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31 January 9a ne sers à rien de signer ces pétition soyons actifs et conservonc nous même les graines et leur pérénité...A l'initiative de l'association Kokopelli La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité. L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs. Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir. - Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain, - Conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples, - Je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre, tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte. - Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie. En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures. Outre votre signature immédiate, vous pouvez télécharger la pétition pour l'imprimer pour la diffuser autour de vous, et si vous avez un site Internet, faire un lien vers cette page : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat Signez la pétition : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat Signer pétition contre l'imposition des OGM et du clonageBonjour, En collaboration avec la revue L'Ecologiste, nous promouvons une pétition demandant l'interdiction des OGM dans les champs et les assiettes que vous trouverez sur http://www.OGM-jedsnon.org Ce site contient aussi des liens vers des arguments qui sont sur notre site (enjeux philosophiques (si, si !), politiques, économiques, ...). Après tout on veut nous faire manger de la viande clonée, les scientifiques veulent _faire la vie à partir de rien_ ... etc et on ne devrait pas réagir ? Vous pourrez aussi y trouver une machine à envoyer (simplement) des courriéls aux députés/sénateurs. Par ailleurs, vous pourrez télécharger l'affiche que nous avons fait imprimer en plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires sur notre site : http://www.OGMdangers.org. En collaboration avec tous les militants de France, nous allons essayer qu'elle soit visible. Vous pouvez en imprimer un exemplaire et le mettre dans votre voiture, ... (multiples usages envisagés sur notre site). Amicalement -- Hervé Le Meur http://www.OGMdangers.org "La couardise demande : est-ce sûr ? L'efficacité demande : est-ce politique ? La vanité demande : est-ce populaire ? Mais la conscience demande : est-ce juste ? Et il vient un temps où l'on doit prendre une position Qui n'est ni sûre, ni politique, ni populaire -- Mais on doit la prendre simplement parce qu'elle est juste." -- Dr. Martin Luther King Jr. MUSIQUE ET POESIESi ce que je vous raconte vous intéresse, vous pouvez aller sur notre myspace pour écouter la musique de mes mots. Il est évident que vous allez avoir un panel de chanson plutôt à tendance rock mais elles restent assez positives ... Car il ne faut pas désespérer bien au contraire comme un au revoir qui sous entend la rencontre prochaine...
OGMFichage ADN des faucheurs volontaires : est-ce pour détecter des OGM (Opposants Génétiquement Modifiés) ? 29/01/2008 Francine Bavay (vice-présidente verte de la Région Ile-de-France, chargée du développement social et de la santé) vient de recevoir une convocation pour prélèvement d’ADN, dans la continuité des poursuites judiciaires entamées à Orléans en juin 2006 à l'encontre de 50 faucheurs volontaires de maïs génétiquement modifiés. Depuis longtemps, le dossier OGM fait figure de marécage judiciaire. La culture d'OGM, à la fois plus ou moins interdite par l'Europe et autorisée en France, a récemment été stoppée après que le gouvernement français ait décidé l’activation de la clause de sauvegarde contre la dissémination des OGM. En donnant partiellement raison aux anti-OGM, le gouvernement parait donner ainsi un peu de réalité au risque OGM. L’exécutif de la région Ile-de-France, sous la présidence de Jean-Paul Huchon, a tenu à exprimer sa solidarité avec sa vice-présidente. Après cet événement insolite, deux questions viennent forcément à l'esprit : * dans un cas de flou juridique comme celui des OGM, quelle ligne la justice (aveugle ?) doit-elle suivre ? * la destruction de cultures est une action violente et quelque peu choquante qui mérite probablement une réponse de la justice. Mais le fichage ADN à tout bout de champ (c'est le cas de le dire), est-il une mesure de sécurité appropriée et proportionnée au délit ? http://www.guidedesdemarches.com/INFO/INFO521.htm ________________________________ OGM: "délit de destruction de champs" Un "délit de destruction de champs" a été introduit en commission dans le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), examiné en séance publique au palais du Luxembourg à partir du 5 février, a indiqué le sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur de ce texte au Sénat. Au cours d'une conférence de presse, M. Bizet a présenté l'instauration de ce délit, passible de deux ans de prison et 75.000 euros d'amende, comme la "contrepartie" de l'obligation de transparence, fixée par le projet de loi "au niveau de la parcelle". Ce délit de fauchage sera aggravé lorsque la destruction portera sur un essai de recherche, la peine pouvant être portée à trois ans de prison et 150.000 euros d'amende. Le sénateur de la Manche, qui s'était vivement ému de la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde pour interdire la culture de maïs transgénique en France, a souligné qu'avec ce texte il s'agissait d'abord de transposer une directive européenne visant à "assurer la coexistence des cultures". "J'ai l'espoir que nos débats permettent d'apaiser quelque peu ce dossier et de laisser ouverte la porte à la recherche en biotechnologie végétale, si importante pour l'avenir de notre pays", a-t-il dit. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/01/29/01011-20080129FILWWW00575-ogm-delit-de-destruction-de-champs.php ---------------------------------------------- OGM: un "délit de destruction de champs" instauré en commission au Sénat PARIS (Source vérifiée) — Un "délit de destruction de champs" a été introduit par la commission des Affaires économiques du Sénat dans le projet de loi sur les OGM, examiné en séance publique au palais du Luxembourg à partir du 5 février, a annoncé mardi le sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur de ce texte. Au cours d'une conférence de presse, M. Bizet a présenté l'instauration de ce délit, passible de 2 ans de prison et 75.000 euros d'amende, comme la "contrepartie" de l'obligation de transparence, fixée par le projet de loi "au niveau de la parcelle". Le délit de fauchage sera aggravé lorsque la destruction portera sur un essai de recherche, la peine pouvant être portée à 3 ans de prison et 150.000 euros d'amende. Le sénateur de la Manche, qui s'était vivement ému de la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde pour interdire la culture de maïs transgénique en France, a souligné qu'avec ce texte il s'agissait d'abord de transposer une directive européenne visant à "assurer la coexistence des cultures". "J'ai l'espoir que nos débats permettent d'apaiser quelque peu ce dossier et de laisser ouverte la porte à la recherche en biotechnologie végétale, si importante pour l'avenir de notre pays", a-t-il dit. Selon un communiqué, la commission a adopté une cinquantaine d'amendements visant à "favoriser un équilibre du texte conforme au principe consensuel dégagé par le Grenelle de l'environnement, à savoir la liberté de consommer ou produire des OGM, ou de ne pas le faire". S'agissant du principe de responsabilité, en cas de contamination d'une parcelle bio par des OGM, l'indemnisation relèvera d'un fonds privé, constitué par les cultivateurs d'OGM et les semenciers, en attendant que se mette en place un dispositif assuranciel, a dit M. Bizet. Le Sénat souhaite en outre consolider le volet recherche du projet de loi, en proposant la création d'un dispositif d'incitation fiscale à l'investissement dans les biotechnologies végétales. http://afp.google.com/article/ALeqM5hC-iVLcL6CMCM-97EFZfpnDtU8qw TERRE et enfants sacrés ...Augmentation des cas de cancer infantile autour des centrales nucléaires Histoire des taux de radiations auxquels les populations sont exposées par le Pr Edmund Lengfelder, Strahlenbiologisches Institut de l'Université Ludwig-Maximilian de Munich Une étude allemande menée entre 2003 et 2007 pour le compte de l’Office fédéral de protection radiologique (BfS) a été publiée récemment. Elle porte sur la question de savoir s’il existe une corrélation entre la fréquence des cancers chez les enfants et la proximité du lieu d’habitation de ces derniers avec une centrale nucléaire. Précisons-le d’emblée: la commission d’experts externes composée aussi bien de partisans que d’adversaires du nucléaire mise sur pied par le BfS a conçu une étude extrêmement détaillée et rigoureusement scientifique dont les résultats sont parfaitement clairs. La probabilité qu’un enfant soit atteint d’un cancer, en particulier d’une leucémie, augmente considérablement en fonction de la proximité de l’endroit où il grandit avec une centrale nucléaire (cf. courbe ci-contre). Cette étude apporte des preuves évidentes de cette corrélation. Cet effet cancérogène ne peut être associé à aucun autre agent qu’à la radioactivité diffusée par les effluents gazeux et liquides des centrales nucléaires. Cependant, dans son résumé de l’étude, la mathématicienne qui a conduit la recherche, Maria Blettner, prétend, en contradiction évidente avec les connaissances en matière de radiobiologie et de radiophysique, qu’au vu des résultats le nombre des cancers augmente certes en fonction de la proximité avec la centrale nucléaire – ce qu’on ne saurait contester – mais que la cause du phénomène reste inexpliquée. Pour que le message soit diffusé par la presse, l’étude a été envoyée à la Süddeutsche Zeitung avant la conférence de presse, probablement accompagnée de l’«explication des principaux résultats». En effet, dans le peu de temps qui restait jusqu’au bouclage du journal, aucun journaliste ne serait en mesure d’étudier les 335 pages d’un texte hautement scientifique et la Süddeutsche Zeitung ne voulait pas se laisser griller la primeur de l’information. Et après la conférence de presse, les autres journa listes n’approfondiraient guère le sujet: lecture du dossier de presse et du résumé, quelques coups d’œil jetés au texte de l’étude et ils livreraient bientôt leur article. Rares sont ceux qui auront pris le temps de découvrir, à la suite d’une lecture approfondie, l’aspect tendancieux du résumé. Il convient, dans le contexte de cette étude, d’aborder à nouveau la question des cen trales nucléaires. On ne peut pas négliger ces résultats sans engager lourdement sa responsabilité vis-à-vis de la santé publique. Les choses sont claires: Pour les profits nets habituels de 1 million d’euros par jour des actionnaires et des exploitants, les centrales nucléaires font dans la population des alentours des victimes de cancers et de leucémies. Il est certain que les valeurs-limites d’exposition au rayonnement devront être considérablement réduites si nous prenons au sérieux la santé de nos enfants et des générations futures. Il faut saluer le fait que la Suisse – à la suite de pressions politiques – ait l’intention de commander une étude analogue, à condition qu’elle soit préparée avec le même soin et le même souci d’équilibre que l’étude allemande. Remarque préliminaire Pour que vous puissiez vous faire une idée de qui je suis, j’ai joint à cet article un curriculum vitae (cf. encadré). Vous y découvrirez entre autres que mes activités scientifiques dans le domaine des effets des radiations et de leurs risques comprennent la rédaction d’un ouvrage sur le sujet. Depuis 20 ans, l’essentiel de mes activités porte sur les conséquences sanitaires et écologiques de la catastrophe de Tchernobyl et les maladies dues également aux faibles doses radioactives que l’on constate dans la région de Tchernobyl dans des zones importantes situées assez loin du site nucléaire. En tant que médecin et scientifique, je me suis rendu plus de 150 fois dans la région de Tchernobyl. En 2006, plusieurs organisations scientifiques ont organisé un congrès international consacré à la catastrophe au cours duquel de nombreux spécialistes reconnus ont évoqué les effets sanitaires et autres de la catastrophe, également celui des faibles doses. Les actes de ce congrès, qui contient le texte de tous les exposés, viennent de paraître. Histoire des valeurs-limites Abordons maintenant la question des valeurs-limites légales en Allemagne en matière d’exposition au rayonnement. Elles sont de 0,3 mSv (par inhalation) et de 0,3 mSv (par ingestion). Comment en est-on arrivé à ces valeurs? Depuis de nombreuses années, j’étudie à fond la question et j’ai publié avec mon collègue Scholz (depuis longtemps à la retraite) un texte de 37 pages intitulé Strahlenschutz in der Bundesrepublik: Das 30-Millirem- Konzept (Rapport No 1 (1989) de l’Otto Hug Strahleninstitut (ISBN 0941-0791). On peut encore en obtenir des exemplaires par mon intermédiaire. L’internationalisation des valeurs a fait passer de 30 millirems à 0,3 mSv, norme en usage aujourd’hui. Le point de départ de la norme des 30 millirems est constitué par la recommandation de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) de 1958 (ICRP-1: Recommendations of the Commission on Radiological Protection, Pergamon Press, London, 1958). A l’époque, on ne s’intéressait qu’à la dose génétique (reçue par les gonades) et seulement sur la période allant de la naissance à l’âge de 30 ans. On supposait que les enfants n’étaient conçus que jusqu’à 30 ans. «Selon les évaluations de différentes commissions, une dose génétique de 6-10 rems accumulée de la conception à l’âge de 30 ans sous l’influence de toutes les sources de radiations artificielles représenterait pour la société un danger consistant en dommages génétiques. Elle peut cependant être considérée comme supportable et justifiée en regard des avantages que l’on peut attendre de l’utilisation de l’énergie nucléaire.» (ICRP-1) Ensuite, à propos d’une valeur-limite de 1,5 rems que veulent fixer certains pays pour les sources artificielles, on peut lire ceci: «Mais cela imposerait à ces pays des limites insupportables» [comprenez: pour le développement de l’énergie nucléaire]. La Commission a alors recommandé de «retirer du concept de valeur-limite l’exposition médicale au rayonnement et d’utiliser pour toutes les autres sources une valeur-limite de 5 rems pour la dose génétique». L’IRCP-9 (1965) a repris le concept et a pris en compte une augmentation du taux de mutation de la population: «La dose génétique, à laquelle la population est exposée en raison de la totalité des installations nucléaires jusqu’à la fin de l’âge moyen de la procréation ne doit en aucun cas dépasser 5 rems. Il s’agit d’une dose qui s’ajoute à l’exposition aux sources naturelles et médicales.» Il est précisé ensuite qu’une valeur- limite de 5 rems pour la dose génétique «laisse une marge de manœuvre raisonnable au développement des programmes nucléaires». Comme on était conscient que le fait de s’accommoder de dommages génétiques dans l’intérêt du développement du nucléaire conduirait la population, si elle apprenait cela, à perdre une bonne part de sa confiance dans les commissions officielles de protection radiologique, on chercha une autre justification qui paraîtrait plausible. On trouva dans l’intervalle de fluctuation de l’exposition au rayonnement naturel une grandeur numérique appropriée et on commença à s’y référer pour justifier les anciennes valeurs-limites. Le 13 octobre 1969, la Commission nucléaire allemande a décrété que «le tiers environ de la dose génétique – déterminée par la science et qu’il convient de respecter – de 5 rems en 30 ans, c’est-à-dire 2 rems en 30 ans, devrait être exigé de la technologie nucléaire.» On en arriva ainsi aux 30 millirems par année par inhalation et aux 30 millirems par ingestion. Plus loin, on peut lire: «La condition de cette valeur-limite théo rique de 30 millirems est que cette dose d’exposition soit inévitable à un coût encore acceptable.» Il est donc clair que le coût acceptable pour les exploitants d’installations nuclé aires a constitué la base de la fixation de la valeur-limite qui implique forcément une dose d’exposition inévitable et admet consciemment l’existence de dommages sanitaires. On ne tient pas compte du risque de cancer Le risque somatique, c’est-à-dire le risque de cancer pour toutes les tranches d’âge de la population, n’était absolument pas pris en compte par ces valeurs-limites, en particulier celui des personnes de plus de 30 ans, qui constituent la majorité de la population. Même en 1987, c’est-à-dire après Tchernobyl et après l’adoption de la loi sur la prévention en matière de radioprotection, la dose génétique était toujours la seule valeur dans le rapport annuel très détaillé du ministre allemand de l’Environnement sur l’exposition aux radiations en RFA! Le rapport ne parlait toujours pas de la dose significative au plan somatique, c’est-à-dire celle qui déterminait le risque de cancer. C’est également sur cette base qu’ont été calculées les doses de contamination dues aux centrales nucléaires. Le recours aux anciennes valeurs, utilisées encore aujourd’hui, à l’intervalle de fluctuation de l’exposition aux radiations naturelles a pour but d’occulter le fait que l’exposition aux radiations naturelles contribue de manière significative (5 à 10 %) au nombre des cancers (425 000 en 2002) et des décès par cancer (210 000 en 2002), lequel est encore augmenté par les doses de radiations artificielles. Il faut réduire considérablement