne, Jose Manuel Barroso, Nicolas Sarkozy a pris de nombreux engagements en faveur de l'ecologie. Avec la mise a l'etude d'une taxe carbone, il place la France au premier rang dans la lutte contre le rechauffement climatique.
    Seize heure vingt. Nicolas Sarkozy entre au pas de charge dans la grande salle de reception du Palais de l'Elysee, avec a ses cotes les deux prix Nobel de la paix, l'Americain Al Gore et la Kenyane Wangari Maathai, et le president de la Commission europeenne, Jose Manuel Barroso. L'heure J du « Grenelle de l'environnement » a enfin sonne. Quelque sept cents personnes sont la, qui les attendent. Tous ceux qui, ONG, patronat, syndicats ou collectivites territoriales ont discute des heures durant ces quatre derniers mois pour trouver des solutions a la lutte contre le rechauffement climatique, le maintien de la biodiversite, l'evolution de l'agriculture.
    Ainsi, serres au premier rang, Nicolas Hulot etait assis a cote de Jean-Louis Borloo, Hubert Reeves cotoyait Francois Fillon et Laurence Parisot, Wangari Maathai. Mais egalement des parlementaires et bien sur l'ensemble du gouvernement, dont Jean-Louis Borloo qui avec ce « Grenelle » « a su relever un defi sans precedent  », a salue Nicolas Sarkozy en attaquant son discours.
    Un texte unanimement salue dans les rangs politiques, par les associations ou encore les experts du climat pour son volontarisme. « Formidable », s'est exclame Yann Arthus-Bertrand, « je suis satisfait », a ajoute Daniel Richard le president du WWF, « ca decoiffe » pour Christian Brodhag delegue interministeriel au Developpement durable. « I'm so excited » surencherit Wangari Maathai, qui souhaite que les autres pays prennent exemple sur ce concept de consultation. Une idee egalement avancee par Al Gore. « Si on veut avancer rapidement, il faut etre seul » a explique l'ex-vice-president americain, « si on veut aller loin, il faut etre plusieurs », a-t-il ajoute, avant de conclure « nous voulons aller loin et rapidement, nous voulons un»Grenelle* mondial. »
    Meme le Medef, qui a plusieurs fois manifeste ses reticences, a, par la voix de Laurence Parisot, « salue ce processus qui s'est fait dans un etat d'esprit formidable », precisant : « la France a trouve un bon equilibre entre la necessite d'integrer l'imperatif ecologique et l'imperatif economique ».
    « Plus de petrole avant la fin du siecle »
    « La France n'est pas en retard, mais desormais elle veut etre en avance et elle veut etre exemplaire » a ainsi declare le president. « Nous l'avons prouve avec le»Grenelle*, il faut avoir le courage de decider autrement. Il faut avoir le courage de changer les methodes et de preferer la decision issue de la negociation plutot que la decision issue de l'administration », a-t-il lance. Il s'etait engage a reprendre les conclusions negociees des representants des differents colleges, il a donc tenu parole.
    « Il faut avoir le courage de dire que la hausse des prix des hydrocarbures sera permanente », a poursuivi le president, qui n'a pas peur de se repeter. « Il faut avoir le courage de dire qu'il n'y aura plus de petrole avant la fin du siecle. Il faut avoir le courage de dire que nous ne connaissons pas tous les effets a long terme des 100 000 substances chimiques commercialisees », a annonce au prealable le chef de l'Etat, qui s'est engage sur une totale transparence des informations : « Les Francais ont le droit de savoir. »
    Dans ce contexte, la position du president sur les OGM est un exemple d'engagement fort : au nom du principe de precaution : « je souhaite que la culture commerciale OGM des pesticides soit suspendue », a annonce le president en attendant les conclusions d'une expertise a conduire par une nouvelle instance qui sera creee avant la fin de l'annee. « La verite est que nous avons des doutes sur l'interet actuel des OGM pesticides. La verite est que nous avons des doutes sur le controle de la dissemination, la verite est que nous avons des doutes sur les benefices sanitaires et environnementaux », a ajoute Nicolas Sarkozy.
    N'hesitant pas a expliquer qu'assimiler la politique ecologique a un retour en arriere « etait une imposture », Nicolas Sarkozy a annonce « un plan Marshall pour la France ». Cela passe par une politique d'investissement dans la recherche, dans les transports et dans l'habitat mais aussi dans l'agriculture.
    Reste maintenant la mise en oeuvre. Une loi de programmation doit etre votee par le Parlement au premier trimestre 2008. Pour la preparer, des comites de pilotages vont etre mis en place sur plusieurs sujets comme la contribution energie climat ou l'ecopastille. Seuls les dechets doivent encore faire l'objet d'une poursuite de la consultation durant trois mois. A condition que les questions de la gouvernance et des agrocarburants, qui n'ont pu etre examinees hier, soient bien tranchees ce matin. « 2008 doit etre l'annee de la mise en oeuvre effective, a explique Jean-Louis Borloo, 2009 celle du lancement, et 2012 celle des grands resultats. »
    + En video : 
    - Allocution de M.Jose Manuel Barroso a l'issue des premieres conclusions du Grenelle de l'environnement, 25/10/07
    - Allocution de M. Al Gore a l'issue des premieres conclusions du Grenelle de l'environnement, 25/10/07
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    20 - Comment le president a opere sa mue ecologique, Le Figaro, 26/10/07
    Charles Jaigu
     
    D'abord sceptique sur les enjeux ecologiques, le chef de l'Etat s'est finalement rallie a la cause environnementale.
    Dans cet automne en demi-teinte, Nicolas Sarkozy a trouve sa bouee verte. Flanque d'Al Gore, le tout nouveau Prix Nobel de la paix, et du president de la Commission europeenne, Jose-Manuel Barroso, le chef de l'Etat apparait comme un defenseur de l'environnement tout aussi convaincu qu'un Jacques Chirac. En acceptant « le principe » d'une taxe carbone, qui etait la principale exigence du « pacte ecologique » de Nicolas Hulot pendant la campagne electorale, le chef de l'Etat a joue banco. Hier, il a donc gagne les applaudissements de Nicolas Hulot, ce dernier se felicitant de l'intervention du president de la Republique : « A ce stade, je lui donne 18 sur 20 », a-t-il salue.
    Un satisfecit qui n'est pas neutre pour Nicolas Sarkozy, quand il est accorde par l'une des personnalites les plus populaires de France, alors que le president doit lutter contre les inquietudes grandissantes sur la croissance faible.
    L'un des tres proches de Nicolas Hulot, Jean-Marc Jancovici, applaudit des deux mains : « S'il est d'accord sur le principe, cela nous va tres bien. » Cet ecolo rigoureux n'en revient pas : « Si on m'avait dit que les 180 pages de ce pacte ecologique pondu dans un chalet il y a un an aboutiraient finalement a un debat au sommet entre les deux Nicolas, je n'y aurais jamais cru », s'exclame-t-il. « Nicolas Sarkozy a toujours ete sur cette position », precise son cabinet. « Il a toujours ete d'accord pour examiner le principe d'une taxe sur le carbone, mais a condition qu'elle n'affecte pas le pouvoir d'achat des Francais », rappelle-t-on.
    Avant de s'y resoudre, Nicolas Sarkozy a beaucoup hesite. Conscient de la popularite des thematiques environnementales dans l'opinion publique, il ne voulait en aucun cas s'attirer les foudres des Francais en amputant leur pouvoir d'achat. En fevrier dernier, il avait confie au Figaro qu'il appreciait surtout Nicolas Hulot pour son emission « Ushuaia », mais guere pour son aventure d'apprenti presidentiable. « C'est la derniere idee a la mode », glissait-il ce jour-la, a propos de l'ecologie.
    «L'humanite danse sur un volcan»
    Mais la lecture des sondages et la conviction de certains de ses conseillers, comme sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, ont modifie son appreciation des enjeux du probleme. Pendant la campagne, il osa meme avancer, a propos du rechauffement climatique : « Je pense que l'humanite danse sur un volcan. » Une affirmation aux accents chiraquiens que n'aurait jamais lancee le meme Nicolas Sarkozy deux ans plus tot ! Le candidat Sarkozy a aussi vu dans le « creneau ecolo », pour reprendre une expression qu'il juge « la plus moche de la langue francaise », un moyen ideal d'afficher ses divergences avec la Maison-Blanche. Pendant la campagne, il n'a pas manque de deplorer le conservatisme de George Bush sur ce sujet. Et lors du G8 d'Heiligendamm, en juin, le president tout juste elu avait dit a plusieurs reprises tout le mal qu'il pensait du refus par Washington de signer les accords de Kyoto.
    Convaincu de la necessite de tenir son engagement, Nicolas Sarkozy se mefie neanmoins du « pathos ideologique » propre a l'ecologie, selon l'expression de l'un de ses conseillers. Il s'affiche ainsi pronucleaire et refuse l'« utopie de la decroissance ». Elu, il nomme Juppe, puis Jean-Louis Borloo a la tete d'un superministere de l'Environnement. Ce dernier, hier, n'a pas cache son emotion, apres avoir ete chaleureusement felicite par le president de la Republique. « Moi, je suis absolument fou de joie de ces quatre mois, jour et nuit », s'est exclame le numero deux du gouvernement. Hier, avec l'adoption du traite europeen a Lisbonne, Nicolas Sarkozy pouvait esperer que le « Grenelle de l'environnement » serait mis a son credit par les Francais, cinq mois apres son election, comme un « engagement tenu ».

    Grenelle grenade camouflée sous un bouquet de fleur?

    21- Le chef de l'Etat s'engage sur la mise en place d'une taxe carbone, Le Figaro, 26/10/07
    Caroline de Malet et Cyrille Lachevre

    Il souhaite que cette taxe se fasse en contrepartie de l'allegement du cout du travail.
    Colonne vertebrale du «Grenelle de l'environnement», la contribution energie climat verra bien finalement le jour. « Je ne veux pas refermer ce dossier au pretexte qu'il serait complique », a affirme le chef de l'Etat, qui s'est reserve le privilege d'annoncer lui-meme cette mesure, dont le principe etait acquis depuis la veille, au terme d'une rude negociation.
    Veritable pomme de discorde entre la majorite des participants au Grenelle et le patronat, la contribution energie-climat est donc finalement sauvee in extremis. Elle avait pourtant failli passer a la trappe mercredi, a la suite d'un affrontement qui a oppose ONG, syndicats et le ministre Jean-Louis Borloo, tres determine sur le sujet, au Medef, soucieux de preserver l'interet des entreprises.
    Tous les participants au Grenelle ont salue la volonte de « donner un prix au carbone », comme s'en est felicite Nicolas Hulot. La logique de cette taxe est simple : elle vise a faire prendre conscience au consommateur de ses emissions polluantes, en le penalisant d'autant lors de ses actes de la vie quotidienne. La taxe « climat-energie » est une taxe sur les energies fossiles, c'est-a-dire fuel, essence ou charbon. Concretement, « l'idee est que le montant de la taxe, qui pourrait representer 3 ou 5 centimes par exemple par litre d'essence la premiere annee, double chaque annee, en vue d'une montee en puissance progressive », explique Jean-Paul Besset, de la Fondation Nicolas Hulot. L'association estime que son montant pourrait atteindre 60 milliards d'euros en quatre ans, de 2009 a 2012.
    Reste a connaitre les modalites precises de sa mise en oeuvre, qui devront etre arretees par un comite de pilotage d'ici au 15 decembre. « Tout va etre dans le taux et la gradualite de la mesure », estime Edouard Bard, vice-president du groupe de travail sur le climat de ce Grenelle. Le Medef, qui a finalement donne mercredi son accord de principe, avait devant Jean-Louis Borloo pose ses conditions, par la voix du president de sa commission developpement durable Jean-Pierre Clamadieu : « La necessite de la mettre en place dans un cadre europeen et qu'elle soit compensee par une reduction de charges sur les entreprises. » Le patronat a obtenu gain de cause sur ces deux points. « Je suis contre toute fiscalite supplementaire qui peserait sur les menages et les entreprises. Il n'est pas question d'augmenter le taux des prelevements obligatoires », a affirme le president, qui s'est engage a ce que la creation de cette taxe se fasse « en contrepartie d'un allegement de la taxation du travail pour preserver le pouvoir d'achat et la competitivite ». Le chef de l'Etat a egalement insiste sur son souci de « preserver le pouvoir d'achat ». Reste a savoir comment.
    «Une TVA sociale deguisee »
    Car telle qu'elle a ete presentee par l'Elysee, cette mesure ressemble beaucoup au projet de TVA sociale qui fait actuellement l'objet d'une analyse approfondie des partenaires sociaux au sein du Conseil economique et social. Prompte a reagir, l'association de consommateurs UFC-Que choisir n'y voit d'ailleurs rien d'autre qu'une « TVA sociale deguisee sous des apparats ecologiques ». Selon des estimations etablies pour le compte de la commission des finances du senat, « les couts supportes par l'assurance-maladie resultant de la pollution seraient compris entre 300 millions d'euros et 1,3 milliard ». Il ne serait donc pas absurde, d'un point de vue economique de relier fiscalite ecologique et cotisation sociale. Sauf que pour le rapporteur general de cette commission, Philippe Marini (UMP), cette taxe dont l'objectif serait d'amener les comportements vers plus de vertu devrait « voir son rendement baisser dans le temps, alors qu'a l'inverse, les depenses de financement sociales sont vouees a augmenter ». Une dichotomie qui ne peut faire tenir l'attelage longtemps... C'est pourquoi une telle taxe ne peut etre mise en oeuvre que « dans le cadre d'une strategie fiscale globale ». Nicolas Sarkozy a demande hier a Christine Lagarde de se pencher sur cette question dans le cadre de la revision generale de prelevements obligatoires que le ministre de l'Economie vient tout juste de commencer. Une revision qui devrait proposer « un premier calendrier de mesures », selon Bercy mi-2008 au plus tot. Le debat ne fait donc que commencer.
    L'affaire devrait aussi remonter au niveau europeen l'instauration d'une taxe carbone sur les produits importes de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto.
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    22- Taxe carbone : les modalites seront connues le 15 decembre, Le Nouvel Observateur, 26/10/07
     
    Un comite de pilotage doit definir l'application de la contribution energie climat. Nicolas Sarkozy entend alleger la fiscalite du travail en contrepartie.
    es modalites de la taxe carbone, dite "contribution energie climat", seront annoncees par un comite de pilotage le 15 decembre, a confirme vendredi 26 octobre le porte-parole de l'Elysee David Martinon.
    "Cette taxe sera une taxe sur les energies fossiles (...) dont chacun sait qu'elles sont polluantes. Il (le president) s'est engage sur cette idee dont les modalites vont maintenant etre discutees, puis arretees par un comite de pilotage d'ici le 15 decembre", a-t-il affirme lors de son point de presse hebdomadaire.
    "Le juste equilibre"
    "Il s'agit de trouver le juste equilibre puisque, le president l'a dit, il s'oppose a toute fiscalite supplementaire qui peserait sur les menages et sur les entreprises", a-t-il explique.
    Jeudi, lors de son discours a l'Elysee, Nicolas Sarkozy s'est engage a etudier "la creation d'une taxe 'climat-energie' en contrepartie d'un allegement de la fiscalite du travail pour preserver le pouvoir d'achat et la competitivite".
    "L'objectif est de taxer plus les pollutions, notamment les energies fossiles, et de taxer moins le travail", a-t-il ajoute.
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    23- Les principales mesures decidees par le Grenelle, Le Nouvel Observateur, 26/10/07
     
    Agriculture, batiment, fiscalite... les principales propositions retenues par les participants du Grenelle, apres arbitrage de Nicolas Sarkozy.
    Voici les principales propositions retenues par les participants lors des deux jours de tables rondes du Grenelle de l'environnement, apres arbitrage du president de la Republique jeudi 25 octobre.
    Agriculture
    - Objectif de reduction de moitie dans les dix ans "si possible" (Sarkozy) de l'usage des pesticides "en accelerant la diffusion des methodes alternatives et sous reserve de leur mise au point".
    - Suspension des cultures commerciales d'OGM "en attendant les conclusions d'une expertise a conduire par une instance creee avant la fin de l'annee" (Sarkozy).
    - Une loi sur les OGM proposee au parlement en janvier, actera la creation d'une Haute autorite independante, les principes de responsabilite, de transparence (carte des surfaces concernees) et de precaution. Elle tranchera la question des essais en plein champ pour la recherche.
    - Bio : augmentation a 6% en 2012 et 20% en 2020 (contre 2% actuellement) la part des surfaces agricoles consacrees aux cultures biologiques, soutenues par l'assurance de recevoir 20% des commandes de la restauration collective publique. Nicolas Sarkozy promet un repas bio par semaine dans les cantines.
    Biodiversite
    - creation d'une "trame verte" reliant les espaces naturels pour favoriser la circulation des plantes et animaux.
    Transports
    - Eco-pastille avec une ristourne a l'achat pour les voitures neuves les plus sobres, financee par un malus annuel sur les voitures les plus polluantes. Son produit financera une "prime a la casse" pour renouveler le parc (Sarkozy).
    - Eco-taxe kilometrique sur les poids-lourds, hors autoroutes, avec une mise en place effective en 2010
    - Gel des nouvelles routes et autoroutes sauf "cas de securite ou d'interet local". La creation d'aeroports "doit correspondre a un deplacement de trafic pour raisons environnementales".
    - Developpement du fret ferroviaire avec lancement de deux nouvelles lignes nord/sud-est et nord/sud-ouest.
    - Doubler les lignes TGV avec un engagement de 2.000 km de lignes nouvelles avant 2020.
    - Aerien : reduction de 50% de la consommation de carburant et des emissions de CO2 par des programmes de recherche d'ici 2020. Reduction du bruit de 50% (moins de 10dB par mouvement).
    - Autoroutes maritimes atlantique (France-Espagne) et mediterraneenne (France-Italie, France-Espagne).
    - Peages urbains : la decision reviendra aux collectivites locales (Sarkozy)
    Batiment
    - Neuf : programme de "rupture technologique" pour tous les batiments publics qui devront etre construits des 2010 en basse consommation (50 kwh/m2/an). Pour le prive a partir de 2012.
    - Ancien : renovation thermique de tous les batiments publics associee a des travaux d'acces aux handicapes d'ici 2015. Bilan energetique obligatoire des 2008, l'Etat s'engageant a effectuer la renovation de ses batiments dans les 5 ans.
    Dans le prive, mise en place de "mecanismes incitatifs puissants" (credits d'impot et prets)
    Fiscalite (annonce par Nicolas Sarkozy)
    - "Je m'engage a ce que la revision generale des prelevements obligatoires se penche sur la creation d'une taxe 'climat-energie' (ou taxe carbone), en contrepartie d'un allegement de la taxation du travail
    - TVA a taux reduit sur tous les produits ecologiques qui respectent le climat et la biodiversite
    Energie
    - Developpement des energies renouvelables pour atteindre 20 millions de tonnes equivalent petrole d'ici 2020
    - Bilan carbone pour toute entreprise de plus de 50 personnes
    - Interdiction des lampes a incandescence en 2010
    - Extension de "l'etiquette energie" a tous les appareils electriques de grande consommation
    Sante
    - Interdiction de 50 substances jugees particulierement toxiques - les CMR 1 et CMR 2, cancerigenes, mutagenes et reprotoxiques - dont 30 des 2008.
    - Air exterieur : lancement d'un plan particules "dans les prochains mois" avec fixation d'un seul maximal de 15 microgrammes/m3 (particules fines PM2,5) vise en 2010 et rendu obligatoire en 2015(-30% par rapport a aujourd'hui).
    Dechets
    - Pour tout nouveau projet d'incinerateur, prouver qu'il s'agit de "l'ultime recours". "Pas de nouvel incinerateur sans que la destruction des dechets ne serve a produire de l'energie." (Sarkozy).
    Le Grenelle poursuit sa reflexion pendant douze semaines sur le traitement des dechets et la place de l'incineration.
    Democratie ecologique
    - Une expertise sur le bilan ecologique et energetique des agrocarburants de premiere generation, confiee a l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe), devra permettre de determiner la part de ces agrocarburants dans le portefeuille energetique francais.
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    24- Grenelle : les associations ecologistes decues des dernieres propositions, Le Nouvel Observateur, 26/10/07

    Les 80 associations de l'Alliance pour la planete sont decues des propositions sur les importations de bois et le respect par la publicite d'une ethique environnementale.
    es associations ecologistes se sont declarees dans l'ensemble decues des propositions de la derniere table ronde du Grenelle de l'environnement, vendredi matin 26 octobre, sur les importations de bois et le respect par la publicite d'une ethique environnementale.
    Le principe d'une certification pour les importations de bois, notamment pour les marches publics, a ete retenu, mais sans accord sur le label choisi: FSC (Forest Stewardship Council, qui a la faveur des ecologistes) ou PEFC (Pan European forest council). "On va s'engager a n'importer que des bois avec des labels precis", s'est toutefois felicite Nicolas Hulot insistant sur "l'exemplarite des marches publics".
    "Que le FSC soit le seul label reconnu"
    Yannick Jadot, de Greenpeace, porte-parole de l'Alliance pour la planete (80 associations), s'est declare "decu que le label FSC ne soit pas retenu comme la seule certification internationale, puisque c'est la seule qui soit controlee". "Nous allons continuer a nous battre pour le FSC soit le seul label reconnu", a-t-il assure.
    En ce qui concerne la deforestation, Jean-Louis Borloo a souligne que la France devrait "porter des propositions innovantes" pour financer les projets permettant d'eviter la deforestation.
    "On peint un peu en vert quelques publicites"
    Enfin, sur la publicite, les participants se sont mis d'accord pour "mettre au point un dispositif permettant de sortir de cette situation dans laquelle il y a objectivement beaucoup de publicite tres discutable en matiere environnementale", a indique le ministre.
    "On peint un peu en vert quelques publicites qui n'ont pas ces qualites. Il faut construire avec la profession un outil qui permette de s'assurer qu'on ait une publicite plus sincere", a-t-il indique.
    + Edition speciale Autour du Grenelle de l'environnement
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    25- Grenelle : une expertise sur les biocarburants va etre lancee, Les Echos avec AFP, 26/10/07

    A l'issue de la derniere table ronde du Grenelle de l'environnement, Jean-Louis Borloo a annonce le lancement d'une expertise, confiee a l'Ademe, sur le bilan ecologique et energetique des agrocarburants de premiere generaltion  
    Le Grenelle de l'environnement a termine ses travaux vendredi matin, avec l'annonce par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo d'une expertise sur le bilan ecologique et energetique des agrocarburants de premiere generation. Cette expertise, confiee a l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe), permettra de determiner la part de ces agrocarburants dans le portefeuille energetique francais, a-t-il ajoute. Parallelement, les efforts de recherche et developpement concernant les agrocarburants de deuxieme generation seront intensifies. Un groupe de travail fera une revue generale du "plan biocarburants" francais avant le 1er fevrier 2008 sur la base de l'expertise de l'Ademe.
    Les agrocarburants dits de premiere generation sont ceux produits a partir de cultures destinees a l'alimentation - betterave a sucre et ble pour le bioethanol, colza et tournesol pour le biodiesel/diester en France. Leur developpement pose un probleme de concurrence dans l'usage des terres agricoles. Ceux de deuxieme generation seraient fabriques a partir de plantes non alimentaires - buissons de terres semi-arides, herbes de prairie, algues marines.
    Avec cette expertise de l'Ademe, "on va redefinir la politique francaise en matiere d'agrocarburants", a souligne Yannick Jadot (Greenpeace/Alliance pour la planete), un participant aux travaux de la table ronde. Il a estime que "l'engouement de mode pour les agrocarburants est en train d'atterrir". En arrivant au ministere vendredi matin pour cette derniere table ronde, Nicolas Hulot avait pour sa part estime que les agrocarburants etaient "une fausse bonne idee" et qu'ils posaient "enormement de risques pour la biodiversite" .
    Hier, Nicolas Sarkozy a convoque tout son gouvernement, deux prix Nobel et le president de la Commission europeenne pour leur annoncer que la France serait desormais exemplaire en matiere d'ecologie. Pour y parvenir, le president de la Republique a confirme les engagements pris lors du Grenelle pour accelerer la lutte contre le rechauffement climatique, notamment a travers une politique de l'habitat et des transports ambitieuse. Sur bien des aspects, le president s'est presente en vert intense, notamment sur les OGM, les pesticides et la sante.
    (Source AFP)
    + Dossier sur le Grenelle de l'environnement
    + Blog : croissance verte. Pour proteger la planete, devons-nous renoncer a la croissance ? Le Grenelle de (...) Lire
    + Editorial de Philippe Escande : Le choc des deux croissances
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    26- Nicolas Sarkozy promet de mettre l'ecologie au centre de toutes les politiques publiques, Les Echos, 26/10/07
    Anne Bauer et Julie Chauveau
     
    A l'issue du Grenelle de l'environnement, le president de la Republique, Nicolas Sarkozy, a promis hier un « plan Marshall » ecologique. Toutes les decisions publiques seront desormais arbitrees en integrant leur cout pour le climat, leur cout en carbone et leur impact pour la biodiversite.
    Le gouvernement au grand complet etait convoque hier dans les salons dores de l'Elysee pour assister au lancement du New Deal ecologique francais. Face a deux prix Nobel de la Paix, Al Gore et Wangari Matai, en presence du president de la Commission europeenne, Jose Manuel Barroso, et de tous les acteurs du Grenelle de l'environnement, le chef de l'Etat s'est engage a poser l'acte fondateur d'une nouvelle politique. Jacques Chirac avait affirme lors du sommet mondial du developpement durable a Johannesburg en 2002 : « Notre maison brule et nous regardons ailleurs. » Nicolas Sarkozy va plus loin que l'affirmation d'une prise de conscience et annonce que tous les grands projets publics, toutes les decisions publiques seront desormais arbitrees en integrant leur cout pour le climat, leur cout en carbone et leur impact pour la biodiversite.
    « Tres clairement, un projet dont le cout environnemental est trop lourd sera refuse », promet le president. Deuxieme principe promis, le renversement de la charge de la preuve : « Ce ne sera plus aux solutions ecologiques de prouver leur interet, mais aux projets non ecologiques de prouver qu'il n'est pas possible de faire autrement. » Ce changement de vision va loin, parfois meme plus loin que les groupes de travail du Grenelle et ne repousse frontalement aucune des revendications des ecologistes. Meme s'il maintient que le nucleaire est indispensable a la lutte contre le changement climatique, il arbitre plutot contre les OGM, pour des freins a la construction des incinerateurs, et pour basculer les credits de la route vers le rail.
    Des doutes sur les OGM
    Pour la premiere fois, le chef de l'Etat reconnait avoir des interrogations sur l'interet des OGM pesticides souhaitant que leur culture soit suspendue. Il exprime publiquement un doute sur le controle de la dissemination des genes, et sur les benefices sanitaires de l'ensemble des OGM. Des notions qu'avaient formellement refusees les agriculteurs lors des discussions. Pour sortir de la crise, il propose la creation d'une haute autorite chargee de mener une expertise contradictoire avant un projet de loi au printemps. Le president a renvoye dos a dos les pro et les antinucleaires, affirmant que le defi climatique ne pourra etre releve sans cette energie. Seule concession, il dit ne pas vouloir creer de nouveaux sites nucleaires, ce qui signifie que les eventuels futurs EPR seront obligatoirement construits sur d'anciennes centrales. En revanche, il promet un programme national pour les energies renouvelables aussi ambitieux que l'etait le programme nucleaire en 1974.
    Au chapitre de la lutte contre le changement climatique, le president a repondu ni oui ni non a Nicolas Hulot, qui exige une taxation sur l'energie. Il s'est dit oppose a toute fiscalite supplementaire qui peserait sur les menages et les entreprises. Mais promet de se pencher sur la question d'un accroissement de la fiscalite energetique en echange d'un allegement de la taxation sur le travail.
    Qui va payer ?
    Les objectifs assignes au gouvernement Fillon sont vastes. Dans le batiment, il lui fixe un objectif de renovation de 400.000 logements par an. Dans les transports, il devra concentrer les investissements sur les transports urbains, les autoroutes maritimes et les voies ferrees a grande vitesse, avec 2.000 nouveaux kilometres de TGV prevus d'ici a 2020. Pour la recherche sur les energies et les moteurs du futur, il devra trouver 1 milliard d'euros. Qui va payer ? « C'est bien un plan Marshall pour la France, comme pour la planete qu'il faut engager », se contente de dire le president sans s'etendre sur les financements.
    Il se prononce pour certains principes, longtemps defendus par les ONG, la precaution, la transparence (l'expertise sera lourdement reformee), et le « pollueur payeur ». « Une maison mere sera tenue responsable des atteintes portees a l'environnement par ses filiales », promet-il, allusion a la mesaventure des pouvoirs publics apres la catastrophe de l'usine de plomb Metaleurop. Alors ministre de l'Ecologie, Roselyne Bachelot avait promis de pourchasser la maison mere jusqu'en Suisse, mais s'etait heurtee aux principes du droit international.
    A Jose Manuel Barroso, le chef de l'Etat a promis que la France soutiendra toutes les initiatives de Bruxelles pour renforcer les normes. En echange de ce soutien sans faille de la France, il exige enfin une politique europeenne de lutte contre le dumping environnemental.
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    Jose Manuel Barroso : « A defis exceptionnels, mobilisation exceptionnelle »
    « En m'invitant a vos cotes pour partager le point d'orgue de ce Grenelle de l'environnement, vous envoyez un signal fort : la France et l'Union europeenne travaillent en tandem pour lutter contre le changement climatique. Ce grand defi du XXIe siecle n'est pas impossible a relever. A enjeux exceptionnels, mobilisation exceptionnelle. L'Europe a pris la tete d'une nouvelle revolution industrielle. L'Union europeenne doit respecter le cap de reduire ses emissions de gaz a effet de serre de 20 % en 2020 par rapport au niveau d'emission de 1990. Ce qui passe par une politique energetique commune. En janvier, la Commission va mettre sur la table un train de mesures energetiques et climatiques pour accelerer le passage de l'Europe a «l'economie faible en teneur en carbone». Nous allons renforcer notre mecanisme d'echange de quotas d'emission, accroitre l'efficacite energetique, repartir l'effort entre les Etats membres pour aller a 20 % d'energies renouvelables en 2020, augmenter les recherches sur le captage du CO2, et redefinir l'effort en termes de diminution de gaz a effet de serre de chaque Etat membre. L'Union europeenne doit conserver son avance mondiale dans le domaine des ecotechnologies. »
    Jose Manuel Barroso, president de la Commission europeenne.
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    Al Gore : « Il faut desormais un Grenelle mondial »
    « Les grands leaders sont ceux qui peuvent faire dire aux gens : «Nous l'avons fait nous-memes.» Je veux presenter mes felicitations au peuple francais. C'est le debut d'un processus historique. En reunissant tout le monde a la recherche de consensus, vous montrez la voie. Car pour aller loin, il faut aller ensemble. Il faut desormais un Grenelle mondial. Il y a trente-cinq jours, j'ai assiste a une reunion des plus grands glaciologues. Ils etaient en etat de choc, et chacun sait que les scientifiques sont rarement dans un tel etat. Apres avoir mesure la fonte de la calotte glaciaire cet ete, ils en ont deduit que toute la banquise au Pole Nord pourrait disparaitre d'ici a vingt-deux ans. Il y a une urgence planetaire. (...) D'ici a une generation, nos enfants regarderont l'an 2007 et ils verront ce que nous avons fait et ce que nous n'avons pas fait. Je voudrais qu'ils se demandent : comment ont-il eu le courage moral de s'attaquer a un probleme dont beaucoup disaient qu'il etait impossible a resoudre, plutot que : pourquoi n'ont-ils rien fait alors qu'ils savaient .»
    Al Gore, ancien vice-president democrate americain, prix Nobel de la Paix 2007
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    Nicolas Sarkozy : « Le temps de l'action est venu »
    « Nous avons trop attendu. Nous ne pouvons plus attendre. Nous n'avons pas le droit de decevoir les Francais. (...) Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un New Deal ecologique en France, en Europe, dans le monde. (...) Nous sommes la premiere generation dans l'histoire de l'humanite dont la mission soit de preserver la generation a venir. (...) Ce grand programme n'est pas une depense sans contrepartie, c'est un investissement qui rapportera. C'est l'investissement le plus rentable que nous pouvons faire aujourd'hui. (...) Les prelevements du Grenelle iront au financement du Grenelle. (...) Je m'engage a ce que la revision generale des prelevements obligatoires se penche sur la creation d'une taxe «climat-energie» en contrepartie d'un allegement de la taxation du travail pour preserver le pouvoir d'achat et la competitivite. »
    Nicolas Sakozy, president de la Republique.
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    27- La nouvelle donne ecologique touchera l'ensemble des secteurs economiques, Les Echos, 26/10/07
     
    TRANSPORTS
    · Routes
    Les investissements basculent de la route vers le rail. Toute nouvelle route devra etre justifiee par un reel probleme de securite ou de congestion, et le gouvernement s'engage a redeployer des moyens dans le ferroviaire.
    · Rail
    2.000 km de lignes a grande vitesse vont etre lances d'ici a 2020. L'Etat participera au financement a hauteur de 16 milliards d'euros. Le fret ferroviaire doit progresser de 25 % jusqu'en 2012, avec la mise en place de deux grandes lignes nord-sud.
    · Transport urbain
    1.500 km de lignes supplementaires de tramway dans les grandes villes seront construites hors Ile-de-France (l'Etat propose 4 milliards pour ce programme de 17 milliards d'euros).
    · Aerien
    Un programme estcree pour reduire de 50 % les nuisances sonores en douze ans, et de 20 % les emissions d'oxyde de carbone d'ici a 2012 et de 40 % d'ici a 2020. Le transport aerien doit rejoindre le systeme europeen d'echanges des permis d'emission, et une taxe specifique sur les vols interieurs est etudiee quand existe une alternative ferroviaire.
    · Maritime
    Le lancement du projet de canal Seine-Nord et les autoroutes maritimes sur la facade atlantique sont confirmes.
    · Camions
    Une ecotaxe kilometrique sur les poids lourds pour l'utilisation du reseau routier national non concede d'ici a 2010 sera creee avant cette date. Elle sera compensee par une baisse de la taxe a l'essieu pour les camions francais.
    · Voitures
    La moyenne des emissions du parc automobile francais doit passer de 176 g/km de CO2 a 130 g/km en 2020. La France soutiendra le durcissement de la reglementation reclame par Bruxelles. Un systeme de bonus-malus sur la base des emissions de CO2 du vehicule sera adopte, avec taxe pour les amateurs de 4×4 et une prime pour ceux qui choisiront les voitures les plus vertueuses.
    BATIMENT
    · Construction neuve
    La norme thermique sera fixee a 50 kWh/m2/an en 2010-2012 a comparer a une consommation moyenne annuelle d'energie primaire du parc de batiments francais de 240 kWh/m2/an. Soit une reelle rupture technologique.
    · Parc ancien
    L'Etat lance un chantier sans precedent de renovation thermique avec plusieurs objectifs : remise aux normes des batiments publics en cinq ans, acceleration des negociations avec le logement social et creation avec les banques pour le secteur prive de « mecanismes incitatifs puissants (credits d'impot et prets ou le gain energetique permet de rembourser les annuites) ». Un objectif de 400.000 logements renoves est fixe, mais sans date limite.
    ENERGIE
    · Energies renouvelables
    Le president de la Republique a annonce son intention de faire de la France le champion des energies renouvelables au-dela de l'objectif europeen de 20 % de notre consommation en 2020. Il annonce un programme national, mais affirme que les eoliennes seront realisees en priorite sur les friches industrielles et loin des sites emblematiques. La programmation pluriannuelle des investissements de production d'electricite votee en 2005 sera revisee en consequence, tandis que les budgets de recherche seront portes « au meme niveau que ceux devolus au nucleaire civil ».
    · Bilan carbone
    Obligation de realiser un bilan carbone pour toute entreprise de plus de 50 personnes.
    DECHETS
    Sans accepter la demande de moratoire des ONG sur les incinerateurs, le president de la Republique a promis que tout nouveau projet devrait prouver qu'il s'agit de l'ultime recours. Il promet un controle permanent et transparent des pollutions emises. Les acteurs se sont mis d'accord pour se donner douze semaines supplementaires pour discuter des mesures complementaires.
    DISTRIBUTION
    · Etiquetage
    Une indication du prix ecologique a travers l'etiquetage des produits devrait etre introduite d'ici a la fin 2010, tandis qu'un systeme de bonus-malus sur une vingtaine de familles de produits sera etudie. Des objectifs precis d'autonomie d'energie seront assignes aux grandes surfaces. Le president promet de se battre pour qu'une TVA a taux reduit soit creee pour tous les produits ecologiques.
    EQUIPEMENTS
    Les lampes a incandescence seront interdites en 2010, les appareils electriques de grande consommation devront avoir un etiquetage de performance, des mesures seront prises pour restreindre les systemes de veille. L'etiquetage des materiaux de construction et de decoration sera rendu obligatoire sur leur contenu en polluants volatils.
    CHIMIE
    Une lutte accrue contre toutes les substances cancerigenes, mutagenes et reprotoxiques (CMR) sera engagee. Dans l'immediat, les produits phytosanitaires contenant des substances « extremement preoccupantes » (CMR 1 et 2) seront interdits a la vente des 2008 pour un usage domestique et dans des lieux publics, tandis que les rejets de certaines substances dangereuses seront revus a la baisse.
    SANTE
    Creer un programme de biosurveillance de la population, reposer la question des registres des cancers et lancer un deuxieme plan national sante-environnement, relancer les vocations pour l'ecotoxicologie. Une nouvelle reglementation sur la qualite de l'air sera adoptee. Elle fixe un seuil ambitieux pour les particules fines, soit un seuil maximal de 15 µg/m3 de particules fines (PM2,5) en 2015. Les dispositifs de surveillance des risques emergents seront ameliores, avec l'engagement d'un grand debat public sur les nanoparticules et une plus grande attention portee au dossier de l'electromagnetisme. La reorganisation des instituts de veille est aussi confirmee.
    AGRICULTURE
    · OGM
    La culture des OGM pesticides est suspendue jusqu'aux conclusions d'un groupe d'experts qui sera cree avant la fin de l'annee. Cependant, la directive OGM - destinee a limiter les risques de dissemination - sera transposee au printemps 2008 : le projet de loi de transposition edictera le droit de cultiver avec ou sans OGM.
    · Biologique
    La part du « bio » dans l'agriculture francaise devra passer a 6 % de la surface cultivee en 2012 a 20 % en 2020, contre 2 % actuellement. Nicolas Sarkozy promet qu'au moins une fois par semaine les enfants auront un repas issu de l'agriculture biologique et que les cahiers des charges de la restauration collective imposeront des produits labellises.
    · Pesticides
    Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, est prie de proposer d'ici a un an un plan pour reduire de 50 % l'usage des pesticides dont la dangerosite est connue, si possible dans les dix ans qui viennent.
    BIODIVERSITE, AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
    Le Grenelle de l'environnement a decide de creer une « trame verte » reliant les espaces naturels afin de faciliter la circulation des especes.
    Un programme de lutte contre l'artificialisation des sols est decide.
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    28- Le Grenelle, symbole de la capacite reformatrice du chef de l'Etat, Les Echos, 26/10/07
    Cecile Cornudet

    Nicolas Sarkozy a solennise comme jamais son discours d'hier, montrant une determination intacte, alors qu'il eprouve des difficultes sur plusieurs dossiers de politique interieure.
    Du decorum - le gouvernement dans son entier reuni a l'Elysee, avec Garde republicaine a l'entree -, des parrains prestigieux - Al Gore et Jose Manuel Barroso -, des mesures spectaculaires... L'environnement a tenu une place correcte mais de second plan dans la campagne presidentielle : il devient un enjeu majeur dans cet automne plus complique que prevu, donnant a Nicolas Sarkozy l'occasion de se replacer dans la posture du reformateur, alors qu'il semble avoir mis le frein sur plusieurs sujets de politique interieure.
    Certes, le president, soucieux de ne pas prendre de risques sur le pouvoir d'achat dans un climat conjoncturel morose, n'a pas accede des hier a la demande des associations de creer une taxe carbone. Mais il a tout mis en oeuvre pour le faire oublier, promettant une revision « profonde » de la fiscalite a l'aune ecologique, multipliant les superlatifs comme pour temoigner de son ambition - « revolution », « New Deal », « plan Marshall »... -, et les engagements chiffres - 2.000 km de lignes TGV, 100.000 emplois dans le batiment, 1 milliard d'euros pour les moteurs et energies du futur...
    Surtout des chantiers en cours
    Il faut dire que si le chef de l'Etat s'est beaucoup investi sur la scene internationale ces derniers temps, il a du lacher du lest sur un certain nombre de dossiers francais et faire face a une majorite volontiers indisciplinee. La reforme des institutions a ete repoussee a l'apres-municipales ; la liberte d'installation des medecins n'est finalement plus remise en cause ; les avocats et fonctionnaires de justice obtiendront des « compensations sociales » lorsqu'ils seront touches par la reforme de la carte judiciaire...
    Au final, pres de six mois apres l'election presidentielle, bon nombre de chantiers sont en cours (regimes speciaux, fusion ANPE-Unedic, contrat de travail), mais les reformes abouties se comptent sur les doigts d'une main : autonomie des universites, service minimum - mais il ne sera operationnel qu'en janvier - et heures supplementaires, mais les Francais ne commenceront a en tirer benefice qu'a la fin du mois.
    Francois Fillon a d'ailleurs lui aussi voulu hier defendre le rythme des reformes et montrer que la determination de la campagne restait inchangee : « Mieux vaut consacrer quelques mois a batir ensemble les reformes qui engagent l'avenir de notre pays que de sortir de son chapeau un projet tout ficele qui se revelera inapplicable sur le terrain. »
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    29- Une « revolution verte » sous tres forte contrainte financiere, Les Echos, 26/10/07
    Jean-Francis Pecresse
     
    Faute de coupes claires dans les depenses publiques ou dans les infrastructures, l'Etat n'a pas de marge de manoeuvre pour financer les plans massifs d'investissement annonces hier.
    Pour ce qui est de depenser sans compter, Jean-Louis Borloo est un recidiviste. Avec le Grenelle de l'environnement, le ministre de l'Ecologie, du Developpement et de l'Amenagement durables reedite l'experience des plans lances a grands frais lorsqu'il etait ministre delegue a la Ville puis ministre de l'Emploi et de la Cohesion sociale de Jacques Chirac : le Plan de renovation urbaine (2003), chiffre a 30 milliards d'euros, le Plan de cohesion sociale (2004), dont le cout a ete estime a 13 milliards d'euros.
    Bien sur, a chaque fois, ces plans ont repondu a des priorites, comme l'est aujourd'hui l'ecologie : la situation dans les banlieues, celle de l'emploi... Jean-Louis Borloo a beau jeu d'invoquer un retour sur investissement, avec, par exemple, la baisse du chomage. Mais, outre que le cout marginal de cette politique dispendieuse n'a pas vraiment ete evalue, les credits mobilises l'ont ete au detriment d'autres priorites dans un contexte de rationnement budgetaire.
    Une facture faramineuse
    La situation des finances publiques n'a pourtant pas empeche le chef de l'Etat de soutenir le « plan massif d'investissement » dans l'environnement defendu par Jean-Louis Borloo. Apres le « plan Marshall pour les banlieues », voici donc le « plan Marshall pour la planete ». Avec l'Etat en « precurseur », dixit Nicolas Sarkozy, des grands chantiers dans la recherche, les transports, le batiment, l'agriculture, etc. Meme si le gouvernement entend mettre a contribution le prive, sous forme de partenariats, la facture s'annonce faramineuse. Les 2.000 kilometres de voies a grande vitesse prevus d'ici a 2020 couteront au bas mot une trentaine de milliards d'euros, a raison des 15 millions d'euros le kilometre qu'a coutes le TGV Est.
    Cette politique marque une rupture avec la decrue reguliere de la part des depenses d'investissement dans le budget de l'Etat - elle n'est plus que de 5 % aujourd'hui - au profit de depenses contraintes comme les charges de dette et les pensions des fonctionnaires. Aussi, a defaut de relever les prelevements obligatoires, ce qu'exclut Nicolas Sarkozy, le gouvernement ne peut financer sa revolution verte qu'au prix de coupes drastiques dans un budget aujourd'hui depourvu de toute marge de manoeuvre, ou dans des infrastructures qu'il faudra desormais considerer comme « secondaires ».
    Mais « basculer la route vers le ferroviaire degagera peu de ressources car la route coute peu a l'Etat », observe le depute Herve Mariton (UMP). « Comment va- t-on financer tout cela ? », s'inquiete un autre depute de la commission des Finances. Voila qui augure mal, en tout cas, de l'objectif de reduction de la dette publique.
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    30- M. Sarkozy vante une France pionniere en ecologie, Le Monde, 26/10/07
    Gaelle Dupont
     
    En lancant le Grenelle de l'environnement juste apres son election, Nicolas Sarkozy se doutait-il que cet objet politique non identifie l'entrainerait aussi loin ? Jeudi 25 octobre, le president de la Republique a conclu trois mois de debats intenses par un discours volontariste, qui fixe un nouveau cap a la politique ecologique de la France.
    En presence du president de la Commission europeenne, Jose Manuel Barroso et du co-laureat du Prix Nobel de la paix 2007, Al Gore, qui ont tous les deux salue l'originalite et l'efficacite du processus, le president de la Republique a appele a "une revolution dans nos facons de penser, dans nos politiques, dans nos objectifs".
    "Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'un new deal ecologique en France, en Europe et dans le monde", a-t-il declare le jour meme ou le Programme des Nations unies pour l'environnement rendait public son rapport GEO-4, audit alarmant de l'etat ecologique de la planete.
    Intervenant apres deux journees de negociations menees par le ministre de l'ecologie, Jean-Louis Borloo, le president a suivi les conclusions souvent ambitieuses du Grenelle : triplement des surfaces en agriculture biologique, normes draconiennes sur l'energie dans les batiments, arret de l'augmentation de la capacite routiere, retablissement de la contribution de l'Etat au financement des transports en commun urbains, etc. "Vos propositions, je les fais miennes, je les porterai, je les mettrai en œuvre", a-t-il annonce.
    Il en a meme ajoute, en promettant de renouveler l'exercice de la negociation a cinq (Etat, collectivites, ONG, syndicats, patronat) pour tous les grands projets publics, afin d'arbitrer en tenant compte de leur cout pour le climat et la biodiversite.
    Autre principe fixe : le "renversement de la charge de la preuve". "Ce ne sera plus aux solutions ecologiques de prouver leur interet. Ce sera aux projets non ecologiques de prouver qu'il n'est pas possible de faire autrement", a-t-il precise.
    Le president a aussi surpris en annoncant un gel sur la creation de nouveaux sites nucleaires. Promettant de faire de la France le meilleur eleve de la classe europeenne, il a assure de son soutien toute proposition de la Commission europeenne pour durcir la reglementation communautaire.
    "Modele de croissance condamne"
    L'examen de plusieurs sujets difficiles a cependant ete repousse. Sur la taxe carbone, M. Sarkozy a mis tout le monde d'accord en donnant du temps a la reflexion. 
    M. Sarkozy a fixe l'objectif de "taxer plus les pollutions, notamment les energies fossiles, et moins le travail", comme le souhaitait Nicolas Hulot. Mais l'examen de cette mesure est reporte a la revision generale des prelevements obligatoires, comme le desirait le Medef, qui n'est pas oppose a son principe. "Tout impot nouveau doit etre compense", a martele le chef de l'Etat qui a confirme la suspension de la culture des OGM et a exprime ses "doutes" sur l'interet des "OGM pesticides".
    En echange de ce gel des cultures OGM, les agriculteurs ont obtenu des concessions. L'important soutien aux agrocarburants ne sera pas remis en cause malgre les avis de plus en plus sceptiques sur leur interet ecologique global. Sur les pesticides, le syndicat majoritaire, la FNSEA, a obtenu qu'un delai de dix ans ne soit pas impose pour atteindre la baisse de 50 % des traitements. Mais l'objectif chiffre est bien maintenu, ce qui constitue en soi un tournant.
    Refusant d'opposer economie et ecologie, M. Sarkozy a insiste sur les opportunites de developpement. "Notre modele de croissance est condamne, a-t-il dit. L'enjeu est d'investir massivement pour creer les conditions de la croissance de demain." Pour un euro dans la recherche nucleaire, un euro sera investi dans la recherche sur les "technologies propreset sur la prevention des atteintes a l'environnement". Le president a aussi affirme son soutien au principe de precaution, "qui n'est pas un principe d'inactionmais un principe de vigilance et de transparence", apres sa remise en cause par la commission Attali sur la croissance.

