Emmanuel's profileLa voix et la voie de la...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    31 January

    9a ne sers à rien de signer ces pétition soyons actifs et conservonc nous même les graines et leur pérénité...

    A l'initiative de l'association Kokopelli

    La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité.

    L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs.

    Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir.

    - Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain,
    - Conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples,
    - Je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre, tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte.

    - Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie.

    En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures.

    Outre votre signature immédiate, vous pouvez télécharger la pétition pour l'imprimer pour la diffuser autour de vous, et si vous avez un site Internet, faire un lien vers cette page : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat

    Signez la pétition : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat
     

    Signer pétition contre l'imposition des OGM et du clonage

    Bonjour,

    En collaboration avec la revue L'Ecologiste, nous promouvons une
    pétition demandant l'interdiction des OGM dans les champs et les
    assiettes que vous trouverez sur
    http://www.OGM-jedsnon.org

    Ce site contient aussi des liens vers des arguments qui sont sur notre
    site (enjeux philosophiques (si, si !), politiques, économiques, ...).

    Après tout on veut nous faire manger de la viande clonée, les
    scientifiques veulent _faire la vie à partir de rien_ ... etc et on ne
    devrait pas réagir ?

    Vous pourrez aussi y trouver une machine à envoyer (simplement) des
    courriéls aux députés/sénateurs.

    Par ailleurs, vous pourrez télécharger l'affiche que nous avons fait
    imprimer en plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires sur notre site
    : http://www.OGMdangers.org. En collaboration avec tous les militants de
    France, nous allons essayer qu'elle soit visible. Vous pouvez en
    imprimer un exemplaire et le mettre dans votre voiture, ... (multiples
    usages envisagés sur notre site).

    Amicalement

    --
    Hervé Le Meur
    http://www.OGMdangers.org

    "La couardise demande : est-ce sûr ?
      L'efficacité demande : est-ce politique ?
      La vanité demande : est-ce populaire ?

      Mais la conscience demande : est-ce juste ?
      Et il vient un temps où l'on doit prendre une position
      Qui n'est ni sûre, ni politique, ni populaire --
      Mais on doit la prendre simplement parce qu'elle est juste."
                                              -- Dr. Martin Luther King Jr.
     

    MUSIQUE ET POESIE

    Si ce que je vous raconte vous intéresse, vous pouvez aller sur notre myspace pour écouter la musique de mes mots. Il est évident que vous allez avoir un panel  de chanson plutôt à tendance rock mais elles restent assez positives ... Car il ne faut pas désespérer bien au contraire comme un au revoir qui sous entend la rencontre prochaine...                    
     

    OGM

    Fichage ADN des faucheurs volontaires : est-ce pour détecter des OGM

    (Opposants Génétiquement Modifiés) ?

    29/01/2008

    Francine Bavay (vice-présidente verte de la Région Ile-de-France, chargée du développement social et de la santé) vient de recevoir une convocation pour prélèvement d’ADN, dans la continuité des poursuites judiciaires entamées à Orléans en juin 2006 à l'encontre de 50 faucheurs volontaires de maïs génétiquement modifiés.

    Depuis longtemps, le dossier OGM fait figure de marécage judiciaire. La culture d'OGM, à la fois plus ou moins interdite par l'Europe et autorisée en France, a récemment été stoppée après que le gouvernement français ait décidé l’activation de la clause de sauvegarde contre la dissémination des OGM. En donnant partiellement raison aux anti-OGM, le gouvernement parait donner ainsi un peu de réalité au risque OGM.

    L’exécutif de la région Ile-de-France, sous la présidence de Jean-Paul Huchon, a tenu à exprimer sa solidarité avec sa vice-présidente.
    Après cet événement insolite, deux questions viennent forcément à l'esprit :


        * dans un cas de flou juridique comme celui des OGM, quelle ligne la justice (aveugle ?) doit-elle suivre ?
        * la destruction de cultures est une action violente et quelque peu choquante qui mérite probablement une réponse de la justice. Mais le fichage ADN à tout bout de champ (c'est le cas de le dire), est-il une mesure de sécurité appropriée et proportionnée au délit ?


    http://www.guidedesdemarches.com/INFO/INFO521.htm

    ________________________________


    OGM: "délit de destruction de champs"

    Un "délit de destruction de champs" a été introduit en commission dans le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), examiné en séance publique au palais du Luxembourg à partir du 5 février, a indiqué le sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur de ce texte au Sénat.


    Au cours d'une conférence de presse, M. Bizet a présenté l'instauration de ce délit, passible de deux ans de prison et 75.000 euros d'amende, comme la "contrepartie" de l'obligation de transparence, fixée par le projet de loi "au niveau de la parcelle".
    Ce délit de fauchage sera aggravé lorsque la destruction portera sur un essai de recherche, la peine pouvant être portée à trois ans de prison et 150.000 euros d'amende.


    Le sénateur de la Manche, qui s'était vivement ému de la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde pour interdire la culture de maïs transgénique en France, a souligné qu'avec ce texte il s'agissait d'abord de transposer une directive européenne visant à "assurer la coexistence des cultures".


    "J'ai l'espoir que nos débats permettent d'apaiser quelque peu ce dossier et de laisser ouverte la porte à la recherche en biotechnologie végétale, si importante pour l'avenir de notre pays", a-t-il dit.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/01/29/01011-20080129FILWWW00575-ogm-delit-de-destruction-de-champs.php



    ----------------------------------------------


    OGM: un "délit de destruction de champs" instauré en commission au Sénat


    PARIS (Source vérifiée) — Un "délit de destruction de champs" a été introduit par la commission des Affaires économiques du Sénat dans le projet de loi sur les OGM, examiné en séance publique au palais du Luxembourg à partir du 5 février, a annoncé mardi le sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur de ce texte.


    Au cours d'une conférence de presse, M. Bizet a présenté l'instauration de ce délit, passible de 2 ans de prison et 75.000 euros d'amende, comme la "contrepartie" de l'obligation de transparence, fixée par le projet de loi "au niveau de la parcelle".


    Le délit de fauchage sera aggravé lorsque la destruction portera sur un essai de recherche, la peine pouvant être portée à 3 ans de prison et 150.000 euros d'amende.


    Le sénateur de la Manche, qui s'était vivement ému de la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde pour interdire la culture de maïs transgénique en France, a souligné qu'avec ce texte il s'agissait d'abord de transposer une directive européenne visant à "assurer la coexistence des cultures".


    "J'ai l'espoir que nos débats permettent d'apaiser quelque peu ce dossier et de laisser ouverte la porte à la recherche en biotechnologie végétale, si importante pour l'avenir de notre pays", a-t-il dit.


    Selon un communiqué, la commission a adopté une cinquantaine d'amendements visant à "favoriser un équilibre du texte conforme au principe consensuel dégagé par le Grenelle de l'environnement, à savoir la liberté de consommer ou produire des OGM, ou de ne pas le faire".


    S'agissant du principe de responsabilité, en cas de contamination d'une parcelle bio par des OGM, l'indemnisation relèvera d'un fonds privé, constitué par les cultivateurs d'OGM et les semenciers, en attendant que se mette en place un dispositif assuranciel, a dit M. Bizet.


    Le Sénat souhaite en outre consolider le volet recherche du projet de loi, en proposant la création d'un dispositif d'incitation fiscale à l'investissement dans les biotechnologies végétales.


    http://afp.google.com/article/ALeqM5hC-iVLcL6CMCM-97EFZfpnDtU8qw
     

    TERRE et enfants sacrés ...

    Augmentation des cas de cancer infantile autour des centrales
    nucléaires

    Histoire des taux de radiations auxquels les populations sont exposées

    par le Pr Edmund Lengfelder, Strahlenbiologisches Institut de
    l'Université Ludwig-Maximilian de Munich

    Une étude allemande menée entre 2003 et 2007 pour le compte de
    l’Office fédéral de protection radiologique (BfS) a été publiée
    récemment. Elle porte sur la question de savoir s’il existe une
    corrélation entre la fréquence des cancers chez les enfants et la
    proximité du lieu d’habitation de ces derniers avec une centrale
    nucléaire. Précisons-le d’emblée: la commission d’experts
    externes composée aussi bien de partisans que d’adversaires du
    nucléaire mise sur pied par le BfS a conçu une étude extrêmement
    détaillée et rigoureusement scientifique dont les résultats sont
    parfaitement clairs. La probabilité qu’un enfant soit atteint
    d’un cancer, en particulier d’une leucémie, augmente
    considérablement en fonction de la proximité de l’endroit où il
    grandit avec une centrale nucléaire (cf. courbe ci-contre). Cette
    étude apporte des preuves évidentes de cette corrélation. Cet effet
    cancérogène ne peut être associé à aucun autre agent qu’à la
    radioactivité diffusée par les effluents gazeux et liquides des
    centrales nucléaires.
    Cependant, dans son résumé de l’étude, la mathématicienne qui a
    conduit la recherche, Maria Blettner, prétend, en contradiction
    évidente avec les connaissances en matière de radiobiologie et de
    radiophysique, qu’au vu des résultats le nombre des cancers
    augmente certes en fonction de la proximité avec la centrale
    nucléaire – ce qu’on ne saurait contester – mais que la cause
    du phénomène reste inexpliquée.
    Pour que le message soit diffusé par la presse, l’étude a été
    envoyée à la Süddeutsche Zeitung avant la conférence de presse,
    probablement accompagnée de l’«explication des principaux
    résultats». En effet, dans le peu de temps qui restait jusqu’au
    bouclage du journal, aucun journaliste ne serait en mesure
    d’étudier les 335 pages d’un texte hautement scientifique et la
    Süddeutsche Zeitung ne voulait pas se laisser griller la primeur de
    l’information. Et après la conférence de presse, les autres journa
    listes n’approfondiraient guère le sujet: lecture du dossier de
    presse et du résumé, quelques coups d’œil jetés au texte de
    l’étude et ils livreraient bientôt leur article. Rares sont ceux
    qui auront pris le temps de découvrir, à la suite d’une lecture
    approfondie, l’aspect tendancieux du résumé.
    Il convient, dans le contexte de cette étude, d’aborder à nouveau
    la question des cen trales nucléaires. On ne peut pas négliger ces
    résultats sans engager lourdement sa responsabilité vis-à-vis de la
    santé publique. Les choses sont claires: Pour les profits nets
    habituels de 1 million d’euros par jour des actionnaires et des
    exploitants, les centrales nucléaires font dans la population des
    alentours des victimes de cancers et de leucémies. Il est certain que
    les valeurs-limites d’exposition au rayonnement devront être
    considérablement réduites si nous prenons au sérieux la santé de
    nos enfants et des générations futures.
    Il faut saluer le fait que la Suisse – à la suite de pressions
    politiques – ait l’intention de commander une étude analogue, à
    condition qu’elle soit préparée avec le même soin et le même
    souci d’équilibre que l’étude allemande.
    Remarque préliminaire

    Pour que vous puissiez vous faire une idée de qui je suis, j’ai
    joint à cet article un curriculum vitae (cf. encadré). Vous y
    découvrirez entre autres que mes activités scientifiques dans le
    domaine des effets des radiations et de leurs risques comprennent la
    rédaction d’un ouvrage sur le sujet. Depuis 20 ans, l’essentiel
    de mes activités porte sur les conséquences sanitaires et
    écologiques de la catastrophe de Tchernobyl et les maladies dues
    également aux faibles doses radioactives que l’on constate dans la
    région de Tchernobyl dans des zones importantes situées assez loin
    du site nucléaire. En tant que médecin et scientifique, je me suis
    rendu plus de 150 fois dans la région de Tchernobyl. En 2006,
    plusieurs organisations scientifiques ont organisé un congrès
    international consacré à la catastrophe au cours duquel de nombreux
    spécialistes reconnus ont évoqué les effets sanitaires et autres de
    la catastrophe, également celui des faibles doses. Les actes de ce
    congrès, qui contient le texte de tous les exposés, viennent de
    paraître.

    Histoire des valeurs-limites

    Abordons maintenant la question des valeurs-limites légales en
    Allemagne en matière d’exposition au rayonnement. Elles sont de 0,3
    mSv (par inhalation) et de 0,3 mSv (par ingestion). Comment en est-on
    arrivé à ces valeurs? Depuis de nombreuses années, j’étudie à
    fond la question et j’ai publié avec mon collègue Scholz (depuis
    longtemps à la retraite) un texte de 37 pages intitulé
    Strahlenschutz in der Bundesrepublik: Das 30-Millirem- Konzept
    (Rapport No 1 (1989) de l’Otto Hug Strahleninstitut (ISBN
    0941-0791). On peut encore en obtenir des exemplaires par mon
    intermédiaire. L’internationalisation des valeurs a fait passer de
    30 millirems à 0,3 mSv, norme en usage aujourd’hui. Le point de
    départ de la norme des 30 millirems est constitué par la
    recommandation de la Commission internationale de protection
    radiologique (CIPR) de 1958 (ICRP-1: Recommendations of the
    Commission on Radiological Protection, Pergamon Press, London, 1958).
    A l’époque, on ne s’intéressait qu’à la dose génétique
    (reçue par les gonades) et seulement sur la période allant de la
    naissance à l’âge de 30 ans. On supposait que les enfants
    n’étaient conçus que jusqu’à 30 ans.
    «Selon les évaluations de différentes commissions, une dose
    génétique de 6-10 rems accumulée de la conception à l’âge de 30
    ans sous l’influence de toutes les sources de radiations
    artificielles représenterait pour la société un danger consistant
    en dommages génétiques. Elle peut cependant être considérée comme
    supportable et justifiée en regard des avantages que l’on peut
    attendre de l’utilisation de l’énergie nucléaire.» (ICRP-1)
    Ensuite, à propos d’une valeur-limite de 1,5 rems que veulent fixer
    certains pays pour les sources artificielles, on peut lire ceci:
    «Mais cela imposerait à ces pays des limites
    insupportables» [comprenez: pour le développement de l’énergie
    nucléaire]. La Commission a alors recommandé de «retirer du concept
    de valeur-limite l’exposition médicale au rayonnement et
    d’utiliser pour toutes les autres sources une valeur-limite de 5
    rems pour la dose génétique».
    L’IRCP-9 (1965) a repris le concept et a pris en compte une
    augmentation du taux de mutation de la population: «La dose
    génétique, à laquelle la population est exposée en raison de la
    totalité des installations nucléaires jusqu’à la fin de l’âge
    moyen de la procréation ne doit en aucun cas dépasser 5 rems. Il
    s’agit d’une dose qui s’ajoute à l’exposition aux sources
    naturelles et médicales.» Il est précisé ensuite qu’une valeur-
    limite de 5 rems pour la dose génétique «laisse une marge de
    manœuvre raisonnable au développement des programmes nucléaires».
    Comme on était conscient que le fait de s’accommoder de dommages
    génétiques dans l’intérêt du développement du nucléaire
    conduirait la population, si elle apprenait cela, à perdre une bonne
    part de sa confiance dans les commissions officielles de protection
    radiologique, on chercha une autre justification qui paraîtrait
    plausible. On trouva dans l’intervalle de fluctuation de
    l’exposition au rayonnement naturel une grandeur numérique
    appropriée et on commença à s’y référer pour justifier les
    anciennes valeurs-limites.
    Le 13 octobre 1969, la Commission nucléaire allemande a décrété
    que «le tiers environ de la dose génétique – déterminée par la
    science et qu’il convient de respecter – de 5 rems en 30 ans,
    c’est-à-dire 2 rems en 30 ans, devrait être exigé de la
    technologie nucléaire.» On en arriva ainsi aux 30 millirems par
    année par inhalation et aux 30 millirems par ingestion. Plus loin, on
    peut lire: «La condition de cette valeur-limite théo rique de 30
    millirems est que cette dose d’exposition soit inévitable à un
    coût encore acceptable.»
    Il est donc clair que le coût acceptable pour les exploitants
    d’installations nuclé aires a constitué la base de la fixation de
    la valeur-limite qui implique forcément une dose d’exposition
    inévitable et admet consciemment l’existence de dommages sanitaires.

    On ne tient pas compte du risque de cancer

    Le risque somatique, c’est-à-dire le risque de cancer pour toutes
    les tranches d’âge de la population, n’était absolument pas pris
    en compte par ces valeurs-limites, en particulier celui des personnes
    de plus de 30 ans, qui constituent la majorité de la population.
    Même en 1987, c’est-à-dire après Tchernobyl et après
    l’adoption de la loi sur la prévention en matière de
    radioprotection, la dose génétique était toujours la seule valeur
    dans le rapport annuel très détaillé du ministre allemand de
    l’Environnement sur l’exposition aux radiations en RFA! Le rapport
    ne parlait toujours pas de la dose significative au plan somatique,
    c’est-à-dire celle qui déterminait le risque de cancer. C’est
    également sur cette base qu’ont été calculées les doses de
    contamination dues aux centrales nucléaires. Le recours aux anciennes
    valeurs, utilisées encore aujourd’hui, à l’intervalle de
    fluctuation de l’exposition aux radiations naturelles a pour but
    d’occulter le fait que l’exposition aux radiations naturelles
    contribue de manière significative (5 à 10 %) au nombre des
    cancers (425 000 en 2002) et des décès par cancer (210 000 en 2002),
    lequel est encore augmenté par les doses de radiations artificielles.

    Il faut réduire considérablement les valeurs-limites

    Au vu de connaissances scientifiques solides, il faut réduire
    considérablement les valeurs-limites, car ce ne sont pas les
    personnes qui sont à l’origine des radiations artificielles, leurs
    «avantages» (ICRP-1) et leurs «marges de manœuvre» (ICRP-9)
    qu’il s’agit de protéger mais la population.
    Les résultats de l’étude actuelle ont nettement plus de poids que
    ceux de la «Michaelis-Studie» (qui porte sur les années 1980-1990).
    Dans l’étude récente, on a déterminé la distance graduelle par
    rapport à la centrale nucléaire même à l’intérieur d’un rayon
    de 5 km. On a constaté que les leucémies augmentaient plus que les
    autres cancers, en comparaison de l’incidence des cancers dans les
    zones témoins. Les leucémies infantiles viennent en tête des
    cancers induits par les radiations.
    Au sein du groupe d’experts qui a conçu l’étude, les partisans
    des centrales nuclé aires et leurs adversaires se sont entendus sur
    le protocole. On peut donc considérer que la méthode a été
    unanimement acceptée.
    Certes, la limitation – par le groupe Blettner, qui a réalisé
    l’étude – de la distance par rapport à la centrale à 5
    kilomètres minimise la portée du résultat communiqué à
    l’opinion car l’étude a montré une augmentation des cancers
    également à des distances supérieures. Les résultats auraient
    été encore plus nets.
    Dans ses rapports annuels, le BfS donne une limite supérieure
    d’exposition de la population allemande aux radiations de 0,01 mSv
    par année. Les doses annuelles indiquées dans le rapport annuel
    parlementaire pour un individu de référence sont des valeurs qui
    ont été non pas mesurées mais calculées sur la base de nombreuses
    hypothèses concernant les conditions d’exposition. Les données de
    base (nature, altitude et dynamique des émissions de substances
    radioactives) sont recueillies et traitées par les exploitants de
    centrales nucléaires eux-mêmes. Dans son étude, Mme Blettner
    mentionne pour une personne de 50 ans une dose annuelle de 0,00032
    mSv pour les radiations provenant de la centrale nucléaire de
    Gundremmingen. Je ne sais pas d’où elle tient ce chiffre. En outre,
    il est de fait que la dose exprimée en millisieverts est calculée
    selon l’effective dose model dans lequel les chances moyennes de
    guérison des cancers de différents organes sont incluses en
    utilisant des facteurs de pondération.
    Dans la littérature scientifique, la dose de doublement dans les
    leucémies infantiles est de 10 mSv. On appelle dose de doublement une
    dose de radiations qui conduit à un doublement de la fréquence
    «normale» d’apparition des cancers, c’est-à-dire sans cause
    reconnaissable. Pour expliquer les résultats trouvés dans
    l’étude, il faut supposer que la part due aux centrales nucléaires
    pour les enfants habitant à proximité est comprise dans cet ordre de
    grandeur.

    Ignorance persistante des autorités responsables

    Le fait que les indications contenues dans les réglementations
    officielles en matière de radioprotection peuvent être très
    éloignées de la réalité apparaît dans les commentaires des
    directives actuelles concernant la protection civile à la suite
    d’accidents nucléaires. Elles ignorent toujours les résultats
    publiés depuis des années sur les cas de cancer de la thyroïde, la
    zone d’évacuation, etc. dans la région de Tchernobyl. Le texte des
    ordres et recommandations qui doivent être communiqués par radio à
    la population allemande en cas de catastrophe nucléaire est
    partiellement faux et de nature à induire en erreur la population à
    ses dépens. Il témoigne de l’ignorance persistante des autorités
    et de leur réticence à tenir compte des faits nouveaux.
    Dans le cas de la présente étude sur les cancers juvéniles, des
    personnes qui pré tendent être des scientifiques ont avancé
    l’idée que non seulement l’intensité des radiations mais
    également la perception optique d’une centrale (surface de
    l’image rétinienne de la centrale) diminuait avec le carré de la
    distance.
    Cette interprétation abstruse me vient à l’esprit quand
    j’entends Mme Blettner dire que ce n’est pas le rayonnement
    radioactif mais quelque chose d’autre, quelque chose d’inconnu,
    qui explique l’augmentation prouvée des cas de leucémie et
    d’autres cancers chez les enfants habitant à proximité des
    centrales nucléaires en Allemagne.
    On entend souvent dire que les radiations dues aux transports aériens
    ou aux rayons X sont beaucoup plus élevées, que le tabagisme et
    d’autres habitudes de civilisation aug mentent le risque de cancer
    et que la société accepte cela. A quoi l’on peut rétorquer que
    chacun peut échapper à ces risques sans grand effort ou les tolérer
    volontairement en regard d’un profit personnel supérieur (par
    exemple en radiologie). Mais les personnes vivant à proximité
    d’une centrale nucléaire ne peuvent échapper à l’exposition au
    rayonnement radioactif qu’en déménageant, ce qui implique
    notamment des frais importants. Les centrales nucléaires
    n’apportent pas d’avantage personnel, si ce n’est à quelques
    employés et à ceux qui participent aux bénéfices. En outre, sur
    les sites, les habitations existaient préalablement à la
    construction de la centrale.

    Il faut sortir sans délai du nucléaire

    Cela dit, il ne faut pas oublier que la sortie immédiate de cette
    technologie s’impose surtout parce qu’une catastrophe nucléaire,
    à la différence des catastrophes de navettes spatiales, de TGV, de
    trains à sustentation magnétique et d’autres systèmes de haute
    technologie, détruit les bases existentielles d’un pays tout entier
    et de millions de citoyens. •

    Prof. Dr. med. Dr. h. c. Edmund Lengfelder, Strahlenbiologisches
    Institut der Ludwig-Maximilians-Universität, Schillerstrasse 42,
    D-80336 München
    Tél: +49 89 2180 75 834, fax: +49 89 2180 75 835
    E-mail: Lengfelder@lrz.uni-muenchen.de
    (Traduction Horizons et débats)

    Curriculum vitae du Pr Edmund Lengfelder

    Naissance le 30/3/1943 à Weiden, marié avec le professeur Ulrike
    Messing
    1962: Baccalauréat classique au lycée de Weiden
    1962-1964: Service militaire dans la Bundeswehr
    1964-1970: Etudes de médecine à Munich
    1971: Autorisation d’exercer la médecine. Thèse de doctorat sur la
    radiobiochimie des nucléotides («summa cum laude»)
    1971-1972: Recherches sur les réactions radicales induites par les
    radiations à l’Institute of Cancer Research and Department of
    Physics de Londres (Radiolyse pulsée par spectroscopie cinétique sur
    accélérateur d’électrons)
    Jusqu’en 1974: Etudes complémentaires de physique et
    d’électronique, développement d’un appareil de mesure
    optoélectronique sur un accélérateur de particules pour
    l’observation des dommages radiologiques subis par les molécules et
    les éléments cellulaires sur une échelle de temps de l’ordre de
    la microseconde
    1979: Doctorat d’Etat en radiobiologie
    1983: Nomination à la chaire de radiobiologie de la Faculté de
    médecine de l’Université Ludwig-Maximilian de Munich
    1989: Professeur invité au Centre national anglais de recherches
    radiologiques de Harwell (Medical Research Council)
    Depuis 1974: Travaux sur les sujets suivants:
    – Apparition et manifestations des dommages moléculaires dus aux
    radiations
    – Nature et efficacité de mécanismes cellulaires enzymatiques et
    non-enzymatiques contre les radiations toxiques
    – Thérapie anticancéreuse: mécanismes d’endommagement
    cellulaire dus à des cytostatiques ou à l’hyperthermie
    – Développement de procédures d’examen destinées à déterminer
    l’activité de certaines enzymes cellulaires qui protègent des
    produits radioactifs toxiques chez des personnes saines et des
    cancéreux
    – Mécanismes d’apparition de dommages chromosomiques dus à des
    produits radioactifs toxiques en l’absence et en présence de
    substances chimiques nocives
    – Effets biologiques du rayonnement non ionisant, comme les ondes
    radioélectriques, les micro-ondes
    – Développement d’instruments de mesure électroniques spéciaux
    destinés à l’étude biologique des radiations et de procédures de
    mesure visant à détecter la présence de produits nocifs pour les
    cellules qui sont apparus dans l’organisme à la suite de
    l’exposition aux radiations ou de l’effet de substances chimiques
    – Répartition et enrichissement de substances radioactives dans la
    biosphère, dans les aliments et dans les tissus et les organes humains
    – Mesures de l’exposition aux radiations naturelles ou
    artificielles, cartographie radioécologique (pays européens,
    régions de la RDA où l’on exploitait des mines d’uranium)
    – Analyse et évaluation du risque radiologique et de la
    détermination de valeurs-limites pour la population générale et les
    personnes professionnellement exposées
    – Effets médicaux et radioécologiques des retombées de Tchernobyl
    dans la CEI
    – Mesures d’assistance médicale après des catastrophes ayant
    entraîné une forte exposition aux radiations (diagnostic et
    traitement des maladies consécutives à la catastrophe de Tchernobyl,
    mesures de protection après des accidents nucléaires)
    – Recherches médicales et radiométriques et mesure de la
    radioactivité dans les régions contaminées de la CEI
    – Etude biologique et histopathologique de tumeurs de la thyroïde
    chez des patients victimes de la catastrophe de Tchernobyl dans la CEI
    – Etude radioécologique à proximité d’installations nucléaires
    allemandes
    – Ethique scientifique de la recherche radiologique et conflits
    d’intérêts
    Membre de plusieurs sociétés scientifiques internationales
    (radiologie, radiobiologie, protection radiologique, radiologie et
    oncologie, biochimie)
    Plus de 200 publications, pour la plupart dans des revues
    spécialisées internationales
    Auteur de l’ouvrage Strahlenwirkung – Strahlenrisiko (1re
    édition, Hugendubel-Verlag; 2e édition revue et corrigée, Ecomed-
    Verlag, Munich)
    Titulaire de plusieurs brevets internationaux dans le domaine de la
    construction électromécanique et des installations d’irradiation
    Second directeur d’une entreprise munichoise de construction
    électromécanique (1985-2004)
    Coéditeur de la revue «Berichte des Otto Hug Strahleninstituts»
    Directeur et coordinateur d’un groupement international de
    chercheurs (universités de Munich, de Vérone, de Padoue, Centre de
    recherches national italien en physique nucléaire [Legnaro]): sources
    et effets de faibles doses de radiations
    Expert en matière d’effets radiologiques, de protection
    radiologique, de protection à la suite de catastrophes nucléaires
    auprès de parlements, d’autorités nationales et communales, de
    tribunaux, d’ordres de médecins, d’institutions universitaires,
    etc. en Allemagne et à l’étranger
    Depuis 1991: Directeur de l’Otto Hug Strahleninstitut –
    Medizinische Hilfsmassnahmen e.V. München, Membre du comité
    directeur de l’Otto Hug Strahleninstitut e. V. Bonn
    Directeur et coordinateur du projet médical, scientifique et
    humanitaire de l’Otto Hug Strahleninstitut – Medizinische
    Hilfsmassnahmen e.V. München en Biélorussie, en Ukraine et en Russie
    Membre du Conseil consultatif international de l’International
    Environmental Sakharov University de Minsk, Biélorussie
    Conseiller permanent et expert pour les questions de mesures
    radiométriques, médicales et humanitaires visant à lutter contre
    les conséquences de l’accident de réacteur de Tchernobyl (auprès
    de ministères de Biélorussie et d’Etats européens)
    Depuis 1992: Premier président du Deutscher Verband für Tschernobyl-
    Hilfe e.V.
    1992: Titre de docteur honoris causa décerné par l’université
    biélorusse de Minsk «pour ses travaux en radiobiologie et l’aide
    qu’il a apportée à la Biélorussie grâce à ses travaux
    scientifiques sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl».
    1992-1995: Président de la Gesellschaft für Strahlenschutz e.V.
    Depuis 1992: Membre de la commission d’experts «Leukämie in der
    Elbmarsch» du gouvernement régional du Schleswig-Holstein
    1998: Distinction la plus prestigieuse de Biélorussie, la médaille
    Franzisk-Skorini pour services rendus dans la lutte contre les
    conséquences de la catastrophe de Tchernobyl
    2001: Titre de docteur honoris causa décerné par l’International
    Environmental Sakharov University de Minsk
    Depuis 2001: Président de l’International Advisory Board de
    l’International Environmental Sakharov University de Minsk
    Depuis 2003: Membre de l’Approval Board du programme CORE pour la
    réhabilitation de la région de Tchernobyl (Communauté européenne
    et organismes des Nations Unies)
    2006: Président du Congrès international «20 Jahre Leben mit
    Tschernobyl – Erfahrungen und Lehren für die Zukunft»,
    14-17/9/2006, Feldkirch (Autriche)

    Engagement humanitaire et social

    Depuis 1991: Réalisation de nombreux projets humanitaires de l’Otto
    Hug Strahleninstitut visant à lutter contre les conséquences de la
    catastrophe de Tchernobyl et à améliorer la situation sociale en
    Biélorussie (pays le plus touché par la catastrophe): fourniture
    d’équipements modernes, formation initiale et continue, fourniture
    de matériel courant et d’assistance médicale dans les domaines
    – de la radioprotection et de la surveillance radiologique
    (autorités sanitaires de Gomel, Académie des sciences)
    – du diagnostic et de la thérapeutique du cancer et d’autres
    pathologies de la thyroïde à Minsk et Gomel (Centre de la thyroïde
    de Gomel, traitement à l’iode radioactif de tous les patients du
    district de Gomel atteints d’un cancer de la thyroïde)
    – de la radioécologie et de la construction d’installations
    modèles pour l’utilisation de l’énergie régénérative (en
    collaboration avec l’International Environmental Sakharov University
    de Minsk)
    Le coût de l’aide apportée jusqu’en 2005 à la Biélorussie dans
    le cadre du projet humanitaire de l’Otto Hug Strahleninstitut
    s’élève à plus de 15 millions d’euros. En ce qui concerne
    l’amélioration de la situation sociale et du développement en
    Biélorussie, nous considérons la formation et la transmission de
    savoir-faire comme des contributions particulièrement importantes du
    projet. A quoi il faut ajouter les informations correctes fournies à
    l’Occident sur les conséquences réelles de la catastrophe et sur
    la collaboration constructive et couronnée de succès avec les
    partenaires biélorusses du projet.
    Depuis 1992: Direction du Deutscher Verband für Tschernobyl-Hilfe
    dont les associations affiliées réalisent depuis 1992 de nombreux
    projets humanitaires en Biélorussie. Les principes essentiels de la
    fédération sont la mise en œuvre de mesures adaptées aux besoins
    locaux, la transparence à l’égard des partenaires et des
    autorités et une stricte neutralité politique.