les valeurs-limites Au vu de connaissances scientifiques solides, il faut réduire considérablement les valeurs-limites, car ce ne sont pas les personnes qui sont à l’origine des radiations artificielles, leurs «avantages» (ICRP-1) et leurs «marges de manœuvre» (ICRP-9) qu’il s’agit de protéger mais la population. Les résultats de l’étude actuelle ont nettement plus de poids que ceux de la «Michaelis-Studie» (qui porte sur les années 1980-1990). Dans l’étude récente, on a déterminé la distance graduelle par rapport à la centrale nucléaire même à l’intérieur d’un rayon de 5 km. On a constaté que les leucémies augmentaient plus que les autres cancers, en comparaison de l’incidence des cancers dans les zones témoins. Les leucémies infantiles viennent en tête des cancers induits par les radiations. Au sein du groupe d’experts qui a conçu l’étude, les partisans des centrales nuclé aires et leurs adversaires se sont entendus sur le protocole. On peut donc considérer que la méthode a été unanimement acceptée. Certes, la limitation – par le groupe Blettner, qui a réalisé l’étude – de la distance par rapport à la centrale à 5 kilomètres minimise la portée du résultat communiqué à l’opinion car l’étude a montré une augmentation des cancers également à des distances supérieures. Les résultats auraient été encore plus nets. Dans ses rapports annuels, le BfS donne une limite supérieure d’exposition de la population allemande aux radiations de 0,01 mSv par année. Les doses annuelles indiquées dans le rapport annuel parlementaire pour un individu de référence sont des valeurs qui ont été non pas mesurées mais calculées sur la base de nombreuses hypothèses concernant les conditions d’exposition. Les données de base (nature, altitude et dynamique des émissions de substances radioactives) sont recueillies et traitées par les exploitants de centrales nucléaires eux-mêmes. Dans son étude, Mme Blettner mentionne pour une personne de 50 ans une dose annuelle de 0,00032 mSv pour les radiations provenant de la centrale nucléaire de Gundremmingen. Je ne sais pas d’où elle tient ce chiffre. En outre, il est de fait que la dose exprimée en millisieverts est calculée selon l’effective dose model dans lequel les chances moyennes de guérison des cancers de différents organes sont incluses en utilisant des facteurs de pondération. Dans la littérature scientifique, la dose de doublement dans les leucémies infantiles est de 10 mSv. On appelle dose de doublement une dose de radiations qui conduit à un doublement de la fréquence «normale» d’apparition des cancers, c’est-à-dire sans cause reconnaissable. Pour expliquer les résultats trouvés dans l’étude, il faut supposer que la part due aux centrales nucléaires pour les enfants habitant à proximité est comprise dans cet ordre de grandeur. Ignorance persistante des autorités responsables Le fait que les indications contenues dans les réglementations officielles en matière de radioprotection peuvent être très éloignées de la réalité apparaît dans les commentaires des directives actuelles concernant la protection civile à la suite d’accidents nucléaires. Elles ignorent toujours les résultats publiés depuis des années sur les cas de cancer de la thyroïde, la zone d’évacuation, etc. dans la région de Tchernobyl. Le texte des ordres et recommandations qui doivent être communiqués par radio à la population allemande en cas de catastrophe nucléaire est partiellement faux et de nature à induire en erreur la population à ses dépens. Il témoigne de l’ignorance persistante des autorités et de leur réticence à tenir compte des faits nouveaux. Dans le cas de la présente étude sur les cancers juvéniles, des personnes qui pré tendent être des scientifiques ont avancé l’idée que non seulement l’intensité des radiations mais également la perception optique d’une centrale (surface de l’image rétinienne de la centrale) diminuait avec le carré de la distance. Cette interprétation abstruse me vient à l’esprit quand j’entends Mme Blettner dire que ce n’est pas le rayonnement radioactif mais quelque chose d’autre, quelque chose d’inconnu, qui explique l’augmentation prouvée des cas de leucémie et d’autres cancers chez les enfants habitant à proximité des centrales nucléaires en Allemagne. On entend souvent dire que les radiations dues aux transports aériens ou aux rayons X sont beaucoup plus élevées, que le tabagisme et d’autres habitudes de civilisation aug mentent le risque de cancer et que la société accepte cela. A quoi l’on peut rétorquer que chacun peut échapper à ces risques sans grand effort ou les tolérer volontairement en regard d’un profit personnel supérieur (par exemple en radiologie). Mais les personnes vivant à proximité d’une centrale nucléaire ne peuvent échapper à l’exposition au rayonnement radioactif qu’en déménageant, ce qui implique notamment des frais importants. Les centrales nucléaires n’apportent pas d’avantage personnel, si ce n’est à quelques employés et à ceux qui participent aux bénéfices. En outre, sur les sites, les habitations existaient préalablement à la construction de la centrale. Il faut sortir sans délai du nucléaire Cela dit, il ne faut pas oublier que la sortie immédiate de cette technologie s’impose surtout parce qu’une catastrophe nucléaire, à la différence des catastrophes de navettes spatiales, de TGV, de trains à sustentation magnétique et d’autres systèmes de haute technologie, détruit les bases existentielles d’un pays tout entier et de millions de citoyens. • Prof. Dr. med. Dr. h. c. Edmund Lengfelder, Strahlenbiologisches Institut der Ludwig-Maximilians-Universität, Schillerstrasse 42, D-80336 München Tél: +49 89 2180 75 834, fax: +49 89 2180 75 835 E-mail: Lengfelder@lrz.uni-muenchen.de (Traduction Horizons et débats) Curriculum vitae du Pr Edmund Lengfelder Naissance le 30/3/1943 à Weiden, marié avec le professeur Ulrike Messing 1962: Baccalauréat classique au lycée de Weiden 1962-1964: Service militaire dans la Bundeswehr 1964-1970: Etudes de médecine à Munich 1971: Autorisation d’exercer la médecine. Thèse de doctorat sur la radiobiochimie des nucléotides («summa cum laude») 1971-1972: Recherches sur les réactions radicales induites par les radiations à l’Institute of Cancer Research and Department of Physics de Londres (Radiolyse pulsée par spectroscopie cinétique sur accélérateur d’électrons) Jusqu’en 1974: Etudes complémentaires de physique et d’électronique, développement d’un appareil de mesure optoélectronique sur un accélérateur de particules pour l’observation des dommages radiologiques subis par les molécules et les éléments cellulaires sur une échelle de temps de l’ordre de la microseconde 1979: Doctorat d’Etat en radiobiologie 1983: Nomination à la chaire de radiobiologie de la Faculté de médecine de l’Université Ludwig-Maximilian de Munich 1989: Professeur invité au Centre national anglais de recherches radiologiques de Harwell (Medical Research Council) Depuis 1974: Travaux sur les sujets suivants: – Apparition et manifestations des dommages moléculaires dus aux radiations – Nature et efficacité de mécanismes cellulaires enzymatiques et non-enzymatiques contre les radiations toxiques – Thérapie anticancéreuse: mécanismes d’endommagement cellulaire dus à des cytostatiques ou à l’hyperthermie – Développement de procédures d’examen destinées à déterminer l’activité de certaines enzymes cellulaires qui protègent des produits radioactifs toxiques chez des personnes saines et des cancéreux – Mécanismes d’apparition de dommages chromosomiques dus à des produits radioactifs toxiques en l’absence et en présence de substances chimiques nocives – Effets biologiques du rayonnement non ionisant, comme les ondes radioélectriques, les micro-ondes – Développement d’instruments de mesure électroniques spéciaux destinés à l’étude biologique des radiations et de procédures de mesure visant à détecter la présence de produits nocifs pour les cellules qui sont apparus dans l’organisme à la suite de l’exposition aux radiations ou de l’effet de substances chimiques – Répartition et enrichissement de substances radioactives dans la biosphère, dans les aliments et dans les tissus et les organes humains – Mesures de l’exposition aux radiations naturelles ou artificielles, cartographie radioécologique (pays européens, régions de la RDA où l’on exploitait des mines d’uranium) – Analyse et évaluation du risque radiologique et de la détermination de valeurs-limites pour la population générale et les personnes professionnellement exposées – Effets médicaux et radioécologiques des retombées de Tchernobyl dans la CEI – Mesures d’assistance médicale après des catastrophes ayant entraîné une forte exposition aux radiations (diagnostic et traitement des maladies consécutives à la catastrophe de Tchernobyl, mesures de protection après des accidents nucléaires) – Recherches médicales et radiométriques et mesure de la radioactivité dans les régions contaminées de la CEI – Etude biologique et histopathologique de tumeurs de la thyroïde chez des patients victimes de la catastrophe de Tchernobyl dans la CEI – Etude radioécologique à proximité d’installations nucléaires allemandes – Ethique scientifique de la recherche radiologique et conflits d’intérêts Membre de plusieurs sociétés scientifiques internationales (radiologie, radiobiologie, protection radiologique, radiologie et oncologie, biochimie) Plus de 200 publications, pour la plupart dans des revues spécialisées internationales Auteur de l’ouvrage Strahlenwirkung – Strahlenrisiko (1re édition, Hugendubel-Verlag; 2e édition revue et corrigée, Ecomed- Verlag, Munich) Titulaire de plusieurs brevets internationaux dans le domaine de la construction électromécanique et des installations d’irradiation Second directeur d’une entreprise munichoise de construction électromécanique (1985-2004) Coéditeur de la revue «Berichte des Otto Hug Strahleninstituts» Directeur et coordinateur d’un groupement international de chercheurs (universités de Munich, de Vérone, de Padoue, Centre de recherches national italien en physique nucléaire [Legnaro]): sources et effets de faibles doses de radiations Expert en matière d’effets radiologiques, de protection radiologique, de protection à la suite de catastrophes nucléaires auprès de parlements, d’autorités nationales et communales, de tribunaux, d’ordres de médecins, d’institutions universitaires, etc. en Allemagne et à l’étranger Depuis 1991: Directeur de l’Otto Hug Strahleninstitut – Medizinische Hilfsmassnahmen e.V. München, Membre du comité directeur de l’Otto Hug Strahleninstitut e. V. Bonn Directeur et coordinateur du projet médical, scientifique et humanitaire de l’Otto Hug Strahleninstitut – Medizinische Hilfsmassnahmen e.V. München en Biélorussie, en Ukraine et en Russie Membre du Conseil consultatif international de l’International Environmental Sakharov University de Minsk, Biélorussie Conseiller permanent et expert pour les questions de mesures radiométriques, médicales et humanitaires visant à lutter contre les conséquences de l’accident de réacteur de Tchernobyl (auprès de ministères de Biélorussie et d’Etats européens) Depuis 1992: Premier président du Deutscher Verband für Tschernobyl- Hilfe e.V. 1992: Titre de docteur honoris causa décerné par l’université biélorusse de Minsk «pour ses travaux en radiobiologie et l’aide qu’il a apportée à la Biélorussie grâce à ses travaux scientifiques sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl». 1992-1995: Président de la Gesellschaft für Strahlenschutz e.V. Depuis 1992: Membre de la commission d’experts «Leukämie in der Elbmarsch» du gouvernement régional du Schleswig-Holstein 1998: Distinction la plus prestigieuse de Biélorussie, la médaille Franzisk-Skorini pour services rendus dans la lutte contre les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl 2001: Titre de docteur honoris causa décerné par l’International Environmental Sakharov University de Minsk Depuis 2001: Président de l’International Advisory Board de l’International Environmental Sakharov University de Minsk Depuis 2003: Membre de l’Approval Board du programme CORE pour la réhabilitation de la région de Tchernobyl (Communauté européenne et organismes des Nations Unies) 2006: Président du Congrès international «20 Jahre Leben mit Tschernobyl – Erfahrungen und Lehren für die Zukunft», 14-17/9/2006, Feldkirch (Autriche) Engagement humanitaire et social Depuis 1991: Réalisation de nombreux projets humanitaires de l’Otto Hug Strahleninstitut visant à lutter contre les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl et à améliorer la situation sociale en Biélorussie (pays le plus touché par la catastrophe): fourniture d’équipements modernes, formation initiale et continue, fourniture de matériel courant et d’assistance médicale dans les domaines – de la radioprotection et de la surveillance radiologique (autorités sanitaires de Gomel, Académie des sciences) – du diagnostic et de la thérapeutique du cancer et d’autres pathologies de la thyroïde à Minsk et Gomel (Centre de la thyroïde de Gomel, traitement à l’iode radioactif de tous les patients du district de Gomel atteints d’un cancer de la thyroïde) – de la radioécologie et de la construction d’installations modèles pour l’utilisation de l’énergie régénérative (en collaboration avec l’International Environmental Sakharov University de Minsk) Le coût de l’aide apportée jusqu’en 2005 à la Biélorussie dans le cadre du projet humanitaire de l’Otto Hug Strahleninstitut s’élève à plus de 15 millions d’euros. En ce qui concerne l’amélioration de la situation sociale et du développement en Biélorussie, nous considérons la formation et la transmission de savoir-faire comme des contributions particulièrement importantes du projet. A quoi il faut ajouter les informations correctes fournies à l’Occident sur les conséquences réelles de la catastrophe et sur la collaboration constructive et couronnée de succès avec les partenaires biélorusses du projet. Depuis 1992: Direction du Deutscher Verband für Tschernobyl-Hilfe dont les associations affiliées réalisent depuis 1992 de nombreux projets humanitaires en Biélorussie. Les principes essentiels de la fédération sont la mise en œuvre de mesures adaptées aux besoins locaux, la transparence à l’égard des partenaires et des autorités et une stricte neutralité politique. Mardi 29 Janvier 2008 Pr Edmund Lengfelder FNH 1Bonjour a tous,
Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants :
1- 66 milliards de dollars investis dans les energies renouvelables en 2007, Capitalisme durable, 20/01/08
2- Bruxelles veut developper les biocarburants malgre les mises en garde des experts, Le Monde avec AFP, 21/01/08
3- Maree noire en Coree du Sud : le commandant du petrolier mis en examen, AFP, 21/01/07
4- Saint-Leu : Une nouvelle ville solaire, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 22/01/08
5- Energies renouvelables. EDF investit 266 millions d'euros dans l'eolien, La Tribune, 23/01/08
6- Automobile : nouvelles propositions en faveur des biocarburants, Challenge, 23/01/08
7- S’assurer bon marche en protegeant Paris, Toogezer, 23/01/08
8- Pollution. Le mal des transports, Le Nouvel Observateur, 24/01/08
9- Les nanocombustibles : un futur vecteur de l'energie ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
10- Fabriquer de l'hydrogene a partir des dechets generes lors de la fabrication du biogazole, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
11- Des eoliennes offshores pour alimenter tous les foyers britanniques en 2020 ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
12- Un programme pour l'energie marine, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
13- Erika : Total fait appel d'un jugement qu'il estime "injustifie", AFP, 25/01/08
14- Les fabricants automobiles bientot attaques en justice pour leurs emissions de CO2 ?, Mescoursespourlaplanete, 25/01/08
15- Vent en poupe pour l'eolien en 2007, BE Etats-Unis n°108, 25/01/08
16- Tous les acteurs du batiment se preparent a relever le defi de la performance energetique, Actu-Environnement, 25/01/08
17- La consolidation des biocarburants en Europe, un bon plan pour l'ethanol bresilien, AFP, 26/01/08
18- La sobriete ecologique a portee de clic, Mescoursespourlaplanete, 26/01/08
19- Un velo-moto electrique pour rouler vite et propre, Le Monde, 26/01/08
20- Erika : mecontentes de Total, des parties civiles commencent a faire appel, AFP, 27/01/08
21- Aerowatt a le vent en poupe dans l’ocean Indien, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 30/01/08
22- En Dordogne, des poulets fermiers eleves au "micro-eolien", AFP, 30/01/08
En images
23- L'apprentissage des metiers de l'eolien a Charleville-Mezieres (Ardennes), TF1, journal de 20h, 30/01/08 Une publication
24- L’energie du vent, sous la direction de Philippe Rocher, ADEME / Cherche-Midi, decembre 2007
Une formation
25- Cetaces et marine marchande : formation du personnel navigant l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille, Souffleurs d’ecume, avant le 15 fevrier
Trois offres d'emploi 26- 4 ambassadeurs de tri et 2 chargés de mission/animateurs, SIVED, Ecoscience Provence et Souffleurs d'Ecume
Bien a vous,
Florence
Remerciements : Vous avez ete fort nombreux a m'adresser vos voeux sous des formes variees et touchantes, et toute l'equipe de la Fondation se joint a moi pour vous en remercier vivement. Partagez en retour avec tous ceux qui vous sont chers, nos souhaits les meilleurs pour cette annee 2008, une annee de partage, de reussites, de sourires, d'emotions, de projets, d'emerveillements, d'ambitions, d'engagements, de joies et de parfaite sante.