"Pour qu'un homme comme moi tienne ce discours, c'est que la France est en train de changer", a lance Nicolas Sarkozy. Le president ne s'est interesse a l'ecologie que tardivement, au moment ou la planete a pris conscience des enjeux lies au changement climatique. "Lors des premieres rencontres entre Nicolas Hulot et lui, quand Nicolas Sarkozy etait encore ministre de l'interieur, on sentait bien qu'il etait loin de tout cela", temoigne Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot. La prise de conscience internationale, la pression des ONG et la popularite grandissante de l'ecologie dans l'opinion ont converge pour faire evoluer le president.
    Le gouvernement a deux defis a relever. Primo, traduire le discours en actes lors de la mise au point des programmes d'action detailles, qui seront publics avant la fin de l'annee. Les moyens de financement devront etre mis sur la table. Secundo, faire adherer la majorite parlementaire aux objectifs fixes par le chef de l'Etat, au moment ou ceux-ci se transformeront en projets de loi.
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    Un calendrier pour l'apres-Grenelle
    Une loi de programmation pour mettre en œuvre les conclusions du Grenelle de l'environnement "sera proposee au parlement des cet hiver, en janvier-fevrier", a indique sur France Inter, vendredi, la secretaire d'Etat a l'ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Interrogee sur la taxe carbone chere a Nicolas Hulot et que le president Nicolas Sarkozy s'est engage a etudier dans le cadre d'une remise a plat globale de la fiscalite, Mme Kosciuko-Morizet a precise que "la revue generale des prelevements obligatoires (RGPO) sera mise en place par la ministre Christine Lagarde dans les semaines qui viennent".
    En revanche, la baisse de la TVA sur les produits propres, qui doit se faire dans le cadre europeen, devra "attendre la presidence francaise de l'UE en juillet 2008". - (avec AFP)
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    31- Ecolo-Sarko, Edito, Le Monde, 26/10/07
     
    Confronte a des tensions sociales plus fortes que prevu et une croissance economique moins robuste qu'espere, Nicolas Sarkozy a aujourd'hui un vrai motif de satisfaction : l'environnement. A l'issue du Grenelle de l'environnement, le chef de l'Etat a recu, jeudi 25 octobre, les felicitations d'Al Gore, aureole de son prix Nobel de la paix, et un satisfecit de la plupart des associations et organisations non gouvernementales (ONG). Ce n'est pas un mince succes.
    De fait, ce "Grenelle" est une reussite. Contrairement a de nombreux etats generaux qui ne servent qu'a valider les decisions prises par l'administration, ceux-ci ont permis une reelle prise de parole de la societe civile. C'est la premiere fois en France que des ONG se voient ainsi reconnues comme des partenaires de la prise de decision publique. Le fait qu'aucune d'entre elles n'ait claque la porte et n'ait appele compromission ce qui n'est que compromis est un reel gage de maturite.
    Signe des temps : ce n'est plus Jose Bove qui se trouve au centre des debats, mais Nicolas Hulot. Apres avoir converti Jacques Chirac, celui-ci a su convaincre Nicolas Sarkozy. C'est le createur du pacte ecologique qui a impose que le numero deux du gouvernement soit charge de ces questions. C'est egalement lui qui est a l'origine de la fameuse taxe carbone. Cette montee en puissance des ONG est, en soi, un changement considerable dont on n'a pas fini de mesurer les effets.
    Neanmoins, le plus dur reste a faire. Affiches dans leur principe, les choix les plus delicats - le statut definitif des OGM ou la creation concrete de la taxe carbone - doivent encore etre soumis a un examen approfondi. Bon nombre des orientations tracees supposent une mise en oeuvre legislative, et leur approbation par le Parlement ne sera certainement pas une mince affaire. Enfin, une fois les cameras eteintes, l'administration, qui vit mal d'avoir ete depossedee de certaines de ses prerogatives au profit de la negociation a cinq (ONG, elus, entreprises, collectivites territoriales, Etat), va vouloir reprendre le controle des operations.
    De meme, il va falloir un veritable courage politique pour mettre en place le renversement de la charge de la preuve preconise par Nicolas Sarkozy. Desormais, il n'incombera plus aux opposants a un investissement de demontrer que celui-ci nuit a l'environnement : il faudra que l'investisseur prouve qu'il n'existe pas de solution meilleure que celle qu'il preconise. Une declinaison du principe de precaution, qui, loin d'etre abroge, comme le suggere la commission Attali sur la croissance, s'en trouve ainsi renforce.
    A l'heure ou l'ONU estime que "la survie de l'humanite est en jeu", on ne peut que saluer l'initiative francaise. Et se feliciter qu'elle s'inscrive dans un cadre europeen, symbolise par la presence de Jose Manuel Barroso aux cotes du president de la Republique. Mais si cet acte fondateur devait ne pas avoir de lendemains convaincants, c'est Nicolas Sarkozy qui en serait le principal responsable.
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-971536@51-946550,0.html>

    AHAH AH ! encore des faux semblants et des reculés pour mieux nous en......

     
    32- Des mesures qui vont dans le sens des ONG, Le Monde, 26/10/07
    Gaelle Dupont et Gilles van Kote
     
    Le travail preparatoire mene au sein des groupes du Grenelle a ete crucial : les mesures les plus ambitieuses ont ete prises dans les domaines qui avaient ete le mieux defriches. Au contraire, l'examen de la question des dechets, trop peu discutee en amont, a ete repousse de trois mois.
    A l'issue du processus, les participants a cet exercice inedit ont tous affiche leur satisfaction. Nicolas Hulot a donne un "18 sur 20, pour se laisser une marge de manoeuvre". "Franchement, on est entre dans l'ere de l'ecologie, on est passe a l'action", s'est-il felicite. Tout en disant rester vigilantes, les ONG ont globalement salue les ambitions affichees, qui correspondaient pour la plupart a leurs attentes. France Nature Environnement "prend au mot le president et poussera pour que cette volonte politique ne s'essouffle pas". L'Alliance pour la planete prend acte d'un "changement de culture" mais affirme que M. Sarkozy "n'a pas depasse les contradictions francaises" sur le nucleaire et les dechets.
    Pour la CFDT, Francois Chereque a salue des "objectifs ambitieux". Jean-Christophe Le Duigou, de la CGT s'est aussi dit satisfait : "Il faut maintenant trouver les financements pour toutes ces operations", a-t-il prevenu. Laurence Parisot, presidente du Medef, salue "de bons equilibres entre la necessite d'integrer les interets ecologiques, tout en respectant les interets economiques". Revue des principales mesures.
    BATIMENT
    Generalisation des normes de basse consommation energetique dans le logement neuf et les batiments publics (50 Kwh/m2/an a partir de 2010) ; renovation thermique des logements et batiments existants, l'Etat s'engageant a effectuer cette renovation dans les cinq ans ; mise en place de mecanismes incitatifs (credits d'impot et prets).
    TRANSPORTS
    Arret de l'augmentation des capacites routieres et aeroportuaires, sauf "cas de securite ou d'interet local" ; construction de 2 000 km de lignes ferroviaires a grande vitesse d'ici a 2020 ; creation d'autoroutes ferroviaires (nord - sud-est et nord - sud-ouest) et maritimes (atlantique et mediterraneenne).
    Reduction de moitie de la consommation de carburant et des emissions de C02 du transport aerien d'ici a 2020 ; creation d'une eco-pastille favorisant les vehicules neufs les moins polluants et financant une "prime a la casse" ; instauration d'une ecotaxe kilometrique pour les poids lourds sur le reseau routier, hors autoroutes ; possibilite d'experimentation des peages urbains pour les collectivites locales ; retablissement de la contribution de l'Etat au financement des transports en commun en site propre.
    ENERGIE
    Etude de la creation d'une contribution climat-energie (ou taxe carbone) basee sur la consommation en energie des biens et services ; interdiction des lampes a incandescence en 2010 ; developpement des energies renouvelables afin de depasser 20 % de la consommation d'energie d'ici a 2020.
    SANTE
    Interdiction a la vente, des 2008, des produits phytosanitaires ou materiaux de construction et de decoration contenant des substances "extremement preoccupantes" ; declaration obligatoire de la presence de nanomateriaux dans les produits grand public ; plan sur la qualite de l'air avec fixation d'un seuil de 15 µg/m3 de particules fines, obligatoire en 2015.
    AGRICULTURE
    Triplement de la part de l'agriculture biologique, pour atteindre 6 % de la surface agricole utile en 2010, et introduction d'au minimum un repas bio par semaine dans les cantines ; reduction de moitie de l'usage des pesticides, "si possible d'ici dix ans", en accelerant la diffusion des techniques alternatives, sous reserve de leur mise au point ; gel des cultures d'OGM jusqu'aux conclusions d'une expertise menee par une autorite independante ; adoption future d'une loi sur la coexistence entre les cultures.
    BIODIVERSITE
    Creation d'une trame verte reliant les espaces naturels qui pourra devenir opposable aux nouveaux projets d'amenagement ; une mission d'expertise a ete nommee pour decider de l'avenir du projet de mine d'or pres des marais de Kaw en Guyane.
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    Calendrier
    Les suites du Grenelle vont s'etaler sur une annee.
    - Mi-decembre : presentation de quinze a vingt programmes operationnels reprenant les conclusions du processus de consultation ; mise en place de comites de suivi et d'evaluation ou comites de pilotage sur differentes thematiques.
    - Janvier 2008 : presentation d'un projet de loi sur les OGM ; fin du delai supplementaire de consultation sur la question des dechets.
    - Mars-avril, juillet et octobre 2008 : points d'etapes par les comites de suivi et d'evaluation.
    - 15 juin 2008 : remise des conclusions du groupe de travail sur l'urbanisme.
    - 1er semestre 2008 : presentation d'une loi d'orientation sur l'environnement.
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    Lutter contre le "dumping environnemental"
    Le president de la Commission europeenne, Jose Manuel Barroso, est prevenu. Nicolas Sarkozy compte sur Bruxelles pour l'aider a mettre en oeuvre sa politique ecologique, et profitera de la presidence francaise de l'UE, au cours du deuxieme semestre 2008, pour soumettre aux autres pays plusieurs idees. Parmi celles-ci figurent l'introduction d'une TVA a taux reduit pour les produits propres et l'instauration d'une taxe aux frontieres pour les produits importes de pays ne faisant aucun effort pour reduire leurs emissions de gaz a effet de serre. La question d'une contribution energie-climat, dont le president a retenu le principe, sera egalement posee.
    En contrepartie, le chef de l'Etat a promis a M. Barroso de soutenir ses propositions les plus ambitieuses. Il est loin d'etre sur que cela suffise a convertir le chef de l'executif bruxellois a la lutte contre le "dumping environnemental" que la France veut engager.
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    33- Entretien. Pierre Radanne : "Une vraie innovation democratique", Le Monde, 26/10/07
    Propos recueillis par Laurence Caramel
     
    Ancien president de l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie, Pierre Radanne, chef de la commission energie des Verts, est l'auteur du rapport Facteur 4 sur la reduction des gaz a effet de serre de la France (2005).
    Quel regard portez-vous sur le Grenelle de l'environnement ?
    Cet evenement constitue une vraie innovation democratique. Pour le moins improvise, pas franchement reflechi, cela restera un moment tres fort de notre histoire, qui aura permis a la societe francaise de se parler. Une societe a enormement besoin de verifier qu'elle va vers des valeurs communes. Nous ne le faisions plus. La necessite de se confronter avec ce qui sera la grande affaire de ce siecle - a savoir l'entree dans un monde de ressources rares et le besoin de repondre au rechauffement climatique - a permis de reintroduire un dialogue.
    C'est donc un pas supplementaire dans la prise de conscience de l'urgence ecologique ?
    Certainement, et de facon tout a fait originale, qui n'a jamais eu lieu dans aucun autre pays. L'environnement a donne lieu a des debats jusqu'a present morceles. Jamais la question n'avait ete posee a une societe dans son ensemble. Le Grenelle de l'environnement s'est elabore sur une vision de la societe francaise tout a fait nouvelle, celle d'un pentagone entre cinq acteurs - ONG, syndicats, entreprises, collectivites locales et Etat.
    Nicolas Sarkozy a annonce son intention de perenniser cette organisation du dialogue puisque la mise en oeuvre des mesures adoptees dans le Grenelle devrait etre conduite par ce pentagone d'acteurs. C'est une avancee considerable. Sarkozy fait de l'ecologie par un debat dans la societe pour chercher de la capacite a entreprendre, a engager quelque chose qui soit partage par le plus grand nombre. C'est tout a son honneur. La reponse aux defis ecologiques ne doit pas se faire dans le conflit.
    Nicolas Sarkozy a-t-il fait preuve de courage en endossant les conclusions du Grenelle ?
    Oui, a la limite pres qu'au niveau des mesures, on peut difficilement apprecier, a ce stade, les modalites pratiques de mise en oeuvre. Il peut y avoir enormement d'erosion lors des discussions qui vont s'engager entre les differents acteurs
    Peut-on parler de rupture ?
    Non, le discours de Nicolas Sarkozy ne marque pas une rupture mais une inflexion. Il fait de l'ecologie sans remettre en cause le systeme economique actuel.
    Cependant, on voit bien que la prise en compte de l'environnement pousse a une re-regulation de nos societes, implique le retour de l'Etat, de la decision publique au nom d'un avenir soutenable de la planete. Les choix forts assumes par le chef de l'Etat dans son discours posent d'ailleurs la question de la compatibilite avec d'autres choix gouvernementaux qui ne sont pas dans cette trame.
    Vouloir reduire les freins a la croissance et donc se placer dans une logique de deregulation va a l'encontre de ce que dit le Grenelle. Il faudra trancher.
    Parmi les mesures annoncees, quelle est, selon vous, la plus importante ?
    Le vaste plan d'investissement dans le batiment, les transports et les energies renouvelables est pour moi essentiel. Il est une reponse, avec retard, au choc petrolier du debut de la decennie. Ce programme aurait pu etre decide il y a cinq ans au lieu de continuer a depenser, chaque annee, 50 milliards d'euros pour acheter a l'etranger du petrole, du gaz, de l'uranium...
    Mais a 90 dollars le baril de petrole, il devient rentable d'investir dans les energies renouvelables et dans l'isolation des batiments. Cela va creer de l'activite et des emplois. Le president prend un parti volontariste en faisant de l'adaptation au changement climatique et a la cherte de l'energie un moteur de la croissance. Mais il y aura aussi des perdants, le Grenelle de l'environnement a elude ce sujet, il faudra y revenir.
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-959155,36-971557@51-946550,0.html>
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    34- Chat. M. Devisse, du WWF : "La France se met en mesure de rattraper son retard", Le Monde, 26/10/07
     
    L'integralite du debat avec Jean-Stephane Devisse, coordinateur du Grenelle de l'environnement pour le WWF France, vendredi 26 octobre, a 15 h .
    A consulter a :
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    35- Son. Le Grenelle de l'environnement marque une rupture, Le Monde, 26/10/07
     
    "Il y a encore trois ans, Nicolas Sarkozy ne s'interessait pas a l'environnement", explique Gaelle Dupont, specialiste de l'environnement au "Monde". En organisant le Grenelle de l'environnement, le president "a pris acte d'un changement dans la societe".
    A ecouter a :
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-959155,32-971479@51-946550,0.html>
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    36- Apres les negociations, Nicolas Sarkozy rend ses arbitrages, Novethic, 26/10/07
    Veronique Smee
     
    Suspension des OGM, reduction des pesticides, batiments a energie positive, trasnports...Nicolas Sarkozy a annonce jeudi soir plusieurs mesures de rupture ecologique. D'autres, comme la transparence ou le principe de precaution, apparaissent plus floues, tandis que certaines decisions comme la taxe carbone, sont renvoyees a l'etude ou a la negociation europeenne. Retardees, les dernieres negociations du Grenelle se sont poursuivies vendredi matin.
    "La France n'a pas a rougir de ce qu'elle a fait jusqu'a present. Elle n'est pas en retard mais elle veut desormais etre en avance", a affirme en preambule Nicolas Sarkozy, apres qu'Al Gore ait plaide pour un "grenelle mondial", mercredi soir a l'Elysee. Sur plusieurs dossiers tres attendus,  -et qui n'avaient pas trouve de consensus a l'issue des negociations- le president a rendu des arbitrages plus ou moins definitifs. Sur les OGM, il s'est prononce en faveur de la suspension des cultures a des fins commerciales, "en attendant les conclusions d'une expertise a conduire par une nouvelle instance qui sera creee avant la fin de l'annee". Il s'est egalement engage a transposer en 2008 la directive europeenne, dossier sur lequel la France a pris un retard considerable. Autre decision precise, l'amelioration de 20% de l'efficacite energetique d'ici 2020, assortie d'un objectif de 95% d'energie electrique "sans effet sur le climat" (sans carbone). Pour y parvenir, Nicolas Sarkozy s'appuie sur l'energie nucleaire, signifiant ainsi qu'aucune reduction de cette source d'energie ne sera envisagee, contrairement a ce que demandaient la plupart des ONG. Il annonce "en contrepartie" un objectif allant au-dela des 20% d'energies renouvelables d'ici 2020 fixe par l'Europe, sans toutefois preciser lequel. Un plan aussitot decrie par le Reseau Sortir du Nuclaire (RAC), pour qui " l'investissement dans les energies renouvelables n'aura de sens qu'avec l'arret du nucleaire (...). Les energies renouvelables ne doivent pas servir a donner "bonne conscience" aux promoteurs du nucleaire ". Reste qu'en la matiere, aucune negociation n'aura ete possible.
    S'agissant des pesticides, objet de confusions et d'affrontements lors des negociations qui ont eu lieu le matin meme, le president a finalement tranche pour " une reduction de 50% si possible en 10 ans ". " On ne peut plus etre, en permanence, dans les seules mains des firmes phyrosanitaires ", a-t-il meme ajoute. Evoquant l'agricluture biologique, le president n'a pas repris les objectifs chiffres decides par les negociateurs (6% de la surface agricole d'ici 2012), annoncant simplement que " les cantines publiques devront au moins une fois par semaine un repas issu de l'agriculture biologique ".
    Confirmation sur le batiment et les transports
    Sur l'habitat et les transports, le president a confirme les points de consensus qui s'etaient degage des negociations : les batiments neufs devront tous etre " a energie positive en 2020 ", la renovation de l'ancien portera sur 400 000 logements chaque annee et debutera par celle de 800 000 HLM. Sur les transports, il a egalement confirme les 2000 km de TGV supplemtaires et les autoroutes ferroviaires, qui doivent permettre de retirer un million de camions d'ici 2020. Enfin, la creation de l'eco-pastille (bonus/malus environnemental) sur les voitures est retenue. Son produit doit "permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grace a une prime a la casse progressive et durable, pour aider au rachat d'un vehicule propre", a precise le chef de l'Etat.
    Parallelement a ces arbitrages, le president a evoque des mesures plus abstraites, telles que l'affirmation du principe de precaution et du principe de " transparence totale des informations ", y compris sur les OGM et le nucleaire. Un principe qui toutefois a des limites, celle du secret industriel (qui est argument systematiquement evoque par les producteurs d'OGM...) et celle de la securite nationale (egalement evoque s'agissant du nucleaire...).
    Enfin, une des mesures les plus attentudes, la taxe carbone sur les energies fossiles, est renvoyee "a l'etude", le president s'etant engage a ce qu'elle soit creee "en contrepartie d'un allegement de charges sociales sur le travail", souhait exprime par le MEDEF, qui avait demande qu'aucune taxe nouvelle ne soit appliquee sans compensation.
    Vigilence des ONG
    Mercredi soir, les reaction des ONG de l'Alliance etaient mitigees. "Le president de la Republique a annonce des mesures ambitieuses et mais il reste de nombreuses contradictions (...) Le flou continue de planer sur des sujets parmi les plus lourds : pesticides, incineration, nucleaire... Nicolas Sarkozy n'a pas depasse les contradictions francaises", a declare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Tout le travail des ONG consiste desormais a suivre attentivement l'application de ce qui aete annonce. Nicolas Hulot, lui, semble plus satisfait, assurant que l' "on est entre dans l'ere de l'ecologie. On est passe a l'action. On est confiant, heureux (...) On donne un prix au carbone qui va permettre des changements de comportement. C'est tres important", a-t-il declare, anticipant les decisions finales concernant la taxe carbone. Arnaud Gossement, porte-parole de la federation France nature environnement (FNE) estime que "pour la premiere fois, nous avons un president qui n'oppose pas dans son discours economie, croissance et ecologie alors meme qu'il a ete elu sur la croissance (...) Apres, tout reste a faire."
    Enfin, les negociations, jeudi soir, n'etaient pas terminees. Des sujets majeurs comme les agrocarburants, la responsabilite sociale et environnementale des entreprises, l'expertise et lanceurs d'alerte et la publicite devaient encore etre examines vendredi matin.
    <http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=112380&titre=%3CBR%3EApr%E8s%20les%20n%E9gociations,%20Nicolas%20Sarkozy%20rend%20ses%20arbitrages>
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    37- Grenelle de l'environnement : le discours de Sarkozy suscite de nombreuses reactions de satisfaction, Actu-Environnement, 26/10/07
    C. Seghier
     
    Tres attendu, le President Sarkozy a etonne en satisfaisant a la plupart des attentes des ecologistes impliques dans le Grenelle de l'Environnement. Parfois a tel point que la prudence reste de mise quant a l'application des mesures.
    Malgre le retard pris lors des tables rondes finales du Grenelle, le president de la Republique, Nicolas Sarkozy, a presente comme prevu jeudi 25 octobre, les premieres conclusions du Grenelle de l'environnement. Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un New Deal ecologique en France, en Europe et dans le monde, a-t-il lance devant Jose Manuel Barroso, president de la Commission europeenne, Al Gore et Wangari Maathai, les deux prix Nobel de la Paix, l'ensemble du gouvernement et des participants au Grenelle de l'environnement reunis a l'Elysee.
    Annoncant que le temps de l'action est venu, le president de la Republique a affirme dans son discours, qu'il allait engager une revolution totale dans la methode de gouvernance et qu'il engageait a porter et a mettre en œuvre les propositions issues du Grenelle de l'environnement, qu'il a confirme faire siennes. C'est bien a une revolution que nous invite ce Grenelle de l'environnement, a-t-il juge, une revolution dans nos facons de penser, dans nos facons de decider, une revolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos criteres. Le President a d'ailleurs demande a ce que toutes les decisions publiques soient arbitrees en integrant leur cout environnemental. Al Gore a quant a lui plaide pour un Grenelle mondial soulignant qu'il fallait agir ensemble.
    Le President etait attendu pour statuer sur les propositions : suspension de la culture commerciale des OGM en attendant une loi, reduction de moitie de l'usage des pesticides agricoles, developpement des energies renouvelables, investissement dans la recherche, les logements et les transports propres.
    Lors de son discours, Nicolas Sarkozy a en effet promis une politique d'investissement massif dans les transports. La France va construire 2.000km de lignes nouvelles de TGV d'ici a 2020 et plus de 1.500km de tramway, voies de bus et velo, hors Ile-de-France. Autre mesure concernant les transports : la creation d'une ecopastille. La taxe ecologique annuelle sur les vehicules neufs les plus polluants doit permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grace a une prime a la casse progressive et durable, pour aider au rachat d'un vehicule propre, a-t-il declare.
    Concernant la taxe Carbone, dont les effets presumes ont ete tres controverse, le President s'est engage a etudier la creation d'une taxe climat-energie qui viendrait en contrepartie d'un allegement de la taxation du travail. A ce sujet, il a demande a la Commission europeenne d'etudier une taxe sur les produits importes de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto. A l'inverse il a egalement demande la creation d'une TVA a taux reduit sur tous les produits ecologiques qui respectent le climat et la biodiversite et s'est prononce contre toute fiscalite supplementaire qui peserait sur les menages et les entreprises. 
Il n'est pas normal qu'un produit traversant le monde coute moins cher qu'un produit local […] il faut traiter ce dossier au niveau communautaire, a-t-il lance a Jose Emmanuel Barroso, en precisant la necessite de taxer les produits venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto d'ici 6 mois. Il faut traiter le dumping environnemental au niveau europeen.
    En ce qui concerne l'agriculture, le president de la Republique a demande au ministre de l'agriculture, Michel Barnier, de lui proposer avant un an, un plan pour reduire de 50 % l'usage des pesticides dont la dangerosite est connue, si possible dans les dix ans qui viennent. Pour atteindre cet objectif il a promis d'accelerer la mise au point de substances de substitution et juge urgent de renforcer la recherche publique.
    Au niveau de la recherche, Nicolas Sarkozy a annonce un programme dote d'un milliard d'euros sur quatre ans pour les energies et les moteurs du futur, la biodiversite et la sante environnementale. 
La ou nous depensons un euro pour la recherche nucleaire, nous depenserons egalement un euro pour la recherche sur les technologies propres et sur la prevention des atteintes a l'environnement, a annonce Nicolas Sarkozy, tout en precisant que meme si je ne veux pas creer de nouveaux sites nucleaires, je sais que nous ne devons pas renoncer a cette energie. 
Le President a, notamment sur ce point, promis un droit a la transparence totale en s'engageant a ce que toutes les donnees sans exception seront desormais communicables, y compris sur le nucleaire et les OGM, a-t-il explique.
    Le chef de l'Etat a par ailleurs tenu a defendre le principe de precaution, que la commission Attali sur la liberation croissance avait propose de retirer. Proposer sa suppression au motif qu'il briderait l'action repose a mes yeux sur une grande incomprehension, a declare le president de la Republique. Le principe de precaution n'est pas un principe d'inaction. C'est un principe d'action et d'expertise pour reduire l'incertitude, a-t-il poursuivi. Le principe de precaution n'est pas un principe d'interdiction. C'est un principe de vigilance et de transparence. Il doit etre interprete comme un principe de responsabilite.
    Concernant le batiment, le chef de l'Etat a confirme que toutes les constructions neuves devront repondre aux normes de basse consommation d'ici a 2012, et qu'en 2020, toute nouvelle construction sera a energie positive. Pour les logements anciens, le President souhaite un plan de renovation de quatre cent mille logements par an, en commencant par les 800.000 logements HLM degrades.
    Le President de la Republique a egalement promis que, des que des alternatives existeront a prix raisonnable, les appareils les plus consommateurs d'energie seront interdits. Nous le ferons en 2010 pour les ampoules a incandescence ou les fenetres a simple vitrage, a-t-il precise.
    Enfin, sur la question des OGM, question qu'il fut probablement la plus difficile a debattre lors du Grenelle, le President a declare vouloir suspendre leur culture commerciale en attendant les conclusions d'une expertise a conduire par une nouvelle instance, qui sera creee d'ici a la fin de l'annee tout en precisant au President de la Commission europeenne que la directive en la matiere sera bien transposee par le Parlement francais.
    Largement attendu, le discours prononce par le president Nicolas Sarkozy a finalement suscite de nombreuses reactions de satisfaction. A tel point qu'il suscite aussi des reactions de prudence dans l'attente de la mise en place des mesures annoncees. Les associations environnementales ont globalement salue le discours, mais attendent toutefois des actes. On a fait en quelques mois ce qu'on n'a pas fait en une dizaine d'annees, a estime l'animateur Nicolas Hulot, qui a donne 18 sur 20 au president. Le discours de Nicolas Sarkozy marque l'acte I d'un nouveau dialogue environnemental et d'une nouvelle democratie ecologique, a dit Sebastien Genest, le President de France Nature Environnement tout en soulignant qu'il serait tres vigilant a ce que le jeu des lobbies et des vieilles habitudes ne vienne empecher la mise en application des mesures.
    Pour Yannick Jadot, le porte-parole de l'Alliance pour la planete, le processus participatif affiche est interessant, et le President annonce des avancees concretes, mais le flou continue de planer sur des sujets parmi les plus lourds : pesticides, incineration, nucleaire… Nicolas Sarkozy n'a pas depasse les contradictions francaises.
    Parmi les mecontents, Sortir du Nucleaire, un reseau de 700 associations qui avait refuse de participer au Grenelle, a estime que l'annonce du president d'un gel du nombre de sites nucleaires etait aussi ridicule que provocatrice. La France a deja plusieurs centaines de sites nucleaires repartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites deja existants, indique le Reseau dans un communique.
    Du cote des partis politiques, on souligne des avancees meme si l'on reste prudent. CAP 21, parti ecologiste preside par l'ancienne Ministre Corinne Lepage se felicite que le chef de l'Etat fasse sienne la proposition de New Deal Ecologique qu'elle avait avancee en 2006. Le changement est notable dans le discours, la volonte est affichee, reste a en attendre desormais la traduction en actions et en moyens dans la loi et dans l'ensemble des decisions publiques pour savoir si la revolution ecologique tant attendue est en marche, souligne Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21.
    Le PS a, de son cote, affirme qu'il restait dubitatif sur la volonte reelle du President de la Republique et de sa majorite d'aller jusqu'au bout de l'ensemble des annonces. La vraie question qui nous est posee maintenant, c'est celle de la mise en œuvre et des moyens financiers qui vont etre degages.
    Enfin les Verts considerent que l'ensemble des mesures proposees par Nicolas Sarkozy sont seduisantes mais a condition qu'elles soient mises en œuvre. Le Grenelle de l'environnement n'est pas fini. Il commence a peine, avertit Yann Wehrling, Porte-parole des Verts.
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    38- Le President du SER se rejouit des resultats du Grenelle, Actu-Environnement, 26/10/07
    C. Seghier

    Le President du SER (Syndicat des Energies Renouvelables), Andre Antolini a estime, dans un communique, que le Grenelle de l'Environnement, conduit par Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko Morizet ouvre une nouvelle ere pour les energies renouvelables et la maitrise de l'energie. ll s'agit du coup d'envoi d'une veritable revolution dans le domaine de l'energie et de la construction, a-t-il souligne. Pour atteindre ces objectifs, Andre Antolini considere qu'on ne peut se passer du developpement d'aucune filiere. Parmi celles-ci, le bois et la biomasse, l'eolien, les biocarburants, le solaire thermique et les pompes a chaleur, la geothermie sont incontournables. La place de l'hydraulique devra etre renforcee. Une filiere industrielle nouvelle, celle du photovoltaique, peut etre creee dans notre pays et rivaliser avec les concurrents europeens et mondiaux, precise-t-il. Le potentiel d'emplois genere par le developpement des filieres « energies renouvelables » en 2020 est de l'ordre de 220 000 creations.
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    39- Grenelle : le feu est tres vert mais a quand le demarrage ?, Futura-Siences, 26/10/07
    Jean-Luc Goudet
     
    Le president de la Republique a spectaculairement presente hier jeudi un ensemble de pistes pour des mesures a prendre apres le debat entre associations, ONG et gouvernement. Les vœux sont pieux…
    Apres quatre mois de discussions, les accords sur l’environnement ont ete boucles tres vite, en un marathon de quarante-huit heures. A cote du ministre Jean-Louis Borloo, qui a mene les negociations, et de deux prix Nobel (Al Gore et Wangari Maathai), le president de la Republique s’est reserve le privilege d’annoncer des decisions concernant plusieurs domaines lies a l’environnement : fiscalite ecologique, agriculture, transports, batiment, education nationale, recherche…
    Elles demontrent un veritable virage dans la politique francaise, integrant des propositions faites depuis longtemps par les Verts et, pour certaines, presentes dans le pacte ecologique de Nicolas Hulot. Alors que celui-ci, se faisant professeur d’ecologie, avait donne une note de 8/20 au candidat Sarkozy pour ses propositions sur l’environnement, l’ex-presentateur de television, present jeudi soir pour la prestation presidentielle, a gratifie ce discours d’un 18/20. Les engagements pris sont nombreux et ont, dans l’ensemble, ete bien accueillis.
    La taxe Climat-Energie : elle sera creee
    Cette « taxe carbone », comme on l’appelle parfois, a fait l’objet d’apres discussions entre les ONG (pour, bien sur), Jean-Louis Borloo (pour) et les syndicats patronaux, Medef et CGPME (contre). Ce sera finalement un oui mais. Le principe de la taxe est pose. Elle toucherait les produits en fonction de leur impact sur l’emission de dioxyde de carbone. Il devrait se traduire par une augmentation du prix des carburants. Mais Nicolas Sarkozy s’est engage a ce qu’elle ne coute rien aux menages (« Il n'est pas question d'augmenter le taux des prelevements obligatoires »), ce qui implique des reductions compensatrices.
    Nicolas Sarkozy a evoque un allegement de la taxation du travail mais les precisions manquent. L’UFC-Que choisir qualifie d’ailleurs cette nouvelle taxe de « TVA sociale deguisee ». La ministre de Economie, Christine Lagarde, est chargee de reflechir a une remise a plat des prelevements obligatoires afin de proposer une serie de mesures a partir de mi-2008. De plus, cette taxation devra s’inscrire dans un cadre europeen pour ne pas defavoriser l’industrie francaise…
    Transports : deux mille kilometres de voies ferrees en plus
    D’ici a 2020, 2.000 kilometres de TGV seront construits et la construction de routes sera reduite au minimum. Pour ce dernier les termes sont suffisamment flous pour laisser la porte ouverte a de nouveaux axes mais on sent bien la fin du « tout autoroute » qui a prevalu ces quarante dernieres annees. Enfin, l’ecopastille, sorte de vignette a l’envers, consistera en une ristourne sur le prix d’achat d’un vehicule neuf econome, mais les criteres quantitatifs d’attribution restent a determiner…
    Les pesticides : reduction prevue… des que possible
    Sur le papier, les decisions sont fermes. Elles sont deux : reduction de moitie de la frequence d’utilisation et interdiction des plus dangereux d’ici a quatre ans. Mais l’echeance de dix ans qui avait ete discutee pour la premiere a disparu in extremis sous la pression de la FNSEA (principal syndicat agricole) et devient «  le plus vite possible » et l'application est assortie d'une condition : « sous reserve de la mise au point de methodes alternatives ».
    Les OGM : interdiction, au moins pour cet hiver
    Le moratoire est accepte. Le mais Monsanto 810 (seule cereale OGM aujourd’hui commercialisee en France) ne peut donc, en theorie, plus etre utilise jusqu’en janvier 2008, date a laquelle une loi sera promulguee. Comme les semailles ont lieu en avril, la decision n’a pour l’instant pas d’impact. Par ailleurs, la loi de janvier devra preciser ce qui est interdit : acheter les semences ou les planter. La FNSEA annonce deja que si cette loi n’est pas prete, elle se referera a la directive europeenne, et, donc, plantera. Par ailleurs, une haute autorite sur les biotechnologies devrait etre creee.
    Batiment : vers plus de sobriete
    L’objectif est de descendre la consommation des batiments neufs a 50 kWh par metre carre a partir de 2012 (une habitation actuelle consomme souvent quatre fois plus).  Puis, a partir de 2020, les constructions devront permettre une energie positive, c’est-a-dire produire davantage d’energie qu’elles n’en consomment. Quant a descendre a 50 kWh/m2 les constructions existantes, il n’en est pas question, vu le cout necessaire mais Nicolas Sarkozy a parle d’une renovation de 400.000 logements par an.
    Education et recherche : place a la nature
    Nicolas Sarkozy reconnait l’importance de l’enseignement des sciences naturelles et de la recherche dans les matieres naturalistes. Aucune precision n’est donnee mais ces paroles font toujours plaisir a entendre quand on mesure combien ces secteurs sont actuellement delaisses. Meme si peu de choses sont realisees, ce sera deja un grand pas…
    Les absents
    La vitesse des automobiles ne sera pas reduite. La production des dechets (emballages…) et leur traitement ne font pas l’objet de mesures pour l’instant. Il en est de meme pour la pollution urbaine meme si elle a ete evoquee. Enfin, les astronomes n’ont rien vu passer sur la sauvegarde de nos ciels, degrades par la pollution lumineuse, une gene pour regarder les etoiles mais aussi une depense inutile. Plus terre a terre, des esprits calculateurs estiment qu’il manque les solutions de financement.
    Un bilan positif et des attentes a la hauteur
    « Des mesures detricotables » : c’est ainsi que Cecile Duflot, Secretaire nationale des Verts, a qualifie cet ensemble de decisions. Effectivement, sur chacune d’entre elles, on peut pointer les forces en lice qui iront a l’encontre de son application et qui risquent de reduire l’ensemble a une peau de chagrin. Reste que l’on n’a jamais vu pareil ensemble d’avancees, au moins potentielles. Il faut maintenant juger sur les actes, lesquels s’etaleront pendant toute l’annee 2008…
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    40- Environnement. Des promesses et rien d’autre, L’Humanite, 26/10/07
    Vincent Defait
     
    Le chef de l’Etat a mis en scene l’annonce d’une serie de mesures en faveur de l’ecologie. Sans donner aucune precision sur leur financement
    Confidence un rien desabusee d’un syndicaliste, a la veille des deux jours de negociation du Grenelle de l’environnement : « Tout est suspendu a l’arbitrage du president. » Bingo. Nicolas Sarkozy a tranche. Facile, Jean-Louis Borloo lui avait bien prepare le terrain. En laissant les uns et les autres, durant les quatre mois de preparation, abattre leurs cartes sans jamais exposer la position de l’Etat. Jusqu’a ces deux jours de negociations finales. Verdict : d’accord pour les propositions les plus consensuelles. Peut-etre, pour d’autres, plus problematiques. Mais sans s’avancer sur les modalites d’application et de financement. Nicolas Sarkozy, sur ce point, n’en aura pas dit plus.
    Al Gore, pour le prestige
    Le chef de l’Etat a conclu ce processus comme il aime le faire. En grande pompe. Avec, en lever de rideau, le president de la commission europeenne Jose Manuel Barosso pour la dimension continentale. Suivi du recent laureat du prix Nobel de la paix, Al Gore, pour le prestige international. Les deux hommes devaient lui assurer l’attention du monde, un mois apres avoir reclame « un new deal economique et ecologique » devant l’assemblee des Nations unies, a New York.
    Premier en piste, Jose Manuel Barosso aura salue le « signal tres fort » envoye par l’Hexagone en matiere de lutte contre le changement climatique. Et de s’enorgueillir, qu’en la matiere, « l’Europe imprime l’elan ». A son tour, l’ex-vice president etasunien aura fait piquer un fard a Nicolas Sarkozy en reclamant « un Grenelle mondial ».
    Les trois coups frappes, le president francais pouvait « faire siennes les propositions du Grenelle ». Sans craindre de dire, alors que le gouvernement neglige les syndicats sur les retraites, les franchises medicales, les heures supplementaires…, que « les decisions negociees se substitueront aux decisions de l’administration ». Au passage, les ONG ont gagne une place a la table des discussions.
    Specialistes des contre-pieds, Nicolas Sarkozy a declare que « notre modele de croissance est condamne ». Et d’avancer ses solutions : la priorite donnee au rattrapage des modes de transports alternatifs a la route. Comment ? En construisant 2 000 km de lignes TGV, et en convertissant les lignes liberees au fret. Ou en taxant les camions « qui traversent notre pays », ainsi que les voitures via « une prime a la casse, progressive et durable, pour aider au rachat d’un vehicule propre ».
    Nouveaute, le president a propose un surprenant « droit a la transparence totale » de l’information environnementale. Reference au nucleaire et aux OGM. La transition est toute faite : « la culture des OGM est suspendue » jusqu’a une nouvelle expertise. La encore, ca ne coute pas cher : en France, seul le maïs MON 810 de Monsanto est cultive. Precision : ce gel « ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM ».
    Quant a la question energetique, la president a promis un programme national des energies renouvelables. A chacun de se faire une idee de ce que cela signifie… De meme, les batiments heriteront de normes strictes en matiere d’economies d’energie.
    Quant a instaurer une taxe sur le carbone, si chere a Nicolas Hulot, le chef de l’Etat a promis d’en etudier « la creation en contrepartie d’un allegement de la taxation du travail ». Avec ce mot d’ordre : « taxer plus la pollution et taxer moins le travail ».
    Au final, chacun se retrouvera dans ce maelström de bonnes intentions. A charge pour Jean-Louis Borloo de se depatouiller desormais avec tout ca. Le ministre d’Etat doit en effet conduire les negociations des groupes de travail sur les modalites d’application des mesures. En bref, decider qui finance.
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    41- Entreprises. Le principe de responsabilite, enjeu europeen selon Sarkozy, Le Monde 27/10/07
    Laurence Caramel
     
    Le sujet avait ete quasiment enterre. Il est revenu par la grande porte de l'Elysee. "Je veux rouvrir le debat sur la responsabilite. (...) Il n'est pas admissible qu'une maison-mere ne soit pas tenue pour responsable des atteintes portees a l'environnement par ses filiales", a declare Nicolas Sarkozy dans son discours de cloture du Grenelle de l'environnement, jeudi 25 octobre.
    Cette sortie presidentielle a remis la question de la responsabilite environnementale des entreprises au centre des discussions de la derniere table ronde du Grenelle, consacree la gouvernance ecologique, qui s'est achevee vendredi 26. Ses travaux avaient ete interrompus la veille, pour permettre aux participants d'aller ecouter le chef de l'Etat.
    A la reprise des debats, l'injonction presidentielle avait visiblement fait bouger les lignes, et ce malgre l'opposition initiale du Medef. Le releve de conclusions de la table ronde stipule ainsi qu'il faudra s'assurer "que la question de la responsabilite sociale et environnementale des entreprises a l'etranger soit prise en compte dans le cadre europeen". Un comite de pilotage est charge de definir une declinaison concrete du principe de responsabilite.
    "Nous serons tres attentifs, assure Jean-Pierre Clamadieu, un des representants du Medef au Grenelle. Nous ne nous defaussons pas, mais poser ce principe de responsabilite d'une facon aussi generale ne nous semble pas realiste." Instaurer une responsabilite illimitee des entreprises poserait un probleme grave, selon lui, en terme d'assurances.
    Nicolas Sarkozy tient pourtant particulierement a cette idee, qu'il avait evoquee a plusieurs reprises dans la campagne presidentielle. "La responsabilite est, avec le principe de precaution, l'autre pilier sur lequel doit s'appuyer la politique ecologique. Ce sont les fondements de la charte de l'environnement", explique-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat.
    Les syndicats et les organisations non gouvernementales defendent ce principe. "En janvier 2003, la filiale de la societe Metaleurop avait depose le bilan de son usine de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), qui employait 830 personnes, afin d'eviter la mise en oeuvre d'un plan social et la depollution d'un des sites les plus pollues d'Europe", rappelle Arnaud Gossement porte-parole de France Nature Environnement (FNE). Le cout de la depollution avoisinerait 300 millions d'euros, a la charge de la collectivite publique, et la responsabilite de la societe-mere n'a jamais pu etre etablie.
    "Pas de jurisprudence"
    En droit, les societes-meres ne peuvent en effet etre tenues pour responsables des actes de leurs filiales, considerees comme des personnes morales autonomes, sauf quand il est avere qu'il y a eu immixtion dans la gestion de celles-ci. Or "cela est tres difficile a prouver", estime Eric Duvaud, du cabinet d'audit Ernst & Young : "Il n'existe quasiment pas de jurisprudence en ce sens."
    La directive europeenne de 2004 sur la responsabilite environnementale - dont la transposition traine actuellement au Senat - se garde d'aborder le sujet. C'est pourtant au niveau europeen que Nicolas Sarkozy entend porter la discussion. Il profitera pour cela de la presidence francaise de l'Union, au deuxieme semestre 2008, dont l'agenda sera decidement tres charge.
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-959155,36-971909@51-960416,0.html>
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    42- Questions sur l'apres-Grenelle, Le Monde, 27/10/07
    Chronique d’Eric Le Boucher
     