    Mardi 29 Janvier 2008
    Pr Edmund Lengfelder

    FNH 1

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- 66 milliards de dollars investis dans les energies renouvelables en 2007, Capitalisme durable, 20/01/08
    2- Bruxelles veut developper les biocarburants malgre les mises en garde des experts, Le Monde avec AFP, 21/01/08
    3- Maree noire en Coree du Sud : le commandant du petrolier mis en examen, AFP, 21/01/07
    4- Saint-Leu : Une nouvelle ville solaire, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 22/01/08
    5- Energies renouvelables. EDF investit 266 millions d'euros dans l'eolien, La Tribune, 23/01/08 
    6- Automobile : nouvelles propositions en faveur des biocarburants, Challenge, 23/01/08
    7- S’assurer bon marche en protegeant Paris, Toogezer, 23/01/08
    8- Pollution. Le mal des transports, Le Nouvel Observateur, 24/01/08
    9- Les nanocombustibles : un futur vecteur de l'energie ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
    10- Fabriquer de l'hydrogene a partir des dechets generes lors de la fabrication du biogazole, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
    11- Des eoliennes offshores pour alimenter tous les foyers britanniques en 2020 ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
    12- Un programme pour l'energie marine, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
    13- Erika : Total fait appel d'un jugement qu'il estime "injustifie", AFP, 25/01/08
    14- Les fabricants automobiles bientot attaques en justice pour leurs emissions de CO2 ?, Mescoursespourlaplanete, 25/01/08
    15- Vent en poupe pour l'eolien en 2007, BE Etats-Unis n°108, 25/01/08
    16- Tous les acteurs du batiment se preparent a relever le defi de la performance energetique, Actu-Environnement, 25/01/08
    17- La consolidation des biocarburants en Europe, un bon plan pour l'ethanol bresilien, AFP, 26/01/08
    18- La sobriete ecologique a portee de clic, Mescoursespourlaplanete, 26/01/08
    19- Un velo-moto electrique pour rouler vite et propre, Le Monde, 26/01/08
    20- Erika : mecontentes de Total, des parties civiles commencent a faire appel, AFP, 27/01/08
    21- Aerowatt a le vent en poupe dans l’ocean Indien, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 30/01/08
    22- En Dordogne, des poulets fermiers eleves au "micro-eolien", AFP, 30/01/08
    En images
    23- L'apprentissage des metiers de l'eolien a Charleville-Mezieres (Ardennes), TF1, journal de 20h, 30/01/08
    Une publication
    24- L’energie du vent, sous la direction de Philippe Rocher, ADEME / Cherche-Midi, decembre 2007
    Une formation
    25- Cetaces et marine marchande : formation du personnel navigant l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille, Souffleurs d’ecume, avant le 15 fevrier
    Trois offres d'emploi
    26- 4 ambassadeurs de tri et 2 chargés de mission/animateurs, SIVED, Ecoscience Provence et Souffleurs d'Ecume

    Bien a vous,
    Florence

    Remerciements : Vous avez ete fort nombreux a m'adresser vos voeux sous des formes variees et touchantes, et toute l'equipe de la Fondation se joint a moi pour vous en remercier vivement. Partagez en retour avec tous ceux qui vous sont chers, nos souhaits les meilleurs pour cette annee 2008, une annee de partage, de reussites, de sourires, d'emotions, de projets, d'emerveillements, d'ambitions, d'engagements, de joies et de parfaite sante.
    Bilan du jour : Les experts du Centre international de recherche sur le climat et l’environnement (CICERO) ont passe au crible les differents moyens de transport pour evaluer leurs effets sur le rechauffement climatique. Bilan : bon point pour le bateau et le train et bonnet d’ane pour la voiture.
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Pour un Pacte ecologique local : LE GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR. A utiliser sans moderation avant, pendant et après les elections municipales ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    1- 66 milliards de dollars investis dans les energies renouvelables en 2007, Capitalisme durable, 20/01/08
     
    Les investissements dans les energies renouvelables ont atteint des sommets en 2007.
    Dans son dernier rapport : "State of the World 2008 : Innovation for a Substainable Economy", le Worldwatch Institute estime l’investissement dans les energies renouvelables pour 2007, a 66 milliards de dollars, soit une hausse de 21% par rapport a 2006. Pressentie depuis quelques annees, la vague verte s’installe solidement sur les marches financiers et semble pleine de promesses.
    En 2006, l’action de l’Allemand Solarworld, specialiste de l’energie solaire, a realise une croissance annuelle de 56%. Sur la meme periode, le Grec Terna, professionnel de l’eolien valorisait son action de 37%. Du cote des agro-carburants, l’Espagnol Abengo enregistrait une croissance de 60%.
    Investir dans le solaire, l’eolien ou le photovoltaique n’effraie desormais plus les societes de gestion de fonds, bien au contraire. "La thematique developpement durable est dans le top 3 de nos placements. Depuis dix ans, ces produits progressent avec une forte valeur ajoutee. L’eolien et le solaire se demarquent tout particulierement", explique Ronald Petitjean, gerant de Sarasin Expertise France.
    Si le Japon, les Etats-Unis et l’Allemagne sont leaders en matiere d’energie solaire (+60% entre 2000 et 2004), au moins 48 pays ont adopte une politique nationale de promotion des energies renouvelables.
    Le risque de bulle rode toujours
    "Les besoins d’energie des pays emergents sont croissants et tres importants. Nous en sommes aux balbutiements des nouvelles technologies qui offriront certainement de plus en plus de perspectives", commente Ronald Petitjean.
    Notons tout de meme que l’engouement pour les investissements dans les energies renouvelables est largement influence par les subventions etatiques.
    Enfin, le risque de bulle n’est pas loin. la crise financiere de janvier 2008 n'a pas epargne les energies renouvelables. Et meme si les marches sont porteurs, la demande est forte et la production prometteuse, les valeurs d’enjeux ne sont pas reproductibles pour toute societe verte.
    Lire aussi :
    _____________________________________________________________________________________________________________
    2- Bruxelles veut developper les biocarburants malgre les mises en garde des experts, Le Monde avec AFP, 21/01/08

     

    Selon un rapport de la Chambre des communes britannique, les agrocarburants auraient un impact negatif sur l'environnement. Les experts d'outre-Manche considerent que "le soutien aux biocarburants a ete premature au regard des risques environnementaux importants associes aux technologies actuelles". "En profond desaccord" avec ces conclusions, le commissaire europeen a l'energie, Andris Piebalgs, a affirme, lundi 21 janvier, que le developpement des agrocarburants entrainait "des reductions significatives des emissions de gaz a effet de serre, en comparaison avec leur alternative, le petrole".
    Pourtant, vendredi, trois jours avant la publication des resultats du rapport britannique, un document de travail emanant d'experts dependant de l'executif bruxellois insistait, lui aussi, sur les menaces pour l'environnement d'une extension des cultures utilisees pour fabriquer des carburants d'origine biologique. Ces specialistes preconisaient l'emploi des agrocarburants pour la production d'energie, plutot que pour les transports. Selon eux, les contribuables europeens devront debourser entre 35 et 65 milliards d'euros pour porter a 10 % a l'horizon 2020, comme le souhaite Bruxelles, la part des combustibles biologiques utilises pour les transports dans l'UE.
    Trois facons de reduire les emissions de CO2
    La Commission europeenne presentera mercredi une proposition de loi qui precisera quels biocarburants pourront etre pris en compte pour atteindre cet objectif. Le texte detaillera aussi les criteres environnementaux, pour eviter notamment de porter atteinte aux forets et terrains agricoles des pays en voie de developpement.
    Pour motiver sa volonte de legiferer sur ces produits, la Commission a explique lundi que les agrocarburants avaient l'avantage de reduire la dependance de l'UE vis-a-vis des producteurs de petrole et de donner des opportunites nouvelles aux pays pauvres. Selon Bruxelles, il existe "seulement" trois facons de reduire les emissions nocives dans les transports : accorder une plus grande place aux modes de transport moins polluants comme le rail, promouvoir des vehicules moins emetteurs de CO2 et developper les biocarburants.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    3- Maree noire en Coree du Sud : le commandant du petrolier mis en examen, AFP, 21/01/07
     
    Seoul (AFP) - 09h01 - Cinq personnes, dont le commandant d'un petrolier hongkongais a l'origine de la pollution, ont ete mis en examen a la suite de la maree noire qui a souille les cotes sud-ouest de la Coree du Sud debut decembre, a indique lundi la justice sud-coreenne.
    Quelque 10.500 tonnes de brut s'etaient deversees en mer Jaune apres une collision survenue le 7 decembre au large de la cote ouest de la Coree du Sud entre une barge et un petrolier de 147.000 tonnes battant pavillon hongkongais.
    Le commandant du petrolier appartenant a l'armateur hongkongais Hebei Shipping, celui de la barge et le patron d'un remorqueur ont ete mis en examen pour negligence et non-respect de la legislation sur l'environnement.
    Selon des organisations de defense de l'environnement, la maree noire a "ravage" l'ecosysteme et le retour a un ecosysteme normal prendra "des dizaines voire des centaines d'annees".
    Trois personnes vivant de la mer et ruinees par la maree noire, se sont suicidees.
    L'etat de catastrophe naturelle a ete declare dans la region de Taean (sud-ouest) qui abrite des plages touristiques, un parc marin national et de nombreuses fermes aquacoles.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    4- Saint-Leu : Une nouvelle ville solaire, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 22/01/08

     

    Le prochain conseil municipal de Saint-Leu doit enteriner la passation de convention avec l’Agence regionale de l’energie de la Reunion, qui propose aux elus de la commune de franchir un nouveau cap en adherant au projet “Saint-Leu, ville solaire”.
    La commune, membre de droit a l’Arer (Agence regionale de l’energie a la Reunion), a mis en place une politique energetique durable sur son territoire. L’objectif de la nouvelle convention consiste a “affirmer et a consolider le partenariat entre la collectivite et l’Arer”. Mais elle visera surtout a passer du stade de reflexion au stade operationnel en terme d’amenagement. L’implantation de chauffe-eau solaires sera ainsi rendue obligatoire sur les constructions neuves et en rehabilitation. Une autre mesure phare devrait permettre une estimation du potentiel photovoltaique sur l’ensemble des toitures du territoire de la commune. “Une communication efficace s’averera necessaire. De plus, une identification de deux sites communaux de 30 kilowatts ainsi que l’integration architecturale d’un generateur sur le toit de la mairie seront etudiees”, explique-t-on du cote de la mairie. Le developpement de produits innovants en terme d’integration architecturale de stockage d’electricite, des eclairages de types “diodes”. Dans le cadre du projet, avec 100 % de chauffe-eau solaire, un eclairage autonome et performant, et des conseils sur l’electromenager, l’operation pilote “le Plate, village solaire” passera au stade operationnel dans le courant de l’annee.
    Mega centrale
    La ville devrait mettre en place des outils pedagogiques pour mener des operations de sensibilisation dans les ecoles communales effectuees par des mediateurs TCO. Un gestionnaire proposera de nouvelles actions en matiere de transports propres (renouvellement du parc communal) et de gestion de l’eau (detection de fuites sur le reseau d’eau potable). La cotisation de la commune pour etre membre de droit pour l’annee 2008 est de 38 000 euros. En outre, le montant global du projet “le Plate, ville solaire” s’eleve a 1 300 000 euros. Il est demande au conseil municipal de valider la participation communale, qui s’eleve a 60 000 euros, soit 4 % du montant global. Le conseil municipal du Port avait adopte en septembre dernier, le projet “Le Port, ville solaire”, dont l’axe central est la creation d’une mega centrale solaire urbaine. La commune, associee a l’Arer, compte profiter de son excellent taux d’ensoleillement pour promouvoir cette alternative aux energies fossiles, largement utilisees dans les centrales thermiques installees sur son territoire. Les elus portois avaient marque leur attachement aux solutions alternatives a l’utilisation des energies fossiles. La realisation d’une mega centrale urbaine repose sur une repartition eclatee sur les toitures des habitations et sur celles des zones industrielles de la cite portuaire. Cette centrale est une des applications possibles du Prerure (Plan regional des energies renouvelables et de l’utilisation rationnelle de l’energie), mis en œuvre a l’initiative de la Region, et qui a pour vocation de permettre a notre ile de tendre vers l’autonomie energetique a l’horizon 2025.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    5- Energies renouvelables. EDF investit 266 millions d'euros dans l'eolien, La Tribune, 23/01/08
     
    La filiale energies nouvelles de l'electricien va construire et exploiter six sites pour une puissance totale de 197 megawatts.
    EDF Energies Nouvelles va investir 266 millions d'euros dans six parcs eoliens d'une puissance totale de 197 megawatts (MW), indique l'entreprise ce mercredi 23 janvier.
    Cette filiale a 50% d'EDF va construire et exploiter six parcs eoliens. L'un se trouve a Castanet-Le-Haut (Herault) pour 11,5 MW. Il entrera en service au dernier trimestre 2008. Le deuxieme, a Luc-sur-Orbieu (Aude), developpera 12 MW et sera mis en service en novembre 2008. Un autre sera installe a Salles-Curan (Aveyron) pour 60 MW. Les trois autres sites, Villeseque (Aude, 50,6 MW), Chemin d'Ablis (Eure-et-Loire, 52 MW) et Fiennes (Pas-de-Calais, 11,5 MW), doivent entrer en service d'ici 2009.
    Ces investissements representent 266 millions d'euros, soit le "plus important financement de portefeuille eolien" realise par EDF EN en France, a estime lundi le cabinet Linklaters, conseil dans l'operation.
    Cree en 1990, EDF EN souhaite detenir 3.000 MW fin 2011, y compris eoliens. Au 30 juin 2007, la societe disposait d'une capacite installee de 1.188 MW dans le monde.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    6- Automobile : nouvelles propositions en faveur des biocarburants, Challenge, 23/01/08
     
    La Commission europeenne a adopte ce mercredi un ensemble de mesures faisant suite aux engagements pris par le Conseil europeen de lutter contre le changement climatique et de favoriser les sources d'energie renouvelables. Ces mesures mentionnent notamment un objectif minimal a atteindre d'ici a 2020 dans le secteur des transports, a savoir une part de 10% de biocarburants dans la consommation a l'echelon de l'Union Europeenne. Ce pourcentage est le meme pour tous les Etats membres.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    7- S’assurer bon marche en protegeant Paris, Toogezer, 23/01/08
     
    Si vous habitez Paris, si vous roulez moins de 9 000 km/an avec une voiture peu polluante et que vous utilisez transports en commun et Velib’, vos efforts vont etre recompenses. « Je m’assure a Paris », le nouveau contrat de La Parisienne Assurances, filiale du groupe Protegys, vous permet de payer votre assurance… en fonction de votre pollution. Cette assurance eco-responsable reduit les primes en fonction du niveau d’emission de CO2 de votre voiture (selon la classe energetique) et du nombre de kilometres parcourus chaque annee, avec des tarifs a partir de 9 euros/mois (en Smart). L’assurance inclut aussi 50 euros /an de transports en commun, l’abonnement au Velib (29 euros), ainsi que l’assurance personnelle et responsabilite civile en tant que cycliste (qui peut etre souscrite seule). Non-pollueur, non-payeur : un principe qui assure !
    Devis en ligne sur www.jemassureaparis.com et conseiller au 0 800 975 675.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    8- Pollution. Le mal des transports, Le Nouvel Observateur, 24/01/08
    J.I., Sciences et Avenir.com
     
    Les experts du Centre international de recherche sur le climat et l’environnement (CICERO) ont passe au crible les differents moyens de transport pour evaluer leurs effets sur le rechauffement climatique. Bilan : bon point pour le bateau et le train et bonnet d’ane pour la voiture.
    L’etude, intitulee "forcage climatique du secteur des transports» est la premiere analyse evaluant les effets de l'ensemble du secteur des transports, a l'echelle mondiale, sur le climat. Les chercheurs ont divise ce domaine en quatre categories : le transport routier, aerien, ferroviaire, et les transports maritimes. L’atmosphere terrestre absorbe de la chaleur et en emet. Pour evaluer le poids d’un facteur sur la modification de ces entrees et sorties de chaleur, les scientifiques utilisent la notion de forcage radiatif. Il est exprime en watt par metre carre (W/m2). Les experts du CICERO ont ainsi quantifie le forcage radiatif (FR) de chacun des modes de transport.
    L'etude qui a ete publiee dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) conclut que, depuis le developpement industriel, 15% du FR cause par les emissions anthropiques de CO2 proviennent du secteur des transports. le trafic routier est a lui seul responsable des deux tiers des rejets de carbone imputables aux moyens de deplacement. Pour les bateaux la situation est plus compliquee : jusqu'a aujourd'hui, le transport maritime a eu un effet de refroidissement sur le climat. En effet, les bateaux rejettent de grande quantite de dioxyde de soufre (SO2) et d’oxydes d’azote (Nox), ces deux gaz ont tendance a former des nuages bas et les particules de sulfates reflechissent la lumiere du soleil ce qui contribue a faire baisser les temperatures. Malheureusement, en contrepartie, le SO2 est responsable des pluies acides. De plus, leur courte duree de vie en comparaison du CO2 fait qu’a long terme les bateaux contribuent egalement au rechauffement.
    A la suite du transport routier, l'aviation est le deuxieme plus grand contributeur de gaz a effet de serre. Toutefois, la contribution historique des emissions de l'aviation au rechauffement de la planete est encore faible mais en constante augmentation. A l’inverse, l’impact du rail est lui negligeable compare aux voitures et aux avions, d'ou l'interet de developper ce mode de transport.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    9- Les nanocombustibles : un futur vecteur de l'energie ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
     
    Une equipe de recherche a l'universite Queen Mary de Londres souhaite determiner si les nanocombustibles peuvent devenir des vecteurs energetiques viables dans le futur. Ce programme dirige par le Dr Dongsheng Wen et soutenu par Shell Research etudie la combustion de nanoparticules metalliques comme le silicium, l'aluminium et le fer. Ces elements sont particulierement interessants et peuvent etre consideres comme renouvelables
    puisqu'ils sont abondamment presents sur Terre. L'equipe de recherche examine actuellement la combustion de ces nanocombustibles mouilles avec un combustible plus conventionnel comme le gazole. Suivant les resultats, ils evalueront ensuite la combustion des particules seules dites seches.
    Le principe de combustion de ces nanoparticules est relativement simple : c'est une reaction d'oxydation qui intervient entre l'oxygene et le metal.
    La chaleur generee par cette ...
    ... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :
    _____________________________________________________________________________________________________________
    10- Fabriquer de l'hydrogene a partir des dechets generes lors de la fabrication du biogazole, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
     
    Des scientifiques de l'Universite de Leeds auraient une solution aux problemes lies a la fabrication en grandes quantites de produits a faible valeur ajoutee lors de la synthese du biogazole. L'equipe du Docteur Valerie Dupont a en effet developpe un processus chimique qui permet de recycler le glycerol en un gaz riche en hydrogene. Ces recherches ont ete financees a hauteur de 270.000 livres (environ 378.000 euros) par le EPSRC (Engineering and Physical Science Research Council). Les partenaires industriels sont Johnson Matthey et D1-Oils.
    Le biogazole est une alternative renouvelable susceptible de repondre a court terme a la diminution des ressources en petrole. Cependant, avec les procedes actuels, pour chaque molecule de biogazole produite, une molecule de glycerol l'est egalement. Ceci pose des problemes economiques et environnementaux majeurs lies au stockage du glycerol.
    Le nouveau processus developpe a l'Universite de Leeds vise a valoriser ces reserves en glycerol. En melangeant a temperature et pression controlees le glycerol avec de la vapeur d'eau, on obtient de l'hydrogene, de l'eau ainsi que du dioxyde de carbone. Un filtre special permet de separer ces elements et d'obtenir de l'hydrogene pur.
    Ce procede est une solution ecologiquement interessante etant donne que le CO2 genere ne provient pas de la combustion des reserves fossiles. Son bilan carbone tend donc vers un bilan carbone proche de la neutralite Il represente surtout un enjeu economique majeur qui pourrait contribuer aux besoins croissants aussi bien en hydrogene qu'en biogazole. Il semble parfaitement maitrise par l'equipe du Dr Dupont et pourrait etre transpose tres bientot a une echelle industrielle.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    11- Des eoliennes offshores pour alimenter tous les foyers britanniques en 2020 ?, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
     
    John Hutton, le ministre de l'industrie, a annonce que le Royaume-Uni souhaitait mettre en place un ensemble de mesures pour developper l'eolien offshore : cette technologie permettrait de renforcer l'independance energetique du Royaume-Uni avec une source non emettrice en carbone qui est de ce fait respectueuse de l'environnement.
    D'ici 2020, le gouvernement voudrait produire 33 GW a partir de ses parcs offshores, soit environ 20% de l'electricite britannique. Une telle production serait suffisante pour alimenter en electricite tous les foyers du Royaume-Uni. Pour atteindre cet objectif, environ 7.000 eoliennes devront etre installees ce qui provoquerait un changement considerable au niveau du paysage des cotes britanniques. Jusqu'a present, seulement 8 GW d'eoliennes offshores etaient en projet pour 2014.
    Le Royaume-Uni compte sans conteste des ressources en vent parmi les ...
    ... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :
    _____________________________________________________________________________________________________________
    12- Un programme pour l'energie marine, BE Royaume-Uni n°82, 24/01/08
     
    L'Institut pour les Technologies de l'Energie (ETI) invite des organisations britanniques ou internationales a les rejoindre pour contribuer au developpement d'un certain nombre de projets dans le domaine de l'energie marine. Les deux domaines d'investigations souhaites sont l'energie des vagues et celles des courants marins.
    Le Royaume-Uni est un leader international dans ce domaine. D'ici 2020, 2GW d'electricite pourrait provenir de l'energie marine. Le souhait de l'ETI est d'accelerer encore ce developpement grace a la contribution conjointe de nouvelles entreprises et de nouveaux groupes de recherche. Le partenariat entre public et prive est deja organise et un certain nombre d'entreprises y participe comme EDF energy, E. ON, Rolls-Royce, BP et Shell. L'objectif de l'ETI est d'avoir au total 11 contributeurs prives qui investiraient 5 millions de livres (soit environ 7 millions d'euros) chaque annee pendant 10 ans.
    Les domaines d'etudes que l'ETI souhaite approfondir sont principalement le design et la possibilite de diffusion des installations ainsi que des tests sur prototypes. Des etudes sur les impacts ecologiques de ces technologies sont prevues. Les recherches auront pour objectif principal de reduire les couts de production d'electricite afin de rendre l'energie marine
    competitive.
    Pour exprimer son interet a la participation a ce projet, les candidatures sont attendues avant le 19 fevrier 2008. Pour plus de renseignements : <http://www.energytechnologies.co.uk>
    Sources :
    <http://www.energytechnologies.co.uk/assets/files/ETI_Marine_Information_Pack.pdf>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    13- Erika : Total fait appel d'un jugement qu'il estime "injustifie", AFP, 25/01/08
     
    Paris (AFP) - 19h08 - Total a decide de faire appel de sa condamnation dans le naufrage de l'Erika, un jugement "injustifie" selon le groupe petrolier qui s'est aussi dit pret a indemniser "immediatement" les victimes a condition d'un renoncement au second proces qui s'annonce.
    Apres le jugement rendu le 16 janvier par le tribunal correctionnel de Paris, "Total decide de faire appel d'une decision de justice qu'il estime injustifiee et allant a l'encontre du but recherche: ameliorer la securite dans le transport maritime", a annonce le groupe vendredi dans un communique.
    "Il est reproche a Total d'avoir provoque le naufrage en commettant une faute d'imprudence dans la selection du navire, alors que Total a ete trompe par des certificats qui ne correspondaient pas a la realite de l'etat gravement degrade de la structure du navire", ajoute le groupe, soulignant que ce n'est "ni son role, ni son metier" de se substituer aux societes de controle et de classification.
    Outre l'amende maximale de 375.000 euros, Total a ete condamne a verser 192 millions d'euros de dommages et interets, solidairement avec le proprietaire, le gestionnaire et la societe de classification de l'Erika, qui avait sombre dans le Golfe de Gascogne le 12 decembre 1999.
    Le groupe s'est dit vendredi pret a verser les indemnites "immediatement et de maniere irrevocable aux victimes de la pollution" qui choisiront de se desister de leur constitution de partie civile et de ne plus rien reclamer en appel.
    "A tous ceux qui sont d'accord, on va donner les montants estimes par le tribunal en contrepartie d'un desistement", a explique a l'AFP Me Daniel Soulez-Lariviere, avocat de Total. "On ne peut accepter d'etre condamne ni au penal, ni au civil", a-t-il ajoute.
    "Une organisation est mise en place pour que les paiements soient immediats et definitifs quel que soit le resultat de l'appel", poursuit le communique du groupe, rappelant qu'il a deja depense 200 millions d'euros pour participer au nettoyage des cotes et pomper le fioul reste dans les cuves de l'Erika apres le naufrage.
    Associations ecologiques, pecheurs, mareyeurs, collectivites locales, hoteliers: une centaine de personnes physiques ou morales sollicitait des reparations financieres au proces qui s'est tenu de fevrier a juin 2007. Les parties civiles ont finalement obtenu 20% du milliard d'euros reclame.
    Mais au lendemain du jugement, alors que Total etudiait la meilleure strategie a adopter, une source proche du dossier avait estime qu'en appel "s'il perd encore, Total pourrait se retrouver avec 400 millions d'euros de dommages et interets".
    En effet, le jugement de premiere instance a reconnu pour la premiere fois le prejudice ecologique, ce dont ont profite la Ligue pour la protection des oiseaux et le departement du Morbihan parce qu'il gerait des espaces naturels aux contours precisement etablis.
    Desormais les conseils regionaux concernes par le deversement de 20.000 tonnes de fioul lourd ultra-polluant sur 400 km du littoral Altantique pourront presenter des dossiers montrant qu'elles gerent aussi ce type d'espaces sensibles, et ont donc droit a des indemnites pour atteintes a l'environnement.
    Dans un entretien publie vendredi soir sur le site de Ouest France, le directeur general Christophe de Margerie a declare avoir fait appel "par devoir de chef d'entreprise". Selon lui, ce jugement "s'en prend a la poche profonde du groupe qui fait des benefices" (12,6 milliards d'euros en 2006).
    _____________________________________________________________________________________________________________
    14- Les fabricants automobiles bientot attaques en justice pour leurs emissions de CO2 ?, Mescoursespourlaplanete, 25/01/08
     