Bilan du jour : Les experts du Centre international de recherche sur le climat et l’environnement (CICERO) ont passe au crible les differents moyens de transport pour evaluer leurs effets sur le rechauffement climatique. Bilan : bon point pour le bateau et le train et bonnet d’ane pour la voiture.
N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
Pour un Pacte ecologique local : LE GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR. A utiliser sans moderation avant, pendant et après les elections municipales ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
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1- 66 milliards de dollars investis dans les energies renouvelables en 2007, Capitalisme durable, 20/01/08
Les investissements dans les energies renouvelables ont atteint des sommets en 2007.
Dans son dernier rapport : "State of the World 2008 : Innovation for a Substainable Economy", le Worldwatch Institute estime l’investissement dans les energies renouvelables pour 2007, a 66 milliards de dollars, soit une hausse de 21% par rapport a 2006. Pressentie depuis quelques annees, la vague verte s’installe solidement sur les marches financiers et semble pleine de promesses.
En 2006, l’action de l’Allemand Solarworld, specialiste de l’energie solaire, a realise une croissance annuelle de 56%. Sur la meme periode, le Grec Terna, professionnel de l’eolien valorisait son action de 37%. Du cote des agro-carburants, l’Espagnol Abengo enregistrait une croissance de 60%.
Investir dans le solaire, l’eolien ou le photovoltaique n’effraie desormais plus les societes de gestion de fonds, bien au contraire. "La thematique developpement durable est dans le top 3 de nos placements. Depuis dix ans, ces produits progressent avec une forte valeur ajoutee. L’eolien et le solaire se demarquent tout particulierement", explique Ronald Petitjean, gerant de Sarasin Expertise France.
Si le Japon, les Etats-Unis et l’Allemagne sont leaders en matiere d’energie solaire (+60% entre 2000 et 2004), au moins 48 pays ont adopte une politique nationale de promotion des energies renouvelables.
Le risque de bulle rode toujours
"Les besoins d’energie des pays emergents sont croissants et tres importants. Nous en sommes aux balbutiements des nouvelles technologies qui offriront certainement de plus en plus de perspectives", commente Ronald Petitjean.
Notons tout de meme que l’engouement pour les investissements dans les energies renouvelables est largement influence par les subventions etatiques.
Enfin, le risque de bulle n’est pas loin. la crise financiere de janvier 2008 n'a pas epargne les energies renouvelables. Et meme si les marches sont porteurs, la demande est forte et la production prometteuse, les valeurs d’enjeux ne sont pas reproductibles pour toute societe verte.
Lire aussi :
_____________________________________________________________________________________________________________ 2- Bruxelles veut developper les biocarburants malgre les mises en garde des experts, Le Monde avec AFP, 21/01/08
Selon un rapport de la Chambre des communes britannique, les agrocarburants auraient un impact negatif sur l'environnement. Les experts d'outre-Manche considerent que "le soutien aux biocarburants a ete premature au regard des risques environnementaux importants associes aux technologies actuelles". "En profond desaccord" avec ces conclusions, le commissaire europeen a l'energie, Andris Piebalgs, a affirme, lundi 21 janvier, que le developpement des agrocarburants entrainait "des reductions significatives des emissions de gaz a effet de serre, en comparaison avec leur alternative, le petrole".
Pourtant, vendredi, trois jours avant la publication des resultats du rapport britannique, un document de travail emanant d'experts dependant de l'executif bruxellois insistait, lui aussi, sur les menaces pour l'environnement d'une extension des cultures utilisees pour fabriquer des carburants d'origine biologique. Ces specialistes preconisaient l'emploi des agrocarburants pour la production d'energie, plutot que pour les transports. Selon eux, les contribuables europeens devront debourser entre 35 et 65 milliards d'euros pour porter a 10 % a l'horizon 2020, comme le souhaite Bruxelles, la part des combustibles biologiques utilises pour les transports dans l'UE.
Trois facons de reduire les emissions de CO2
La Commission europeenne presentera mercredi une proposition de loi qui precisera quels biocarburants pourront etre pris en compte pour atteindre cet objectif. Le texte detaillera aussi les criteres environnementaux, pour eviter notamment de porter atteinte aux forets et terrains agricoles des pays en voie de developpement.
Pour motiver sa volonte de legiferer sur ces produits, la Commission a explique lundi que les agrocarburants avaient l'avantage de reduire la dependance de l'UE vis-a-vis des producteurs de petrole et de donner des opportunites nouvelles aux pays pauvres. Selon Bruxelles, il existe "seulement" trois facons de reduire les emissions nocives dans les transports : accorder une plus grande place aux modes de transport moins polluants comme le rail, promouvoir des vehicules moins emetteurs de CO2 et developper les biocarburants.
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3- Maree noire en Coree du Sud : le commandant du petrolier mis en examen, AFP, 21/01/07
Seoul (AFP) - 09h01 - Cinq personnes, dont le commandant d'un petrolier hongkongais a l'origine de la pollution, ont ete mis en examen a la suite de la maree noire qui a souille les cotes sud-ouest de la Coree du Sud debut decembre, a indique lundi la justice sud-coreenne.
Quelque 10.500 tonnes de brut s'etaient deversees en mer Jaune apres une collision survenue le 7 decembre au large de la cote ouest de la Coree du Sud entre une barge et un petrolier de 147.000 tonnes battant pavillon hongkongais.
Le commandant du petrolier appartenant a l'armateur hongkongais Hebei Shipping, celui de la barge et le patron d'un remorqueur ont ete mis en examen pour negligence et non-respect de la legislation sur l'environnement.
Selon des organisations de defense de l'environnement, la maree noire a "ravage" l'ecosysteme et le retour a un ecosysteme normal prendra "des dizaines voire des centaines d'annees".
Trois personnes vivant de la mer et ruinees par la maree noire, se sont suicidees.
L'etat de catastrophe naturelle a ete declare dans la region de Taean (sud-ouest) qui abrite des plages touristiques, un parc marin national et de nombreuses fermes aquacoles.
_____________________________________________________________________________________________________________ 4- Saint-Leu : Une nouvelle ville solaire, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 22/01/08
Le prochain conseil municipal de Saint-Leu doit enteriner la passation de convention avec l’Agence regionale de l’energie de la Reunion, qui propose aux elus de la commune de franchir un nouveau cap en adherant au projet “Saint-Leu, ville solaire”.
La commune, membre de droit a l’Arer (Agence regionale de l’energie a la Reunion), a mis en place une politique energetique durable sur son territoire. L’objectif de la nouvelle convention consiste a “affirmer et a consolider le partenariat entre la collectivite et l’Arer”. Mais elle visera surtout a passer du stade de reflexion au stade operationnel en terme d’amenagement. L’implantation de chauffe-eau solaires sera ainsi rendue obligatoire sur les constructions neuves et en rehabilitation. Une autre mesure phare devrait permettre une estimation du potentiel photovoltaique sur l’ensemble des toitures du territoire de la commune. “Une communication efficace s’averera necessaire. De plus, une identification de deux sites communaux de 30 kilowatts ainsi que l’integration architecturale d’un generateur sur le toit de la mairie seront etudiees”, explique-t-on du cote de la mairie. Le developpement de produits innovants en terme d’integration architecturale de stockage d’electricite, des eclairages de types “diodes”. Dans le cadre du projet, avec 100 % de chauffe-eau solaire, un eclairage autonome et performant, et des conseils sur l’electromenager, l’operation pilote “le Plate, village solaire” passera au stade operationnel dans le courant de l’annee.
Mega centrale
La ville devrait mettre en place des outils pedagogiques pour mener des operations de sensibilisation dans les ecoles communales effectuees par des mediateurs TCO. Un gestionnaire proposera de nouvelles actions en matiere de transports propres (renouvellement du parc communal) et de gestion de l’eau (detection de fuites sur le reseau d’eau potable). La cotisation de la commune pour etre membre de droit pour l’annee 2008 est de 38 000 euros. En outre, le montant global du projet “le Plate, ville solaire” s’eleve a 1 300 000 euros. Il est demande au conseil municipal de valider la participation communale, qui s’eleve a 60 000 euros, soit 4 % du montant global. Le conseil municipal du Port avait adopte en septembre dernier, le projet “Le Port, ville solaire”, dont l’axe central est la creation d’une mega centrale solaire urbaine. La commune, associee a l’Arer, compte profiter de son excellent taux d’ensoleillement pour promouvoir cette alternative aux energies fossiles, largement utilisees dans les centrales thermiques installees sur son territoire. Les elus portois avaient marque leur attachement aux solutions alternatives a l’utilisation des energies fossiles. La realisation d’une mega centrale urbaine repose sur une repartition eclatee sur les toitures des habitations et sur celles des zones industrielles de la cite portuaire. Cette centrale est une des applications possibles du Prerure (Plan regional des energies renouvelables et de l’utilisation rationnelle de l’energie), mis en œuvre a l’initiative de la Region, et qui a pour vocation de permettre a notre ile de tendre vers l’autonomie energetique a l’horizon 2025.
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5- Energies renouvelables. EDF investit 266 millions d'euros dans l'eolien, La Tribune, 23/01/08
La filiale energies nouvelles de l'electricien va construire et exploiter six sites pour une puissance totale de 197 megawatts.
EDF Energies Nouvelles va investir 266 millions d'euros dans six parcs eoliens d'une puissance totale de 197 megawatts (MW), indique l'entreprise ce mercredi 23 janvier.
Cette filiale a 50% d'EDF va construire et exploiter six parcs eoliens. L'un se trouve a Castanet-Le-Haut (Herault) pour 11,5 MW. Il entrera en service au dernier trimestre 2008. Le deuxieme, a Luc-sur-Orbieu (Aude), developpera 12 MW et sera mis en service en novembre 2008. Un autre sera installe a Salles-Curan (Aveyron) pour 60 MW. Les trois autres sites, Villeseque (Aude, 50,6 MW), Chemin d'Ablis (Eure-et-Loire, 52 MW) et Fiennes (Pas-de-Calais, 11,5 MW), doivent entrer en service d'ici 2009.
Ces investissements representent 266 millions d'euros, soit le "plus important financement de portefeuille eolien" realise par EDF EN en France, a estime lundi le cabinet Linklaters, conseil dans l'operation.
Cree en 1990, EDF EN souhaite detenir 3.000 MW fin 2011, y compris eoliens. Au 30 juin 2007, la societe disposait d'une capacite installee de 1.188 MW dans le monde.
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6- Automobile : nouvelles propositions en faveur des biocarburants, Challenge, 23/01/08
La Commission europeenne a adopte ce mercredi un ensemble de mesures faisant suite aux engagements pris par le Conseil europeen de lutter contre le changement climatique et de favoriser les sources d'energie renouvelables. Ces mesures mentionnent notamment un objectif minimal a atteindre d'ici a 2020 dans le secteur des transports, a savoir une part de 10% de biocarburants dans la consommation a l'echelon de l'Union Europeenne. Ce pourcentage est le meme pour tous les Etats membres.
_____________________________________________________________________________________________________________ 7- S’assurer bon marche en protegeant Paris, Toogezer, 23/01/08
Si vous habitez Paris, si vous roulez moins de 9 000 km/an avec une voiture peu polluante et que vous utilisez transports en commun et Velib’, vos efforts vont etre recompenses. « Je m’assure a Paris », le nouveau contrat de La Parisienne Assurances, filiale du groupe Protegys, vous permet de payer votre assurance… en fonction de votre pollution. Cette assurance eco-responsable reduit les primes en fonction du niveau d’emission de CO2 de votre voiture (selon la classe energetique) et du nombre de kilometres parcourus chaque annee, avec des tarifs a partir de 9 euros/mois (en Smart). L’assurance inclut aussi 50 euros /an de transports en commun, l’abonnement au Velib (29 euros), ainsi que l’assurance personnelle et responsabilite civile en tant que cycliste (qui peut etre souscrite seule). Non-pollueur, non-payeur : un principe qui assure !