    Pour avoir, ici, doute de ses competences, commencons par rendre hommage a Jean-Louis Borloo. Lors du Grenelle de l'environnement, il a su passer, au debut du grand basculement national, d'une ecologie restrictive, malthusienne, pour qui l'homme est le destructeur de la belle nature, a une ecologie offensive, qui veut reorienter le developpement economique, pas le freiner. Rendons grace aussi a Nicolas Hulot pour avoir eu l'intelligence de comprendre que la solution etait chez Nick Stern, ancien economiste de la Banque mondiale et auteur d'un rapport qui fait date, remis a Tony Blair il y a un an. Le dossier de l'ecologie a donc quitte les mains des ecologistes pour devenir un sujet d'economie politique : voila un grand pas de fait vers une solution durable.
    Avant d'y revenir a la fin de cette chronique, quelques questions se posent sur les resultats de ce Grenelle.
    1 -. Il faut que les militants de l'environnement nous expliquent pourquoi ils ont accepte le compromis passe sur les pesticides et les OGM. La culture commerciale des "OGM pesticides" est "suspendue" (en clair, le fameux mais MON810, qui est le seul cultive en France). Parallelement, le president de la Republique s'est engage a "reduire de 50 % l'usage des pesticides, dont la dangerosite est connue, si possible dans les dix ans qui viennent". On lit bien : dans dix ans "si possible"... Il faut savoir qu'une tonne de mais OGM importee (par exemple d'Argentine) coute 50 euros de moins. La verite est que l'interdiction de l'OGM accordee aux "Bove" se compense par le cadeau fait aux maiziculteurs de pouvoir proteger leur marche, maintenir un prix eleve et de pouvoir polluer tranquilles pendant une decennie. Ce compromis est, pour reprendre un terme desormais gouvernemental qui s'applique parfaitement au cas present, "degueulasse".
    2 -. Le chef de l'Etat a declare au Grenelle qu'il defend le principe de precaution. Peut-il nous expliquer sur quelle lecture de ce principe il s'appuie pour accepter des pesticides "dont la dangerosite est connue" et interdire des OGM sur lesquels il y a "des doutes" ? La logique n'impose-t-elle pas de faire l'inverse ?
    La verite est que ce principe est une anerie chiraquienne - tout le monde le reconnait, y compris au sein du comite d'Edouard Balladur sur les institutions - mais qu'on n'y touche pas pour acheter le calme des ayatollahs verts. Cette lachete provoque une incoherence, elle en provoquera d'autres. Scorie de l'ecologie pre-Grenelle, elle va handicaper la France, qui a besoin d'audace et d'innovation y compris dans les industries de l'environnement (lire l'excellent article de Claude Bebear sur cette question dans Le Monde du 26 octobre).
    3 -. La France "se veut exemplaire" en matiere environnementale, a dit Nicolas Sarkozy. Est-ce une telle evidence qu'il est impossible de demander pourquoi ? Au nom de quoi ? Dans quels domaines precis ? Et pour quels benefices ? Dans son "Rapport sur les perspectives energetiques de la France a l'horizon 2020-2050", Jean Syrota, haut fonctionnaire, ecrit concernant les gaz a effet de serre dans l'Union europeenne : "Une approche equitable serait de viser que les emissions par habitant soient les memes dans tous les pays membres (...) rien ne justifie qu'un citoyen francais doive consacrer des moyens economiques demesures par rapport a ceux consentis par ses voisins pour limiter ses emissions a moitie de celles d'un Allemand ou d'un Britannique". Peut-on lui donner tort pour la gloire de l'exemplarite ? Si oui, il faut en dire le cout aux Francais.
    4 -. Si la France se veut un modele, peut-elle dans le meme temps dire, comme M. Sarkozy, qu'elle veut "imposer aux producteurs hors de nos frontieres le respect de nos exigences" ? Cette declaration contre le "dumping environnemental" est une reponse (il est vrai vague) aux membres du Grenelle qui demandaient qu'on taxe a l'entree les produits des pays qui ne respectent pas Kyoto. D'abord qui vise-t-on ? Les Etats-Unis ? La Chine ? L'Inde ? Ensuite on sent pointer la une inquietante ecologie qui serait le dernier avatar du protectionnisme. Ou serait la belle morale de l'exemplarite s'il ne s'agit en realite que de mercantilisme ?
    5 -. Sur le fret : comment croire serieusement a son developpement en France, puisque les cheminots l'interdisent depuis dix ans ? Sur les energies renouvelables : comment vouloir passer de 9 % a 20 % de la consommation en 2020 quand les Britanniques viennent d'y renoncer comme "infaisable" ?
    Ces questions laissent voir le poids des arriere-pensees et la faussete de certains compromis du Grenelle. Mais revenons au fond et supposons que l'ecologie soit devenue, heureusement, un sujet d'economie politique.
    Pour avancer vers la solution efficace, celle fondee sur les prix, il faut remettre en route le marche des permis de polluer et il faut completement rebatir la fiscalite sans alourdir les prelevements globaux. Un travail tres lourd (Eloi Laurent et Jacques Le Cacheux, Lettre de l'OFCE n° 291).
    Ensuite, et surtout, il faut trouver une reponse au defi que n'ont jamais voulu regarder les militants de l'environnement : en regle generale, l'ecologie est anti-sociale. Un pauvre avec une vieille 205 pollue plus qu'un riche au volant d'une Mercedes dernier modele, une decharge bresilienne qu'une usine de retraitement en France. C'est ca le grand, le vrai probleme. Si on aide le pauvre a moins polluer, quelle autre aide sociale faut-il sacrifier ? Qui l'acceptera vraiment ?
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    43- Le Grenelle de l’environnement passe aussi par l’Outre-Mer, Les Nouvelles Caledoniennes, 27/10/07
    David Martin, a Paris

    Les associations environnementales esperent des mesures concretes pour l’Outre-Mer. En attendant, le gouvernement n’a fixe que des grands axes.
    Le document de vingt pages remis par le secretariat d’Etat a l’Outre-Mer dans le cadre du Grenelle de l’environnement n’est qu’une longue liste d’intentions (renforcer, elargir, developper, engager, valoriser…). Le secretaire d’Etat s’etait pourtant deplace au ministere de l’Ecologie juste avant de prendre l’avion pour la Polynesie.
    Florian Kirchner, en charge de l’Outre-Mer a l’Union mondiale pour la nature (UICN), deplore que le discours de Christian Estrosi ait ete « vague » et que « celui de Nicolas Sarkozy ne donne ni exemple concret ni objectif precis sur l’Outre-Mer ». Le volet biodiversite a ete traite en deux heures, difficile dans ces conditions d’aller plus loin que les grands axes. Seule grande decision : l’envoi d’une mission d’expert sur le projet de mine d’or a ciel ouvert a Kaw en Guyane.
    Mais le processus en aval du Grenelle va demarrer. Le 15 decembre, une quinzaine de plans-programmes seront rendus publics. Jean-Stephane Devisse, charge de mission WWF, est « mefiant sur les intentions et declarations d’ordre politique », mais attendra cette date.
    Dans son discours de cloture, le chef de l’Etat a affirme que « les departements et collectivites d’outre mer, nos plus beaux lieux de biodiversite, nos plus grands reservoirs d’energies renouvelables, seront a la tete de cette nouvelle politique ». Et qu’« ils doivent en donner l’exemple pour le reste de la France ».
    Le ministre de l’Ecologie, du Developpement et de l’Amenagement durable, Jean-Louis Boorlo, n’a pas dit autre chose : « Un enorme programme est prevu sur l’Outre-Mer. L’Outre-Mer doit etre la vitrine du developpement durable francais. » Il a reconnu que « le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons ete negligents ».
    Christian Estrosi a indique vouloir creer en Polynesie francaise et en Nouvelle-Caledonie un pole de competitivite commun sur le developpement durable, les energies renouvelables et la biodiversite. Toujours avec l’objectif d’en faire un exemple.
    Nicolas Sarkozy a precise que l’Etat consacrera plus d’un milliard d’euros sur quatre ans a la recherche, sur les energies et les moteurs du futur, la biodiversite et la sante environnementale. Le seul chiffre du document remis par le secretariat d’Etat a l’Outre-Mer est justement le recours aux energies renouvelables outre-mer a hauteur de 50 % a l’horizon 2020.
    Interroge sur la dramatique perte de biodiversite outre-mer, Christian Estrosi a souligne que « l’outre-mer subit les consequences de pays qui ne respectent pas les normes que s’impose la France ». Le ministre semble oublier que celle-ci est rappelee a l’ordre regulierement par l’Union europeenne quant a l’integration de directives contraignantes en matiere de pollution.
    Il a ajoute que « la destruction de certaines especes ne vient pas de la politique francaise mais de politiques inacceptables d’autres nations qui ne respectent pas, par exemple, le protocole de Kyoto ».
    Pourtant l’UICN note que depuis quatre cents ans il y a 60 fois plus d’extinction globale d’especes outre-mer qu’en Metropole. Difficile dans ce cas d’accuser la Chine. L’UICN note aussi qu’en grande majorite il s’agit d’especes endemiques detruites par l’activite humaine et par l’importation par l’homme d’especes vegetales et animales envahissantes.
    Selon WWF, Nicolas Hulot a demande a Christian Estrosi davantage de moyens pour la politique environnementale en Polynesie francaise. Il faut rappeler que dans le Pacifique la competence en matiere d’environnement appartient a la Polynesie francaise et a la Nouvelle-Caledonie.
    <http://www.info.lnc.nc/caledonie/20071027.LNC4582.html>
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    44- Grenelle de l’environnement : Victorin Lurel approuve les grandes orientations, New Media, 27/10/07
     
    Au lendemain de la tenue du Grenelle de l’environnement, Victorin Lurel, le depute (PS) de Guadeloupe et secretaire national du PS a l’outre-mer, “salue le succes de la demarche du President de la Republique” dans un communique. Le president de la Region Guadeloupe indique approuver les grandes orientations decidees “pour faire entrer la France et l’outre-mer dans une nouvelle ere en matiere de preservation de l’environnement”. Il declare cependant rester vigilant lors de la discussion a venir de la loi-programme du Grenelle au Parlement.
    Selon Victorin Lurel, apres la phase de discussion et de propositions du Grenelle de l’environnement, il faut desormais traduire “en financements et en programmes d’action” les “grandes ambitions affichees par le chef de l’Etat”. Le secretaire national du PS attend des “mesures fortes dans l’outre-mer, et en Guadeloupe en particulier”. Mais face aux “ressources fiscales limitees de ces territoires, et des retards pris, notamment en matiere d’infrastructures de traitement et d’elimination des dechets”, le president de la Region Guadeloupe souhaite “un engagement financier fort de l’Etat au cote des collectivites a qui il doit en outre donner davantage de liberte d’action au niveau institutionnel”.
    Concernant l’annonce par Nicolas Sarkozy, d’une reduction de moitie de l’usage des pesticides en 10 ans “si possible”, Victorin Lurel declare approuver “particulierement” et milite pour un soutien de la filiere bio.
    Le president de la Region Guadeloupe salue egalement l’annonce d’une remise a plat complete de la fiscalite “qu’il reclame depuis longtemps”. Selon lui, “cette reforme fiscale est essentielle pour eviter que les mesures du Grenelle ne pesent sur le pouvoir d’achat des menages”.
    Le depute socialiste demande enfin “que soient adaptees aux specificites locales les grandes ambitions formulees en termes de construction et de renovation de logements et de batiments”. Il indique que la Region Guadeloupe, qui soutient fortement les energies renouvelables et qui a fait de 200e l’annee du developpement durable, “attend notamment de l’Etat qu’il mette en place de nouveaux dispositifs incitatifs (bonification et credits d’impots)”.
    <http://www.newmedia-fr.info/ixm_ixpnews.php?file=article&story_id=23341>
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    23 October

    Chez les ricains les poulets ont déjà plus de pattes pour certains... Qu'est ce que c'est marrant la génétique, on peut faire des choses totalement absurdes...

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    Et le soleil est encore absent des sourrces première énergique, acculé au mur ils nous sortiront l'invention du siècle l'énergie solaire... (rire sardonique...)

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- "Box" ADSL : halte au gaspillage d'energie !, INC/60 millions de consommateurs n°420, octobre 2007
    2- La pollution a reduit d'un an l'esperance de vie en Europe, selon l'AEE, AFP, 10/10/07
    3- PCB dans le Rhone : un plan contre une "pollution historique", AFP, 10/10/07
    4- Peut mieux faire !, Pro-Environnement, 10/10/07
    5- La contrainte CO2 determinera plus le "pic petrolier" que les reserves, estime GDF, AFP, 10/10/07
    6- Energie : Les futurs. Edito, Le Monde, 10/10/07 
    7- Energie : Les futurs. Le bilan ecologique des agrocarburants est mitige, Le Monde, 10/10/07
    8- Energie : Les futurs. La premiere usine automobile propre, Le Monde, 10/10/07
    9- Energie : Les futurs. Les trois defis de l'hydrogene, Le Monde, 10/10/07
    10- Energie : Les futurs. La societe americaine avance plus vite que sa classe politique, Le Monde, 10/10/07
    11- Energie : Les futurs. Le charbon propre ne sera pas pret avant 2020. Le petrole reste une denree rare et chere, Le Monde, 10/10/07
    12- Energie : Les futurs. Les entreprises doivent se mettre au vert, Le Monde, 10/10/07
    13- Energie : Les futurs. Le charbon propre ne sera pas pret avant 2020. Lancement de prototypes, Le Monde, 10/10/07
    14- Energie : Les futurs. Menace ecologique au barrage des Trois-Gorges, Le Monde, 10/10/07
    15- Allemagne : creation du premier label national de construction durable, Novethic, 10/10/07
    16- Top 10 des sites les plus pollues : l’industrie miniere accusee, Novethic, 11/10/07
    17- Pollution. Beaucoup de bruit pour quelque chose, Courrier International n°884, 11/10/07
    18- Le mercure pourrait etre elimine rapidement chez les poissons (publication), BE Canada n°323, 12/10/07
    19- Bilan de la pollution au Canada (publication), BE Canada n°323, 12/10/07
    20- Les mesures vertes portent-elles leur fruit ? La preuve au pole !, BE Canada n°323, 12/10/07
    21- L'habitacle de la voiture ne protege pas de la pollution, AFP, 15/10/07 
    22- Pollution de l'air : Paris epingle par l'UE pour non-respect des normes SO2, AFP, 17/10/07
    23- Du Velo'v a Lyon au Velo de Toulouse : toute la France se met au velo libre service, AFP, 18/10/07
    24- Ca flambe a la pompe, Liberation, 19/10/07
    25- La Tour Eiffel participe mardi a "5 minutes de repit pour la planete", 22/10/07
    26- Les biocarburants, grands absents du "Grenelle", font toujours debat, 22/10/07
    27- L'energie, un des plus grands defis du XXIe siecle, 22/10/07
    Deux annonces
    28- Invitation conference "Vers un modele economique durable" avec Lester R. Brown et Nicolas Hulot, UNESCO (75007), mercredi 7 novembre de 18h a 20h
    29- "Volcans, Seismes, tsunamis, vivre avec le risque", expositions, Paris, Palais de la Decouverte, du 12 octobre 2007 au 11 mai 2008

    Bien a vous,
    Florence

    Info du jour : En l'espace de deux ans, l'environnement est devenu le troisieme « risque majeur » qui preoccupe les Americains, derriere le terrorisme et le cout de la couverture medicale, selon la derniere etude trimestrielle de l'Association americaine des economistes d'entreprise.
    Citation du jour : "Operer la transition vers une energie durable est l'un des defis centraux auxquels le genre humain doit faire face lors de ce siecle. Des donnees scientifiques accablantes montrent que les tendances energetiques actuelles ne seront pas viables". Experts de l'InterAcademy Council (IAC)
    "5 minutes de repit pour la planete" mardi 23 octobre de 19h55 a 20 heures <www.5minutespourlaplanete.org> 
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- "Box" ADSL : halte au gaspillage d'energie !, INC/60 millions de consommateurs n°420, octobre 2007
    Benjamin Douriez - Etude : Aurelien Busson, Nicolas Teisseyre
     
    Deux mois et demi de production d’un reacteur nucleaire : voila l’electricite qu’engloutissent chaque annee les modems haut debit des Francais, selon notre etude exclusive. A quand des "box" un peu plus ecolos ?
    Ces boitiers se veulent le dernier cri de la technologie. Les box (Freebox, Livebox…) que fournissent les operateurs haut debit a leurs abonnes permettent d’acceder a la fois a l’Internet rapide, au telephone illimite et a la television par ADSL. Pourtant, en matiere de consommation electrique, leurs performances sont d’un autre age.
    Pour la premiere fois, "60" a mesure la quantite d’energie dont elles ont besoin. En cumulant la consommation en veille et en fonctionnement, nous pouvons affirmer qu’une box, avec son decodeur TV, engloutit entre 143 et 263 kilowattheures (kWh) sur un an, selon les modeles.
    C’est loin d’etre negligeable. Cela represente plus de la moitie de ce que consomme un refrigerateur-congelateur familial recent (voir notre essai de refrigerateurs  publie en avril 2007). Or, un refrigerateur tourne a plein regime 24 h/24, et le "froid" est lui-meme l’un des postes de consommation electrique les plus lourds pour les menages.
    Jusqu’a 29 euros d’electricite par an
    Dommage que, lorsqu’ils s’abonnent au haut debit, les internautes ne soient pas informes de cette consommation electrique. Car ce sont eux qui devront en supporter le cout, a travers une augmentation de leurs factures d’electricite : 16 a 29 euros supplementaires dans l’annee, selon nos calculs.
    Les forfaits haut debit coutant souvent 30 euros par mois, la boulimie electrique des box revient a faire payer, dans certains cas, un treizieme mois d’abonnement via la facture d’electricite.
    Couteuse pour l’abonne, la consommation electrique des box l’est aussi pour l’environnement. A l’echelle nationale, elles avalent 1,51 milliard de kWh par an, selon nos estimations. Cela represente presque deux mois et demi de production d’un reacteur nucleaire, rien que pour alimenter les box et permettre aux Francais de surfer a grande vitesse.
    Cette facture electrique va encore s’alourdir, compte tenu de l’evolution du taux d’equipement. Si rien ne change, en 2010, nous estimons qu’il faudra 2,66 milliards de kWh pour faire fonctionner les box, soit 4,3 mois de production d’un reacteur nucleaire.
    Aussi gourmand en veille qu’en fonctionnement
    Or, une partie de cette consommation serait evitable si les fabricants des box prenaient la peine d’optimiser leur materiel. Ce n’est pas le cas.
    Que la box consomme une dizaine de watts lorsque la connexion Internet est sollicitee a son maximum, on peut le comprendre. Mais nos mesures revelent qu’elle a besoin de la meme quantite d’energie, ou presque, lorsque l’ordinateur est eteint. Certes, la box elle-meme reste allumee, sous peine de couper la ligne de telephonie par Internet qu’elle controle, mais quand meme !
    Le decodeur TV, lui, n’a pas l’excuse de devoir rester allume pour la ligne telephonique. Pourtant, il est aussi gourmand qu’il soit en fonctionnement ou non.
    Il consomme 7 a 21 watts en veille, selon les modeles. Des montants etonnants quand on sait que les industriels de l’electronique sont capables de fabriquer des televiseurs a ecran plat de grande taille consommant moins de 1 watt en veille (voir notre essai de televiseurs  publie en decembre 2006) !
    Certains boitiers n’ont meme pas d’interrupteur !
    D’autres constatations prouvent que les fabricants sont plus preoccupes d’ajouter
    de nouvelles fonctions a leurs box que d’en reduire la consommation. Ainsi, la plupart des operateurs n’ont meme pas pris la peine de mettre un interrupteur on/off sur leur decodeur TV. Il serait pourtant bien utile, puisque la fonction veille est purement illusoire.
    Meme les transformateurs de ces appareils sont des champions du gaspillage. Deconnectes de la box ou du decodeur TV, mais restes branches sur la prise electrique, certains d’entre eux continuent a pomper de l’energie dans le vide !
    Il faudra bien que les operateurs se penchent un jour sur l’efficacite energetique
    des box. Sinon, haut debit continuera a rimer avec grand gachis.
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    2- La pollution a reduit d'un an l'esperance de vie en Europe, selon l'AEE, AFP, 10/10/07
     
    Belgrade (AFP) - 16h53 - L'Europe doit prendre des mesures energiques contre la pollution qui a reduit de pres d'un an l'esperance de vie de sa population et compromis la croissance des enfants, selon un rapport de l'Agence europeenne pour l'environnement (AEE), diffuse mercredi a Belgrade
    "On estime que les niveaux actuels, surtout d'oxyde d'azote, de particules fines et d'ozone au sol, reduisent l'esperance de vie moyenne dans les pays d'Europe occidentale et centrale de pres d'un an et compromettent la croissance des enfants", souligne le rapport, intitule "L'environnement en Europe".
    Ce document de 440 pages a ete presente a Belgrade dans le cadre d'une conference reunissant 56 pays, organisee sous les auspices de la commission economique des Nations unies pour l'Europe (CEE-ONU).
    Il etablit un etat de l'environnement dans 53 pays dont la population totale depasse 870 millions de personnes, une region qui comprend l'Europe de l'Est, le Caucase et l'Asie centrale, l'Europe du Sud-Est, ainsi que l'Europe occidentale et centrale.
    Dans cette region, "plus de 100 millions de personnes n'ont acces ni a de l'eau potable ni a des installations sanitaires de qualite", tandis qu'au cours des 15 dernieres annees "la qualite de l'approvisionnement en eau et des installations sanitaires s'est deterioree" en particulier en Europe de l'Est, Caucase, Asie centrale et Europe du Sud-Est.
    Depuis 2000 "la plupart des emissions polluantes ont augmente de 10 % en raison de la reprise economique" en Europe de l'Est, dans le Caucase et en Asie centrale, souligne le rapport.
    Il attire egalement l'attention sur "plusieurs aspects preoccupants tels que la surpeche, l'eutrophisation et des pressions grandissantes sur les zones cotieres". Meme si le nombre de marees noires accidentelles a diminue dans les mers europeennes, "les rejets d'hydrocarbures dans le cadre des activites de routine demeurent importants", indique-t-il.
    En ce qui concerne la biodiversite, "plus de 700 especes europeennes sont menacees d'extinction (...) a cause de la destruction, de la degradation et de la perturbation de leurs habitats".
    "Nous devons renforcer la volonte d'agir sur les problematiques environnementales dans la region paneuropeenne", a souligne devant la presse Jacqueline McGlade, directrice executive de l'AEE.
    "Pour ce faire, il importe que nous comprenions mieux les problemes qui se posent, leur nature et leur repartition parmi les differentes societes et generations", a-t-elle ajoute.
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    3- PCB dans le Rhone : un plan contre une "pollution historique", AFP, 10/10/07
     
    Lyon (AFP) - 22h22 - La secretaire d'Etat a l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a propose mercredi a Lyon plusieurs pistes de recherches et d'actions afin de combattre "une pollution historique" aux PCB dans le Rhone, mais aussi dans d'autres bassins fluviaux francais.
    Mme Kosciusko-Morizet, qui a preside le premier comite de pilotage sur la pollution du fleuve Rhone aux polychlorobiphenyles (PCB), ou pyralene, a annonce qu'une structure similaire au niveau national serait mise en place "d'ici la fin de l'annee".
    Lors de la reunion, la secretaire d'Etat a devoile une carte des sediments en France, constituee a partir des analyses effectuees par les reseaux de suivi dans les fleuves et rivieres sur 852 sites. Le document illustre la presence de PCB dans pres de 40% d'entre eux.
    "Cette carte montre que cette pollution touche quasiment tous les grands fleuves francais et meme europeens, qui ont eu un passe industriel entre 1930 et 1980", a souligne Mme Kosciusko-Morizet lors d'une conference de presse cloturant le comite de pilotage.
    "L'interdiction de l'utilisation des PCB a ete respectee pendant 20 ans, on ne peut donc pas parler de laxisme de l'Etat", a toutefois assure Mme Kosciusko-Morizet.
    Trois grands bassins fluviaux, Artois-Picardie, Rhone-Mediterranee et Seine-Normandie sont particulierement touches par la pollution aux PCB.
    Une carte plus complete, qui concernera egalement des resultats d'analyses des poissons, sera rendue publique "dans les 18 mois", a explique la secretaire d'Etat. Celle-ci attend des conclusions de l'Agence Francaise de securite sanitaire des aliments (Afssa), notamment sur la facon dont les polluants migrent vers les poissons et s'il existe des especes plus ou moins sensibles a la pollution.
    Dans le Rhone, la consommation de poissons a ete interdite jusqu'a la Mediterranee en raison de la decouverte dans certains poissons de taux de PCB jusqu'a dix fois superieurs au seuil autorise par l'Organisation mondiale de la sante (OMS).
    S'agissant des "douze pecheurs professionnels concernes" par la pollution, la secretaire d'Etat a annonce que la suppression de leurs baux de peche etait a l'etude, ainsi qu'une exemption de leurs cotisations a la Mutualite sociale agricole (MSA).
    "Nous reflechissons egalement a une indemnisation de leurs pertes de revenus", a-t-elle ajoute sans avancer de chiffre, ainsi qu'a l'evolution de l'interdiction totale de consommation des poissons vers une "interdiction ciblee", differenciant notamment les especes.
    Enfin, concernant une depollution possible du fleuve, Mme Kosciusko-Morizet a explique qu'on ne pouvait "pas draguer tout le Rhone".
    "Une depollution ciblee serait techniquement possible ou bien un traitement in situ des sediments, dont on a confie l'etude au pole de competitivite lyonnais Axelera", a-t-elle affirme.
    Juges "probablement cancerigenes pour l'homme", les PCB sont dommageables pour le foie, la reproduction et la croissance, avec des effets "possibles" sur le cerveau et les hormones thyroidiennes.
    Largement deverses dans le Rhone dans les annees 80, tres peu solubles, ils se sont accumules dans les sediments puis dans les graisses des poissons.
    L'organisation ecologiste France nature environnement (FNE) est restee "sur sa faim" apres les annonces de la secretaire d'Etat a l'Ecologie.
    Le porte-parole de l'association, Alain Chabrolle, a notamment releve des imprecisions sur le deblocage des moyens financiers necessaires au traitement de cette pollution, sur la planification precise des actions a engager ou encore sur l'indemnisation des pecheurs professionnels touches, "un probleme d'urgence", a souligne M. Chabrolle.
    + Carte des principaux sites a fort contamination de derives chimiques chlores toxiques
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    4- Peut mieux faire !, Pro-Environnement, 10/10/07
     
    Le nouveau rapport de l’Agence europeenne pour l’environnement (AEE), presente le 10 octobre a Belgrade (en Serbie), souligne les lacunes des politiques environnementales europeennes.
    « Nous devons renforcer la volonte d’agir sur les problematiques environnementales dans la region paneuropeenne. Pour ce faire, il importe que nous comprenions mieux les problemes qui se posent, leur nature et leur repartition parmi les differentes societes et generations. Les analyses, les evaluations, la communication et l’education contribueront a combler ce deficit d’information et constitueront un soutien substantiel pour les personnes appelees a agir dans ce domaine » a declare Mme Jacqueline McGlade, directrice executive de l’EEA. Selon le rapport, « l'essentiel de la pression environnementale dans la region resulte d'activites economiques telles que l’agriculture, le tourisme, les transports et l’energie. Les habitudes de consommation et les modeles de production actuels exercent egalement une pression constante sur les ressources naturelles, et la qualite de notre environnement s'en trouve compromise ».
    Derniere evaluation en date d’une serie consacree a l’environnement paneuropeen publiee par l’AEE (Agence Europeenne de l’environnement) depuis 15 ans, ce rapport dresse le bilan des progres realises en matiere d'environnement dans 53 pays dont la population totale depasse 870 millions de personnes.
    «Les ministres ont qualifie la conference de Belgrade de conference de l'accomplissement. Notre rapport temoigne que des progres ont ete accomplis. Nous avons reduit certaines formes de pollution atmospherique et ameliore le traitement des eaux usees. Neanmoins, en cette periode de changement, des problemes majeurs subsistent, comme le climat, la biodiversite et les menaces pour la sante liees a l’environnement. Pour apporter une reponse adequate a ces problematiques environnementales complexes, nous avons besoin d’une cooperation continue au sein de la region paneuropeenne ainsi que d’un soutien financier et technique cible», a explique Mme McGlade.
    Le rapport complet est disponible a l'adresse suivante :
    La region paneuropeenne regroupe ainsi l’Europe de l’Est, le Caucase et l’Asie centrale, l’Europe du sud-est, ainsi que l’Europe occidentale et centrale.
    Les auteurs du rapport pronent essentiellement une meilleure mise en œuvre des politiques existantes et la definition d’objectifs clairs et realistes.
    Source : 4e rapport de l’AEE
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    5- La contrainte CO2 determinera plus le "pic petrolier" que les reserves, estime GDF, AFP, 10/10/07

     

    Paris (AFP) - Le "pic petrolier", qui designe le moment a partir duquel la production de petrole dans le monde commencera a decroitre, sera plus determine par "les contraintes" de reduction de carbone que par l'epuisement des reserves, a estime mercredi un responsable de Gaz de France.
    "In fine, la quantite de gaz et d'huiles sera plus determinee par la contrainte carbone que par les reserves disponibles", a juge Didier Holleaux, directeur exploration production de GDF, lors d'une conference a Paris sur les activites parapetrolieres.
    "La contrainte carbone aura un impact sur notre industrie. La question est de savoir quand", a-t-il ajoute.
    La "pic petrolier" ("peak oil" en anglais) fait debat au sein de l'industrie petroliere et parmi les experts du secteur.
    La position de GDF est partagee par le rapport du Centre d'analyse strategique, redige par Jean Syrota, sur les perspectives energetiques pour la France et mis en ligne mardi.
    A l'inverse, un directeur de Total, interroge en marge de la meme conference, a estime que reduire les emissions de carbone, qui favorisent le rechauffement du climat, "n'etait pas une limitation a la production" de petrole meme si ce phenomene "doit etre pris en compte".
    Total ne prevoit pas de "pic" petrolier mais un "plateau de 100 a 110 millions de barils par jour", qui sera atteint vers 2015-2020 et qui restera a ce niveau pendant plusieurs annees, a ajoute Patrick Pouyanne, directeur strategie croissance recherche en exploration-production du groupe petrolier.
    La reduction des emissions de carbone "sera integree dans le prix du brut. Notre objectif c'est d'arriver a traiter le CO2 a 50 dollars la tonne, ce qui a un impact de 5 a 10 dollars sur le baril de petrole", a-t-il precise.
    Claude Mandil, ancien directeur de l'Agence internationale de l'energie, a indique lors de cette meme conference, qu'il ne "croyait pas beaucoup au peak oil car on sous-estime gravement le progres technique" pour decouvrir d'autres reserves.
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    6- Energie : Les futurs. Edito, Le Monde, 10/10/07
    Jean-Michel Bezat
     
    Le XXIe siecle marquera une transition energetique. Le petrole et le gaz en declin cederont peu a peu la place a des energies n'emettant pas de CO2. Il en va de l'avenir de la planete.
    Une boite a outils dans laquelle puiser. C'est ainsi que les participants a la derniere phase du Grenelle de l'environnement, qui se tiendra fin octobre a Paris, devraient considerer le rapport de Jean Syrota intitule « Perspectives energetiques de la France a l'horizon 2020-2050 ». Commande par Dominique de Villepin en juin 2006 et remis prochainement a son successeur Francois Fillon, c'est le fruit du travail d'environ 80 experts places sous la houlette de l'ancien president de la commission de regulation de l'energie.
    Dans son prerapport d'avril 2007, M. Syrota etait sans ambiguite : « Les errements actuels en matiere de consommations energetiques sont incompatibles avec un developpement durable au niveau planetaire. » Le document reconnait qu'il n'y a pas d'alternative a la division par quatre de nos emissions de gaz a effet de serre (GES) en 2050, l'objectif que s'est fixe la France. Comment ? En utilisant une « strategie adaptative » permettant de tenir compte de l'evolution des connaissances sur la degradation du climat pour inflechir les choix energetiques.
    Le rapport preconise plusieurs mesures nationales. Il ne fallait pas s'attendre a ce que M. Syrota, ex-patron de la Cogema, exclue le nucleaire du bouquet energetique de demain. Il juge meme difficile de descendre sous la barre actuelle des 75 % d'electricite d'origine nucleaire si l'on veut respecter l'engagement de reduire les GES, et il preconise une intensification de la recherche sur la generation 4 qui pourrait remplacer l'EPR vers 2040.
    Au registre des energies nouvelles, il fait un tri severe. Les biocarburants ? Le rapport reclame l' « arret » des nouveaux investissements - qui sont bien souvent une aide deguisee aux agriculteurs - dans la production de ces carburants a base de mais, de ble ou de betteraves, car elle consomme trop de petrole. Mieux vaut, dit-il, soutenir la recherche sur la deuxieme generation d' « agrocarburants », au rendement energetique bien superieur.
    Il fait egalement un sort a la voiture a hydrogene, estimant que ce combustible est difficile a produire a des couts raisonnables sans emettre du gaz carbonique, a stocker et a distribuer en toute securite. Il defend donc la voiture hybride (essence-electricite).
    Par ailleurs, le rapport souligne la necessite de favoriser les barrages hydroelectriques, la construction de batiments generant plus d'energie qu'ils n'en consomment et le captage-stockage du CO2. Sur ce point, les experts estiment qu'il faudra investir 6 a 10 milliards d'euros d'ici a 2015 dans des prototypes en Europe pour permettre le decollage industriel de cette filiere a partir de 2020.
    Il faudra bien, aussi, se decider a mieux cibler les aides fiscales sur les energies renouvelables les plus prometteuses, supprimer les subventions a la cogeneration (chaleur-electricite) et baisser le tarif de rachat de l'electricite eolienne par EDF. Le particulier n'echappera pas a un effort, previent M. Syrota. Le Parlement devrait autoriser les collectivites territoriales a instaurer des peages urbains et a imposer des normes energetiques avant la delivrance de permis de construire. Les automobilistes devront payer plus de TIPP (surtout sur le gazole) et acquitter de nouveau la vignette automobile, supprimee en 2001.
    Ces mesures ne font que s'inscrire dans une transition energetique pour sortir du « modele carbone » ou 80 % de l'energie consommee est produite a partir de carburants fossiles. Apres 2050, l'hydrogene, le nucleaire de generation 4 brulant moins d'uranium, le stockage de l'electricite et le photovoltaique a grande echelle prendront le relais du petrole et du gaz, le charbon restant en grande quantite, prevoit l'Institut francais du petrole (IFP). Une telle transition suppose, selon l'IFP, un effort de recherche et d'innovation « sans precedent » et « une volonte politique forte au niveau mondial ». On la mesurera, en decembre, lors de la conference de Bali (Indonesie), qui doit poser les bases d'un nouveau protocole de Kyoto.

    Il existe un esolution simple, l'eau ciomme carburant mais pas assez rentable mon fis (d'ou tu crèveras la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau...)

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    7- Energie : Les futurs. Le bilan ecologique des agrocarburants est mitige, Le Monde, 10/10/07
    Stephane Foucart
     
    Appeles a un developpement massif, les carburants issus des vegetaux sont-ils si vertueux ?
    Pas une semaine ne passe sans que les associations de defense de l'environnement ou certains organismes internationaux ne donnent l'alerte sur les perils ecologiques lies au developpement rapide des biocarburants - ou agrocarburants.
    Ces inquietudes sont generalement liees a l'utilisation des sols. Quant a l'interet de ces carburants pour lutter contre le rechauffement, il fait l'objet de discussions dans la communaute scientifique. La difficulte d'evaluer la contribution au changement climatique des differentes cultures rend improbable, pour l'heure, un consensus sur la question.
    D'autres observations ne font guere de doutes. Dans un rapport rendu public en septembre 2007, l'Organisation pour la cooperation et le developpement economiques (OCDE) estimait que « la transformation des terres pour la production d'energie a partir de la biomasse poussera les prix alimentaires vers le haut ». Selon les cultures, l'organisation anticipe une progression globale de 20 % a 50 % des cours dans la prochaine decennie. De tels effets sont deja sensibles au Mexique ou les cours du mais - base de l'alimentation traditionnelle mexicaine - flambent depuis un an. L'OCDE souligne en outre les risques d'erosion de la biodiversite lors du remplacement « d'ecosystemes, comme les forets, les zones humides et les paturages » par « des cultures destinees aux agrocarburants ».
    Tirer de tels constats qualitatifs est relativement aise. Obtenir des chiffres est plus complexe. Surtout en ce qui concerne le bilan energetique des agrocarburants. Selon les filieres, les chiffres changent considerablement. Selon une etude commanditee par l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe) il faut mobiliser 0,5Megajoule (MJ) d'energie non renouvelable pour obtenir 1 MJ d'ethanol de ble ou de betterave. Par comparaison, il faut fournir 1,15 MJ d'energie non renouvelable pour disposer de 1 MJ d'essence classique. Le rendement energetique des huiles vegetales (de colza et de tournesol) est encore meilleur avec environ 0,2 MJ a fournir pour 1 MJ d'energie recuperee en fin de cycle. La encore, la comparaison avec le combustible fossile est flatteuse puisqu'il faut immobiliser 0,9 MJ pour obtenir 1 MJ de gazole.
    A cela s'ajoutent des pollutions atmospheriques reduites, en particulier en ce qui concerne les emissions d'oxydes d'azote (NOx). Autre vertu des agrocarburants : ces derniers ne relachent, lors de leur combustion, que le carbone atmospherique auparavant fixe par la plante par photosynthese. En d'autres termes, le carbone pompe est reinjecte dans l'atmosphere : le bilan carbone de la combustion proprement dite est nul.
    Pourtant, le « bilan climatique » des agrocarburants est tres discute. Tenir compte de tous les parametres qui entrent dans la production agricole releve en effet de la gageure, tant les rendements varient en fonction du type de culture, de la qualite des sols, du climat, etc. C'est le recours, par l'agriculture intensive, aux fertilisants azotes qui introduit l'incertitude la plus importante.
    En effet, une part de l'azote epandu est degrade par les plantes et la flore bacterienne des sols sous forme d'un gaz, le protoxyde d'azote (N2O) aussi appele oxyde nitreux et egalement connu sous le nom de gaz hilarant. Tres stable dans l'atmosphere, ce gaz a une contribution a l'effet de serre 296 fois superieure a celle du dioxyde de carbone (CO2). Selon les estimations du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'evolution du climat), seul 1 % environ de l'azote deverse dans l'environnement est oxyde sous forme de N2O. Sur la foi de cette estimation - qui reflete aujourd'hui le consensus scientifique - les agrocarburants ont un impact bien moindre sur le rechauffement que les carburants classiques.
    Recemment, le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen a cree la polemique en publiant, dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics, un nouveau calcul du taux de conversion de l'azote agricole en protoxyde d'azote. Selon M. Crutzen et ses coauteurs, ce taux serait 3 a 5 fois plus eleve que les estimations retenues par le GIEC.
    Des lors, la contribution de la majorite des agrocarburants au rechauffement pourrait etre plus forte encore que celle des combustibles fossiles.
    Les calculs de M. Crutzen sont cependant marques par d'importantes marges d'erreur, du fait du peu de mesures disponibles du N2O atmospherique. Selon ces nouvelles estimations, la combustion de biodiesel issu du colza contribue 1 a 1,7 fois plus au rechauffement que l'utilisation d'une energie fossile en quantite equivalente. Ce meme coefficient est compris entre 1,3 et 2,1 pour le bioethanol issu du ble et entre 0,9 et 1,5 pour celui issu du mais. La seule culture dont l'utilisation sous forme de combustible est, selon M. Crutzen et ses coauteurs, benefique au regard du changement climatique, est la canne a sucre, dont le coefficient est toujours inferieur a 1 (compris entre 0,5 et 0,9).
    Cependant, retorquent les producteurs, il faudrait, pour etre juste, tenir compte de l'utilisation des sous-produits de ces cultures. La production de biodiesel a partir de colza permet la fabrication de tourteaux propres a l'alimentation animale. Ce coproduit du biodiesel evite l'importation, en meme quantite de tourteaux de soja. De meme, la distillation de l'ethanol de betterave engendre une production de residus qui peuvent etre utilises comme engrais agricoles. La encore, c'est autant d'engrais qui ne sera pas produit, evitant donc le rejet de gaz a effet de serre.
    Pour autant, la conversion massive des forets et des zones humides - en particulier en Indonesie et en Malaisie - en surfaces devolues a la culture de palmiers a huile (destines a une production energetique) est responsable de l'emission d'environ 2 milliards de tonnes (Gt) de carbone atmospherique.
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    8- Energie : Les futurs. La premiere usine automobile propre, Le Monde, 10/10/07
    Jean-Pierre Stroobants
     
    Volvo annonce avoir reussi, dans ses installations de Gand, en Belgique, a ramener de quelque 4 000 tonnes a zero les rejets de CO² produits par la combustion d'energie fossile
    Dans cette plaine industrielle flamande, entre bras autoroutiers et canaux, on ne voit qu'elles : trois eoliennes hautes de 100 metres qui surplombent les ateliers, les hangars et les parkings geants de Volvo Europe Truck, a Gand-Oostakker.
    Alimentant des turbines de 2 MW, les pales blanches tournent inlassablement pour fournir a l'usine de montage - la plus grande du constructeur suedois en Europe - 50 % de son electricite. « L'autre moitie du courant necessaire au fonctionnement de l'usine est lui aussi vert », explique Marc Seghers, directeur pour l'environnement et la securite. Il est fourni et certifie par la Compagnie nationale du Rhone, qui exploite 19 centrales hydrauliques entre le lac Leman et l'embouchure du Rhone.
    L'ingenieur est fier d'avoir pilote le projet qui a fait de l'usine flamande la premiere implantation automobile au monde qui, selon Volvo, ne rejette aucune quantite de dioxyde de carbone. Si les eoliennes forment la partie la plus visible du projet, elles ne sont qu'un element du dispositif mis en place pour faire passer de quelque 4 000 tonnes a zero les rejets de CO2 produits par la combustion d'energie fossile.
    Un reamenagement complet de l'usine, qui emploie 2 200 personnes, a permis de reduire de 23 % la consommation de chaleur et d'electricite. Dans le local technique, une nouvelle construction en bois, verre et aluminium, une des trois chaudieres a ete demontee. Les deux autres sont nouvelles. L'une consomme des billes de bois - « garanties sans colle et achetees par certificat » -, l'autre, qui ne fonctionnera qu'en hiver, utilise du biodiesel ou du gaz naturel - auquel on n'aura recours qu'en cas d'urgence. Sur le toit, des panneaux solaires de derniere generation, en silicium, fournissent une energie equivalant a la consommation actuelle de 10 familles.
    L'investissement global, effectue avec Electrabel, la filiale belge de Suez, a ete de 10 millions d'euros. Le retour sur investissement etait prevu, au pire, pour 2017, au mieux pour 2012. Compte tenu de la forte augmentation des tarifs de l'energie, il devrait intervenir des 2009.
    Dans une region, la Flandre, qui devra reduire de 8,8 % ses emissions d'ici a 2012 si elle entend respecter les criteres du protocole de Kyoto, l'experience Volvo interesse de nombreux industriels. Depuis le 20 septembre, jour de l'inauguration du nouveau systeme, ils sont beaucoup a vouloir visiter l'usine. « Comme d'ailleurs des constructeurs automobiles etrangers », confie en souriant Marc Seghers. Lesquels ? Motus.
    Volvo ne veut en tout cas pas en rester la. Un batiment qui se construit actuellement sur son site gantois, et sera occupe par sa division Logistics corporation (VLC), repondra aux criteres des maisons dites « passives » : pas de systeme de chauffage ou de conditionnement d'air traditionnels grace a une isolation des murs epaisse de 30 cm, une ventilation assuree grace a la recuperation de la chaleur, l'utilisation de l'energie du soleil et du sol, etc.
    Il demeure sans doute un paradoxe : on construit ici sans rejeter de CO2 des « monstres » routiers qui, de plus en plus nombreux (44 000 seront produits en 2007, pour 35 000 l'an dernier), vont rejeter des gaz toxiques. En guise de reponse, le constructeur suedois replique qu'il est le premier a avoir montre recemment, a Stockholm, sept camions experimentaux, capables de rouler au biodiesel ou avec six autres carburants non polluants. Ces vehicules ne produiraient aucun rejet nefaste.
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    9- Energie : Les futurs. Les trois defis de l'hydrogene, Le Monde, 10/10/07
    Pierre Le Hir
     