    C’est une grande premiere en France : des constructeurs automobiles sont attaques en justice et vont devoir rendre des comptes sur leur contribution au rechauffement climatique et a ses consequences negatives pour les humains, rapporte la Revue Durable. La canicule meurtriere de l’ete 2003 est l’evenement qui a declenche ces demarches judiciaires. Sherpa, une association de juristes specialisee dans les procedures a l’encontre des multinationales, est a l’origine de cette action, comme l’explique son responsable Yann Queinnec : « les entreprises automobiles vont-elles longtemps continuer a afficher un tel ecart entre leurs engagements ethiques et leurs actions, a signer des accords volontaires de reduction de leurs emissions qu’elles ne respectent jamais, a produire et a mettre en avant commercialement les vehicules les plus emetteurs de dioxyde de carbone (CO2) de leurs gammes, a reporter la mise sur le marche de technologies plus « propres », et cela en toute connaissance des effets environnementaux et sanitaires induits ? »
    Des precedents existent a l’etranger : ainsi l’organisation GermanWatch s’est-elle attaquee a Volkswagen accusee de manquer de transparence dans les informations sur la consommation de ses modeles et de concentrer tous ses efforts commerciaux sur ses gammes de voitures moyennes et luxes - particulierement nocives pour le climat. Le modele Touareg a ainsi ete laureat du prix Tuvalu du dereglement climatique en 2006. Plus fort encore : au Japon, les constructeurs automobiles ont accepte en 2007 d’indemniser les plaignants - des citoyens s’estimant victimes de la pollution de l’air des villes, soit au total 7,4 millions d’euros a repartir entre 520 individus. En France, la situation est differente puisque l’association Sherpa ne sait pas encore si elle optera pour le penal (demande de sanction pour violation de l’ordre public) ou le civil (demande de reparation via une indemnisation). Avant cela, ses avocats doivent preparer le dossier avec des experts afin d’evaluer la part de l’automobile dans le rechauffement scientifique et donc son role dans la catastrophe de 2003.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    15- Vent en poupe pour l'eolien en 2007, BE Etats-Unis n°108, 25/01/08
     
    Apres un saut de 26% en 2006, le parc eolien a encore connu aux Etats-Unis une croissance record avec une augmentation de la capacite installee de pres de 45% selon le rapport de l'American Wind Energy Association.
    3188 turbines totalisant 5288 megawatts ont ete installees l'an dernier, dont 60% au dernier trimestre. Le parc eolien representait fin 2007 une puissance installee de 16,8 gigawatts. 3506 MW etaient en cours de construction a cette date.
    Le Texas s'installe solidement en tete en termes de puissance installee (4356 MW), de nouvelles capacites en 2007 (1218 MW) et de nouveaux projets (1486 MW). La Californie, avec 2439 MW installes est largement distancee, une situation qui risque de s'accuser : seuls 63 MW nouveaux ont ete ajoutes au parc Californien en 2007 et seuls 45 MW sont actuellement en cours de construction. Les Etats les plus dynamiques en termes de construction ...
    ... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :

    FNH 2

    16- Tous les acteurs du batiment se preparent a relever le defi de la performance energetique, Actu-Environnement, 25/01/08
    F. Roussel
     
    Au regard des objectifs fixes par la France et l’Europe, les efforts a fournir pour aller vers un batiment sobre en carbone sont consequents. Conscients de l’ampleur de la tache, les acteurs reflechissent, calculent et testent des solutions.
    Devoilees il y a quelques jours, les ambitions de l’Union europeenne pour reduire les emissions de gaz a effet de serre sont claires et tous les secteurs economiques sont invites a faire des efforts. A travers le marche du carbone, l’industrie devra reduire de 21% ses emissions entre 2005 et 2020. Les Etats membres doivent aussi tout mettre en œuvre pour reduire de 10% les emissions issues des transports, du batiment, de l’agriculture et du traitement des dechets. Au nom des principes de « partage de l’effort » et de « solidarite entre les etats membres », la France se voit attribuer un objectif superieur a la moyenne a savoir une reduction de 14%.
    Pour y parvenir, le pays mise notamment sur le secteur du batiment qui selon Christian Jacob, president de la delegation a l’amenagement et au developpement durable du territoire, constitue un secteur majeur en termes de consommation d’energie et d’emissions de GES et devient ainsi le premier levier d’action. A l’occasion d’une table ronde sur le sujet, le president de la delegation a souhaite rappeler que la France compte 30 millions de logements dont 20 millions construits avant 1975 [date de la premiere reglementation thermique] ce qui demontre l’ampleur des efforts a realiser en renovation mais egalement dans le neuf.
    Cette orientation adoptee a l’occasion des debats du Grenelle de l’environnement, doit etre aujourd’hui traduite en action. Pour Michele Pappalardo, ancienne presidente de l’ADEME et desormais Commissaire generale au developpement durable, l’objectif est d’avoir un batiment plus efficace en energie fossile en travaillant sur la construction, la renovation et l’urbanisme. Toutefois pour la Commissaire il faut voir plus loin : on assiste a une augmentation des inegalites liees a l’augmentation des prix du chauffage, il y a donc des raisons economiques, environnementales mais egalement sociales a renover notre parc de logement. Cette position est partagee par Andre Yche, president du directoire de la Societe Nationale Immobiliere (SNI), premier bailleur social : cette renovation est l’occasion de travailler sur l’adaptation aux personnes agees et sur l’acces des jeunes actifs a la propriete. Le president preconise par consequent une strategie globale.
    Celle-ci pourrait voir le jour a travers la loi d’orientation qui decoulera du Grenelle de l’environnement. Rappelons qu’a l’issue des debats, plusieurs objectifs ont ete fixes : aboutir d’ici a 2020 a la generalisation des batiments a energie positive et renover 400.000 logements par an. Les reflexions sur les moyens d’atteindre ces objectifs sont en cours. Le comite de pilotage dedie aux batiments existants a deja rendu son rapport dans lequel il propose tout une serie d’outils afin d’inciter les proprietaires a faire des travaux. Philippe Pelletier, president du conseil d’administration de l’ANAH* et rapporteur du comite a rappele que la methode choisie est d’aider puis de contrainte car se sont beaucoup de petits proprietaires. Mais il faudra aussi mesurer la performance energetique et garantir l’efficacite des travaux, a-t-il ajoute.
    Du cote des bailleurs sociaux, les reflexions sont egalement bien avancees. La Societe Nationale Immobiliere proprietaire de 270.000 logements sociaux a prevu, d’ici 2020, de diminuer de 30% la consommation moyenne de son parc dont 20% en renovant et 10% en substituant des vieux logements par du neuf. En parallele, la societe prevoit de developper les energies renouvelables pour qu’elles fournissent 10% des besoins energetiques du parc. Nous pensons que ces objectifs sont atteignables et nous prevoyons d’investir 500 millions d’euros dans la renovation et 180 millions dans le neuf au cours des 15 prochaines annees, a assure Andre Yche. La SNI estime que pour abaisser la consommation de son parc a 150 kwh/m2/an comme prevu, elle devra investir 8.000 euros par logement. 4.000 euros par logement peuvent etre deployes des maintenant. Pour completer, la SNI aimerait beneficier de l’economie carbone. Elle travaille actuellement avec l’energeticien francais EDF pour beneficier du mecanisme de Certificats d’Economie d’Energie (CEE). Pour chaque kwh economise, la SNI pourrait ainsi obtenir des CEE qu’elle revendrait a l’energeticien.
    Les constructeurs prives se lancent egalement dans la recherche du futur batiment peu consommateur. Par exemple Bouygues Immobilier a cree une equipe multidisciplinaire pour imaginer et construire « le batiment de demain ». Ce batiment a energie positive qui devrait voir le jour a Meudon dans deux ans presente un surcout de construction de 15% mais le surcout total sur le prix de l’immeuble atteint quant a lui 5%. La societe de construction prevoit deja d’y installer des collaborateurs pour les sensibiliser a la performance energetique car au final, les besoins energetiques de ce batiment seront totalement couverts par une installation solaire de 5.400 m2 et une chaufferie alimentee en bois et en huile vegetale. Eric Mazoyer, directeur general delegue de Bouygues Immobilier est enthousiaste mais il reconnait que ce n’est pas donne a tous les constructeurs : ce batiment est un bijou de technologie pour reguler tous les flux energetiques [et] cette technologie necessite une formation specifique que les acteurs du batiment n’ont pas.
    Ces experiences demonstratives, les collectivites locales esperent bien les multiplier. Philippe Chanal, Directeur general adjoint de la communaute d’agglomerations de Chalons-en-Champagne, appellent les echelons communaux et inter-communaux a trouver leur place en etant exemplaires et innovants et en partageant leurs experiences.
    *Agence Nationale de l’Habitat
    _____________________________________________________________________________________________________________
    17- La consolidation des biocarburants en Europe, un bon plan pour l'ethanol bresilien, AFP, 26/01/08
     
    Brasilia (AFP) - 14h28 - Le Bresil, premier producteur mondial d'ethanol de canne a sucre, doit se preparer aux perspectives de consolidation du marche europeen des biocarburants ouvertes par le plan energetique contre le changement climatique de la Commission europeenne annonce cette semaine.
    L'industrie de l'ethanol bresilienne se frottait deja les mains a la perspective de ce plan prevoyant que dans le domaine des transports, les biocarburants (ethanol, biodiesel) devront, en 2020, composer 10% du carburant total englouti par les vehicules des Europeens.
    "Nous le (ce plan) jugeons tres positif car cela va permettre le developpement et la consolidation du marche europeen des biocombustibles", a declare a l'AFP l'assesseur international de l'Union de l'Industrie de la canne a sucre de Sao Paulo (Unica), Geraldine Kutas.
    Egalement premier exportateur mondial, le Bresil voit dans ce plan energetique "davantage une perspective qu'une opportunite reelle car le probleme auquel est confronte l'ethanol bresilien en Europe reste les tarifs eleves qui lui sont appliques (60% au-dessus de son prix), une question qui n'est pas souvelee dans le plan", souligne toutefois Geraldine Kutas.
    Les Etats-Unis et le Bresil comptent a eux deux pour 70% de la production mondiale d'ethanol. Au Bresil plus de 80% des autos neuves fonctionnent indistinctement a l'ethanol ou a l'essence mais a laquelle sont incorpores 25% d'ethanol.
    En 2007, le Bresil a approvisionne le marche europeen de quelque 800 millions de litres d'ethanol soit 30% de la consommation europeenne, selon Unica.
    Et le secteur calcule que le plan europeen pourrait se traduire en une demande evaluee a un maximum de 21, 5 milliards de litres d'ethanol par an, soit un peu plus de ce que le Bresil aujourd'hui produit, consomme (16,7 milliards de litres) et exporte (3,4 milliards de litres).
    "L'industrie bresilienne est suffisamment engagee en terme d'investissements pour repondre a la demande interne qui a augmente de 3,7 milliards de litres en 2007 pour atteindre les 16,7 milliards" a declare a l'AFP le patron du cabinet de consultants Datagro, Plinio Nastari qui souligne que "les opportunites d'exportations, si elles surgissent, obligeraient le Bresil a se tenir pret, a s'engager a des provisions et des contrats de moyens et long termes, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui".
    Toutefois compte tenu de la rapide croissance du secteur, le consultant reconnait que de telles provisions pourraient etre realisees a plus ou moins breve echeance.
    Sachant, en outre, que la dimension sociale de cette culture etait une question sensible aux yeux des Europeens, l'industrie bresilienne a deja diminue de 60% la coupe de la canne a sucre qui s'effectuait a la main, d'autant que la justice de Sao Paulo enquete sur 19 cas de deces, depuis 2005, peut-etre dus a l'epuisement.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    18- La sobriete ecologique a portee de clic, Mescoursespourlaplanete, 26/01/08
     
    Baptise Ecobutton, ce tout nouvel objet promotionnel, que les entreprises engagees peuvent offrir a leurs clients ou partenaires, se presente sous la forme d’un bouton poussoir, qui se branche sur le port USB de votre PC : une simple pression sur le bouton met l’ordinateur de l’utilisateur dans un « ecomode » special qui economise davantage d’energie que le mode « veille » normal, en consommant, selon le fabricant, la meme quantite d’electricite que lorsque l’ordinateur est eteint mais branche. Ideal pendant les pauses-dejeuners, les reunions ou les conversations telephoniques… tout ce qui justifie generalement le mode veille. Et quand l’utilisateur revient a son ordinateur, une fenetre speciale lui indique les quantites de CO2 et d’argent economisees, de maniere instantanee et cumulee, avec en prime un logo du sponsor renvoyant directement a son site Internet.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    19- Un velo-moto electrique pour rouler vite et propre, Le Monde, 26/01/08
    Michel Alberganti
     
    Un velo qui roule presque aussi vite qu'un scooter de 50 cm3 et qui coute aussi cher qu'un 125 cm3 ? Il faut oser. C'est justement la specialite de Matra. "La vitesse des velos a assistance electrique, tel notre Tidal Force, est limitee a 25 km/h. Ce n'est pas suffisant pour effectuer 20 kilometres dans la journee, soit un trajet entre la grande couronne et Paris", explique Jacques Bonneville, directeur general adjoint de Matra Manufacturing & Services. Des le mois de juin, l'entreprise lancera donc son "deux-roues hybride humain/electrique" : le MS1, qui affiche une autonomie de 30 a 100 km suivant l'usage, et un temps de recharge complete de 6 heures.
    L'engin ressemble a un velo dote d'un cadre renforce et de grandes roues de VTT... Mais, contrairement au velo Tidal Force, il dispose d'une vitesse maximale de 45 km/h en mode purement electrique. Matra compte lui donner un surcroit de modernite en lui adjoignant, d'ici quelques annees, des fonctions de communication. Grace a l'electricite disponible, le tableau de bord, deja dote d'un ecran a cristaux liquides, integrera une station d'accueil de telephone mobile, voire directement une carte SIM.
    Les acheteurs potentiels ? Peut-etre les parents, qui refusent un scooter a leurs enfants par crainte des accidents. "L'image du velo est plus rassurante, moins agressive", note M. Bonneville, qui precise qu'un casque special est en cours de conception. Son port sur le MS1, utilisable des 14 ans, sera indispensable.
    L'engin, qui rappelle le fameux Solex, sera classe dans la meme categorie lorsqu'il aura obtenu son homologation. Mais ses accelerations n'ont rien de comparable. Le moteur de 1 kW integre au moyeu arriere delivrant son couple maximal des 100 tours par minute, plus question de pedaler pour demarrer. Ni d'etre obsede par la panne "seche", le defaut qui handicape les scooters electriques. Le MS1, en effet, offre une autonomie nettement superieure aux usages vises. Et son poids, limite a 40 kg, rend possible le pedalage de depannage. Si ce "velo-moto" dispose de veritables atouts, il lui faudra convaincre les citadins d'investir 3 500 euros dans son acquisition. Un prix qui, souligne Matra, integre le cout du carburant, ce qui permet d'esperer son amortissement en trois ans.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    20- Erika : mecontentes de Total, des parties civiles commencent a faire appel, AFP, 27/01/08
     
    Nantes (AFP) - 15h38 - Des collectivites locales et des organisations ecologistes commencent a annoncer leur intention de faire appel du jugement intervenu dans l'affaire de l'Erika, mecontentes de l'appel decide par Total et de sa proposition d'indemniser les parties civiles qui se desisteraient.
    Total a en effet decide de faire appel vendredi du jugement qui l'a condamne a 375.000 euros d'amende et solidairement a 192 millions d'euros de dommages et interets, et s'est dite par ailleurs prete a indemniser "immediatement" les victimes si celles-ci renoncaient a un second proces.
    Greenpeace a annonce dimanche son intention de faire appel. "Apres le responsable mais pas coupable, Total invente le solvable mais pas responsable", a explique Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.
    L'association, qui s'est vue accorder en premiere instance 30.000 euros d'indemnisation au titre du prejudice ecologique subi, a juge "scandaleux" l'attitude de Total et qualifie sa propre decision de "reponse du berger a la bergere".
    La ligue de protection des oiseaux (LPO) a aussi enterine dimanche sa decision de faire appel du jugement du tribunal correctionnel de Paris. "A partir du moment ou Total s'est pourvu en appel, on est dans cet etat d'esprit. On considere que l'evaluation de 300.000 euros pour l'atteinte au vivant non commercial est sous-estimee", a indique a l'AFP le president de la Ligue Allain Bougrain-Dubourg.
    Une source proche du dossier avait recemment estime que l'appel pourrait couter cher a la compagnie petroliere: "S'il perd encore, Total pourrait se retrouver avec 400 millions de dommages et interets".
    Un nouveau proces ouvre la possibilite pour des parties civiles, ecartees en premiere instance pour de simples questions techniques, de revenir avec des dossiers complets et pour des collectivites de renforcer leurs argumentaires en faveur de l'atteinte a l'environnement et beneficier ainsi d'indemnites.
    Fortement touchee par la maree noire de l'Erika en decembre 1999, la region Pays-de-la-Loire a decide de faire appel aussitot rendue publique la decision de Total, qui pour elle est une "manoeuvre" destinee a "degager sa responsabilite penale". La region a obtenu 4,7 millions d'euros d'indemnites en premiere instance.
    Autre collectivite a s'etre manifestee: la commune de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique) qui fait appel pour beneficier du "prejudice ecologique", selon Corinne Lepage, avocate de plusieurs communes parties civiles dans l'affaire de l'Erika.
    Associations ecologiques, pecheurs, mareyeurs, collectivites locales, ou encore hoteliers: une centaine de personnes physiques ou morales ont sollicite des reparations financieres au proces qui s'est tenu de fevrier a juin 2007. Avec les 192 millions que la justice leur a accordes, les parties civiles ont finalement obtenu 20% du milliard d'euros reclame.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    21- Aerowatt a le vent en poupe dans l’ocean Indien, Clicanoo, le journal de l’ile de la Reunion, 30/01/08
    Bruno Graignic
     
    Aerowatt, producteur independant d’energie eolienne en France et en outremer, multiplie les projets d’implantations dans l’ocean Indien. A La Reunion, il boucle l’extension de la ferme de la Perriere a Sainte-Suzanne et a deja plusieurs autres projets dans les cartons. Mais, la societe mise egalement enormement sur l’ile sœur. Explications.
    ’extension de la ferme eolienne de La Perriere a Sainte-Suzanne s’acheve dans quelques semaines a peine. Les pales qui tournent au vent se sont multipliees comme des petits pains ses derniers mois. Leur nombre, quatorze en 2006, va desormais atteindre les 37. La puissance va desormais fleureter avec les 10 MW (275 kW par eolienne). “C’est l’energie necessaire pour alimenter un peu moins d’une fois et demie la commune de Sainte-Suzanne”, explique Serge Borchiellini, charge d’affaires pour Aerowatt, societe francaise independante de production d’energie. Ce n’est pas le seul projet porte par cette entreprise a La Reunion, encore moins dans l’ocean Indien. En effet, depuis septembre dernier, Aerowatt a obtenu le permis de construire, delivre par le prefet, d’une nouvelle ferme eolienne au lieu-dit La Paix dans les hauts de Sainte-Marie. Neuf eoliennes d’une capacite totale de 2,475 MW qui permettraient d’alimenter 7 000 habitants en electricite. Mais, la societe est encore aujourd’hui en pourparlers avec le proprietaire des lieux et le demarrage des travaux depend de l’issue de cette negociation. Ils sont donc reportes sine die. En revanche, “le permis de construire d’une autre implantation, a la Riviere-de-l’Est, est en cours de traitement. Il s’agit d’un projet, d’un cout frisant les 7,5 millions d’euros (ndlr : une eolienne coute 500 000 euros) de 15 machines. La puissance de cette ferme depasserait les 4 MW”, poursuit Serge Borchiellini. Ce projet permettrait de fournir entre 15 000 et 20 000 personnes en electricite propre. Il ajoute : “Nous avons deux ou trois jolis projets sur l’ile mais le potentiel n’est pas extensible a outrance”.
    Photovoltaique et eolien reunis
    Pourtant, le nec plus ultra reste a venir. Il est encore dans une phase preparatoire, “tres en amont”. Il s’agit de batir la premiere ferme photovoltaique et eolienne de France. Le site choisi n’est autre que celui de La Perriere. Sur les 30 hectares laisses en bail a Areowatt et deja en partie occupe par les eoliennes, les investisseurs prevoient de faire cohabiter les deux systemes de production. “Il nous reste encore a definir les terrains les plus favorables pour y implanter les panneaux. On etudie la possibilite de recouvrir 3 hectares de surface photovoltaique, ce qui correspond a environ 3 MW de puissance electrique”, explique l’homme d’Aerowatt. Cela offre comme avantage d’optimiser au maximum le potentiel foncier, alors que ce dernier est une denree rare dans le departement. La societe, qui travaille avec BP Solar la-dessus, marque ainsi sa volonte d’investir le solaire. Elle a visiblement des envies d’expansion sectorielles mais aussi territoriales. Outre La Reunion, Aerowatt vise d’ailleurs le marche mauricien. “Nous avons pose les premiers jalons dans l’ile sœur”. Le premier projet devrait etre implante dans la region de Curepipe, dans les hauts plateaux et egaler la puissance de la ferme de Sainte-Suzanne. “Ces eoliennes pourraient tourner rapidement d’ici 2009”, avance Serge Borchiellini. A terme, Aerowatt souhaiterait investir dans ce pays entre 68 et 115 millions d’euros. Son parc devrait fournir 5 % de l’electricite dans les foyers mauriciens. Maurice compte d’ailleurs de serieux atouts pour permettre l’implantation de l’eolien. “Il y a du foncier disponible. Le relief est assez plat et les sites sont accessibles. Mais, il n’y a pas la-bas d’incitations fiscales comme a La Reunion”.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    22- En Dordogne, des poulets fermiers eleves au "micro-eolien", AFP, 30/01/08
     
    Thenac (AFP) - 13h32 - Chez Francois de Conti, eleveur et viticulteur a Thenac, en Dordogne, les poulets fermiers sont eleves au bon grain mais aussi a l'energie "naturelle" grace a une "micro-eolienne" qui alimente l'eclairage, la regulation de temperature et la cloture anti-renards.
    M. de Conti utilise depuis un an ce que France Eoliennes, societe specialisee sur le marche du "micro-eolien" a destination des particuliers et des PME, presente comme la "premiere eolienne agricole de France".
    Les trois pales en fibre de verre tronent au sommet d'un mat de onze metres, offertes aux vents dominants d'ouest et du sud, a quelques encablures du vignoble "Chateau Belles-Filles" pres de Bergerac. Cette eolienne, le proprietaire en revait depuis la tempete de 1999 qui l'avait laisse sans electricite pendant trois semaines.
    "Il suffit de quelques heures sans electricite pour perdre des centaines de poulets. Heureusement qu'il n'y en avait pas a ce moment-la, mais on s'est dit : "plus jamais ca !", explique celui qui eleve pres de 25.000 poulets par an.
    L'exploitant s'est donc tourne vers le petit eolien pour disposer a tout moment d'un stock de secours, moins polluant qu'un groupe electrogene, mais aussi reduire sa facture d'electricite en utilisant sa propre energie.
    Apres s'etre assuree aupres de Meteo France que la moyenne des vents etait suffisante pour faire tourner les pales, France Eoliennes a donc installe une machine de 2 Kilowatt qui alimente deux batiments a poulets pour la lumiere, la chaine d'alimentation en nourriture, la regulation de la temperature, la cloture anti-intrusion contre les renards ainsi qu'un petit congelateur.
    D'une hauteur inferieure a 12 metres, elle n'a necessite aucune demande de permis de construire, precise M. de Conti.
    Les batiments restent toutefois raccordes au reseau EDF, l'electricite traditionnelle prenant regulierement le relais de l'energie eolienne pour preserver en permanence un stock de secours.
    Cote financier, l'investissement de 15.000 euros est, selon M. de Conti, facilement amortissable. D'abord en raison des economies sur la facture EDF, mais pas seulement: "L'eolienne est amortie des la premiere seconde d'une coupure de courant", affirme-t-il, chiffrant a "9.000 euros" l'eventuelle perte d'une "bande de poulets" en cas de coupure de courant.
    L'exploitant perigourdin entend s'inscrire dans une demarche globale d'agriculture "responsable". Son exploitation, ajoute-t-il, est "ferme pilote" pour les Chambres d'agriculture de Dordogne, des Landes et du Lot-et-Garonne pour mesurer l'impact global de l'eolien sur une production agricole.
    "Il faut arreter de parler, il faut agir. Je ne suis plus un consommateur, je suis un producteur d'energie, et cela change beaucoup de choses sur ma facon de consommer", assure-t-il.
    France Eoliennes, depuis sa creation il y a deux ans, indique avoir commercialise "325 machines" de petit eolien en France, de 2 a 20 Kilowatts, selon Igor Ochmiansky, delegue Aquitaine de la societe.
    Pour autant, precise-t-il, "nous refusons plus de machines que nous n'en installons". Cela pour ne pas decevoir les attentes: "Aujourd'hui, nous sommes dans la prehistoire de l'eolien. Si on se loupe, il n'y aura pas d'histoire."
    _____________________________________________________________________________________________________________
    En images
    23- L'apprentissage des metiers de l'eolien a Charleville-Mezieres (Ardennes), TF1, journal de 20h, 30/01/08
     
    Selon la commission europeenne, il faudrait que la France consomme plus de 20% d'energie renouvelable en 2020.
    Suite a voir a :
    <http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3699291,00-apprentissage-metiers-eolien-charleville-mezieres-.html>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    Une publication
    24- L’energie du vent, sous la direction de Philippe Rocher, ADEME / Cherche-Midi, decembre 2007

    Pousse par la double contrainte du changement climatique, d’une part, et de la tension sur les ressources energetiques, d’autre part, le monde de l’energie amorce une mutation profonde. Des cours du petrole au prix du super a la pompe, nul n’ignore l’entree de notre gourmande civilisation dans une nouvelle ere : celle de la fin de l’energie bon marche. La maitrise des consommations devient une priorite, d’un point de vue economique, certes, mais surtout afin de limiter nos emissions de gaz a effet de serre, grands responsables du rechauffement de la planete. Parallelement, une utilisation accrue des energies renouvelables permet de limiter le recours aux energies fossiles, de securiser l’approvisionnement.
    Quelques annees apres le Danemark, l’Allemagne et l’Espagne, la France se lance dans un ambitieux programme de developpement de l’energie eolienne. Pour cela, les pouvoirs publics ont mis en place un systeme incitatif, afin de susciter les investissements et de soutenir le demarrage d’une filiere industrielle.
    Par voie de consequence, les eoliennes fleurissent dans nos campagnes, symboles incontournables d’une nouvelle epoque, où « energie renouvelable » semble la meilleure rime a « developpement durable ».
    Mais ces grands moulins divisent les populations : certains y voient energie propre, voire grace et beaute, d’autres quelques symboles industriels inutiles qui obligent a rectifier les cartes postales.
    Dans ce contexte passionne, il n’existe pas d’ouvrage grand public qui montre et explique l’eolien. « L’energie du vent » veut repondre aux multiples questions de ceux qui croisent la route de ces machines modernes : Pourquoi faut-il faire de l’eolien ? Est-ce que l’eolien est competitif ? Combien va-t-on installer d’eoliennes en France ? Pourquoi ne les installe-t-on pas toutes en mer ? Comment ca marche ? Comment cela s’installe ? Combien ca produit d’electricite ? Quels sont les impacts de l’eolien ? Qui sont les opposants et que leur reprochent-ils ? A qui appartiennent les eoliennes de nos campagnes ? De quels metiers ont besoin les eoliennes ?
    Ref. : 6226 - Co-editeur : ADEME / Editions du Cherche-Midi, decembre 2007 - 25x28 - 160p., 35 euros.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    Une formation
    25- Cetaces et marine marchande : formation du personnel navigant l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille, Souffleurs d’ecume, avant le 15 fevrier
     
    Depuis 2000, des compagnies de navigation et des chercheurs travaillent dans un objectif commun : limiter les risques de collisions, frequentes en Mediterranee, entre grands cetaces et navires de commerces. Depuis 2005, et parmi une batterie d'applications, cette alliance a donne jour a une formation du personnel de quart (en activite ou en devenir) navigant en Mediterranee. Ce dispositif est gratuit et a lieu chaque annee a l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille.
    D'autres thematiques ecologiques d'importance sont egalement developpees au cours de cette formation, et en particulier les impacts acoustiques de la navigation commerciale ou encore la problematique des emissions de gaz a effet de serre.
    Cette annee, la formation a lieu le 14 mars prochain. Inscription avant le 15 fevrier.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    Trois offres d'emploi
    26- 4 ambassadeurs de tri et 2 chargés de mission/animateurs, SIVED, Ecoscience Provence et Souffleurs d'Ecume

    1. Le SIVED (Syndicat Intercommunal pour l'Elimination et la Valorisation des Dechets dans le Centre Var) recrute 4 ambassadeurs de tri en Contrat d'Avenir dans le cadre du programme Eco-Insertion :
    2. L'association Ecoscience Provence recherche un charge de mission / animateur (consommation durable dans le Var) en Service Civil Volontaire : http://www.ecoscienceprovence.com/doc_annexes/poste1.pdf
    3. L'association Souffleurs d'Ecume recherche un charge de mission / animateur (impact et gestion des activites humaines vis a vis des cetaces de Mediterranee) en Service Civil Volontaire : 
    <http://www.souffleursdecume.com/_autres/poste1.pdf>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    30 January

    POUR LE DROIT DE PRODUIRE ET MANGER SANS OGM...