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_____________________________________________________________________________________________________________ 8- Pollution. Le mal des transports, Le Nouvel Observateur, 24/01/08
J.I., Sciences et Avenir.com
Les experts du Centre international de recherche sur le climat et l’environnement (CICERO) ont passe au crible les differents moyens de transport pour evaluer leurs effets sur le rechauffement climatique. Bilan : bon point pour le bateau et le train et bonnet d’ane pour la voiture.
L’etude, intitulee "forcage climatique du secteur des transports» est la premiere analyse evaluant les effets de l'ensemble du secteur des transports, a l'echelle mondiale, sur le climat. Les chercheurs ont divise ce domaine en quatre categories : le transport routier, aerien, ferroviaire, et les transports maritimes. L’atmosphere terrestre absorbe de la chaleur et en emet. Pour evaluer le poids d’un facteur sur la modification de ces entrees et sorties de chaleur, les scientifiques utilisent la notion de forcage radiatif. Il est exprime en watt par metre carre (W/m2). Les experts du CICERO ont ainsi quantifie le forcage radiatif (FR) de chacun des modes de transport.
L'etude qui a ete publiee dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) conclut que, depuis le developpement industriel, 15% du FR cause par les emissions anthropiques de CO2 proviennent du secteur des transports. le trafic routier est a lui seul responsable des deux tiers des rejets de carbone imputables aux moyens de deplacement. Pour les bateaux la situation est plus compliquee : jusqu'a aujourd'hui, le transport maritime a eu un effet de refroidissement sur le climat. En effet, les bateaux rejettent de grande quantite de dioxyde de soufre (SO2) et d’oxydes d’azote (Nox), ces deux gaz ont tendance a former des nuages bas et les particules de sulfates reflechissent la lumiere du soleil ce qui contribue a faire baisser les temperatures. Malheureusement, en contrepartie, le SO2 est responsable des pluies acides. De plus, leur courte duree de vie en comparaison du CO2 fait qu’a long terme les bateaux contribuent egalement au rechauffement.
A la suite du transport routier, l'aviation est le deuxieme plus grand contributeur de gaz a effet de serre. Toutefois, la contribution historique des emissions de l'aviation au rechauffement de la planete est encore faible mais en constante augmentation. A l’inverse, l’impact du rail est lui negligeable compare aux voitures et aux avions, d'ou l'interet de developper ce mode de transport.
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9- Les nanocombustibles : un futur vecteur de l'energie ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
Une equipe de recherche a l'universite Queen Mary de Londres souhaite determiner si les nanocombustibles peuvent devenir des vecteurs energetiques viables dans le futur. Ce programme dirige par le Dr Dongsheng Wen et soutenu par Shell Research etudie la combustion de nanoparticules metalliques comme le silicium, l'aluminium et le fer. Ces elements sont particulierement interessants et peuvent etre consideres comme renouvelables
puisqu'ils sont abondamment presents sur Terre. L'equipe de recherche examine actuellement la combustion de ces nanocombustibles mouilles avec un combustible plus conventionnel comme le gazole. Suivant les resultats, ils evalueront ensuite la combustion des particules seules dites seches.
Le principe de combustion de ces nanoparticules est relativement simple : c'est une reaction d'oxydation qui intervient entre l'oxygene et le metal.
La chaleur generee par cette ...
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10- Fabriquer de l'hydrogene a partir des dechets generes lors de la fabrication du biogazole, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
Des scientifiques de l'Universite de Leeds auraient une solution aux problemes lies a la fabrication en grandes quantites de produits a faible valeur ajoutee lors de la synthese du biogazole. L'equipe du Docteur Valerie Dupont a en effet developpe un processus chimique qui permet de recycler le glycerol en un gaz riche en hydrogene. Ces recherches ont ete financees a hauteur de 270.000 livres (environ 378.000 euros) par le EPSRC (Engineering and Physical Science Research Council). Les partenaires industriels sont Johnson Matthey et D1-Oils.
Le biogazole est une alternative renouvelable susceptible de repondre a court terme a la diminution des ressources en petrole. Cependant, avec les procedes actuels, pour chaque molecule de biogazole produite, une molecule de glycerol l'est egalement. Ceci pose des problemes economiques et environnementaux majeurs lies au stockage du glycerol.
Le nouveau processus developpe a l'Universite de Leeds vise a valoriser ces reserves en glycerol. En melangeant a temperature et pression controlees le glycerol avec de la vapeur d'eau, on obtient de l'hydrogene, de l'eau ainsi que du dioxyde de carbone. Un filtre special permet de separer ces elements et d'obtenir de l'hydrogene pur.
Ce procede est une solution ecologiquement interessante etant donne que le CO2 genere ne provient pas de la combustion des reserves fossiles. Son bilan carbone tend donc vers un bilan carbone proche de la neutralite Il represente surtout un enjeu economique majeur qui pourrait contribuer aux besoins croissants aussi bien en hydrogene qu'en biogazole. Il semble parfaitement maitrise par l'equipe du Dr Dupont et pourrait etre transpose tres bientot a une echelle industrielle.
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11- Des eoliennes offshores pour alimenter tous les foyers britanniques en 2020 ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
John Hutton, le ministre de l'industrie, a annonce que le Royaume-Uni souhaitait mettre en place un ensemble de mesures pour developper l'eolien offshore : cette technologie permettrait de renforcer l'independance energetique du Royaume-Uni avec une source non emettrice en carbone qui est de ce fait respectueuse de l'environnement.
D'ici 2020, le gouvernement voudrait produire 33 GW a partir de ses parcs offshores, soit environ 20% de l'electricite britannique. Une telle production serait suffisante pour alimenter en electricite tous les foyers du Royaume-Uni. Pour atteindre cet objectif, environ 7.000 eoliennes devront etre installees ce qui provoquerait un changement considerable au niveau du paysage des cotes britanniques. Jusqu'a present, seulement 8 GW d'eoliennes offshores etaient en projet pour 2014.
Le Royaume-Uni compte sans conteste des ressources en vent parmi les ...
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12- Un programme pour l'energie marine, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
L'Institut pour les Technologies de l'Energie (ETI) invite des organisations britanniques ou internationales a les rejoindre pour contribuer au developpement d'un certain nombre de projets dans le domaine de l'energie marine. Les deux domaines d'investigations souhaites sont l'energie des vagues et celles des courants marins.
Le Royaume-Uni est un leader international dans ce domaine. D'ici 2020, 2GW d'electricite pourrait provenir de l'energie marine. Le souhait de l'ETI est d'accelerer encore ce developpement grace a la contribution conjointe de nouvelles entreprises et de nouveaux groupes de recherche. Le partenariat entre public et prive est deja organise et un certain nombre d'entreprises y participe comme EDF energy, E. ON, Rolls-Royce, BP et Shell. L'objectif de l'ETI est d'avoir au total 11 contributeurs prives qui investiraient 5 millions de livres (soit environ 7 millions d'euros) chaque annee pendant 10 ans.
Les domaines d'etudes que l'ETI souhaite approfondir sont principalement le design et la possibilite de diffusion des installations ainsi que des tests sur prototypes. Des etudes sur les impacts ecologiques de ces technologies sont prevues. Les recherches auront pour objectif principal de reduire les couts de production d'electricite afin de rendre l'energie marine
competitive.
Pour exprimer son interet a la participation a ce projet, les candidatures sont attendues avant le 19 fevrier 2008. Pour plus de renseignements : <http://www.energytechnologies.co.uk>
Sources :
<http://www.energytechnologies.co.uk/assets/files/ETI_Marine_Information_Pack.pdf>
_____________________________________________________________________________________________________________ 13- Erika : Total fait appel d'un jugement qu'il estime "injustifie", AFP, 25/01/08
Paris (AFP) - 19h08 - Total a decide de faire appel de sa condamnation dans le naufrage de l'Erika, un jugement "injustifie" selon le groupe petrolier qui s'est aussi dit pret a indemniser "immediatement" les victimes a condition d'un renoncement au second proces qui s'annonce.
Apres le jugement rendu le 16 janvier par le tribunal correctionnel de Paris, "Total decide de faire appel d'une decision de justice qu'il estime injustifiee et allant a l'encontre du but recherche: ameliorer la securite dans le transport maritime", a annonce le groupe vendredi dans un communique.
"Il est reproche a Total d'avoir provoque le naufrage en commettant une faute d'imprudence dans la selection du navire, alors que Total a ete trompe par des certificats qui ne correspondaient pas a la realite de l'etat gravement degrade de la structure du navire", ajoute le groupe, soulignant que ce n'est "ni son role, ni son metier" de se substituer aux societes de controle et de classification.
Outre l'amende maximale de 375.000 euros, Total a ete condamne a verser 192 millions d'euros de dommages et interets, solidairement avec le proprietaire, le gestionnaire et la societe de classification de l'Erika, qui avait sombre dans le Golfe de Gascogne le 12 decembre 1999.
Le groupe s'est dit vendredi pret a verser les indemnites "immediatement et de maniere irrevocable aux victimes de la pollution" qui choisiront de se desister de leur constitution de partie civile et de ne plus rien reclamer en appel.
"A tous ceux qui sont d'accord, on va donner les montants estimes par le tribunal en contrepartie d'un desistement", a explique a l'AFP Me Daniel Soulez-Lariviere, avocat de Total. "On ne peut accepter d'etre condamne ni au penal, ni au civil", a-t-il ajoute.
"Une organisation est mise en place pour que les paiements soient immediats et definitifs quel que soit le resultat de l'appel", poursuit le communique du groupe, rappelant qu'il a deja depense 200 millions d'euros pour participer au nettoyage des cotes et pomper le fioul reste dans les cuves de l'Erika apres le naufrage.
Associations ecologiques, pecheurs, mareyeurs, collectivites locales, hoteliers: une centaine de personnes physiques ou morales sollicitait des reparations financieres au proces qui s'est tenu de fevrier a juin 2007. Les parties civiles ont finalement obtenu 20% du milliard d'euros reclame.
Mais au lendemain du jugement, alors que Total etudiait la meilleure strategie a adopter, une source proche du dossier avait estime qu'en appel "s'il perd encore, Total pourrait se retrouver avec 400 millions d'euros de dommages et interets".
En effet, le jugement de premiere instance a reconnu pour la premiere fois le prejudice ecologique, ce dont ont profite la Ligue pour la protection des oiseaux et le departement du Morbihan parce qu'il gerait des espaces naturels aux contours precisement etablis.
Desormais les conseils regionaux concernes par le deversement de 20.000 tonnes de fioul lourd ultra-polluant sur 400 km du littoral Altantique pourront presenter des dossiers montrant qu'elles gerent aussi ce type d'espaces sensibles, et ont donc droit a des indemnites pour atteintes a l'environnement.
Dans un entretien publie vendredi soir sur le site de Ouest France, le directeur general Christophe de Margerie a declare avoir fait appel "par devoir de chef d'entreprise". Selon lui, ce jugement "s'en prend a la poche profonde du groupe qui fait des benefices" (12,6 milliards d'euros en 2006).
_____________________________________________________________________________________________________________ 14- Les fabricants automobiles bientot attaques en justice pour leurs emissions de CO2 ?, Mescoursespourlaplanete, 25/01/08
C’est une grande premiere en France : des constructeurs automobiles sont attaques en justice et vont devoir rendre des comptes sur leur contribution au rechauffement climatique et a ses consequences negatives pour les humains, rapporte la Revue Durable. La canicule meurtriere de l’ete 2003 est l’evenement qui a declenche ces demarches judiciaires. Sherpa, une association de juristes specialisee dans les procedures a l’encontre des multinationales, est a l’origine de cette action, comme l’explique son responsable Yann Queinnec : « les entreprises automobiles vont-elles longtemps continuer a afficher un tel ecart entre leurs engagements ethiques et leurs actions, a signer des accords volontaires de reduction de leurs emissions qu’elles ne respectent jamais, a produire et a mettre en avant commercialement les vehicules les plus emetteurs de dioxyde de carbone (CO2) de leurs gammes, a reporter la mise sur le marche de technologies plus « propres », et cela en toute connaissance des effets environnementaux et sanitaires induits ? »
Des precedents existent a l’etranger : ainsi l’organisation GermanWatch s’est-elle attaquee a Volkswagen accusee de manquer de transparence dans les informations sur la consommation de ses modeles et de concentrer tous ses efforts commerciaux sur ses gammes de voitures moyennes et luxes - particulierement nocives pour le climat. Le modele Touareg a ainsi ete laureat du prix Tuvalu du dereglement climatique en 2006. Plus fort encore : au Japon, les constructeurs automobiles ont accepte en 2007 d’indemniser les plaignants - des citoyens s’estimant victimes de la pollution de l’air des villes, soit au total 7,4 millions d’euros a repartir entre 520 individus. En France, la situation est differente puisque l’association Sherpa ne sait pas encore si elle optera pour le penal (demande de sanction pour violation de l’ordre public) ou le civil (demande de reparation via une indemnisation). Avant cela, ses avocats doivent preparer le dossier avec des experts afin d’evaluer la part de l’automobile dans le rechauffement scientifique et donc son role dans la catastrophe de 2003.
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15- Vent en poupe pour l'eolien en 2007, BE Etats-Unis n°108, 25/01/08
Apres un saut de 26% en 2006, le parc eolien a encore connu aux Etats-Unis une croissance record avec une augmentation de la capacite installee de pres de 45% selon le rapport de l'American Wind Energy Association.
3188 turbines totalisant 5288 megawatts ont ete installees l'an dernier, dont 60% au dernier trimestre. Le parc eolien representait fin 2007 une puissance installee de 16,8 gigawatts. 3506 MW etaient en cours de construction a cette date.
Le Texas s'installe solidement en tete en termes de puissance installee (4356 MW), de nouvelles capacites en 2007 (1218 MW) et de nouveaux projets (1486 MW). La Californie, avec 2439 MW installes est largement distancee, une situation qui risque de s'accuser : seuls 63 MW nouveaux ont ete ajoutes au parc Californien en 2007 et seuls 45 MW sont actuellement en cours de construction. Les Etats les plus dynamiques en termes de construction ...
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FNH 216- Tous les acteurs du batiment se preparent a relever le defi de la performance energetique, Actu-Environnement, 25/01/08
F. Roussel
Au regard des objectifs fixes par la France et l’Europe, les efforts a fournir pour aller vers un batiment sobre en carbone sont consequents. Conscients de l’ampleur de la tache, les acteurs reflechissent, calculent et testent des solutions.
Devoilees il y a quelques jours, les ambitions de l’Union europeenne pour reduire les emissions de gaz a effet de serre sont claires et tous les secteurs economiques sont invites a faire des efforts. A travers le marche du carbone, l’industrie devra reduire de 21% ses emissions entre 2005 et 2020. Les Etats membres doivent aussi tout mettre en œuvre pour reduire de 10% les emissions issues des transports, du batiment, de l’agriculture et du traitement des dechets. Au nom des principes de « partage de l’effort » et de « solidarite entre les etats membres », la France se voit attribuer un objectif superieur a la moyenne a savoir une reduction de 14%.