    Trois obstacles a surmonter : celui de la production dans des conditions environnementales et economiques satisfaisantes, celui du stockage, et celui du cout des installations
    « Energie propre ». L'hydrogene est volontiers pare, par ses promoteurs, de toutes les vertus ecologiques : non polluant, silencieux, abondant... La realite est plus complexe. Si cette filiere energetique offre des perspectives prometteuses, elle doit, pour s'imposer comme une alternative credible, surmonter trois obstacles : celui de la production d'hydrogene dans des conditions environnementales et economiques satisfaisantes, celui du stockage de ce gaz, enfin, celui du cout des installations.
    Les transports etant a l'origine de 25 % des emissions de gaz carbonique en Europe, et l'Union europeenne s'etant engagee a consommer 20 % de carburants de substitution d'ici a 2020, le recours a l'hydrogene pour alimenter les moteurs des vehicules apparait comme une option seduisante.
    La premiere piste exploree est celle de l'utilisation directe de l'hydrogene comme carburant, dans un moteur a combustion interne. Cette solution presente l'avantage, par rapport aux moteurs a essence, de ne pas emettre de CO2. Mais elle n'evite pas le rejet d'oxydes d'azote (NOx). De surcroit, le rendement energetique reste celui, tres faible - environ 15 % - d'un moteur a combustion interne classique.
    La voie privilegiee par les constructeurs automobiles et les groupes industriels du secteur de l'energie est donc celle de la pile a combustible. Le principe, celui d'une electrolyse inversee, est bien connu : il consiste a combiner de l'hydrogene avec l'oxygene de l'air, pour produire de l'electricite alimentant un moteur electrique. Le rendement energetique avoisine, dans ce cas, 50 %. Et le seul sous-produit est de l'eau. Ce qui donne a la pile a combustible le merite de ne generer aucune pollution locale.
    Le probleme n'est toutefois que deplace. Car il faut bien produire l'hydrogene qui, bien qu'il soit l'atome le plus repandu dans l'Univers, n'existe pas a l'etat pur, mais seulement associe a d'autres elements. A pres de 95 %, la production industrielle d'hydrogene est aujourd'hui realisee par reformage du methane (gaz naturel) qui, en presence de vapeur d'eau, libere de l'hydrogene, mais aussi du gaz carbonique.
    Compte tenu du haut rendement energetique de la pile a combustible, le bilan environnemental global - « du puits a la roue » - de cette derniere est, certes, meilleur que celui des carburants classiques : les emissions de CO2 sont reduites d'environ 25 % par rapport aux motorisations diesel, et d'environ 40 % par rapport aux moteurs a essence. En outre, il est sans doute preferable que les rejets de dioxyde de carbone soient concentres dans les cheminees des usines de reformage, plutot que disseminees au bout de millions de pots d'echappement.
    Mais l'hydrogene ne sera vraiment « propre » que lorsque seront mises en oeuvre des techniques de captage du CO2 a la source, puis de stockage, par exemple en couche geologique profonde. De telles technologies sont deja disponibles, mais elles restent onereuses et demandent des etudes poussees.
    D'autres possibilites de production d'hydrogene existent, comme l'hydrolyse de l'eau : de nombreuses unites de petite taille existent deja de par le monde, leur cout de fonctionnement s'opposant pour l'instant a un developpement a grande echelle. Dans le futur, certains reacteurs nucleaires a tres haute temperature - encore dans les cartons des ingenieurs -, pourraient egalement assurer une cogeneration d'hydrogene.
    Deuxieme difficulte a resoudre : le stockage du gaz, tres leger et tres explosif, a bord des vehicules. Les producteurs comme Air liquide savent deja conditionner, en cartouches, du gaz liquefie a - 253o C (une operation tres gourmande en energie) ou comprime a 700 bars. Pour assurer une autonomie de 500 km, 75 litres d'hydrogene liquide ou 125 litres d'hydrogene comprime sont necessaires, contre 40 litres d'essence en moyenne. L'encombrement des cartouches n'est donc pas redhibitoire, mais les technologies requises sont complexes. D'autres procedes de stockage, sous forme chimique (hydrures), ou a l'interieur de nanotubes de carbone ou de nanocornets, font l'objet de recherches encore cantonnees aux laboratoires.
    Troisieme handicap : le cout de la pile a combustible qui, faisant appel a des metaux precieux comme le platine, reste 100 fois plus eleve que celui d'un moteur traditionnel. Ce cout a toutefois ete divise par cinq en dix ans et une production en serie pourrait le faire chuter.
    L'hydrogene doit encore faire ses preuves. Quelques centaines seulement de prototypes alimentes par une pile a combustible sont aujourd'hui en circulation. Les constructeurs misent sur un essor a l'horizon des dix ou quinze prochaines annees.
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    10- Energie : Les futurs. La societe americaine avance plus vite que sa classe politique, Le Monde, 10/10/07
    Sylvain Cypel
     
    Les questions liees a l'environnement sont devenues essentielles. Le debat se focalise avant tout sur la reduction des gaz a effet de serre.
    En l'espace de deux ans, l'environnement est devenu le troisieme « risque majeur » qui preoccupe les Americains, derriere le terrorisme et le cout de la couverture medicale, selon la derniere etude trimestrielle de l'Association americaine des economistes d'entreprise.
    Il suffit, pour s'en rendre mieux compte, de savoir qu'un vigoureux debat est desormais engage jusqu'au sein meme de la mouvance chretienne fondamentaliste. Elle se divise desormais en deux camps. Pour sa majorite, l'evolution climatique, quelle qu'elle soit, s'inscrit dans un dessein divin, et toute velleite d'y faire echec est une offense au Seigneur. Mais une opposition emerge, en particulier parmi les adversaires de l'avortement, qui jugent que la preservation de la nature par l'homme est l'essence meme du respect de Dieu.
    Il y a quelques annees, un tel debat dans cette mouvance numeriquement tres importante eut ete inimaginable. Et dans cette joute, la tendance environnementaliste recueille de plus en plus d'adherents, surtout chez les jeunes. L'essentiel du debat americain se focalise sur la reduction des gaz a effet de serre - donc sur la production et la consommation d'energie.
    Auteur d'un des premiers ouvrages importants sur le rechauffement planetaire ( The End of Nature, 1989), le scientifique Bill McKibben, un des dirigeants de l'association 1 Sky ( « Un seul ciel »), propose trois pistes : reduire les emissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis de 30 % d'ici 2020, et de 80 % d'ici 2050 ; interdire toute nouvelle centrale electrique au charbon, et baisser considerablement les subventions federales aux combustibles fossiles ; enfin, creer 5 millions d'emplois de « cols verts », de salaries du secteur environnemental.
    La classe politique - l'ancien vice-president Al Gore, champion de la lutte contre les risques environnementaux, inclus - reste encore loin d'adherer aux perspectives du militant ecologique. Mais, a l'ecoute de l'opinion, son evolution est tres notoire.
    Les principaux candidats a l'investiture democrate pour la prochaine echeance presidentielle, Hillary Clinton, Barack Obama, John Edwards, proposent tous d'instaurer nationalement un systeme de « bons d'echanges commerciaux » ( cap and trade) pour diminuer la pollution industrielle aux Etats-Unis. Leur objectif est de reduire la production de gaz a effet de serre de 80 % d'ici 2050. Bill Richardson va meme jusqu'a 90 %. De meme proposent-ils tous d'augmenter de 20 % a 40 % la proportion des energies renouvelables - qui se situent, il est vrai, a un niveau extremement faible actuellement aux Etats-Unis.
    Du cote republicain - ou le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger se positionne en champion de la cause environnementale dans son camp -, presque tous les candidats a l'investiture refusent encore de se prononcer sur la plupart des questions cles et recusent toute convention internationale contraignante pour l'economie americaine. Seul le senateur John McCain propose d'atteindre 65 % de reduction des emissions de gaz a effet de serre d'ici le milieu du siecle.
    Mais, a la suite du president George Bush, qui apres avoir commence par nier jusqu'a la realite du rechauffement puis ensuite son origine humaine, ils admettent desormais la necessite de resorber l'usage des combustibles fossiles. Par quel moyen ? A l'unique exception de M. Edwards, republicains et democrates se prononcent unanimement en faveur de l'extension de l'energie nucleaire aux Etats-Unis.
    Cent quatre reacteurs sont aujourd'hui en activite aux Etats-Unis. Fin septembre, la societe NRG Energy, une entreprise moyenne sans experience dans le domaine, a soumis a la Commission americaine de regulation nucleaire (NRC) un projet de construction de deux nouveaux reacteurs au Texas (qui en compte deja quatre). Les grands constructeurs de centrales et les compagnies d'electricite attendent avec grand interet la reponse des autorites federales.
    Vingt-neuf projets de construction de nouveaux reacteurs sont actuellement dans leurs cartons, pour un investissement estime entre 60 et 90 milliards de dollars. Si cette reponse etait positive, cela constituerait une premiere depuis trente et un ans, qui pourrait entrainer une imposante relance du nucleaire aux Etats-Unis. Elle ne devrait pas etre connue avant l'adoption, au printemps 2008, d'une nouvelle loi sur le climat (« climate bill »), qui doit etre debattue au Congres.
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    11- Energie : Les futurs. Le charbon propre ne sera pas pret avant 2020. Le petrole reste une denree rare et chere, Le Monde, 10/10/07
     
    Le petrole, qui represente 37 % de la consommation energetique mondiale, restera encore la source d'energie la plus utilisee dans les prochaines decennies. Il sera aussi de plus en plus cher. Les reserves du Venezuela et du Canada, riches en huiles extra-lourdes et en schistes bitumineux, ont certes double les reserves mondiales pour les porter a environ 2 500 milliards de barils, mais les tensions restent vives. Rarete de la ressource, conflits geopolitiques et exigences grandissantes des pays producteurs, accidents climatiques et explosion des couts d'extraction, tout pousse a une envolee des cours. Les pessimistes ont eu raison : le baril a largement franchi la barre des 80 dollars en septembre pour depasser 84 dollars. Il se rapproche, en dollars constants, des sommets atteints lors du deuxieme choc petrolier (1979-1980). La banque Goldman Sachs estime qu'il pourrait couter plus de 95 dollars fin 2008. La grande inconnue reste la croissance economique des Etats-Unis, qui consomment 20 % du petrole mondial. Si l'activite ralentit fortement, la baisse de la demande de brut pourrait entrainer un repli du prix du baril. Meme s'il ne retrouve pas les 25 dollars de 2002.
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    12- Energie : Les futurs. Les entreprises doivent se mettre au vert, Le Monde, 10/10/07
     
    Toutes les entreprises doivent desormais s'inscrire dans une demarche de developpement durable. Leurs clients comme les gouvernements et les actionnaires l'exigent. Cette obligation peut aussi se transformer en or, expliquent Daniel C. Esty et Andrew S. Winston dans Green to Gold (De l'or avec le vert) (Yale University Press, 2006). Ils dressent une typologie « des groupes qui doivent le plus s'en soucier » : ceux qui doivent defendre une marque (Coca Cola, McDonald's...) ; ceux dont l'activite a un impact environnemental fort (BP, Exxon, Lafarge, Alcoa...) ; ceux qui dependent des ressources naturelles (Nestle...) ; ceux qui sont exposes a de fortes contraintes reglementaires pour preserver l'environnement comme les chimistes (Dupont...) ; ceux qui seront de plus en plus soumis a ces contraintes (GM, Ford, Renault, Intel...) ; ceux qui sont dans la nouvelle economie et doivent attirer des talents soucieux de developpement durable (Microsoft, Citigroup...) ; ceux qui dependent de consommateurs de plus en plus exigeants.
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    13- Energie : Les futurs. Le charbon propre ne sera pas pret avant 2020. Lancement de prototypes, Le Monde, 10/10/07
     
    Il y a quelques annees, l'Australie ignorait tout du captage et du stockage du CO2, temoigne Olivier Appert, president de l'Institut francais du petrole. Elle est aujourd'hui en avance, car c'est un des moyens de garantir des debouches pour son charbon. » De son cote, l'Europe s'est donne pour objectif de reduire de 60 % ses emissions d'ici a 2050. Pour y parvenir, elle devra recourir a ces technologies, qui restent cependant a valider a l'echelle industrielle. ZEP, un consortium rassemblant des industriels, des ONG et des scientifiques, recommande le lancement d'une douzaine de prototypes d'ici a 2015. Cout de l'investissement : 6 a 10 milliards d'euros.
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    14- Energie : Les futurs. Menace ecologique au barrage des Trois-Gorges, Le Monde, 10/10/07
     
    Une fois n'est pas coutume, les autorites chinoises ont officiellement reconnu, le 26 septembre, que l'immense barrage hydroelectrique des Trois-Gorges risque de deboucher sur une « catastrophe » si l'on ne s'attaque pas rapidement aux menaces ecologiques : glissements de terrain et effondrement des berges, envasement du Yangzi (fleuve Bleu), proliferation d'algues, degats en aval pour la peche et l'agriculture. Le projet final est pharaonique. A elles seules, les centrales hydroelectriques ont une capacite de 18 500 MW, l'equivalent de vingt centrales nucleaires de taille moyenne. Le barrage doit aussi permettre de reguler les inondations saisonnieres. « Nous ne pouvons absolument pas baisser la garde face aux problemes ecologiques provoques par le projet des Trois-Gorges », a prevenu un responsable du barrage. Cette reconnaissance survient a quelques semaines de l'ouverture mi-octobre, a Pekin, du congres du Parti communiste, qui doit confirmer la politique actuelle en accordant plus d'attention aux questions environnementales apres des decennies de croissance industrielle debridee.
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1008049,0.html>
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    15- Allemagne : creation du premier label national de construction durable, Novethic, 10/10/07
    Claire Stam
     
    Pres de 60 acteurs de l’immobilier allemands se sont reunis pour former la Deutsche Gesellschaft fur nachhaltiges Bauen (DGnB), Conseil allemand pour la construction durable. Placee sous l’egide de la World Green Building Council, cette organisation a pour but de definir et de promouvoir le premier label national de construction durable en Allemagne. Objectif : prendre en compte le cycle de vie d’un batiment dans son entier ainsi que son impact social.
    « Il n’existe pas en Allemagne d’equivalent au label francais HQE, » constate Anna Braune, directrice de la DGnB. « On trouve un grand nombre de labels ou de certificats, mais beaucoup ne se concentrent que sur un aspect de la construction, tout particulierement sur les materiaux de construction. » Elle precise par ailleurs que les maisons passives ne sont pas un label en soi mais un standard de construction, qui  se concentre sur l’aspect energetique du batiment. On compte pour le moment pres de 6000 batiments construits en mode passif en Allemagne.
    Labelliser l’impact social et environnemental d’un batiment
    « Ce qui est primordial, c’est de privilegier la vue d’ensemble sur les considerations utilitaires des batiments, » releve Bernhard Burklin, responsable des projets durables chez Hochtief, et futur membre de la presidence du nouveau conseil pour la construction durable. « Les projets immobiliers qui concilieront les exigences environnementales avec les considerations sur la sante des habitants et la protection des ressources se verront attribuer un label unique, qui demontrera la qualite sur toute la chaine de construction. » Hochtief fait partie des membres fondateurs de ce conseil, rejoint, entre autre, par la Deutsche Bank, BASF, ou Saint Gobain Isover G + H (specialise dans les materiaux d’isolation).  
Anna Braune precise que des criteres sociaux seront egalement pris en compte, des criteres jusque-la laisses volontiers de cote au profit de ceux lies aux economies d’energie. « La proximite du batiment aux transports publiques, ou encore l’acces au batiment pour les personnes agees ou les handicapes en sont des exemples. Ils repondent aux souhaits pressants des architectes qui ont rejoint l’ONG. »
    L’"ONG" prevoit d’introduire le nouveau label au plus tot en mars 2008. Il se base sur la norme internationale ISO 14025, qui donne un cadre de reference pour developper les declarations environnementales de produits (DEP). La norme permet ainsi d’ameliorer la transparence et la communication entre les entreprises, ces dernieres pouvant ainsi proceder a des comparaisons entre produits ayant la meme fonction. En France, la norme NF P 01-010 indique comment retranscrire sous forme d’une fiche standardisee les impacts environnementaux et sanitaires des produits de construction et d’equipements.
    Au-dela de la norme ISO 14025, le conseil a retenu cinq criteres qui formeront le cœur du nouveau label – et definiront ainsi toute la philosophie du concept : la protection des ressources, le maintien en l’etat de l’environnement naturel, la prise en compte de la sante des habitants du batiment, l’amelioration et la protection du bien public, ainsi que le respect des valeurs durables.
    Fort soutien politique
    Anna Braune se montre confiante quant au succes du nouveau label a venir. D’une part, parce qu’elle observe une demande constante et reguliere de la part des grands acteurs de l’immobilier allemand, d’autre part parce que le label a recu l’appui du gouvernement. « La demande du politique pour ce nouveau label est tres forte et tres concrete, » releve la directrice de la DGnB.
    Le parc immobilier allemand compte 38 millions de logements, dont 29 millions construits avant 1979, c’est-a-dire avant les premieres mesures d’economie d’energie. C’est dire si le chantier de la renovation presente des enjeux immenses tant au niveau economique, environnemental que social, les HLM etant egalement pris en compte. De fait, un grand nombre de projets sont mis sur pied par les gouvernements successifs, soucieux de renover le tissu urbain en respectant les trois aspects. Si les imperatifs peuvent varier d’un programme a l’autre, une constante demeure, celle de l’economie d’energie. Rappelons que les prix a l’energie en Allemagne comptent parmi les plus eleves de la zone Euro.
    De nombreux programmes promouvants les economies d’energie existent. Mais celui de l’aide a la renovation energetique (CO2-Gebaudesanierungsprogramm) brille tout particulierement par son ampleur : de 2001 et jusqu’en 2009, le gouvernement allemand prevoit d’injecter 5,6 milliards d’euros, soit par aides directes, soit par credits. Derniere mesure en date : l’introduction au 1er octobre 2007 d’un passeport energetique pour les batiments. Ce passeport se presente avec une echelle semblable a celle que l’on trouve pour les appareils electromenagers, allant du rouge au vert. Etabli par un expert independant, il devra etre presente avant chaque achat ou chaque location.
    « Pour le moment, le gouvernement conseille, dans le cadre du nouveau passeport, un seuil d’emission de CO2 fixe a 80 kw/h/m2 par an, » rapporte-on a la ABG Holding de Francfort. Et de preciser : « Or, la plupart des nouveaux batiments atteignent deja une moyenne de 60 kw/h/m2 par an, voire 30 kw/h/m2 pour certaines habitations a faible consommation energetique (Niedrigenergiehaus), ce qui reduit sensiblement la facture energetique des habitants. » La ABG Holding se decrit comme la plus grande entreprise de construction de logements d’Allemagne. Entreprise publique (elle appartient a la ville de Francfort), elle gere un parc immobilier de 50 000 habitations qu’elle entend renover en mode passif quand les conditions de renovation le permettent. Onze projets « passifs » ont ainsi ete construits, ou sont en cours, dont des logements sociaux ainsi qu’un projet incluant habitations, commerces et espaces professionnels annonce par la ABG Holding  comme le plus grand de ce genre en Europe. 
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    Florence, luxuriante documentation...

    16- Top 10 des sites les plus pollues : l’industrie miniere accusee, Novethic, 11/10/07
    Rouba Naaman
     
    Le Blacksmith Institute realise tous les ans un classement des sites les plus pollues du monde. En 2007, pour la deuxieme annee consecutive, les villes de La Oroya au Perou et Norilsk en Russie font partie du top 10. Des metaux lourds et du dioxyde de soufre ont ete trouves dans l’air et l’eau, et pres de 100% des populations locales sont touchees. Le 23 octobre 2007, a l’occasion des 10 ans du rachat de l’usine de La Oroya par une entreprise americaine, des ONG peruviennes manifesteront a Lima pour reclamer l’application des mesures de depollution promises par l’Etat.
    Deux latitudes, deux populations, une meme pollution. La Oroya, petite cite des Andes peruviennes, et Norilsk, localite russe au Nord du cercle polaire, ont un sordide point commun. Toutes deux sont le siege, depuis 80 ans, d’une prospere industrie miniere. Cette activite est aujourd’hui accusee d’avoir provoque une pollution de l’environnement alentour, ainsi qu’un empoisonnement des populations. D’apres le Blacksmith Institute, les deux villes font partie des dix sites les plus pollues au monde, aux cotes notamment de Tchernobyl. L’ONG soupconne en particulier deux entreprises, Doe Run Peru a La Oroya, et Norilsk Nickel en Russie, d’avoir sciemment rejete des substances toxiques.
    Le complexe metallurgique de La Oroya fait vivre la majeure partie des 35000 habitants de la localite. Construite en 1922, l’entreprise extrait et traite du cuivre, du plomb et du zinc, puis d’autres metaux. Elle est nationalisee en 1974 sous le nom de Centromin Peru, puis revendue en 1997 a Doe Run Peru, filiale de l’Americain Doe Run. A l’epoque, la situation sanitaire est deja tres grave dans la region. Le Ministere de la sante peruvien decouvre que 99,9% des enfants de La Oroya ont un taux de plomb superieur au maximum acceptable fixe par l’OMS. Les emissions de dioxyde de soufre (SO2) de l’usine sont egalement 4 fois plus elevees que les plafonds imposes par l’Etat, et des metaux lourds sont liberes dans l’air. Le tout provoque retards mentaux, cancers du poumon et affections diverses, et provient directement des rejets du complexe metallurgique.
    800 tonnes de SO2 emis par jour
    Aux vues de cette pollution, dont il ne nie pas etre le responsable, Centromin Peru avait propose, en 1996, un Programme d’adequation environnementale. Son but etait d’ameliorer les installations, et de diminuer les differentes emissions de l’exploitation, pour atteindre les seuils imposes par le Perou en 1993. Deja considere par certaines associations comme insuffisant pour ameliorer la situation, ce plan sera encore allege par Doe Run Peru. La compagnie, qui s’etait pourtant engagee a poursuivre le projet tel quel, en a demande la modification a peine un an apres le rachat. L’excuse avancee ? La “mauvaise sante financiere” de l’entreprise, qui ne pourrait pas supporter l’investissement prevu sans fermer ses portes. Partages entre la necessite de travailler et celle de vivre dans une atmosphere saine, les employes de Doe Run Peru ont fini par manifester pour le retrait du programme…
    Finalement, les objectifs ecologiques ont ete revus a la baisse, et le debut du plan repousse. D’apres le rapport « La Oroya no espera » (La Oroya ne peut pas attendre) de l’Association interamericaine pour la defense de l’environnement (AIDA) et de la Societe peruvienne du droit environnemental (SPDA), « l’application du programme actuel ne resoudrait qu’une faible partie des problemes de sante publique ». Aujourd’hui, le Mouvement pour la sante a La Oroya (MOSAO), un groupe de benevoles soutenu par Oxfam America, reclame l’attention du gouvernement peruvien, mais egalement de l’opinion mondiale. L’association organise notamment une grande campagne les 23  et 25 octobre 2007, a l’occasion des 10 ans du rachat de la fonderie par Doe Run. Au programme, manifestations artistiques et debats sur les propositions faites par l’Eglise, le Congres et les ONG. « On veut pousser la firme a appliquer au Perou les mesures environnementale qu’elle impose a son usine du Missouri » explique Raul Chacon Pagan, porte-parole de Red Uniendo Manos Peru, l’une des associations engagees.  
    Les arbres meurent a 30 km autour de Norilsk
    A 13000 km de la, une histoire similaire. Ancien goulag, la ville de Norilsk est fondee en 1935 autour de l’exploitation miniere dont les premiers ouvriers, en 1920, etaient des prisonniers. Ce fleuron de l’industrie sovietique est privatise en 1994, et devient Norilsk Nickel. Aujourd’hui, l’entreprise est devenue le premier producteur mondial de nickel et de palladium, et le premier producteur d’or de Russie. Elue l’entreprise la plus rentable du pays en 2006 par le magazine Finans, Norilsk Nickel a recemment investi au Canada et en Afrique.
    Plus prospere que son alter ego peruvien, mais moins transparente, la firme russe nie toute implication dans la pollution de la region de Norilsk, et rejette la faute sur les criteres environnementaux laxistes de l’epoque sovietique. Pourtant, l’usine emet encore aujourd’hui pres de 2 millions de tonnes de SO2 par an, soit plus de quatre fois les rejets de la France entiere ! Sans oublier les 70 millions de metres cube d’eau impure que l’entreprise avoue deverser chaque annee dans les cours d’eau alentour, avec les memes consequences sanitaires qu’a La Oroya. En 2007, les habitants de la region se sont vu interdire la cueillette de champignons a 50 km a la ronde autour de l’usine de Norilsk.
    Pour se defendre, Norilsk Nickel brandit son plan de protection environnemental, qui coutera un milliard d’euros. « Les emissions polluantes sont en baisse depuis 2003, et elles diminueront encore, explique Elena Kovaleva, directrice adjointe des relations publiques de l’entreprise. Nous avons prevu de moderniser toutes nos installations d’ici a 2015 ». Elle affirme egalement que les emissions sont quotidiennement adaptees a la qualite de l’air, et que Norilsk Nickel a mis en place des programmes de sensibilisation de la population aux problemes sanitaires. Le discours ne convainc cependant pas Greenpeace Russia. « Le plan est ambitieux, avoue Alexey Kiselev, porte-parole de l’ONG. Mais il y a un manque de financements et de volonte de la part de la firme, qui est soutenue par l’Etat. Leur echeance de 2015 laisse sceptique ».
    Lettres ouvertes au Blacksmith Institute
    Piquees au vif par leurs places dans le classement du Blacksmith Insitute, les deux entreprises ont chacune envoye a l’ONG une lettre de contestation. Elles assurent investir plus que de raison dans des programmes de protection sanitaires et environnementaux. Des informations difficiles a verifier pour les associations, car les deux firmes ont le soutient et la complicite de leurs gouvernements respectifs. « Miguel Curi, ancien vice-president de MOSAO, a porte plainte quatre fois contre Doe Run Peru, explique Raul Chacon Pagan, porte-parole de l’association. La derniere fois, il a ete renvoye de son poste au gouvernement local ». De son cote, Norilsk Nickel a gagne un proces qu’elle intentait pour faire annuler sa taxe de pollution.
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    17- Pollution. Beaucoup de bruit pour quelque chose, Courrier International n°884, 11/10/07
    Andy Coghlan, New Scientist
     
    Les nuisances sonores sont la forme de pollution la moins reconnue. Des travaux recents montrent pourtant que leurs effets peuvent etre mortels.
    Frank Parduski senior peut a juste titre etre considere comme le premier martyr de la lutte contre le bruit. Il est mort le 5 juin 2007 dans le comte de Lancaster, en Pennsylvanie, en essayant de ralentir un jeune motard de 19 ans qui n’arretait pas de passer et repasser pleins gaz devant sa maison. L’impact a envoye Parduski, age de 82 ans, dix metres plus loin. Il a succombe a ses blessures sur le lieu de l’accident.
    Parduski est mort parce qu’il n’en pouvait plus de subir un bruit qu’il ne voulait pas entendre. Selon de nouvelles donnees alarmantes recueillies par l’Organisation mondiale de la sante (OMS), des milliers de personnes dans le monde entier meurent de maniere prematuree a cause du bruit ou de maladies aggravees par les effets insidieux de l’exposition chronique au bruit. D’apres ces etudes, qui restent a confirmer, l’exposition a long terme au bruit de la circulation serait responsable de 3 % des deces dus a des cardiopathies ischemiques – qui incluent les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cerebraux – en Europe. Etant donne que 7 millions de personnes dans le monde meurent chaque annee de maladies cardiovasculaires, cela porterait le nombre de victimes du bruit a 210 000 environ.
    Si l’OMS a decide de prendre le sujet a bras-le-corps, c’est en partie parce que le nombre de plaintes relatives aux nuisances sonores a considerablement augmente depuis quelques annees. Selon un sondage realise en mai 2007 par la National Society for Clean Air (NSCA), une organisation britannique, le bruit a un “impact important” pour 45 % des personnes interrogees, contre 35 % en 2006. Les chiffres de l’Office for National Statistics montrent egalement que le nombre de plaintes pour nuisances sonores deposees en Grande-Bretagne aupres des autorites locales a ete multiplie par 5 en vingt ans.
     
    La pollution sonore : une laissee-pour-compte
    S’il ne fait aucun doute que le bruit excessif derange, ses effets sur la sante humaine ne sont pas encore completement elucides. A l’OMS, le Centre europeen de l’environnement et de la sante etudie le sujet depuis 2003. En s’appuyant sur des etudes pionnieres realisees notamment en Allemagne, en Suisse et aux Pays-Bas, un groupe d’experts internationaux s’est reuni a quatre reprises, dont la derniere fois en decembre 2006, pour etablir les premieres estimations sur l’impact du bruit sur la population europeenne. Leur objectif est de fixer des valeurs guides a partir desquelles chaque pays decidera individuellement du budget qu’il voudra consacrer a reduire le bruit en vue d’ameliorer la sante publique. “Ces nouvelles donnees suggerent un lien possible entre certaines morts prematurees et le bruit”, explique l’un de ces specialistes, Deepak Prasher, professeur d’audiologie a l’universite de Londres. “La pollution sonore a ete jusqu’a present en quelque sorte la laissee-pour-compte des formes de pollution, poursuit-il. Les gens n’avaient pas conscience que le bruit avait une influence sur leur sante.”
    Les nouvelles estimations de l’OMS devraient fournir aux gouvernements de solides arguments pour reglementer le bruit et aider les autorites locales a definir un plan d’action. D’ici a la fin de l’annee, une directive europeenne obligera les villes de plus de 250 000 habitants a elaborer des cartes numeriques signalant les zones ou le bruit et le volume du trafic automobile sont les plus eleves. Associees aux etudes sur les effets du bruit sur la sante, ces informations devraient permettre de mieux cibler les mesures antibruit les plus necessaires, comme devier la circulation a l’ecart des hopitaux et des ecoles ou installer des ecrans acoustiques.
     
    A New York, 354 378 plaintes pour bruit en 2006
    Prasher et d’autres membres du groupe d’experts de l’OMS esperent que le fait de divulguer l’importance des effets du bruit sur la sante incitera les gouvernements les plus indifferents a agir. Aux Etats-Unis, par exemple, ni le gouvernement ni l’Environmental Protection Agency (EPA) ne proposent d’outils aidant a controler, reglementer ou etudier le bruit. Ce sont les Etats et les municipalites qui decident au cas par cas des actions a mener.
    New York montre la voie dans ce domaine. Son maire, Michael Bloomberg, a introduit de nouvelles lois plus strictes pour lutter contre la pollution sonore, modifiant des dispositions municipales vieilles de trente ans pour prendre en compte les sources modernes de bruit telles que les enceintes puissantes des chaines stereo, les alarmes de voitures et les climatiseurs, dont l’usage tend a se generaliser. La ville a pris la decision de changer sa legislation apres avoir recu le nombre record de 354 378 plaintes pour bruit en 2006, soit 7 % de plus qu’en 2005.
    John Millet, porte-parole de l’EPA, reconnait que le probleme du bruit est bien reel. L’EPA a eu pendant un temps un departement specialise dans la question, l’Office of Noise Abatement and Control, mais il a ete ferme au debut des annees 1980, lorsque les reglementations contre le bruit ont ete laissees a la competence des Etats et des municipalites. “Nous avons toujours reconnu que le bruit, outre provoquer des pertes d’audition, pouvait aggraver les problemes de sante, precise John Millet. Depuis les annees 1980, et meme avant, il est clair pour nous que la pollution sonore est dangereuse, qu’elle accroit le niveau de stress et qu’elle a un impact sur de nombreuses pathologies, dont les troubles cardiovasculaires, l’hypertension et les infarctus.” Mais, ajoute-t-il, “l’EPA n’a pas de budget pour tout ce qui touche a la pollution sonore”.
    Les nouvelles donnees publiees par l’OMS changeront peut-etre cela. Louis Hagler, un veteran de la lutte antibruit a Oakland, en Californie, espere que le bruit finira par devenir aussi socialement inacceptable que d’autres formes de pollution comme la fumee de cigarette. Il a recemment publie un article ou il qualifie le bruit de “fleau moderne”, relevant que la “tranquillite” est l’un des six droits garantis par la Constitution americaine.
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    Methodologie
    Pour denombrer les deces ou les maladies dus a une exposition chronique au bruit, l’OMS utilise la meme methode que pour d’autres polluants comme la fumee de cigarette ou l’ozone. D’abord trouver des lieux fortement exposes au bruit, puis comparer les taux de mortalite ou de morbidite dans ces lieux avec ceux mesures dans des endroits beaucoup plus calmes. Les chercheurs ont aussi combine leurs informations avec des cartes urbaines du niveau sonore. En connaissant le pourcentage de la population exposee, il devient possible d’obtenir une estimation du nombre de victimes du bruit et du nombre d’annees de vie qu’elles ont theoriquement perdues.
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    Physiologie. Pourquoi les sons nous rendent malades
    Andy Coghlan, New Scientist
    Comment l’exposition au bruit peut-elle provoquer des pathologies aussi graves que des troubles cardiovasculaires ? La reponse est que les nuisances sonores generent un stress chronique qui maintient le corps en etat d’alerte constante. L’Allemand Wolfgang Babisch, de l’Agence federale de l’environnement, a Berlin, a publie l’annee derniere une etude qui montre que, meme quand nous dormons, nos oreilles, notre cerveau et notre corps continuent a reagir au bruit, ce qui fait augmenter les taux d’hormones du stress telles que le cortisol, l’adrenaline ou la noradrenaline.
    Cela a du sens du point de vue evolutif puisque tous les animaux doivent se tenir sur le qui-vive, y compris pendant leur sommeil, afin de pouvoir se reveiller et s’enfuir si necessaire, explique Andy Moorhouse, chercheur specialise dans l’audition a l’universite de Salford, en Grande-Bretagne.
    Cependant, si ces hormones du stress sont constamment en circulation, elles peuvent provoquer a long terme des modifications physiologiques potentiellement mortelles.
    Le resultat final peut etre un infarctus, un accident vasculaire cerebral, de l’hypertension ou un deficit immunitaire. “Cela se passe de facon imperceptible”, explique Deepak Frasher, professeur au University College de Londres (UCL), qui a participe aux recherches menees par l’OMS. “Meme lorsqu’on pense etre habitue au bruit, ces modifications physiologiques continuent a se produire.”
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    18- Le mercure pourrait etre elimine rapidement chez les poissons (publication), BE Canada n°323, 12/10/07
     
    Une importante etude canado-americaine, a laquelle a participe Marc Amyot de l'Universite de Montreal, indique qu'une diminution meme legere du taux de mercure dans l'air s'accompagnerait d'une reduction significative de ce polluant dans la chair des poissons au bout de trois ans.
    L'etude a ete realisee en milieu naturel, plus precisement dans la Region des lacs experimentaux, un vaste territoire, appartenant a Peches et Oceans Canada, situe a la frontiere de l'Ontario, du Manitoba et des Etats-Unis et constitue de 58 lacs reserves aux experiences environnementales a grande echelle.
    "Le temps de reponse d'un ecosysteme a la presence du mercure etait inconnu. Nous voulions savoir a quelle vitesse ce metal pouvait etre elimine de la chaine alimentaire si nous cessions de polluer", precise Marc Amyot. Comme il est impossible de supprimer le mercure deja present dans un ...
    ... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :
    Publication : Proceedings of the National Academy of Sciences - a venir
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    19- Bilan de la pollution au Canada (publication), BE Canada n°323, 12/10/07
     
    Dans une etude a paraitre dans Environmental Research, David Boyd, chercheur a l'Universite Simon Fraser (SFU), Stephen J. Genuis de la faculte de medecine de l'Universite de l'Alberta evaluent le nombre de deces annuels au Canada entre 10.000 et 25.000 personnes dus a une exposition a des substances toxiques. Ils rendent responsables de cette mortalite les toxines presentes dans la pollution atmospherique, les pesticides, dioxines, metaux lourds et les agents chimiques presents dans les nettoyants menagers et mettent en avant le retard des reglementations a ce sujet au Canada.
    Pour aboutir a ces chiffres, les auteurs ont analyse des resultats statistiques issus de multiples sources (Sante Canada, Institut National du Cancer du Canada, ...) en appliquant une methodologie de l'OMS (Organisation Mondiale de la Sante). Cette etude est la premiere a quantifier l'ampleur du phenomene au Canada.
    Pour en savoir plus :
    The environmental burden of disease in Canada : Respiratory disease, cardiovascular disease, cancer, and congenital affliction, David R. Boyd and Stephen J. Genuis a paraitre dans Environmental Research
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    20- Les mesures vertes portent-elles leur fruit ? La preuve au pole !, BE Canada n°323, 12/10/07
     
    A l'occasion de l'Annee Polaire Internationale, Roy Koerner, glaciologue, retourne dans la region circumpolaire afin de reevaluer, en compagnie d'autres scientifiques, les tendances marquant la distribution des contaminants naturels et anthropiques dangereux pour l'environnement. Ce sera l'occasion aussi de voir l'evolution du niveau de concentration de ces
    contaminants dans les calottes glaciaires au cours de deux dernieres decennies.
    Grace a la technique de carottage de surface, les chercheurs peuvent comparer l'accumulation, la distribution et la concentration des contaminant dans la neige, d'annee en annee, ou sur des periodes de temps plus longues.
    Un forage a environ 10m de profondeur donne un echantillon datant de 20 a 30 ans. Ils ont donc des donnees remontant jusqu'au debut du XIXeme siecle.
    Il a ete ainsi decouvert que la neige acide a diminue de maniere tres nette au cours des 20 dernieres annees ; "c'est le resultat des initiatives de protection de l'environnement prises par les gouvernements, ainsi que de l'effondrement de l'economie russe il y a quelques annees, affirme Roy. L'annee polaire Internationale nous permettra d'etablir si la concentration des autres contaminants a egalement diminue. L'idee est de voir comment les choses ont change."
    Les recherches de Roy figurent au nombre de plusieurs projets menes par RNCan dans le cadre de l'Annee Polaire Internationale.
    Pour en savoir plus, contacts :
    <http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51409.htm>
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    21- L'habitacle de la voiture ne protege pas de la pollution, AFP, 15/10/07
     
    Rouen (AFP) - 11h45 - L'air de l'habitacle des voitures est plus pollue que l'air ambiant et varie davantage en fonction du vehicule que l'on suit que de la densite du trafic automobile, affirme une etude realisee par un groupe de recherche, Topaase, et effectuee en Seine-Maritime et en region parisienne.
    Menee sur 6.000 kilometres dans l'agglomeration de Rouen et en Ile-de-France a l'aide d'une voiture specialement equipee, cette etude demontre que "l'habitacle du vehicule est une enceinte tres fortement polluee et ne represente en aucun cas une protection contre la pollution exterieure".
    "Les concentrations sont plus elevees a l'interieur de la voiture que sur le trottoir", a explique lundi Jean-Paul Morin, chercheur a l'Inserm et coordinateur de cette etude commandee par l'AFFSET (Agence francaise de securite sanitaire et de l'environnement au travail).
    Cette etude a ete realisee du 1er mai au 14 juillet par le groupe Topaase (toxicologie des polluants atmospheriques aerothermochimie sante environnement), base a Rouen et qui etudie la qualite de l'air depuis dix ans.
    Les mesures effectuees dans la voiture (particules, monoxyde d'azote, dioxyde d'azote, ozone) ont ete comparees a celles des stations de surveillance de la qualite de l'air. "A Paris, l'habitacle d'un vehicule insere dans le trafic automobile montre, par exemple pour le dioxyde d'azote (NO2), des concentrations moyennes generalement superieures aux valeurs limites fixees par les directives europeennes", soit 230 microgrammes/m3, releve-t-elle.
    "Plus le vehicule que vous avez devant vous est fortement emetteur, plus vous etes pollue", precise M. Morin. Le fait de suivre un autobus ou un poids-lourd est plus determinant que la densite du trafic automobile et le suivre de tres pres est encore plus determinant.
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    22- Pollution de l'air : Paris epingle par l'UE pour non-respect des normes SO2, AFP, 17/10/07
     
    Bruxelles (AFP) - 13h26 - La France enregistre des concentrations de dioxyde de soufre dans l'air superieures aux normes autorisees, selon la Commission europeenne qui a ouvert mercredi une procedure d'infraction contre Paris, ainsi que contre l'Espagne, la Slovenie et l'Italie.
    Le SO2 est un polluant emis par des installations industrielles qui peuvent causer des problemes respiratoires et aggraver des maladies cardiovasculaires.
    Ces pays ont depasse a de nombreuses reprises dans plusieurs endroits aussi bien les normes journalieres (125 microgrammes/m3, qui peuvent etre depassees seulement trois fois par an) que les normes horaires (350 µg/m3) jusqu'a 1.000 µg/m parfois.
    Si les pays n'apportent pas une reponse satisfaisante a la Commission, alors elle leur enverra un dernier avertissement, puis saisira le cas echeant la Cour europeenne de justice.
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    23- Du Velo'v a Lyon au Velo de Toulouse : toute la France se met au velo libre service, AFP, 18/10/07
     
    Lyon (AFP) - 18/10/2007 14h59 - Du Velo'v a Lyon au Velo de Toulouse, en passant par le Velib' parisien ou le Velocite de Besancon, une quinzaine de villes francaises ont adopte un systeme de velo en libre service, qui comptera, d'ici fin 2007, pres de 30.000 velos en circulation.
    Alors que les velos etaient pris d'assaut jeudi avec la greve des transports, le Club des Villes cyclables, reuni en congres a Lyon du 17 au 19 octobre, a presente un bilan de ces programmes de velos en libre service (VLS), qui ont connu un tres fort engouement ces derniers mois.
    "Velo'v a Lyon et Velib' a Paris ont ete tres mediatises mais, ces derniers mois, pres d'une quinzaine de villes ont lance des velos en libre service, ou des systemes tres proches", a explique a l'AFP Veronique Michaud, secretaire generale du Club des villes cyclables.
    Apres les "Velocite" lances chacun de leur cote par Mulhouse et Besancon en septembre, c'est Aix-en-Provence qui a presente debut octobre son tout nouveau "V'hello" rouge et vert, disponible dans 16 stations.
    Le dernier petit nouveau, lance le 12 octobre par Marseille, a tout simplement ete baptise "le velo" avec, a la disposition des phoceens, un total de 750 velos repartis dans 80 stations.
    Des chiffres encore tres modestes a cote des deux poids lourds du VSL: le "Velo'v" lyonnais, le premier a avoir developpe a grande echelle, des 2005, le velo libre service, et qui compte aujourd'hui 3.000 velos, et le parisien "Velib'", champion toutes categories avec 10.600 velos.
    "Les prochains lancements sont prevus a Toulouse, Nantes et Rouen et on atteindra pres de 30.000 velos au total fin 2007", a indique a l'AFP Albert Asseraf, directeur general strategie du publicitaire francais JCDecaux, qui a remporte quasiment tous les appels d'offre en France.
    A partir du 16 novembre, les toulousains pourront ainsi enfourcher 1.200 "Velo", tandis que les rouennais et les nantais devront encore patienter jusqu'a 2008.
    Cela risque d'etre encore plus long pour les dijonnais, puisque l'appel d'offre remporte par l'americain Clear Channel a ete attaque en justice par JCDecaux, un episode de plus dans la guerre juridico-commerciale que se livrent les deux mastodontes du secteur depuis deux ans.
    Largement devance en France par JCDecaux, Clear Channel avait pourtant ete le premier a lancer un systeme de velos en libre service a Rennes, des 1998. Depuis, il a surtout eu du succes en Europe, en equipant Oslo, Stockholm et Barcelone, et cet hiver, il installera des VSL a Washington.
    "A cote du succes de tous ces velos type Velib', d'autres villes ont aussi developpe d'autres systemes de velos partages sur des modeles differents", a affirme Veronique Michaud.
    Pionniere des 2001, la ville de Bordeaux a ainsi mis a disposition de ses habitants 4.000 velos en location gratuite.
    En septembre 2007, Nancy a lance son "Velostan", un service de location de 350 velos, avec durees et tarifs modulables, de la demi-journee a 3 euros, a l'annee pour 100 euros.
    A Orleans, le "Velo+" est un velo libre service, mais il est finance integralement par la municipalite, et non par un afficheur publicitaire. Pour un budget annuel de 774.000 euros, la ville propose 300 velos, repartis dans 28 stations.
    + Infographie : Projets de velo en libre service en France
    <http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Du_Velo_v_a_Lyon_au_Velo_de_Toulouse__toute_la_France_se_met_au_velo_libre_service.htm?idrub=14&xml=071018145918.d9xwjnm0.xml>
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    24- Ca flambe a la pompe, Liberation, 19/10/07
     