    Pour le droit de produire et manger sans OGM

    5 février: Mobilisation nationale pour le droit de produire et manger sans OGM

    Plusieurs collectifs d'associations* appellent à la mobilisation contre le projet de loi sur les OGM, qui va être soumis au Sénat le 5 février puis à l'Assemblée nationale en mars. Si la France a bien demandé un moratoire sur le maïs MON810 (clause de sauvegarde lui permettant de déroger à une directive européenne concernant un seul OGM sur un an), elle contredit cette résolution avec le projet de loi émis en décembre, dont l'enjeu est de taille. Celui-ci légaliserait la possibilité de coexistence entre cultures OGM et non OGM, et l'on sait combien la pollution transgénique est incontrôlable, diffuse et irréversible, risquant de remettre en cause la filière biologique et les labels de qualité. De plus, cette loi contraindrait l'agriculteur "contaminé" à en faire la preuve, toute la filière se déchargeant de la responsabilité de contamination sur le monde paysan.

    Les collectifs nous invitent donc, pour faire valoir aux sénateurs et parlementaires français notre droit de produire et manger sans OGM, à manifester le 5 février à Paris.
    Depuis la région Rhône-Alpes, plusieurs départs en bus sont prévus depuis Valence (5h) et Vienne (6h). Infos au 04 75 64 49 93.

    Programme de la journée du 5 février:
    Pique-nique dans les jardins du Luxembourg entre 12 et 14h.
    Salle René Coty au Sénat: temps de communication autour des produits sous signe de qualité (bio, AOC, labels).
    18h: Manifestation au flambeau place Saint Michel jusqu'au Sénat.

    Et aussi:

    • Signez la pétition en ligne et retrouvez le projet de loi (rubrique Documents) sur http://www.stop-ogm.org
    • Soutenez Christian Vélot, Maître de conférences en génétique moléculaire et chercheur à l'Institut de génétique et de microbiologie, soumis à des pressions pour avoir voulu nous informer sur les OGM. Retrouvez son témoignage et la pétition de soutien sur http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique117
    • Achetez le DVD "OGM?" incluant une conférence de Christian Vélot et une série d'entretiens avec des chercheurs, médecins et scientifiques. A commander auprès de l'Alternative en Midi-Pyrénées: 41 rue Ste Lucie, 31300 TOULOUSE. Tel: 06 77 77 69 56. Email: alternative.toulouse@wanadoo.fr (10 euros).

    * ATTAC, Les Amis de la Terre, Agir pour l'Environnement, Confédération paysanne, Greenpeace, Nature et Progrès, WWF, FRAPNA, Accueil Paysan, CORA, Syndicats d'AOC, LPO, Biocoop, Alliance pour la planète, FNAB, etc.

    Terre & Humanisme a rejoint le collectif anti-OGM 07 et soutient la mobilisation nationale.

    Pour vous désinscrire, cliquez sur le lien suivant:
    Mise à jour

    A LIRE ABSOLUMENT KOKOPELLI association pour la défense des graines et ed l'HUMUS

    Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

    Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

           - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

           - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

    Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

    Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

    C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

    Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

    L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

    Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

    Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

    L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

    Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

    Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

    L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

    La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

    N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

    Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

    Raoul Jacquin

    Ce communiqué est consultable sur notre site

    Association Kokopelli

    http://www.kokopelli.asso.fr/index.html


    24 January

    MDRGF et toujours plus d'hérésie sanitaire, il faudrait retourner à la chasse aux inquisiteurs !!!!! LOOOOOL

    Lettre d'information du MDRGF
    Agissez avec nous !
    Bien que les intentions du gouvernement telles qu’elles ressortent du Grenelle de l’Environnement laissent entrevoir des possibilités de progrès, les faits sont tenaces : abeilles menacées par de nouveaux insecticides ultra-toxiques nouvellement homologués, loi sur les OGM au contenu incertain, épidémie de cancer en partie imputable à la dégradation de l’environnement…Mobilisons nous pour maintenir la pression sur nos décideurs afin qu’ils prennent les décisions qui s’imposent : Une véritable application du principe de précaution pour les générations futures !
    Opération Abeille : Homologation d’un insecticide dangereux

    Comme nous vous en informions lors de notre dernier envoi, le MDRGF, avec d’autres partenaires, s’est mobilisé pour demander le retrait de l’homologation du Cruiser, un insecticide systémique dangereux. Aujourd’hui, avec nombre de ses collègues, il lance une cyberaction, pour que toutes et tous vous demandiez à votre tour le retrait de l’homologation de ce pesticide dangereux !

    A vous de jouer… Pour plus d’informations rendez-vous sur : http://www.mdrgf.org/news/news200108_abeille_pesticides.html
    Opération Santé : « La guerre contre le cancer »

    « La guerre contre le cancer » est un film documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade dont le sujet est l'échec de la guerre contre le cancer, en France et dans le monde. En 1971, Nixon déclarait en lançant son plan de lutte contre le cancer : "Dans 20 ans nous aurons vaincu le cancer". Aujourd'hui l'échec est patent: en France, un homme sur 2 et une femme sur 3 seront atteints d'un cancer ; le cancer de l'enfant progresse de 1% par an en Europe depuis 30 ans et cette progression s’accélère.
    Découvrez le film en avant première le mercredi 30 janvier à 18h30 à Sciences Po Paris (Amphithéâtre Jacques Chabsal 27 Rue Saint Guillaume Paris 7ème ) – confirmation nécessaire au 01 58 04 15 50.

    A noter, France 2 va diffuser ce documentaire "La guerre contre le cancer" le jeudi 7 février à 23h05.

    S'attaquer à l'épidémie de cancer en travaillant à la restauration d’un environnement saine est aujourd'hui une vrai urgence. D'où l'importance d'une large participation de toutes et tous à cette projection !

    Pour plus d’informations sur le film rendez-vous sur :
    http://www.mdrgf.org/news/news200108_guerre_cancer.html
    Opération OGM : Dites non aux OGM

    Le 5 février, mobilisation d’un grand nombre d’ONG au jardin du Luxembourg (au moment du passage du texte de loi sur les OGM devant le Sénat).
    Au programme pique-nique de 12h à 14h, puis des prises de paroles. Profitez aussi des produits bio qui seront proposés à cette occasion.
    A 18h défilé au flambeaux
    Venez nombreux faire entendre votre voix ! En attendant écrivez à vos élus ! pour plus d’infos rendez-vous sur http://www.stop-ogm.org

    Informations à diffuser le plus largement possible.

    Lettre d'information du MDRGF.  plus d'information sur notre site

     

    Une humanité plus carnivore, un risque pour la santé et l'environnement

    2008-01-23

    PARIS (Source vérifiée)

    La consommation de produits animaux, qui devrait augmenter de 50% d'ici 2020, selon l'Organisation mondiale pour la santé animale (OIE), comporte d'importants risques sanitaires et met en péril les écosystèmes, soulignent des experts.

    L'augmentation de la consommation de viande à l'échelle de la planète est surtout le fait des économies émergentes, au premier rang desquelles la Chine et l'Inde, et se traduit par des transports de plus en plus nombreux de produits animaux.

    "Il y a des risques sanitaires supplémentaires, car les produits vont circuler plus vite que les temps d'incubation des maladies", constate Jean-Luc Angot, directeur-général adjoint de l'OIE.

    Parmi les facteurs d'apparition ou de réémergence de nouvelles pathologies, on compte aussi le réchauffement climatique, la modification des écosystèmes ou le changement des habitudes alimentaires.

    "La fièvre catarrhale ovine (ou maladie de la langue bleue) sévit dans des régions où ne la connaissait pas auparavant, comme dans le nord de l'Europe, alors qu'on la considérait jusqu'ici comme tropicale", rappelle M. Angot.

    Le bouleversement des écosystèmes expose l'homme et les animaux d'élevage à de nouveaux agents pathogènes. A la fin des années 1990, la déforestation en Malaisie a fait sortir de la forêt des chauves-souris frugivores qui ont contaminé des porcs, conduisant à l'éradication du cheptel porcin de ce pays et provoquant 300 morts humaines.

    Les fièvres hémorragiques comme Ebola sont également liées aux contacts entre le singe et l'homme consécutifs à la déforestation en Afrique.

    Au chapitre des habitudes alimentaires, le virus du sida pourrait avoir contaminé l'homme en franchissant la barrière d'espèce à cause de la consommation de viande de singe, selon une hypothèse sérieuse qui n'a toutefois pas encore été scientifiquement prouvée.

    L'augmentation du nombre de volailles accroît le risque qu'un virus de la grippe aviaire réussisse un jour, au fil de mutations successives, à devenir efficacement transmissible d'homme à homme, ce qui n'est actuellement pas être le cas avec la souche hautement pathogène H5N1.

    D'une manière générale, "le développement de l'élevage industriel en Asie du Sud-Est, en Chine et en Inde, à la porte des villes apporte des problèmes d'hyperconcentration, de non-gestion des déjections, de risques sanitaires", constate André Pfimlin, responsable recherche et développement de l'Institut de l'élevage à Paris.

    Fin 2006, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a calculé dans un rapport que les bovins produisent plus de gaz à effet de serre que les voitures, le méthane qu'ils rejettent et le protoxyde d'azote de leurs déjections étant beaucoup plus réchauffant que le CO2.

    Ce rapport a aussi mis en évidence qu'une grande part de ces émissions était le fait de l'élevage pastoral, pratiqué par des populations très pauvres du Sahel ou d'Asie centrale qui dépendent du bétail pour leur survie.

    La marge de manoeuvre est faible pour réduire les émissions de méthane, mais "si tous les systèmes d'élevage optimisaient leurs déjections, leurs engrais de ferme, ils gagneraient en argent et réduiraient le risque de pollution pour l'eau et pour l'air", selon M. Pfimlin.

    Dans les zones tropicales, la production de viande réduit aussi les "puits de carbone" (qui stockent le CO2 dans la végétation). "Quand on brûle la forêt, au Brésil, en Amérique centrale mais aussi en Indonésie, on fait très souvent de l'élevage, et aussi du soja" qui sert à nourrir les cochons et les volailles, explique cet expert..
    Une humanité plus carnivore, un risque pour la santé et l'environnement
    2008-01-23 10:49:24
    PARIS (AFP)

    © AFP

    Une femme mange un hamburger à Pékin le 10 juillet 2007La consommation de produits animaux, qui devrait augmenter de 50% d'ici 2020, selon l'Organisation mondiale pour la santé animale (OIE), comporte d'importants risques sanitaires et met en péril les écosystèmes, soulignent des experts.

    L'augmentation de la consommation de viande à l'échelle de la planète est surtout le fait des économies émergentes, au premier rang desquelles la Chine et l'Inde, et se traduit par des transports de plus en plus nombreux de produits animaux.

    "Il y a des risques sanitaires supplémentaires, car les produits vont circuler plus vite que les temps d'incubation des maladies", constate Jean-Luc Angot, directeur-général adjoint de l'OIE.

    Parmi les facteurs d'apparition ou de réémergence de nouvelles pathologies, on compte aussi le réchauffement climatique, la modification des écosystèmes ou le changement des habitudes alimentaires.

    "La fièvre catarrhale ovine (ou maladie de la langue bleue) sévit dans des régions où ne la connaissait pas auparavant, comme dans le nord de l'Europe, alors qu'on la considérait jusqu'ici comme tropicale", rappelle M. Angot.

    © AFP

    Pièces de viande lors d'une foire spécialisée à Düsseldorf en Allemagne le 24 septembre 2006Le bouleversement des écosystèmes expose l'homme et les animaux d'élevage à de nouveaux agents pathogènes. A la fin des années 1990, la déforestation en Malaisie a fait sortir de la forêt des chauves-souris frugivores qui ont contaminé des porcs, conduisant à l'éradication du cheptel porcin de ce pays et provoquant 300 morts humaines.

    Les fièvres hémorragiques comme Ebola sont également liées aux contacts entre le singe et l'homme consécutifs à la déforestation en Afrique.

    Au chapitre des habitudes alimentaires, le virus du sida pourrait avoir contaminé l'homme en franchissant la barrière d'espèce à cause de la consommation de viande de singe, selon une hypothèse sérieuse qui n'a toutefois pas encore été scientifiquement prouvée.

    L'augmentation du nombre de volailles accroît le risque qu'un virus de la grippe aviaire réussisse un jour, au fil de mutations successives, à devenir efficacement transmissible d'homme à homme, ce qui n'est actuellement pas être le cas avec la souche hautement pathogène H5N1.

    D'une manière générale, "le développement de l'élevage industriel en Asie du Sud-Est, en Chine et en Inde, à la porte des villes apporte des problèmes d'hyperconcentration, de non-gestion des déjections, de risques sanitaires", constate André Pfimlin, responsable recherche et développement de l'Institut de l'élevage à Paris.

    Fin 2006, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a calculé dans un rapport que les bovins produisent plus de gaz à effet de serre que les voitures, le méthane qu'ils rejettent et le protoxyde d'azote de leurs déjections étant beaucoup plus réchauffant que le CO2.

    Ce rapport a aussi mis en évidence qu'une grande part de ces émissions était le fait de l'élevage pastoral, pratiqué par des populations très pauvres du Sahel ou d'Asie centrale qui dépendent du bétail pour leur survie.

    La marge de manoeuvre est faible pour réduire les émissions de méthane, mais "si tous les systèmes d'élevage optimisaient leurs déjections, leurs engrais de ferme, ils gagneraient en argent et réduiraient le risque de pollution pour l'eau et pour l'air", selon M. Pfimlin.

    Dans les zones tropicales, la production de viande réduit aussi les "puits de carbone" (qui stockent le CO2 dans la végétation). "Quand on brûle la forêt, au Brésil, en Amérique centrale mais aussi en Indonésie, on fait très souvent de l'élevage, et aussi du soja" qui sert à nourrir les cochons et les volailles, explique cet expert..
    Une humanité plus carnivore, un risque pour la santé et l'environnement
    2008-01-23 10:49:24
    PARIS (AFP)

    © AFP

    Une femme mange un hamburger à Pékin le 10 juillet 2007La consommation de produits animaux, qui devrait augmenter de 50% d'ici 2020, selon l'Organisation mondiale pour la santé animale (OIE), comporte d'importants risques sanitaires et met en péril les écosystèmes, soulignent des experts.

    L'augmentation de la consommation de viande à l'échelle de la planète est surtout le fait des économies émergentes, au premier rang desquelles la Chine et l'Inde, et se traduit par des transports de plus en plus nombreux de produits animaux.

    "Il y a des risques sanitaires supplémentaires, car les produits vont circuler plus vite que les temps d'incubation des maladies", constate Jean-Luc Angot, directeur-général adjoint de l'OIE.

    Parmi les facteurs d'apparition ou de réémergence de nouvelles pathologies, on compte aussi le réchauffement climatique, la modification des écosystèmes ou le changement des habitudes alimentaires.

    "La fièvre catarrhale ovine (ou maladie de la langue bleue) sévit dans des régions où ne la connaissait pas auparavant, comme dans le nord de l'Europe, alors qu'on la considérait jusqu'ici comme tropicale", rappelle M. Angot.

    © AFP

    Pièces de viande lors d'une foire spécialisée à Düsseldorf en Allemagne le 24 septembre 2006Le bouleversement des écosystèmes expose l'homme et les animaux d'élevage à de nouveaux agents pathogènes. A la fin des années 1990, la déforestation en Malaisie a fait sortir de la forêt des chauves-souris frugivores qui ont contaminé des porcs, conduisant à l'éradication du cheptel porcin de ce pays et provoquant 300 morts humaines.

    Les fièvres hémorragiques comme Ebola sont également liées aux contacts entre le singe et l'homme consécutifs à la déforestation en Afrique.

    Au chapitre des habitudes alimentaires, le virus du sida pourrait avoir contaminé l'homme en franchissant la barrière d'espèce à cause de la consommation de viande de singe, selon une hypothèse sérieuse qui n'a toutefois pas encore été scientifiquement prouvée.

    L'augmentation du nombre de volailles accroît le risque qu'un virus de la grippe aviaire réussisse un jour, au fil de mutations successives, à devenir efficacement transmissible d'homme à homme, ce qui n'est actuellement pas être le cas avec la souche hautement pathogène H5N1.

    D'une manière générale, "le développement de l'élevage industriel en Asie du Sud-Est, en Chine et en Inde, à la porte des villes apporte des problèmes d'hyperconcentration, de non-gestion des déjections, de risques sanitaires", constate André Pfimlin, responsable recherche et développement de l'Institut de l'élevage à Paris.

    Fin 2006, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a calculé dans un rapport que les bovins produisent plus de gaz à effet de serre que les voitures, le méthane qu'ils rejettent et le protoxyde d'azote de leurs déjections étant beaucoup plus réchauffant que le CO2.

    Ce rapport a aussi mis en évidence qu'une grande part de ces émissions était le fait de l'élevage pastoral, pratiqué par des populations très pauvres du Sahel ou d'Asie centrale qui dépendent du bétail pour leur survie.

    La marge de manoeuvre est faible pour réduire les émissions de méthane, mais "si tous les systèmes d'élevage optimisaient leurs déjections, leurs engrais de ferme, ils gagneraient en argent et réduiraient le risque de pollution pour l'eau et pour l'air", selon M. Pfimlin.

    Dans les zones tropicales, la production de viande réduit aussi les "puits de carbone" (qui stockent le CO2 dans la végétation). "Quand on brûle la forêt, au Brésil, en Amérique centrale mais aussi en Indonésie, on fait très souvent de l'élevage, et aussi du soja" qui sert à nourrir les cochons et les volailles, explique cet expert..

    ________________________________
     Gentech news 169


    1. France : maïs OGM banni des champs

    La France interdit provisoirement la culture de la variété de maïs transgénique MON 810. Un groupe d’experts mis en place par le président Sarkozy a conclu à l’existence de «doutes sérieux» concernant ce maïs. Notamment la dissémination à longue distance, par le vent, de pollens transgéniques dont les effets négatifs se répercutent non seulement sur les parasites du maïs mais vraisemblablement aussi sur les vers de terre (lombrics), lesquels sont indispensables à l’aération et à l’ameublissement des sols. Pour protester contre le maïs OGM, José Bové et 25 sympathisants avaient auparavant entamé une grève de la faim. (taz,14.1.08)


    2. Agrobusiness : concentration et bénéfices colossaux

    Il y a 25 ans, il existait dans le monde entier 7000 entreprises de culture dont les parts de marché étaient toutes inférieures ou égales à 1%. A l’heure actuelle, 10 firmes détiennent quasiment 50% de l’offre en matière de semences. Plus de 90% de la totalité des plantes transgéniques dans le monde proviennent de la firme US Monsanto. (brazzilmag, 11.12.07)


    3. Inde : pas de coton OGM à Maharashtra

    Le gouvernement de Maharashtra conseille aux paysans de renoncer au coton transgénique. Les coûts sont bien trop élevés par rapport à une production qui demeure faible. Désespérés, de nombreux producteurs de coton ont mis fin à leurs jours. (new Indian Express, 19.12.07)


    4. USA : villes contre le génie génétique en agriculture

    Neuf villes de l’Etat du Massachusetts ont adopté une résolution contre le génie génétique en matière de produits alimentaires et d’agriculture. (Nofa/Mass, 2007)


    5. USA : agriculture bio et réchauffement climatique

    Un parallèle établi à long terme entre méthode de culture conventionnelle et méthode de culture biologique prouve: la culture bio permet une réduction massive des gaz à effet de serre. Si les USA adoptaient le bio pour cultiver leur maïs et leur soja, ils réussiraient à atteindre plus de 70% des objectifs de Kyoto en matière de réduction de CO2. (The Rodale Institute,USA)


    Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur la rubrique "Gen-Lex-News français" de notre site http://www.blauen-institut.ch.

    Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen Institut (en collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie génétique GTG).


    ________________________________

    http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.

    Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.

    Groupe de discussion : http://terresacree.org/groupe.htm

    Pour nous aider dans notre action sur internet, adhérer à l'Association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm

    Même de 5 euro! Paiement sécurisé par carte bancaire : http://terresacree.org/fenetre.htm


    Message propulsé par splio
    > http://www.splio.fr/

    Manger sain ? Plus facile à dire qu'à faire

    LE MONDE | 22.01.08

    Pouah !" lâche le docteur Laurent Chevallier en parcourant les rayons du supermarché. Ce nutritionniste, qui vient de publier Impostures et vérités sur les aliments (Fayard), a accepté de nous aider à remplir notre chariot en déjouant les pièges de la malbouffe. Objectif : santé. Il ne s'agit pas seulement de manger moins gras, moins sucré, moins salé, mais aussi de limiter la chimie dans notre assiette. Car, à moins de connaître par coeur les "apports nutritionnels journaliers recommandés" et de comprendre le nom de toutes les substances ajoutées dans les denrées transformées, décrypter la liste des ingrédients qui figurent sur les étiquettes ressemble à une gageure.



    Arômes, colorants (E100 à E180), conservateurs (E200 à E297), émulsifiants, épaississants, texturants (E400 à E495), exhausteurs de goût (E620 à E650), agents d'enrobage, édulcorants, stabilisants, pesticides... L'accumulation et l'association de tous ces additifs ont fini par créer, selon le nutritionniste, "des risques non maîtrisés sur la santé". Les enfants s'habituent au goût chimique des aliments, le tout sur fond de progression constante de l'obésité, du diabète et des maladies cardio-vasculaires. "Notre alimentation s'est plus transformée ces quarante dernières années qu'en vingt siècles", résume le docteur Chevallier. Jamais l'offre alimentaire n'a été aussi riche, la conservation des aliments aussi sûre, jamais les emballages n'ont affiché autant d'allégations "santé" ("riche en fer, en calcium", "pauvre en matières grasses", "bon pour la croissance") mais jamais la médecine et le grand public ne se sont autant interrogés sur le contenu de nos assiettes.


    DÉSESPOIR AU RAYON PETIT-DÉJEUNER


    Au rayon des snacks pour l'apéritif, le médecin passe son chemin. "36 grammes de lipides pour 100 grammes", résume-t-il en montrant une boîte de petits fours au gouda et en fuyant les étagères de chips. Que faut-il prendre ? "Raisins de Corinthe, olives, noix ou petites tomates", conseille-t-il. Au rayon épicerie, seules les huiles de colza, de noix et d'olive extra-vierges trouvent grâce à ses yeux ainsi que les boîtes de tomates entières pelées. Pas question d'opter pour des sauces prêtes à l'emploi, de la purée en sachet ou des mayonnaises allégées. Quant aux soupes industrielles, "bien regarder le taux de lipides".

    Au rayon petit-déjeuner, désespoir : les interminables rangées de céréales sucrées, chocolatées, bourrées d'arômes et de sirop de glucose (ou pire : de glucose-fructose) posent, selon lui, "un vrai problème". Quant aux biscuits et viennoiseries industriels, "la liste des ingrédients est beaucoup trop longue pour ne pas être suspecte". Zoom sur un paquet de "brioche tranchée", où l'on explique que les céréales, "dont les brioches", sont la base indispensable de l'alimentation. Commentaire du médecin : "Il est bien indiqué qu'il y a 54 % de farine, mais lorsqu'il s'agit du sirop de glucose, des émulsifiants, des arômes et des colorants, les proportions ne sont plus affichées."

    Dans les linéaires de produits frais, le tri est vite fait. Les nuggets et autres "grignotes" de poulet, les bâtonnets de crabe (sans crabe) et les saucisses faussement "100 % pur porc" lui "foutent les jetons" : on ne sait plus ce que l'on mange. Devant l'interminable rayon de yaourts, desserts lactés et margarines, le nutritionniste est radical. Rien de mieux qu'un yaourt nature que l'on aromatisera soi-même. Quant aux margarines, pas la peine de se ruiner dans la "pro-active" à 6 euros : le beurre ou la margarine de base à 2 euros feront largement l'affaire.

    Rien ne sert non plus d'espérer affiner sa ligne en choisissant des produits "light". Proposés depuis les années 1980, les produits allégés en sucre ou en matière grasse agiraient comme "des leurres pour le cerveau". "Ils perturbent le contrôle de la faim, peuvent renforcer l'appétit pour le sucré et finalement entraîner une surconsommation alimentaire compensatrice", explique le docteur Chevallier. Bref, pour sa santé, mais aussi pour le porte-monnaie - l'"allégé" est souvent plus cher que l'"original" -, autant mélanger un peu d'eau dans sa vinaigrette si on veut vraiment la rendre plus légère.

    En somme, il faudrait "réorienter son alimentation". D'abord, fuir les produits à l'interminable liste d'ingrédients. Ensuite, limiter sa consommation d'aliments transformés : presser ses oranges le matin, aromatiser son yaourt avec une confiture maison, prendre une boîte de tomates entières pelées pour assaisonner ses pâtes plutôt qu'une sauce industrielle bourrée de lipides. Pour les enfants, donner du pain et du chocolat, plus une compote maison pour le goûter, de la viande et du poisson plutôt qu'un "cordon bleu pané", augmenter sa ration quotidienne de fruits et légumes, etc.

    Les enfants élevés aux céréales le matin, aux nuggets à midi, aux biscuits fourrés à 4 heures et aux chips et boissons sucrées gazeuses devant la télé seraient les malades de demain. Pour l'heure, certains additifs alimentaires comme les colorants artificiels sont accusés, selon une étude britannique publiée en septembre dans The Lancet, de favoriser l'hyperactivité infantile.

    Et ne dites pas au docteur Chevallier que ses recettes coûtent cher. Même en termes de pouvoir d'achat, le consommateur aurait tout à gagner à limiter l'alimentation "complexifiée" et "suremballée". "Que ta nourriture soit ton premier médicament", disait Hippocrate, père de la médecine moderne. Cette phrase n'a pas pris une ride.

    Sandrine Blanchard
    Article paru dans l'édition du Monde du 23.01.08.


    ________________________________

    La première banque de graines tropicales dans le monde s’ouvre à Taiwan 

    Lundi 21 janvier 2008

    La première banque de graines tropicales dans le monde a été inaugurée, ce week-end, à Kaoshu, dans le district de Pingtung, à l’extrême sud de l’île.

    Situé sur un espace de 5 000 ha, dans un ranch appartenant à la famille de Koo Chen-fu, le célèbre homme d’affaires insulaire à l’origine de cette initiative, le centre botanique porte le nom de la veuve du fondateur, Cecilia Koo. Il dispose d’un budget de 100 millions de dollars taiwanais sur 5 ans.

    Selon son directeur, Lee Chia-wei, qui enseigne les sciences de la vie à l’Université Tsinghua à Hsinchu, 4 600 espèces de plantes tropicales y sont actuellement rassemblées, dont des espèces rares ou en voie de disparition. Les botanistes du centre ont visité plus de 150 pays afin de rassembler le plus grand nombre de variétés.

    L’objectif de cette banque est de devenir la première réserve asiatique de plantes tropicales vivantes d’ici 5 ans, puis de passer au premier rang mondial d’ici 10 ans et de réunir 30 000 espèces d’ici vingt ans.

    D’autres banques de graines existent dans le monde, dont celle de Kew Gardens au Royaume-Uni et celle de Saint Louis aux Etats-Unis, mais elles sont en général spécialisées dans la conservation des plantes tempérées.


    ________________________________

    http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.

     


     

    20 January

    OU va t ON ? la peur le faux débat...