Pour y parvenir, le pays mise notamment sur le secteur du batiment qui selon Christian Jacob, president de la delegation a l’amenagement et au developpement durable du territoire, constitue un secteur majeur en termes de consommation d’energie et d’emissions de GES et devient ainsi le premier levier d’action. A l’occasion d’une table ronde sur le sujet, le president de la delegation a souhaite rappeler que la France compte 30 millions de logements dont 20 millions construits avant 1975 [date de la premiere reglementation thermique] ce qui demontre l’ampleur des efforts a realiser en renovation mais egalement dans le neuf.
Cette orientation adoptee a l’occasion des debats du Grenelle de l’environnement, doit etre aujourd’hui traduite en action. Pour Michele Pappalardo, ancienne presidente de l’ADEME et desormais Commissaire generale au developpement durable, l’objectif est d’avoir un batiment plus efficace en energie fossile en travaillant sur la construction, la renovation et l’urbanisme. Toutefois pour la Commissaire il faut voir plus loin : on assiste a une augmentation des inegalites liees a l’augmentation des prix du chauffage, il y a donc des raisons economiques, environnementales mais egalement sociales a renover notre parc de logement. Cette position est partagee par Andre Yche, president du directoire de la Societe Nationale Immobiliere (SNI), premier bailleur social : cette renovation est l’occasion de travailler sur l’adaptation aux personnes agees et sur l’acces des jeunes actifs a la propriete. Le president preconise par consequent une strategie globale.
Celle-ci pourrait voir le jour a travers la loi d’orientation qui decoulera du Grenelle de l’environnement. Rappelons qu’a l’issue des debats, plusieurs objectifs ont ete fixes : aboutir d’ici a 2020 a la generalisation des batiments a energie positive et renover 400.000 logements par an. Les reflexions sur les moyens d’atteindre ces objectifs sont en cours. Le comite de pilotage dedie aux batiments existants a deja rendu son rapport dans lequel il propose tout une serie d’outils afin d’inciter les proprietaires a faire des travaux. Philippe Pelletier, president du conseil d’administration de l’ANAH* et rapporteur du comite a rappele que la methode choisie est d’aider puis de contrainte car se sont beaucoup de petits proprietaires. Mais il faudra aussi mesurer la performance energetique et garantir l’efficacite des travaux, a-t-il ajoute.
Du cote des bailleurs sociaux, les reflexions sont egalement bien avancees. La Societe Nationale Immobiliere proprietaire de 270.000 logements sociaux a prevu, d’ici 2020, de diminuer de 30% la consommation moyenne de son parc dont 20% en renovant et 10% en substituant des vieux logements par du neuf. En parallele, la societe prevoit de developper les energies renouvelables pour qu’elles fournissent 10% des besoins energetiques du parc. Nous pensons que ces objectifs sont atteignables et nous prevoyons d’investir 500 millions d’euros dans la renovation et 180 millions dans le neuf au cours des 15 prochaines annees, a assure Andre Yche. La SNI estime que pour abaisser la consommation de son parc a 150 kwh/m2/an comme prevu, elle devra investir 8.000 euros par logement. 4.000 euros par logement peuvent etre deployes des maintenant. Pour completer, la SNI aimerait beneficier de l’economie carbone. Elle travaille actuellement avec l’energeticien francais EDF pour beneficier du mecanisme de Certificats d’Economie d’Energie (CEE). Pour chaque kwh economise, la SNI pourrait ainsi obtenir des CEE qu’elle revendrait a l’energeticien.
Les constructeurs prives se lancent egalement dans la recherche du futur batiment peu consommateur. Par exemple Bouygues Immobilier a cree une equipe multidisciplinaire pour imaginer et construire « le batiment de demain ». Ce batiment a energie positive qui devrait voir le jour a Meudon dans deux ans presente un surcout de construction de 15% mais le surcout total sur le prix de l’immeuble atteint quant a lui 5%. La societe de construction prevoit deja d’y installer des collaborateurs pour les sensibiliser a la performance energetique car au final, les besoins energetiques de ce batiment seront totalement couverts par une installation solaire de 5.400 m2 et une chaufferie alimentee en bois et en huile vegetale. Eric Mazoyer, directeur general delegue de Bouygues Immobilier est enthousiaste mais il reconnait que ce n’est pas donne a tous les constructeurs : ce batiment est un bijou de technologie pour reguler tous les flux energetiques [et] cette technologie necessite une formation specifique que les acteurs du batiment n’ont pas.
Ces experiences demonstratives, les collectivites locales esperent bien les multiplier. Philippe Chanal, Directeur general adjoint de la communaute d’agglomerations de Chalons-en-Champagne, appellent les echelons communaux et inter-communaux a trouver leur place en etant exemplaires et innovants et en partageant leurs experiences.
*Agence Nationale de l’Habitat
_____________________________________________________________________________________________________________ 17- La consolidation des biocarburants en Europe, un bon plan pour l'ethanol bresilien, AFP, 26/01/08
Brasilia (AFP) - 14h28 - Le Bresil, premier producteur mondial d'ethanol de canne a sucre, doit se preparer aux perspectives de consolidation du marche europeen des biocarburants ouvertes par le plan energetique contre le changement climatique de la Commission europeenne annonce cette semaine.
L'industrie de l'ethanol bresilienne se frottait deja les mains a la perspective de ce plan prevoyant que dans le domaine des transports, les biocarburants (ethanol, biodiesel) devront, en 2020, composer 10% du carburant total englouti par les vehicules des Europeens.
"Nous le (ce plan) jugeons tres positif car cela va permettre le developpement et la consolidation du marche europeen des biocombustibles", a declare a l'AFP l'assesseur international de l'Union de l'Industrie de la canne a sucre de Sao Paulo (Unica), Geraldine Kutas.
Egalement premier exportateur mondial, le Bresil voit dans ce plan energetique "davantage une perspective qu'une opportunite reelle car le probleme auquel est confronte l'ethanol bresilien en Europe reste les tarifs eleves qui lui sont appliques (60% au-dessus de son prix), une question qui n'est pas souvelee dans le plan", souligne toutefois Geraldine Kutas.
Les Etats-Unis et le Bresil comptent a eux deux pour 70% de la production mondiale d'ethanol. Au Bresil plus de 80% des autos neuves fonctionnent indistinctement a l'ethanol ou a l'essence mais a laquelle sont incorpores 25% d'ethanol.
En 2007, le Bresil a approvisionne le marche europeen de quelque 800 millions de litres d'ethanol soit 30% de la consommation europeenne, selon Unica.
Et le secteur calcule que le plan europeen pourrait se traduire en une demande evaluee a un maximum de 21, 5 milliards de litres d'ethanol par an, soit un peu plus de ce que le Bresil aujourd'hui produit, consomme (16,7 milliards de litres) et exporte (3,4 milliards de litres).
"L'industrie bresilienne est suffisamment engagee en terme d'investissements pour repondre a la demande interne qui a augmente de 3,7 milliards de litres en 2007 pour atteindre les 16,7 milliards" a declare a l'AFP le patron du cabinet de consultants Datagro, Plinio Nastari qui souligne que "les opportunites d'exportations, si elles surgissent, obligeraient le Bresil a se tenir pret, a s'engager a des provisions et des contrats de moyens et long termes, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui".
Toutefois compte tenu de la rapide croissance du secteur, le consultant reconnait que de telles provisions pourraient etre realisees a plus ou moins breve echeance.
Sachant, en outre, que la dimension sociale de cette culture etait une question sensible aux yeux des Europeens, l'industrie bresilienne a deja diminue de 60% la coupe de la canne a sucre qui s'effectuait a la main, d'autant que la justice de Sao Paulo enquete sur 19 cas de deces, depuis 2005, peut-etre dus a l'epuisement.
_____________________________________________________________________________________________________________ 18- La sobriete ecologique a portee de clic, Mescoursespourlaplanete, 26/01/08
Baptise Ecobutton, ce tout nouvel objet promotionnel, que les entreprises engagees peuvent offrir a leurs clients ou partenaires, se presente sous la forme d’un bouton poussoir, qui se branche sur le port USB de votre PC : une simple pression sur le bouton met l’ordinateur de l’utilisateur dans un « ecomode » special qui economise davantage d’energie que le mode « veille » normal, en consommant, selon le fabricant, la meme quantite d’electricite que lorsque l’ordinateur est eteint mais branche. Ideal pendant les pauses-dejeuners, les reunions ou les conversations telephoniques… tout ce qui justifie generalement le mode veille. Et quand l’utilisateur revient a son ordinateur, une fenetre speciale lui indique les quantites de CO2 et d’argent economisees, de maniere instantanee et cumulee, avec en prime un logo du sponsor renvoyant directement a son site Internet.
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19- Un velo-moto electrique pour rouler vite et propre, Le Monde, 26/01/08
Michel Alberganti
Un velo qui roule presque aussi vite qu'un scooter de 50 cm3 et qui coute aussi cher qu'un 125 cm3 ? Il faut oser. C'est justement la specialite de Matra. "La vitesse des velos a assistance electrique, tel notre Tidal Force, est limitee a 25 km/h. Ce n'est pas suffisant pour effectuer 20 kilometres dans la journee, soit un trajet entre la grande couronne et Paris", explique Jacques Bonneville, directeur general adjoint de Matra Manufacturing & Services. Des le mois de juin, l'entreprise lancera donc son "deux-roues hybride humain/electrique" : le MS1, qui affiche une autonomie de 30 a 100 km suivant l'usage, et un temps de recharge complete de 6 heures.
L'engin ressemble a un velo dote d'un cadre renforce et de grandes roues de VTT... Mais, contrairement au velo Tidal Force, il dispose d'une vitesse maximale de 45 km/h en mode purement electrique. Matra compte lui donner un surcroit de modernite en lui adjoignant, d'ici quelques annees, des fonctions de communication. Grace a l'electricite disponible, le tableau de bord, deja dote d'un ecran a cristaux liquides, integrera une station d'accueil de telephone mobile, voire directement une carte SIM.
Les acheteurs potentiels ? Peut-etre les parents, qui refusent un scooter a leurs enfants par crainte des accidents. "L'image du velo est plus rassurante, moins agressive", note M. Bonneville, qui precise qu'un casque special est en cours de conception. Son port sur le MS1, utilisable des 14 ans, sera indispensable.
L'engin, qui rappelle le fameux Solex, sera classe dans la meme categorie lorsqu'il aura obtenu son homologation. Mais ses accelerations n'ont rien de comparable. Le moteur de 1 kW integre au moyeu arriere delivrant son couple maximal des 100 tours par minute, plus question de pedaler pour demarrer. Ni d'etre obsede par la panne "seche", le defaut qui handicape les scooters electriques. Le MS1, en effet, offre une autonomie nettement superieure aux usages vises. Et son poids, limite a 40 kg, rend possible le pedalage de depannage. Si ce "velo-moto" dispose de veritables atouts, il lui faudra convaincre les citadins d'investir 3 500 euros dans son acquisition. Un prix qui, souligne Matra, integre le cout du carburant, ce qui permet d'esperer son amortissement en trois ans.
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20- Erika : mecontentes de Total, des parties civiles commencent a faire appel, AFP, 27/01/08
Nantes (AFP) - 15h38 - Des collectivites locales et des organisations ecologistes commencent a annoncer leur intention de faire appel du jugement intervenu dans l'affaire de l'Erika, mecontentes de l'appel decide par Total et de sa proposition d'indemniser les parties civiles qui se desisteraient.
Total a en effet decide de faire appel vendredi du jugement qui l'a condamne a 375.000 euros d'amende et solidairement a 192 millions d'euros de dommages et interets, et s'est dite par ailleurs prete a indemniser "immediatement" les victimes si celles-ci renoncaient a un second proces.
Greenpeace a annonce dimanche son intention de faire appel. "Apres le responsable mais pas coupable, Total invente le solvable mais pas responsable", a explique Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.
L'association, qui s'est vue accorder en premiere instance 30.000 euros d'indemnisation au titre du prejudice ecologique subi, a juge "scandaleux" l'attitude de Total et qualifie sa propre decision de "reponse du berger a la bergere".
La ligue de protection des oiseaux (LPO) a aussi enterine dimanche sa decision de faire appel du jugement du tribunal correctionnel de Paris. "A partir du moment ou Total s'est pourvu en appel, on est dans cet etat d'esprit. On considere que l'evaluation de 300.000 euros pour l'atteinte au vivant non commercial est sous-estimee", a indique a l'AFP le president de la Ligue Allain Bougrain-Dubourg.
Une source proche du dossier avait recemment estime que l'appel pourrait couter cher a la compagnie petroliere: "S'il perd encore, Total pourrait se retrouver avec 400 millions de dommages et interets".
Un nouveau proces ouvre la possibilite pour des parties civiles, ecartees en premiere instance pour de simples questions techniques, de revenir avec des dossiers complets et pour des collectivites de renforcer leurs argumentaires en faveur de l'atteinte a l'environnement et beneficier ainsi d'indemnites.
Fortement touchee par la maree noire de l'Erika en decembre 1999, la region Pays-de-la-Loire a decide de faire appel aussitot rendue publique la decision de Total, qui pour elle est une "manoeuvre" destinee a "degager sa responsabilite penale". La region a obtenu 4,7 millions d'euros d'indemnites en premiere instance.
Autre collectivite a s'etre manifestee: la commune de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique) qui fait appel pour beneficier du "prejudice ecologique", selon Corinne Lepage, avocate de plusieurs communes parties civiles dans l'affaire de l'Erika.
Associations ecologiques, pecheurs, mareyeurs, collectivites locales, ou encore hoteliers: une centaine de personnes physiques ou morales ont sollicite des reparations financieres au proces qui s'est tenu de fevrier a juin 2007. Avec les 192 millions que la justice leur a accordes, les parties civiles ont finalement obtenu 20% du milliard d'euros reclame.
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21- Aerowatt a le vent en poupe dans l’ocean Indien, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 30/01/08
Bruno Graignic
Aerowatt, producteur independant d’energie eolienne en France et en outremer, multiplie les projets d’implantations dans l’ocean Indien. A La Reunion, il boucle l’extension de la ferme de la Perriere a Sainte-Suzanne et a deja plusieurs autres projets dans les cartons. Mais, la societe mise egalement enormement sur l’ile sœur. Explications.