    Hausse des cours du brut oblige, les prix des carburants frolaient vendredi leurs records atteints pendant l'ete 2006.
    Le court du petrole grimpe, les prix a la pompe aussi. Les prix des carburants frolaient vendredi leurs records atteints pendant l'ete 2006. Cette flambee se situe dans le sillage d'une hausse acceleree des prix du brut, qui n'est plus compensee par l'euro fort, selon l'Union francaise des industries petrolieres (Ufip). Depuis debut octobre, le baril de petrole Brent, qui est la reference en Europe, «est passe de 78 a 85 dollars environ. Ce qui represente une hausse de presque 10%. Or l'euro ne s'est pas apprecie de 10%», explique Jean-Louis Schilansky, delegue general de l'Ufip.
    «L'euro fort continue a nous proteger mais il ne compense pas l'augmentation du prix du brut, car l'euro est reste assez stable pendant cette periode, autour de 1,42 dollar», souligne-t-il. De ce fait, les prix des carburants a la pompe sont «tres pres des prix les plus eleves» atteints certains jours de l'ete 2006, note l'Ufip. Selon l'Ufip, l'essence super 95 se vendait ces derniers jours en moyenne environ 1,28 euro le litre et le gazole 1,11 euro, alors que leurs prix avaient atteint des records le 21 juillet 2006 avec du super 95 a 1,34 euro et du gazole a 1,13 euro. Ces records etaient battus dans certaines stations-services vendredi.
    Selon l'Observatoire des carburants du ministere de l'Economie, Shell vendait vendredi son SP 95 a 1,55 euro et son gazole a 1,19 euro, dans le 16e arrondissement de Paris. Intermarche vendait le SP 95 1,27 euro et le gazole 1,11 euro a Saint-Sornin-Lavolps, en Correze.
    La tendance a peu de chances de s'inverser dans les prochaines semaines, soulignait l'Ufip, en rappelant que «l'arrivee de l'hiver, qui conditionne la consommation de fioul domestique» constitue un «facteur de hausse» du brut. Le baril de petrole a New York a atteint le record de 90 dollars jeudi soir, soutenu par une demande toujours plus forte et des tensions geopolitiques dans les regions petrolieres. A Londres, le baril de Brent a aussi franchi un record jeudi soir, atteignant 84,88 dollars. L'euro, de son cote, a ameliore vendredi matin son record face au dollar, au-dessus du seuil de 1,43 dollar.
    <http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/286002.FR.php>
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    25- La Tour Eiffel participe mardi a "5 minutes de repit pour la planete", 22/10/07
     
    Paris (AFP) - 17h08 - Paris s'associe mardi a l'operation "5 minutes de repit pour la planete" et la Tour Eiffel cessera symboliquement son illumination de 19h55 a 20h05, a annonce lundi la mairie de Paris.
    Une dizaine de monuments appartenant a la Ville de Paris (l'Hotel de Ville, le Petit Palais, la Fontaine Saint-Michel, le Theatre du rond point, la Rotonde de la Villette, le Theatre de la Ville, la statue du triomphe de la Republique situee place de la Nation, et la sculpture de la place des Victoires) participeront egalement a cette operation lancee par le collectif Alliance.
    La mairie rappelle que le conseil de Paris a recemment vote a l'unanimite un Plan climat pour reduire les gaz a effet de serre issus de ses activites propres et du territoire parisien de 75% en 2050 par rapport a 2004.
    Les objectifs sont, sur son territoire, de reduire de 25% les emissions de gaz a effet de serre et de reduction energetique des consommations, et de parvenir a 25% de consommation provenant des energies renouvelables. La Ville s'est fixe, pour ce qui releve de ses competences propres, des objectifs de reduction de 30%.
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    26- Les biocarburants, grands absents du "Grenelle", font toujours debat, 22/10/07
     
    Paris (AFP) - 16h06 - Les biocarburants figurent parmi les grands absents du "Grenelle de l'environnement", alors qu'ils opposent toujours agriculteurs et ecologistes sur leur bilan environnemental et que de plus en plus d'organisations internationales y voient un concurrent a l'alimentation.
    Ces carburants fabriques a partir de plantes (betterave a sucre et ble pour le bioethanol, colza et tournesol pour le biodiesel/diester en France) n'ont droit qu'a quelques lignes dans le document de travail sur lequel doit se prononcer le "Grenelle" mercredi et jeudi.
    Ce document suggere une "expertise" de leur bilan ecologique et energetique. Car si les biocarburants emettent directement peu de gaz a effet de serre, puisque le CO2 emis par leur combustion est absorbe par la plante utilisee pour leur fabrication, leur efficacite environnementale globale est "discutable", selon l'Agence internationale de l'energie (AIE).
    Il y a beaucoup "d'incertitudes" a propos du protoxyde d'azote (gaz a effet de serre) emis avec l'utilisation intensive d'engrais, tandis que les bilans actuels n'integrent pas "le changement de destination des terres", quand des forets deviennent des terres agricoles et engendrent des emissions de carbone supplementaires, explique Pierre-Paolo Cazzola, analyste a l'AIE.
    En outre, plusieurs organisations internationales ont recemment estime que les biocarburants faisaient concurrence aux produits alimentaires.
    Le Fonds monetaire international s'est inquiete mercredi des consequences d'une plus grande utilisation de cereales pour les carburants "verts" sur les prix des produits alimentaires, notamment dans les pays pauvres.
    Le rapporteur des Nations unies pour le droit a l'alimentation, Jean Ziegler, a demande un moratoire international sur la production des biocarburants, afin de lutter contre la hausse des prix alimentaires.
    "Il faut 232 kg de mais pour faire un plein de cinquante litres de bioethanol", a-t-il observe. "Avec cette quantite de mais, un enfant peut vivre pendant un an".
    Les biocarburants sont pour cette raison "une piste a explorer avec la plus grande prudence", estime Christian Fremont, directeur de cabinet du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
    Selon l'AIE, les politiques en faveur des biocarburants ont, en Europe et aux Etats-Unis, des objectifs "agricoles et non pas energetiques".
    Les biocarburants vont mobiliser en Europe de plus en plus de terres. La France, premier producteur agricole en Europe, entend incorporer 5,75% de biocarburants dans l'essence et le gazole en 2008, contre moins de 1% aujourd'hui, et 7% en 2010, soit plus que l'objectif europeen de 5,75% en 2010.
    La FNSEA n'a pourtant pas claque la porte du "Grenelle" comme il en avait l'intention car il a atteint ses deux principaux buts: pas d'objectif contraignant de reduction d'utilisation des pesticides et pas de remise en question, comme le reclamaient les ecologistes, de la politique fiscale en faveur des biocarburants.
    "Le marketing vert autour des biocarburants a pour but de ne pas remettre en cause le dogme du tout voiture", s'indigne de son cote le porte-parole du collectif d'associations ecologistes France Nature Environnement, Arnaud Gossement.
    Meme Total, premier distributeur de biocarburants en Europe, juge que les "contraintes sont fortes", car leur coût est "peu competitif" compte tenu du prix eleve des matieres premieres, et les caracteristiques techniques sont "exigeantes".
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    27- L'energie, un des plus grands defis du XXIe siecle, 22/10/07
     
    Londres (AFP) - 18h27 - Fournir de l'energie a 1,6 milliard de personnes supplementaires tout en luttant contre le rechauffement climatique represente l'un des plus grands defis de ce siecle, a averti lundi une organisation qui reunit des academies scientifiques de plus de 90 pays.
    "Operer la transition vers une energie durable est l'un des defis centraux auxquels le genre humain doit faire face lors de ce siecle", ecrit un panel de 15 experts designe par l'InterAcademy Council (IAC), une organisation non-gouvernementale basee a Amsterdam et qui a pour ambition de mobiliser les meilleurs chercheurs du monde.
    "Des donnees scientifiques accablantes montrent que les tendances energetiques actuelles ne seront pas viables", ajoute le panel, copreside par le prix Nobel de physique 1997, l'Americain Steven Chu.
    Le rapport, intitule "Eclairer le chemin : vers un avenir energetique durable", lance en particulier un cri d'alarme face a la hausse du nombre de centrales electriques conventionnelles au charbon, en Chine et dans d'autres pays en developpement.
    L'IAC, qui regroupe notamment la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine et l'Inde, cite parmi les moyens de juguler les emissions de gaz a effet de serre la capture et le stockage du CO2 ainsi que le developpement des energies renouvelables qui represente des "opportunites gigantesques" pour les pays pauvres.
    Le nucleaire, quant a lui, "peut encore a l'avenir apporter une contribution significative a la palette energetique du monde mais seulement si on prend en compte les inquietudes majeures liees aux coûts en capitaux et en termes de securite ainsi que celles reliees a la proliferation des armes", precisent les experts.
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    Deux annonces
    28- Invitation conference "Vers un modele economique durable" avec Lester R. Brown et Nicolas Hulot, UNESCO (75007), mercredi 7 novembre de 18h a 20h

     

    Un an apres le lancement du Pacte ecologique, et a l’occasion de la parution en France du livre de l’agro-economiste americain Lester R. Brown : Le plan B, pour un Pacte ecologique mondial
    La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
    Les Editions Calmann-Levy et Souffle Court Editions
    Avec le soutien du bureau de la prospective de l’UNESCO
    Ont le plaisir de vous convier a une conference de
    Mercredi 7 novembre 2007, de 18h00 a 20h00
    UNESCO – salle 1
    125, avenue de Suffren – 75007 Paris
    "Vers un modele economique durable"
    Pionnier du developpement durable, Lester R. Brown mobilise depuis plus de trente ans les consciences a l'echelle internationale. Avec les chercheurs du Worldwatch Institute de Washington, puis avec l’Earth Policy Institute qu’il dirige aujourd’hui, cet agro-economiste nous propose dans Le Plan B un programme d'actions chiffrees pour rectifier la « trajectoire d’effondrement » prise par nos societes.
    Lester R. Brown et Nicolas Hulot sont arrives au meme constat : la marche du progres doit etre repensee en deployant differemment l’arc des multiples activites humaines selon les principes de la durabilite ecologique. Une restructuration de l’economie est aujourd'hui possible et necessaire. Elle engendrera, pour les pays accelerant la transition, des atouts competitifs et de nouvelles possibilites de developpement social et humain.
    Conference en traduction simultanee.
    Inscription obligatoire  avant le 24 octobre.
    Un carton d’invitation, indispensable pour entrer a l’UNESCO, vous sera adresse par courrier.
    Pour voir le plan d’acces de l’UNSECO :
    Pour retrouver cette annonce :
    Pour s'inscrire : 
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    29- "Volcans, Seismes, tsunamis, vivre avec le risque", expositions, Paris, Palais de la Decouverte, du 12 octobre 2007 au 11 mai 2008
     
    Deux expositions presentees en 3 langues : anglais, francais italien, dans un meme lieu :
    - la premiere est une decouverte des mouvements internes de la terre et de ses manifestations les plus spectaculaires que sont les seismes et les volcans,
    - la seconde, consacree a la notion de risque et de prevention, centree sur l’humain, est a l’ecoute de ceux qui ont vecu, organise les secours ou preparent les populations a tels phenomenes…
    Pour plus de detail :
    <http://www.palais-decouverte.fr/index.php?id=1602>

    Attention à ce que la diminution de pesticide insecticide ne soit pas la porte ouverte à l'OGM

    Lettre d'information du MDRGF
    Réduction de l'utilisation des pesticides : Agissez avec nous ! Diffusez ce mail autour de vous !
    Neuf Français sur 10 jugent prioritaire la réduction de 50% des pesticides selon un sondage publié le 19 octobre à la demande de l'Alliance pour la Planète, à laquelle appartient le MDRGF.
    A la veille du Grenelle de l'environnement et de décisions européennes importantes nous vous demandons d'agir avec nous !
    plus de détails sur ce sondage sur notre site Neuf Français sur 10 jugent prioritaire la réduction de 50% des pesticides

    PARIS (AFP) — Neuf Français sur dix (91%) jugent prioritaire de réduire de moitié en dix ans les pesticides dans l'agriculture conventionnelle, selon un sondage CSA publié vendredi, à la demande de l'Alliance pour la planète, un collectif de 80 associations de défense de l'environnement.

    78% des personnes interrogées jugent également prioritaire de développer l'agriculture biologique, tandis que 14% sont de cet avis pour le développement de cultures génétiquement modifiées (OGM).

    80% estiment qu'il n'est "pas prioritaire" de développer les cultures d'OGM, et 20% pensent qu'il n'est "pas prioritaire" de développer l'agriculture bio.../...
    Les travaux préliminaires du Grenelle de l'environnement n'ont pas permis d'aboutir sur un objectif chiffré de réduction des pesticides. La table ronde finale doit avoir lieu mercredi et jeudi, avant l'arbitrage jeudi du président de la République.

    Le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes de 18 ans et plus selon la méthode des quotas, interrogées par téléphone le 10 octobre.

    plus de détails sur ce sondage : http://www.mdrgf.org/news/news072110_Pesticides_grenelle_afp.html
    pesticide watch Agissez et demandez à vos députés européens de voter pour un législation forte sur les pesticides qui préserve notre santé et notre environnement

    Comment? En une minute maximum et en un petit clic envoyez vos demandes (voir les points ci-dessous) à tous vos eurodéputés en même temps!

    Découvrez le site de PAN-Europe sur les législations européennes (en français ....mais pas seulement) et envoyer un mail à vos eurodeputés avec des revendications précises:

    Demandez à vos députés européens de soutenir :

    - en priorité la santé humaine et l'environnement
    - l'élimination des pesticides les plus toxiques en Europe
    - des objectifs de conversion des agriculteurs à des systèmes agronomiques moins gourmands en pesticides
    - des aides aux agriculteurs qui réduisent l’utilisation des pesticides
    - une plus grande protection des populations vulnérables et des résidants ruraux une meilleure protection des eaux européennes

    Rendez-vous sur : http://www.pesticidewatch.eu/index.php?&&language=FR

    ou participez directement à l'action en cliquant sur ce lien: http://www.pesticidewatch.eu/index.php?page=cfa&country_code=FR

    Diffusez et faites connaître autour de vous ce site! Avant le 23 octobre, votre action est essentielle!
    5 minutes pour la planète Soutenez les ONG dans les négociations du Grenelle de l'environnement. Eteignez tout chez vous pendant 5 minutes mardi 23 octobre à 19h55 !

    Mardi 23 octobre de 19h55 à 20h00 participez à notre action et exiger des mesures fortes pour l'environnement dans le cadre du Grenelle de l'environnement du 24 et 25 octobre en éteignant les lumières chez vous de 19h55 à 20h00.
    5 minutes pour défendre la planète : c'est facile et cela permettra de mettre en évidence le nombre toujours plus important de personnes qui soutiennent nos demandes de réformes ambitieuses pour sauver notre planète.

    Agissez : Diffusez ce mail à vos contacts...

    FNSEA qui se cache encore derrière des pseudosinterrogation comme le nuage nuclèaire à la frontière française...

    13- Grenelle de l'environnement. Les gros sabots du president de la FNSEA, Le Point n°1831, 18/10/07
    Frederic Lewino
     
    Le patron de la FNSEA, Jean-Michel Lemetayer, s'etait declare pret, la semaine derniere, a accepter un gel sur les cultures OGM.Tout le monde crut que le patron des paysans retournait sa veste en plein Grenelle de l'environnement. Lui qui, quinze jours auparavant, avait repete au ministre de l'Ecologie ne rien vouloir ceder sur les OGM, le voila qui donnait l'impression de faire un petit pas vers le moratoire reclame par les faucheurs. Que nenni ! En catastrophe, Lemetayer organisait une conference de presse pour expliquer la mauvaise interpretation de ses propos.
    En fait, son gel consiste a demander aux agriculteurs adeptes du mais Bt d'attendre quelques mois pour semer. Ce qui ne leur coute rien puisque les semailles de printemps peuvent attendre mars ! Et Lemetayer de preciser que son gel s'appliquera « a la condition qu'une loi soit votee avant les prochains semis du printemps 2008 ». Une loi bien sur en accord avec la directive europeenne qui autorise les cultures d'OGM. Il n'y a rien a comprendre, sinon que la FNSEA reste « majoritairement » favorable aux OGM et refuse le principe d'un moratoire de plusieurs annees. Ce n'est pas le Grenelle de l'environnement qui desensablera la position francaise. Dans les deux camps, les esprits sont genetiquement non modifiables... Borloo, non decourage, s'appreterait a annoncer une mesure surprise. on attend.
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    14- "Il faut aider l'agriculture bio", par Jeannie Longo, championne cycliste, Le Monde, 18/10/07
    Propos recueillis par Gilles Van Kote
     
    Championne cycliste, vous etes une adepte de l'agriculture biologique. Quelle avancee attendez-vous d'une nouvelle politique ecologique de la France ?
    Il faut une veritable formation a l'agriculture biologique, et ce des le lycee agricole. Les agriculteurs qui veulent se lancer dans le "bio" n'ont meme pas recu de formation pour cela. J'ai discute avec des petits producteurs du marche de Meylan, pres de chez moi, en Isere, et ils sont unanimes : ils ont besoin d'une aide, mais d'une aide plus logistique que financiere.
    Plus globalement, j'attends une prise de conscience des elus et des agriculteurs traditionnels du fait que l'on est alle trop loin dans l'utilisation d'engrais et de pesticides, dans l'agriculture intensive. Le probleme, c'est qu'il y a l'industrie chimique derriere. Certains ont traite les pommes de terre jusqu'a quinze fois cette annee. Il faut arreter cette folie.
    Mais, pour y parvenir, il faut payer l'alimentation a sa juste valeur et pousser les gens a privilegier la qualite. Ces dernieres annees, on a tellement fait baisser les prix qu'on a pousse les agriculteurs a faire de l'intensif pour s'en sortir.
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    15- "Mettre en avant les pecheries durables", par Michel Peltier, Metro, 18/10/07
    Nadia Loddo
     
    Interview de Michel Peltier, directeur de l’Ofimer (l’Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l’aquaculture)...
    Quelle importance pourrait avoir cet eco-label sur la gestion de la peche et la preservation des ressources ?
    M.P. : C’est une urgence car aujourd’hui tout le monde (en particulier les distributeurs alors qu’il s’agit essentiellement d’une demarche de producteurs et de transformateurs) utilise des logos vantant le caractere durable de son produit. C’est source de confusion pour le consommateur qui ne s’y retrouve pas, et il s’agit souvent d’une demarche purement commerciale visant a rassurer le consommateur et eviter d’etre pris pour cible par des associations environnementalistes. Par ailleurs, les produits qui sont mis en avant viennent bien souvent de pecheries lointaines (par avion) sans pour autant de garanties sur leur durabilite. Il est donc temps que l’on mette en avant les pecheries durables francaises, il y a en a. C’est aussi un moyen efficace de lutte contre la peche illegale. Et il y a en a egalement. 
    Quel benefice apporterait un label pour le consommateur ?
    M.P. : Le consommateur qui veut consommer de facon responsable doit pouvoir le faire. Il aurait de la sorte la garantie que le produit est issu d’une peche responsable. C'est-a-dire que l’exploitation des ressources est faite de telle sorte qu’elles se renouvellent. C’est la garantie que le produit assure egalement aux producteurs un revenu decent lui permettant de vivre sans devoir tricher.
    Est-ce que c'est une mesure difficile a mettre en place rapidement ?  
    M.P. : Il faut federer tous les acteurs de la filiere du producteur au consommateur. Ensuite il faut s’entendre sur des normes. Et enfin faire appel a un organisme de certification. C’est un challenge. L’Ofimer a commence a defricher le sujet : nous avons sonde tous les acteurs sur des criteres normatifs et nous sommes en train de tester quelques pecheries. Une autre voie serait d’encadrer l’existant. Les ONG actuelles qui « vendent » des ecolabels (comme MSC) seraient contraints de respecter un cadre europeen. On doit pouvoir y arriver pour 2008. 
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    16- Mesure 10 : Aider le bio, Metro, 18/10/07
    Nadia Loddo
     
    Mesure 1 du groupe de travail 4 "Adopter des modes de production et de consommation durables"
    Six pour cent des surfaces cultivees en bio en 2010, 20 % en 2020 et 20% de produits biologiques dans la restauration collective en 2012. C’est ce que propose le groupe 4 du Grenelle, charge de reflechir sur des “modes de production et de consommation durables”.   
    Tripler la surface cultivee
    En France, 2,03 % seulement de ce qu’on appelle la surface agricole utile (SAU) sont dedies a l’agriculture bio. Pour tripler ce chiffre en trois ans, il va falloir mettre le paquet. Le groupe 4 prevoit plus d’aides a l’investissement et a la distribution, ainsi que des incitations financieres avantageuses.
    Le marche est bien reel pour les produits bio. Le groupe 4 souhaite encourager leur utilisation dans la restauration collective. Ce secteur represente aujourd’hui 10% du marche alimentaire en France et touche 15 millions de Francais chaque jour.
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    En chiffres
    - 17e : Sur les 27 pays producteurs bio de l’UE, la France est au 17e rang.
    - 11 402 : le nombre d’agriculteurs bio en France en 2005, selon l’Agence bio, contre 44 733 en Italie (8,4% de la SAU).
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    17- Grenelle : "Touche pas a ma caisse !", Pro-environnement, 18/10/07
    Carole Daugreilh
     
    Resultats en demi-teinte au sujet de l’etude Direct Assurance - IFOP sur les attitudes des Francais face aux mesures proposees en matiere de transports.
    Les esperances placees par les parties prenantes sur le dossier transport etaient fortes : renverser la vapeur pour revenir du « tout voiture » et faire des modes de transports alternatifs une realite viable. En un mot changer la ville et nos comportements !
    Le Francais est un etre pour le moins ambivalent : rustre et raffine, courtois et grossier… Meme chose en matiere de transport. En effet, d’apres l’etude Direct Assurance – IFOP qui vient d’etre publiee, les Francais plebiscitent les mesures favorisant le developpement des moyens de transport alternatifs mais rejettent les propositions visant a contraindre son utilisation et celles qui touchent directement son pouvoir d’achat.
    93 % des Francais sont ainsi favorables au developpement des deplacements a pieds et a velo et 74 % au doublement du nombre de tramways. Mais pour les francais la mesure la plus efficace reste la taxation des poids lourds au profit du ferroviaire, du fluvial et du maritime (24 % la citent comme la plus efficace). Enfin 91 % des Francais souhaitent la mise en place de mesures de sensibilisation pour favoriser une conduite moins polluante mais seuls 11 % la jugent comme la plus efficace.
    Les Francais semblent plus moderes au sujet de la creation d’une « vignette » (61%) penalisant les voitures les plus polluantes et favorisant uniquement celles qui sont tres peu polluantes.
    Tout sauf payer plus
    Pour autant, les Francais ne sont pas prets a tout accepter. Surtout quand il est question de toucher a leur pouvoir d’achat.
    Ils sont ainsi opposes a 68 % aux peages urbains (y compris a Paris : 62% d’avis defavorables). 66% ne veulent pas financer les mesures environnementales au travers d'une taxe sur les produits petroliers et meme les non conducteurs sont opposes a cette mesure (54%).
    Enfin, seuls 7 % des Francais estiment que la reduction de la vitesse de 10km/ h sur route hors agglomeration aurait une incidence sur les emissions polluantes.
    L’etude Direct Assurance – IFOP conclue ainsi que : « meme s’ils se preoccupent fortement de l'environnement et sont favorables au developpement des transports alternatifs, le rejet des propositions touchant a la voiture est sans doute une maniere de dire "Stop" aux reglementations contraignantes et a celles amputant leur pouvoir d'achat ».
    Au bout du compte la question est toujours de savoir ce que les Francais veulent… Le savent-ils seulement !
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    FNH VS Grenelle et faux semblant ...

    1- Du negationnisme ecologique et autres considerations..., Six pieds sur Terre, blog de Liberation,  14/10/07
    Laure Noualhat
     
    N’en pouvant plus de constater la place grandissante que prennent les ecolos dans les negociations du Grenelle, mais aussi dans les medias et le quotidien des citoyens, les dinosaures techno-scientistes et «croissantistes» se reveillent. Comme si on ne les entendait jamais, ou jamais assez. 
    Dernier exemple en date : la Commission sur la croissance, presidee par l’ex-sherpa de Mitterrand, Jacques Attali, va rendre ses conclusions au president de la Republique demain, lundi. Elle va suggerer, entre autres, de retirer le principe de precaution inscrit dans la Charte de l’environnement, adossee a la Constitution. Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle secretaire d’Etat a l’ecologie, qui avait litteralement porte le texte a bout de bras en 2003, appreciera. 
    Il parait que les eminents membres de cette commission voient dans ce principe «un frein majeur a la croissance». Qu’on les rassure, le principe de precaution n’est jamais respecte. Du moins, depuis 2003, il a ete tres rarement invoque pour empecher un industriel de polluer en rond, des chercheurs de chercher et des entreprises d’engranger un maximum de profits sur le dos de la societe. De ce seul point de vue, la demarche de la commission Attali semble au minimum inutile, sinon idiote…
    On peut coucher avec un(e) parfait(e) inconnu(e), a condition –si l’on ne veut pas prendre le risque de tomber malade- de prendre ses precautions. Le principe de precaution n’est ni plus ni moins qu’un preservatif. Nous retirer la possibilite de l’acheter et de l’utiliser peut s’averer criminel.
    Le principe de precaution se comprend d’abord et avant tout comme un garde-fou. Il precise que notre societe n’est pas prete –ou du moins ne doit pas l’etre- a sacrifier des millions de personnes pour gagner plein de pognon. Exemple parmi d’autres: le cas de l’amiante. Des que l’on a su que c’etait une substance potentiellement dangereuse (des 1907 je crois), il fallait l’interdire et ne pas attendre pres d’un siecle pour eviter que des ouvriers soient en contact avec cette fibre. Au pire, il aurait fallu les obliger a se proteger. Mais l’amiante etait peu chere, et tres pratique pour quelques secteurs industriels. Hors de question de s’en passer.
    Le principe de precaution doit encadrer le risque pour le limiter. Pour les puristes, eliminer un risque potentiel emergent consiste d’abord a eliminer sa cause potentielle. Mais comment, dans nos societes technicistes, en appeler au risque zero ? C’est un autre vaste debat.
    Les opposants au principe de precaution pretendent que s’il avait ete applique dans le passe, il n’y aurait ni aspirine, ni feu (ca brule…), ni progres, … mais un ramassis d’Homo erectus tapis dans des cavernes. Utilisons le meme raisonnement a l’envers : avec le principe de precaution, il n’y aurait eu ni poudre, ni arbaletes (d’ailleurs interdites par le pape Inoccent III pour les guerres entre Chretiens !), ni bombe atomique… De l'aspirine ou des armes, qu’est-ce qui affiche le plus de victimes au compteur ?
    Mais la sortie de la Commission Attali n’est qu’un element parmi une farandole de petits evenements recents qui jettent l’opprobe sur le mouvement ecologiste en particulier, la preservation de l’environnement en general. En vrac, on a entendu recemment les declarations demagos de Cope contre la baisse de la vitesse autorisee sur les autoroutes, et sur son refus de la «contrainte» ecologique. J’aimerais savoir, si quand il commence un regime, Cope se serre la ceinture ou s’il continue a engloutir force patisseries et bries de sa region. Il se trouve qu’on doit entamer un regime drastique pour eviter l’accident cardio-vasculaire sous la forme d’une crise ecologique… Mais beaucoup considerent que cela doit se faire de facon sympathique et enthousiaste. Faire un regime n’a rien d’enthousiasmant, il n’y a que dans les magazines de mode qu’on y croit. On a aussi pu lire les tribunes pro-OGM de Claude Allegre (mais lui, on est habitues) ; vu passer quelques ouvrages conchiant la question environnementale (Ecologie, la grande arnaque ou encore Les precheurs de l’apocalypse) ; pu voir dans les journaux des publicites payees par les cerealiers et les cooperatives agricoles qui enjoignent Sarkozy de ne pas ceder «aux marchands de peur» en gelant la culture des OGM ; etc.
    Finalement, tout cela est de bon augure et cela prouve -peut-etre- que les ecolos ont un peu de pouvoir et menacent serieusement beaucoup d'interets!
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    2- Developpement durable. Un passeport eco-citoyen pour les eleves du Grand Lyon, Localtis Info, 16/10/07
     
    La communaute urbaine du Grand Lyon et l'inspection academique du Rhone ont presente, le 15 octobre, "une innovation en France" : le "passeport eco-citoyen". Cet outil pedagogique destine a sensibiliser les enfants a l'ecologie et a leur apprendre a devenir des eco-citoyens sera distribue aux classes de CE2, CM1 et CM2. Cahier cartonne de 80 pages, le passeport est compose de deux livrets. Le premier livret est thematique presentant les enjeux ecologiques auxquels est confronte l'eleve dans sa vie quotidienne : l'eau, les dechets menagers, l'alimentation, les transports, la biodiversite ou encore la solidarite internationale. Le second est un livret d'activites ou l'enfant peut consigner ses actions et mesurer l'evolution de son comportement eco-citoyen. Plus interactive, cette seconde partie lui demande de remplir differents questionnaires sur sa consommation ou son alimentation, le logiciel Terragones permettant a l'enfant de calculer sa propre empreinte ecologique reelle. Ce livret l'incite egalement a imaginer des initiatives pour favoriser la biodiversite ou reduire sa consommation d'energie. Le passeport sera utilise par chaque classe volontaire - une quinzaine d'ecoles representant une trentaine de classes - durant 3 annees scolaires. Une evaluation est prevue en avril 2008 pour reajuster le document, avant une generalisation a la rentree 2008. "Si on veut agir pour le developpement durable, il faut que les enfants se sentent concernes par le role qu'ils peuvent jouer dans leur vie quotidienne", a explique Beatrice Vessilier, vice-presidente du Grand Lyon lors de la presentation du passeport a la presse.
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    3- La Commission vigilante face au "Grenelle", Le Monde, 17/10/07
    Philippe Ricard, Bruxelles, bureau europeen
     
    Plutot satisfaites, mais sur leurs gardes, les autorites europeennes suivent de pres les travaux du Grenelle de l'environnement. Stavros Dimas, commissaire europeen en charge du secteur, se rejouit de la "qualite" du processus : "Il s'agit d'un effort a prendre tres au serieux, cela va permettre a la France d'afficher une demarche volontariste dans un domaine ou l'Union europeenne se veut elle-meme en position de pointe", indique-t-on dans son entourage.
    D'autres membres de la commission esperent que la France sera en mesure de montrer la voie. Ainsi le Francais Jacques Barrot, responsable des Transports, a-t-il souhaite que Paris fasse preuve "d'ambitions" dans la gestion des transports urbains, afin d'eclairer la consultation lancee au niveau europeen en matiere de lutte contre la pollution, de fret non-routier ou de peages urbains.
    Les attentes sont d'autant plus grandes que Nicolas Sarkozy a place l'environnement et l'energie parmi les priorites de sa presidence de l'Union europeenne, au second semestre 2008. Or la commission detaillera, en decembre, plusieurs propositions de directives destinees a concretiser les engagements pris en mars par les Vingt-sept en matiere de reduction des emissions de CO2, et de promotion des energies renouvelables. Des projets qui seront examines par les Etats membres et le Parlement europeen sous presidence francaise.
    "Franco-francais"
    Ce soutien tres appuye se double neanmoins d'une certaine vigilance. "Il va falloir s'assurer que les decisions a venir respecteront la legislation en vigueur, qui est a 80 % d'origine europeenne", dit une experte, tout en mettant en garde contre le cote "parfois franco-francais" des debats. Afin de prevenir tout derapage, differentes consultations ont eu lieu avec les services de M. Dimas. Les diplomates francais en poste a Bruxelles sont passent au crible les propositions faites par les groupes de travail du Grenelle pour verifier leur compatibilite avec le droit communautaire.
    A l'heure ou la France fait des efforts pour apaiser les litiges les plus emblematiques engages contre la commission - sur la pollution des eaux bretonnes au nitrate, ou de la protection de la biodiversite (Natura 2000) -, quelques projets pourraient s'averer delicats a defendre. Comme l'eventuel gel des cultures d'OGM, surtout si cette mesure devait etre generale, et non fondee sur de solides arguments scientifiques. Les projets de taxation ecologique seront eux aussi soumis a un examen tres pousse.
    Des commissaires, a l'instar de Peter Mandelson (commerce), n'ont pas cache leurs reserves quant a la creation d'une taxe carbone portant sur les importations en provenance des pays peu soucieux de lutter contre le rechauffement climatique. "Tout dependra de la presentation, il est clair que le gouvernement devra bien reflechir aux contours de ces decisions afin de respecter les regles du marche interieur, ou de l'organisation mondiale du commerce", estime un specialiste des contentieux environnementaux.
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    4- Grenelle de l'environnement : Jean-Louis Borloo entrouvre la porte a la negociation, Le Monde, 17/10/07
    Matthieu Auzanneau
     
    Le ministere de l'ecologie, du developpement et de l'amenagement durables (Medad) a transmis, mardi 16 octobre, une nouvelle version de sa trame de negociation, en vue de la table-ronde finale du Grenelle de l'environnement qui se tiendra les 24 et 25 octobre. La version precedente avait ete vivement rejetee par les associations ecologistes. Ces dernieres jugeaient que le gouvernement eludait les sujets les plus sensibles : le nucleaire, les organismes genetiquement modifies (OGM), les pesticides et les incinerateurs, notamment.
    Cette seconde version, que Le Monde.fr a pu consulter, rend compte explicitement des points de divergence entre les differentes parties prenantes a la negociation (Etat, elus locaux, patronat, syndicats et associations ecologistes).
    Sur le nucleaire, le "document de travail" du Medad constate un "desaccord sur l'avenir du parc nucleaire". Le texte indique : "Certains proposent l'arret de l'EPR et l'arret de la recherche sur le reacteur de 4e generation, en vue de reduire le parc nucleaire. D'autres proposent de s'appuyer sur l'energie electronucleaire pour maintenir un portefeuille energetique faiblement emetteur de dioxyde de carbone, en menant a bien les programmes de l'EPR et de 4e generation."
    "Un bon point de depart"
    A propos des OGM, tandis que le premier texte, transmis le 10 octobre, se contentait d'evoquer le "vote d'une loi affirmant les principes de responsabilite et de transparence", les points de divergence sont desormais exposes clairement. Parmi les dispositions que rejettent les ecologistes, le texte cite par exemple le maintien de "la possibilite de recherches en milieux ouverts pour les OGM en cas de reconnaissance societale des objectifs poursuivis". Le nouveau document de travail du Medad mentionne egalement parmi les points de dissension la principale doleance des ecologistes sur les produits phytosanitaires : "Viser une reduction de moitie a terme des pesticides en tonnages et/ou frequence de traitement."
    Le differend sur l'avenir des incinerateurs est lui aussi reconnu de facon patente. Les ecologistes souhaitent "l'instauration d'un moratoire sur la construction de nouveaux incinerateurs", tandis que les industriels avancent que "l'incineration fournit une valorisation energetique des dechets non recyclables".
    A France Nature Environnement (FNE), la principale federation d'associations ecologistes en France, on ne se rejouit pas trop vite. "La premiere version transmise, c'etait rien du tout. Elle masquait les divergences. Cette fois, nous avons un bon point de depart. Par contre, sur les propositions, on est tres loin du compte dans de nombreux domaines. La negociation est donc loin d'etre terminee", analyse Arnaud Gossement, porte-parole de FNE.
    Reprise des propositions consensuelles
    Le Medad reprend par ailleurs l'ensemble des propositions plus consensuelles deja exposees dans la premiere version. Elles sont nombreuses et ambitieuses : remise en cause de la primaute de la route dans les infrastructures de transports, "relevement progressif des normes en vue de la generalisation des batiments a energie neutre ou positive", interdiction d'ici deux a quatre ans des cinquante substances chimiques les plus toxiques...
    Les navettes entre le Medad et les differentes parties prenantes a la negociation continuent, en attendant la table-ronde finale. Prochaine echeance, indique le cabinet de Jean-Louis Borloo : Thierry Tuot, conseiller d'Etat, devrait presenter, vendredi 19 octobre, le rapport general reprenant de maniere detaillee l'ensemble des propositions emises au sein des groupes de travail, ainsi que lors des consultations du public, sur Internet et en region.
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    5- Volonte ecologique, Editorial, La Vie, 18/10/07
    Jean-Pierre Denis

     

    Je vous parle d’un temps ou l’ecologie appartenait aux reveurs ou aux imprecateurs. Mais l’humanite goulue arrete de rire et d’oublier demain. On decouvre que la pollution d’un grand fleuve comme notre Rhone est presque irreversible. Le rechauffement climatique agit comme une bonne mauvaise nouvelle, une de ces donnees qui, soudain, font reagir aussi les nantis. L’ampleur des problemes environnementaux suscite une prise de conscience a la fois locale et mondiale, peut-etre un debut de sacralisation de la planete. Avec le prix Nobel de la paix decerne a Al Gore et la reactivite nouvelle des gouverneurs de certains Etats americains, comme le republicain Arnold Schwarzenegger en Californie, les Etats-Unis vont devoir vraiment parler avec les autres pays. A l’autre bout de la chaine de la mondialisation, la Chine reagit plus vite qu’on ne l’aurait cru, meme si c’est encore par des mots plus que par des engagements concrets. Tout porte a croire que le parti dit communiste a pris conscience de l’enjeu. Reuni ces jours-ci en congres a Pekin, il va devoir faire du concept neo­confuceen de « societe harmonieuse » sa priorite. C’est du moins la volonte affichee par le president Hu Jintao, qui se demarque ainsi assez nettement de son predecesseur, Jiang Zemin. L’environnement et le social sont desormais consideres comme deux priorites conjointes et convergentes, et non plus contradictoires. 
    Rupture majeure
    La question des inegalites et du vivre ensemble reapparait donc sous une forme entierement nouvelle. C’est tout un modele de developpement et une hierarchie de valeurs qu’il s’agit de repenser d’un meme coup, dans l’interet de toutes les categories sociales et de tous les pays. Le Grenelle de l’environnement fournit la preuve utile, evidente, de ce changement de perspective. L’ecologie est abordee a la fois comme un arbitrage entre des interets antagonistes et comme une dynamique permettant a chacun de trouver son ­compte. L’idee d’une table ronde reunissant les chasseurs et les petits oiseaux, les amateurs de bagnoles et les pedaleurs a tout-va, ou encore les ONG et les industriels etait tout simplement impensable au debut de ce siecle. Le president de la Republique l’a imposee sans coup ferir. 
    Les temps sont murs
    Si nous posons franchement la question en couverture, si nous consacrons a ce sujet un numero special, c’est avec une conviction ferme, etayee par des faits concrets: non, l’ecologie ne peut plus se concevoir comme un luxe reserve aux plus fortunes. L’enjeu n’est plus de determiner si le respect de l’environnement reste hors de nos possibilites personnelles ou collectives. Le debat politique porte desormais sur le « comment » : de quelle facon devons-nous affecter nos moyens au respect de la planete pour en faire un nouveau moteur economique ? Il existe sans doute plusieurs facons d’avancer dans cette ­direction. Notre journal y contribue en mesurant le degre reel d’engagement au service du developpement vert. Nous avons bati dans ce but un « indice de la volonte ecologique» et nous l’avons etabli avec precision a l’echelle de chacune de nos  22 regions. La cartographie que nous etablissons fait apparaitre de forts contrastes. On decouvrira peut-etre avec surprise ou avec delectation politique que les lauriers ne vont pas forcement a ceux qui auraient tendance a s’en prevaloir. Comment reagiront vos elus ? La Vie reviendra, c’est un engagement, sur ce classement novateur et impartial. 
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    6- Nathalie Kosciusko-Morizet : "On a reuni des gens qui ne se parlaient pas depuis des annees", La Vie, 18/10/07
    Propos recueillis par Philippe Merlant et Olivier Nouaillas

    Secretaire d’etat a l’ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet est une des chevilles ouvrieres du grenelle de l’environnement qui se termine le 25 octobre. Pour la premiere fois en France, tous les problemes sont sur la table.
    Dans son bureau, au 5e etage du secretariat d’Etat a l’Ecologie, figurent en bonne place, bien sur, la photo officielle de Nicolas Sarkozy mais surtout la premiere page de la charte de l’environnement. Un texte adopte en 2005, ou la jeune deputee UMP, aujourd’hui agee de 34 ans, s’etait fait remarquer par sa tenacite a imposer a son propre camp politique et aux differents lobbies l’inscription du « principe de precaution » dans notre Constitution. Un engagement et une veritable expertise qui lui valent toujours le respect des grandes ONG environnementalistes. D’autant plus que « NKM » a qualifie de « reactionnaire » la proposition de la commission Attali sur la croissance de… supprimer le principe de precaution!
    La Vie. L’ecologie ne risque-t-elle pas de devenir un luxe reserve aux riches ?
    Nathalie Kosciusko-Morizet. C’est vrai qu’aujour­d’hui l’ecologie est devenue « tendance ». On parle de marketing vert, de produits a la mode qui coutent souvent plus cher. Mais ce serait une erreur de s’arreter a cela. Je vous le dis clairement: je ne veux pas qu’a une fracture sociale se rajoute une fracture environnementale. Un exemple : quand j’etais deputee, j’ai beaucoup travaille dans le groupe « sante et environnement », eh bien, toutes les cartes de bruit, a l’exception des aeroports, recoupent celles des quartiers en difficulte sociale ! Le defi est la: comment fait-on pour que l’environnement, qui est un bien commun, reste accessible a tout le monde?
    Comment concretiser cette volonte dans les domaines de la vie quotidienne comme l’alimentation, les transports et l’habitat ?
    N.K.-M. Sur l’alimentation, il faut eviter de ­developper un systeme a deux vitesses: on doit etre d’autant plus strict sur les normes des produits standards que l’on mene, en parallele, une demarche de qualite sur des labels.
    Par ailleurs, il faut rendre les produits d’excellence accessibles au plus grand nombre: c’est le sens des discussions que nous avons, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, sur le developpement de l’agriculture bio par la commande publique, notamment dans les cantines scolaires. Permettre a tous les enfants d’acceder, de temps en temps, a un repas « bio », c’est aussi contribuer a faire baisser les prix en structurant la filiere. N’oublions pas que l’obesite est en train de devenir une maladie sociale. Pour les transports, il ne s’agit pas de taxer ce qui pollue, mais de promouvoir les solutions existantes, ou d’en faire emerger de nouvelles. Si on taxe le kerosene sur les vols interieurs, on est bien dans une fiscalite incitative puisque le TGV existe. Meme chose si on met une ecopastille sur les vehicules les plus polluants, puisque vous avez le choix d’avoir une voiture moins consommatrice en CO2. Mais le peage urbain, par exemple, n’a de sens que si l’on propose une alternative en termes de transports en commun. Sinon, on en revient a l’octroi, un truc de l’Ancien Regime!
    Concernant l’habitat, enfin, on a tendance a acheter pas cher quitte a ce que les charges soient plus lourdes. Or, les charges grevent surtout le budget des bas revenus. Une politique ecologique bien construite doit aider a investir plus dans l’achat d’un equipement qui se revelera, ensuite, plus econome. Et les logements sociaux devraient etre prioritaires pour la HQE (haute qualite environnementale).
    De plus en plus de chercheurs tirent la sonnette d’alarme sur les effets sanitaires des substances chimiques. Comment eviter la contamination, notamment sur les enfants ?
    N.K.-M. La premiere chose, c’est d’acquerir la connaissance necessaire sur ces questions, objets de beaucoup de polemiques et d’interets. Il faut accelerer la mise en œuvre du Plan national sante-environnement: on avait annonce des etudes sur 10000 enfants, et on est toujours a discuter de la methodologie!
    Ensuite, on est tres faible sur la prevention et la diffusion de conseils aupres des femmes. Ayant ete moi-meme enceinte l’annee qui a suivi le plan sante-environnement, je peux en temoigner: en 2005, si vous alliez dans une maternite, il y avait beaucoup d’informations sur le tabac, mais rien sur des questions simples, comme le fait qu’il ne faut pas repeindre la chambre du bebe en utilisant une peinture avec des solvants. Ou qu’il faut eviter les produits menagers agressifs. Je veux aussi qu’on ­puisse mieux etudier la qualite de l’air interieur: tous les indices portent sur l’air atmospherique alors que nous passons 80 a 90 % de notre temps a l’interieur! Enfin, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, nous travaillons sur deux directions concernant les pesticides: sortie en deux ans des produits les plus dangereux et reduction de leur volume global.
    Peut-on, au pretexte des menaces environnementales, interdire aux pays du Sud de suivre le meme modele de croissance que nous ?
    N.K.-M. Les pays du Sud sont les premieres victimes du rechauffement climatique. Et la position de certains d’entre eux, comme la Chine, a bien evolue en une decennie. Promouvoir l’environnement, au niveau international, c’est aussi s’interroger sur ce qu’on doit produire a proximite et ce qu’on peut importer de loin. Car les transports de marchandises consomment beaucoup de CO2. C’est un questionnement que l’Organisation mondiale du commerce ne veut pas prendre en compte car elle y voit des germes de protectionnisme. C’est pourquoi nous suggerons, avec Jean-Louis Borloo, d’informer le consommateur, par des etiquettes, sur le degre « carbonivore » des produits. Le consommateur, par ses achats, fait aussi des choix de societe.
    Quel bilan actuel faites-vous du processus du Grenelle de l’environnement ?
    N.K.-M. On a reussi a mettre autour de la table des gens qui ne se parlaient pas depuis des annees. Et certains ont commence a se voir en dehors des reunions officielles. On est ainsi arrive a des plates-formes communes tres improbables, par exemple la reforme du Conseil economique et social, soutenue a la fois par les associations et les chambres de commerce et d’industrie. Ou encore sur le fret ferroviaire soutenu a la fois par les ONG et les syndicats. A partir de ce mercredi, lors du « round » final, on parlera de tout, ce qui ne voudra pas dire qu’on aura reponse a tout. Nous avons prefere avoir des dissensions affichees que de rester dans le consensus mou. Nous avons meme cree un groupe ad hoc sur les OGM. Il y a, toutefois, deux sujets sur lesquels aucun accord ne se degage actuellement: le nucleaire et les biocarburants.
    Les ONG environnementales craignent que les lobbies ne reviennent en force au moment des decisions finales. Qu’en pensez-vous ?
    N. K.-M. Elles ont raison d’etre exigeantes. J’ai vecu comme rapporteur le debat sur la charte de l’environnement: c’est vrai qu’il y a eu des pressions pour que le texte final soit moins ambitieux, avec des groupes d’interet qui sont montes au creneau contre le principe de precaution. Chacun est dans son role, et les associations auraient tort de se demobiliser.
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    7- Les principales propositions de la synthese, Le Nouvel Observateur, 18/10/07
     