    Un maïs enrichi en vitamine A est mis au point sans recours à la transgenèse

    LE MONDE | 18.01.08

    La biotechnologie agricole ne se résume pas à la transgenèse. Dans celle-ci, on transfère d'une espèce à une autre un gène permettant d'améliorer un de ses caractères, formant ainsi un organisme génétiquement modifié (OGM). Mais il existe d'autres voies d'amélioration végétale : c'est ce qu'illustre une importante étude paraissant dans la revue Science du vendredi 18 janvier, qui expose une méthode de sélection d'un maïs présentant une proportion importante de provitamines A, des molécules capables de se transformer en vitamine A une fois ingérées.

    Une culture à grande échelle de ce maïs permettrait de lutter contre une maladie qui sévit dans les pays les plus pauvres : la xérophthalmie, cécité progressive favorisée par le manque dans l'organisme de vitamine A, qui affecterait 17 % à 30 % des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne.

    Le travail mené par Carlos Harjes, un généticien de l'université Cornell (Etats-Unis) basé aujourd'hui chez Monsanto, a consisté à appliquer une méthode qui se répand de plus en plus en recherche agronomique, la génétique d'association, promue par Edward Buckler, autre signataire de l'article. Le but est de trouver, au sein d'une espèce, les gènes codant des caractères intéressants, que l'on pourra ensuite transférer, par croisements classiques, à d'autres variétés de la même espèce.

    Dans le cas étudié, il s'agissait donc de trouver les gènes codant pour les précurseurs de la vitamine A, dont le plus efficient est le bêta carotène. Certaines lignées de maïs présentent un taux élevé de bêta carotène (66 microgrammes par gramme de graine), mais la majorité des variétés consommées dans le monde ont un taux beaucoup plus faible, de 0,5 à 1,5 microgramme.

    Comment expliquer cette variation de production de provitamine A ? Par le polymorphisme des gènes impliqués, c'est-à-dire par les variations mineures de la séquence d'ADN qui les compose. L'objectif premier des chercheurs a donc été d'identifier les formes particulières des gènes commandant une forte production de bêta carotène. Ils l'ont fait au moyen d'une série de tests génétiques et statistiques sur 288 lignées de la céréale.

    Au total, la zone précise du gène impliquée et les formes responsables ont été identifiées. Grâce à cette information, les chercheurs ont développé des outils d'identification (ou marqueurs) des formes du gène associées à une meilleure composition en provitamine A. Ces marqueurs vont permettre de rechercher facilement, dans l'ensemble des collections de maïs, les plantes qui présentent une forme favorable du gène et de transférer ensuite ces gènes par croisements classiques dans les variétés cultivées.

    "C'est une belle étude, commente Laurence Moreau, généticienne à l'Institut national de recherche agronomique (INRA). Elle démontre l'intérêt de la génétique d'association pour identifier des gènes d'intérêt au sein d'une espèce et définir des marqueurs facilitant leur utilisation en sélection."

    L'équipe rend disponibles les informations génétiques afin de permettre aux sélectionneurs de tous les pays de produire facilement et rapidement par "sélection assistée par marqueurs" des maïs ayant un fort contenu en vitamine A.

    La méthode présentée dans cet article vient donc rivaliser avec le "riz doré", mis au point par le chercheur suisse Igo Potrikus, qui vise aussi à augmenter la teneur en vitamine A de la céréale, mais au moyen de la transgenèse. M. Potrikus a indiqué, en décembre 2007, dans un entretien avec le site Internet gm-compas.org, que des tests du riz doré seront conduits en 2008.

    Mais, observent les auteurs de l'étude de Science, il existe "une acceptation limitée des OGM dans les pays en développement". Une part essentielle du succès tient à l'acceptation du nouvel aliment par les populations visées. Un maïs renforcé en vitamine A, mais non OGM, devrait être aisément adopté par les populations africaines, dont cette céréale constitue souvent une base de l'alimentation.

    Par ailleurs, ce succès de la génétique d'association devrait permettre d'élargir le débat sur l'avenir des biotechnologies agricoles.

    Hervé Kempf
    Article paru dans l'édition du Monde du 19.01.08.

    ******************************************************************************
    Retrouvez Vendredi C'est Ecologie sur <http://cobionatsalernes.wordpress.com/>
     
    POLLUTION AU MERCURE:
    une urgence planétaire !

    L'effet toxique du mercure sur la santé est connu depuis longtemps, notamment avec le cas maintes fois cité de la baie de Minamata au Japon où, dans les années 50, des centaines de personnes sont mortes après avoir mangé des poissons pollués au mercure. Mais ce n'est que tout récemment que la mise en place d'un traité international visant à réduire les concentrations en mercure dans l'environnement a été envisagée.



    Vers un traité international

    Du 12 au 17 novembre 2007, sous l'égide du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), s'est tenue à Bangkok une conférence internationale sur le mercure. Achim Steiner, directeur du PNUE, annonce alors que des mesures mondiales pour la réduction des rejets de mercure dans l'environnement s'imposent.

    Depuis la pollution de Minamata dans les années 1950, aucun accord n'avait été envisagé au niveau mondial pour limiter les rejets de mercure. Alors pourquoi cette brusque accélération ? Le constat est simple. Dans un document intitulé « Evaluation mondiale du mercure » datant de décembre 2002, le PNUE remarque que la pollution au mercure est principalement due aux rejets atmosphériques.

    La Chine est pointée du doigt : 70% de ses besoins énergétiques sont fournis par le charbon et utilisent le mercure dans son processus de fabrication. En pleine croissance, elle construit de plus en plus de centrales à charbon, les rejets atmosphériques en mercure augmentent donc en parallèle.

    Mode d'action du mercureDes avis partagés

    Thermomètres, baromètres, manomètres, amalgames dentaires, ampoules basse consommation, le mercure est partout. Outre le charbon, il est utilisé dans le processus de fabrication du PVC, dans la production de chlore ou d'extraction d'or et d'argent. La réduction des rejets de mercure dans l'environnement passe par son remplacement par des composés moins toxiques ou par l'utilisation de procédés industriels alternatifs. L'Union européenne, la Norvège, la Suisse, le Japon, le Brésil, les pays arabes et africains appellent à l'adoption prochaine d'une réglementation.

    Les pays africains sont particulièrement sensibles à l'impact des déchets mercurés sur la santé des populations, déchets qu'ils acceptent sur leur sol pour des raisons économiques. Ils attendent avec impatience qu'un traité incite au remplacement du mercure par des composés moins toxiques.

    Elena Lymberidi, chargée de campagne ZeroMercury au sein du Bureau européen de l'environnement, insiste : « Les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ne veulent pas de traité. » Beaucoup de thermomètres, baromètres sont fabriqués en Chine ou en Inde pour être exportés vers l'Europe et les pays en développement. Et la chargée de campagne de regretter : « L'Inde ne participait pas à la conférence de Bangkok et les Etats-Unis bloquent bon nombre de traités et de conventions relatives à l'environnement. »

    Pour aboutir à l'élimination des produits à base de mercure d'ici à 2020, le PNUE envisage soit le renforcement de la Convention de Stockholm*, soit la mise en place d'un nouveau traité. Rendez-vous est donc pris lors de la prochaine réunion du PNUE à l'automne 2008.

    * Convention de Stockholm : accord international signé en 2001 visant à interdire les polluants organiques persistants (les POP), particulièrement toxiques, se dégradant faiblement dans l'environnement et s'accumulant dans les organismes vivants.
    Un enjeu pour l'Europe

    Au niveau européen, la réglementation est en pleine évolution avec l'adoption en septembre 2007 d'une nouvelle directive (Directive 2007/51/EC) visant à éliminer certains instruments de mesure utilisant du mercure tels que les thermomètres d'appartement et les baromètres. Cette nouvelle directive devra être transposée dans chaque pays européen d'ici à avril 2009.

    La France, quant à elle, réglemente l'utilisation des thermomètres au mercure depuis déjà dix ans. Même si au niveau européen la volonté de bannir le mercure de l'environnement est réelle, la contamination est parfois plus difficile à contrôler : la pollution atmosphérique ne s'arrête pas aux frontières.

    Ainsi, dans un récent rapport du RIVM (Agence néerlandaise de l'environnement), J. Slootweg et al (2007)* constatent que les dépôts atmosphériques de mercure touchent 42 à 77% des écosystèmes européens. L'étude qui porte aussi sur le cadmium et le plomb, autres métaux lourds, montre que les pays de l'est et du nord de l'Europe (Suède, Finlande et pays Baltes) sont particulièrement exposés aux dépôts de mercure atmosphériques.

    La précédente étude datant de 2005, concluait que 50% de ces écosystèmes étaient touchés. La dégradation de la situation confirme donc l'urgente nécessité d'une réglementation au niveau mondial pour la réduction des émissions de mercure.

    * European Critical Loads of Cadmium, Lead, Mercury and their exceedances, Water Air Soil Pollution, Focus 7 : 371-37.

    Geneviève De Lacour

    http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=9023&id_mag=0


    ________________________________
    Bonjour, et une bonne année pour vous !

    Je vous propose un article de fond ( 20000 signes) sur l’avenir du bio européen après le Grenelle de l’environnement, en replaçant le bio dans la perspective souhaitée par la commission européenne.

    Merci de le prendre en compte.

    Bien cordialement

    Guillaume Moricourt, auteur « d’ Agriculture et Santé » aux Editions Dangles

    http://guillaume.moricourt.ifrance.com/agricultureetsante

    Grenelle de l’environnement et Union Européenne : OU VA LE BIO ?

    En pleine mise en place du Grenelle de l’Environnement, le 12 juin 2007, le Conseil européen a décidé de réformer la réglementation du bio européen. Christine Lagarde, lors de son bref passage au ministère de l’Agriculture, a donné son accord au nom de la France, lorsque, dans un débat houleux, seules la Hongrie, l’Italie, la Belgique et la Grèce se sont prononcées contre cette réglementation qui doit commencer à s’appliquer en 2009, et qui impose au bio d’accepter, sans pouvoir se défendre, d’être contaminé par des OGM jusqu’à une hauteur de 0.9%.



    Comment autorise-t-on un OGM dans l'UE ? La procédure de décision mérite le détour. Dans un premier temps, on discute, dans des comités techniques de la commission européenne, autour du dossier d'habilitation remis par le semencier. Celui-ci doit prouver, par une belle documentation, qu'il a tout mis en œuvre pour certifier l'innocuité de son OGM. Au passage, remarquons que les institutions européennes n'ont pas les moyens de procéder sérieusement à des contre-expertises. On demande encore son avis à l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA - EFSA). Puis on vote. Avec une constance remarquable, on peut remarquer qu'il n’y a jamais de majorité qualifiée pour adopter l'OGM.

    Alors, on s'en remet au conseil des ministres, la plus haute instance de nos institutions démocratiques dans l'Union Européenne. Chaque Etat prend le soin de demander conseil à son propre organisme national (Commission du Génie Biomoléculaire, voire AFSSA en France). Même constance : on peut encore remarquer qu’il n'y a jamais de majorité qualifiée pour adopter l'OGM au conseil des ministres.



    Et dans une saine démocratie, on devrait en rester là, et ne pas autoriser l'OGM. Mais la démocratie européenne n'en est pas une. Dans le cas de non acceptation d’un OGM, c’est la commission qui décide en dernier ressort. Etrange pratique de démission, qui réserve une décision politique à un organisme technique non élu, alors que les élus des Etats Nations n’ont pas trouvé d’accord pour accepter l’OGM.



    Et, depuis cette procédure de 2001, tous les OGM ont été acceptés par la commission, en dernier ressort, au mépris du vote du conseil : le maïs Bt11 de Syngenta a été autorisé par la commission en mai 2004, contre l'absence de décision du Conseil du mois précédent (Hervé Gaymard, ministre de l’agriculture de la France à la sortie du conseil des ministres, a pu avoir cette remarque troublée : « S'il n'y a pas de majorité, il devrait y avoir refus... ») ; le maïs NK603 de Monsanto a été accepté par la commission en octobre 2004 après une non-acceptation par le conseil en février 2004… et ainsi de suite !



    L’embryon de Haute Autorité pour les OGM mise en place par Nicolas Sarkosy, qui comprend notamment la société civile, vient de provoquer l’interdiction de l’OGM MON810 (Monsanto). Il ne sera pas semé ce printemps. Bravo ! la démocratie retrouve ses droits : mais pour combien de temps, car ceci n’est que provisoire ?



    L’UE a donc imposé au bio de tolérer 0.9% d’OGM dans ses produits. Pourquoi ? Car les fabricants peinent à développer leurs ventes du fait de l’existence du bio. Combien de semenciers OGM ont du entendre cette objection : « Je ne peux pas planter d’OGM, car sinon, je vais conduire à la faillite des producteurs bio suite à des contaminations dont j’ai peur d’être rendu responsable. » Effectivement, le producteur bio qui ne demande pas à être contaminé insiste sur le fait que c’est au pollueur, au contaminateur d’OGM sous contrat des semenciers, de payer les pots cassés. Mais pour les lobbies des OGM et des pesticides de Bruxelles, pour la Commission européenne, les derniers freins à l’essor de l’industrie des biotechnologies doivent être contrés. Pas pour l’opinion publique européenne, justement hostile à hauteur de 85% aux OGM. Ceux-ci ne sont pas convaincants, et des expériences ont montré leur danger potentiel. De plus, nous n’en avons pas besoin !



    Une brèche est donc ouverte pour l’agriculture bio de 2009, pour conforter les contaminateurs, pour qu’ils puissent planter leurs OGM sans que le bio, empêcheur de tourner en rond, puisse un jour leur demander des comptes… Subtilement, les OGM restent interdits dans le bio, mais tout le monde sait bien que la dissémination des OGM est obligatoire une fois commencée ; c’est tout simplement naturel, et ce n’est qu’une question de temps. Aussi l’hypocrisie de ce règlement est totale. Les producteurs bio ne pourront se défendre, comme les autres producteurs, et tout le monde devra être devant le fait accompli. Et au fur et à mesure, ce ne sera plus une limite de 0.9% d’OGM qui sera suffisante… alors, on élèvera la norme… Nos dirigeants européens, en bons politiciens, savent être patients et opportunistes.



    Le cahier des charges du bio encore actuel, a eu le mérite, d’abord seulement pour les productions végétales, puis également pour les productions animales, de se construire de manière participative entre les responsables politiques et les producteurs, qui, fait rare dans une profession, ont toujours eu la préoccupation éthique de leur activité, et se sont eux-mêmes imposé des normes, des interdictions, des contrôles par des organismes indépendants, pour le respect de la terre, des animaux, de leur travail, de leurs consommateurs, des générations futures…



    De participation, il n’y en a pas eu cette fois ci. Les producteurs, les consommateurs, les associations écologistes… ont du subir une attaque à peine voilée contre le bio, dès décembre 2006, lorsque la commission européenne a essayé, par le forcing, d’imposer un nouveau règlement sous la présidence finlandaise. Mais la ficelle était trop grosse, et elle a du composer.



    Que proposait-elle, outre, déjà, l’obligation d’accepter des contaminations d’OGM à hauteur de 0.9% ? D’accepter les produits chimiques dans l’agriculture bio, « au cas où des substances naturelles ne sont pas disponibles dans le commerce ». Cette limitation n’a dupé personne. C’était rendre l’utilisation des pesticides incontrôlables par les organismes de contrôle, tels Ecocert, Qualité France, Agrocert, Aclave, Certipaq, Ulase. Ce projet européen visait manifestement la fin du bio en le diluant dans une dose de pesticide.



    Ce projet de la commission européenne souhaitait encore favoriser les producteurs « bio » laxistes contre les vrais producteurs bio, en empêchant ces derniers de faire valoir sur leurs étiquettes l’absence d’utilisation de pesticide, ou de contamination par les OGM, ce que la technocratie avait baptisé de « refus de la flexibilité négative ». En clair, obliger tout le monde à accepter la débandade vis-à-vis de l’utilisation des pesticides, et, dans la même veine, la Commission a souhaité obliger le bio à passer sous les fourches caudines d’un logo européen unique, couvrant le laxisme au lieu de représenter la rigueur d’une pratique réellement organique, pour niveler le marché par le bas.



    Rappelons que le refus des pesticides par l’agriculture bio n’a rien de théologique : ce simple refus impose à l’agriculteur de travailler sa terre, de la nourrir correctement par des composts, des fumiers ou des engrais verts, de la préserver par des assolements, de protéger ses plants par des insectes auxiliaires… ce qui l’oblige à des contraintes variées que l’industriel agricole ne supporte plus.



    L’objectif de la Commission était clair. Elle ne souhaite plus une agriculture bio qu’elle juge minoritaire, élitiste, et semble souhaiter la diriger vers une sorte d’agriculture « raisonnée », attifée de l’illusion du « raisonnable ». Que le bio rentre dans le rang ! Et qu’il laisse la voie libre aux OGM !



    Et, cerise sur le gâteau, la Commission voulait s’arroger le droit d’écrire elle-même les modalités pratiques du nouveau règlement… Ce qui n’a pas peu participé au tollé et la Commission a du en rabattre en décembre 2006 et accepter le débat. Mais le débat parlementaire qui a suivi n’était pas vraiment dangereux, puisque le Parlement Européen n’avait qu’un petit pouvoir consultatif, et, une fois son rapport voté, il a appartenu au Conseil de statuer.



    La fronde a été conduite avec brio par Marie Hélène Aubert, député Verte française, et le Parlement Européen rappellera en mai 2007 (à 91% des votants, droite et gauche confondues) que le bio doit utiliser, des produits naturels si nécessaire, et non des pesticides chimiques.



    Il demandera encore de conserver le taux de contamination en OGM acceptable pour le bio à 0.1%, seuil encore actuel et seuil technique de détection. Il tentera, en vain, de s’arroger le droit de co-décider au règlement avec le Conseil (par 94% des voix), pour ne pas laisser le Conseil suivre aveuglément la commission. Il estimera encore que l’étiquetage d’un avantage particulier ne doit pas être interdit à un producteur bio. Et qu'il est temps d’intégrer la restauration collective dans les contrôles du bio.



    Le Parlement Européen sera quelque peu suivi : le Conseil a décidé le 12 juin 2007, pour 2009, la mise en place d’un logo européen, mais autorise toutefois la différenciation par l’acceptation de logos nationaux, mêmes privés. Il sera donc autorisé d’étiqueter un signe privé « 0% d’OGM ». Il a refusé de suivre la Commission sur l’emploi des pesticides en refusant de modifier les règles d’exceptions sur l’utilisation des pesticides de synthèse, assez verrouillées pour ne pas être utilisées. Les modalités pratiques ne sont pas encore connues à ce jour, il appartiendra à la commission de les rédiger…



    Pour le moment, la Commission est donc parvenue à ses fins uniquement sur la question des OGM. Mais c’est trop, et sa volonté est sans doute intacte. Quel avenir pour le bio peut-on attendre de l’UE ? Le doute s’installe. La FNAB s’est engouffrée dans la brèche rendue possible des logos privés et compte bien établir un cahier des charges rigoureux, qui prendra date pour l’avenir.



    Et l’agriculture biologique n’est pas sur une île déserte. Ce qui lui arrive aujourd'hui est à remettre dans la perspective de l’évolution de la politique agricole de l’Union Européenne.



    Dans la première version de la Politique Agricole Commune (PAC) de 1962, bon nombre de paysans (céréaliers, laitiers, producteurs de viande…), étaient aidés par les prix : soient ils vendaient à bon prix, soit ils vendaient à la Commission de Bruxelles à un prix garanti encore intéressant, laquelle stockait leur production en attendant mieux.



    Ce qui permettait à ces paysans de ne se soucier que de produire le maximum. Ce système a produit ses effets au fil du temps, l’intensification a eu lieu, avec sa pollution induite. Car plus on épandait d’engrais chimiques, de pesticides, plus on gavait les animaux d’antibiotiques, plus on gagnait de l’argent.



    Notons que dès l’origine, des filières entières n’ont pas bénéficié d’aides de la PAC : producteurs de volaille, de porcs, maraichers, producteurs de fruits…



    Depuis, ce système a fait faillite en raison des surproductions anarchiques non régulées à temps qu’elle a impliquées. Les stocks de Bruxelles devenaient invendables, et le contribuable européen ne pouvait les supporter indéfiniment. Des quotas ont été imposés aux producteurs laitiers, et ailleurs on a freiné la production en remplaçant depuis 1992, bon an mal an, la garantie des prix et des débouchés par des primes compensatrices. La PAC est devenue moins avantageuse, et les agriculteurs ont commencé à compter les coûts de pesticides et d’engrais chimiques, et essayent aujourd'hui de transformer leurs contraintes en avantage commercial sous le mot « d’agriculture raisonnée ».



    Depuis 2006, les primes PAC sont unifiées en une seule, correspondant à la moyenne du total versé les trois années précédentes, et elles déclinent progressivement, pour en 2012, normalement disparaître. Nouveauté, ces nouvelles primes, les DPU, peuvent être octroyées, même si l’agriculteur ne produit plus rien (découplage des primes avec la production) : on achète ainsi la paix sociale pour laisser le temps de vendre l’exploitation, de se reconvertir sur le marché agricole ou dans une autre activité.



    Quel est donc le modèle européen sous jacent décidé par toutes ces révisions de politique économique ? Même s’il n’est pas affiché franchement comme tel, c'est bel et bien celui de l’autre agriculture européenne, celle qui n’a pas été aidée régulièrement par la PAC, sauf en cas de crise due à un scandale ou à une surproduction quelconque, celle des producteurs de porc, de volaille, etc...



    Ces éleveurs ont dû, plus que leurs confrères aidés par les primes PAC, intensifier pour mieux résister aux concurrences des marchés, et ont pu encore plus polluer. À savoir : il n’y a pratiquement plus d’élevage de porc en extensif, hormis le porc Mistral, le porc de Corse, le porc bio… il n’y a presque plus d’élevage de volaille en extensif, hormis la volaille label rouge ou l’AOC Volaille de Bresse, ou le bio évidemment.



    Il reste par contre des élevages en extensif (ovin, bovin) dans les secteurs de la PAC. Dire que la PAC a favorisé l’intensif, c’est le moins qu’on puisse dire… mais dans les filières qui n’ont pas bénéficié des aides de la PAC, l’industrialisation a été encore plus violente. Alors qu’il reste encore des vaches dans des prés, l’accès à l’air est interdit à environ 90% des porcs ou des poulets (part des élevages hors-sol), qui se retrouvent entassés dans des camps de concentration, gavés d’anxiolytiques, d’antibiotiques… dans une odeur repoussante. On leur coupe le bec, la queue, on immobilise les truies pendant des semaines… le tout pour livrer des produits bas de gamme, seuls capables de tenir la concurrence dans la guerre des prix sur l’autel de la pensée unique libérale.



    Dans le nouveau cours de cette PAC, de sa fin prochaine, sauf pérennisation un temps, il est demandé aux agriculteurs de se passer de primes, de résister à la concurrence internationale contre les importations de viande d’Argentine, de blé ukrainien, de volailles du Brésil… et de se mettre en conformité avec les désirs de l’OMC qui a pris le pouvoir dans les négociations internationales, ne jugeant que du niveau des prix et de l’ouverture des frontières, faisant fi des parités monétaires, ou des conséquences gênantes comme le niveau de pollution, la dégradation des sols, etc…



    L’OMC fait la loi en n’optimisant qu’un sous-ensemble. Ce qui n’est pas le moyen d’organiser un développement durable. Mais la religion du marché est très vivace à Bruxelles, où l’on croit que « si un produit est acheté, c’est qu'il relève d’une bonne qualité ». C’est cet argument qui justifie la réorientation de l’agriculture vers le marché sans filet de sécurité.



    Voilà donc l’histoire de la PAC dressée en quelques lignes. D’abord une organisation, vouée au développement de l’intensif au lendemain de la guerre. Sans doute, l’urgence motivait cette politique. Mais elle n’était pas pérenne et aurait du être réorientée avant de s’engluer dans une impasse, que nos dirigeants veulent quitter aujourd'hui par la cure du marché en achetant les agriculteurs par les DPU, même s’ils ne produisent plus.



    L’avenir du bio s’inscrit dans ce mouvement général. On juge le bio trop puriste à Bruxelles, juste une niche bonne pour les bobos ! Le peuple veut des bas coûts, il n’est pas prêt à payer plus cher son alimentation, et l’agriculture doit rapporter des devises ! Et que le bio n’empêche pas le développement des biotechnologies Maigre vision.



    Depuis cette pauvre perspective, en mai 2007, la FAO a au contraire préconisé le développement du bio au Nord comme au Sud, en appelant les responsables politiques à prendre l’ampleur du problème nutritionnel dans le monde, dont la terre est saccagée par le mode intensif.



    Pour la Conférence Internationale sur l’Agriculture Biologique réunie sous l’égide de la FAO en mai 2007, le bio est capable de restaurer la santé des terres, d’amoindrir les pollutions… Citons son rapport : « l’agriculture bio peut atténuer les effets des changements climatiques grâce à des mesures comme la fixation améliorée du carbone au sol » elle « permet de renforcer la sécurité hydrique dans plusieurs domaines : qualité de l’eau potable, diminution des besoins en irrigation des sols biologiques et augmentation des rendements dans des conditions de stress hydrique du à la variabilité climatique » elle « renforce la suffisance nutritionnelle, grâce à une diversification accrue des aliments biologiques, qui sont plus riches en micronutriments » elle crée de l’emploi : « l’agriculture bio stimule le développement rural, en créant des revenus et des emplois ».



    En conclusion de son rapport, la FAO note : « il est indispensable d’établir un réseau international axé sur la recherche biologique » ; « une partie plus importante des ressources publiques devrait être consacrées aux sciences agroécologiques » ; « la capacité à affermir le rôle de l’agriculture bio dépend en grande partie de l’existence d’une véritable volonté politique » 



    Oui, le bio mérite plus que la place qu’on veut lui donner, en tout cas dans l’Union Européenne. La perspective actuelle de l’UE, fondée sur le rêve utopique de la résolution des problèmes par la main invisible du marché ne peut pas conduire à la prise en compte de tous les problèmes. Gageons qu'une organisation réfléchie porterait de meilleurs fruits, tout en permettant au capitalisme de produire ses effets positifs pour la collectivité. Depuis le Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkosy a fixé un cap intéressant : 20% des surfaces cultivées en bio en 2020, dans 13 ans, ce n’est pas très ambitieux, mais conséquent. Mais en fonction de l’orientation de l’UE, effet d’annonce ou véritable politique ? Nicolas Sarkosy a pris le soin d’indiquer au président de la Commission que la France n’irait pas à contre-courant de l’UE.



    Le prix du bio est le nerf de la guerre. Pourquoi les prix de l’intensif sont-ils plus bas que les prix du bio ? Car l’intensif est certes plus productif, mais aussi parce qu’il ne supporte pas tous les coûts de son activité, qui sont trop souvent laissés à la charge de la collectivité comme la pollution de l’eau. Et ne parlons pas des couts de santé non chiffrables, dus aux nitrates des engrais chimiques dans les aliments, ou aux pesticides cancérigènes dans les produits, l’air, nos corps… De plus l’agriculture intensive est dressée pour chasser les primes, et elle touche environ 30% de primes en plus que le bio, qui, par exemple dans l’élevage primé par la PAC, vend moins souvent de bêtes en prenant plus de temps pour les élever que les industriels de l’intensif.



    L’agriculture intensive exerce une concurrence déloyale, alors qu’elle n’est pas durable et nous envoie droit dans le mur ! Il faudrait d’abord mettre les produits de l’agriculture polluante à leur prix réel. C’est le principe du pollueur payeur. Le Grenelle de l’environnement souhaite la disparition de 50% des pesticides à l’horizon 2017, si possible. Mais on peut douter de la volonté politique, la FNSEA ayant obtenu qu’on ne retienne aucun calendrier de réduction.



    Ensuite, il faudrait renverser le favoritisme des aides : privilégier au premier chef l’extensif contre l’intensif. Ceci peut se réaliser par un plafonnement des aides par exploitation, qui stoppe la course au gigantisme, et laisse une part de travail à l’amélioration de la qualité. Eternel serpent de mer torpillé par les lobbies qui tiennent boutique à Bruxelles.



    Certains pays européens accordent une rémunération de reconnaissance à leur agriculture biologique pour soutenir leur caractère écologique, pour contrer la concurrence déloyale de l’agriculture intensive. La France n’a concédé qu’un crédit d’impôt, bien insuffisant, mais qui devrait être doublé depuis le Grenelle de l’environnement.



    Et bien sûr, il faudrait protéger cet ensemble des concurrences déloyales de l’extérieur (sociales et environnementales), en renouant avec le tarif extérieur commun, ce qui est l’inverse de la politique de sous-ensemble de l’OMC en matière agricole. Ceci ne peut que repeupler nos campagnes, et donner aux femmes et aux hommes un travail voué à l’harmonie avec la planète. L’agriculture n’est pas un secteur comme les autres.