’extension de la ferme eolienne de La Perriere a Sainte-Suzanne s’acheve dans quelques semaines a peine. Les pales qui tournent au vent se sont multipliees comme des petits pains ses derniers mois. Leur nombre, quatorze en 2006, va desormais atteindre les 37. La puissance va desormais fleureter avec les 10 MW (275 kW par eolienne). “C’est l’energie necessaire pour alimenter un peu moins d’une fois et demie la commune de Sainte-Suzanne”, explique Serge Borchiellini, charge d’affaires pour Aerowatt, societe francaise independante de production d’energie. Ce n’est pas le seul projet porte par cette entreprise a La Reunion, encore moins dans l’ocean Indien. En effet, depuis septembre dernier, Aerowatt a obtenu le permis de construire, delivre par le prefet, d’une nouvelle ferme eolienne au lieu-dit La Paix dans les hauts de Sainte-Marie. Neuf eoliennes d’une capacite totale de 2,475 MW qui permettraient d’alimenter 7 000 habitants en electricite. Mais, la societe est encore aujourd’hui en pourparlers avec le proprietaire des lieux et le demarrage des travaux depend de l’issue de cette negociation. Ils sont donc reportes sine die. En revanche, “le permis de construire d’une autre implantation, a la Riviere-de-l’Est, est en cours de traitement. Il s’agit d’un projet, d’un cout frisant les 7,5 millions d’euros (ndlr : une eolienne coute 500 000 euros) de 15 machines. La puissance de cette ferme depasserait les 4 MW”, poursuit Serge Borchiellini. Ce projet permettrait de fournir entre 15 000 et 20 000 personnes en electricite propre. Il ajoute : “Nous avons deux ou trois jolis projets sur l’ile mais le potentiel n’est pas extensible a outrance”.
Photovoltaique et eolien reunis
Pourtant, le nec plus ultra reste a venir. Il est encore dans une phase preparatoire, “tres en amont”. Il s’agit de batir la premiere ferme photovoltaique et eolienne de France. Le site choisi n’est autre que celui de La Perriere. Sur les 30 hectares laisses en bail a Areowatt et deja en partie occupe par les eoliennes, les investisseurs prevoient de faire cohabiter les deux systemes de production. “Il nous reste encore a definir les terrains les plus favorables pour y implanter les panneaux. On etudie la possibilite de recouvrir 3 hectares de surface photovoltaique, ce qui correspond a environ 3 MW de puissance electrique”, explique l’homme d’Aerowatt. Cela offre comme avantage d’optimiser au maximum le potentiel foncier, alors que ce dernier est une denree rare dans le departement. La societe, qui travaille avec BP Solar la-dessus, marque ainsi sa volonte d’investir le solaire. Elle a visiblement des envies d’expansion sectorielles mais aussi territoriales. Outre La Reunion, Aerowatt vise d’ailleurs le marche mauricien. “Nous avons pose les premiers jalons dans l’ile sœur”. Le premier projet devrait etre implante dans la region de Curepipe, dans les hauts plateaux et egaler la puissance de la ferme de Sainte-Suzanne. “Ces eoliennes pourraient tourner rapidement d’ici 2009”, avance Serge Borchiellini. A terme, Aerowatt souhaiterait investir dans ce pays entre 68 et 115 millions d’euros. Son parc devrait fournir 5 % de l’electricite dans les foyers mauriciens. Maurice compte d’ailleurs de serieux atouts pour permettre l’implantation de l’eolien. “Il y a du foncier disponible. Le relief est assez plat et les sites sont accessibles. Mais, il n’y a pas la-bas d’incitations fiscales comme a La Reunion”.
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22- En Dordogne, des poulets fermiers eleves au "micro-eolien", AFP, 30/01/08
Thenac (AFP) - 13h32 - Chez Francois de Conti, eleveur et viticulteur a Thenac, en Dordogne, les poulets fermiers sont eleves au bon grain mais aussi a l'energie "naturelle" grace a une "micro-eolienne" qui alimente l'eclairage, la regulation de temperature et la cloture anti-renards.
M. de Conti utilise depuis un an ce que France Eoliennes, societe specialisee sur le marche du "micro-eolien" a destination des particuliers et des PME, presente comme la "premiere eolienne agricole de France".
Les trois pales en fibre de verre tronent au sommet d'un mat de onze metres, offertes aux vents dominants d'ouest et du sud, a quelques encablures du vignoble "Chateau Belles-Filles" pres de Bergerac. Cette eolienne, le proprietaire en revait depuis la tempete de 1999 qui l'avait laisse sans electricite pendant trois semaines.
"Il suffit de quelques heures sans electricite pour perdre des centaines de poulets. Heureusement qu'il n'y en avait pas a ce moment-la, mais on s'est dit : "plus jamais ca !", explique celui qui eleve pres de 25.000 poulets par an.
L'exploitant s'est donc tourne vers le petit eolien pour disposer a tout moment d'un stock de secours, moins polluant qu'un groupe electrogene, mais aussi reduire sa facture d'electricite en utilisant sa propre energie.
Apres s'etre assuree aupres de Meteo France que la moyenne des vents etait suffisante pour faire tourner les pales, France Eoliennes a donc installe une machine de 2 Kilowatt qui alimente deux batiments a poulets pour la lumiere, la chaine d'alimentation en nourriture, la regulation de la temperature, la cloture anti-intrusion contre les renards ainsi qu'un petit congelateur.
D'une hauteur inferieure a 12 metres, elle n'a necessite aucune demande de permis de construire, precise M. de Conti.
Les batiments restent toutefois raccordes au reseau EDF, l'electricite traditionnelle prenant regulierement le relais de l'energie eolienne pour preserver en permanence un stock de secours.
Cote financier, l'investissement de 15.000 euros est, selon M. de Conti, facilement amortissable. D'abord en raison des economies sur la facture EDF, mais pas seulement: "L'eolienne est amortie des la premiere seconde d'une coupure de courant", affirme-t-il, chiffrant a "9.000 euros" l'eventuelle perte d'une "bande de poulets" en cas de coupure de courant.
L'exploitant perigourdin entend s'inscrire dans une demarche globale d'agriculture "responsable". Son exploitation, ajoute-t-il, est "ferme pilote" pour les Chambres d'agriculture de Dordogne, des Landes et du Lot-et-Garonne pour mesurer l'impact global de l'eolien sur une production agricole.
"Il faut arreter de parler, il faut agir. Je ne suis plus un consommateur, je suis un producteur d'energie, et cela change beaucoup de choses sur ma facon de consommer", assure-t-il.
France Eoliennes, depuis sa creation il y a deux ans, indique avoir commercialise "325 machines" de petit eolien en France, de 2 a 20 Kilowatts, selon Igor Ochmiansky, delegue Aquitaine de la societe.
Pour autant, precise-t-il, "nous refusons plus de machines que nous n'en installons". Cela pour ne pas decevoir les attentes: "Aujourd'hui, nous sommes dans la prehistoire de l'eolien. Si on se loupe, il n'y aura pas d'histoire."
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23- L'apprentissage des metiers de l'eolien a Charleville-Mezieres (Ardennes), TF1, journal de 20h, 30/01/08
Selon la commission europeenne, il faudrait que la France consomme plus de 20% d'energie renouvelable en 2020.
Suite a voir a : <http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3699291,00-apprentissage-metiers-eolien-charleville-mezieres-.html> _____________________________________________________________________________________________________________ Une publication
24- L’energie du vent, sous la direction de Philippe Rocher, ADEME / Cherche-Midi, decembre 2007
Pousse par la double contrainte du changement climatique, d’une part, et de la tension sur les ressources energetiques, d’autre part, le monde de l’energie amorce une mutation profonde. Des cours du petrole au prix du super a la pompe, nul n’ignore l’entree de notre gourmande civilisation dans une nouvelle ere : celle de la fin de l’energie bon marche. La maitrise des consommations devient une priorite, d’un point de vue economique, certes, mais surtout afin de limiter nos emissions de gaz a effet de serre, grands responsables du rechauffement de la planete. Parallelement, une utilisation accrue des energies renouvelables permet de limiter le recours aux energies fossiles, de securiser l’approvisionnement.
Quelques annees apres le Danemark, l’Allemagne et l’Espagne, la France se lance dans un ambitieux programme de developpement de l’energie eolienne. Pour cela, les pouvoirs publics ont mis en place un systeme incitatif, afin de susciter les investissements et de soutenir le demarrage d’une filiere industrielle.
Par voie de consequence, les eoliennes fleurissent dans nos campagnes, symboles incontournables d’une nouvelle epoque, où « energie renouvelable » semble la meilleure rime a « developpement durable ».
Mais ces grands moulins divisent les populations : certains y voient energie propre, voire grace et beaute, d’autres quelques symboles industriels inutiles qui obligent a rectifier les cartes postales.
Dans ce contexte passionne, il n’existe pas d’ouvrage grand public qui montre et explique l’eolien. « L’energie du vent » veut repondre aux multiples questions de ceux qui croisent la route de ces machines modernes : Pourquoi faut-il faire de l’eolien ? Est-ce que l’eolien est competitif ? Combien va-t-on installer d’eoliennes en France ? Pourquoi ne les installe-t-on pas toutes en mer ? Comment ca marche ? Comment cela s’installe ? Combien ca produit d’electricite ? Quels sont les impacts de l’eolien ? Qui sont les opposants et que leur reprochent-ils ? A qui appartiennent les eoliennes de nos campagnes ? De quels metiers ont besoin les eoliennes ?
Ref. : 6226 - Co-editeur : ADEME / Editions du Cherche-Midi, decembre 2007 - 25x28 - 160p., 35 euros.
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Une formation
25- Cetaces et marine marchande : formation du personnel navigant l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille, Souffleurs d’ecume, avant le 15 fevrier
Depuis 2000, des compagnies de navigation et des chercheurs travaillent dans un objectif commun : limiter les risques de collisions, frequentes en Mediterranee, entre grands cetaces et navires de commerces. Depuis 2005, et parmi une batterie d'applications, cette alliance a donne jour a une formation du personnel de quart (en activite ou en devenir) navigant en Mediterranee. Ce dispositif est gratuit et a lieu chaque annee a l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille.
D'autres thematiques ecologiques d'importance sont egalement developpees au cours de cette formation, et en particulier les impacts acoustiques de la navigation commerciale ou encore la problematique des emissions de gaz a effet de serre.
Cette annee, la formation a lieu le 14 mars prochain. Inscription avant le 15 fevrier.
Renseignements et inscriptions : <http://www.souffleursdecume.com/_pages/formation_collisions.html>
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Trois offres d'emploi
26- 4 ambassadeurs de tri et 2 chargés de mission/animateurs, SIVED, Ecoscience Provence et Souffleurs d'Ecume
1. Le SIVED (Syndicat Intercommunal pour l'Elimination et la Valorisation des Dechets dans le Centre Var) recrute 4 ambassadeurs de tri en Contrat d'Avenir dans le cadre du programme Eco-Insertion :
2. L'association Ecoscience Provence recherche un charge de mission / animateur (consommation durable dans le Var) en Service Civil Volontaire : http://www.ecoscienceprovence.com/doc_annexes/poste1.pdf
3. L'association Souffleurs d'Ecume recherche un charge de mission / animateur (impact et gestion des activites humaines vis a vis des cetaces de Mediterranee) en Service Civil Volontaire : <http://www.souffleursdecume.com/_autres/poste1.pdf> _____________________________________________________________________________________________________________ 30 January POUR LE DROIT DE PRODUIRE ET MANGER SANS OGM...Pour le droit de produire et manger sans OGM5 février: Mobilisation nationale pour le droit de produire et manger sans OGM Plusieurs collectifs d'associations* appellent à la mobilisation contre le projet de loi sur les OGM, qui va être soumis au Sénat le 5 février puis à l'Assemblée nationale en mars. Si la France a bien demandé un moratoire sur le maïs MON810 (clause de sauvegarde lui permettant de déroger à une directive européenne concernant un seul OGM sur un an), elle contredit cette résolution avec le projet de loi émis en décembre, dont l'enjeu est de taille. Celui-ci légaliserait la possibilité de coexistence entre cultures OGM et non OGM, et l'on sait combien la pollution transgénique est incontrôlable, diffuse et irréversible, risquant de remettre en cause la filière biologique et les labels de qualité. De plus, cette loi contraindrait l'agriculteur "contaminé" à en faire la preuve, toute la filière se déchargeant de la responsabilité de contamination sur le monde paysan. Les collectifs nous invitent donc, pour faire valoir aux sénateurs et parlementaires français notre droit de produire et manger sans OGM, à manifester le 5 février à Paris. Programme de la journée du 5 février: Et aussi:
* ATTAC, Les Amis de la Terre, Agir pour l'Environnement, Confédération paysanne, Greenpeace, Nature et Progrès, WWF, FRAPNA, Accueil Paysan, CORA, Syndicats d'AOC, LPO, Biocoop, Alliance pour la planète, FNAB, etc. Terre & Humanisme a rejoint le collectif anti-OGM 07 et soutient la mobilisation nationale.