    Voici quelques-unes des mesures proposees, mercredi 17 octobre, par le ministere de l'Ecologie, en vue de la table ronde finale du Grenelle de l'environnement.
    Transports - Route
    Le tout-routier a vecu : le document prone un "changement radical de strategie dans les transports", avec une priorite au rail et une ecopastille pour encourager les voitures propres. "La capacite routiere globale du pays ne doit plus augmenter, sauf pour eliminer des points de congestion et des problemes de securite".
    La route et l'avion doivent devenir "des solutions de dernier recours imposes par l'etat des technologies ou la geographie".
    Le moratoire sur le developpement autoroutier reclame par les associations ecologistes n'est cependant pas retenu.
    Globalement, l'objectif est de reduire de 20% d'ici 2020 les emissions actuelles du secteur transport (25% des emissions francaises de gaz a effet de serre).
    La proposition d'une reduction de 10 km/h de la vitesse sur les routes et autoroutes figure dans le document mais entre parentheses, ce qui signifie qu'elle n'a pas reuni de consensus et pourrait ne pas etre retenue.
    Pour reduire les emissions de CO2 des voitures particulieres, les participants au Grenelle tablent plutot sur des incitations telles que l'ecopastille favorisant les voitures les moins polluantes avec un systeme de bonus-malus ou le developpement de modes de conduite ecologique.
    En ville, le document preconise le covoiturage et l'autopartage, la promotion de la marche ou du velo par un "code de la rue".
    Pour les poids lourds, le ministere suggere "la creation d'une eco-redevance kilometrique sur le reseau national non concede" - comme les nationales - calculee selon les caracteristiques techniques du vehicule, le nombre d'essieux, le poids de sa charge, le niveau de pollution et le nombre de kilometres parcourus.
    Le dispositif reduirait la distorsion entre routiers francais soumis a une taxation francaise et concurrents europeens soumis a des taxes plus reduits, note le document.
    Transports - Rail
    Il propose par ailleurs 1.500 km de lignes nouvelles de tramway (contre 329 actuellement) hors Ile-de-France en 2020.
    Afin de multiplier les alternatives a la route, le document propose d'accelerer la realisation du reseau de lignes a grande vitesse, mais les participants n'ont pu se mettre d'accord sur les delais (2020-2030) ni sur l'ampleur du programme (4.500 km de lignes supplementaires).
    Les "autoroutes ferroviaires" (des camions sur des trains) sont presentees comme "un des modes alternatifs les plus prometteurs" mais l'objectif de 2 millions de camions ainsi transportes en 2015 fait debat.
    Transports - Avions
    Le document suggere d'accelerer la modernisation des flottes avec de nouveaux avions plus ecologiques. Ainsi, sur la desserte des departements d'outre mer, Air France peut s'engager a reduire de 20% ses emissions de CO2 en 2012 par rapport a 2005, grace a "un effort tres important de modernisation de flotte".
    "Au dela des engagements volontaires, des incitations fiscales ou tarifaires pourraient etre envisagees pour encourager les compagnies a utiliser des avions recents" telles qu'une modulation des redevances aeroportuaires ou l'attribution prioritaire de creneaux horaires aux "avions propres".
    De meme, une modernisation des systemes de controle aerien permettrait de fluidifier le trafic et d'optimiser les routes aeriennes. La reduction moyenne d'une minute du temps de roulage de chaque avion au depart sur une plateforme permettrait d'economiser 10.000 tonnes de CO2 par an.
    Favoriser les interconnexions TGV/aeroports et ameliorer la desserte terrestre des aeroports par les transports collectifs figurent parmi les autres pistes.
    La proposition d'une taxe kerosene sur les vols domestiques concurrents du train ne fait pas l'unanimite, ni celle concernant l'integration du transport aerien dans un marche de quotas de CO2 tel qu'il a deja ete adopte pour l'industrie en Europe.
    Une taxe rencherissant le prix du billet "n'aurait qu'un effet limite, surtout si elle n'etait appliquee que sur les vols domestiques francais", car elle se traduirait par "un report sur d'autres destinations europeennes lorsqu'il s'agit de passagers en correspondance a Paris". De plus, les compagnies iraient faire le plein a l'etranger.
    Energie
    Pour endiguer la consommation d'energie, le document envisage trois possibilites: une "contribution climat energie" payable par "tous les agents economiques" pour les inciter a des choix de plus en plus sobres, appliquee a "l'ensemble des emissions de carbone, voire de gaz a effet de serre" (par exemple le methane et le protoxyde d'azote, degages par l'agriculture).
    Option numero deux: pour "tous les produits et services", un bonus sur les moins consommateurs d'energie et les moins emetteurs de CO2, finance par un malus sur les plus energetivores et les plus polluants: "dispositif neutre en termes de pouvoir d'achat".
    Enfin une troisieme voie consisterait a alleger la TVA sur les produits les plus sobres et les moins emetteurs. A ce jour, aucune de ces trois pistes "n'a obtenu d'accord general dans les groupes de travail".
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    8- Point de vue. Attali-Borloo : le choc, par Stephane Madaule, Le Monde, 18/10/07
     
    Comme deux convois lances a pleine vitesse, le Grenelle de l'environnement anime par Jean-Louis Borloo, d'une part, et la commission sur les freins a la croissance presidee par Jacques Attali, d'autre part, semblent proches de la collision frontale. Le hasard du calendrier fait que les premiers trains de mesures de ces deux enceintes d'un genre nouveau ont emprunte la meme voie, le meme espace mediatique, au meme moment, mais en sens oppose.
    Le Grenelle de l'environnement nous dit qu'il convient de changer de systeme economique, de cadre de raisonnement en integrant le cout environnemental a nos depenses de consommation, ce qui peut effectivement se traduire par des hausses de prix. La commission Attali concoit la relance de la consommation par la baisse des prix, possible par un accroissement de la concurrence qui passe par la multiplication des grandes surfaces et au besoin le recours aux importations.
    Le Grenelle de l'environnement nous dit qu'il convient de limiter nos transports, de limiter notre mobilite physique au besoin par des taxes supplementaires sur le carburant ou encore l'abaissement de la vitesse autorisee sur les routes. La commission Attali ne concoit notre avenir que par une mobilite accrue des personnes et des biens.
    Le Grenelle de l'environnement est pour le principe de precaution inscrit dans la Constitution. La commission Attali souhaite le remettre en cause, le trouvant mal ecrit et facteur de blocage en matiere d'innovation.
    Le Grenelle de l'environnement s'interroge sur l'interet des filieres agricoles qui utilisent les organismes genetiquement modifies. La commission Attali n'est pas loin de penser que l'agriculture mondiale ne peut se passer de ce type de produits pour nourrir l'ensemble de la planete. Et on pourrait multiplier les exemples sur l'habitat, la fiscalite (baisse de la fiscalite contre instauration d'une fiscalite ecologique) ou encore le nucleaire.
    Le seul point d'accord semble etre l'inclinaison commune devant le nouveau veau d'or des temps modernes, apte a nous placer sur la juste trajectoire d'une croissance durable : le developpement de la recherche et de l'innovation pour produire et consommer propre mais egalement pour se situer sur des niches technologiques en avance sur nos concurrents.
    Mais est-on bien sur que la recherche et l'innovation pourront relever le defi d'une planete dont les ressources s'epuisent ? Mais vanter les bienfaits d'une economie de niches ne revient-il pas a inventer de nouvelles protections qui tardent a dire leurs noms, comme ces normes que l'on impose a foison ? Mais si tous les pays developpes ou emergents se dotent de cette meme strategie, ne risque-t-on pas de transformer ces niches en vastes zones d'embouteillages ? L'innovation technologique est-elle protegee ou a proteger dans un monde de partage, d'ouverture ou le copier-coller se generalise ?
    Que s'est-il passe pour qu'on en arrive a une telle erreur d'aiguillage ? Certes, les points de depart n'etaient pas les memes. La commission Attali se targue de permettre a la France de retrouver le peloton de tete du train de la croissance mondiale au rythme ebouriffant de 5 % par an, dans le meilleur des mondes. Dans le meme temps, le Grenelle de l'environnement appelle a prendre une autre voie, car "la planete brule et nous regardons ailleurs".
    Afin de retablir le dialogue entre les deux, il faudrait etre capable d'inventer un modele de marche ou les couts ecologiques de la production de biens ou de services soient integres aux prix de vente. Or nous en sommes encore tres loin, puisque la competitivite de certaines economies comme de certaines firmes est basee sur la consommation de biens publics mondiaux (air, eau, ressources naturelles) qui nous appartiennent a tous en theorie mais que personne ne veut payer a leur juste prix.
    - Stephane Madaule, essayiste, est maitre de conferences a Sciences Po Paris dans le cadre de la chaire de developpement durable.
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    9- Environnement : le gouvernement rassure l'UMP, Le Monde, 18/10/07
    Gaelle Dupont et Patrick Roger
     
    "Les lignes bougent", se rassurait-on dans l'entourage de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'ecologie, a l'issue du "seminaire de travail" auquel il avait ete convie, mercredi 17 octobre a l'Assemblee nationale, par les deputes du groupe UMP. Depuis plusieurs semaines, les elus de la majorite ne cessaient d'exprimer leurs reserves, voire leur hostilite, sur la demarche mise en oeuvre a l'occasion du "Grenelle de l'environnement" et les propositions en emanant. "Il etait capital que le groupe rentre dans le jeu, sinon on allait vers des malentendus", admet son president, Jean-Francois Cope.
    La reunion avait pour objet de "rapprocher les points de vue". "Le groupe souhaite une ligne politique claire avant de pouvoir s'engager", a prevenu M. Cope, mettant en garde contre la tentation d'"une vision reductrice" qui se traduirait par "quelques taxes et des sanctions ici ou la". A quelques mois des elections municipales, les elus redoutent de voir s'agreger un front des mecontents. Ils ne veulent pas entendre parler de la limitation de 10 km/h de la vitesse sur les routes ! "Pas de gadgets, pas de taxes supplementaires, pas de mesures de circonstances. Si c'est pour nous vendre une taxe sur les grosses bagnoles et la limitation de vitesse sur les autoroutes, on va louper notre objectif", resume le vice-president du groupe, Jean Leonetti.
    "Sortie constructive"
    Le president de la commission des affaires economiques, Patrick Ollier, insiste pour "une sortie constructive du Grenelle", estimant qu'"un catalogue ne fait pas une politique". Aussi les elus UMP et le gouvernement se sont-ils accordes sur une demarche et un calendrier susceptibles de rassurer tout le monde avant la presentation d'une loi-cadre d'orientation au premier semestre 2008. Une loi sur les OGM pourrait etre votee plus rapidement, avant les semis du printemps.
    En parallele, le gouvernement poursuit les discussions sur le document qui sera soumis a la negociation lors de la table ronde des 24 et 25 octobre. Conclue par Nicolas Sarkozy, elle reunira les cinq parties prenantes du Grenelle : l'Etat, les collectivites locales, le patronat, les syndicats et les ONG.
    Sous la pression des ONG ecologistes, le document de travail a beaucoup evolue depuis la version proposee le 11 octobre. Les sujets sont repartis en quatre chapitres intitules : lutter contre le changement climatique, preserver la biodiversite, stimuler l'economie en preservant la sante et l'environnement, instaurer une democratie ecologique. Les themes en debat, y compris les plus conflictuels, sont evoques. Par exemple, le desaccord sur la poursuite du programme nucleaire est explicitement mentionne, ainsi que le projet de contribution climat-energie cher a Nicolas Hulot.
    Pour chaque theme, les mesures, dates ou objectifs chiffres a negocier figurent entre crochets. "Il ne manque presque aucun sujet, commente Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement. C'est une bonne photographie des rapports de force, dont malheureusement un certain nombre ne penchent pas en notre faveur". De son cote, l'Alliance pour la planete regrette le "flou" du document. "Sans programme de mesures detaillees, le Grenelle ne pourra se conclure que sur des declarations d'intention (...) que la pression des lobbies industriels, la machine administrative et la digestion parlementaire videront de tout contenu operationnel", affirme son porte-parole Yannick Jadot.
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    Consultation electronique en Ile-de-France
    Un millier de personnes ont participe mercredi 17 octobre a la consultation regionale du Grenelle de l'environnement organisee a Drancy (Seine-Saint- Denis). Deux cent quarante representants d'Ile-de-France choisis parmi des chefs d'entreprise, des salaries, des associations et les pouvoirs publics avaient planche le matin avant de soumettre leurs propositions a un auditoire muni de boitiers electroniques lui permettant de voter. Parmi les idees les plus plebiscitees viennent la trame verte pour permettre d'assurer la continuite des ecosystemes dans un paysage aujourd'hui dechire, la creation de circuits de distribution, l'isolation du parc de logements, un plan de reconquete de la qualite de l'eau ou encore la necessite de reduire les nuisances liees au bruit et a la pollution atmospherique.
    La necessite d'appliquer les lois et directives europeennes existantes a ete souvent rappelee comme le besoin pour les collectivites locales de davantage harmoniser leurs actions.
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    10- Nicolas Hulot : "Pas la rupture que l'on souhaite dans le Grenelle", AFP, 18/10/07
     
    Nicolas Hulot estime qu'il "n'y a pas la rupture que l'on souhaite" dans les mesures proposees pour la phase finale du "Grenelle de l'environnement", qui "manque de propositions structurantes" sur la fiscalite et l'agriculture.
    "Il n'y a pas la rupture que l'on souhaite. Il n'y a pas les propositions structurantes que l'on attendait sur la fiscalite et l'agriculture, avec une remise a plat qui permettrait de changer les modes de production et de consommation", a declare l'animateur ecologiste dans une interview au Figaro magazine a paraitre samedi.
    "Si l'on n'a pas cette colonne vertebrale, cela ne marchera pas", a-t-il estime.
    "Si le Grenelle n'aboutit pas a changer les logiques, je pense que j'irai deployer mon energie ailleurs en creant des reseaux europeens et internationaux", a-t-il averti.
    "Cela fait vingt ans que j'essaye de mobiliser les Francais sur l'environnement (...) je ne vois pas ce que je peux faire de plus. J'accompagne le dernier cycle qu'est le Grenelle, et puis je prendrai ces distances", a-t-il assure.
    La table ronde finale du "Grenelle de l'environnement" se tient les 24 et 25 octobre a Paris
    <http://abonnes.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32874740@7-347,0.html>
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    11- "Il faut augmenter le prix de l'energie", par Jean-Marc Jancovici, Metro, 18/10/07
    Nadia Loddo et Francois Bourboulon
     
    Interview de Jean-Marc Jancovici, consultant energie et climat.
    Vous avez participe au groupe 1 du Grenelle. Comment jugez-vous cette experience ?
    J-M J : Le cote positif est que cela a mis tout le monde en ebullition. Le depart de Juppe a eu deux consequences. La premiere c’est qu’on a probablement perdu quelqu’un qui  savait beaucoup plus ce qu’il voulait que Borloo. L’avantage c’est que justement, comme le nouvel organisateur ne savait pas trop ce qu’il voulait, les gens se sont sentis tres libres et c’est parti dans tous les sens au sein des ateliers, mais aussi a l’exterieur. Quoi qu’il en sorte, il y a des gens qui ne se parlent jamais ou pas souvent qui ont eu avec la Grenelle l’occasion d’echanger et de confronter leurs idees. Pour le reste, on jugera l’arbre a ses fruits.  
    Y a-t-il des mesures que vous estimez particulierement importantes pour parler d’un succes du Grenelle ?
    J-M J : Il y a pour moi un gage de succes ou d’echec : ou bien il sortira du Grenelle l’idee qu’on doit donner un prix croissant au probleme et on pourra parler de succes, ou bien on en sortira avec juste des mesures techniques, meme ambitieuses, et cela ne suffira pas. Il faut monter le prix des energies (fioul, gaz, carburants…). Tous les economistes qui se sont penches sur le probleme de l’environnement le disent : si on ne se bat pas sur les prix, on n’aura rien fait.  
    Vous parlez des mesures de fiscalite environnementale ?
    J-M J : C’est ce qui s’appelle la contribution energie climat, qui englobe la taxe carbone. L’idee en gros est la suivante : quand on a un probleme, il faut monter le prix du probleme plus vite que le pouvoir d’achat. Le vrai debat c’est la gestion de « l’apres » : a quelle vitesse les industriels proposent des voitures qui consomment moins (qui seront plus petites et moins rapides, c’est certain), a quelle vitesse nous pouvons ravaler thermiquement les logements, comment aider certains qui auront du mal, etc.
    La technique seule est insuffisante : depuis un siecle les automobiles sont plus performantes, mais cela fait un siecle que le prix de l’energie baisse, en termes reels. On mesure cette evolution en regardant le temps qu’il faut travailler pour se payer une unite d’energie. C’est la seule mesure qui compte vraiment pour savoir ce que valent les objets. Si vous utilisez cet etalon-la, pour se payer un litre de petrole, il faut travailler 10 fois moins longtemps aujourd’hui qu’il y a un siecle. Un siecle de progres technique sur les voitures n’a pas conduit a avoir des De Dion Bouton modernes qui rouleraient toujours a 50 km/h en consommant beaucoup moins, mais a construire des voitures qui roulent a 180, qui font 100 chevaux, consomment la meme chose, et qui coutent beaucoup moins cher en termes reels que les voitures d’il y a 100 ans. Du coup il y en a aujourd’hui 30 millions au lieu de 50.000. La seule maniere d’enclencher spontanement un chemin a l’envers avant que ca ne soit trop tard, c’est de monter le prix. En Europe, ou globalement essence et diesel sont plus chers qu’aux USA, on consomme 3 ou 4 fois moins de carburant routier que les Americains. Les constructeurs francais sont devenus des specialistes des petits moteurs diesels a cause d’un prix du carburant plus eleve. Donc, ce genre de contrainte sur le long terme est meme une source d’opportunites pour ceux qui sont capables de s’y adapter le plus vite.  
    Augmenter le prix de l’energie signifie changer notre mode de vie…
    J-M J : Tout va changer. Ce qu’on a aujourd’hui et que l’on considere comme etant non-negociable et acquis pour l’eternite est le fruit d’une augmentation considerable de la productivite des machines que nous avons mises a notre service et d’une energie quasi-gratuite. Le plus probable est que cela ne va pas durer. Alors, comment faire pour amortir le choc le plus doucement possible ? Se dire : « je vais moins rouler », c’est quelque chose qui ne passe pas dans un monde ou l’on se dit il n’y a qu’a vouloir et alors tout continue a croitre et a embellir. C’est un peu comme si on se disait a vingt ans que cela n’a pas de sens de faire des plans avec le fait qu’on va vieillir un jour, il suffit de vouloir et l’on sera eternellement jeunes. La vie montre que ce n’est pas comme ca que ca marche. Avec l’energie c’est pareil : on est encore dans la phase des 0-20 ans de la civilisation industrielle et l’on a du mal a s’imaginer ce que ca va donner quand ca va se mettre a vieillir. Plus on refusera de l’envisager, plus ca se passera mal.  
    Cela depend de qui ?
    J-M J : Cela depend essentiellement de nous. Sur les 35 dernieres annees, le systeme industriel n’a pas beaucoup augmente ses emissions, ceux qui les ont augmentes ce sont les particuliers : logements plus grands donc plus d’energie pour les chauffer, plus de deplacements, plus de viande consommee et de plus en plus de bien manufactures achetes. On peut difficilement demander aux industriels de produire de plus en plus et de moins en moins cher, et puis se plaindre derriere parce qu’ils polluent.  
    Le gouvernement a aussi un role a jouer…
    J-M J : La marge de manœuvre en democratie d’un gouvernement elu, n’est pas plus importante que l’opinion de ses electeurs. Si vous faites un sondage dans Metro en demandant si vous etes pour ou contre le fait d’augmenter volontairement le prix du fioul du gaz, de l’essence, du gazole etc. et qu’il y a 60% des gens qui disent qu’il n’en est pas question, c’est fini, le gouvernement ne sera pas plus courageux que nous. Mais le prix a payer pour « encore une minute monsieur le bourreau » risque d’etre tres eleve.  
    Justement, vous pensez que le gouvernement reussira instaurer une nouvelle fiscalite environnementale ?
    J-M J : Il est clairement difficile pour un gouvernement d’annoncer des mesures compliquees a expliquer - et la fiscalite en fait partie - a six mois des municipales. Si j’etais a la place du President, la maniere dont je m’y prendrais serait d’acter le fait que l’on peut mettre en place cette contribution energie-climat, puis de nommer une commission mixte, avec le gouvernement, les organismes syndicaux, le Medef, etc, avec un grand homme a sa tete en lui donnant 5 ou 6 mois pour dire comment il faut faire en pratique. Et la, miracle, la recette arrive 15 jours apres les municipales, ce qui permet d’avoir l’esprit degage et donne par ailleurs le temps de travailler serieusement. Pour l’heure, je ne vois pas - malheureusement - M. Sarkozy dire a la sortie du Grenelle a la fois que l’on va augmenter les prix, de combien exactement, et en faisant quoi exactement de l’argent recolte (baisse des charges, desendettement, financement des transports en commun…). Et pourtant, l’inversion de la tendance est urgente.  
    La cle de cette inversion est donc d’agir sur le prix ?
    J-M J : Nous avons un mauvais systeme economique aujourd’hui  : il ignore le vrai prix des hydrocarbures, qui ne se renouvellent pas, et perturbent le climat avec une facture - elevee - a payer plus tard . Un bon systeme economique doit tenir compte de l’environnement. De plus en plus d’entreprises ont tres bien compris que nous sommes en train de manger le capital naturel a vitesse acceleree et que  ca va finir par des ennuis economiques majeurs. Nicholas Stern le dit clairement dans son rapport : la prolongation tendancielle du systeme ce n’est pas du tout la croissance perpetuelle : c’est le systeme qui s’effondre sous la pression d’un environnement destabilise. La bonne economie est celle ou l’on ne confond pas notre patrimoine avec nos revenus annuels. Or, c’est exactement ce qu’on fait aujourd’hui : en gros on est comme un grand flambeur qui chaque annee depenserait une fraction croissante de l’heritage familial et penserait que tout va de mieux en mieux… Ca ne peut pas durer tres longtemps.
    Il n’y a donc que la mauvaise economie qui ne marie pas economie et ecologie. Quand on parle de ressources, le debut de la zone d’ombre, c’est-a-dire le moment au-dela duquel il devient tres difficile de savoir si la stabilite va rester ou pas, c’est 2015/2020, ce qui est tres proche. On ne s’y prepare pas : au meme moment le gouvernement demande a Attali comment manger le capital naturel a vitesse accelere et a Borloo comment le preserver.  
    Vous essayez de reduire le bilan carbone de votre famille, comment cela marche ?
    J-M J : Un Bilan Carbone compte toutes les emissions qui ont lieu pour pouvoir fonctionner comme aujourd’hui, meme pour des individus. On va donc y trouver l’energie du chauffage et des deplacements, les emissions de production de la nourriture et des produits manufactures que je consomme, etc. Au plan professionnel, je peux rajouter mes deplacements pour le travail et mon ordinateur, mais ce qui emet le plus c’est la fabrication des ordinateurs utilises pour consulter mon site Internet (www.manicore.com). Pour fabriquer un ordinateur portable, il faudra bruler entre 3 et 400 kg de charbon qui vont servir a produire l’electricite utilisee pour fabriquer les composants electroniques. Chaque ordinateur a une duree de vie d’a peu pres 5000 heures, et cela permet de calculer des « emissions par minute d’utilisation » ! Comme je connais le nombre de connexions a mon site en minutes, je peux calculer les emissions « necessaires » a la consultation de mon site. Ensuite, il faut essayer de travailler sur chaque poste pour reduire son impact sur l’environnement. Je suis en train de mettre en place un « calculateur carbone personnel » gratuit pour les particuliers dont j’espere la mise a disposition rapidement (avant la fin du Grenelle serait ideal !) sur le site de l’association Avenir Climatique, dont je suis le president. 
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    12- Grenelle de l'environnement. "Il faut que l'Etat commence a s'engager", par Yannick Jadot, Le Nouvel Observateur, 18/10/07
    Propos recueillis par Simon Piel

    Yannick Jadot est directeur des campagnes de Greenpeace France.
    Que pensez-vous des nouvelles propositions avancees mercredi par Jean-Louis Borloo dans la perspective des negociations des 24 et 25 octobre ?
    - Il y a un progres notable par rapport a l'indigence du premier document. Le gouvernement a mis une synthese des propositions generales sur la table, mais cela ne peut pas constituer la base des negociations. Sinon, il y a un risque important de reaffirmation par chacun des positions exprimees au debut. Ce document ne propose aucun arbitrage, ne montre la voie d'aucune rupture. Il faut des mesures concretes et un contenu operationnel. Si le 25 au soir aucune proposition concrete ne se degage, le Grenelle restera comme un long catalogue de declarations d'intentions que la lessiveuse administrative et legislative delavera.
    Comment expliquez-vous que le gouvernement n'ait toujours pas fait des choix clairs a 5 jours des negociations ?
    - Je crois que cela tient a plusieurs raisons.
    C'est d'abord une tactique de negociation pour ne braquer aucun acteur avant les negociations.
    Ensuite, il y a le contexte economique, ou l'on sait que Matignon et Bercy pressionnent pour qu'il ne sorte du Grenelle, rien d'autre que du symbolique. Ils ne veulent pas depenser un euro.
    Enfin le troisieme aspect tient a la perspective des elections municipales. Les elus locaux font aussi pression sur le gouvernement sur le mode : "Les gens sont tres attaches a leur pouvoir d'achat. Toutes les mesures prises contre le pouvoir d'achat sont mauvaises". De telles mesures supposees impopulaires compliqueraient la tache des elus qui se representent aux elections.
    Il reste 5 jours avant le debut des negociations. Qu'esperez-vous du gouvernement d'ici la ?
    - La synthese des groupes de travail, on l'attendait pour septembre. Nous allons donc demander demain apres-midi un projet de declaration finale. Il faut que l'Etat commence a s'engager et indique ses choix. On ne sait rien du financement. On parle de "credit bonifie", mais ca ne dit rien sur les volumes ou sur les delais. Nous sommes inquiets car il y a beaucoup de retard, et nous ne connaissons ni les ambitions, ni les moyens de l'Etat.
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    13- Grenelle de l'environnement. Les gros sabots du president de la FNSEA, Le Point n°1831, 18/10/07
    Frederic Lewino
     
    Le patron de la FNSEA, Jean-Michel Lemetayer, s'etait declare pret, la semaine derniere, a accepter un gel sur les cultures OGM.Tout le monde crut que le patron des paysans retournait sa veste en plein Grenelle de l'environnement. Lui qui, quinze jours auparavant, avait repete au ministre de l'Ecologie ne rien vouloir ceder sur les OGM, le voila qui donnait l'impression de faire un petit pas vers le moratoire reclame par les faucheurs. Que nenni ! En catastrophe, Lemetayer organisait une conference de presse pour expliquer la mauvaise interpretation de ses propos.
    En fait, son gel consiste a demander aux agriculteurs adeptes du mais Bt d'attendre quelques mois pour semer. Ce qui ne leur coute rien puisque les semailles de printemps peuvent attendre mars ! Et Lemetayer de preciser que son gel s'appliquera « a la condition qu'une loi soit votee avant les prochains semis du printemps 2008 ». Une loi bien sur en accord avec la directive europeenne qui autorise les cultures d'OGM. Il n'y a rien a comprendre, sinon que la FNSEA reste « majoritairement » favorable aux OGM et refuse le principe d'un moratoire de plusieurs annees. Ce n'est pas le Grenelle de l'environnement qui desensablera la position francaise. Dans les deux camps, les esprits sont genetiquement non modifiables... Borloo, non decourage, s'appreterait a annoncer une mesure surprise. on attend.

    Fondation N Hulot VS Grenelle 2

     
    18- "Obtenir un equilibre durable entre la sante de l’ecosysteme marin", par Charles Braine, Metro, 19/10/07
    Nadia Loddo
     
    Charles Braine, charge de programme "Peche Durable" au WWF.
    Quelle importance pourrait avoir cet eco-label sur la gestion de la peche et la preservation des ressources ?
    C.B. : Un eco-label permet d’obtenir un equilibre durable entre la sante de l’ecosysteme marin et la perennisation des emplois de marins pecheurs. Il assure que le stock de poisson se porte bien et que le prelevement engendre par la peche ne le met pas en peril et n’a qu’un impact mineur sur les autres especes et les habitats. Ceci correspond a des methodes de peche selective (qui ne captures que les poissons qu’elles visent) et preservatrice de l’environnement (ne detruisant pas les fonds marins) ainsi qu’a une gestion des peches responsable.
    WWF travaille depuis longtemps aux cotes des pecheurs pour faire evoluer les techniques de peche et obtenir une politique des peches coherentes. 
    Quel benefice apporterait un label pour le consommateur ?
    C.B. : Un grand nombre de distributeurs ont developpe leur propre demarche « durable » en matiere de peche. Les criteres de ces labels sont fixes par l’entreprise et donc tres loin de ceux de la FAO (structure de l’ONU concernant la peche notamment). Il est tres important que le consommateur ne soit pas trompe par des demarches marketing deguisees en eco-labels.
    Est ce que c’est une mesure difficile a mettre en place rapidement ?
    C.B. : Aujourd’hui, il existe un label independant, tres proche des criteres du « code de bonne conduite pour une peche responsable » de la FAO. Il s’agit du Marine Stewardship Council (MSC).
    Cet unique eco-label pour les produits de la mer est deja present chez de nombreux distributeurs. Il garantit aux consommateurs la durabilite des « pecheries » d’ou proviennent ces poissons.
    Il est necessaire que nous, simples citoyens, exigions de pouvoir faire ce choix pour la preservation des especes marines.
    Et aussi : Mesure 11 : Mettre en place un eco-label des produits de la peche
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    19- "Repenser la ville", par Stephane Hallegatte, economiste, chercheur a Meteo France, Le Monde, 19/10/07
    Propos recueillis par Stephane Foucart

     

    Economiste, chercheur a Meteo France, quelle avancee attendez-vous d'une nouvelle politique ecologique de la France ?
    Il faut repenser la politique de la ville. A l'echelle globale, le milieu urbain produit environ 80 % des emissions de gaz a effet de serre. Or pour produire un dollar, il faut trois fois plus de deplacements en voiture dans une ville nord-americaine que dans une ville moyenne d'Europe et cinq fois plus que dans une ville des zones industrialisees de l'Asie.
    Si on veut diviser par quatre nos emissions d'ici a 2050, il faut commencer immediatement a se poser la question de la redensification de nos centres urbains, car l'evolution de ces structures est extremement lente. Le probleme est que ces dernieres annees, la crise immobiliere a pousse les menages modestes en banlieue, loin de leur lieu de travail.
    La tendance actuelle - creer des peages aux portes des villes, taxer le carburant - va les penaliser et accroitre les inegalites. Alors qu'il serait possible, en reintroduisant les immeubles de haute taille dans Paris par exemple, de reduire les emissions tout en recreant de la mixite sociale. Il faut utiliser l'environnement pour regler les autres problemes de la societe.
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    20- Son. Thierry Gaudin : le Grenelle de l'environnement "n'est pas a la hauteur" des dangers a venir, Le Monde, 19/10/07
    Propos recueillis par Matthieu Auzanneau
     
    Thierry Gaudin, 67 ans, a fonde et dirige le Centre de prospective du ministere de la recherche sous Francois Mitterrand. Aujourd'hui president de l'association Prospective 2100, il juge que le Grenelle de l'environnement ne prend pas la mesure des perils du rechauffement climatique et de la fin du petrole abondant, pour lui imminente.
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    21- Grenelle : accord des groupes de suivi de l'Assemblee nationale et du Senat, Actu-Environnement, 19/10/07
    R. Boughriet
     
    D'apres un communique du Senat du 19 octobre, les groupes de suivi du Grenelle de l'environnement de l'Assemblee nationale et du Senat, presides par Patrick Ollier et Jean-Paul Emorine, ont adopte hier une position commune sur les suites a donner au Grenelle de l'environnement. Cet accord, conclu a partir de la synthese des travaux engages par chacun des groupes depuis deux mois, a ete presente a Jean-Louis Borloo, Ministre de l'ecologie, du developpement et de l'amenagement durables et Nathalie Kosciusko-Morizet, Secretaire d'Etat chargee de l'Ecologie.
    Selon le communique, l'accord definit cinq priorites : la realisation d'un bilan des lois existantes en matiere d'environnement et des travaux menes par les missions parlementaires dans ce domaine ; la presentation devant le Parlement d'une loi d'orientation qui definisse les objectifs a atteindre. Cette loi, qui pourrait etre discutee au Parlement, des le debut 2008, pourrait etre declinee en objectifs sectoriels (habitat, transport, energie, biodiversite et territoire) et serait accompagnee d'une etude d'impact, ajoute le Senat.
    Autres priorites : la volonte de mettre en oeuvre des mesures a pression fiscale constante et de privilegier une fiscalite incitative ; l'identification d'une ''trame verte'' au niveau national pour preserver la biodiversite et pour faciliter l'elaboration de documents d'occupation de l'espace par les collectivites territoriales, le renforcement de l'action de la France au service du developpement durable au niveau europeen et international.
    D'apres le communique, Jean-Louis Borloo a indique qu'il etait d'accord avec l'idee d'une loi d'orientation et propose que le gouvernement ''coproduise'' avec le Parlement ce projet de loi d'orientation ainsi que les dispositions qui suivront.
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    22- Jean-Louis Borloo revoit sa copie et revele de nouvelles propositions, Le Nouvel Observateur avec AFP, 19/10/07
     
    Les groupes de travail vont pouvoir plancher sur des propositions qui renouent en partie avec leurs ambitions. La suppression de certaines mesures dans la precedente version avait suscite un tolle chez les ecologistes. France Nature Environnement salue ces "nets progres".
    e gouvernement a adresse, mercredi 17 octobre, une nouvelle synthese de propositions a negocier, lors du Grenelle de l'environnement, avec les parties concernees. Ce document renoue partiellement avec les ambitions des groupes de travail.
    Le texte, qui sera debattu lors de cette phase ultime des travaux, reprend notamment un arsenal de mesures qui avaient ete gommees de la precedente version, soulevant un tolle des ecologistes.
    Il s'agit d'inciter la societe et les operateurs economiques a la sobriete energetique, de les conduire a des choix de consommation moins polluants et de menager la place de la nature dans les grands choix economiques.
    Leur survie et leur mise en oeuvre dependra cependant de l'issue des negociations la semaine prochaine entre les cinq categories d'acteurs du Grenelle - Etat, collectivites locales, representants des salaries, du patronat et associations -, cloturees par le president Nicolas Sarkozy.
    Batiment et transports
    Le document qui leur est soumis prone une "rupture technologique dans le batiment" - avec un plan thermique de grande ampleur visant a reduire les besoins d'energie - et un "changement radical de strategie dans les transports", donnant priorite au rail sur la route. La route et l'avion doivent devenir "des solutions de dernier recours" faute d'alternative.
    Globalement, l'objectif est de reduire de 20% d'ici 2020 les emissions actuelles du secteur transport, qui represente 25% des emissions francaises de gaz a effet de serre (GES).
    L'idee d'un bonus-malus recompensant les voitures propres et penalisant les plus polluantes est retenue. Mais celle de reduire de 10 km/h la vitesse sur les routes et autoroutes n'est mentionnee qu'entre parentheses, loin de faire l'unanimite.
    "Nets progres"
    "C'est une excellente base de depart", note le porte-parole de la federation France Nature Environnement (FNE) Arnaud Gossement. "On a de nets progres, notamment sur la gouvernance ecologique ou les OGM, mais au moins trois grands oublis: l'eau, les dechets, les phytosanitaires" poursuit-il.
    La FNE regrette "qu'on s'en remette encore trop aux promesses de progres technologiques". Elle deplore l'absence d'objectifs chiffres dans le domaine agricole, qu'il s'agisse du bio ou de la reduction des pesticides. En termes de sante, le document est plus frileux que la reglementation europeenne Reach sur les produits chimiques.
    "Il faudra encore beaucoup travailler, point par point, pour avoir de vraies mesures de rupture", ajoute Arnaud Gossement. "Mais que de chemin parcouru".
    "On est sur un constat interessant des differentes propositions", juge Yannick Jadot, de Greenpeace, s'exprimant au nom de l'Alliance pour la planete (collectif de 80 ONG dont le WWF, les Amis de la Terre, le reseau Action Climat). "Mais on reste sur sa faim concernant les mesures operationnelles autour des objectifs retenus".
    "Que Borloo mette sur la table les ambitions de l'Etat"
    Pour etre sur d'avancer les 24-25 octobre, il faut selon lui rentrer directement dans le vif du sujet: que le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo "mette sur la table les ambitions de l'Etat et on negocie a partir de la: si l'Etat doit arbitrer sur un certain nombre de sujets, autant discuter directement sur ses propositions", avance-t-il.
    Selon un precedent document du ministere de l'Ecologie, les mesures arretees lors du Grenelle seront ensuite traduites en une "loi d'orientation et de programmation presentee au Parlement au premier semestre 2008".
    "Si on ne sort pas vert vif du Grenelle, on sera vert-jaune quand les propositions seront passees dans la machine administrative et parlementaire", se mefie Yannick Jadot.
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    23- Des medecins s'opposent a l'incineration des dechets, Le Monde, 19/10/07
    Manuel Armand, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dome) correspondant
     
    Le projet d'incinerateur d'ordures menageres de Clermont-Ferrand est suspendu aux conclusions du Grenelle de l'environnement. L'incertitude porte sur l'eventualite d'un moratoire impose au niveau national.
    Outre celui du Puy-de-Dome, plus d'une dizaine de dossiers pourraient etre concernes par une telle decision, notamment ceux concernant la creation d'unites nouvelles, a Dunkerque (Nord), a Arques (Pas-de-Calais) ou encore a Aspach-le-Haut (Haut-Rhin).
    Le president de la Republique ayant dit qu'il fallait surseoir a toute decision, j'attends", explique Dominique Schmitt, le prefet du Puy-de-Dome. Au printemps, les procedures administratives etaient pourtant arrivees a leur terme : le representant de l'Etat avait sur son bureau un projet d'arrete d'autorisation pour cette usine ou doivent etre brulees, a partir de 2011, 170 000 tonnes de dechets par an. Soit la moitie des ordures menageres collectees aupres de 660 000 habitants du Puy-de-Dome et du nord de la Haute-Loire.
    L'atelier "dechets" du Grenelle de l'environnement s'est conclu sur un constat de desaccord sur la place reservee a l'incineration. Les associations reunies dans l'Alliance pour la planete demandent un moratoire, alors que les representants de l'Etat, des collectivites locales et des employeurs y sont opposes. La question a donc ete renvoyee a la table ronde des 24 et 25 decembre et aux reunions qui suivront.
    Les opposants a l'incineration viennent de recevoir un soutien spectaculaire. Regroupant, notamment, le Conseil national de l'Ordre des medecins et les principaux syndicats de praticiens, la "Plateforme nationale du corps medical" a reclame "un moratoire concernant la construction de nouveaux incinerateurs". "L'incineration produit des centaines de substances toxiques qui s'echappent dans l'atmosphere", assure le professeur Dominique Belpomme, cancerologue a l'hopital Georges-Pompidou de Paris. "Le corps medical ne lachera pas le morceau", ajoute-t-il en affirmant qu'il ne faut "pas refaire l'erreur de l'amiante".
    L'entree en scene des medecins dans le debat national sur l'incineration est le reflet d'une forte mobilisation dans le Puy-de-Dome. "La petition contre l'incinerateur a deja recueilli 527 signatures de medecins, se rejouit le docteur Alain Laffont, l'un des opposants historiques a l'incinerateur. Le declencheur a ete le rapport de l'Institut de veille sanitaire de 2006."
    "Moins polluants qu'auparavant"
    Cette etude de l'InVS conclue que "l'analyse met en evidence un lien statistique entre le niveau d'exposition aux incinerateurs dans les annees 1970-1980 et l'augmentation de la frequence de certains cancers au cours des annees 1990-1999." Elle ajoute toutefois que "l'etude portant sur une situation passee, ces resultats ne peuvent pas etre transposes aux situations actuellement generees par les incinerateurs, moins polluants et mieux controles qu'auparavant". Il n'empeche. "Les medecins en ont assez d'etre a un bout de la chaine en soignant les cancers sans que l'on agisse sur les causes", affirme le docteur Chiapponi, l'un des porte-parole du collectif des medecins clermontois.
    L'opposition a l'incinerateur a egalement gagne une majorite d'elus de l'agglomeration clermontoise, gauche et droite confondues. Maire de la capitale auvergnate et president de Clermont-Communaute, le socialiste Serge Godard a propose a l'Etat une solution alternative ou l'incineration est remplacee par des procedes mecaniques et biologiques.
    "Je suis en train de faire expertiser les propositions de Serge Godard mais il manque des elements pour faire une reelle comparaison entre les deux filieres de traitement", affirme le prefet Dominique Schmitt. Il y a toutefois urgence : la decision concernant l'incinerateur, precise-t-il, sera prise "avant le 31 decembre 2007".
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    Pour Nicolas Hulot, le Grenelle "n'a pas de colonne vertebrale"
    Nicolas Hulot estime qu'"il n'y a pas la rupture que l'on souhaite" dans les mesures proposees pour la phase finale du Grenelle de l'environnement. L'animateur constate, dans un entretien a paraitre dans le Figaro Magazine, samedi 20 octobre, qu'"il n'y a pas les propositions structurantes que l'on attendait" sur la fiscalite et l'agriculture "avec une remise a plat qui permettrait de changer les modes de production et de consommation". "Si l'on n'a pas cette colonne vertebrale, indique-t-il, cela ne marchera pas."
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    24- Hulot : "Mes espoirs pour le Grenelle sont intacts, mes exigences aussi", Le Nouvel Observateur, 19/10/07
     
    Revenant sur ses premieres declarations dans lesquelles il affirmait qu'"il n'y a pas la rupture que l'on souhaite dans le Grenelle", l'animateur ecologiste declare qu'il "croit plus que jamais au Grenelle" mais previent que ses attentes sont proportionnelles a ses exigences".
    Revenant, vendredi 19 octobre, sur ses declarations au sujet du Grenelle de l'environnement, Nicolas Hulot a affirme qu'il "croit plus que jamais au Grenelle" mais previent que ses attentes sont proportionnelles a ses exigences". "Mes espoirs sont intacts pour le Grenelle, mais dans le meme temps mon exigence est proportionnelle: il y a un espace de maturite et de disponibilite unique en France et on ne peut pas gacher cette fantastique synergie des acteurs economiques et sociaux et des citoyens", a-t-il declare a l'AFP. L'animateur a souhaite nuancer des propos rapportes par la presse, selon lesquels il "ne croit plus" au processus du Grenelle qui se concluera les 24 et 25 octobre par une table ronde entre tous les acteurs.
    Le premier avertissement
    Dans une interview au Figaro magazine a paraitre samedi 20 octobre, mais dont la presse avait repris quelques extraits, il estimait qu'il "n'y a pas la rupture que l'on souhaite" dans les mesures proposees pour la phase finale du Grenelle de l'environnement.
    "Il n'y a pas la rupture que l'on souhaite. Il n'y a pas les propositions structurantes que l'on attendait sur la fiscalite et l'agriculture, avec une remise a plat qui permettrait de changer les modes de production et de consommation", affirme l'animateur ecologiste.
    "Si l'on n'a pas cette colonne vertebrale, cela ne marchera pas", a-t-il estime.
    Prendre de la distance
    "Si le Grenelle n'aboutit pas a changer les logiques, je pense que j'irai deployer mon energie ailleurs en creant des reseaux europeens et internationaux", a-t-il averti.
    "Cela fait vingt ans que j'essaye de mobiliser les Francais sur l'environnement (...) je ne vois pas ce que je peux faire de plus. J'accompagne le dernier cycle qu'est le Grenelle, et puis je prendrai ces distances", a-t-il assure.
    La table ronde finale du "Grenelle de l'environnement" se tient les 24 et 25 octobre a Paris.
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    25- Kosciusko-Morizet vise une reforme des modes de production d'ici 5 ans, AFP, 19/10/07
     