    On a compris que le bio est condamné à rester une niche ou à être lentement déprécié de sa vitalité, de son essence, par les projets de la commission. Saurons-nous résister ? Nicolas Sarkosy pourra-t-il imposer sa volonté de développement du bio, ou attend-il un refus de la Commission pour se justifier ?



    Commençons en tous cas par refuser le seuil d’acceptation obligatoire d’OGM de 0.9% souhaité par le gouvernement Sarkosy et le conseil européen ; sinon tout le reste suivra.

    Guillaume Moricourt

    Auteur d’« Agriculture et Santé » aux Editions Dangles.

    http://guillaume.moricourt.ifrance.com/agricultureetsante
     

    INFOS ou INTOX ? Les Etats Unise ont mis sur le marché de la viande d'animaux cloné et du lait de ces mêmes animaux clonés !!!

    Si vous ne visualisez pas correctement cette page, rendez-vous sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_rech1.cgi

    | Abonnez-vous pour recevoir les articles de l'actualité dès leur mise en ligne |

    Pour une actualité en temps réel... abonnez-vous
    et recevez les articles complets de UNIVERS-NATURE
    dès leur parution (en savoir plus)

    Qui, quoi, où ?
    PublicitéServices

    Mesurez votre audience

    > Les derniers titres
    > Les archives (depuis 1999)

    Vous vous êtes sûrement déjà baigné dans de l'eau fraîche à la campagne ou à la montagne, dans un lac ou une rivière. Il est possible de retrouver ce plaisir chez-soi...
    ==> Voir le dossier


    3 nouveaux
    appeaux


    APPEAU MOINEAU
    Le plus simple des appeaux
    POULE D'EAU MACREUSE
    et
    FOULQUE



    Communiquer sur
    Univers-nature
    et cette mailing-liste (+ de 95 000 abonnés à ce jour)

    Plus d'info 01 64 75 20 33
    ou télécharger notre dossier de communication

    L'ACTUALITÉ DE LA SEMAINE

    19-01-2008 - L’Irlande dit stop aux ampoules classiques
    Dès 2009, on ne trouvera plus d’ampoules électriques traditionnelles en Irlande. Cette mesure, qui vise à accroître l'efficacité énergétique du pays en privilégiant les ampoules à basse consommation...

    18-01-2008 - Une pollution de l’air à la hausse en Ile-de-France pour 2007
    Malgré les effets d’annonces, le lancement du Vélib' et du tramway à Paris, l’année 2007 aura presque été aussi mauvaise que 2003 en matière de pollution atmosphérique en Ile-de-France. Globalement...

    18-01-2008 - Découverte de 500 tonnes d'engrais non conformes
    Dans le cadre d'une campagne nationale d'inspections, la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) de Picardie a découvert à Soissons, dans le département de ...

    17-01-2008 - Erika : Total se réserve le droit de faire appel
    Le verdict énoncé hier en fin de journée, sur le naufrage de l'Erika en 1999, a vu la société Total, affréteur de la cargaison que transportait le navire, être condamnée à titre pénal et civil pour délit de...

    17-01-2008 - France : la consommation d’électricité repart à la hausse
    Réseau de Transport d’Electricité (RTE) vient de publier son rapport provisoire de la production et de la consommation électrique en France métropolitaine pour l’année 2007. Après la baisse de 1 % de la...

    16-01-2008 - Six mois de Vélib’…
    Mis en service le 16 juillet 2007, le service parisien de location de vélo, Vélib’, a franchi le cap des 13 millions d’utilisations et représente près d’un tiers (31 %) des cycles en circulation dans la capitale...

    16-01-2008 - Les USA disent oui à la viande clonée
    L’agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (Food and Drug Administration - FDA) vient de donner son accord à la consommation humaine de viande et de lait provenant de clones...

    4 dossiers complets tous les 2 mois
    -> Désertification : le défi du XXIe siècle
    -> Maison passive, un habitat neutre en énergie
    -> Capture et séques-tration du CO2, mythe ou réalité ?
    -> Des plantes pour les jambes

    ainsi que le Conseil du Pro. habitat, des "Plein phare" sur l'actualité et aussi un condensé de 2 mois d'actualité, des activités et recettes, une rando/découverte, les dernières parutions, l'agenda ...
    Vers le sommaire complet

    16-01-2008 - Naufrage de l'Erika : Total et Rina principaux coupables
    Le 12 décembre 1999, le pétrolier ERIKA, navire à coque unique âgé de 25 ans et sous pavillon maltais, se brisait en deux à 40 milles au large des côtes de la Bretagne, avant de couler le lendemain. Les...

    15-01-2008 - Vers un éco-prêt à taux zéro pour la rénovation de l'habitat ?
    Avec plus de 30 millions de logements, le secteur du bâtiment est le premier consommateur d'énergie en France et le second émetteur de gaz à effet de serre après les transports. Son taux de ...

    15-01-2008 - Pétrole cher : ce n’est que le début
    La banque canadienne CIBC vient de publier un rapport mettant en lumière les difficultés que devrait rencontrer la production mondiale de pétrole à suivre la demande au cours des cinq prochaines années...

    15-01-2008 - Un gypaète barbu tiré dans les Pyrénées-Atlantiques
    Plus grand vautour européen, le gypaète barbu est le rapace le plus rare et le plus menacé d’Europe avec moins de 150 couples nicheurs, dont la majorité se trouve dans les Pyrénées. Avec ses 2,80...

    14-01-2008 - Plus de courant entre la France et l’Espagne
    Suite au Sommet franco-espagnol du 10 janvier 2008, la société française Réseau de Transport d’Electricité (RTE) et son homologue espagnole Red Electrica de Espana (REE) se sont engagées à créer...

    14-01-2008 - Solaire : des cellules photovoltaïques plus performantes
    A l’inverse des panneaux solaires thermiques qui rencontrent un certain succès, notamment pour les chauffe-eau, les cellules photovoltaïques dédiées à la production d’électricité, à partir de la lumière...

    13-01-2008 - Animaux clonés et alimentation : l'idée fait son chemin
    A l'heure actuelle, aucun animal cloné ou produit issu d'un clonage n'est consommé dans le monde. Néanmoins, progressivement l'idée fait son chemin, et, selon le Wall Street Journal, l'agence américaine des produits...

    © Univers-nature 1999 / 2008
    18 January

    Bon on change un peu on parle d'autre chose... WILL'O devrait sortir son maxi dans quelques mois...

    De la poésie mise en musique qui respecte l'auditeur ...du rythme pour  danser, de la poésie pour rêver le tout pour prendre conscience se souvenir ou adhérer... ou pas
    En tout cas vous pouvez aller sur notre space WILL' o the WISP.... www.myspace.com/sipomatador ... Portez vous bien !
     
    Le titre du maxi ... "DES MOTS POUR DES MAUX" ... je me refais pas hein !

    FNH et des articles ....

    Bonjour a tous,

    Un petit tour d'horizon avec les depeches et articles suivants : 
    1- IBM offre une seconde vie a ses dechets, Capitalisme durable, 07/01/08
    2- Lancement d’une gamme de nettoyage ecolo, Pro-environnement, 08/01/08
    3- L’enseigne Norauto engagee dans la bonne voie, Pro-environnement, 08/01/08
    4- La mafia napolitaine, acteur principal de la crise chronique des ordures, AFP, 09/01/08
    5- Bois rameaux fragmentes : une nouvelle filiere pour les dechets verts ?, Novethic, 09/01/08
    6- L’epuration naturelle des pesticides, sujet de recherche prometteur au Cemagref, Actu-Environnement, 10/01/08
    7- Vers une meilleur investigation des infections liees a l’eau de consommation, Actu-Environnement, 11/01/08
    8- En Chine, l’environnement n’est plus tabou, Courrier International n°897, 10/01/08
    9- Reportage. En Chine, une crise de l'eau tous azimuts, Le Monde, 11/01/08
    10- Les Americains jetteront en 2008 leurs teles analogiques, recycler s'impose, AFP, 11/01/08
    11- Pollution. Erika : l'heure du jugement, L’Express, 11/01/08
    12- La pollution accroit de 60% les mutations genetiques du sperme des souris, AFP, 14/01/08
    13- Erika : la justice donne pour la premiere fois un prix a la nature, AFP, 16/01/08
    14- Maree noire en France : Total condamne, 192 millions d'euros aux victimes, AFP, 16/01/08
    15- Erika : Total pese le pour et le contre d'un appel de sa condamnation, AFP, 17/01/08
    Une publication
    16- Les pesticides dans les eaux - Donnees 2005, IFEN, dossier n°9, decembre 2007
    Deux soutiens a projet
    17- Lancement de la 3e edition des "Prix Micro-Environnement", Pro- environnement, a partir du 08/02/08
    18- Fondation Nature & Decouvertes : Appel a projets 2008-2010 "La planete, la nature et moi !", dates limite de depot des dossiers : 15 fevrier  et 14 aout 2008

    Bien a vous,
    Florence

    Chiffre du jour : On note la presence de pesticides sur 91 % des points de mesure des cours d’eau et 55 % des points de mesure des eaux souterraines. (extrait de "Les pesticides dans les eaux - Donnees 2005", IFEN, dossier n°9, decembre 2007)
    N'attendons pas l'irreparable pour agir. Relevons le Defi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
    Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
    Pour un Pacte ecologique local : LE GUIDE DE L'ECO-ELECTEUR. A utiliser sans moderation avant, pendant et après les elections municipales ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    1- IBM offre une seconde vie a ses dechets, Capitalisme durable, 07/01/08
     
    Le geant americain de l’informatique s’interesse a l’industrie solaire en recyclant ses dechets.
    Fidele a son engagement en faveur de la protection de l’environnement et grace a une nouvelle methode de recyclage, IBM est desormais capable de recuperer ses plaquettes defectueuses, fabriquees a base de silicium, pour les revendre aux producteurs de panneaux solaires. Jusqu’a present, ces plaquettes - sur lesquelles sont graves les processeurs destines, entre autres, aux ordinateurs ou telephones portables - etaient traitees comme des dechets technologiques.
    Consciente de leur impact nocif sur l’environnement, la societe americaine a mis au point une nouvelle technique de recyclage totalement propre, sans aucun produit chimique. Un simple tampon abrasif avec de l’eau demineralisee efface les donnees inscrites sur les plaquettes, afin de les rendre totalement vierges. Une methode revolutionnaire qui a valu au geant de l’informatique le prix 2007 du systeme de prevention antipollution le plus fiable, decerne par le National Pollution Prevention Roundtable.
    L’industrie solaire en profite
    Selon IBM, plus de 3 millions de plaquettes par an sont ainsi recyclees, ce qui permet de generer 13,5 megawatts d’electricite. Deja utilisee depuis plus d’un an dans sa principale usine de production a Burlington (Vermont), la societe compte mettre cette technique a disposition dans d’autres sites de la firme, dont celui d’East Fichkill, a New York.
    Les producteurs de panneaux solaires saluent l’initiative alors que le silicium – leur composant principal - se fait de plus en plus rare. "Il y a un essor rapide du solaire dans le monde mais nous nous dirigeons vers une penurie de silicium", explique Eric Boschwitz, en charge des questions environnementales chez IBM. Un pari reussi pour la societe americaine qui offre une seconde vie a ses dechets technologiques. Exemple a suivre.
    <http://www.capitalismedurable.com/site/breve_722-IBM_offre_une_seconde_vie_a_ses_dechets.php>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    2- Lancement d’une gamme de nettoyage ecolo, Pro-environnement, 08/01/08
     
    Action Verte, une nouvelle gamme de produits ecologiques dediee aux entreprises et collectivites vient de voir le jour grace a des procedes issus de la chimie verte.
    Depourvus d’allergenes, les produits sont fabriques a partir de tensioactifs d’origine vegetale, issus de la biomasse agricole : alcool de plantes, agents lavants issus de la chimie du sucre, du colza… La nouvelle gamme Action Verte, lancee par le groupe Proven propose des produits d’entretien ecologiques detenant l’Ecolabel europeen, et issus de la Chimie Verte.
    Destines avant tout aux entreprises et aux collectivites, ils repondent aux exigences techniques et sanitaires de ces differents corps de metiers : grande cuisine, restauration collective, hotellerie, industrie alimentaire, bureaux, administrations, hopitaux, ateliers mecaniques et industriels.
    ---------------------------
    A propos de Proven
    Proven est specialise dans la conception, la fabrication et la distribution de solutions et produits innovants d’entretien, d’hygiene et de desinfection. Cette PME, issue de differentes acquisitions, a ete creee en 1991 et compte 160 collaborateurs, 3800 clients, 4000 references, 2 usines de production, une plate-forme logistique centralisee ainsi qu’un laboratoire de R&D.  Elle a realise en 2006 un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    3- L’enseigne Norauto engagee dans la bonne voie, Pro-environnement, 08/01/08
     
    Avec 38 centres nouvellement certifies Iso 14001 en plus des 110 centres deja accredites par Afaq Afnor, le groupe affiche son engagement au plan environnemental.
    « Depuis pres de 15 ans, l’enseigne s’est activement engagee dans le recyclage des produits generes par son activite » precise Christophe Mamelin, directeur de centre.
    « A fin 2007, c’est ainsi plus de deux tiers du reseau Norauto en France qui est certifie a la norme ISO 14001.Par ailleurs, 110 centres se sont vus confirmer leur certification ISO 14001 tandis qu’une quarantaine de nouveaux centres engageront cette demarche en ce debut d’annee 2008. Sensibilisation des clients a l’action pour l’environnement, recuperation des batteries, de l’huile usagee…L’avantage de cette demarche a ete de formaliser ce qui avait deja ete mis en place et de mettre en exergue nos axes de progres. Ce qui pouvait apparaitre comme des contraintes pour certains sont aujourd’hui devenus des reflexes : utiliser des chiffons lavables en ateliers plutot que des essuie-tout jetables, suivre nos consommations d’energie afin de les reduire… » poursuit Christophe Mamelin.
    Le Groupe explique en quoi consiste la norme ISO 14001 : c'est une norme internationale qui a ete retranscrite en droit europeen puis en droit francais. C'est un outil au service des entreprises qui veulent maitriser leurs impacts sur l’environnement et instaurer une demarche volontaire d’amelioration continue. Le but de cette norme : equilibrer la protection de l'environnement et la prevention de la pollution avec les besoins socio-economiques de l'entreprise. Chaque centre peut alors appliquer la politique environnementale de l'entreprise en objectifs et cibles annuelles concrets, suivre un planning environnemental tout au long de l'annee et systematiser le suivi des actions.
    <http://www.pro-environnement.com/blogs/fil-infos,1/lenseigne-norauto-engage-dans-la-bonne-voie,1662.html>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    4- La mafia napolitaine, acteur principal de la crise chronique des ordures, AFP, 09/01/08
     
    Naples (AFP) - 16h48 - La crise chronique des ordures a Naples, qui connait actuellement un enieme episode, est largement due a la mainmise de la mafia locale, la Camorra, sur la filiere des dechets, que l'inaction des autorites n'a fait que renforcer.
    "Cette crise est le fruit d'un triste melange de corruption, qui atteint a Naples un niveau record, d'un climat d'impunite et de l'etonnante passivite de la societe civile", estime Massimiliano Marotta, avocat specialise dans le contentieux sur les dechets et membre de l'association de defense des droits des citoyens "Napoli Assise".
    "La Camorra a compris que les dechets pouvaient rapporter une fortune et elle est presente a tous les maillons de la chaine", poursuit-il.
    Selon lui, "elle a infiltre de multiples societes gerant le ramassage et les centres de retraitement (CDR), ou elle a fait embaucher ses membres et ses proches ou dont elle a directement pris le controle".
    Les CDR, payes par les communes pour ramasser, trier puis compacter dans des lingots de plastique les dechets destines a etre brules, sont l'epicentre de la crise.
    Ils ont produit des centaines de milliers de tonnes de lingots, mais la region ne dispose pas encore d'incinerateur pour les bruler, le premier devant etre mis en route au plus tot d'ici un an.
    Faute d'etre brules, ces dechets sont stockes dans des decharges, aujourd'hui saturees, voire dans les CDR, qui ont ete fermes car ils etaient egalement pleins, ou encore dans des decharges sauvages aux mains de la mafia, qui se fait remunerer.
    Les dechets urbains s'y melent aux produits dangereux, sans aucun respect des normes. "Des substances toxiques, et meme radioactives s'infiltrent dans le sol, creant un risque pour la sante", denonce Giovanni de Medici, geologue.
    "Une fois l'incinerateur acheve, ces lingots rapporteront encore plus a la Camorra. En les brulant, les lingots creent du combustible, que l'Italie considere, selon une interpretation hasardeuse d'une norme europeenne, comme une source d'energie renouvelable, faisant l'objet d'aides d'Etat", explique Massimiliano Marotta.
    "Les societes gerant les CDR, devraient donc recevoir des fonds pour produire ces lingots, qui sont pourtant de vraies bombes ecologiques. C'est une situation surrealiste !", poursuit-il.
    "Or, dans les CDR, les dechets ne sont pas tries de facon reglementaire, et si les lingots etaient brules, ils libereraient de la dioxine et des substances toxiques. Du coup, aucune autre region et aucun autre pays ne veut se charger de les bruler", affirme Franco Specchio,
    "La Camorra est gagnante sur tous les plans et elle a meme tout interet a ce que la crise perdure car elle fait payer le stockage dans les decharges illegales et le ramassage des ordures au prix fort", estime Francesco Iannello, membre de Napoli Assise.
    Lorsque pour la premiere fois en 1994 a ete decretee "une situation d'urgence" pour les ordures avec la creation d'un commissariat ad hoc pour regler le probleme, plusieurs CDR infiltres par la mafia ont ete fermes, et des societes placees sous enquete.
    "Mais les CDR ont rouvert comme par enchantement, continuant de produire ces lingots de dechets. Et aucune societe n'a jamais ete condamnee", deplore Franco Specchio, communiste et ex-conseiller regional de Campanie, la region de Naples.
    "L'etendue de la mainmise de la mafia est impossible sans une complicite passive, voire active, des autorites", accuse M. Iannello.
    Donati Piglionica, senateur de gauche, secretaire de la Commission parlementaire d'enquete sur les dechets, va plus loin, mettant en cause le commissariat meme.
    "Le commissariat a ete infiltre par la Camorra, un sous-commissaire a ete arrete pour complicite avec la mafia", rappelle-t-il.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    5- Bois rameaux fragmentes : une nouvelle filiere pour les dechets verts ?, Novethic, 09/01/08
    Maxence Layet
     
    Les specialistes estiment qu'il faut plus de 1 000 ans pour restaurer un sol degrade. Le rajout d'une couche de bois vert broye, une technique « empruntee » aux ecosystemes forestiers, parviendrait au meme resultat en quelques annees, suscitant une spectaculaire amelioration des sols agricoles. Teste depuis bientot 30 ans, le BRF suscite un vif interet des sylviculteurs et du monde agricole francais. Une association nationale vient de se constituer, afin de federer les acteurs locaux et valoriser la filiere.
    La technique du « bois rameal fragmente » (BRF) correspond au broyage des rameaux, brindilles et branches de faible diametre, entre 1 et 6 cm, et gorges de substances nutritives. Ces residus, encore verts, contiennent une grande variete de proteines et de sucres, de l'amidon, des mineraux et des microfibres de cellulose et de lignine. Epandus sur le sol, ces petits bouts de bois, longs de 5 a 10 cm, forment une couche fertile, propice a un cortege d'organismes vivants – insectes et champignons notamment, qui accelerent la decomposition des debris vegetaux et enrichissent l'humus. Un processus de regeneration naturelle que le « maitre a penser » des BRF, le quebecois de l'Universite de Laval Gilles Lemieux denomme « aggradation ». Par opposition a l'appauvrissement et la degradation des sols entraines par l'agriculture intensive.
    Nourrir l'ecosysteme
    Experimentee depuis 1978, l'aptitude d'un tapis de tiges broyees a restaurer la fertilite du sol, donc son rendement agricole, a fait l'objet de nombreux essais sur tous les continents : Ukraine, Belgique, Canada, Senegal, Republique Dominicaine... Un comparatif fait au Congo, dans une plantation d'Eucalyptus, a montre 7 ans plus tard un rendement de 146 m3/hectare sur la parcelle recouverte de BRF, contre 84 m3/ha pour la parcelle sans BRF et 127 m3/ha sur celle ou les residus ont ete brules. Un autre, fait en France sur des vignes situees dans trois zones geographiques distinctes, a constate qu'une epaisseur de 3 cm de BRF stimule la croissance des racines des jeunes plants et protege le sol de la canicule. Outre l'amelioration du sol, les autres avantages du BRF concernent la baisse de la pollution (en reduisant les intrants), l'economie d'eau et le stockage du carbone.
    Le colloque sur « les remanents en forestrie et en agriculture », organise a Lyon, les 1 et 2 fevrier 2007, a degage les contours et les besoins de cette filiere emergente, en regroupant plus de 230 participants. Des agriculteurs, agronomes, ecologues, jardiniers ou gestionnaire d'espaces verts, venus de 11 pays differents, tous praticiens et chercheurs de cette technique jusqu'ici volontiers cantonnee aux agriculteurs bios. « Le principal enseignement des discussions est que les arbres de nos forets ne suffiront pas a fournir les volumes de BRF reclames par les usagers, de l'ordre de 100 m3 a l'hectare et par cm. Les gisements devront etre trouves ailleurs et s'approvisionner dans les villes, les arbres en bord de route, les haies, les vignobles, les vergers », pointe Benoit Dodelin, l'un des coordinateurs des actes du colloque (publies en decembre 2007) et fondateur de l'association Bois Mort Agriculture et Foret (BMAF).
    Selon le specialiste, l'une des solutions de gestion des BRF consisterait a penser les parcelles agricoles avec des haies composees de taillis ou d'arbres feuillus pouvant etre coupes tres regulierement. « Tous les trois ans a peu pres. » Ce BRF serait ensuite utilise sur place, dans les jardins ou les champs, de maniere a minimiser les couts de transports.
    Une biomasse de proximite ?
    Un m3 de bois genere environ un quart de tonne equivalent petrole (TEP). Chaque annee, la taille des arbres de l'agglomeration lyonnaise produit 100 000 m3 de branches. Le potentiel atteint les 4,7 millions de m3 dans les forets de la seule region Rhone-Alpes. La recolte de 70 % de ces gisements potentiels, surabondants, creerait ou consoliderait 2 500 emplois ruraux. Sa mise en place entre toutefois en concurrence avec les besoins du bois-energie, dont l'usage en chaufferie va croissant. D'autant qu'il ne faut pas mettre en peril l'equilibre ecologique forestier. Desormais, comme l'a dit l'un des participants au colloque, la ressource « branchages » des villes, qu'elle provienne de la coupe ou de l'elagage, n'est plus un dechet vert mais « un veritable coproduit », valorisable par les collectivites locales entre 50 et 80 euros la tonne, sous forme de compost.
    Faute d'etre structuree, la demande de BRF reste inegale et depasse largement son offre. La creation de la BMAF marque cette ambition « raisonnee ». « Ses objectifs sont de soutenir l'organisation, a grande echelle, des filieres de production et de distribution des BRF, mais aussi de faciliter le dialogue avec les pouvoirs publics, ainsi que coordonner les efforts scientifiques necessaires a l'entiere comprehension des mecanismes biochimiques expliquant l'effet des BRF » resume Benoit Dodelin, l'un des animateurs de ce reseau national,  annonce en decembre 2007. Premier chantier : une etude socio-economique sur le cout global du BRF, compare a celui du paillage ou du compost.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    6- L’epuration naturelle des pesticides, sujet de recherche prometteur au Cemagref, Actu-Environnement, 10/01/08
    F. Roussel
     
    Outre la reduction de l’usage de ces produits en amont, les recherches sur les pesticides portent egalement sur le traitement des effluents agricoles en aval. Le Cemagref cherche notamment a concevoir des dispositifs epuratoires naturels.
    Utilises pour lutter contre les organismes nuisibles notamment en agriculture, les pesticides sont susceptibles de se retrouver dans les differents compartiments de l’environnement que ce soit l’air, le sol ou encore l’eau par ruissellement des parcelles agricoles. En plus de leurs effets intentionnels sur les parasites vises, ces produits chimiques peuvent presenter des dangers pour l’homme et les ecosystemes a plus ou moins long terme.
    Afin de limiter ces risques, les instituts de recherche francais comme l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) travaillent a la mise en place de nouvelles pratiques agricoles limitant l’usage des pesticides en amont. A l’issue du Grenelle de l’environnement un objectif de reduction de 50% s’est d’ailleurs degage des debats meme si aucune echeance n’a ete fixee.
    En parallele de cette reduction en amont, d’autres recherches portent sur le traitement en aval des pollutions consequentes a l’epandage de pesticides. Le Cemagref par exemple, axe ses recherches sur l’epuration naturelle des eaux de ruissellement et de drainage issues des parcelles cultivees. L’equipe PHYLEAU se penche depuis plusieurs annees sur cette problematique et cherche a diminuer les transferts de polluants agricoles vers les cours d’eau en amenageant des zones tampons naturelles epuratives ne consommant aucune energie et necessitant peu d’entretien. Les premieres etudes ont ete menees sur les bandes enherbees et boisees qui ont, depuis, prouve leur efficacite et sont desormais fortement encouragees dans les exploitations agricoles. Elles sont desormais obligatoires dans le cadre du versement de certaines aides de la Politique Agricole Commune par exemple.
    Aujourd’hui les recherches se tournent vers le role des fosses vegetalises et des zones humides artificielles. Le role epuratoire des fosses en bordure de parcelles a ete presume des les annees 1990. Dans le cadre d’une these, les chercheurs ont remarque dans un fosse encombre de vegetaux en decomposition, une reduction du transfert de certaines molecules de pesticides d’au maximum 50%. Des travaux experimentaux plus complets ont mis en evidence qu’une fois adsorbes a la surface des sediments ou de la matiere organique contenue dans les fosses, les pesticides peuvent etre degrades par les bacteries du milieu ou par des reactions physico-chimiques. Cependant, pour etre efficaces, ces processus epuratoires ont besoin de temps.
    C’est pourquoi, les chercheurs ont concentre leurs travaux sur l’amenagement de zones humides artificielles en amont des rivieres afin de freiner les ecoulements d’eau chargee en pesticides. Ces recherches ont donne lieu au projet baptise Artwet autrement dit « reduction de la pollution diffuse due aux produits phytosanitaires et phytoremediation dans les zones humides artificielles ». Projet LIFE Environnement debute en octobre 2006 pour une duree de trois ans, Artwet regroupe des partenaires francais, allemands et italiens coordonnes par l’ecole nationale du genie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (ENGEES). Dans le cadre de ce projet, des dispositifs tels que les fosses vegetalises, les bassins d’orage a vocation hydraulique, les zones humides naturelles, amenagees, agricoles ou forestieres sont mis en place en amont des rivieres, testes puis optimises en agissant sur differents parametres comme la microflore et la vegetation, le temps de sejour et les volumes d’eau traites. Les chercheurs suivent les flux a l’entree et a la sortie des perimetres experimentaux. L’objectif est de caracteriser les transferts en tenant compte de la topographie des parcelles, des proprietes des molecules et des pratiques agricoles. L’analyse de ces transferts permettra de cibler les periodes de traitement des ecoulements en fonction des pics de pollution. En parallele, des recherches visent a ameliorer la performance des processus epuratoires.
    Des tests sont egalement en cours a l’echelle de lagunes agrementees de roseaux. A l’image de ce qu’il a mis au point concernant les traitements d’effluents riches en matiere organique, le Cemagref developpe un systeme similaire pour le traitement des pesticides. Dans le cadre du projet TRUSTEA dedie au traitement rustique des eaux agricoles, des tests sont en cours a Lyon sur des lits plantes de roseaux a ecoulement horizontal. L’etude de la capacite epuratrice de ce dispositif a pour objectif d’optimiser les zones humides artificielles et de reduire au maximum leur emprise fonciere.
    L’objectif souhaite par le Cemagref et ses partenaires consiste au final a mettre au point des dispositifs « rustiques » pour une meilleure integration dans le paysage, pour assurer un faible cout de construction et de gestion et pouvoir etre ainsi adopte, a terme, plus facilement sur l’ensemble du territoire europeen. Les recherches n’en sont qu’a leur debut mais face aux exigences de la Directive cadre europeenne sur l’eau qui fixe un objectif de bon etat ecologique des masses d’eau d’ici a 2015, le Cemagref mise autant que possible sur ces dispositifs pour offrir de bonnes perspectives pour restaurer l’etat ecologique des cours d’eau dans les regions agricoles.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    7- Vers une meilleur investigation des infections liees a l’eau de consommation, Actu-Environnement, 11/01/08
    C. Seghier
     
    L’institut de veille sanitaire (InVS) vient de publier un document dedie a la detection et a l’investigation des epidemies d’infection liee a l’ingestion d’eau de distribution. Il s’est appuye d’une part, sur le bilan critique des investigations d’epidemies realisees en France depuis 1998, d’autre part, sur l’expertise d’un groupe de travail compose d’epidemiologistes, d’ingenieurs sanitaires et de microbiologistes, indique l’INVS sur son site Internet. Ce guide rassemble par discipline (epidemiologie, genie sanitaire et microbiologie) les differentes etapes de l’investigation (detection, enquete exploratoire et enquete approfondie). Il est principalement destine aux professionnels (ingenieurs de genie sanitaire, ingenieurs d’etudes sanitaires, medecins inspecteurs de sante publique, infirmier(eres) de sante publique, techniciens sanitaires) des Directions departementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) et aux epidemiologistes des Cellules interregionales d’epidemiologie (Cire), qui sont charges de mener des investigations en cas de suspicion de contamination de l’eau de distribution ou de survenue de cas groupes de pathologies suspectes d’avoir une origine hydrique. Certains messages contenus dans ce guide s’adressent plus specialement aux partenaires emetteurs de signaux (medecins generalistes et exploitants de l’eau potable).