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20 January OU va t ON ? la peur le faux débat...Un maïs enrichi en vitamine A est mis au point sans recours à la transgenèse LE MONDE | 18.01.08 La biotechnologie agricole ne se résume pas à la transgenèse. Dans celle-ci, on transfère d'une espèce à une autre un gène permettant d'améliorer un de ses caractères, formant ainsi un organisme génétiquement modifié (OGM). Mais il existe d'autres voies d'amélioration végétale : c'est ce qu'illustre une importante étude paraissant dans la revue Science du vendredi 18 janvier, qui expose une méthode de sélection d'un maïs présentant une proportion importante de provitamines A, des molécules capables de se transformer en vitamine A une fois ingérées. Une culture à grande échelle de ce maïs permettrait de lutter contre une maladie qui sévit dans les pays les plus pauvres : la xérophthalmie, cécité progressive favorisée par le manque dans l'organisme de vitamine A, qui affecterait 17 % à 30 % des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne. Le travail mené par Carlos Harjes, un généticien de l'université Cornell (Etats-Unis) basé aujourd'hui chez Monsanto, a consisté à appliquer une méthode qui se répand de plus en plus en recherche agronomique, la génétique d'association, promue par Edward Buckler, autre signataire de l'article. Le but est de trouver, au sein d'une espèce, les gènes codant des caractères intéressants, que l'on pourra ensuite transférer, par croisements classiques, à d'autres variétés de la même espèce. Dans le cas étudié, il s'agissait donc de trouver les gènes codant pour les précurseurs de la vitamine A, dont le plus efficient est le bêta carotène. Certaines lignées de maïs présentent un taux élevé de bêta carotène (66 microgrammes par gramme de graine), mais la majorité des variétés consommées dans le monde ont un taux beaucoup plus faible, de 0,5 à 1,5 microgramme. Comment expliquer cette variation de production de provitamine A ? Par le polymorphisme des gènes impliqués, c'est-à-dire par les variations mineures de la séquence d'ADN qui les compose. L'objectif premier des chercheurs a donc été d'identifier les formes particulières des gènes commandant une forte production de bêta carotène. Ils l'ont fait au moyen d'une série de tests génétiques et statistiques sur 288 lignées de la céréale. Au total, la zone précise du gène impliquée et les formes responsables ont été identifiées. Grâce à cette information, les chercheurs ont développé des outils d'identification (ou marqueurs) des formes du gène associées à une meilleure composition en provitamine A. Ces marqueurs vont permettre de rechercher facilement, dans l'ensemble des collections de maïs, les plantes qui présentent une forme favorable du gène et de transférer ensuite ces gènes par croisements classiques dans les variétés cultivées. "C'est une belle étude, commente Laurence Moreau, généticienne à l'Institut national de recherche agronomique (INRA). Elle démontre l'intérêt de la génétique d'association pour identifier des gènes d'intérêt au sein d'une espèce et définir des marqueurs facilitant leur utilisation en sélection." L'équipe rend disponibles les informations génétiques afin de permettre aux sélectionneurs de tous les pays de produire facilement et rapidement par "sélection assistée par marqueurs" des maïs ayant un fort contenu en vitamine A. La méthode présentée dans cet article vient donc rivaliser avec le "riz doré", mis au point par le chercheur suisse Igo Potrikus, qui vise aussi à augmenter la teneur en vitamine A de la céréale, mais au moyen de la transgenèse. M. Potrikus a indiqué, en décembre 2007, dans un entretien avec le site Internet gm-compas.org, que des tests du riz doré seront conduits en 2008. Mais, observent les auteurs de l'étude de Science, il existe "une acceptation limitée des OGM dans les pays en développement". Une part essentielle du succès tient à l'acceptation du nouvel aliment par les populations visées. Un maïs renforcé en vitamine A, mais non OGM, devrait être aisément adopté par les populations africaines, dont cette céréale constitue souvent une base de l'alimentation. Par ailleurs, ce succès de la génétique d'association devrait permettre d'élargir le débat sur l'avenir des biotechnologies agricoles. Hervé Kempf Article paru dans l'édition du Monde du 19.01.08. ****************************************************************************** Retrouvez Vendredi C'est Ecologie sur <http://cobionatsalernes.wordpress.com/> POLLUTION AU MERCURE: une urgence planétaire ! L'effet toxique du mercure sur la santé est connu depuis longtemps, notamment avec le cas maintes fois cité de la baie de Minamata au Japon où, dans les années 50, des centaines de personnes sont mortes après avoir mangé des poissons pollués au mercure. Mais ce n'est que tout récemment que la mise en place d'un traité international visant à réduire les concentrations en mercure dans l'environnement a été envisagée. Vers un traité international Du 12 au 17 novembre 2007, sous l'égide du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), s'est tenue à Bangkok une conférence internationale sur le mercure. Achim Steiner, directeur du PNUE, annonce alors que des mesures mondiales pour la réduction des rejets de mercure dans l'environnement s'imposent. Depuis la pollution de Minamata dans les années 1950, aucun accord n'avait été envisagé au niveau mondial pour limiter les rejets de mercure. Alors pourquoi cette brusque accélération ? Le constat est simple. Dans un document intitulé « Evaluation mondiale du mercure » datant de décembre 2002, le PNUE remarque que la pollution au mercure est principalement due aux rejets atmosphériques. La Chine est pointée du doigt : 70% de ses besoins énergétiques sont fournis par le charbon et utilisent le mercure dans son processus de fabrication. En pleine croissance, elle construit de plus en plus de centrales à charbon, les rejets atmosphériques en mercure augmentent donc en parallèle. Mode d'action du mercureDes avis partagés Thermomètres, baromètres, manomètres, amalgames dentaires, ampoules basse consommation, le mercure est partout. Outre le charbon, il est utilisé dans le processus de fabrication du PVC, dans la production de chlore ou d'extraction d'or et d'argent. La réduction des rejets de mercure dans l'environnement passe par son remplacement par des composés moins toxiques ou par l'utilisation de procédés industriels alternatifs. L'Union européenne, la Norvège, la Suisse, le Japon, le Brésil, les pays arabes et africains appellent à l'adoption prochaine d'une réglementation. Les pays africains sont particulièrement sensibles à l'impact des déchets mercurés sur la santé des populations, déchets qu'ils acceptent sur leur sol pour des raisons économiques. Ils attendent avec impatience qu'un traité incite au remplacement du mercure par des composés moins toxiques. Elena Lymberidi, chargée de campagne ZeroMercury au sein du Bureau européen de l'environnement, insiste : « Les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ne veulent pas de traité. » Beaucoup de thermomètres, baromètres sont fabriqués en Chine ou en Inde pour être exportés vers l'Europe et les pays en développement. Et la chargée de campagne de regretter : « L'Inde ne participait pas à la conférence de Bangkok et les Etats-Unis bloquent bon nombre de traités et de conventions relatives à l'environnement. » Pour aboutir à l'élimination des produits à base de mercure d'ici à 2020, le PNUE envisage soit le renforcement de la Convention de Stockholm*, soit la mise en place d'un nouveau traité. Rendez-vous est donc pris lors de la prochaine réunion du PNUE à l'automne 2008. * Convention de Stockholm : accord international signé en 2001 visant à interdire les polluants organiques persistants (les POP), particulièrement toxiques, se dégradant faiblement dans l'environnement et s'accumulant dans les organismes vivants. Un enjeu pour l'Europe Au niveau européen, la réglementation est en pleine évolution avec l'adoption en septembre 2007 d'une nouvelle directive (Directive 2007/51/EC) visant à éliminer certains instruments de mesure utilisant du mercure tels que les thermomètres d'appartement et les baromètres. Cette nouvelle directive devra être transposée dans chaque pays européen d'ici à avril 2009. La France, quant à elle, réglemente l'utilisation des thermomètres au mercure depuis déjà dix ans. Même si au niveau européen la volonté de bannir le mercure de l'environnement est réelle, la contamination est parfois plus difficile à contrôler : la pollution atmosphérique ne s'arrête pas aux frontières. Ainsi, dans un récent rapport du RIVM (Agence néerlandaise de l'environnement), J. Slootweg et al (2007)* constatent que les dépôts atmosphériques de mercure touchent 42 à 77% des écosystèmes européens. L'étude qui porte aussi sur le cadmium et le plomb, autres métaux lourds, montre que les pays de l'est et du nord de l'Europe (Suède, Finlande et pays Baltes) sont particulièrement exposés aux dépôts de mercure atmosphériques. La précédente étude datant de 2005, concluait que 50% de ces écosystèmes étaient touchés. La dégradation de la situation confirme donc l'urgente nécessité d'une réglementation au niveau mondial pour la réduction des émissions de mercure. * European Critical Loads of Cadmium, Lead, Mercury and their exceedances, Water Air Soil Pollution, Focus 7 : 371-37. Geneviève De Lacour http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=9023&id_mag=0 ________________________________ Bonjour, et une bonne année pour vous ! Je vous propose un article de fond ( 20000 signes) sur l’avenir du bio européen après le Grenelle de l’environnement, en replaçant le bio dans la perspective souhaitée par la commission européenne. Merci de le prendre en compte. Bien cordialement Guillaume Moricourt, auteur « d’ Agriculture et Santé » aux Editions Dangles http://guillaume.moricourt.ifrance.com/agricultureetsante Grenelle de l’environnement et Union Européenne : OU VA LE BIO ? En pleine mise en place du Grenelle de l’Environnement, le 12 juin 2007, le Conseil européen a décidé de réformer la réglementation du bio européen. Christine Lagarde, lors de son bref passage au ministère de l’Agriculture, a donné son accord au nom de la France, lorsque, dans un débat houleux, seules la Hongrie, l’Italie, la Belgique et la Grèce se sont prononcées contre cette réglementation qui doit commencer à s’appliquer en 2009, et qui impose au bio d’accepter, sans pouvoir se défendre, d’être contaminé par des OGM jusqu’à une hauteur de 0.9%. Comment autorise-t-on un OGM dans l'UE ? La procédure de décision mérite le détour. Dans un premier temps, on discute, dans des comités techniques de la commission européenne, autour du dossier d'habilitation remis par le semencier. Celui-ci doit prouver, par une belle documentation, qu'il a tout mis en œuvre pour certifier l'innocuité de son OGM. Au passage, remarquons que les institutions européennes n'ont pas les moyens de procéder sérieusement à des contre-expertises. On demande encore son avis à l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA - EFSA). Puis on vote. Avec une constance remarquable, on peut remarquer qu'il n’y a jamais de majorité qualifiée pour adopter l'OGM. Alors, on s'en remet au conseil des ministres, la plus haute instance de nos institutions démocratiques dans l'Union Européenne. Chaque Etat prend le soin de demander conseil à son propre organisme national (Commission du Génie Biomoléculaire, voire AFSSA en France). Même constance : on peut encore remarquer qu’il n'y a jamais de majorité qualifiée pour adopter l'OGM au conseil des ministres. Et dans une saine démocratie, on devrait en rester là, et ne pas autoriser l'OGM. Mais la démocratie européenne n'en est pas une. Dans le cas de non acceptation d’un OGM, c’est la commission qui décide en dernier ressort. Etrange pratique de démission, qui réserve une décision politique à un organisme technique non élu, alors que les élus des Etats Nations n’ont pas trouvé d’accord pour accepter l’OGM. Et, depuis cette procédure de 2001, tous les OGM ont été acceptés par la commission, en dernier ressort, au mépris du vote du conseil : le maïs Bt11 de Syngenta a été autorisé par la commission en mai 2004, contre l'absence de décision du Conseil du mois précédent (Hervé Gaymard, ministre de l’agriculture de la France à la sortie du conseil des ministres, a pu avoir cette remarque troublée : « S'il n'y a pas de majorité, il devrait y avoir refus... ») ; le maïs NK603 de Monsanto a été accepté par la commission en octobre 2004 après une non-acceptation par le conseil en février 2004… et ainsi de suite ! L’embryon de Haute Autorité pour les OGM mise en place par Nicolas Sarkosy, qui comprend notamment la société civile, vient de provoquer l’interdiction de l’OGM MON810 (Monsanto). Il ne sera pas semé ce printemps. Bravo ! la démocratie retrouve ses droits : mais pour combien de temps, car ceci n’est que provisoire ? L’UE a donc imposé au bio de tolérer 0.9% d’OGM dans ses produits. Pourquoi ? Car les fabricants peinent à développer leurs ventes du fait de l’existence du bio. Combien de semenciers OGM ont du entendre cette objection : « Je ne peux pas planter d’OGM, car sinon, je vais conduire à la faillite des producteurs bio suite à des contaminations dont j’ai peur d’être rendu responsable. » Effectivement, le producteur bio qui ne demande pas à être contaminé insiste sur le fait que c’est au pollueur, au contaminateur d’OGM sous contrat des semenciers, de payer les pots cassés. Mais pour les lobbies des OGM et des pesticides de Bruxelles, pour la Commission européenne, les derniers freins à l’essor de l’industrie des biotechnologies doivent être contrés. Pas pour l’opinion publique européenne, justement hostile à hauteur de 85% aux OGM. Ceux-ci ne sont pas convaincants, et des expériences ont montré leur danger potentiel. De plus, nous n’en avons pas besoin ! Une brèche est donc ouverte pour l’agriculture bio de 2009, pour conforter les contaminateurs, pour qu’ils puissent planter leurs OGM sans que le bio, empêcheur de tourner en rond, puisse un jour leur demander des comptes… Subtilement, les OGM restent interdits dans le bio, mais tout le monde sait bien que la dissémination des OGM est obligatoire une fois commencée ; c’est tout simplement naturel, et ce n’est qu’une question de temps. Aussi l’hypocrisie de ce règlement est totale. Les producteurs bio ne pourront se défendre, comme les autres producteurs, et tout le monde devra être devant le fait accompli. Et au fur et à mesure, ce ne sera plus une limite de 0.9% d’OGM qui sera suffisante… alors, on élèvera la norme… Nos dirigeants européens, en bons politiciens, savent être patients et opportunistes. Le cahier des charges du bio encore actuel, a eu le mérite, d’abord seulement pour les productions végétales, puis également pour les productions animales, de se construire de manière participative entre les responsables politiques et les producteurs, qui, fait rare dans une profession, ont toujours eu la préoccupation éthique de leur activité, et se sont eux-mêmes imposé des normes, des interdictions, des contrôles par des organismes indépendants, pour le respect de la terre, des animaux, de leur travail, de leurs consommateurs, des générations futures… De participation, il n’y en a pas eu cette fois ci. Les producteurs, les consommateurs, les associations écologistes… ont du subir une attaque à peine voilée contre le bio, dès décembre 2006, lorsque la commission européenne a essayé, par le forcing, d’imposer un nouveau règlement sous la présidence finlandaise. Mais la ficelle était trop grosse, et elle a du composer. Que proposait-elle, outre, déjà, l’obligation d’accepter des contaminations d’OGM à hauteur de 0.9% ? D’accepter les produits chimiques dans l’agriculture bio, « au cas où des substances naturelles ne sont pas disponibles dans le commerce ». Cette limitation n’a dupé personne. C’était rendre l’utilisation des pesticides incontrôlables par les organismes de contrôle, tels Ecocert, Qualité France, Agrocert, Aclave, Certipaq, Ulase. Ce projet européen visait manifestement la fin du bio en le diluant dans une dose de pesticide. Ce projet de la commission européenne souhaitait encore favoriser les producteurs « bio » laxistes contre les vrais producteurs bio, en empêchant ces derniers de faire valoir sur leurs étiquettes l’absence d’utilisation de pesticide, ou de contamination par les OGM, ce que la technocratie avait baptisé de « refus de la flexibilité négative ». En clair, obliger tout le monde à accepter la débandade vis-à-vis de l’utilisation des pesticides, et, dans la même veine, la Commission a souhaité obliger le bio à passer sous les fourches caudines d’un logo européen unique, couvrant le laxisme au lieu de