    La secretaire d'Etat chargee de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a declare vendredi a Brest que l'objectif du Grenelle de l'Environnement etait d'engager "la reforme en profondeur de nos modes de production" dans un delai de 5 ans.
    "Les objectifs seront atteints si on reussit a la fois a faire du solide tout de suite et en meme temps creer une dynamique qui est a la hauteur des enjeux pour pouvoir dans 5 ans -je dis 5 ans parce que c'est un horizon politique- dire vraiment "on a engage la reforme en profondeur de nos modes de production et de consommation", a-t-elle precise au cours d'une conference de presse a l'issue d'une visite du parc naturel marin d'Iroise.
    "L'ambition des propositions du Grenelle de l'environnement, c'est vraiment la modification quasiment d'un projet de civilisation", a juge la secretaire d'Etat qui souhaite avoir a l'issue du Grenelle, la semaine prochaine, "15-20 plans programmes vraiment solides" assortis d'une "dynamique de suivi de ces plans-programmes" avec "tous les ans un nouveau Grenelle".
    Mme Kosciusko-Morizet a affirme qu'une dizaine de parcs naturels marins seront crees "tres rapidement", dont ceux de Cerberes-Banyuls sur la cote mediterraneenne et le lagon de Mayotte dans l'ocean Indien. Elle a egalement precise avoir pour objectif de designer les zones Natura 2000 en mer en juin 2008 pour "etre exemplaire avant la presidence francaise de l'Union europeenne".
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    26- Debats & Opinions. Une grand-messe de l'environnement, oui mais pour quoi faire ?, Le Figaro, 19/10/07
    Andre Fourcans, professeur d'economie a l'Essec
     
    C'est parti. Le « Grenelle de l'environnement » va sauver la planete. Comme le Grenelle de 1968 sauva la France. Au fait, se souvient-on du resultat ? Une inflation et un chomage en hausse ! On pourrait trouver meilleur symbole. Les grands-messes ont leur utilite. Elles unissent les fideles en une communion intense propre a ouvrir les portes du paradis. Accessoirement, elles donnent aussi a chacune des ouailles l'occasion de montrer son plus beau ramage, et de reveler au paroissien ebaubi les sommets insoupconnes de sa foi et de sa vertu. Nul doute, la grande ceremonie sur l'environnement remplira cette fonction a merveille et les surencheres en matiere d'orthodoxie religieuse, pardon, environnementale, fuseront de toutes parts. Mais y verra-t-on plus clair apres ? Debouchera-t-elle sur une vision de l'ecologie davantage fondee sur la raison que sur l'emotion ? Le doute est permis.
    Pour paraphraser Georges Clemenceau, l'ecologie est une affaire trop serieuse pour etre laissee aux ecologistes. Ou pour que tout un chacun joue au « plus ecolo que moi, tu meurs », le tout chaperonne par des medias degoulinant de bonnes intentions et de lecons de morale.
    Oui, l'environnement ne doit pas demeurer entre les mains de groupes de pression ecologiques, qui souvent ne voient que le bout de leur brindille, meme si leurs intentions sont les meilleures du monde et leurs leaders sympathiques. Comme tous les autres sujets de societe, ceux lies a l'environnement impliquent des choix et des arbitrages, dans un monde ou les ressources sont limitees, avec des couts et des benefices associes aux differentes mesures. Bref, des problematiques qui relevent de la froide et ennuyeuse analyse economique. On n'y peut mais. L'oublier serait ouvrir un boulevard a la demagogie, au gaspillage et, in fine, a la baisse du bien-etre collectif.
    Oui, les questions ecologiques sont pour beaucoup des questions economiques. Et des questions sur lesquelles les economistes travaillent et reflechissent. Dommage qu'on ne tienne pas davantage compte de leurs travaux et reflexions, et que leurs positions ne soient pas davantage exposees et entendues, ou, quand elles le sont, qu'elles le soient de facon un peu moins caricaturale.
    Exemple, celui du changement climatique, au coeur des debats actuels. A ecouter nos grands pretres, il faudrait presque cesser de voyager - sauf a velo, bien sur - casser sa voiture, ne plus prendre l'avion, voire meme bombarder les champs petroliferes, tant la catastrophe serait a notre porte.
    J'exagere un peu, d'accord. Mais nous parle-t-on veritablement des verites economiques de base, pourtant essentielles pour traiter intelligemment de l'environnement ? Nous presente-t-on avec un minimum de rigueur les consequences de la lutte contre la pollution sur la croissance et l'emploi, pour ainsi mieux effectuer les arbitrages induits, loin d'etre toujours faciles ? Considere-t-on le cout des energies alternatives aux energies fossiles (petrole, gaz, charbon), et le cout des subventions qu'elles recoivent ou devraient recevoir pour etre rentables, lorsqu'on nous serine soir et matin qu'il convient des demain de les multiplier a tout-va ? Est-ce qu'on evalue les avantages et les inconvenients (les couts et les benefices) des mesures d'adaptation a la hausse des temperatures compares aux avantages et inconvenients de la lutte contre cette hausse, et toutes les combinaisons possibles entre ces methodes ? Et si l'on nous en dit un peu plus sur la fiscalite ecologique, a juste titre centrale en matiere d'environnement, evalue-t-on la necessaire reforme globale de la fiscalite qu'elle implique, le tout sans alourdir - mieux, en diminuant - l'ensemble des prelevements obligatoires ? Et l'indispensable innovation technologique, sans doute « la » solution a long terme contre les gaz a effet de serre, comment la traite-t-on ? Et pour la recherche non moins indispensable pour l'engendrer, que fait-on ? En outre, croit-on y arriver seul ou en cooperation avec les autres ? Et quel role accorder au marche et aux entreprises dans cette demarche ? Et comment incorporer l'incertitude liee au changement climatique et a ses consequences ? Et...
    On le voit, maintes et maintes questions se posent qui relevent pour l'essentiel du domaine de l'economie, et qui ne seront pas resolues par de grandes declarations morales ou de belles envolees lyriques sur « la planete qui brule ». Elles exigent de la raison economique, de l'intelligence creatrice, des marches dynamiques et ouverts, et un Etat « incitateur » a la bonne performance environnementale (sans negliger les autres preoccupations economiques), plutot qu'a la contrainte bureaucratique.
    Et puis, trop garder la tete dans le guidon, fut-il vert, peut nuire a la perspective. Un fait, un simple fait, en matiere de rechauffement climatique. La France represente environ 1,5 % des emissions mondiales de gaz a effet de serre. Si, par un quelconque coup de baguette magique, on parvenait a gommer ces emissions, le thermometre baisserait d'un formidable montant : sans doute un ou deux millioniemes de degre d'ici a la fin du siecle ! Au risque de choquer, on pourrait en conclure que le rechauffement climatique n'est pas un probleme francais. Ce qui ne veut pas dire que nous devrions ne rien faire, mais que, quoi que nous fassions, presque mathematiquement, l'impact sur la temperature du globe sera quasi nul. C.Q.F.D. Que nous sommes petits !
    Le changement climatique est bel et bien un probleme mondial, celui d'un bien public mondial, et qui doit etre traite comme tel. Nos debats, positions et propositions bien franco-francais ne seraient-ils pas alors quelque peu derisoires... ?
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    27- Autour du Grenelle de l'environnement. J’ai mal au Grenelle, Le Nouvel Observateur, 19/10/07
    Marie Vaton
     
    Il a raison Hulot. A J-5 de sa derniere phase, on dirait que le beau soufflet du Grenelle de l'environnement est en train de se degonfler, de se ratatiner sur lui-meme comme une vieille pomme fripee. La "belle" initiative du gouvernement n’interesse plus vraiment. Plus personne n’y comprend rien. Trop de debats, trop de fausses bonnes idees, trop de tergiversations, trop de coups d’epees dans l’eau risquent de provoquer l’inverse de son objectif de depart : faire de la crise ecologique un enjeu de societe. Car a trop faire parler, on prend le risque d’ennuyer. A qui la faute ? Aux associations, qui ont eu du mal a s’accorder pendant ces trois mois d’intenses debats ? A Borloo, qui parle beaucoup mais ne tranche jamais ? Au gouvernement, qui ne veut surtout pas arbitrer ? Pourtant, sur le papier, a quelques jours de la table ronde finale, tout le monde semble d’accord, du moins sur les sujets "phares" : l’idee du bonus malus sur les voitures plus ou moins "propres" ; des reductions drastiques des pesticides dans l’agriculture (25% d’ici cinq ans et 50% d’ici dix ans) ; le developpement du bio ; un moratoire sur les OGM ; et la renovation de 400.000 batiments d’ici cinq ans pour reduire les besoins energetiques. Ca, c’est pour l’essentiel. Et c’est deja beaucoup. Reste, et ce sera le plus dur pour les associations, a exiger du gouvernement de vraies mesures, et pas des options ou des declarations d’intention. Sinon, ce Grenelle tant attendu risque de finir en eau de boudin. Et l’etat de la planete avec.
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    28- Neuf Francais sur 10 jugent prioritaire la reduction de 50% des pesticides, AFP, 19/10/07
     
    Paris (AFP) - 18h51 – Neuf Francais sur dix (91%) jugent prioritaire de reduire de moitie en dix ans les pesticides dans l'agriculture conventionnelle, selon un sondage CSA publie vendredi, a la demande de l'Alliance pour la planete, un collectif de 80 associations de defense de l'environnement.
    78% des personnes interrogees jugent egalement prioritaire de developper l'agriculture biologique, tandis que 14% sont de cet avis pour le developpement de cultures genetiquement modifiees (OGM).
    80% estiment qu'il n'est "pas prioritaire" de developper les cultures d'OGM, et 20% pensent qu'il n'est "pas prioritaire" de developper l'agriculture bio.
    Interroges sur l'energie, les Francais jugent prioritaire (96%) de realiser des economies d'energie et de developper les energies renouvelables (94%). En revanche, seulement 35% jugent prioritaire de developper l'energie nucleaire.
    Les travaux preliminaires du Grenelle de l'environnement n'ont pas permis d'aboutir sur un objectif chiffre de reduction des pesticides, et la place du parc nucleaire fait encore debat. La table ronde finale doit avoir lieu mercredi et jeudi, avant l'arbitrage jeudi du president de la Republique.
    Le sondage a ete realise aupres d'un echantillon representatif de 1.003 personnes de 18 ans et plus selon la methode des quotas, interrogees par telephone le 10 octobre.
    + Infographie sur la transmission des pesticides
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    29- "Indispensable de montrer que nous ne sommes qu’une part de cette terre", par Yves Paccalet, Metro, 19/10/07
    Nadia Loddo
     
    Yves Paccalet, president de Green Cross-France et membre du groupe de travail 4.
    Que pensez-vous de la mesure qui prevoit d’introduire des 2008 un module cible sur l’ecologie et la consommation durable dans les programmes scolaires ?
    Y.P. : C’est une mesure que je voudrais voir realisee des maintenant, car cela fait 30 ans que je propose que l’on fasse decouvrir l’ecologie aux enfants des la maternelle. Il est indispensable de montrer a l’enfant, a l’adolescent et a l’adulte meme, que nous ne sommes qu’une part de cette terre et qu’il faut vivre en preservant notre « terre-mere ». Mais attention, ce n’est pas parce qu’on va eduquer les enfants a l’ecologie qu’on doit deresponsabiliser les parents.
    En quoi consisterait l’enseignement propose ?
    Y.P. : Il faut que l’enseignement se fasse de facon responsable mais ludique. Il a quantite de sujets qui interessent les enfants, notamment lorsqu’on parle d’animaux comme les dauphins, les orangs-outangs, les tigres… Ca peut se faire de facon tres marrante. Le probleme est que ceux qui etablissent les programmes n’ont pas toujours un grand sens pedagogique : il faut qu’on fasse rever les enfants avec la nature !
    En ville, les enfants sont en effet souvent tres eloignes de la nature….
    Y.P. : Actuellement, 50% des habitants de la terre habitent en ville. On a la fausse impression d’etre coupes de la nature. Il est parfois difficile de faire de la pedagogie avec des enfants qui n’ont jamais vu un papillon ou qui ne savent pas que le lait est produit par des vaches qui mangent de l’herbe et qu’il ne sort pas tout fait d’une pompe… Dans les pays occidentaux ou les gens ont acces a Internet et a la tele, il faut arriver a profiter de ces moyens pour rapprocher les enfants d’une nature eloignee. Aujourd’hui, souvent ces technologies ont l’effet contraire.
    Pensez-vous que, par les enfants, on puisse aboutir a un changement de mentalites ?
    Y.P. : On ne peut pas continuer cette fuite en avant vers une consommation materielle qui est tout simplement non durable et qui mene au desastre planetaire. Il faut que les sollicitations qu’on donne aux enfants soient les bonnes pour qu’ils cessent d’etre esclaves des objets de consommation. Les enfants sont au meme temps les futurs acteurs de la consommation responsable et les premiers concernes, car c’est leur avenir qui se prepare.
    Et aussi : Mesure 12 : De la consommation durable a l’ecole
    <http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/10/19/00/5638-34/index.xml>
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    30- Nicolas Hulot : "Allier science et conscience", Le Figaro Magazine n°19663, dossier Grenelle de l’environnement, 20/10/07
    Propos recueillis par Martine Betti-Cusso
     
    Pour Nicolas Hulot, une fiscalite dediee et une reforme de l’agriculture sont indispensables a la reussite de ce Grenelle de l’environnement.
    Le Figaro Magazine : Al Gore, prix Nobel de la paix, c’est une bonne nouvelle ?
    Nicolas Hulot : C’est un cap de plus de franchi. On ne nie plus la realite des problemes environnementaux. Et le GIEC*, qui partage ce prix, gagnera encore en autorite. C’est tres satisfaisant car il y a encore des poches de resistance. Cela marque un tournant dans l’histoire de l’humanite. J’espere que c’est le signe d’une alliance retrouvee entre la science et la conscience, que l’on va en finir avec notre utopie materialiste pour se reconstruire un capital de valeurs et redonner du sens au progres.
    A l’issue du Grenelle, quelles seraient les mesures que vous annonceriez si vous etiez Nicolas Sarkozy ?
    NH : J’annoncerai des mesures fortes sur la fiscalite : une contribution climat energie sur les emissions de CO2, assortie de mesures d’accompagnement, un transfert progressif de la fiscalite du travail sur la fiscalite energetique (…). J’instituerais un veritable marche de l’agriculture durable, avec notamment, a court ou a moyen terme, 100 % de la restauration collective, conditionnee a un cahier des charges de l’agriculture durable, qui n’est pas forcement de l’agriculture bio, mais qui en est proche. Je creerais un reseau vert, reliant entre elles les zones protegees, opposable aux projets d’amenagement du territoire, sans oublier la creation d’institutions en charge des problemes environnementaux : un college environnement au Conseil economique et social, une nouvelle commission a l’Assemblee nationale, une haute autorite independante et pas seulement consultative pour les problemes de sante et d’environnement, des procedures de democratie participative qui imposent de motiver une decision prise…
    Et sur le plan europeen ?
    NH : J’inscrirais dans les priorites diplomatiques de la France de demander l’institution de la taxe dite de Cambridge. Elle penalise les produits importes de pays non soumis a des obligations de reduction de gaz a effet de serre. Et, bien sur, une reforme complete de la PAC, avec un transfert des aides directes a des aides conditionnees a des nouvelles pratiques agricoles, respectueuses de l’environnement. Sans oublier l’obligation pour l’industrie europeenne de proposer en 2012 des vehicules moins rapides et respectueuses des normes d’emission de C02 proches de 100 mg. Si, d’un cote, on taxe l’essence et le gazole et que, de l’autre, on propose des vehicules moins consommateurs d’energie, tout le monde s’y retrouve.
    Vous semble-t-il que le Grenelle prenne ce chemin ?
    NH : Il n’y a pas la rupture que l’on souhaite. Il n’y a pas les propositions structurantes que l’on attendait sur la fiscalite et l’agriculture, avec une remise a plat qui permettrait de changer les modes de production et de consommation. Si l’on a pas cette colonne vertebrale, cela ne marchera pas.
    Jean-Louis Borloo a affirme qu’il n’y aurait pas de fiscalite penalisante…
    NH : C’est en train d’evoluer. Je m’y emploie. Mais il faut de la pedagogie. C’est une taxe qui peut se substituer a une autre – celle des prelevements obligatoires sur le travail – ou qui peut etre compensee par d’autres mesures. L’augmentation du prix de l’essence, par exemple, peut etre conjointe a l’obligation pour les industriels de proposer a court terme des vehicules plus economes en carburant. De meme, si vous aidez les Francais a equiper leur logement de facon a ce qu’il soit moins consommateur d’energie, cela peut compenser une hausse des prix du gaz ou du fioul. Le jour ou l’on pourra lire sur une etiquette l’empreinte ecologique de chaque bien de consommation, de chaque service, et que cette mesure sera associee a une fiscalite incitative ou dissuasive, une grande partie du probleme sera reglee. Parce que cela va creer de nouvelles filieres, inciter les comportements vertueux et dissuader ceux qui sont penalisants.
    Pensez-vous que Nicolas Sarkozy suivra vos propositions ?
    NH : Je n’en sais rien. Mais en mettant en marche cet immense chantier democratique, il s’est contraint a un resultat. En meme temps, il va se trouver au carrefour de toutes les pressions, de tous les lobbys et notamment de sa majorite legislative. C’est la qu’il y a les resistances les plus fortes. C’etait deja le cas lors du vote de la Charte de l’environnement.
    Souhaitez-vous la construction d’un moratoire sur la construction des autoroutes ?
    NH : Le moratoire sur la construction des autoroutes est une mesure importante, mais pas structurante. La fiscalite est plus operante parce qu’elle peut rendre obsolete l’usage et l’utilisation du transport par la route. Je ne suis pas oppose a l’ecopastille et aux limitations de vitesse, c’est efficace mais cela ne change pas les tendances lourdes. Ce qui serait coherent, c’est que l’on cesse de nous proposer des vehicules qui peuvent rouler a 200 km a l’heure quand la limitation est a 130.
    D’apres un sondage IFOP.Direct assurance, 61 % des francais sont opposes a une nouvelle reduction de la limitation de vitesse…
    NH : En posant cette question-la, on donne l’illusion aux gens qu’ils ont le choix. Beaucoup n’ont pas encore realise que si l’on ne construit pas une societe de moderation, c’est une societe de privation qui s’imposera de force. Et si vous ajoutez a cette question : « Etes-vous d’accord pour que vous enfants se retrouve dans une situation de penurie de ressources, de conflits generalises a cause du changement de climat ? », ils seront majoritaires a vous repondre non.
    Le president de la FNSEA, Jean-Michel Lemetayer, a accepte le principe d’un gel des semences OGM jusqu’au vote d’une loi. Cela vous satisfait-il ?
    NH : S’il y a un gel des OGM et qu’une haute autorite, compose d’experts independants dotes de moyens d’evaluation, est mise en place, c’est tres satisfaisant. Cela permettra de regarder les OGM au cas par cas, sans bloquer la recherche scientifique, tout en respectant le principe de precaution. Qu’on leve les doutes . Ce sont des riques qui sont graves…
    Pensez-vous que les energies renouvelables pourraient, a terme, se substituer a l’energie nucleaire ?
    NH : Non, mais avec une dimution de notre consommation d’energie, elles pourraient nous aider a reduire la part du nucleaire. A terme, nous disposons d’un eventail d’energies dans lequel il y aura de l’energie nucleaire. La recherche devra juger s’il faut ou non poursuivre les etudes sur la quatrieme generation du nucleaire . Elle serait la seule a etre viable parce qu’elle pourrait consommer ses dechets et qu’elle exigerait beaucoup moins d’uranium, matiere qui n’est pas inepuisable et que nous n’avons pas en France.
    Recemment, un collectif d’associations s’est reuni a Paris pour manifester contre les eoliennes…
    NH : Ils ont souvent de bonnes raisons. Le lobby des eoliennes, souvent proche de celui du nucleaire, a bien fonctionne en proposant aux maires des petites communes de nouvelles recettes. Ils ont installe des eoliennes en depit du bon sens. Des champs d’eoliennes dans des friches industrielles ne choqueront personne. Mais lorsque l’on sacrifie des paysages magnifiques, je comprends qu’il y ait des reactions. Ces lobbys ont reussi a dresser des ecologistes contre les eoliennes.
    Que sera l’apres-Grenelle pour vous ?
    NH : Tout depend de son resultat. Si les mesures sont importantes, il faudra les suivre, piloter le changement. Si le Grenelle n’aboutit pas a changer les logiques, je pense que j’irai deployer mon energie ailleurs en creant des reseaux europeens et internationaux. Cela fait vingt ans que j’essaie de mobiliser les Francais sur l’environnement, depuis l’eleve de CM1 jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Je ne vois pas ce que je peux faire de plus. J’accompagne le dernier cycle qu’est le Grenelle, et puis je prendrai mes distances.
    * Groupe d’experts intergouvernemental sur l’evolution du climat.
    A lire :
    - Le plan B, Pour un pacte ecologique mondial, de Lester R. Brown, Calmann-Levy, 20 euros, en librairie de 6 novembre.
    - Changer le monde, un guide pour le citoyen du XXI siecle, sous la direction d’Alex Stefen, La Martiniere, 596 p. 39 euros.
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    31- Grenelle de l’environnement : les points qui fachent, TF1, journal de 20h, 21/10/07
     
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    Une publication
    32- L’ecologie est-elle un luxe ?, Numero special, La Vie n°3242, semaine du 18/10/07
     
    Au sommaire du dossier special :
    - Le bio, ce n’est pas que pour les bobos
    - Interview de la secretaire d’Etat a l’Ecologie
    - Votre region est-elle championne de l’ecologie ?
    - Construire vert et pas cher, c’est possible
    - Les taxes de la bonne cause
    - Le bio, une arme contre la faim
    - Tour du monde des intiatives
    - Les pionniers de la planete
    - Al Gore, prophete de la Terre et Nobel de la paix 2007
    - 20 personnalites nous donnent leurs idees vertes et pas cheres.
    - Bloc-notes, par Jean-Claude Guillebaud
    En kiosque, 2, 90 euros
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    Une annonce
    33- Invitation conference "Vers un modele economique durable" avec Lester R. Brown et Nicolas Hulot, UNESCO (75007), mercredi 7 novembre, de 18h a 20h

     

    Un an apres le lancement du Pacte ecologique, et a l’occasion de la parution en France du livre de l’agro-economiste americain Lester R. Brown : Le plan B, pour un Pacte ecologique mondial
    La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
    Les Editions Calmann-Levy et Souffle Court Editions
    Avec le soutien du bureau de la prospective de l’UNESCO
    Ont le plaisir de vous convier a une conference de
    Mercredi 7 novembre 2007, de 18h00 a 20h00
    UNESCO – salle 1
    125, avenue de Suffren – 75007 Paris
    "Vers un modele economique durable"
    Pionnier du developpement durable, Lester R. Brown mobilise depuis plus de trente ans les consciences a l'echelle internationale. Avec les chercheurs du Worldwatch Institute de Washington, puis avec l’Earth Policy Institute qu’il dirige aujourd’hui, cet agro-economiste nous propose dans Le Plan B un programme d'actions chiffrees pour rectifier la « trajectoire d’effondrement » prise par nos societes.
    Lester R. Brown et Nicolas Hulot sont arrives au meme constat : la marche du progres doit etre repensee en deployant differemment l’arc des multiples activites humaines selon les principes de la durabilite ecologique. Une restructuration de l’economie est aujourd'hui possible et necessaire. Elle engendrera, pour les pays accelerant la transition, des atouts competitifs et de nouvelles possibilites de developpement social et humain.
    Conference en traduction simultanee.
    Inscription obligatoire  avant le 24 octobre.
    Un carton d’invitation, indispensable pour entrer a l’UNESCO, vous sera adresse par courrier.
    Pour voir le plan d’acces de l’UNSECO :
    Pour retrouver cette annonce :
    Pour s'inscrire : 
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    - Pour s'abonner, se desabonner ou changer d'adresse mail, suivre les modalites a la page :
    - Pour connaitre la NETIQUETTE de cette liste qui diffuse la revue de presse et les annonces, consultez la page :
    Extrait de la Netiquette : 
    Quel que puisse en etre le bien-fonde, cette liste de diffusion n'est pas ouverte a appel, a soutien, a petition ou a boycott.
    - Pour poster un message si vous etes abonne(e), utiliser l'adresse <ml-fnh@planete-nature.org>
    - Pour entrer uniquement en liaison avec le gestionnaire de cette liste, adresser votre mail a : <f.demonclin@fnh.org>
    - Economisez de l'energie, du papier et de l'encre, n'imprimez ce message que si necessaire.
    NB : Dans le souci d'apporter un confort de lecture a tous, les messages sont adresses sans accentuation pour parer aux differences de systemes et de logiciel de mail qui remplacent parfois les caracteres latins (accentues) par des symboles incomprehensibles.
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    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! 
    20 October

    Fondation Nicolas Hulot

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- Ouverture du site des ECO Business Angels, Notre Planete Info, 23/09/07
    2- Solareo implante une centrale solaire en plein Paris, Capitalisme durable, 01/10/07
    3- Transformation des residus du bois en energie "propre" pour contrer l'effet de serre, FAO, 01/10/07
    4- Une carte unique de transport pour l’ensemble de la region PACA, Capitalisme durable, 01/10/07
    5- Scientists Invent 30 Year Continuous Power Laptop Battery, Next Energy News, 01/10/07
    6- Reportage. Pekin admet le risque ecologique presente par le barrage des Trois-Gorges, Le Monde, 02/10/07
    7- Deux tiers de la pollution viennent des voitures de plus de 15 ans, selon le president de PSA, AFP, 03/10/07
    8- Le chauffage ecolo a la cote, mais reste trop cher, selon une etude, AFP, 04/10/07
    9- USA : etudiants americains et europeens font un concours de maisons solaires, AFP, 04/10/07
    10- Energie. Une centrale experimentale basee sur l’energie osmotique va voir le jour en Norvege, Actu-Environnement, 04/10/07
    11- Developpement durable. Le club 1% pour la planete vient de passer le cap des 100 membres europeens, Actu-Environnement, 04/10/07
    12- Londres. Gordon Brown donne son feu vert a un projet ferroviaire de 23 milliards d'euros, La Tribune, 05/10/07
    13- Rapport inquietant sur les incinerateurs, 20 Minutes, 05/10/07
    14- Radiofrequences : telephones et micro-ondes, principales sources d'exposition, AFP, 05/10/07
    15- La France modernise ses fleuves pour ne plus naviguer a vue, Liberation, 06/10/07
    16- Sortir la Seine de son cul-de-sac, Liberation, 06/10/07
    17- A Saint-Die, des universitaires veulent revolutionner l'usage de la voiture, AFP, 07/10/07
    18- Une trentaine de capitaux risqueurs presents a Houston pour investir dans les energies et les technologies propres, BE Etats-Unis n°94, 08/10/07
    19- Ethanol cellulosique : les Etats-Unis font fleche de tout bois, BE Etats-Unis n°94, 08/10/07
    20- Bilan mitige pour les turbines maremotrices installees dans l'East River a New York, BE Etats-Unis n°94, 08/10/07
    21- Bombardier innove en France avec le train "hybride" electrique et diesel, AFP, 09/10/07
    En images
    22- Grenelle de l'environnement. Le principe de la contribution climat energie, TF1, journal de 20h, jeudi 18 octobre
    Une publication
    23- Energie, changeons de cap, par Didier Lenoir, Editions Terre vivante, 01/10/07
    Deux annonces
    24- Invitation conference "Vers un modele economique durable" avec Lester R. Brown et Nicolas Hulot, UNESCO (75007), mercredi 7 novembre de 18h a 20h
    25- Rappel. Enquete sur les attentes des etudiants de l'enseignement superieur francais en matiere de sensibilisation aux enjeux energetiques et climatiques, Avenir climatique, cloture fin octobre

    Bien a vous,
    Florence

    Chiffre du jour : Energies renouvelables : 100 milliards de dollars
    Les investissements mondiaux dans les energies renouvelables, de 2005 a 2006, sont passes de 80 milliards a 100 milliards de dollars (74,6 Mds d’euros), indique un rapport de l’ONU. Sur ce total, 70,9 milliards ont ete investis dans de nouveaux projets, de nouvelles technologies et le developpement des entreprises de ce secteur, soit une hausse de 43 % sur 2005, et de 158 % depuis deux ans. Les energies renouvelables representent desormais environ 18 % de l’investissement mondial dans la production energetique, avec en tete l’energie eolienne. <www.unep.org>
    Info du jour : Les pontons du port de Golfe-Juan (06) sont desormais eclaires par des lampadaires equipes de diodes electroluminescentes blanches (LED : Light Emitting Diodes) qui ont permis un gain energetique important. Le cout moyen annuel de l’energie par point lumineux equipe du systeme LED est de 4 à 6 euros contre 38 à 52 euros auparavant.
    "5 minutes de repit pour la planete" mardi 23 octobre de 19h55 a 20 heures <www.5minutespourlaplanete.org> 
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Des cartes postales pour agir. Parees d'arbres extraordinaires dessines par des personnalites sportives, artistiques et politiques, elles invitent chacun a relever le Defi pour la Terre <http://www.dessineunarbre.aol.fr/>
    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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    1- Ouverture du site des ECO Business Angels, Notre Planete Info, 23/09/07

     

    Cree fin 2004, le Club des ECO Business Angels a donne des "coups de pouce" a divers porteurs de projets exercant leurs activites dans ce qu'il est courant d'appeler l"economie ecologique" (au sens de Rene DUBOS, largement meconnu en France, helas...!).
    Pour permettre aux "Personnes Ressources" (dont les "eco investisseurs") et aux porteurs de projets dans l'economie ecologique de se rencontrer, le Club vient d'ouvrir un petit site modeste, ne comportant pas de publicite, http://www.ecobusinessangels.com.
    Le logo (aller sur le site SVP) est parlant : il s'agit bien de se "relier" les uns aux autres, mais sans se ligoter (a une ideologie, une politique, une personne...), simplement en se "connectant", pour contribuer a "sauver la Planete"...
    Vaste programme !
    Ecouter-->Accompagner --> Partager-->Eco investir-->
    Ce sont les quatre phases du "cycle de vie economique et ecologique" d'un eco business angel, souvent "serial entrepreneur" lui-meme.
    Les ECO Business Angels sont donc des "Personnes Ressources" qui decident, en toute liberte, de mettre quelques unes de leurs "ressources" (pas seulement financieres !) a la disposition d'un porteur de projet pour l'aider a se lancer...
    L'eco investissement financier est aussi possible.
    Des exemples de projets soutenus par le Club des ECO Business Angels sont donnes sur le site http://www.ecobusinessangels.com
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    2- Solareo implante une centrale solaire en plein Paris, Capitalisme durable, 01/10/07

     

    La plus grande centrale solaire photovoltaique jamais installee en milieu urbain recouvrira une grande halle du 18eme arrondissement de Paris de 3 300 m² de panneaux solaires et 200 m² de capteurs thermiques.
    Le bureau d’etudes solaires Solareo, en partenariat avec la Mairie de Paris, se lance le defi d’implanter une centrale solaire photovoltaique dans la capitale. C’est "une premiere, car il n’est pas facile d’effectuer des travaux en centre ville", explique Frederic Schrapp, directeur de Solareo. Le bureau d’etude prevoit une production de 380 MWh/an, qui seront revendus sur le marche. Le cout de l’operation s’eleve a 2,5 millions d’euros.
    Pour Solareo, l’energie solaire represente un veritable "potentiel de developpement" en France, qui "s’integre bien architecturalement", selon Frederic Schrapp. C’est une des raisons qui explique l’engouement des entreprises, des particuliers ou des collectivites, pour le solaire.
    Autre avantage, l’energie solaire est directement consommee sur place, donc les pertes de distribution sont minimes. Fait important lorsque l’on sait que les deux tiers de l’energie sortante d’une centrale sont perdus au cours de la redistribution.
    Grace a Solareo, le solaire devient un jeu d’enfant
    Lors d’une etude technique ou economique comme celle de la Ville de Paris, Solareo chiffre les investissements et les economies d’energie, selectionne l’entreprise de pose, le type de materiel, prend en charge les demandes de subventions, etc.
    Les criteres a respecter sont : une rentabilite economique en economie d’energie, une integration esthetique dans le milieu, une facilite de pose, la durabilite du materiel et un entretien minimum pour les acheteurs.
    Solareo assure la maitrise d’œuvre et le suivi des performances de A a Z.
    Franchir le pas des panneaux solaires pour sa maison ou son entreprise devient des lors un jeu d’enfant et installer 5m² de capteurs thermiques pour remplacer du fioul, c’est eviter le rejet dans l’atmosphere de pres d’une tonne de CO2 par an, soit l’equivalent d’une voiture parcourant 15 000 km par an.
    En savoir plus : www.solareo.fr
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    3- Transformation des residus du bois en energie "propre" pour contrer l'effet de serre, FAO, 01/10/07

     

    Le Costa Rica lance un projet innovant pour les pays pauvres.
    Rome – Un projet pilote au Costa Rica consistant a transformer les residus polluants du bois en source d’energie “propre” offre de nouvelles perspectives aux industries du bois dans les pays en developpement, selon la FAO.
    Le projet, qui beneficie de l'assistance technique de la FAO, transforme les stocks de sciure et autres residus des industries du bois en lingots pouvant servir de source renouvelable d’energie, et d’alternative aux combustibles fossiles.
    “Le projet innovant du Costa Rica aidera a reduire les emissions de gaz a effet de serre et contribuera au developpement durable”, indique Jan Heino, Sous- Directeur general de la FAO responsable du Departement des forets.
    Dans de nombreux pays, les excedents de residus de bois des scieries prennent beaucoup de place et polluent souvent les cours d’eau. La decomposition de ces residus produit des emissions de methane, un gaz a effet de serre tres puissant qui contribue au changement climatique. Sans compter que les residus peuvent s’enflammer spontanement et presentent donc un risque d’incendie pour le proprietaire de la scierie.
    Commerce mondial de credits carbone
    Le projet au Costa Rica se base sur le Mecanisme de developpement propre (MDP) du Protocole de Kyoto dans le cadre duquel les organismes publics ou prives peuvent investir dans des projets de "developpement propre" dans les pays en developpement.
    Tout en reduisant les emissions, les projets MDP visent a promouvoir le developpement durable dans le pays d’accueil. Les reductions des emissions obtenues par le biais du projet peuvent etre echangees en tant que tonnes d’equivalent de dioxyde de carbone evaluees a environ 10 dollars la tonne.
    Dans le cadre du MDP, le projet pilote pour la production et l’utilisation des granules bois au Costa Rica pourrait presenter un double avantage: d’une part, eviter les emissions de methane des residus ligneux produits par les scieries locales, et d’autre part, remplacer les combustibles fossiles par des granules bois - une energie renouvelable - dans les industries locales.
    Une scierie de grande taille ou de dimensions moyennes pourrait, par exemple, en evitant la production de methane, generer des credits-carbone pour une valeur de plus d’un million de dollars sur une periode de comptabilisation de sept ans, tandis que d’autres societes pourraient se voir allouer a peu pres la meme quantite en remplacant les combustibles fossiles par des granules.
    Le projet pilote aidera les petites scieries qui souvent sont contraintes d’accumuler des stocks, avec les impacts negatifs que cela comporte pour l’environnement.
    Jusqu’a present, selon la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), le MDP a recu un bon accueil et une forte demande de la part du marche, aussi bien dans les pays developpes qu’en developpement, avec quelque 800 projets repertories dans 48 pays et 1 300 autres dans la filiere.
    Le MDP dans son ensemble devrait generer quelque 2 milliards de tonnes de credits carbone d’ici fin 2012, a la conclusion de la premiere periode d’engagement du Protocole de Kyoto, soit un volume correspondant aux emissions annuelles de la Russie.
    Les pays peuvent beneficier des projets MDP a condition d’avoir ratifie le Protocole de Kyoto. Ils sont, en outre, tenus de mettre en place une Autorite nationale, generalement un organe emanant d’un ministere competent qui peut approuver les propositions de projets MDP. Les pays doivent aussi etre en mesure de prouver que sans le projet MDP, les emissions de gaz a effet de serre seraient plus importantes.
    La FAO a entame la revision des methodologies MDP existantes pour les petits projets destines a eviter la production de methane. Elle est en attente de l’approbation du Conseil executif de la CCNUCC, ce qui vaudrait aux pays en developpement comme le Costa Rica de tirer de plus grands avantages des opportunites du MDP.
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    4- Une carte unique de transport pour l’ensemble de la region PACA, Capitalisme durable, 01/10/07

     

    Pour inciter les usagers a abandonner la voiture individuelle, la region PACA decide d’instaurer une carte a puce unique, qui servira a la fois au bus, au TER, au metro et au tramway.
    La carte a puce OPTIMA sera la carte unique de transports, valable dans les six departements de la region PACA, des 2009. Elle validera l’utilisation des trains regionaux (TER), des reseaux urbains et departementaux.
    Les Alpes-Maritimes ont ete les premiers cobayes. Deja 12 000 personnes utilisent ce systeme depuis son lancement, en septembre. La Region, le Conseil regional et les autorites organisatrices des transports, dans les quatre principales agglomerations du departement, ont signe une convention, puisqu’il s’agit maintenant de rendre coherent les differents systemes utilises jusqu’a ce jour. Une fois en place, le dispositif sera applique aux autres departements.
    Au final, la region PACA finance 7,3 millions d’euros sur les 9 millions que coute l’operation.
    300 euros pour les transports publics contre 6 000 pour les trajets en voiture
    Lors de la journee du transport public en France, le 19 septembre dernier, 140 reseaux regionaux ont participe a l’operation « 1 billet = 1 euro », quelle que soit la duree du trajet. Cette initiative a remporte un franc succes.
    En Bretagne, les TER ont attire 10 000 voyageurs supplementaires, notamment des jeunes qui ont profite du beau temps pour simplement aller passer une journee a la plage. Quant a Montpellier, la ville a enregistre 250 000 passagers pour cette journee la seulement, un pic de frequentation jamais atteint.
    Ces incitations tarifaires sont donc efficaces et certaines collectivites franchissent le pas de la tarification unique pour les usagers des cars urbains et interurbains. L’abonnement dans les Alpes-Maritimes, par exemple, ne coutera plus que 300 euros pas an, alors qu’on estime le cout des trajets en voiture a 6 000 euros sur une annee.
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    5- Scientists Invent 30 Year Continuous Power Laptop Battery, Next Energy News, 01/10/07
     
    Your next laptop could have a continuous power battery that lasts for 30 years without a single recharge thanks to work being funded by the U.S. Air Force Research Laboratory. The breakthrough betavoltaic power cells are constructed from semiconductors and use radioisotopes as the energy source. As the radioactive material decays it emits beta particles that transform into electric power capable of fueling an electrical device like a laptop for years.
    Suite a lire a :
    <http://www.nextenergynews.com/news1/next-energy-news-betavoltaic-10.1.html>
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    6- Reportage. Pekin admet le risque ecologique presente par le barrage des Trois-Gorges, Le Monde, 02/10/07
    Bruno Philip, Pekin correspondant

     

    Le barrage des Trois-Gorges, la pharaonique realisation hydroelectrique sur le fleuve Yangzi, pourrait provoquer une catastrophe ecologique si rien n'est bientot fait pour la prevenir : cette affirmation n'emane pas de responsables etrangers d'organisations de defense de l'environnement mais d'experts chinois cites par la presse officielle. Une telle mise en garde indique un net changement d'attitude de l'actuelle direction du Parti communiste, qui pretend aujourd'hui se soucier des consequences sur l'ecologie de la croissance economique effrenee de la Republique populaire.
    Le directeur du projet des Trois-Gorges aupres du Conseil d'Etat (gouvernement), Wang Xiaofeng, a dresse, la semaine derniere, la liste des menaces que fait peser ce projet d'un cout d'une vingtaine de milliards d'euros sur l'ecosysteme des regions qu'il traverse : erosion des sols, glissements de terrain, rarefaction et pollution de l'eau - cette derniere etant notamment provoquee par la sedimentation -, reduction de la surface des terres arables. A cela s'ajoutent les conflits sociaux provoques par ces evolutions.
    M. Wang, qui a fait ces remarques durant un seminaire consacre a cette question dans la ville de Wuhan, dans la province du Hebei, non loin du barrage, n'a pas mentionne un autre cout, plus directement humain celui-la, et que les autorites ont toujours passe sous silence : le deplacement force de 1,4 million de personnes vivant sur les berges du fleuve Bleu ainsi que la disparition sous les eaux de 116 villages et de certains chefs-d'oeuvre millenaires...
    Mais le constat de ce responsable a ete aussi precis que nouveau par rapport a l'habituel discours lenifiant de la propagande. "Nous ne pouvons pas nous permettre de baisser la garde devant les questions de securite ecologique et de l'environnement", a-t-il prevenu avant d'ajouter : "Nous ne pouvons sacrifier notre environnement contre des perspectives de prosperite a court terme."
    Un jugement qui se fait certes l'echo du discours officiel d'aujourd'hui mais tranche avec celui des predecesseurs de l'actuelle direction. Alors que les communistes chinois preparent leur 17 e Congres qui devrait s'ouvrir le 15 octobre, cette declaration n'est pas innocente : l'ancien president Jiang Zemin, chantre de la croissance a tous crins, avait qualifie le projet en 1997 d'etape "remarquable dans l'histoire de l'humanite" qui permettra de mieux "exploiter les ressources naturelles". Aujourd'hui, le president Hu Jintao, son successeur et adversaire, ne cesse d'exalter "l'harmonie sociale" afin d'humaniser une croissance qui devrait suivre un modele plus mesure et mieux adapte de "developpement scientifique".
    A Chongqing, la gigantesque municipalite situee en amont du barrage, l'ecologiste Wu Dengming, longtemps harcele par les autorites pour avoir critique le projet, se felicite du discours de Wang Xiaofeng : "Bravo !, politiquement, c'est un pas en avant courageux dans la bonne direction." "Desormais, a ajoute avec une certaine perfidie le president de la Ligue des Verts de Chongqing, je vais pouvoir citer les hauts responsables de Pekin quand je m'entretiendrai avec les autorites locales..."
    Cette prise de conscience neuve de la part d'autorites plus soucieuses de prevenir une catastrophe ecologique ne resout cependant pas la contradiction dans laquelle risque, pour longtemps, de s'enliser la Chine : un barrage comme celui des Trois-Gorges incarne le phenomenal boom economique du pays, repond a ses enormes besoins en electricite, aide a reguler les cycles d'inondations et de secheresse dans la region du fleuve Bleu.
    Mais Pekin a beau s'efforcer d'anticiper les problemes lies a une telle prouesse technologique, il n'est pas evident, meme pour un regime autoritaire, d'etre entendu par les autorites locales, dont la psychologie du developpement a tout prix n'a pas, ou peu, evolue.
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    7- Deux tiers de la pollution viennent des voitures de plus de 15 ans, selon le president de PSA, AFP, 03/10/07
     
    Bursa (Turquie) (AFP) - 10h34 - Le president du groupe PSA Peugeot Citroen Christian Streiff a affirme mercredi que "les deux tiers de la pollution (automobile) viennent des voitures de plus de quinze ans d'age".
    M. Streiff a estime que le Grenelle de l'environnement est "fondamentalement positif", devant la presse a Bursa (Turquie) ou le groupe inaugure mercredi avec son partenaire Fiat une nouvelle ligne de production de vehicules utilitaires legers dans une usine du constructeur turc Tofas.
    "La voiture ne doit pas dominer la ville. Il faut trouver les vehicules urbains du futur", a-t-il declare, en ecartant les "options anti-voiture". "C'est au coeur de notre strategie", a-t-il dit. "Nous avons des leviers tres importants", a-t-il poursuivi.
    M. Streiff a juge "tres important de comprendre la notion d'efficacite de l'investissement technologique". Il a notamment souligne que les technologies de l'electricite doivent etre "abordables" en termes de prix pour le consommateur.
    Il a mis l'accent sur le gain en termes d'emission de CO2 obtenu avec l'amelioration des motorisations diesel qui ont fait gagner "10% en dix ans". "Aujourd'hui, la pollution du diesel est inferieure a celle de l'essence", a-t-il dit.
    Interroge sur la possibilite d'une prime pour aider au remplacement des vehicules anciens en France, M. Streiff a rappele qu'une telle decision appartenait au gouvernement.
    Plus generalement, il a juge qu'il existait "un bon dialogue" avec le gouvernement sur les questions d'automobile et de transports.
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    8- Le chauffage ecolo a la cote, mais reste trop cher, selon une etude, AFP, 04/10/07
     