    On parle de la chine et de l'Inde mais Bush est poursuivie pour avoir caché les effets nocifs de beaucoup de ss industries... et qui sait ?

    8- En Chine, l’environnement n’est plus tabou, Courrier International n°897, 10/01/08
     
    Depuis quelques mois, une ONG chinoise repertorie les donnees officielles sur la pollution et les met a disposition du public sur Internet.
    Plus de 4 000 entreprises portent un grave prejudice a la qualite de l’air en Chine, estime le Centre de recherche pour le public et l’environnement. Avec ce chiffre, cette ONG locale a dresse une carte de la pollution de l’air dans le pays, qu’elle a publiee en ligne (<http://www.ipe.org.cn/index.jsp>). Parmi les societes incriminees figurent les branches locales ou les filiales chinoises de multinationales telles que SINOPEC, Shell, APP, BASF ou Michelin. Le Centre de recherche pour le public et l’environnement s’etait deja illustre en 2006 avec sa carte de la pollution des eaux en Chine. A l’epoque, plus d’un millier d’entreprises avaient ete epinglees, ce qui avait “enquiquine” un grand nombre de societes bien etablies. Plusieurs entreprises de renom avaient ainsi vu leur image ternie. Le patron de l’ONG, Ma Jun, explique que d’un simple clic sur la carte numerique l’internaute peut acceder a des informations sur la qualite de l’air, sur le traitement des rejets et des dechets pollues, et sur les sources averees de pollution dans 15 provinces du sud du pays et plus de 150 municipalites. Il espere progressivement ajouter des donnees du meme genre sur les villes et regions du nord de la Chine.
    Les informations proviennent d’une part des differents rapports sur les entreprises polluantes que publient les services charges de la protection de l’environnement et certaines administrations a l’echelon local ou national, et d’autre part d’articles et de reportages realises par les medias a partir de ces donnees officielles. Ainsi, pour la carte de la pollution des eaux ou celle de la pollution de l’air, la banque de donnees est regulierement mise a jour en fonction des informations publiees par le departement charge de la protection de l’environnement. Les donnees sont donc tout a fait officielles, mais d’ordinaire dispersees a travers differents canaux d’information. L’ONG n’a fait que regrouper ces donnees pour permettre au public d’y acceder plus facilement et plus rapidement.
    En 2006, au moment de la parution de la carte de la pollution des eaux, un certain nombre de personnes avaient tres rapidement frappe a la porte de l’ONG et intercede en faveur de telle ou telle entreprise incriminee. “Effacez donc de votre site toutes les informations relatives a cette entreprise de notre region ! Ne voyez-vous pas qu’il s’agit la de l’un de nos plus gros contribuables ? Elle permet a plus de 6 000 salaries de gagner leur vie ! Et puis, de toute facon, elle s’est depuis entierement restructuree”, avait alors explique le responsable d’une agence locale du bureau pour la protection de l’environnement. La reponse de Ma Jun avait ete claire. “Notre site se contente de consigner et d’enregistrer des informations. Si cette entreprise a ete sanctionnee dans le passe par le bureau pour la protection de l’environnement pour des pratiques illegales en matiere d’environnement, alors nous n’effacerons rien. Si elle doit maintenant faire preuve de quelque amelioration ou avancee en la matiere, et que le departement charge de la protection de l’environnement publie un nouveau rapport a son sujet faisant part de cette evolution, notre site en fera alors egalement mention. Mais, en definitive, seul le public decide de l’interpretation a donner a ces informations”, lui avait-il repondu.
    La suite a beaucoup soulage le dirigeant du Centre de recherche pour le public et l’environnement : l’entreprise a sollicite les services d’un organisme tiers afin qu’il realise un audit de sa gestion de la pollution et certifie qu’elle avait effectivement fait des efforts dans le domaine. Depuis la publication de la carte de la pollution des eaux, sur les 10 000 societes en infraction repertoriees a ce jour, seules quelques dizaines ont contacte l’ONG pour s’expliquer, pour exprimer leur intention de s’ameliorer ou pour prouver leur recente amelioration. Mais ce qui desole le plus Ma Jun, c’est que les rares societes a avoir reagi sont toutes des multinationales. Les entreprises chinoises, elles, n’ont fait montre d’aucune reaction positive.
    La fin du “secret industriel” pour cacher la pollution
    Outre les personnes qui viennent interceder en faveur d’une entreprise incriminee, d’autres viennent exposer leurs doleances. Quelques habitants du Hubei, victimes de la pollution, sont ainsi venus rencontrer Ma Jun dans l’espoir d’obtenir son aide pour resoudre le grave probleme pose par une entreprise locale, rejetant des dechets pollues en toute impunite et sans scrupule. Au debut, Ma Jun fut plutot embarrasse. En effet, les diverses informations concernant les infractions des entreprises qui figurent sur la carte de la pollution des eaux proviennent toutes de sources officielles. Pour rendre publique l’infraction de cette entreprise du Hubei, il aurait donc fallu au prealable que cette societe ait ete epinglee par un organe administratif pour un manquement en matiere d’environnement. L’ONG a donc procede a de longues recherches sur Internet, en esperant pouvoir trouver un rapport officiel sur les pratiques de l’entreprise mise en cause. Elle a finalement mis la main sur une depeche rapportant qu’un maire avait exige lors d’une reunion que cette entreprise mette fin a ses exces de pollution, et ce dans un delai precis. La prise de position du maire a servi de fondement legitime pour inscrire cette entreprise sur la “liste noire” de la carte. L’information a ete reprise dans les medias, ce qui a permis d’attirer l’attention des pouvoirs publics. “Les informations publiques en matiere d’environnement sont encore trop peu nombreuses, et tout particulierement en ce qui concerne les infractions des entreprises”, regrette Ma Jun. La situation s’ameliore cependant. Le gouvernement publie par exemple chaque annee un rapport sur la qualite de l’environnement en fonction des regions. Dans le meme registre, un certain nombre d’agences locales du departement pour la protection de l’environnement ont ouvert une rubrique “Divulgations et revelations” sur leur site Internet. Mais, lorsqu’on clique sur cette rubrique, ou bien la page est vide, ou bien elle se contente de lister les infractions de quelques entreprises sans donner leur nom.
    L’ONG garde quand meme espoir. Le 1er mai 2008, la loi relative a la mise a disposition du public des donnees environnementales entrera en vigueur. Elle enonce notamment que le departement charge de la protection de l’environnement a l’obligation de mettre a disposition du public les listes regionales des entreprises dont la pollution depasse les normes autorisees, les listes des entreprises ayant subi un incident ou un accident environnemental grave ou particulierement grave, ainsi que les listes des entreprises refusant de mettre en application la sanction ou la decision d’un organe administratif en charge de la protection de l’environnement. Il ne sera par ailleurs plus possible d’invoquer le “secret industriel” comme motif pour refuser la publication de ces donnees.
    ------------
    Enquete
    Parmi les entreprises mises en cause lors de la publication de la carte de la pollution des eaux figurait Fu’an, une societe produisant des textiles pour des grandes firmes occidentales. Un journaliste du Wall Street Journal a eu l’idee d’aller demander a ces entreprises si elles savaient que Fu’an avait illegalement mis en place un systeme d’evacuation qui lui permettait de rejeter chaque jour en cachette plusieurs milliers de tonnes d’eaux usees. Seule Nike semble avoir suivi ce dossier, puisque c’est l’unique societe a avoir demande a Fu’an qu’elle lui fournisse le rapport d’analayse des prelevements d’eaux usees. Les autres entreprises interrogees ont declare ne rien savoir de la situation.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    9- Reportage. En Chine, une crise de l'eau tous azimuts, Le Monde, 11/01/08
    Brice Pedroletti, Shanghai correspondant
     
    Le lac Poyang, dans la province meridionale du Jiangxi, est le plus grand lac d'eau douce de Chine. Sa surface passe de 3 500 km2 en ete, quand les pluies sont les plus abondantes, a environ 500 en hiver. Ces derniers mois, le Poyang, profond de 8 metres en moyenne, a retreci a moins de 50 km2, selon plusieurs sources, decouvrant une peau craquelee qui rappelle la mer d'Aral dans son pire etat.
    La secheresse, qui sevit cet hiver aussi bien dans le nord de la Chine que dans le sud, traditionnellement humide, a exacerbe les desequilibres du bilan hydrographique chinois : ce qui arrive au Poyang touche a un degre superieur ou moindre la plupart des dizaines de lacs chinois.
    En Chine, la maitrise des ressources en eau a toujours tenu a la fois de la necessite economique et de l'atavisme imperial : il y a quatre mille ans, le premier monarque chinois, Yu le Grand, entra dans la legende pour avoir invente l'irrigation. Dans la Chine feodale, le Grand Canal fut un ouvrage majeur, avant que Mao Zedong ne lance les premiers grands projets de barrages au debut de l'ere communiste.
    Au XXIe siecle, la profession de foi des nouveaux timoniers en faveur du developpement durable ne constitue qu'un maigre contrepoids face aux exigences de l'hypercroissance economique (+ 11,5 % en 2007). Ils sont souvent reduits a gerer en catastrophe les syncopes a repetition d'un organisme surmene, tandis que le manque traditionnel d'eau est aggrave par une surexploitation et une pollution aux dimensions enormes.
    Penuries aggravees
    Avec 7 % seulement des reserves en eau de la planete pour le quart de sa population, la Chine n'arrive pas a faire face : 400 des 600 villes chinoises manquent structurellement d'eau, et 30 millions de ruraux subissent chaque annee des penuries. Un rapport du gouvernement vient de prevenir que "le volume total des ressources en eau exploitable aura ete atteint en 2030, meme en prenant en compte tous les efforts d'economie de l'eau". Nombre de rivieres sont bien plus assechees qu'elles ne l'etaient il y a des dizaines d'annees. C'est le cas du fleuve Jaune et des rivieres Hai et Huai, meme s'ils connaissent des crues durant la saison des pluies.
    Parce qu'elle ne cesse de grossir et parce qu'elle accueille, cet ete, les Jeux olympiques, la region de Pekin (17 millions de personnes en incluant les non-residents) est l'objet de toutes les attentions. Deja, certaines localites en amont des canaux et des rivieres qui alimentent la capitale sont rationnees. Imagine par Mao et approuve en 2002, le gigantesque projet de diversion des eaux du sud au nord est en construction dans sa partie Centre et Est. La route centrale transportera de l'eau du reservoir de Danjiangkou, dans le Hubei (sur la riviere Han, affluent du Yangzi), jusqu'a la capitale. Des centaines de lacs ont deja disparu dans le Hubei, connu comme la province des mille lacs. Mais seule une portion sera prete pour les JO, celle qui acheminera l'eau depuis Shijuazhang, dans le Hebei, a Pekin, tout proche. La province du Hebei manque elle aussi cruellement d'eau.
    La route de l'Est, en chantier, doit transporter de l'eau du Shandong vers Pekin et Tianjin, le long de l'ancien Grand Canal. Elle devait etre achevee en 2007, mais ne le sera pas avant 2010. En outre, l'eau serait trop polluee et il faudra prevoir de la traiter. Quant a la route de l'Ouest, censee relier le fleuve Bleu au fleuve Jaune sur les plateaux du Qinghai, les defis techniques sont inedits et rien ne commencera avant 2010.
    Surexploitation du fleuve bleu
    Dans ce contexte de crise hydrographique aigue, la surexploitation du Yangzi, le plus genereux fleuve de Chine et le troisieme du monde, est de plus en plus flagrante. En 2007, le dauphin d'eau douce y fut officiellement declare espece eteinte. On detourne le fleuve Bleu pour irriguer les regions seches de Chine du Nord et on compte aussi sur lui pour drainer 30,5 milliards de tonnes de dechets humains et industriels par an ou pour laver la pollution d'un lac en syncope, le Taihu.
    C'est encore le Yangzi qui supporte le barrage des Trois-Gorges (Sanxia Daba), dont les dimensions titanesques (2,3 km de long et 185 m de haut) incarnent le genie chinois en matiere hydraulique - a moins que ce ne soit sa folie. Les ingenieurs canadiens charges, dans les annees 1980, d'etudier le projet avaient refuse de se prononcer sur la faisabilite du barrage au-dela de 160 m (l'eau atteint 156 m aujourd'hui et montera a 175 m en septembre).
    L'ouvrage, dont le premier des paradoxes est qu'il sert a reequilibrer le bilan energetique chinois en faveur du renouvelable, a des effets pervers sur l'environnement surexploite du fleuve. Dont celui de former une gigantesque cuvette d'eaux viciees. S'il permettra un meilleur controle des crues devastatrices, il serait en partie responsable de la proliferation d'algues bleu-vert dans les lacs Taihu et Chaohu.
    Les "dangers caches" de la realisation ont ete pour la premiere fois evoques officiellement a l'automne 2007 (par Wang Xiaofeng, le responsable des Trois-Gorges aupres du Conseil d'Etat), puis minimises : les pressions intenses exercees par cette enorme masse d'eau (39 milliards de metres cubes a plein) sur les parois instables des vallees englouties contribueraient a une recrudescence des glissements de terrain.
    Epine dorsale hydrographique de la Chine, le Yangzi et ses affluents devront supporter une centaine de centrales hydroelectriques en amont de Sanxia Daba, dont celle de Xiluodu, sur la riviere Jinsha dans le Sichuan, qui sera le deuxieme plus grand barrage de Chine en 2015.
    Pollution des eaux a un seuil critique
    Parce qu'il ne se passe pas un mois sans que des dizaines de milliers de residents soient affectes par des minicatastrophes ecologiques qui conduisent a des coupures d'eau courante, la population chinoise est desormais tres sensibilisee a la question de la pollution des eaux et a son impact sur sa sante.
    En mai 2007, l'implosion de l'ecosysteme du lac Taihu, sature par un trop-plein de nutrition du a la pollution, priva d'eau courante plus de 2 millions de personnes pendant plusieurs semaines. L'agence Chine nouvelle placa le desastre au deuxieme rang des dix evenements les plus marquants de l'annee 2007 - derriere le 17e congres du Parti communiste. Le scientifique Zhang Xiaojian, charge de proceder aux reactions chimiques qui ont aide a se debarrasser des algues bacteriennes, fut l'un des dix laureats 2007 du prix du Chinois vert, decerne depuis trois ans par les ministeres concernes.
    On aurait pu distinguer Wu Lihong, le militant ecologique qui, depuis dix ans, fait la guerre aux usines chimiques de Yixing, la vaste zone industrielle sauvage en bordure du lac. Le pouvoir local, furieux, l'a jete en prison pour quatre ans, en mars 2007.
    A l'heure de la "civilisation ecologique" defendue par le president Hu Jintao, toute la difficulte reside dans la prevention, mais aussi dans l'application des mesures et lois censees proteger ses fleuves et rivieres. Auteur d'une carte de la pollution de l'eau qui fait reference, Ma Jun, le directeur de l'ONG pekinoise Institute of Public & Environmental Affairs, estime que "la pollution de l'eau est l'un des problemes les plus graves auxquels la Chine est confrontee".
    Les deltas de la riviere des Perles (region de Canton) et du Yangzi (region de Shanghai), a eux deux responsables des deux tiers du PIB chinois, paient un tribut ecologique tres lourd, et largement sous-estime, a un developpement industriel intense. Dans ces campagnes et ces villes autrefois sillonnees de canaux, des dizaines de "villages du cancer" defraient regulierement la chronique.
    Le sud de la Chine en vient de plus en plus a manquer d'eau en raison de la pollution : l'Institut de geographie de Canton s'alarmait recemment des problemes de gestion des eaux usees et estimait que si rien n'est fait d'ici a 2020, la penurie affectera la moitie de la demande en eau du Guangdong, contre 14 % aujourd'hui.
    + Portfolio. En Chine, une eau rare et polluee, Le Monde, 11/01/08
    + Infographie. 400 villes et 30 millions de ruraux deja rationnes, Le Monde, 11/01/08
    _____________________________________________________________________________________________________________
    10- Les Americains jetteront en 2008 leurs teles analogiques, recycler s'impose, AFP, 11/01/08
     
    New York (AFP) - 15h26 - Fabricants et distributeurs aux Etats-Unis se preparent lentement a un recyclage geant: celui des dizaines de millions de televiseurs analogiques que les Americains jetteront cette annee, avant le basculement de toutes les chaines au numerique, le 17 fevrier 2009.
    Selon differentes estimations professionnelles, 30 a 80 millions de televiseurs analogiques seront jetes en 2008 et 2009 -- les consommateurs pourront aussi retarder l'echeance en achetant un decodeur qui permet de recevoir les signaux numeriques sur une television analogique.
    Trois grands fabricants, Panasonic, Sharp et Toshiba, ont annonce au CES de Las Vegas avoir cree une joint-venture, baptisee Electronics Manufacturers Recycling Management (EMR), qui recupere les vieux televiseurs, ordinateurs et autres appareils et sous-traite leur recyclage a des societe exterieures.
    Le consortium a en outre passe des accords avec la plupart des autres marques, comme Hitachi, Mitsubishi, Philips, Sanyo et Pioneer.
    La joint-venture a ete installee l'an dernier dans le Minnesota, l'un des deux Etats americains qui vient de voter une loi qui rend les marques responsables de la recuperation et du recyclage de leurs produits.
    Quelques 35 autres Etats americains envisagent d'adopter une legislation, similaire, selon la presse specialisee, mais chacun de leur cote, au grand dam des professionnels et de la Consumer Electronic Association qui milite pour une loi federale.
    Les televiseurs contiennent beaucoup de materiaux polluants, notamment du plomb (dans le tube cathodique) mais aussi du cadmium et des produits toxiques, mais aussi des metaux et plastiques qui ont de la valeur une fois recycles.
    "Chez Panasonic, nous sommes tres inquiets que les Etats-Unis soient a seulement une annee du passage au tout-numerique", a commente au CES Yoshi Yamada, president de Panasonic Amerique du nord.
    "Former une joint-venture de recyclage est le meilleur moyen de developper des economies d'echelles et un systeme de recyclage viable pour les produits electroniques", a-t-il ajoute.
    Plusieurs nouveautes electroniques du CES etaient d'ailleurs tournees vers la protection de l'environnement,
    Nouveaute primee au CES, des ecouteurs pour telephone portable sans fil, qui se rechargent par de mini-panneaux solaires incrustes sur leur surface, proposes par la societe Iqua. "Ils se rechargent meme si on est a l'intereur", assure la societe.
    Le CES presentait aussi des modeles de piles a combustibles portatives qu'on recharge en partie avec de l'eau ou encore des radios activees par des manivelles. Des ordinateurs de gestion du domicile aident a gerer la temperature, la lumiere ou les appareils electriques, afin d'economiser l'energie.

    ERIKA c'était quand déjà....

    11- Pollution. Erika : l'heure du jugement, L’Express, 11/01/08
    Gilbert Charles
     
    Le verdict dans le proces du naufrage de l'Erika - ce petrolier qui avait sombre au large des cotes bretonnes en 1999 - est attendu ce mercredi.
    Ares treize semaines de debats, quatre de plaidoiries et 50 rapports d'experts, le proces du naufrage du petrolier Erika (400 kilometres de cotes francaises polluees en 1999) arrive a son terme: le jugement est attendu pour le 16 janvier. Les debats, tres techniques, ont surtout mis a jour le labyrinthe reglementaire du transport maritime, ou les montages juridiques et financiers permettent d'organiser la dilution des responsabilites.
    Quinze personnes physiques et morales ont comparu, du 12 fevrier au 13 juin 2007, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, accusees d'avoir directement ou indirectement entraine la catastrophe. Le ministere public a requis un an de prison et une amende de 75 000 euros a l'encontre de l'armateur et du gestionnaire du navire, Giuseppe Savarese et Antonio Pollara, 375 000 euros contre la compagnie Total et la societe de certification Rina, et 10 000 euros contre le capitaine indien, Karun Mathur. Ce dernier, seul prevenu a ne pas etre venu s'expliquer a la barre, a deja decide de contre-attaquer. Il reclame 730 000 euros en dedommagement de son incarceration au debut de l'enquete et pour n'avoir pu retrouver un emploi depuis.
    Il reste aussi a evaluer le prejudice ecologique. Les chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) l'ont estime a 370 millions d'euros. Les parties civiles (une centaine, des communes concernees aux paludiers, en passant par l'Etat) reclament, elles, 1 milliard d'euros.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    12- La pollution accroit de 60% les mutations genetiques du sperme des souris, AFP, 14/01/08
     
    Chicago (AFP) - 22h08 - Des souris respirant de l'air pollue ont des taux beaucoup plus eleves de mutations genetiques dans leur sperme comparativement a celles qui ont respire de l'air filtre, revele une etude publiee lundi aux Etats-Unis.
    Les resultats de cette recherche conduite au Canada laissent penser que les particules polluantes pourraient etre responsables des defauts d'ADN transmis genetiquement, selon les auteurs de ces travaux parus dans les Annales de l'Academie nationale americaine des sciences (PNAS) datees du 14 janvier.
    Cette etude a ainsi montre que les souris inhalant de l'air non filtre pres de deux acieries et d'un important axe autoroutier a Hamilton dans la province canadienne d'Ontario, avaient 60% plus de mutations genetiques dans leur sperme que des souris vivant a proximite mais dans une atmosphere purifiee par des filtres de haute qualite.
    Ces chercheurs ont analyse les echantillons de sperme dans les deux groupes de souris. Bien que les dommages genetiques du sperme des animaux exposes a l'air non filtre soient importants, tout est quasiment revenu a la normale apres six semaines de recuperation dans le laboratoire.
    Puisque que les echantillons du sperme se trouvaient au stade de cellules souches pendant la periode ou les souris respiraient de l'air pollue, ces scientifiques ont conclu que les cellules souches du sperme sont vulnerables a une certaine pollution atmospherique.
    Ce phenomene est d'autant plus remarquable que le sperme est generalement bien premuni contre ce type de mutations.
    "Cette recherche indique que des polluants chimiques en suspension dans l'air pourraient etre responsables de mutations genetiques transmissibles", concluent les auteurs. Ils soulignent neanmoins que des recherches supplementaires sont necessaires pour confirmer ces resultats et evaluer les risques potentiels de la pollution de l'air chez les humains.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    13- Erika : la justice donne pour la premiere fois un prix a la nature, AFP, 16/01/08
     
    Paris (AFP) - 19h10 - En etablissant la notion de prejudice ecologique dans l'affaire de l'Erika, la justice francaise donne pour la premiere fois un prix a la nature, ouvrant une perspective novatrice en droit de l'environnement, se felicitent ses defenseurs.
    En reconnaissant le prejudice ecologique au meme titre que les dommages causes a l'economie ou a l'image, le juge a rendu "la facture lourde et dissuasive, autour de 200 M euros pour Total", fait valoir l'avocate Corinne Lepage, qui representait les collectivites locales au proces.
    Cette jurisprudence signifie que desormais, si on cause une atteinte a l'environnement: "Il faudra payer. Ce qui va donner lieu a la mise en place de toute une comptabilite, un travail que devront mener scientifiques, economistes et juristes", ajoute l'avocate.
    Pour la premiere fois, "un tribunal a octroye une indemnisation pour la mort d'oiseaux: une veritable nouveaute juridique", note Francoise Labrousse, avocate specialisee dans le droit de l'environnement au sein du cabinet americain Jones Day.
    "Jusqu'a present, explique-t-elle, deux obstacles faisaient reculer les juges. Determiner qui est habilite a reclamer a une indemnisation: ici le juge a designe les associations. Et a qui l'affecter, qui puisse justifier d'une competence speciale et garantir que les sommes seront dediees a la reparation? la encore, le juge a fait confiance aux ONG".
    La Ligue pour la protection des oiseaux, qui reclamait 70 euros par oiseau mazoute, a ainsi obtenu pres de 800.000 euros de dedommagements au titre du prejudice ecologique.
    France Nature Environnement, Greenpeace et WWF auront chacune 33.000 euros. En revanche, les collectivites locales sont indemnisees aux seuls titres de leurs pertes economiques et atteintes a l'image, sauf le departement du Morbihan, gestionnaire d'espaces naturels, explique Mme Lepage.
    Pour Arnaud Gossement, porte-parole de la FNE et juriste, "c'est la reconnaissance du role d'operateur des associations ecologistes agreees, gestionnaires de l'environnement".
    Mais surtout, insiste-t-il, avec ce jugement "c'est le debat sur le prix du vivant qui s'ouvre enfin: il va falloir donner une valeur a la notion de service ecologique rendu".
    "Cette reconnaissance du prejudice ecologique va obliger le legislateur a se saisir de la question, c'est ainsi que le droit de l'environnement a toujours avance dans l'histoire: il a fait des bonds quand il s'est trouve des juges pour forcer les textes", ajoute-t-il.
    Dans le meme mouvement, l'avocat Alexandre Faro, defenseur des associations au proces Erika, reclame un "prix eleve: car si on donne une valeur marchande a l'atteinte a l'environnement et qu'on lui donne un prix tres bas, le risque est tout simplement qu'on puisse se le payer".
    La directive europeenne 2004/35 sur la responsabilite environnementale constitue une premiere tentative d'indemnisation du prejudice cause a l'environnement. Sa transposition en France - peut-etre a l'occasion du premier "paquet" de loi decoulant du Grenelle de l'environnement - permettrait de "generaliser un principe qui, jusqu'a present, ne concerne que des atteintes a des sites classes, faisant l'objet d'une reglementation specifique comme des sites industriels", souligne Francoise Labrousse.
    Toutes les composantes de l'environnement pourraient ainsi faire l'objet d'indemnisation en vertu de cette directive... sauf les dommages maritimes, precise-t-elle, qui sont couverts par les conventions internationales.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    14- Maree noire en France : Total condamne, 192 millions d'euros aux victimes, AFP, 16/01/08
     