représenter la rigueur d’une pratique réellement organique, pour niveler le marché par le bas. Rappelons que le refus des pesticides par l’agriculture bio n’a rien de théologique : ce simple refus impose à l’agriculteur de travailler sa terre, de la nourrir correctement par des composts, des fumiers ou des engrais verts, de la préserver par des assolements, de protéger ses plants par des insectes auxiliaires… ce qui l’oblige à des contraintes variées que l’industriel agricole ne supporte plus. L’objectif de la Commission était clair. Elle ne souhaite plus une agriculture bio qu’elle juge minoritaire, élitiste, et semble souhaiter la diriger vers une sorte d’agriculture « raisonnée », attifée de l’illusion du « raisonnable ». Que le bio rentre dans le rang ! Et qu’il laisse la voie libre aux OGM ! Et, cerise sur le gâteau, la Commission voulait s’arroger le droit d’écrire elle-même les modalités pratiques du nouveau règlement… Ce qui n’a pas peu participé au tollé et la Commission a du en rabattre en décembre 2006 et accepter le débat. Mais le débat parlementaire qui a suivi n’était pas vraiment dangereux, puisque le Parlement Européen n’avait qu’un petit pouvoir consultatif, et, une fois son rapport voté, il a appartenu au Conseil de statuer. La fronde a été conduite avec brio par Marie Hélène Aubert, député Verte française, et le Parlement Européen rappellera en mai 2007 (à 91% des votants, droite et gauche confondues) que le bio doit utiliser, des produits naturels si nécessaire, et non des pesticides chimiques. Il demandera encore de conserver le taux de contamination en OGM acceptable pour le bio à 0.1%, seuil encore actuel et seuil technique de détection. Il tentera, en vain, de s’arroger le droit de co-décider au règlement avec le Conseil (par 94% des voix), pour ne pas laisser le Conseil suivre aveuglément la commission. Il estimera encore que l’étiquetage d’un avantage particulier ne doit pas être interdit à un producteur bio. Et qu'il est temps d’intégrer la restauration collective dans les contrôles du bio. Le Parlement Européen sera quelque peu suivi : le Conseil a décidé le 12 juin 2007, pour 2009, la mise en place d’un logo européen, mais autorise toutefois la différenciation par l’acceptation de logos nationaux, mêmes privés. Il sera donc autorisé d’étiqueter un signe privé « 0% d’OGM ». Il a refusé de suivre la Commission sur l’emploi des pesticides en refusant de modifier les règles d’exceptions sur l’utilisation des pesticides de synthèse, assez verrouillées pour ne pas être utilisées. Les modalités pratiques ne sont pas encore connues à ce jour, il appartiendra à la commission de les rédiger… Pour le moment, la Commission est donc parvenue à ses fins uniquement sur la question des OGM. Mais c’est trop, et sa volonté est sans doute intacte. Quel avenir pour le bio peut-on attendre de l’UE ? Le doute s’installe. La FNAB s’est engouffrée dans la brèche rendue possible des logos privés et compte bien établir un cahier des charges rigoureux, qui prendra date pour l’avenir. Et l’agriculture biologique n’est pas sur une île déserte. Ce qui lui arrive aujourd'hui est à remettre dans la perspective de l’évolution de la politique agricole de l’Union Européenne. Dans la première version de la Politique Agricole Commune (PAC) de 1962, bon nombre de paysans (céréaliers, laitiers, producteurs de viande…), étaient aidés par les prix : soient ils vendaient à bon prix, soit ils vendaient à la Commission de Bruxelles à un prix garanti encore intéressant, laquelle stockait leur production en attendant mieux. Ce qui permettait à ces paysans de ne se soucier que de produire le maximum. Ce système a produit ses effets au fil du temps, l’intensification a eu lieu, avec sa pollution induite. Car plus on épandait d’engrais chimiques, de pesticides, plus on gavait les animaux d’antibiotiques, plus on gagnait de l’argent. Notons que dès l’origine, des filières entières n’ont pas bénéficié d’aides de la PAC : producteurs de volaille, de porcs, maraichers, producteurs de fruits… Depuis, ce système a fait faillite en raison des surproductions anarchiques non régulées à temps qu’elle a impliquées. Les stocks de Bruxelles devenaient invendables, et le contribuable européen ne pouvait les supporter indéfiniment. Des quotas ont été imposés aux producteurs laitiers, et ailleurs on a freiné la production en remplaçant depuis 1992, bon an mal an, la garantie des prix et des débouchés par des primes compensatrices. La PAC est devenue moins avantageuse, et les agriculteurs ont commencé à compter les coûts de pesticides et d’engrais chimiques, et essayent aujourd'hui de transformer leurs contraintes en avantage commercial sous le mot « d’agriculture raisonnée ». Depuis 2006, les primes PAC sont unifiées en une seule, correspondant à la moyenne du total versé les trois années précédentes, et elles déclinent progressivement, pour en 2012, normalement disparaître. Nouveauté, ces nouvelles primes, les DPU, peuvent être octroyées, même si l’agriculteur ne produit plus rien (découplage des primes avec la production) : on achète ainsi la paix sociale pour laisser le temps de vendre l’exploitation, de se reconvertir sur le marché agricole ou dans une autre activité. Quel est donc le modèle européen sous jacent décidé par toutes ces révisions de politique économique ? Même s’il n’est pas affiché franchement comme tel, c'est bel et bien celui de l’autre agriculture européenne, celle qui n’a pas été aidée régulièrement par la PAC, sauf en cas de crise due à un scandale ou à une surproduction quelconque, celle des producteurs de porc, de volaille, etc... Ces éleveurs ont dû, plus que leurs confrères aidés par les primes PAC, intensifier pour mieux résister aux concurrences des marchés, et ont pu encore plus polluer. À savoir : il n’y a pratiquement plus d’élevage de porc en extensif, hormis le porc Mistral, le porc de Corse, le porc bio… il n’y a presque plus d’élevage de volaille en extensif, hormis la volaille label rouge ou l’AOC Volaille de Bresse, ou le bio évidemment. Il reste par contre des élevages en extensif (ovin, bovin) dans les secteurs de la PAC. Dire que la PAC a favorisé l’intensif, c’est le moins qu’on puisse dire… mais dans les filières qui n’ont pas bénéficié des aides de la PAC, l’industrialisation a été encore plus violente. Alors qu’il reste encore des vaches dans des prés, l’accès à l’air est interdit à environ 90% des porcs ou des poulets (part des élevages hors-sol), qui se retrouvent entassés dans des camps de concentration, gavés d’anxiolytiques, d’antibiotiques… dans une odeur repoussante. On leur coupe le bec, la queue, on immobilise les truies pendant des semaines… le tout pour livrer des produits bas de gamme, seuls capables de tenir la concurrence dans la guerre des prix sur l’autel de la pensée unique libérale. Dans le nouveau cours de cette PAC, de sa fin prochaine, sauf pérennisation un temps, il est demandé aux agriculteurs de se passer de primes, de résister à la concurrence internationale contre les importations de viande d’Argentine, de blé ukrainien, de volailles du Brésil… et de se mettre en conformité avec les désirs de l’OMC qui a pris le pouvoir dans les négociations internationales, ne jugeant que du niveau des prix et de l’ouverture des frontières, faisant fi des parités monétaires, ou des conséquences gênantes comme le niveau de pollution, la dégradation des sols, etc… L’OMC fait la loi en n’optimisant qu’un sous-ensemble. Ce qui n’est pas le moyen d’organiser un développement durable. Mais la religion du marché est très vivace à Bruxelles, où l’on croit que « si un produit est acheté, c’est qu'il relève d’une bonne qualité ». C’est cet argument qui justifie la réorientation de l’agriculture vers le marché sans filet de sécurité. Voilà donc l’histoire de la PAC dressée en quelques lignes. D’abord une organisation, vouée au développement de l’intensif au lendemain de la guerre. Sans doute, l’urgence motivait cette politique. Mais elle n’était pas pérenne et aurait du être réorientée avant de s’engluer dans une impasse, que nos dirigeants veulent quitter aujourd'hui par la cure du marché en achetant les agriculteurs par les DPU, même s’ils ne produisent plus. L’avenir du bio s’inscrit dans ce mouvement général. On juge le bio trop puriste à Bruxelles, juste une niche bonne pour les bobos ! Le peuple veut des bas coûts, il n’est pas prêt à payer plus cher son alimentation, et l’agriculture doit rapporter des devises ! Et que le bio n’empêche pas le développement des biotechnologies Maigre vision. Depuis cette pauvre perspective, en mai 2007, la FAO a au contraire préconisé le développement du bio au Nord comme au Sud, en appelant les responsables politiques à prendre l’ampleur du problème nutritionnel dans le monde, dont la terre est saccagée par le mode intensif. Pour la Conférence Internationale sur l’Agriculture Biologique réunie sous l’égide de la FAO en mai 2007, le bio est capable de restaurer la santé des terres, d’amoindrir les pollutions… Citons son rapport : « l’agriculture bio peut atténuer les effets des changements climatiques grâce à des mesures comme la fixation améliorée du carbone au sol » elle « permet de renforcer la sécurité hydrique dans plusieurs domaines : qualité de l’eau potable, diminution des besoins en irrigation des sols biologiques et augmentation des rendements dans des conditions de stress hydrique du à la variabilité climatique » elle « renforce la suffisance nutritionnelle, grâce à une diversification accrue des aliments biologiques, qui sont plus riches en micronutriments » elle crée de l’emploi : « l’agriculture bio stimule le développement rural, en créant des revenus et des emplois ». En conclusion de son rapport, la FAO note : « il est indispensable d’établir un réseau international axé sur la recherche biologique » ; « une partie plus importante des ressources publiques devrait être consacrées aux sciences agroécologiques » ; « la capacité à affermir le rôle de l’agriculture bio dépend en grande partie de l’existence d’une véritable volonté politique » Oui, le bio mérite plus que la place qu’on veut lui donner, en tout cas dans l’Union Européenne. La perspective actuelle de l’UE, fondée sur le rêve utopique de la résolution des problèmes par la main invisible du marché ne peut pas conduire à la prise en compte de tous les problèmes. Gageons qu'une organisation réfléchie porterait de meilleurs fruits, tout en permettant au capitalisme de produire ses effets positifs pour la collectivité. Depuis le Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkosy a fixé un cap intéressant : 20% des surfaces cultivées en bio en 2020, dans 13 ans, ce n’est pas très ambitieux, mais conséquent. Mais en fonction de l’orientation de l’UE, effet d’annonce ou véritable politique ? Nicolas Sarkosy a pris le soin d’indiquer au président de la Commission que la France n’irait pas à contre-courant de l’UE. Le prix du bio est le nerf de la guerre. Pourquoi les prix de l’intensif sont-ils plus bas que les prix du bio ? Car l’intensif est certes plus productif, mais aussi parce qu’il ne supporte pas tous les coûts de son activité, qui sont trop souvent laissés à la charge de la collectivité comme la pollution de l’eau. Et ne parlons pas des couts de santé non chiffrables, dus aux nitrates des engrais chimiques dans les aliments, ou aux pesticides cancérigènes dans les produits, l’air, nos corps… De plus l’agriculture intensive est dressée pour chasser les primes, et elle touche environ 30% de primes en plus que le bio, qui, par exemple dans l’élevage primé par la PAC, vend moins souvent de bêtes en prenant plus de temps pour les élever que les industriels de l’intensif. L’agriculture intensive exerce une concurrence déloyale, alors qu’elle n’est pas durable et nous envoie droit dans le mur ! Il faudrait d’abord mettre les produits de l’agriculture polluante à leur prix réel. C’est le principe du pollueur payeur. Le Grenelle de l’environnement souhaite la disparition de 50% des pesticides à l’horizon 2017, si possible. Mais on peut douter de la volonté politique, la FNSEA ayant obtenu qu’on ne retienne aucun calendrier de réduction. Ensuite, il faudrait renverser le favoritisme des aides : privilégier au premier chef l’extensif contre l’intensif. Ceci peut se réaliser par un plafonnement des aides par exploitation, qui stoppe la course au gigantisme, et laisse une part de travail à l’amélioration de la qualité. Eternel serpent de mer torpillé par les lobbies qui tiennent boutique à Bruxelles. Certains pays européens accordent une rémunération de reconnaissance à leur agriculture biologique pour soutenir leur caractère écologique, pour contrer la concurrence déloyale de l’agriculture intensive. La France n’a concédé qu’un crédit d’impôt, bien insuffisant, mais qui devrait être doublé depuis le Grenelle de l’environnement. Et bien sûr, il faudrait protéger cet ensemble des concurrences déloyales de l’extérieur (sociales et environnementales), en renouant avec le tarif extérieur commun, ce qui est l’inverse de la politique de sous-ensemble de l’OMC en matière agricole. Ceci ne peut que repeupler nos campagnes, et donner aux femmes et aux hommes un travail voué à l’harmonie avec la planète. L’agriculture n’est pas un secteur comme les autres. On a compris que le bio est condamné à rester une niche ou à être lentement déprécié de sa vitalité, de son essence, par les projets de la commission. Saurons-nous résister ? Nicolas Sarkosy pourra-t-il imposer sa volonté de développement du bio, ou attend-il un refus de la Commission pour se justifier ? Commençons en tous cas par refuser le seuil d’acceptation obligatoire d’OGM de 0.9% souhaité par le gouvernement Sarkosy et le conseil européen ; sinon tout le reste suivra. Guillaume Moricourt Auteur d’« Agriculture et Santé » aux Editions Dangles. http://guillaume.moricourt.ifrance.com/agricultureetsante INFOS ou INTOX ? Les Etats Unise ont mis sur le marché de la viande d'animaux cloné et du lait de ces mêmes animaux clonés !!!Si vous ne visualisez pas correctement cette page, rendez-vous sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_rech1.cgi
16-01-2008 - Naufrage de l'Erika : Total et Rina principaux coupables
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| Abeilles : arrêtons le massacre ! | ||
| Abeilles: des associations réclament le retrait du pesticide Cruiser AFP - Mercredi 16 janvier, 14h47 PARIS (AFP) - Les associations Terre d'Abeilles et MDRGF ainsi que la chaine de magasins Jardin Bio réclament mercredi le retrait de l'autorisation du pesticide Cruiser, dans une pleine page de publicité parue dans le Monde où elles interpellent le président de la République. "Monsieur le Président, vous venez de prendre une décision qui vous honore en refusant les OGM pesticides sur notre territoire. Alors pouquoi autoriser le pesticide Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam?" écrivent les trois partenaires sur une pleine page de publicité du quotidien Le Monde daté jeudi. "Arrêtons le massacre!" lancent-elles, en reprenant une phrase attribuée à Albert Einstein selon laquelle "si l'abeille disparaît, l'humanité en a pour 4 ans". Le pesticide incriminé "est de la même famille que les deux dangereux pesticides interdits sur avis du Conseil d'Etat en 2004", indique le texte. Les associations rapprochent le Cruiser du Gaucho et du Regent, deux insecticides incriminés dans la surmortalité des abeilles. Terre d'Abeilles met en cause l'expertise de l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur laquelle s'est appuyée le ministère de l'Agriculture pour autoriser le Cruiser. "Les protocoles d'expérimentation (de l'Afssa) sont médiocres et insuffisants et attestent d'une profonde méconnaissance de la biologie de l'abeille et de l'organisation d'une colonie d'abeilles", a déclaré à l'AFP Béatrice Robrolle-Marcy, présidente de l'association Terre d'abeilles. Pour Terre d'Abeilles, le Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam, est "ultra toxique". Mme Robrolle-Marcy s'est rendue mercredi au siège de l'Afssa où deux experts de son association ont été reçus séparément par le collège d'expertise scientifique de l'Afssa pour faire valoir leurs arguments, a-t-elle indiqué. Les représentants de la filière apicole et plusieurs associations de défense de l'environnement, dont Greenpeace et le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) ont dénoncé ces derniers jours le feu vert donné à l'utilisation du Cruiser, estimant qu'il bafouait le principe de précaution. .../.... pour en savoir plus sur le Cruiser et ses dangers : http://www.mdrgf.org/pdf/CP080301_Thiamethoxam.pdf pour retrouver la campagne parue dans Le Monde : http://62.161.171.34/sites/jardinbio/IMG/pdf/apJBlemondeB_435x287-2.pdf | |
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