    Paris (AFP) - 16h30 - Plus des deux tiers des particuliers faisant construire une maison souhaitent installer un chauffage a energie renouvelable mais y renoncent generalement en raison du surcout, selon une etude publiee jeudi.
    Ainsi, 68% des personnes ayant fait construire leur maison au cours du premier semestre 2007 auraient prefere recourir a un systeme de geothermie/pompe a chaleur ou solaire mais, au final, "ces deux solutions ne representent que deux installations sur dix", montre l'enquete commanditee par l'association des professionnels pour un chauffage durable "Energies et Avenir".
    Le chauffage electrique est de fait present dans 51% des installations neuves (gaz-fioul ou bois 21% et geothermie 22%), bien que seuls 15% des proprietaires jugent cette solution "ideale", selon l'enquete menee par la societe Batim-Etudes.
    "Des criteres financiers immediats effacent les motivations environnementales et de long terme", note-t-elle.
    C'est egalement cette logique du moindre cout qui pousse les constructeurs de maisons individuelles vers le chauffage electrique dans 75% des cas et pratiquement autant de promoteurs prives (70%). Les promoteurs publics choisissent de preference le gaz ou le fioul (7 fois sur 10 environ).
    "Ces choix sont tres ancres dans les pratiques professionnelles puisque 6 a 7 fois sur dix, aucune autre solution de chauffage n'a ete etudiee".
    Le chauffage des batiments residentiels et tertiaires est la premiere depense energetique de la France, qui s'est engagee a reduire ses emissions de gaz a effet de serre par quatre d'ici 2050.
    A l'occasion du Grenelle de l'environnement, l'association Energies et Avenir suggere donc de favoriser le chauffage renouvelable par des credits d'impot, mais aussi de favoriser la formation des professionnels aux nouvelles technologies.
    (Etude realisee par Batim-Etudes aupres de 400 particuliers ayant obtenu l'autorisation de construire une maison neuve isolee au premier semestre 2007 et de 160 professionnels (promoteurs prives et publics, societes de construction de maisons individuelles).
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    9- USA : etudiants americains et europeens font un concours de maisons solaires, AFP, 04/10/07
     
    Washington (AFP) - 06h57 - Le soleil est au rendez-vous pour la preparation de "Solar Decathlon 2007", un concours de maisons solaires que construisent des etudiants de vingt universites americaines et europeennes au centre de Washington.
    La 3e edition de cette competition, organisee par le departement americain de l'energie, sera jugee selon 10 criteres (d'ou le nom decathlon) par des professionnels du batiment et de l'energie du 12 au 20 octobre. Plus de 125.000 personnes devraient venir visiter les realisations.
    Plus d'une semaine avant l'ouverture du concours, une multitude de grues, d'engins de levage, de poids lourds s'activent sur l'esplanade centrale de la capitale americaine sous la houlette de jeunes chefs de chantier.
    La plupart ont entre 20 et 23 ans et sont des etudiants en architecture, ingenierie, mecanique ou electricite.
    Ils sont venus d'Allemagne (Technische Universitat Darmstadt), d'Espagne (Universidad Politecnica de Madrid) mais aussi du Quebec, represente par la fusion de trois grandes ecoles et universites (McGill, Universite de Montreal et Ecole de technologie superieure).
    Cote americain, 16 prestigieuses universites participent, dont le Massachusetts Institute of Technology (MIT), Carnegie Mellon University (Pennsylvanie, est), Cornell University (New York, nord-est), l'universite du Colorado (centre-ouest) et de Santa Clara (Californie, ouest) ainsi que l'Universite de Porto Rico.
    "Ces etudiants doivent concevoir, construire et faire fonctionner entierement a l'energie solaire, la maison la plus agreable et la plus econome en energie", resume pour l'AFP Chris Powers, du departement de l'energie.
    Ce ministere a donne 100.000 dollars a chaque equipe: "ce n'est pas assez pour construire une maison, mais c'est assez pour commencer", dit Chris Powers. Aux universites ensuite de trouver partenariats et financements.
    La plupart des equipes, qui comptent entre 20 et 40 etudiants, ont commence leur projet il y a deux ans.
    Les Allemands de Darmstadt accueillent avec une hola le 38 tonnes qui vient precautionneusement livrer sur l'esplanade le module de leur maison futuriste toute en verre.
    "Nous avons commence la conception de la maison en mai 2006. On l'a construite en mai 2007 et on l'a envoyee d'Allemagne sur Baltimore il y a six semaines. Et la voila, parfaitement dans les temps !", se rejouit Christian Stumpf, etudiant.
    Une des innovations techniques de la creation allemande sera l'isolation des murs par le vide, une technique qu'on retrouve dans les conteneurs refrigerants mais pas encore dans les constructions residentielles, assure-t-il.
    Un peu plus loin, l'equipe de l'Universite du Texas a Austin arbore des chapeaux de cow-boys en plastique dur moule en guise de casques de chantiers: "c'est normal, on est du Texas", explique une etudiante, Sutton Giese.
    "L'atout de notre maison, c'est qu'elle va etre amusante", promet-elle devant un tub a vapeur en forme de demi orange qui doit troner dans la future salle de bains.
    Les Espagnols, dont l'equipe est majoritairement feminine, mise sur une construction qui utilise la "bioclimatique" ou "technique passive" profitant de l'orientation, du vent, du site, affirme Beatrice Arranz.
    Lors des deux precedentes editions en 2002 et 2005, l'Universite du Colorado avait remporte le concours. "Cette annee, la competition va etre dure", promet Chris Powers.
    "On ne craint personne", assure un etudiant architecte allemand, Mark Hampel, alors qu'a deux pas de la Technische Universitat Darmstadt, s'erige la creation du MIT.
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    10- Energie. Une centrale experimentale basee sur l’energie osmotique va voir le jour en Norvege, Actu-Environnement, 04/10/07
    F. Roussel-Laby

     

    Apres plusieurs annees de recherche, l’energeticien norvegien Statkraft va construire la premiere centrale electrique basee sur l’energie osmotique. D’une puissance de 2 a 4 kW, elle sera en fonctionnement pour la fin de l’annee 2008.
    Parmi la panoplie d’energie produite a partir de sources renouvelables, les energies marines font l’objet de nombreuses recherches. La mer est en effet un milieu riche en flux energetiques qui peuvent etre exploites sous differentes formes notamment l'eolien offshore, l'energie des vagues, l'energie des courants ou encore l'energie osmotique. Cette derniere se base sur le phenomene naturel d’osmose qui designe le flux d’un liquide peu concentre vers un liquide plus concentre a travers une membrane semi-permeable. Applique a l’eau de mer sous pression, ce principe peut permettre de produire de l’energie. En effet, lorsque de l’eau douce est separee de l’eau de mer sous pression par une membrane semi-permeable, elle va naturellement passer dans le compartiment d’eau de mer et augmenter la pression qui peut ensuite etre utilisee pour faire tourner une turbine et produire de l’electricite. 
    Apres plus de 20 ans de recherche sur les membranes et un premier site pilote en Norvege, la technologie baptisee Pressure Retarded Osmosis (PRO) va enfin etre testee « grandeur nature » dans une prochaine usine de production d’electricite. Situee au niveau d’un estuaire, l’usine pourra s’alimenter a la fois en eau de mer et en eau douce. Deux flux d’eau, un d’eau de mer filtree et pressurisee (11-15 bars) et un d’eau douce prelevee dans le fleuve et filtree, seront introduits dans les modules contenant la membrane. 80 a 90% de l’eau douce passera dans le compartiment d’eau salee et augmentera la pression et le debit de l’eau de mer. Environ un tiers de cette eau ira alimenter la turbine, les deux tiers restant retourneront a l'echangeur de pression pour pressuriser l'eau de mer entrante. Les eaux saumatres seront reinjectees dans l’estuaire. 
    Au final, le prototype aura une puissance de 2 a 4 kW et permettra a l’energeticien d’ameliorer et d’optimiser la technologie. La puissance osmotique est une technologie tres prometteuse propre et sans emissions et pourrait devenir concurrentielle dans quelques annees, estime Bård Mikkelsen President de Statkraft. L’energeticien mise a terme sur une production mondiale d’environ 1.600 Terawattheure (TWh) par an, 200 TWh en Europe et 12 TWh en Norvege, soit 10% de la production du pays. La societe rappelle que ce type d’usine peut etre installe a chaque embouchure de fleuve, en milieu urbain et peut etre si necessaire enterre. Selon Statkraft, la production energetique a partir de l’energie osmotique est stable et previsible contrairement a d’autres energies renouvelables et les processus de gestion de l'eau lies a l'operation de l'usine peuvent etre concus sans affecter les biotopes. 
    Specialise dans les energies renouvelables, Statkraft investit dans l’hydraulique, l’eolien et le biogaz. Avec plus de 2.000 employes, le groupe se positionne comme le deuxieme plus grand producteur d’energie base sur des sources d'energie renouvelable en Europe.
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    11- Developpement durable. Le club 1% pour la planete vient de passer le cap des 100 membres europeens, Actu-Environnement, 04/10/07
    C. Seghier

     

    Fonde en 2001, le club 1% Pour La Planete compte desormais pres de 800 membres. Si la plupart des entreprises sont basees en Amerique du Nord, 100 sont europeennes parmi lesquelles 46 en Grande-Bretagne et desormais 35 en France.
    Le club 1% pour la planete (PLP)* est un reseau d'entreprises qui s'engagent a consacrer au minimum 1% de leur chiffre d'affaires annuel a des associations environnementales.
    L'idee a ete lancee par Yvon Chouinard, fondateur de la societe d'habillement Patagonia et Craig Mathews, passionne de peche et proprietaire d'une boutique. En 1985, les deux hommes decident de reverser 1% de leurs ventes a des associations de protection de l'environnement locales et nationales. Forts de la reussite de leur projet, ils ont souhaite inciter d'autres entreprises a faire de meme. C'est pourquoi Yvon Chouinard crea en 2001, le « Club 1% pour la planete » pour encourager cet « impot de la terre » comme il se plait a le surnommer, considerant que son entreprise a la responsabilite de conserver et proteger les ressources naturelles qu'elle utilise pour fabriquer et promotionner ses produits. L'idee est simple : encourager les entreprises a agir pour la protection de l'environnement et a financer des associations militantes, comme le fait Patagonia depuis 20 ans a hauteur de 1% de son chiffre d'affaires.
    Au moment de sa creation, le club 1% comptait 21 membres. Il en compte desormais 800 dans le monde. Si la plupart de ces entreprises sont basees en Amerique du Nord, une centaine sont europeenne parmi lesquelles 46 en Grande-Bretagne, 5 en Allemagne et desormais 35 en France. L'enregistrement de societes europeennes s'est recemment accelere avec le doublement de ses membres en moins d'un an, selon le club 1% PLP.
    Les derniers arrivants francais sont d'activites, de taille et de localisation variees : Planetik est une jeune societe basee dans le Sud-Ouest fabricant des vetements en coton biologique, XXL Atelier est un cabinet d'architecte base a St Etienne et a Lyon, Planete Grandeur Nature est un magasin de produits ecologiques et ethiques base en Basse Normandie et Pour Penser a l'endroit est une maison d'edition de livres pour enfants basee dans le Maine et Loire. L'entreprise occupant la place symbolique du n°100 est Guard Industrie, une societe familiale basee a Montreuil, fabricant de produits chimiques destines a la protection des batiments, notamment des monuments historiques (CA 4 millions d’euros).
    De la micro-entreprise a celle au chiffre d'affaires de 300 millions de dollars, les membres actuels representent des activites tres variees. Selon le Directeur du club, Terry Kellogg, en incitant de plus en plus d'entreprises a donner, nous voulons utiliser les forces du « marche » pour mener a des changements environnementaux positifs. Nous comptons sur les consommateurs pour faire la difference et le bon choix. En effet, les entreprises adherentes au club peuvent etre identifiees grace au logo 1% qui figure sur leurs produits et outils de communication.
    Cette annee, 2.7 millions de dollars ont ete distribues pour soutenir pres de 400 associations dans le monde, dont 24 en France. Les membres sont libres de choisir les associations ou les projets finances. Ceux-ci sont toutefois prealablement etudies et doivent etre en accord avec les objectifs du club : agriculture durable, biodiversite, forets, protection des oceans et rivieres, pollutions/toxiques/nucleaire & habitats/milieux sensibles, etc… 

    Fondation Hulot

    12- Londres. Gordon Brown donne son feu vert a un projet ferroviaire de 23 milliards d'euros, La Tribune, 05/10/07

     

    Ce projet vise a desengorger Londres en construisant une nouvelle ligne de chemin de fer. Elle devrait entrer en fonction en 2017.
    Le Premier ministre britannique Gordon Brown a donne vendredi son feu vert au projet Crossrail. Ce projet, dont le cout estime s'eleve a 16 milliards de livres (23 milliards d'euros), vise a construire une ligne de chemin de fer traversant Londres d'est en ouest pour contribuer au desengorgement du reseau de transport en commun. Elle devrait relier l'aeroport d'Heathrow, situe loin a l'ouest de la capitale, a Canary Wharf, le nouveau quartier des affaires construit dans les anciens docks de Londres, a l'est de la ville, en desservant au passage le centre de la capitale. Crossrail devrait inclure quelque 16 kilometres de tunnels.
    Ce projet devrait entrer en fonction en 2017. Il "est d'une enorme importance, pas simplement pour Londres mais pour l'ensemble du pays", a declare Gordon Brown, lors d'une reunion a Londres avec des responsables du projet. Les chemins de fer britanniques sont reputes pour leur vetuste.
    Crossrail est pilote conjointement par le ministere britannique des Transports et la regie londonienne des transports. Il avait ete lance par les Conservateurs au debut des annees 1990, mais il avait ete enterre au bout de quelques annees en raison de l'envolee de son cout, avant d'etre reactive en 2004 par le gouvernement de Tony Blair.
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    13- Rapport inquietant sur les incinerateurs, 20 Minutes, 05/10/07
    S. Colineau

    Voila du grain a moudre pour les milliers de riverains opposes a la presence d'incinerateurs de dechets pres de leurs logements. Un groupe de medecins et de scientifiques, compose notamment du cancerologue Dominique Belpomme, vient de remettre aux ministeres de l'Ecologie et de l'Interieur un rapport accablant sur les effets de l'incineration sur la sante. Les auteurs de ce document, publie hier par l'AFP, en concluent que la seule solution raisonnable est de prononcer un moratoire sur la construction de nouveaux incinerateurs. Ils esperent fermement que cette decision sera prise lors du Grenelle de l'environnement, a la fin octobre a Paris. « Attention a ne pas refaire l'erreur de l'amiante », previennent les experts, conscients que l'option du moratoire n'est pas dans l'air du temps.
    La lecture detaillee du rapport fera peut-etre changer certains d'avis. L'incinerateur est « un brulot geant duquel s'echappent de tres nombreuses substances toxiques », peut-on y lire. Les risques encourus sont enormes pour l'environnement, et donc pour l'homme. Le rapport parle de cancers, de malformations congenitales et de dysfonctionnements de la reproduction.
    La France est le deuxieme pays du monde le plus equipe en incinerateurs d'ordures menageres par habitant. Selon Greenpeace, il en existe 125 en activite dans le pays, et quatorze en projet. Des manifestations sont prevues demain par des collectifs de medecins dans plusieurs villes de France.
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    14- Radiofrequences : telephones et micro-ondes, principales sources d'exposition, AFP, 05/10/07
     
    Paris (AFP) - Fours a micro-ondes, telephones portables et telephones sans fil constituent l'essentiel de l'exposition individuelle aux radiofrequences, selon une etude realisee dans les regions de Lyon et Besancon sur 440 personnes, dont les premiers resultats ont ete presentes vendredi.
    "Compare aux fours a micro-ondes et aux telephones portables, le wi-fi c'est pas grand chose", a commente Jean-Francois Viel de la faculte de medecine de Besancon, repondant aux inquietudes formulees par plusieurs associations a propos du developpement du wi-fi (internet sans fil).
    Les participants des deux agglomerations ont ete equipes de dosimetres, portes en bandouliere ou a la ceinture, pour mesurer leur niveau d'exposition aux radiofrequences pendant 24 heures pour 400 d'entre eux, et pendant une semaine entiere pour 40 personnes de l'echantillon.
    A Besancon, 220 personnes (employes de mairie ou affilies a la Mutualite sociale agricole) avaient ete equipes de tels dosimetres. A Lyon, des employes des Hospices civils tires au sort constituaient l'echantillon, compose dans les deux villes de deux tiers d'adultes et d'un tiers d'adolescents et d'etudiants.
    Les participants devaient preciser quart d'heure par quart d'heure leur emploi du temps dans un questionnaire a remplir pour que les chercheurs puissent faire un lien entre leur exposition et leur activite.
    Les antennes relais "contribuent peu a l'exposition d'un individu", selon les resultats "preliminaires" de cette etude portant sur douze bandes de frequences, qui ont ete presentes lors de "rencontres scientifiques" organisees par l'Agence francaise de securite sanitaire de l'environnement du travail (Afsset).
    La directrice de l'Afsset, Michele Froment-Vedrine, a insiste sur la necessite d'avoir des dosimetres "de tres bonne qualite", les premiers utilises ayant presentes des defauts (pannes..) a l'usage, pour mesurer l'exposition aux telephones mobiles.
    "Pour permettre de repondre a certains detracteurs, il faut d'abord savoir comment les gens sont exposes", et ensuite faire si necessaire des etudes sur l'impact sur la sante, a-t-elle ajoute.
    Apres cette premiere experience, une etude plus large "conduisant a une cartographie francaise plus representative" est envisagee par le Pr Viel et son equipe.
    <http://fr.news.yahoo.com/afp/20071005/thl-sante-environnement-telephonie-96993ab_1.html>
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    15- La France modernise ses fleuves pour ne plus naviguer a vue, Liberation, 06/10/07
    Catherine Maussion
     
    Coup d’envoi de grands chantiers censes doper un trafic fluvial archaique.
    La France veut doper son transport fluvial. Dans les discussions preparatoires au Grenelle de l’environnement, les pouvoirs publics ont annonce qu’ils comptaient accroitre d’un quart ce trafic d’ici a cinq ans et le doubler d’ici a dix ans. Encore faut-il que le reseau de voies navigables soit a la hauteur… Des travaux d’Hercule auxquels s’affaire en ce moment Voies navigables de France (VNF), aiguillonnee par l’Union europeenne. L’etablissement public vient de lancer les travaux de modernisation sur la Seine. Un premier pas vers une navigation tout electronique, prealable a l’autoroute fluviale.
    «Il s’agit de sauter du XIXe au XXIe siecle», avoue le president de VNF, Francois Bordry. En France, la batellerie est restee a l’age de pierre. Un petit millier d’artisans proprietaires d’une ou deux peniches musardent d’une ecluse a l’autre, apprenant que tel troncon est en travaux, sans aucune visibilite sur leur temps de parcours.
    A cote de ces artisans, quelques armateurs gerent 600 a 700 bateaux. Pour tous, la navigation se fait a vue. A chaque franchissement de frontiere, ce sont des declarations a remplir, des controles a subir. Seulement 10 % des declarations de chargements se font de facon automatisees. «On n’est pas reste a l’epoque de Gabin et de l’Atalante », corrige Francois Bordry, mais on croit comprendre qu’on n’en est pas loin…
    Cartes numeriques.  Bref, la France, patrie de la batellerie, est larguee. Mais plus pour longtemps. L’Union europeenne a decide de rendre la voie d’eau «plus intelligente», et le transport fluvial plus competitif et plus sur. En ces temps d’hypersensibilisation au transport ecologiquement correct, les alternatives a la route sont encouragees. Et la voie fluviale est en premiere ligne.
    D’ici a la mi-2009, un systeme d’information unifie de la France a la mer Noire va etre implante. Plus puissant encore (selon ses promoteurs) que celui deploye pour gerer le trafic ferroviaire ou aerien. Exemple : un transport de cereales par barges entre Bonneuil et Le Havre sera saisi en une seule fois. Plus besoin de faire viser et declarer son chargement a chaque passage de frontiere.
    Autre saut dans la modernite : les cartes des voies navigables seront numerisees, consultables a bord du bateau sur un ecran. Cette commodite, accessible aux plaisanciers sur toutes les mers, est refusee aux marins d’eau douce, meme les plus pros. Qui dit numerisation dit aussi geolocalisation. En route vers Rotterdam, le marinier pourra voir a l’ecran qu’a telle ecluse une douzaine de peniches font un bouchon. Et adapter sa vitesse pour economiser le carburant.
    Grands gabarits.   Et Voies navigables de France veut encore accelerer l’allure. La directive europeenne n’impose la bascule vers les nouvelles technologies qu’aux seules voies ouvertes aux grands gabarits et si elles sont reliees a d’autres voies du meme type de l’autre cote de la frontiere, soit la Moselle, la Meuse, le Rhin et la liaison Dunkerque-Escaut. Mais la France a decide de moderniser aussi le Rhone, la Saone, l’Oise et la Marne. Soit 1 800 kilometres aux nouvelles normes au lieu des 500 kilometres imposes.
    Et, bien entendu, la Seine est de la partie, parce qu’elle sera reliee dans quelques annees au reseau fluvial du nord de l’Europe.
    Alors que la France dispose d’un reseau tres dense - 8 500 kilometres de voies d’eau navigables du canal au fleuve amenage -, la voie fluviale, souvent «en cul-de-sac», comme la Seine aujourd’hui, achemine en France 3 % au mieux des marchandises. Soit moitie moins que la moyenne des pays europeens (6 %). Selon Jose Anselmo, fonctionnaire en charge des projets d’infrastructures a l’Union europeenne, le potentiel des voies fluviales a l’echelle europeenne est «au moins du double» du niveau atteint aujourd’hui. Raison de plus pour que la France force l’allure.
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    16- Sortir la Seine de son cul-de-sac, Liberation, 06/10/07
    C.MA.
     
    Le nouveau canal Seine-Nord-Europe reliera Le Havre a la mer Noire a partir de 2014.
    La Seine «est en impasse» , comme dit Francois Bordry, le president de Voies navigables de France (VNF).
    L’autoroute fluviale qui relie Le Havre aux plaines cerealieres, a l’est de Paris, n’est reliee que «par un chemin de terre» a l’Escaut, donc au reste de l’Europe. Plus pour longtemps. Le premier coup de pioche d’un nouveau canal, le Seine-Nord-Europe, est prevu pour 2010. Mise en service… en 2014.
    «Un marinier pourra charger au Havre et decharger a Constanta, sur les bords de la mer Noire», se rejouit le president de VNF. L’enquete prealable a la declaration d’interet publique est bouclee. L’enorme investissement - 4 milliards d’euros - est sur les rails. Le chantier, emaille d’ouvrages d’art tel un pont-canal de 1,5 km pour enjamber la vallee de la Somme, sera finance dans le cadre d’un PPP: partenariat public prive. V NF s’escrime a boucler le financement.
    Alors que la moitie des marchandises empruntant les voies navigables ont pour origine ou destination un port maritime, les conteneurs debarques au Havre ne peuvent aujourd’hui atteindre ni le Rhin, ni le Main, ni le Danube. Sauf a deverser leur marchandise dans la cale des petites peniches Freyssinet (38,5 m). Une solution impraticable parce qu’antieconomique. «C’est la massification qui rendra la voie d’eau competitive», rappelle-t-on chez VNF. Et de prendre l’exemple d’un navire qui largue, sur les quais du Havre, 1 500 conteneurs - sur les 8 000 qu’il peut heberger dans ses flancs. Comment acheminer les marchandises ? «Soit on met 1 500 camions sur les routes, soit on charge les conteneurs sur 7 a 8 convois fluviaux.» Les defenseurs de l’environnement ­apprecieront.
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    17- A Saint-Die, des universitaires veulent revolutionner l'usage de la voiture, AFP, 07/10/07
     
    Saint-Die (AFP) - 14h07 - Prendre moins souvent la voiture et la partager: des universitaires, specialistes des transports ont appele a une revolution de l'usage du vehicule personnel pour un impact ecologique fort, au Festival international de geographie (FIG) de Saint-Die.
    "Nous sommes prisonniers de la voiture, car nous sommes prisonniers de la vitesse qu'elle permet. Notre mode de vie est completement conditionne par la vitesse. Il va falloir apprendre a la partager", a lance Yves Crozet, professeur a l'universite Lyon 2, au cours de ce festival qui se clot dimanche.
    En France, ou chaque personne passe en moyenne une heure par jour dans les transports, le taux moyen d'occupation d'une voiture est de 1,3 passager, rappelle l'universitaire. La mutualisation des vehicules est un phenomene marginal.
    "L'automobile est incontestablement un objet phare de l'individualisation de la societe", confirme Jean-Pierre Orfeuil, professeur a l'universite Paris 12.
    Plus d'un Francais sur deux possede une voiture, avec 36 millions de vehicules recenses sur le territoire. Dans une famille type, chacun des adultes prend tous les jours son auto pour aller travailler.
    Le nombre de deplacements s'en ressent. Quelque 16 millions de trajets en voiture sont recenses en Ile-de-France chaque jour, dont la moitie pour aller d'un endroit a un autre de la grande couronne, releve Yves Crozet. Les deplacements banlieue-Paris, eux, se font plutot en RER.
    Les transports en commun seraient donc la solution miracle aux problemes de pollution ? Les specialistes, dubitatifs, nient en bloc.
    "Si d'un coup de baguette magique, on dotait toutes les villes de trams ou de reseaux de bus performants, cela ne diminuerait que de 1% les emissions de CO2 francaises", generees a 25% par les transports, analyse M. Crozet.
    "Les bus ne peuvent resoudre les contraintes individuelles de deplacement. Et mieux vaut, en termes ecologique et financier, le covoiturage que l'utilisation d'un bus departemental avec cinq personnes a son bord", poursuit-il.
    Pour diminuer notablement la pollution, il faut donc avant tout s'en prendre aux automobilistes, au besoin en les contraignant a evoluer: interdiction des vehicules inadaptes dans les centres des villes, promotion des moyens de locomotion propres, peages et taxes tous azimuts, observe Jean-Pierre Orfeuil.
    Des lieux communs sont egalement a abolir, comme l'interdiction des camions dans les centres, alors qu'un 10 tonnes pollue bien moins que 50 fourgonnettes, remarque Michel Savy, professeur a Paris XII. Il faut aussi permettre aux gros centres logistiques de se rapprocher des villes, pour limiter les trajets inutiles.
    La 18e edition du Festival International de Geographie, consacree a "la planete en mal d'energies" qui a debute jeudi se termine dimanche.
    +Infographie : Des voitures moins emettrices de CO2
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    18- Une trentaine de capitaux risqueurs presents a Houston pour investir dans les energies et les technologies propres, BE Etats-Unis n°94, 08/10/07
     
    Le 27 Septembre dernier s'est deroulee la 5eme edition du "Rice Alliance Energy and Clean Technology Venture Forum" durant laquelle plus de 500 participants ont assiste sur une journee a la presentation d'une cinquantaine de start-up evoluant dans le domaine de l'energie et des technologies propres.
    L'objectif d'un tel forum est d'aider les jeunes entreprises a trouver des capitaux risqueurs desireux d'investir dans leur societe afin qu'elles developpent leur produit et leur strategie commerciale. A l'issue de ce de forum, dix d'entre elles ont ete designees comme les plus prometteuses par un comite compose d'investisseurs et d'entrepreneurs. Voici ci-dessous un apercu de ces dix entreprises ainsi qu'une rapide description de leurs activites :
    - General Vortex Combustion Technologies : Technologie de combustion sans flamme qui permet de minimiser la consommation et diminuer les emissions de gaz polluants....
    ... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :
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    19- Ethanol cellulosique : les Etats-Unis font fleche de tout bois, BE Etats-Unis n°94, 08/10/07
     
    Depuis la mention de l'ethanol cellulosique dans le discours sur l'etat de l'Union prononce par le president Bush en janvier 2006, les initiatives et annonces se multiplient a propos de la mise en place de nouvelles filieres de bioethanol utilisant notamment les materiaux cellulosiques.
    Un jour avant la cloture de l'annee fiscale (30 septembre 2007), le DoE a attribue 10 millions de dollars de reliquats de credits a chacun des trois Bionergy Centers deja laureats en juin dernier d'un budget total de 375 millions de dollars sur 5 annees. Cet apport supplementaire permettra a chacun des centres de debuter immediatement leurs recherches.
    L'Universite du Tennessee (Knoxville) a annonce la conclusion d'un partenariat avec Mascoma corporation pour la construction de la premiere usine pilote (5 millions de gallons par an) utilisant l'herbe des prairies (Panic erige, Panicum virgatum, Switchgrass). L'usine, implantee a Monroe County, qui devrait etre livree en 2009, representera un investissement de 40 millions de dollars, tandis que 27 autres millions seront depenses parallelement dans des activites de R&D. L'Universite du Tennessee est egalement impliquee dans le Bioenergy center dont le chef de file est Oak Ridge National Laboratory. L'Etat du Tennessee entend par ailleurs devenir leader dans la filiere "Switchgrass". Macoma Corp. est deja a l'origine de deux autres usines utilisant des materiaux cellulosiques qui seront implantees dans les Etats de New York et du Michigan. ...
    ... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :
    Sources :
    - "La production d'ethanol cellulosique passe a l'echelle industrielle", BE Etats-Unis numero 69 (12/03/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
    - P.J. Crutzen et al., " N2O Release from Agro-biofuel Production Negates Global Warming Reduction by Replacing Fossil Fuels ", Atmos. CheM. Phys. Discuss., 7, 11191-11205, 2007 : <http://redirectix.bulletins-electroniques.com/xjtg8>
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    20- Bilan mitige pour les turbines maremotrices installees dans l'East River a New York, BE Etats-Unis n°94, 08/10/07
     
    En decembre dernier, la compagnie Verdant Power installait ses deux premieres turbines maremotrice dans l'East River a New York (cf. BE Etats-Unis numero 56 : Regain d'interet pour l'energie des mers, 
    Fin juin, 40 MWh ont ete fournis au reseau electrique de la ville de New York par les turbines du projet, mais celles-ci ont arrete de fonctionner. Le projet a en effet subi quelques revers des les premieres semaines.
    Certaines des pales en fibre de verre des deux premieres turbines installees ont en effet ete brisees. Elles ont ete remplacees par des pales en alliage d'aluminium. Entre avril et mai, Verdant Power a ajoute quatre autres turbines, egalement en alliage d'aluminium mais les essais ont du etre arretes en juin, car ce sont alors les boulons qui ont commence a ceder.
    La compagnie reste optimiste et espere reprendre les essais en novembre avec des turbines au design legerement modifie.
    Cette premiere phase d'essai s'accompagnait d'un suivi de l'impact des turbines sur la faune, dont les resultats sont pour l'instant positifs puisque aucune perte de poissons n'a ete observee.
    Sources : - River mangles turbines but fails to dampen tidal developpers' spririt, greenwire, 10/2007, (inscription gratuite necessaire):
    - East River Fights Bid to Harness Its Currents for Electricity, New York Times, 08/2007 : 
    - Presentation du projet par Verdant Power:
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    21- Bombardier innove en France avec le train "hybride" electrique et diesel, AFP, 09/10/07
     
    Troyes (AFP) - 15h59 - Le groupe canadien Bombardier a lance mardi en France son train baptise "hybride bibi", concu pour rouler en mode diesel ou electrique, un concentre d'innovations technologiques destine a polluer moins et a repondre a la demande croissante de transport regional.
    Les rames, qui vont circuler d'abord en Champagne-Ardenne, combinent plusieurs particularites: "bi-mode", elles peuvent passer de la propulsion electrique au moteur diesel sans s'arreter; "bi-courant", elles peuvent recevoir 1.500 ou 25.000 volts, d'ou le surnom de "bibi".
    C'est le "premier train hybride au monde", a resume le president de Bombardier Transport Andre Navarri, a l'arrivee du train inaugural en gare de Troyes (Aube).
    Imperceptible pour le voyageur, le passage de l'electrique au diesel ou d'une tension electrique a une autre evite de changer de train en fonction du type de voies ou d'attendre en gare le changement de mode de propulsion de la motrice.
    Cela evite aussi de faire rouler un train diesel sur tout le parcours alors qu'une partie du trajet peut se faire a l'electricite seule.
    De Paris a Troyes, "nous avons economise 20% de CO2 par rapport a un train (uniquement) diesel et 60% par rapport a une voiture", a ajoute M. Navarri.
    La SNCF se place "dans la logique du developpement durable", a souligne sa presidente Anne-Marie Idrac, alors que le Grenelle de l'environnement doit se tenir a la fin du mois.
    Ces rames aux sieges violet, qui coutent 5 millions d'euros piece, sont plus cheres que des trains classiques, de l'ordre de 10 a 20% de plus, selon Bombardier, qui compte pourtant, selon son president, exporter ce train "concu et fabrique" a Crespin, dans le Nord.
    Des delegations de Russie, d'Israel ou du Royaume-Uni etaient presentes a Troyes.
    La region Champagne-Ardenne a debourse 40 millions d'euros pour acheter huit rames, un "effort enorme", a souligne son president Jean-Paul Bachy, mais qui evite d'entretenir deux parcs de locomotives, diesel d'une part et electrique d'autre part.
    D'autant que Paris-Troyes est l'une des dernieres lignes au depart de Paris a ne pas etre electrifiee, malgre les demandes repetees des elus locaux, qui n'ont pas menage leurs critiques contre la SNCF et Reseau ferre de France.
    Ce nouveau materiel va aussi permettre de "repondre a la hausse de la frequentation", a explique Pierre Mathieu, vice-president de la region, charge des transports.
    Les "hybrides bibi" permettent de doubler l'offre sur la ligne Paris-Troyes-Culmont, qui a connu une forte hausse du trafic entre 2006 et 2007, a-t-il poursuivi.
    Les regions francaises sont confrontees depuis plusieurs annees a l'explosion du trafic regional : +53% entre 1996 et 2007, dont 8,6% sur 2006, selon la SNCF.
    Elles se sont lancees au debut des annees 2000 dans un plan de modernisation, notamment avec la commande de 700 trains regionaux a Bombardier, dont l'"hybride bibi" est le dernier-ne, commande par dix regions.
    Depuis 2002, les regions ont a leur charge le transport regional: elles achetent le materiel tandis que la SNCF, liee aux collectivites locales par des conventions de service public, exploite les lignes.
    La ceremonie d'inauguration a ete perturbee par une vingtaine de cheminots de la CGT, venus "montrer leur determination" a Mme Idrac, qui les a recus.
    La SNCF affronte actuellement plusieurs dossiers sensibles, dont le fret, la loi sur le service minimum ou la reforme des regimes speciaux de retraite.
    Une greve est prevue pour le 18 octobre.
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    En images
    22- Grenelle de l'environnement. Le principe de la contribution climat energie, TF1, journal de 20h, jeudi 18 octobre
     
    La proposition phare du pacte ecologique de Nicolas Hulot a pour objectif de donner un prix au carbone afin de réduire les émissions de C02 .
    A voir a :
    <http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3588279,00-principe-taxe-carbone-.html>
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    Une publication
    23- Energie, changeons de cap, par Didier Lenoir, Editions Terre vivante, 01/10/07
     
    Gaspillage energetique, concentration sur une production nucleaire, non developpement des Energies Renouvelables, taux de dependance a 72%… voila comment se definit a l’heure actuelle le systeme energetique francais. Une reorientation s’impose et cet ouvrage en propose une !
    Apres un constat plutot obscur de notre situation energetique, l’auteur plaide pour un ensemble coherent de propositions politiques, institutionnelles et techniques (deconcentration de la production en favorisant le developpement des ressources locales, reduction des recours aux energies fossiles…) et s’appuie sur des experiences reussies en region.
    Energie, changeons de cap, par Didier Lenoir, Editions Terre vivante, 157 p., 17 euros, tout public.
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    Deux annonces
    24- Invitation conference "Vers un modele economique durable" avec Lester R. Brown et Nicolas Hulot, UNESCO (75007), mercredi 7 novembre de 18h a 20h
     
    Un an apres le lancement du Pacte ecologique, et a l’occasion de la parution en France du livre de l’agro-economiste americain Lester R. Brown : Le plan B, pour un Pacte ecologique mondial
    La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
    Les Editions Calmann-Levy et Souffle Court Editions
    Avec le soutien du bureau de la prospective de l’UNESCO
    Ont le plaisir de vous convier a une conference de
    Mercredi 7 novembre 2007, de 18h00 a 20h00
    UNESCO – salle 1
    125, avenue de Suffren – 75007 Paris
    "Vers un modele economique durable"
    Pionnier du developpement durable, Lester R. Brown mobilise depuis plus de trente ans les consciences a l'echelle internationale. Avec les chercheurs du Worldwatch Institute de Washington, puis avec l’Earth Policy Institute qu’il dirige aujourd’hui, cet agro-economiste nous propose dans Le Plan B un programme d'actions chiffrees pour rectifier la « trajectoire d’effondrement » prise par nos societes.
    Lester R. Brown et Nicolas Hulot sont arrives au meme constat : la marche du progres doit etre repensee en deployant differemment l’arc des multiples activites humaines selon les principes de la durabilite ecologique. Une restructuration de l’economie est aujourd'hui possible et necessaire. Elle engendrera, pour les pays accelerant la transition, des atouts competitifs et de nouvelles possibilites de developpement social et humain.
    Conference en traduction simultanee.
    Inscription obligatoire  avant le 24 octobre.
    Un carton d’invitation, indispensable pour entrer a l’UNESCO, vous sera adresse par courrier.
    Pour voir le plan d’acces de l’UNSECO :
    Pour retrouver cette annonce :
    Pour s'inscrire : 
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    25- Rappel. Enquete sur les attentes des etudiants de l'enseignement superieur francais en matiere de sensibilisation aux enjeux energetiques et climatiques, Avenir climatique, cloture fin octobre

     

    Notre association, Avenir Climatique, organise une enquete a destination de tous les etudiants de France, et en particulier les eleves-ingenieurs dans le but de :
    - recenser toutes les initiatives liees au Developpement Durable, et plus particulierement aux enjeux climatiques et energetiques ;
    - consulter les etudiants sur leurs attentes en matiere de formation pour faire face a ces enjeux dans leur vie professionnelle future, mais aussi personnelle ;
    - accompagner les ecoles dans la mise en place de formation dediee a ces sujets dans leur cursus general.
    Ce questionnaire propose vise a mieux connaitre les attentes des etudiants de l'enseignement superieur en matiere de sensibilisation aux enjeux energetiques et climatiques. Il est donc avant tout destine a ces etudiants.
    Les reponses seront analysees, et une synthese sera restituee par Avenir climatique lors de la conference 'Grenelle de l'environnement' a la fin du mois d'octobre 2007.
    Pour une meilleure pertinence, merci de faire circuler cette information dans vos reseaux.
    Pour acceder a l’enquete :
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    - Pour s'abonner, se desabonner ou changer d'adresse mail, suivre les modalites a la page :
    - Pour connaitre la NETIQUETTE de cette liste qui diffuse la revue de presse et les annonces, consultez la page :
    Extrait de la Netiquette : 
    Quel que puisse en etre le bien-fonde, cette liste de diffusion n'est pas ouverte a appel, a soutien, a petition ou a boycott.
    - Pour poster un message si vous etes abonne(e), utiliser l'adresse <ml-fnh@planete-nature.org>
    - Pour entrer uniquement en liaison avec le gestionnaire de cette liste, adresser votre mail a : <f.demonclin@fnh.org>
    - Economisez de l'energie, du papier et de l'encre, n'imprimez ce message que si necessaire.
    NB : Dans le souci d'apporter un confort de lecture a tous, les messages sont adresses sans accentuation pour parer aux differences de systemes et de logiciel de mail qui remplacent parfois les caracteres latins (accentues) par des symboles incomprehensibles.
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    Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! 

    19 October

    Du nouveau...

    HEY everybody, j'ai des news sur ma musique... alors la première chose "it's a long way to the top if you want the rock and roll" WILL'O va faire masteriser sont maxi sur Nice grace à un pot de TOM le nouveau batteur de WILL'O, bon qui dit pro dit super oreille et qui dit super oreille dit WOW ya du boulot encore et oui loin d'être parfait ce n'est pas avec de la générosité qu'on arrive à être un monstre de la musique... on a encore du travail... Sinon WILL'O la Mèche mon groupe parallèle à Z WISP commence à se former et nous montons un gros répertoire festif pour faire danser les gens. Ce projet devrait avec celui de FADAMEN me donner une dimension que peu de gens on pu saisir sur ma personne... la transformation. Je vous tiendrai au courant de la suite et des dates à venir. Pour WILL'O z Wisp les choses avance plus ou moins sereinement ... encore trop de vent et de brouillard sur notre route mais l'éclairci se pointe au large de Marseille.... les spaces www.myspace.com/fadamen, myspace.com/willolameche, ..../sipomatador... voilà bientot un site fait par mon grand ami FRED... Tcho ! portez vous bien!
    05 October

    pour les générations futures

    Lettre d'information du MDRGF
    Agrocarburants : un livre choc sort le 3 Octobre !
    Fabrice Nicolino s'adresse directement à vous et pousse un coup de gueule contre les agrocarburants !
    ACHETEZ CE LIVRE ICI Le nouveau livre de Fabrice Nicolino qui sort ce 3 octobre dénonce les agrocarburants. Fabrice s'adresse directement à vous dans le message ci dessous

    Jean-Louis Borloo est-il au courant ?

    Mon ami François Veillerette, président du MDRGF, me donne l'occasion de m'adresser à vous, au moment où sort le 3 octobre mon livre : La faim, la bagnole, le blé et nous (Fayard). Je vais vous dire une chose simple : je suis un homme en colère.
    Je dénonce une vaste supercherie mondiale dont le seul but véritable est de faire rouler des bagnoles et d'écouler les surproductions de l'agriculture industrielle. Les biocarburants, qui sont d'authentiques nécrocarburants, menacent de mort par la faim des millions de nos frères humains du Sud. Ce n'est pas, hélas, une exagération. Le boom mondial en cours provoque une augmentation massive du prix des céréales. Pour ceux qui ne disposent que de 1 à 2 dollars par jour pour nourrir une famille, c'est une sorte de fin du monde.
    On sacrifie aujourd'hui, de l'Indonésie au Brésil, en passant par l'Afrique, des dizaines de millions d'hectares à cette grande folie. Au passage, ce qui reste de forêts tropicales disparaît à une vitesse jamais encore atteinte. À cause des nécrocarburants, l'Indonésie est devenue cet été le 3ème émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, après la Chine et les États-Unis. La forêt crame, le palmier à huile avance.
    Je suis en colère, et furieux contre le ministère de l'Écologie français. Tandis qu'on organise un plan de com' autour du Grenelle de l'Environnement d'un côté, on soutient de l'autre le développement massif des biocarburants. J'accuse, avec preuves, l'Ademe, agence publique "écolo", d'abriter dans une structure qu'elle a créée, l'Agrice (Agriculture pour la chimie et l'énergie), le coeur du lobby industriel en faveur des nécrocarburants.
    Vous devez savoir cela. Le ministère de l'Écologie défend, discrètement mais sûrement, l'un des plus grands désastres écologiques de ces dernières décennies. Est-ce supportable ? Pour moi, la réponse est NON.

    Le 3 octobre 2007, Fabrice Nicolino


    Retrouvez Fabrice sur le site de son livre :
    http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/index.php

    ACHETEZ CE LIVRE DEPUIS LE SITE DU MDRGF : http://www.mdrgf.org/news/news070309_pesticides_agrocarburant_nicolino.html
    Des pesticides non autorisés en France dans les pommes de terre !
    Purée de patatras !
    (source : Canard Enchaîné DU MERCREDI 26 septembre)

    Cette année, on y regardera peut-être à deux fois avant de se resservir en purée ou en frites. Tout ça à cause du mildiou, cet affreux champignon qui a profité de l'été pourri pour ravager, entre autres, les champs de patates. Afin d'en venir à bout, les producteurs ont aspergé des pesticides à tout-va. Au point d'avoir épuisé les stocks dès la mi-juin, soit un mois avant la date prévue. Qu'à cela ne tienne, le ministère de l'Agriculture s'est dépêché de faire venir des Pays-Bas et de Belgique des produits non encore homologués en France. Et, surtout, d'autoriser les "patatiers" à utiliser des pesticides normalement réservés à la vigne. 200 tonnes tombées du ciel auraient ainsi été joyeusement répandues sur les pommes de terre. Le hic est que la cinquantaine de produits ainsi homologués d'un coup de tampon pour la patate sont beaucoup plus concentrés. Résultat : les 4,3 millions de tonnes de pommes de terre récoltées cette année auront été deux à trois fois plus arrosées de pesticides que d'habitude (environ 1 millier de tonnes). Du coup, la Direction générale de l'alimentation, qui se demande s'il ne va pas en rester un chouïa de trop dans l'assiette, s'est fendue dare-dare d'une note de service aux fonctionnaires de
    la protection des végétaux pour lancer un plan de surveillance et écarter ainsi "tout risque sanitaire pour les consommateurs". Nous voilà rassurés. Sauf que les prélèvements de patates dans les champs et dans les rayons (frites, chips, purée et autres gratins sous vide ou en conserve) se limitent à 80 échantillons. Sans compter ce qui a ruisselé dans les rivières et les nappes phréatiques. Dans cette histoire, les seuls qui ont la patate, ce sont les fabricants de pesticides !

    03 October

    WOW sort du studio Hypérion

    WOOOOOOOOOOOOOW sort du studio Hypérion non sans quelques difficultés inérentes au manque de chance me caractérisant, mais cela annonce un bon gros maxi bien puissant. 5 titres Te remercier (acoustique et électrique) Sous la peau, Sipomatador, Pastiche d'un monde. Nous allons passer aux mixages et master dans quelques temps et de toutes les façons on vous préviendra quand celui ci sortira si vous avez quelques euros pour nous aider à continuer notre projet cela sera le bienvenu. Voilà un petit rayon de soleil dans ma cavité bocale qui ne demande que la liberté et le respect de la Nature (NAT URE, le refuge de la roue de la VIE... nat en sanscrit refuge, ure, our, roue) Portez vous bien et faites vous respecter et respecter la Nature.