    Paris (AFP) - 19h32 - La justice francaise a condamne mercredi le groupe petrolier Total a verser avec trois co-accuses 192 millions d'euros pour le naufrage de l'Erika qui avait provoque en 1999 une gigantesque maree noire, a l'issue du premier grand proces en France d'une catastrophe ecologique.
    Le groupe francais, proprietaire de la cargaison, a ete condamne a verser cette somme aux victimes de la maree noire, solidairement avec le proprietaire de l'Erika, le gestionnaire du navire et la societe de classification Rina, tous italiens.
    Le jugement reconnait, pour la premiere fois en France, l'existence d'un prejudice ecologique "resultant de l'atteinte portee a l'environnement", donnant notamment droit a reparation aux associations de defense de l'environnement.
    Les regions du littoral atlantique, qui ont mis des annees a se remettre de la maree noire, et les organisations de defense de l'environnement ont unanimement salue un jugement "historique".
    "C'est une grande premiere" et un "fait majeur pour l'environnement", a juge de son cote la secretaire d'Etat a l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
    Le tribunal correctionnel de Paris a estime que Total n'etait pas l'affreteur --intouchable selon les conventions internationales-- mais qu'il avait commis une "faute d'imprudence" qui a "provoque l'accident" du petrolier le 12 decembre 1999 au large du golfe de Gascogne (ouest).
    A la suite de ce naufrage, 20.000 tonnes de fioul lourd, ultra-polluant, s'etaient deverses sur 400 km de cotes francaises, provoquant notamment la mort de plus de 150.000 oiseaux.
    Dans ce jugement, qui devrait faire reflechir les majors petroliers faisant transiter chaque annee des milliers de tankers dans les eaux francaises, le tribunal reproche au groupe petrolier de n'avoir pas tenu compte de "l'age du navire", pres de 25 ans, et de "la discontinuite de sa gestion technique et de son entretien".
    L'avocat de Total, Me Daniel Soulez-Lariviere, a declare qu'il allait conseiller a la compagnie petroliere de faire appel.
    Total, comme les autres condamnes, a ecope de l'amende maximale. Ces amendes sont de 375.000 euros pour les personnes morales Total et la societe de classification Rina, qui a delivre au navire ses certificats de navigabilite, et de 75.000 euros pour les personnes physiques que sont l'armateur Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara.
    Ces deux derniers ont ete reconnus coupables d'une "faute caracterisee", le tribunal estimant qu'ils ne pouvaient pas ignorer que les travaux de reparation du petrolier avaient ete conduits de maniere a "reduire les couts".
    En revanche, les quatre membres des secours ont ete relaxes, de meme que le capitaine indien Karun Mathur.
    Le jugement, en consacrant le principe d'un prejudice ecologique pour "atteinte a l'environnement", ouvre la possibilite aux associations ou organisations ecologistes de se constituer parties civiles.
    Les parties civiles, qui avaient reclame un milliard d'euros de dommages et interets, peuvent demander le paiement des 192 millions d'euros a l'un des condamnes, de preference le plus riche, a charge pour lui de se faire rembourser les quote-parts aupres des autres.
    C'est ce qui inquiete Total, dont les poches sont de loin les plus garnies avec des benefices records de 12,6 milliards en 2006.
    Des associations comme Greenpeace ou la Ligue de protection des oiseaux (LPO) figurent parmi ces parties civiles, au meme titre que de nombreuses collectivites locales. "C'est une premiere en France, la situation est historique", a declare Allain Bougrain-Dubourg, president de la LPO, qui doit toucher quelque 800.000 euros.
    L'Etat francais se taille la part du lion des indemnisations, puisqu'il recevra pres de 154 millions d'euros.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    15- Erika : Total pese le pour et le contre d'un appel de sa condamnation, AFP, 17/01/08
     
    Paris (AFP) - 16h47 - Total etudiait jeudi sa strategie apres sa condamnation dans le naufrage de l'Erika : faire appel pour refuser que les compagnies petrolieres soient tenues responsables de l'etat des bateaux ou jeter l'eponge pour ne pas noircir son image ni risquer des plus gros dommages. lire le dossier
    Total a dix jours pour faire appel du jugement du tribunal correctionnel de Paris qui l'a condamne a l'amende maximale de 375.000 euros et a 192 millions d'euros de dommages et interets, solidairement avec le proprietaire, le gestionnaire et la societe de classification de l'Erika.
    Son avocat, Me Daniel Soulez-Lariviere, lui a conseille de faire appel d'un jugement "pas juste", mais la compagnie s'est contente d'affirmer que cette "decision comporte de nombreux motifs d'appel", estimant que sa condamnation risquait "d'entrainer la confusion des responsabilites et de degrader la securite des transports maritimes".
    Jusqu'a present, en effet, les majors se croyaient a l'abri, notamment parce qu'une convention internationale designait l'armateur comme principal responsable de la securite.
    Ce jugement change la donne, en conferant une valeur juridique au "vetting", cette inspection volontaire et reguliere des bateaux par les compagnies.
    Le fait "que d'autres societes que Total aient, en meme temps qu'elle, ou ulterieurement, accepte le navire a l'affretement au voyage est indifferent, les approbations ainsi delivrees par les services vetting d'autres compagnies petrolieres encourant la meme reprobation", souligne le tribunal dans son jugement.
    Le message est clair et s'adresse a toutes les compagnies qui font circuler chaque annee des milliers de petroliers dans les eaux francaises : les "vettings" engagent votre responsabilite.
    "La justice a dit a Total: si vous revenez avec un bateau en aussi mauvais etat, on vous retombera dessus", resume une source judiciaire proche du dossier. "Et aux petrolieres, elle a dit: de facto, vous etes controleurs et responsables".
    Cela bouleverse suffisamment le monde maritime pour justifier un appel, mais la compagnie a aussi beaucoup a y perdre, tout d'abord en terme d'image.
    Montre du doigt depuis le deversement de 20.000 tonnes de fioul lourd ultra-polluant sur 400 km de cotes francaises, Total ternirait encore son blason en apparaissant comme celui qui retire aux victimes leurs indemnisations si longtemps attendues.
    D'autant qu'a l'automne, il sera a nouveau sous le feu des critiques avec l'ouverture du proces sur les responsabilites de l'explosion a Toulouse, en septembre 2001, de l'usine chimique d'AZF, une de ses filiales, qui a fait trente morts.
    Plus pragmatiquement, Total risque, s'il est a nouveau reconnu coupable, de voir le montant des dommages et interets s'envoler, alors que sa quote-part des 192 millions n'est qu'une goutte dans la mer de ses profits gigantesques (12,6 milliards d'euros en 2006).
    Tout d'abord, le tribunal a ecarte une vingtaine des 101 parties civiles, mais le plus souvent pour des raisons techniques, comme l'association Les amis de la Terre, qui a oublie de fournir un document. Elles seraient de retour au premier jour de l'appel, avec des dossiers complets.
    De plus, seuls la Ligue pour la protection des oiseaux et le departement du Morbihan ont beneficie du prejudice ecologique, parce qu'ils ont apporte la preuve de leur competence en matiere d'environnement.
    Mais si Total fait appel, les regions pourront presenter des dossiers montrant qu'elles gerent aussi des espaces naturels et ont donc droit a des indemnites pour atteintes a l'environnement.
    "En appel, s'il perd encore, Total pourrait se retrouver avec 400 millions de dommages et interets", estimait la source proche du dossier.
    _____________________________________________________________________________________________________________
    Une publication
    16- Les pesticides dans les eaux - Donnees 2005, IFEN, dossier n°9, decembre 2007
     
    Un apercu de la contamination des eaux par les pesticides en 2005 est etabli a partir des analyses de pesticides realisees dans les stations de surveillance de la qualite des eaux superficielles et souterraines.
    Bien que ces points ne constituent pas un echantillon entierement representatif de l’ensemble des cours d’eau et des nappes souterraines du territoire national, ils permettent neanmoins de donner un apercu de la contamination des eaux par les pesticides.
    On note la presence de pesticides sur 91 % des points de mesure des cours d’eau et 55 % des points de mesure des eaux souterraines.
    Les niveaux de contamination sont souvent significatifs. En eaux de surface, 36 % des points de mesure ont une qualite moyenne a mauvaise. En eaux souterraines, 25 % des points necessiteraient un traitement specifique d’elimination des pesticides s’ils etaient utilises pour la production d’eau potable.
    <http://www.ifen.fr/publications/le-catalogue-des-publications/les-dossiers/2007/les-pesticides-dans-les-eaux-donnees-2005.html>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    Deux soutiens a projet
    17- Lancement de la 3e edition des "Prix Micro-Environnement", Pro- environnement, a partir du 08/02/08
     
    National Geographic Channel annonce le lancement de la troisieme edition des Prix Micro-Environnement.
    Cree en 2006, ces prix ont pour vocation de recompenser des actions deja initiees, qui oeuvrent en faveur de la protection de la faune et de la flore en France, et qui sont portees par des associations, collectivites locales, etablissements scolaires ou autres communautes. Le prix est organise avec le soutien du Ministere de l’Ecologie, du Developpement et de l’Amenagement durables, de la chanteuse Anggun et en partenariat avec Gaz de France.
    Renseignements (a partir du 8 fevrier prochain) : <www.ngcfrance.tv>
    <http://www.pro-environnement.com/blogs/fil-infos,1/lancement-de-la-3e-dition-des-prix-micro-environnement,1674.html>
    _____________________________________________________________________________________________________________
    18- Fondation Nature & Decouvertes : Appel a projets 2008-2010 "La planete, la nature et moi !", dates limite de depot des dossiers : 15 fevrier  et 14 aout 2008
     
    Sur terre comme en mer, agissons ensemble pour la biodiversite. Il s’agit du 4e appel a projets de la Fondation Nature & Decouvertes. Son objectif est d’offrir aux associations des moyens pour se mobiliser et trouver des solutions concretes et positives pour repondre aux enjeux poses par l’erosion de la biodiversite de notre planete. Parce que les enjeux sont colossaux et que les solutions sont a trouver ensemble, avec notre comite d’experts nous avons identifie des pistes qui nous semblent prioritaires a mettre en uvre vu de notre coin de la planete. De notre creativite et de notre implication naitront les initiatives qui faconneront le futur durable et enthousiasmant que nous voulons pour nos enfants !
    Aujourd’hui, sur terre comme en mer, sauvage ou ordinaire, remarquable ou commune, la nature a besoin de la mobilisation de chacun.
    La Fondation souhaite privilegier les actions concretes qui impliquent le grand public, individuellement et collectivement, dans la protection de leur environnement proche.
    La protection de la nature est l’affaire de tous et l’implication de chacun est la clef du changement des comportements. La Fondation a a cœur de soutenir des projets citoyens mobilisateurs dont le grand public est veritablement partie prenante.
    Les projets qui invitent a decouvrir et a proteger cette nature proche de nous, en ville, a la campagne, a la montagne, a la mer seront privilegies. Vos propositions sont les bienvenues sur notre Site Internet : 
    Prochaines dates limite de depot des dossiers : 15 fevrier  et 14 aout 2008
    Contacter la Fondation :  <fondation@nature-et-decouvertes.com>
    Proposer un projet :
    Telecharger l'appel a projets 2008 :
    _____________________________________________________________________________________________________________

    MDRGF

    Lettre d'information du MDRGF
    Abeilles :
    arrêtons le massacre !
    Abeilles: des associations réclament le retrait du pesticide Cruiser


    AFP - Mercredi 16 janvier, 14h47

    PARIS (AFP) - Les associations Terre d'Abeilles et MDRGF ainsi que la chaine de magasins Jardin Bio réclament mercredi le retrait de l'autorisation du pesticide Cruiser, dans une pleine page de publicité parue dans le Monde où elles interpellent le président de la République.

    "Monsieur le Président, vous venez de prendre une décision qui vous honore en refusant les OGM pesticides sur notre territoire. Alors pouquoi autoriser le pesticide Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam?" écrivent les trois partenaires sur une pleine page de
    publicité du quotidien Le Monde daté jeudi.

    "Arrêtons le massacre!" lancent-elles, en reprenant une phrase attribuée à Albert Einstein selon laquelle "si l'abeille disparaît, l'humanité en a pour 4 ans".

    Le pesticide incriminé "est de la même famille que les deux dangereux pesticides interdits sur avis du Conseil d'Etat en 2004", indique le texte.

    Les associations rapprochent le Cruiser du Gaucho et du Regent, deux insecticides incriminés dans la surmortalité des abeilles.

    Terre d'Abeilles met en cause l'expertise de l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur laquelle s'est appuyée le ministère de l'Agriculture pour autoriser le Cruiser.

    "Les protocoles d'expérimentation (de l'Afssa) sont médiocres et insuffisants et attestent d'une profonde méconnaissance de la biologie de l'abeille et de l'organisation d'une colonie d'abeilles", a déclaré à
    l'AFP Béatrice Robrolle-Marcy, présidente de l'association Terre d'abeilles.

    Pour Terre d'Abeilles, le Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam, est "ultra toxique".

    Mme Robrolle-Marcy s'est rendue mercredi au siège de l'Afssa où deux experts de son association ont été reçus séparément par le collège d'expertise scientifique de l'Afssa pour faire valoir leurs arguments,
    a-t-elle indiqué.

    Les représentants de la filière apicole et plusieurs associations de défense de l'environnement, dont Greenpeace et le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) ont dénoncé ces
    derniers jours le feu vert donné à l'utilisation du Cruiser, estimant qu'il bafouait le principe de précaution.

    .../....
    pour en savoir plus sur le Cruiser et ses dangers :
    http://www.mdrgf.org/pdf/CP080301_Thiamethoxam.pdf

    pour retrouver la campagne parue dans Le Monde :
    http://62.161.171.34/sites/jardinbio/IMG/pdf/apJBlemondeB_435x287-2.pdf
    Lettre d'information du MDRGF plus d'infos sur notre site http://www.mdrgf.org  notre site

    Abeille et pesticide toujours pas résolue....

    Abeilles: des associations réclament le retrait du pesticide Cruiser

    2008-01-16

    PARIS (Source vérifiée)

    Les associations Terre d'Abeilles et MDRGF ainsi que la chaine de magasins Jardin Bio réclament mercredi le retrait de l'autorisation du pesticide Cruiser, dans une pleine page de publicité où elles interpellent le président de la République.

    "Monsieur le Président, vous venez de prendre une décision qui vous honore en refusant les OGM pesticides sur notre territoire. Alors pouquoi autoriser le pesticide Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam?" écrivent les trois partenaires sur une pleine page de publicité du quotidien Le Monde daté jeudi.

    "Arrêtons le massacre!" lancent-elles, en reprenant une phrase attribuée à Albert Einstein selon laquelle "si l'abeille disparaît, l'humanité en a pour 4 ans".

    Le pesticide incriminé "est de la même famille que les deux dangereux pesticides interdits sur avis du Conseil d'Etat en 2004", indique le texte.

    Les associations rapprochent le Cruiser du Gaucho et du Regent, deux insecticides incriminés dans la surmortalité des abeilles.

    Terre d'Abeilles met en cause l'expertise de l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur laquelle s'est appuyée le ministère de l'Agriculture pour autoriser le Cruiser.

    "Les protocoles d'expérimentation (de l'Afssa) sont médiocres et insuffisants et attestent d'une profonde méconnaissance de la biologie de l'abeille et de l'organisation d'une colonie d'abeilles", a déclaré à l'AFP Béatrice Robrolle-Marcy, présidente de l'association Terre d'abeilles.

    Pour Terre d'Abeilles, le Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam, est "ultra toxique".

    Mme Robrolle-Marcy s'est rendue mercredi au siège de l'Afssa où deux experts de son association ont été reçus séparément par le collège d'expertise scientifique de l'Afssa pour faire valoir leurs arguments, a-t-elle indiqué.

    Les représentants de la filière apicole et plusieurs associations de défense de l'environnement, dont Greenpeace et le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) ont dénoncé ces derniers jours le feu vert donné à l'utilisation du Cruiser, estimant qu'il bafouait le principe de précaution.

    Le ministère de l'Agriculture a autorisé récemment pour un an l'usage du Cruiser, en l'assortissant de "précautions maximales", assure-t-il, prévoyant une évaluation et une limitation de la période d'utilisation au 15 mai, avant la floraison.

    ________________________________



    UE: un comité éthique émet des "doutes" sur les produits d'animaux clonés

    2008-01-17

    BRUXELLES (Source vérifiée)


    Le comité de bioéthique de la Commission européenne a émis des "doutes" sur la commercialisation de viande et de lait issues d'animaux clonés, prenant le contre-pied de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

    "Compte tenu de l'ampleur actuelle des souffrances et des problèmes de santé des animaux porteurs et des animaux clonés, le comité doute de la justification éthique du clonage des animaux à des fins alimentaires", souligne-t-il dans un communiqué publié jeudi.

    A l'heure actuelle, le comité "ne voit pas d'arguments convaincants justifiant la production de nourriture à partir de clones et de leur progéniture", précise le communiqué.

    Si malgré tout, l'Union européenne devait autoriser la commercialisation de tels produits, il recommande d'appliquer plusieurs critères stricts.

    Il demande que l'innocuité de ces produits pour la consommation alimentaire humaine soit garantie et que des études scientifiques soient menées régulièrement au sujet de la progéniture des animaux clonés.

    L'UE devrait aussi s'assurer que les animaux clonés utilisés soient bien traités, qu'une traçabilité efficace des bêtes soit mise en place, ainsi qu'une stricte surveillance aux frontières pour l'importation des produits clonés, afin qu'ils respectent les mêmes critères qu'à l'intérieur de l'UE.

    Le comité d'éthique européen sur la science et les nouvelles technologies (EGE), qui a été mis en place par la Commission européenne, a rendu cet avis lors d'une réunion mercredi.

    A l'inverse, vendredi, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait, dans un avis préliminaire, jugé "très improbable" une différence de sécurité alimentaire entre les produits, tels que viande et lait, provenant d'animaux clonés et ceux issus d'animaux élevés de manière traditionnelle.

    L'avis du comité intervient aussi alors que l'Agence américaine de réglementation des produits alimentaires (FDA) a donné son feu vert à la commercialisation de produits issus de bovins, d'ovins et de porcs clonés, les jugeant sans risque pour la consommation humaine.

    La perspective d'une décision similaire en Europe a déjà suscité de nombreuses protestations dans l'Union européenne.

    Outre le comité de bioéthique, la Commission européenne s'est engagée à consulter les citoyens européens avant toute décision.

    "Il est très important pour nous" d'avoir l'opinion des Européens sur cette question, a affirmé mercredi le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou devant quelques journalistes à Bruxelles.

    Il a ajouté qu'aucune décision rapide ne serait prise, faisant valoir que l'EFSA ne rendrait son avis final sur la question qu'en mai. "Nous avons un peu de temps" à présent, a-t-il dit.


    ________________________________

    Lisez pendant qu'on nous parle de la pollution, et oui les choix sont toujours les mêmes, l'homme est du Bétail, et vu ce qu'il font au bétail c'est pas étonnant !

    Petit article de courrier inter. De la semaine dernière sur les camps ouverts (ou réhabilité depuis la déportation des juifs) en europe pour les clandestins "non-européen".... Tres instructif....
    Pour etre allé trés récemment au mémorial de Dachau (expérience TRAUMATISANTE)... Ou va-t-on....

          
    accueil >> espace abonnés >> tous les numéros >> hebdo n° 897 - 10 janv. 2008
    Europe
    UNION EUROPÉENNE •  Les camps de rétention toujours plus nombreux
    Plus de 30 000 étrangers non européens vivent dans des centres fermés sur tout le continent. Demandeurs d’asile ou en instance d’expulsion, ils sont retenus à l’abri des regards dans des conditions souvent insalubres.
        
        
        
    O n en trouve dans des hangars de chemins de fer, des vieux silos à céréales, des usines désaffectées, des annexes de prison et même sur un bateau ancré dans le port de Rotterdam. De l’Irlande à la Bulgarie, de la Finlande à l’Espagne, les camps de rétention pour étrangers se sont multipliés dans l’Union européenne. La plupart sont apparus au cours de la dernière décennie, l’Europe devenant de moins en moins favorable à l’accueil de migrants.On dénombre aujourd’hui 224 camps de rétention disséminés dans l’UE. Ils peuvent accueillir plus de 30 000 personnes au total – des demandeurs d’asile et des clandestins en attente d’expulsion. “La rétention est une mesure très grave dans une société démocratique : l’Etat prive les gens de leur liberté quand ils sont condamnés pour crime grave”, observe Katrine Camilleri, juriste à Malte auprès du Service jésuite pour les réfugiés. Les plus petits de ces centres accueillent quelques dizaines de personnes, les plus grands plus d’un millier. Un réseau s’est ainsi discrètement formé, sans grande surveillance ni beaucoup de règles, remettant parfois en service d’anciens sites, comme celui de Rivesaltes, dans le sud de la France, qui fut l’un des plus grands camps d’internement de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Les gouvernements affirment vouloir ainsi gérer un cauchemar administratif et juguler un risque sécuritaire : le développement d’une migration furtive, dans laquelle des gens cachent délibérément leur identité et encombrent de dossiers douteux un système de demandes d’asile déjà surchargé.
    Les conditions de vie varient d’un centre à l’autre. Même les meilleurs sont bardés de caméras de surveillance et de fils de fer barbelés. Les pires sont infestés de vermine, manquent de services médicaux et, selon une étude de 300 pages réalisée à la demande du Parlement européen, sont le théâtre d’émeutes, d’incendies criminels et ­de suicides. Les effets psychiques de l’incarcération peuvent être très sérieux, en particulier chez les jeunes. Ainsi, le Bureau danois d’aide aux demandeurs d’asile rapporte que, en entre 2001 et 2006, le taux de tentatives de suicide parmi ces détenus a été six fois plus important que dans l’ensemble de la population danoise.
    Les camps sont concentrés le long des frontières orientales et méridionales de l’Europe, et, selon Migreurop, un réseau de chercheurs et ­d’avocats qui a cartographié le phénomène, on en trouve un grand nombre sur une bande traversant la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque et l’Allemagne. Les plus importants sont situés à proximité des principales voies de migration. Le plus grand, de 1 100 places, est installé dans le sud de l’Italie, à Crotone, et les deux suivants, de 800 places chacun, à Malte. Selon l’étude du Parlement européen, la capacité totale connue des camps “fermés” de l’UE est de 30 871 places. Lorsqu’on ajoute à ce chiffre celle des camps ouverts, où les demandeurs ­d’asile peuvent sortir pendant la journée, le total s’élève à 40 979 places.

    L’Europe ouvre des sites hors de ses frontières

    L’ouverture de ces centres n’ayant pas réussi à endiguer le flux migratoire, l’Europe cherche aujourd’hui de l’aide en dehors de ses frontières. Des accords bilatéraux, soupçonnés de reposer sur des alliances équivoques et d’autoriser des atteintes aux droits de l’homme, ont vu naître des camps situés dans des pays périphériques comme le Maroc, l’Ukraine, la Libye et la Turquie. La Turquie exclut les non-Européens de sa politique à l’égard des réfugiés, et la Libye n’a pas signé la Convention de Genève sur les réfugiés. L’Italie n’en a pas moins signé un accord secret avec la Libye, où, selon Rutvica Andrijasevic, un chercheur du Center on Migration, Policy and Society de l’université d’Oxford, elle a déjà construit un camp de rétention, qui sera prochainement suivi de deux autres.
    Claire Rodier, avocate et présidente de Migreurop, observe que les camps se sont multipliés en Europe ces dix dernières années. Aujourd’hui, à défaut d’autres initiatives et en raison de l’importance numérique du phénomène, ces “installations provisoires” sont en train de devenir permanentes.
    A Lampedusa, une ville qui n’a jamais eu d’école secondaire ni de maternité, une caserne a été transformée en un énorme centre en vue d’accueillir les milliers de migrants recueillis en mer. Les Pays-Bas envisagent de transférer cette année une partie de leurs détenus sur deux plates-formes flottantes. En avril dernier, la Grèce a ouvert un nouveau centre de 374 places à Filakio, un village situé près de la frontière turque, pour remplacer ceux de Vresika et de Peplo, fermés à la demande du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. A Malte, un village de tentes est devenu une structure d’accueil permanente.


    En Irlande et en Allemagne, les centres de rétention sont généralement installés dans les prisons. Ailleurs, on les trouve souvent dans les aéroports, comme à Amsterdam, Lisbonne, Londres, Manchester, Paris et Vienne. De petits centres pouvant abriter une vingtaine de personnes au maximum sont disséminés dans toute l’Europe, mais ils ne figurent pas sur la carte de Migreurop. Certains sont établis dans des commissariats ou des palais de justice, comme celui aménagé en sous-sol sur l’île de la Cité, à Paris.
    A l’abri des regards extérieurs, beaucoup de ces camps offrent des conditions de rétention bien inférieures aux normes internationales. Les habitants de Samos sont encore sous le choc de la révélation de celles qui régnaient dans le vieux centre, une ancienne usine de tabac, où les arrivants étaient assaillis par des odeurs de vomi, ­d’urine et de transpiration, où les eaux d’égout s’infiltraient dans les dortoirs et où la surpopulation était telle que les gens dormaient à même le sol. C’est dans ce centre qu’un groupe d’Iraniens, mécontents de la longueur de leur séjour, ont organisé une grève de la faim en 2006. Ils ont façonné des aiguilles à l’aide de languettes de canettes de Coca-Cola et d’un briquet et se sont cousu les lèvres avec des fils tirés d’une prise électrique. “Vous ne pouvez pas imaginer. Je ne savais pas qui appeler en premier, le préfet, la police, ­l’hôpital, le médecin”, raconte Ireni ­Tremouli, une humanitaire de 26 ans, qui a dû faire face à la situation.

    “Les étrangers ne sont que des numéros”

    Selon Claire Rodier, la durée moyenne de rétention dans les camps de l’Union européenne est de 12 à 18 mois. En France, elle est de 32 jours, en Espagne de 40, en Italie de 60 et en Grèce de 3 mois. L’Allemagne n’a pas de limite pour les demandeurs d’asile et, sur l’île de Malte, certains étrangers sont restés en rétention pendant plus de cinq ans. Courant janvier sera soumise au Parlement européen une directive soutenue par l’Allemagne et violemment critiquée par les associations de défense des droits de l’homme, qui fixerait la durée maximale de la rétention à 18 mois pour tous les pays de l’Union européenne. Les opposants au texte dénoncent les multiples atteintes aux droits de l’homme commises dans ces camps. De nombreux étrangers qui ont besoin d’une protection ne peuvent avoir accès aux services d’un interprète ou d’un avocat. Et, dans certains camps, ce sont les droits à la vie familiale et à la vie privée, les droits des mineurs mais aussi le droit à l’intégrité physique – en raison des effets de longues périodes d’incarcération – qui ne sont pas respectés.
    Selon Panagiotis Papadimitriou, le responsable de la surveillance frontalière du Haut-Commissariat pour les réfugiés en Grèce, Athènes ferme les yeux sur les conditions de vie dans les camps frontaliers. “Le gouvernement n’envoie pas d’interprètes, de médecins, ni même de personnes capables ­d’évaluer les besoins des arrivants. Certains réfugiés nécessitent une aide internationale. Mais, pour les autorités, ce ne sont que des numéros.”
    Caroline Brothers
    International Herald Tribune




    S'en suit un article de Rue89:



    http://www.rue89.com/2008/01/16/sans-papiers-enfermes-jusqua-dix-huit-mois
     
    17 January

    Terre Sacrée, manger de la terre pour mieux se soigner... plus possible chez nous avec leurs merdes...

    Les chimpanzés mangent de la terre pour mieux se soigner

    LE MONDE | 14.01.08

    Plus on l'explore, plus la connaissance empirique que les chimpanzés ont de la médecine laisse pantois. On les savait capables d'avaler, pour leurs vertus vermifuges, les feuilles rugueuses et velues d'une plante herbacée. Ou de mâcher longuement les tiges d'un petit arbre, au jus très amer mais riche en composés antiparasitaires. Et il apparaît maintenant que nos plus proches cousins mangent régulièrement de la terre... pour mieux se protéger du paludisme !

    "Les chimpanzés consomment les feuilles d'un arbre, Trichilia rubescens, dans lesquelles nous avons isolé deux molécules aux fortes propriétés antipaludéennes", explique en préambule Sabrina Krief. Depuis 1999, cette jeune vétérinaire, primatologue au Museum national d'histoire naturelle de Paris, a effectué plusieurs missions en Ouganda, dans le parc de Kibale où vit une communauté de chimpanzés. Désireuse d'étudier la façon dont se soignent ces grands singes, désormais menacés de disparition dans leur milieu naturel, son équipe est passée maître dans l'art de repérer les individus malades et de les suivre pour observer leur comportement alimentaire.

    "En approfondissant ce travail, nous nous sommes rendu compte que les singes, juste après avoir ingéré les feuilles de T. rubescens, consomment parfois de la terre, poursuit la chercheuse. Une terre rouge située sous la surface du sol, que les médecins locaux utilisent également pour soulager les diarrhées." Les diverses vertus thérapeutiques de la terre - riche, notamment, en minéraux rares - sont en effet connues de nombreuses sociétés traditionnelles et il n'est guère que dans notre Occident que sont traités de fous ceux qui s'adonnent à la géophagie.

    Avec Noémie Klein et François Fröhlich, deux collègues du Muséum, Sabrina Krief a analysé la composition de cette terre. Les résultats, publiés depuis quelques jours sur le site Internet de la revue Naturwissenschaften, montrent que l'élément majoritaire des échantillons testés est la kaolinite : une substance active utilisée en médecine pour apaiser les troubles digestifs.

    Mais pourquoi les chimpanzés mangent-ils cette terre en association avec les feuilles de l'arbre T. rubescens ? Pour le savoir, les chercheurs ont mis au point un protocole expérimental mimant la digestion. Surprise : alors que les feuilles seules, une fois dégradées par les sucs gastriques, ne présentent pas ou peu d'activité antipaludéenne, celle-ci apparaît nettement augmentée par l'association avec la terre.

    Tout se passe donc comme si cette terre riche en kaolinite potentialisait les propriétés biologiques des molécules antipaludéennes contenues dans les feuilles. De quelle manière ? Cela reste à élucider. Comme il reste à comprendre l'extraordinaire instinct de ces grands singes, auxquels nous devons peut-être, en matière de médication naturelle, une partie de notre culture ancestrale. Une raison de plus pour les protéger, eux et l'habitat tropical qui héberge leur pharmacopée.

    Catherine Vincent

    Article paru dans l'édition du Monde du 15.01.08.

    Merci à Bernard Blanc